samedi 30 novembre 2019

Bilan 2019 de l'opération alimentation vacances: Bonne nouvelle, les inspections ne diminuent plus, mais la restauration commerciale consolide son rôle de mauvais élève en hygiène des aliments


Annonce : S’agissant de l’information à propos des rappels de produits alimentaires, pour le moment, il ne faut pas faire confiance à nos autorités sanitaires (Ministère de l’agriculture et DGCCRF). Ces deux entités ont fait et font toujours preuve d’une incroyable légèreté et d’un manque d’informations fiables vis-à-vis des consommateurs avec comme corollaire une absence de transparence en matière de sécurité des aliments.

Voici proposé par la DGAL (DGAL/SDSSA/2019-787) le 25 novembre 2019, « Bilan 2019 de l'opération alimentation vacances ».

La 'bonne' nouvelle est que les inspections ne diminuent plus. La restauration commerciale consolide son rôle de mouton noir de l'hygiène des aliments.
La présente note d'information présente le bilan des contrôles officiels renforcés menés en sécurité sanitaire des aliments par les inspecteurs des DD(CS)PP et DAAF pendant la période estivale entre le 1er juin et le 15 septembre 2019. Elle intègre le bilan cumulé des interventions réalisées par les agents des DD(CS)PP en hygiène alimentaire dans les divers secteurs d'activité relevant de la remise directe au consommateur final.

Ce qui signifie que le personnel du ministère de l’agriculture et celui de la DGCCRF se sont mis (enfin) ensemble …, il y a encore quelques chicaneries mais cela semble fonctionner …

En fait, cela suit le bilan 2018 de l'opération alimentation vacances (OAV), où je disais Bilan de l'opération alimentation vacances 2018. Un bilan dans lequel la DGCCRF vient gonfler les chiffres d'inspections de la DGAL
Sur l'ensemble de cette période, 17 627 inspections et re-contrôles, tous secteurs d'activités confondus, ont été enregistrés dans le système d'information RESYTAL.
Parmi ces inspections, 12 767 entrent dans le périmètre de cette opération dont 9 619 dans le seul domaine de la remise directe au consommateur (commerce de détail, métiers de bouche, restauration commerciale). Les 4 860 autres inspections hors champ de l'OAV concernent les établissements agréés de production et d'entreposage de diverses catégories de produits d'origine animale.

Par comparaison avec 2018, il apparaît un statu quo (in statu quo ante .. ) des inspections ...
Sur l'ensemble de cette période, 17 983 inspections ont été enregistrées dans le système d'information RESYTAL. Parmi celles-ci, 12 710 entrent plus spécialement dans le périmètre de cette opération.
Celles-ci concernent non seulement les établissements agréés de production et d'entreposage de diverses catégories de produits d'origine animale y compris le transport, mais également, à hauteur de 9 444, le secteur de la remise directe au consommateur final (commerce de détail, restauration commerciale).

Mais un mieux par rapport à 2017,
Entre le 1er juin et le 15 septembre 2017, les services du ministère de l'agriculture (DD(CS)PP et DAAF) ont réalisé 17 400 inspections dans des établissements du secteur alimentaire, dont 10 144 dans des établissements de restauration, commerciaux ou collectifs.

En 2019, « Il apparaît encore que la restauration commerciale est particulièrement concernée par une perte de maîtrise ou une maîtrise insuffisante des risques. »

En 2018, on avait noté, « on note globalement et par secteur ciblé (hormis les métiers de bouche) une légère dégradation pour les niveaux confondus « perte de maîtrise - urgence » et « maîtrise des risques insuffisante », en particulier pour les secteurs de la restauration collective et commerciale concernées par de mauvaises pratiques d'hygiène (locaux, personnel, manipulation / process de fabrication de denrées) souvent associées au non-respect des DLC et/ou des températures de conservation des denrées. »

Il faut croire que l’opération alim’confiance n’améliore pas vraiment les choses …

Pour mémoire, selon Santé publique de France, en 2017, « 40% des toxi-infections alimentaires collectives ont lieu suite à des repas en restauration commerciale. »

