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samedi 11 juillet 2026

Hausse de la mortalité infantile : un naufrage de la France

Restons si vous le voulez bien dans le domaine de la santé et on se serait passé de ce type d'information ...

«Hausse de la mortalité infantile : les raisons du naufrage de la France», source article de Anne Prigent paru dans Le Figaro du 11 juillet 2026.

La France cumule plusieurs facteurs de risque qui se renforcent les uns les autres.

Notre pays, longtemps exemplaire en matière de périnatalité, voit ses indicateurs se dégrader d’année en année. Les facteurs sont multiples et complexes.

Année après année, la mortalité néonatale progresse en France, confirmant ce que professionnels et associations dénoncent depuis longtemps : une dérive continue, sans véritable inflexion. Les dernières données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et de Santé publique France en apportent une nouvelle illustration. En 2024, 11,2 enfants pour 1 000 naissances sont nés sans vie ou décédés dans leur première semaine (ce qu’on appelle la mortalité périnatale, qui inclut les fausses couches). Un niveau inédit depuis dix ans.

Dans le même temps, la mortalité infantile (avant l'âge de 1 an) atteint 4,08 pour 1000 naissances vivantes, reléguant la France au 21e rang européen, loin derrière les pays scandinaves ou les Pays-Bas. Le moteur principal de ce dé-classement la mortalité néonatale (les bébés qui décèdent dans les sept premiers jours de vie). «Les chiffres sont mauvais pour la mortalité périnatale et pour la mortalité néonatale, et cette haus-se retentit mécaniquement sur la mortalité infantile», analyse la professeur Elsa Kermorvant, présidente de la Société française de néonatologie. Un constat d'autant plus saisissant qu'il concerne un pays longtemps à la pointe dans la prise en charge des nouveau-nés.

Pour l'instant, on sait qu'il y a une dégradation, mais on ne sait pas pourquoi», souligne le professeur François Goffinet. «Le système d'information était très mauvais on n'avait pas les parcours, pas les données, pas les causes. Le futur registre national obstétrical, périnatal et infantile, en cours de construction, doit justement combler cette faille majeure et permettre enfin de comprendre ce qui se joue.»

N'hésitez pas à acheter le journal pour lire l'intégralité de l'article. -aa

Puis, c'était il y a presque 20 ans, un rapport OCDE vient encore de le rappeler en classant la France au premier rang des 31 pays membres pour la mortalité prématurée évitable. Source «La prévention: entre rationalité individuelle et rationalité collective» par Claude Le Pen, 2007.

Et enfin, il y avait eu et surtout le livre de Aquilino Morelle, «La défaite de la santé publique», Flammarion, Paris, 1996.

MàJ du 13 juillet 2026. C'est avec ce titre très bisounours que Santé publique France rapporte ce qui se passe au niveau de la mortalité infantile, jugez plutôt, Santé périnatale en France : Dix années d'évolutions contrastées.

lundi 21 mars 2022

Alerte sur une hausse de la mortalité infantile en France

La sécurité des aliments, c’est assez moyen, mais autre nouvelle inquiétante pour notre pays, voici la santé avec «Alerte sur une hausse de la mortalité infantile en France», selon un article d'Anne Prigent du FigaroArticle réservé aux abonnés et aux lecteurs.

Selon les travaux de chercheurs, le taux de mortalité infantile est ainsi passé de 3,32 décès pour 1000 naissances en 2012 à 3,56 décès pour 1000 naissances en 2019.

Après une baisse continue jusqu’à la fin des années 2000, le taux de décès d’enfants de moins de 1 an augmente depuis 2012. Un phénomène mal compris et trop peu analysé.

Mille deux cents. C’est le nombre de décès d’enfants de moins de 1 an qui pourraient être évités chaque année si le taux de mortalité infantile en France était équivalent à celui de la Suède ou de la Finlande. Ce terrible constat, déjà souligné par les données de l’Insee, vient d’être confirmé par une étude publiée dans la revue scientifique The Lancet Regional Health Europe, Recent historic increase of infant mortality in France: A time-series analysis, 2001 to 2019.

«Il y a une trentaine d’années, nous étions parmi les bons élèves, puis la machine s’est enrayée. À partir de 2005, la baisse de la mortalité infantile a ralenti et à partir de 2012 et jusqu’à 2019, elle a augmenté», souligne le Pr Martin Chalumeau, l’un des auteurs de l’étude et pédiatre à l’hôpital Necker à Paris.

Dans un autre article du Figaro,
Des chiffres «très inquiétants». Si le taux de mortalité infantile, un indicateur clé de la santé de la population, baissait depuis 2005 en France, il est sensiblement remonté entre 2012 à 2019, juge mardi 1er mars une étude des chercheurs de l'Inserm, de l'université de Paris, de l'AP-HP et du CHU de Nantes.

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