Cette brève de vacances n’a toujours rien à voir avec la sécurité des aliments, et pourtant, à y regarder de près …
Voici
donc une tribune
de Moïse Mitterrand parue dans Le Figaro du 3 septembre 2026, :
«Entreprises,
comme l’Église, séparez-vous de l’État !»
Alors que le Medef a reçu la semaine dernière les principaux candidats à l’élection présidentielle, l’essayiste, petit-neveu de François Mitterrand, appelle les entreprises à renoncer à toute subvention publique en échange d’une suppression de tous les impôts, excepté sur les bénéfices.
Extrait
Le
problème, c'est l'État qui étouffe ce pays et qui a le toupet de
se présenter comme le remède. On voudrait vous faire croire à une
guerre de classes: riches contre pauvres, actionnaires contre
salariés, retraités contre salariés. C'est faux, l'État est le
seul responsable de ces oppositions. Une heure de travail produit 63
euros de richesse. Le salarié en perçoit 23 euros nets, la
françaises paient pourtant mieux leurs salariés part la plus faible
d'Europe. Les entreprises que leurs concurrentes allemandes, tout en
dé-gageant les marges les plus basses du continent. Alors, qui vole
qui? Ce ne sont pas les actionnai-res. C'est l'État, qui prélève
29 euros sur cette même heure de trav ail, près de la moitié, et
qui ose ensuite se poser en arbitre du partage du reste. L'État est
votre premier actionnaire, votre premier employeur, votre plus gros
client, et le seul qui ne supporte jamais les conséquences de ses
erreurs. Chefs d'entreprise, vous vivez mêmes angoisses que vos
salariés.
Commentaire
Lorque
j’habitais en Mayenne, j’ai été invité à l’inauguration
d’une PME. Le discours officiel disait que pour s'agrandir cette PME,
le dirigeant aurait pû benéficier de subventions publiques que
l’État et les collectivités étaient prêts à lui apporter. La
réponse du dirigeant de la PME a été en substance le suivant :
Merci pour des éventuelles subventions, mais je préfère un prêt
auprès d’une banque car je sais qu’en 5 ou 10 ans, l’affair
sera terminée. Avec de l’argent public, je devrais m’en
souvenir, et vous me le rappellerez, toute ma vie !
Voir les précédentes brèves de vacances :
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