Suites administratives et pénales en 2019 versus 2018, stau quo aussi
2019
Les 12 767 inspections liées à cette opération ont conduit à établir notamment 1 676 mises en demeure et 233 fermetures administratives, dont 178 dans le seul secteur de la restauration commerciale, en lien avec une perte de maîtrise des risques sanitaires. Ces sanctions administratives ont été assorties de 265 procès-verbaux d'infractions pénales dont 236 en remise directe, principalement en restauration commerciale (149 PV) et distribution/métiers de bouche (87 PV).
2018
Les 12 710 inspections ciblées, liées à cette opération, ont conduit à établir notamment 1 687 mises en demeure et 213 fermetures administratives, dont 160 dans le seul secteur de la restauration commerciale, en lien avec une perte de maîtrise des risques sanitaires. Ces sanctions ont été assorties de 278 procès-verbaux d'infractions pénales, dont 242 en remise directe, majoritairement en restauration commerciale (165 PV).

Tableau présentant le bilan global des 21 187 inspections réalisées dans ces établissements par les deux services dont 9 619 par les seuls agents de la DGAL avec leurs suites administratives et pénales. En italique figurent les données équivalentes de l'OAV 2018 menée également du 1er juin au 15 septembre.
A noter que les fermetures dans la restauration commerciale suivent une certaine progression,
  • 2017 : 145
  • 2018 : 160
  • 2019 : 178
Il faudra aussi casser la dynamique des non-conformités avec la restauration commerciale, une réflexion est à mener à ce sujet ...

Il m’a été conseillé d’être moins négatif dans mes avis sur les actions entreprises par nos administrations, voilà c’est fait ...

Rubrique contrôleurs contrôlés: Audit de la DG Santé afin d'évaluer les contrôles officiels sur les additifs des aliments pour animaux, leurs ingrédients et la traçabilité


Annonce : S’agissant de l’information à propos des rappels de produits alimentaires, pour le moment, il ne faut pas faire confiance à nos autorités sanitaires (Ministère de l’agriculture et DGCCRF). Ces deux entités ont fait et font toujours preuve d’une incroyable légèreté et d’un manque d’informations fiables vis-à-vis des consommateurs avec comme corollaire une absence de transparence en matière de sécurité des aliments.

Ce rapport décrit les résultats d'un audit réalisé en France du 26 mars au 5 avril 2019 dans le cadre du programme de travail de la Direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire 2019 de la Commission européenne. L’audit fait partie d’une série d’audits visant à vérifier que les contrôles officiels dans le pays domaine des additifs pour l'alimentation animale et des ingrédients nécessaires à leur fabrication sont effectués en accord avec le Règlement (CE) n°882/2004 du Parlement européen et du Conseil et en conformité avec ce règlement et à d'autres textes législatifs européens pertinents, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre des Règlement (CE) n°1831/2003 de la Commission et Règlement (CE) n°183/2005 de la Commission.
En France, la planification des contrôles officiels des aliments pour animaux est basée sur les risques, les inspections étant généralement bien effectuées, et pour la plupart, sont capables de vérifier de manière adéquate que les opérateurs se conforment aux exigences législatives. Des faiblesses du système de contrôle incluaient la notification préalable aux opérateurs lors des inspections à venir, vérification insuffisante de l'adéquation de leurs plans HACCP, et quelques lacunes mineures dans la préparation des échantillons finaux et la conservation des échantillons par les opérateurs.
En ce qui concerne la mise en œuvre, les actions de l'autorité compétente à la suite de l'identification de non-conformités ne comprennent pas nécessairement un suivi actif et une vérification que les défaillances identifiées ont été corrigées par l'exploitant. Enfin, le manque de sensibilisation des autorités vis-à-vis des opérateurs exportant des additifs/prémélanges pour les aliments des animaux non autorisés par l'Union européenne mine l'efficacité du système de contrôles officiels à cet égard.
Le rapport fait des recommandations aux autorités françaises compétentes en vue de rectifier les déficiences identifiées et amélioration de la mise en œuvre des contrôles officiels dans le domaine de l'alimentation animale additifs et ingrédients pour leur production.

Vous lirez aussi
Nous avons de la chance en France, nous avons deux autorités compétentes, la DGAL et la DGCCRF.

