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mercredi 13 mai 2026

Ÿnsect : autopsie d’un fiasco industriel

« Ÿnsect : autopsie d’un fiasco industriel » est un article de Gil Rivière-Wekstein paru sur son blog Agriculture et Environnement.
Extraits

La liquidation judiciaire d’Ÿnsect, prononcée le 1er décembre 2025 par le tribunal de commerce d’Évry laisse une usine vide et 43 chômeurs, alors que plus de 600 millions d’euros avaient été levés, dont 148 millions d’argent public. Retour sur l’un des symboles d’une décennie d’égarement politique.

L’État a endossé et financé ce projet, qui relevait bel et bien d’une sorte de fantasme collectif. 

Loin d’être une mésaventure isolée, cette affaire témoigne de l’égarement politique et industriel français des années Macron.

Dans le même temps, le président Macron voyait en Ÿnsect un « champion de demain », tandis que le ministre de l’Économie de l’époque, Bruno Le Maire, notait, il y a à peine trois ans : « Je pense par exemple à Ÿnsect ou Innovafeed, qui inventent la filière agroalimentaire de demain. »

A lire dans le détail car ce fiasco financier mais aussi écologique est une illustration parmi d'autres de l'illusion de la trop fameuse et vaseuse transition écologiste.

mardi 5 mai 2026

Chaque dollar investi dans la sécurité des aliments peut générer un retour sur investissement de 46 dollars. Quid de la France ?

Selon un nouveau rapport
 
de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), chaque dollar US investi dans la 
sécurité des aliments pourrait générer un retour sur investissement de 46 dollars US sous forme de valeur pour la santé publique. En ce moment, 1 USD = 0,855 euros. Source Food Safety Magazine.
Voir aussi 10 raisons pour lesquelles la surveillance des maladies d'origine alimentaire est importante selon l’OMS

Le fardeau mondial des maladies d'origine alimentaire

En 2010, les maladies d'origine alimentaire ont causé, dans le monde, 600 millions de cas de maladie et 420 000 décès prématurés, entraînant une perte de 33 millions d'années de vie en bonne santé due à la mortalité prématurée ou à l'invalidité, selon l'OMS. Ces pertes représentent 95 milliards de dollars par an pour les pays à revenu faible et intermédiaire, en raison de la baisse de productivité. Le fardeau sanitaire mondial des maladies d'origine alimentaire est comparable à celui de la tuberculose et du paludisme.

Bien entendu, comparaison n’est pas raison, et donc comparer la France avec les pays à revenu faible et intermédiaire n’est pas raisonnable, et pourtant, chez nous, on peut constater les aspects suivants …

En résumé, en 2025, le programme 206, « Sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation », évolue selon trois grandes lignes :

- Réduction budgétaire significative : les autorisations d’engagement passent d’environ >1,04 Md€ en 2024 à 926,9 M€ en 2025, soit -10,5 %.
- Les crédits de paiement diminuent également (environ -5 %). (Sénat), d’où une pression accrue sur les missions de contrôle sanitaire.
- Réorientation vers des priorités ciblées (risques sanitaires, maladies animales, nouvelles exigences réglementaires).
On passe ainsi d’un modèle d’expansion à un modèle de gestion contrainte avec une priorisation des risques sanitaires.

Une trajectoire confirmée après 2025, car les données pour 2026 confirment la tendance :

- poursuite de la baisse des crédits du programme 206,
- mais une hausse ciblée de certaines actions, notamment la lutte contre les maladies animales. (Sénat)
Cela montre que dès 2025, le programme entre dans une phase de recomposition plutôt que de croissance.

Cela signifie que les 106 280 inspections en sécurité des aliments de 2024 n’ont été qu’une hirondelle de printemps. En 2025, le blog table sur une baisse de 20%, soit autour de 83 000 inspections, en espérant se tromper ...

Rappelons que l'OMS publiera en juin de nouvelles estimations sur les maladies d'origine alimentaire à l'occasion de la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments.

vendredi 1 mai 2026

La Ferme France en déroute, mais la partie n’est pas terminée

Les extraits qui suivent sont issus de l’article du 28 avril 2026 de Gil Rivière-Wekstein, « La Ferme France en déroute, mais la partie n’est pas terminée ».

Le sénateur Laurent Duplomb dresse le constat d’un solde commercial agricole en chute libre et de filières en souffrance sous trop de normes étouffantes, tandis que, pendant ce temps, le reste de l’Europe progresse.

