mardi 5 mai 2026

Chaque dollar investi dans la sécurité des aliments peut générer un retour sur investissement de 46 dollars. Quid de la France ?

Selon un nouveau rapport
 
de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), chaque dollar US investi dans la 
sécurité des aliments pourrait générer un retour sur investissement de 46 dollars US sous forme de valeur pour la santé publique. En ce moment, 1 USD = 0,855 euros. Source Food Safety Magazine.
Voir aussi 10 raisons pour lesquelles la surveillance des maladies d'origine alimentaire est importante selon l’OMS

Le fardeau mondial des maladies d'origine alimentaire

En 2010, les maladies d'origine alimentaire ont causé, dans le monde, 600 millions de cas de maladie et 420 000 décès prématurés, entraînant une perte de 33 millions d'années de vie en bonne santé due à la mortalité prématurée ou à l'invalidité, selon l'OMS. Ces pertes représentent 95 milliards de dollars par an pour les pays à revenu faible et intermédiaire, en raison de la baisse de productivité. Le fardeau sanitaire mondial des maladies d'origine alimentaire est comparable à celui de la tuberculose et du paludisme.

Bien entendu, comparaison n’est pas raison, et donc comparer la France avec les pays à revenu faible et intermédiaire n’est pas raisonnable, et pourtant, chez nous, on peut constater les aspects suivants …

En résumé, en 2025, le programme 206, « Sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation », évolue selon trois grandes lignes :

- Réduction budgétaire significative : les autorisations d’engagement passent d’environ >1,04 Md€ en 2024 à 926,9 M€ en 2025, soit -10,5 %.
- Les crédits de paiement diminuent également (environ -5 %). (Sénat), d’où une pression accrue sur les missions de contrôle sanitaire.
- Réorientation vers des priorités ciblées (risques sanitaires, maladies animales, nouvelles exigences réglementaires).
On passe ainsi d’un modèle d’expansion à un modèle de gestion contrainte avec une priorisation des risques sanitaires.

Une trajectoire confirmée après 2025, car les données pour 2026 confirment la tendance :

- poursuite de la baisse des crédits du programme 206,
- mais une hausse ciblée de certaines actions, notamment la lutte contre les maladies animales. (Sénat)
Cela montre que dès 2025, le programme entre dans une phase de recomposition plutôt que de croissance.

Cela signifie que les 106 280 inspections en sécurité des aliments de 2024 n’ont été qu’une hirondelle de printemps. En 2025, le blog table sur une baisse de 20%, soit autour de 83 000 inspections, en espérant se tromper ...

Rappelons que l'OMS publiera en juin de nouvelles estimations sur les maladies d'origine alimentaire à l'occasion de la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments.

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