A cet égard, l’observation de l’équipe d’audit : « Veiller à ce que les inspections sont effectuées sans préavis, conformément à l'article 3, paragraphe 2, du règlement (CE) n°882/2004 » vaut son pesant de cacahuètes …

Vous lirez ici les réponses  de la DGAL et de la DGCCRF sur cette observation et notons que les réponses proposées par la France sont distinctes que ce soient pour la DGAL d’une part, et pour la DGCCRF d’autre part …

Autre recommandation, « Veiller à ce que les contrôles officiels permettent de vérifier que les exploitants du secteur de l’alimentation animale qui exportent des additifs pour l’alimentation animale/prémélanges non autorisés dans l’UE vers des pays tiers respectent les dispositions de l’article 12 du Règlement (CE) nº 178/2002 ».

Réponse commune de nos autorités compétentes :
Les instructions (notes) existantes de la DGAL et de la DGCCRF relatives à cette thématique seront abrogées et remplacées par une instruction commune, qui reprendra les éléments nécessaires à la bonne connaissance de ce secteur, les risques à prendre en compte (contamination croisée, fraude, etc.), les obligations d’accord du pays destinataire, et les règles d’étiquetage.

Echéance : 1er trimestre 2020.

Par ailleurs, on nous dit que « Ce point sera abordé de façon plus importante lors de la formation commune DGAL/DGCCRF. »
Echéance : 2020.

vendredi 29 novembre 2019

110 personnes contaminées par Cryptosporidium dans les Alpes-Maritimes


Annonce : S’agissant de l’information à propos des rappels de produits alimentaires, pour le moment, il ne faut pas faire confiance à nos autorités sanitaires (Ministère de l’agriculture et DGCCRF). Ces deux entités ont fait et font toujours preuve d’une incroyable légèreté et d’un manque d’informations fiables vis-à-vis des consommateurs avec comme corollaire une absence de transparence en matière de sécurité des aliments.

Nouveau communiqué de l’ARS PACA du 29 novembre 2019 à propos de « Plusieurs cas de « Cryptosporidiose » ont été identifiés dans l’ouest des Alpes-Maritimes. »

A noter que pour avoir accès à ce communiqué, il faut passer par Twitter ... ce doit être le progrès ...

Quelles sont les nouvelles informations à retenir ?
Les communes concernées par les mesures de précaution :Bar-sur-Loup, Mouans-Sartoux, Châteauneuf-de-Grasse, Gourdon (le Pont du Loup), Grasse, Le Rouret, Opio, Valbonne, Villeneuve Loubet (le Val d’Azur).
  • 110 personnes ont été diagnostiquées de la cryptosporidiose dans les Alpes-Maritimes.
Tous les deux ou trois jours, le laboratoire Bioesterel adresse, à l’ARS Paca et Santé Publique France, les résultats positifs de cryptosporidiose. Ce qui explique l’évolution ponctuelle des cas.
Pour mémoire dans le précédent communiqué du 22 novembre, « Plusieurs cas de « Cryptosporidiose » ont été identifiés, depuis le 7 octobre, dans l’ouest des Alpes-Maritimes », il n’était pas fait état du nombre de personnes malades ou diagnostiquées …
  • La commune de Roquefort-les-Pins n’est plus concernée par les mesures de précaution : la population peut désormais boire l’eau du robinet normalement (à l’exception de quelques usagers, prévenus individuellement).
Véolia a effectué une purge du réseau et a dévié son circuit d’alimentation vers une autre source que le canal du Foulon. Après la purge, les prélèvements ont été analysés afin de lever la mesure.
  • Pour supprimer la contamination, des purges des réseaux et des contrôles complémentaires vont donc être effectués dans les autres communes.
Les recommandations d’usage pourront être levées lorsque : les contrôles sanitaires de l’eau réalisés après les purges seront conformes et que l’enquête épidémiologique aura montré une absence de nouveaux cas.
  • A ce jour, plus de 30 analyses d’eau ont été effectuées par l’ARS Paca : elles n’ont pas révélé de présence de Cryptosporidium.
Les mesures de précaution à respecter sont identiques à celles émises dans l’article précédent ici.

Complément du 1er décembre 2019Cryptosporidium (Suède, automne 2019)
L'épidémie de cryptosporidiose se poursuit, mais le nombre de cas signalés a ralenti. En octobre et novembre, plus de 300 cas de cryptosporidiose ont été rapportés en Suède.
A noter que les informations fournies par Folkhälsomyndigheten sont bien plus détaillées qu'en France ...

Complément du 6 décembre 2010


Dans un article, « Show me the science, Quand et comment utiliser un désinfectant pour les mains en ville ? », voici des recommandations du CDC :

Les désinfectants pour les mains à base d’alcool peuvent rapidement réduire le nombre de microbes sur les mains dans certaines situations, mais ils ne permettent pas d’éliminer tous les types de germes.

Pourquoi?
Le savon et l'eau sont plus efficaces que les désinfectants pour les mains pour éliminer certains types de germes, tels que Cryptosporidium, norovirus et Clostridium difficile. Bien que les désinfectants pour les mains à base d’alcool puissent inactiver très efficacement de nombreux types de microbes lorsqu’ils sont utilisés correctement, il est possible que les utilisateurs n’utilisent pas un volume de désinfectant assez important ou l’essuient avant qu’il ait séché.

Si vous ne disposez ni d’eau ni de savon, utilisez un désinfectant pour les mains à base d’alcool contenant au moins 60% d’alcool.
Pourquoi ?



De nombreuses études ont montré que les désinfectants avec une concentration en alcool comprise entre 60 et 95% sont plus efficaces pour tuer les germes que ceux avec une concentration en alcool inférieure ou les désinfectants pour les mains sans alcool. Les désinfectants pour les mains sans alcool à 60-95% 1) nz peuvent pas bien fonctionner contre de nombreux types de germes; et 2) réduisent simplement la croissance des germes plutôt que de les tuer sur le coup.

Quand STOP microbe permet la croissance des microbes ...


Annonce : S’agissant de l’information à propos des rappels de produits alimentaires, pour le moment, il ne faut pas faire confiance à nos autorités sanitaires (Ministère de l’agriculture et DGCCRF). Ces deux entités ont fait et font toujours preuve d’une incroyable légèreté et d’un manque d’informations fiables vis-à-vis des consommateurs avec comme corollaire une absence de transparence en matière de sécurité des aliments.

La preuve avec ce rappel que les produits bactéricides sensés tuer un certain nombre de microbes ne sont pas toujours aussi efficaces que le marketing veut bien le dire … et de plus un produit 2 en 1 ...

Les produits 2 en 1 veulent souvent signifier qu'ils nettoient et désinfectent en même temps, et comme cela n'est pas possible, on a ce genre de gag ...

Auchan rappelle le produit « STOP microbe 2 en 1 », pour cause de contamination microbiologique, ce n’est pas un gag mais la dure réalité de la vie des microbes, struggle for life ?

Quand un microbe a pour substrat du désinfectant ...

Deux études détaillent la réponse du corps humain à une infection à Salmonella


Annonce : S’agissant de l’information à propos des rappels de produits alimentaires, pour le moment, il ne faut pas faire confiance à nos autorités sanitaires (Ministère de l’agriculture et DGCCRF). Ces deux entités ont fait et font toujours preuve d’une incroyable légèreté et d’un manque d’informations fiables vis-à-vis des consommateurs avec comme corollaire une absence de transparence en matière de sécurité des aliments.

« Deux études détaillent la réponse du corps humain à une infection à Salmonella », source Food Safety News.
Des chercheurs ont montré comment le corps humain réagit en réponse aux infections à Salmonella. Leurs travaux ont montré que les cellules souches du sang réagissent dans les premières heures suivant l'infection en acquérant de l'énergie à partir de cellules de soutien de la moelle osseuse.

On espère que les résultats, publiés dans la revue PNAS, pourraient aider à de nouvelles approches pour traiter les personnes atteintes par Salmonella et d'autres maladies bactériennes.

Une équipe de l'Université d'East Anglia (UEA), avec des collègues du Norwich Research Park du Norfolk and Norwich University Hospital (NNUH), du Quadram Institute et du Earlham Institute (EI), pour étudier les mitochondries, qui vivent dans les cellules et leur donnent de l'énergie.

Ils ont utilisé Salmonella Typhimurium et son lipopolysaccharide (LPS) de la membrane externe pour modéliser une infection bactérienne aiguë.

Traiter les systèmes immunitaires amoindris
Le Dr Stuart Rushworth, chercheur principal à l’école de médecine Norwich de l’UEA, a déclaré que Salmonella était l’une des causes les plus courantes d’intoxication alimentaire dans le monde.

« La plupart des gens se rétablissent sans traitement, mais les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire ne fonctionne pas correctement courent un plus grand risque de tomber gravement malade et cela peut être mortel. Nous voulions savoir comment le système immunitaire réagissait à l'infection bactérienne à Salmonella. En savoir plus sur la façon dont notre corps réagit pourrait aider à développer de nouvelles façons de traiter les personnes dont le système immunitaire est affaibli, comme les personnes âgées », a déclaré Rushworth.

Les scientifiques ont analysé la réponse immunitaire à l'infection bactérienne à Salmonella en utilisant des cellules de sang et de moelle osseuse données à des fins de recherche par des patients du NNUH. Ils ont travaillé avec des experts en infections à Salmonella de Quadram pour étudier la façon dont les mitochondries se déplacent entre différents types de cellules, à l'aide de microscopes et d'analyses ADN.

L’équipe a découvert que, dans la moelle osseuse où sont fabriquées les cellules sanguines, les cellules de soutien ou stromales étaient obligées de transférer leurs mitochondries génératrices de puissance aux cellules souches sanguines voisines. Les mitochondries sont transférées aux cellules souches du sang dans les deux heures suivant la détection de l'infection. Les leucocytes sont nécessaires au système immunitaire pour réagir à l’infection bactérienne. Si le transfert mitochondrial est bloqué, il se produit une augmentation de la colonisation bactérienne.

« Nous avons constaté que ces cellules de soutien chargeaient efficacement les cellules souches et leur permettaient de fabriquer des millions de globules blancs plus efficaces pour combattre les bactéries », a déclaré Rushworth.

« On ne savait pas auparavant comment les cellules souches du sang acquéraient l'énergie dont elles avaient besoin pour développer une réponse immunitaire à l'infection. Les mitochondries sont comme de minuscules batteries alimentant les cellules. En réponse à l'infection, le système immunitaire utilise les mitochondries des cellules de soutien environnantes pour renforcer la réponse immunitaire. »

Les résultats donnent un aperçu de la capacité du système sanguin et immunitaire à réagir rapidement aux infections.

« L’élaboration du mécanisme par lequel fonctionne ce renforcement nous donne de nouvelles idées sur la manière de renforcer la lutte de l’organisme contre les infections à l’avenir. Ce travail pourrait aider à expliquer comment les personnes âgées infectées pourraient être traitées. C'est un premier pas essentiel vers une exploitation thérapeutique de cette fonction biologique à l'avenir », a déclaré Rushworth.

NB : On lira ici le communiqué de de l'Université d'East Anglia.

Restreindre le magnésium pour arrêter la croissance
Des chercheurs de l'Université de Bâle en Suisse ont constaté qu'une pénurie de magnésium stoppait la croissance des agents pathogènes.
Image en microscopie électronique d'un macrophage (bleu) infecté par Salmonella (rouge).
Olivier Cunrath et le Profresseur Dirk Bumann du Biozentrum de l'Université de Bâle ont découvert que le magnésium est essentiel pour la croissance bactérienne dans les cellules hôtes. La privation de magnésium est un facteur de stress pour les bactéries, qui stoppent leur croissance et leur réplication. Les cellules hôtes limitent l'apport de magnésium à ces agents pathogènes intracellulaires à l'aide d'une protéine de transport appelée NRAMP1.

Les chercheurs ont étudié Salmonella, un agent pathogène bactérien responsable de la gastro-entérite. La rapidité de la réplication et de la propagation de Salmonella dépend du fonctionnement du transporteur NRAMP1. Les résultats ont été publiés dans la revue Science.

Les résultats pourraient aider à développer des médicaments qui rendraient plus difficile pour la bactérie d'obtenir du magnésium et ralentiraient davantage les agents pathogènes pour donner à l'hôte un avantage pour vaincre l'infection.

« Le magnésium semble être le talon d’Achille des agents pathogènes intracellulaires. Moins de magnésium est disponible, plus ils essaient de l'obtenir. Les bactéries se mettent en alerte et activent tous les systèmes d'absorption de magnésium. Cependant, si la pompe dans les cellules hôtes est défectueuse, le magnésium est disponible en quantités suffisantes pour permettre une croissance rapide de Salmonella », a déclaré Cunrath.

Les macrophages constituent une première ligne de défense contre les bactéries pathogènes telles que Salmonella. Ces cellules immunitaires possèdent un transporteur d'ions métalliques appelé SLC11A1 ou NRAMP1, impliqué dans la résistance aux infections.

Les humains avec une protéine NRAMP1 réduite sont plus susceptibles à divers agents pathogènes intracellulaires. Si ce transporteur est absent, même un très petit nombre d'agents pathogènes peut provoquer une infection mortelle.

NB : On lira ici le communiqué du Biozentrum de l'Université de Bâle.

jeudi 28 novembre 2019

Recommandations pour préparer les biberons : Une différence existe-t-elle entre l'Anses et l'OMS au sujet de la température de l'eau ?


Dans une information antérieure, l’Anses rapportait des recommandations pour préparer les biberons.

Un lecteur du blog italien, il fatto alimentare de Roberto La Pira, revient sur ces recommandations de l’Anses en disant qu’elles ne sont pas conformes avec les recommandations de l‘OMS et indique que l’Anses aurait fait une erreur à propos de la température de l’eau …
La différence la plus importante concerne la température de l’eau à ajouter à la poudre pour reconstitution. Les recommandations de l’Anses n'indiquent pas de température et nous laissent presque penser que nous pouvons utiliser de l'eau à la température ambiante.
L'OMS et la FAO recommandent d'utiliser plutôt de l'eau à 70°C.
Le lecteur précise que la recommandation du ministère italien de la santé est conforme à celle de l’OMS.

Voici ce que rapporte l’OMS pour une Préparation d’aliment pour une alimentation au biberon,
Étape 1 : Nettoyez et désinfectez la surface sur laquelle vous allez préparer le biberon.

Étape 2 : Lavez-vous les mains à l’eau et au savon, et séchez-les avec une serviette propre ou en papier.
Étape 3 : Faites bouillir de l’eau potable. Si vous utilisez une bouilloire automatique, attendez que celle-ci s’éteigne. Si vous utilisez une casserole, assurez-vous que l’eau bout à gros bouillons.
Étape 4 : Lisez les instructions incluses sur l’emballage de la préparation en poudre pour connaître la quantité d’eau et de poudre à utiliser. Le fait d’utiliser davantage ou moins de poudre que nécessaire pourrait avoir des conséquences néfastes sur la santé des nourrissons.
Étape 5 : En prenant soin de ne pas vous brûler, versez la quantité requise d’eau bouillie dans un biberon nettoyé et stérilisé. L’eau doit être à 70ºC minimum ; vous devez donc l’utiliser dans les 30 minutes après l’avoir bouillie.
Étape 6 : Ajoutez la quantité requise de poudre à l’eau dans le biberon.

Voici ce que dit l’Anses dans « Quelle eau pour les biberons ? »
L'eau du robinet (eau de distribution publique) peut être utilisée pour la préparation du biberon. Cependant, il convient de prendre certaines précautions :
Laissez couler l'eau du robinet quelques secondes avant de remplir le biberon de la quantité souhaitée.
Utilisez uniquement de l'eau froide (au-delà de 25°C, l'eau peut être davantage chargée en microbes et en sels minéraux).
Nettoyez régulièrement la tête du robinet (détartrage notamment).
N'utilisez pas d'eau ayant subi une filtration (carafe filtrante par exemple ou tout autre type de traitement de filtration à domicile) ou ayant subi un adoucissement car ces systèmes peuvent favoriser la multiplication des microorganismes. 
Dans les habitats anciens (antérieurs à 1948), les canalisations d'eau peuvent être encore en plomb. Il faut vous renseigner auprès de la de la mairie où vous résidez ou auprès de la DDPP de votre département afin de savoir s'il est possible d'utiliser l'eau pour préparer les biberons. 
Si vous utilisez une eau en bouteille, eau de source ou eau minérale naturelle, veillez à ce qu'elle soit bien destinée aux nourrissons. Par ailleurs, une bouteille entamée doit être réfrigérée et consommée rapidement.
L'utilisation d'eau gazeuse ne convient pas pour la préparation des biberons.
A l'étranger, en l'absence d'eau potable ou d'eau embouteillée, l'eau bouillie et refroidie peut être utilisée.

A mon avis, l'eau du robinet étant potable et de bonne qualité microbiologique en France, il n'est pas nécessaire de faire chauffer l'eau, mais c'est à suivre ...

Allemagne : Les mycotoxines dans les aliments inquiètent un nombre croissant de personnes, selon le BfR


Annonce : S’agissant de l’information à propos des rappels de produits alimentaires, pour le moment, il ne faut pas faire confiance à nos autorités sanitaires (Ministère de l’agriculture et DGCCRF). Ces deux entités ont fait et font toujours preuve d’une incroyable légèreté et d’un manque d’informations fiables vis-à-vis des consommateurs avec comme corollaire une absence de transparence en matière de sécurité des aliments.

« Les mycotoxines dans les aliments inquiètent un nombre croissant de personnes », source BfR 44/2019 du 18 novembre 2019.

Le BfR publie le neuvième Consumer Monitor sur la perception des risques pour la santé.
Salmonella dans les aliments, les aliments génétiquement modifiés et la résistance aux antimicrobiens sont les principaux problèmes de santé et de consommation auxquels les consommateurs sont particulièrement sensibles.

Néanmoins, plus des trois quarts des Allemands considèrent toujours que les aliments sont sains et sûrs. Ceci est le résultat du dernier Consumer Monitor, une enquête représentative auprès de la population de l'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques (BfR).

Le sujet des mycotoxines dans les aliments est beaucoup plus connu et en même temps inquiète plus de personnes que lors de la précédente enquête de février 2019.

Près de la moitié des répondants sont inquiets à leur sujet. « Les consommateurs ont plus peur des substances de synthèse que des substances d'origine naturelle », déclare le Dr. Andreas Hensel, président du BfR. « Le fait que les gens considèrent désormais que les mycotoxines dans les aliments sont aussi dangereuses que Salmonella ou les résidus de produits phytosanitaires montre à quelle vitesse la perception des risques pour la santé évolue. »

Qu'il s'agisse de la résistance antimicrobienne, des microplastiques, de Salmonella ou des mycotoxines - quels sont les risques pour la santé que la population connaît et quels sont les sujets qui l'inquiètent?

En tant qu’étude représentative de la population, le BfR Consumer Monitor fourni tous les six mois des indications sur la manière dont les Allemands perçoivent les risques pour la santé. Pour cette enquête, environ 1 000 personnes vivant dans des ménages privés et âgées d'au moins 14 ans sont interrogées par téléphone au nom du BfR.

Les répondants considèrent toujours que les régimes alimentaires les plus pauvres ou les plus malsains, le climat, la pollution environnementale et le tabagisme sont les principaux risques pour la santé.

Pour la première fois, au moins cinq pour cent des personnes interrogées ont spontanément déclaré que les soins, l'âge et la retraite étaient des risques.

Lorsqu'on leur a posé des questions sur des sujets choisis, Salmonella dans les aliments, les aliments génétiquement modifiés et la résistance aux antimicrobiens ont été en tête des préoccupations des consommateurs. Ces sujets ont été suivis par les microplastiques et les résidus de produits phytopharmaceutiques dans les aliments et par l’aluminium dans les emballages et les contenants pour aliments.

Comme lors de l'enquête précédente, la résistance aux antimicrobiens et les microplastiques sont toujours les problèmes qui préoccupent la plupart des répondants. Cependant, par rapport à la dernière enquête, la population est beaucoup plus préoccupée par les mycotoxines dans les aliments: le nombre de personnes inquiètes a augmenté de 13 points de pourcentage, pour atteindre 46%.

De même, de nombreux répondants pensent que la présence de Salmonella dans les aliments, par exemple, est préoccupante. Le sujet Listeria dans les aliments, qui était inclus dans cette enquête pour la première fois, n'était connu que d'un peu moins de la moitié des répondants.

Dans une édition spéciale de l'Eurobaromètre « La sécurité alimentaire dans l'Union européenne », une enquête portant sur 28 000 participants dans 28 États membres de l'UE organisés en avril 2019, a mis en évidence les différences de perception du risque au sein de l'UE. Source EFSA.

Une comparaison européenne montre que les préoccupations concernant « les résidus d'antibiotiques, d'hormones ou de stéroïdes dans la viande » sont beaucoup plus importantes dans la population allemande, à 61% par rapport à la moyenne européenne (44%). À l'inverse, l'Allemagne (22%) est moins préoccupée par « les intoxications alimentaires causées par une bactérie » que l'ensemble de l'UE (30%).

Le dernier BfR Consumer Monitor montre également relativement peu de préoccupations concernant les bactéries dans les aliments, telles que Listeria ou Campylobacter, qui sont chacune connues de moins de la moitié des répondants.