À l’occasion des premières Assises de la lutte contre le déclin agricole, qui ont eu lieu au Sénat le 2 février dernier, le sénateur Laurent Duplomb a rendu publics ses travaux visant à actualiser les chiffrages du rapport La France, un champion agricole mondial : pour combien de temps encore ? publié en 2019. Ses conclusions, dont la presse a fait peu de cas, sont sans appel, et présentées sous un titre qui les résume parfaitement : Balance commerciale agricole : chronique d’une chute annoncée. Y a-t-il un pilote dans le tracteur France ?

La démarche du rapporteur s’inscrit dans la continuité de son travail sénatorial. En effet, dès 2019, Laurent Duplomb identifiait trois «  » : la stagnation en volume de la production française, le risque de disparition de l’excédent commercial agricole et la montée des importations alimentaires. Ces tendances ont malheureusement été confirmées en 2022 par un rapport sur la compétitivité de la Ferme France. Depuis lors, les choses ont empiré, dépassant les prévisions les plus sombres.

L’Europe avance, la France recule

En 2019, son solde commercial agricole s’élevait à 7,7 milliards d’euros. En 2024, il était tombé à 3,9 milliards, soit une chute de 49 % en cinq ans. Dans le même temps, le solde italien progressait de 66 % et le solde espagnol de 34 %. À la fin 2025, la situation est devenue historiquement critique.

Les causes d’une contre-performance historique

Inutile de tourner autour du pot : les causes sont bel et bien franco-françaises et ne sont pas imputables aux contraintes imposées par l’UE, ni aux futurs accords de libre-échange.
Sans surprise, le rapporteur souligne que les causes structurelles, bien connues, étaient déjà documentées dans son rapport de 2022 : la perte de compétitivité y joue un rôle essentiel. Et d’ajouter que le poids considérable des normes françaises est sans équivalent en Europe. Reprenant les propos de l’ancien Premier ministre François Bayrou, en janvier 2025, Laurent Duplomb rappelle ainsi que le coût des normes s’évalue à 0,17 % du PIB en Allemagne, 0,8 % en Italie, mais à près de 4 % en France, soit une charge vingt fois supérieure à celle de son principal concurrent européen. Traduit en euros, cela représente 120 milliards par an, « de quoi boucher le déficit budgétaire plusieurs fois »

Cinq défis inchangés depuis 2019

Pour y parvenir, cela nécessite en premier lieu de retrouver de la compétitivité, qui, selon le rapporteur, représente « le nerf de la guerre ». Le desserrement des contraintes normatives inutiles et la lutte contre les surtranspositions franco-françaises constituent à cet égard des leviers prioritaires. En second lieu, il convient de lutter contre la concurrence déloyale et de maintenir une politique agricole commune ambitieuse. Or, les premières annonces faites par la Commission européenne à la fin 2025 laissaient présager une baisse de 22 à 30 % des crédits de la prochaine PAC. Pour la France, cela représenterait une enveloppe de 50,9 milliards d’euros sur la période, soit plus de 7 milliards par an contre plus de 9 milliards actuellement. Un recul qui serait donc considérable à l’heure où, souligne le rapporteur, le soutien public à l’agriculture serait plus que jamais nécessaire.

Définir enfin un cap

Le rapporteur insiste sur l’importance de retrouver un cap stratégique pour l’agriculture française.
Le constat d’échec de la gouvernance agricole française reste le plus préoccupant, les chiffres de la balance commerciale ne faisant qu’accompagner la réalité d’un déclin, qui a pris racine dès 2007 avec le fameux Grenelle de l’environnement et la mise en place d’une politique de réelle décroissance, sous les présidences successives de Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron.
Certes, la partie n’est pas encore perdue pour la France, car notre pays dispose toujours, malgré tout, de la première surface agricole utile d’Europe et d’agriculteurs d’un haut niveau d’excellence. Mais chaque année d’immobilisme rendra cependant le redressement de plus en plus difficile et coûteux.

lundi 11 décembre 2023

«On marche sur la tête» : La colère des agriculteurs

mardi 5 décembre 2023

Le coût des poulets label rouge : Bienvenue en Absurdisthan !

jeudi 30 novembre 2023

Trois raisons qui expliquent pourquoi le bio est plus cher

lundi 20 novembre 2023

Vers une éventuelle reprise du site de Nestlé à Caudry par Italpizza

Nestlé négocie avec Italpizza la vente de son usine de Caudry, à l’arrêt après le scandale sanitaire des pizzas Buitoni. Source L’Usine Nouvelle.

Nestlé est entré en négociation exclusive avec le numéro un des pizzas surgelées en Italie Italpizza pour lui céder son usine de Caudry, a-t-il annoncé lundi 13 novembre. En raison d’une chute des ventes depuis le scandale sanitaire qui mettait en cause les pizzas de la marque Buitoni, fabriquées sur place, en mars 2022, le site, actuellement à l’arrêt, cherchait un repreneur.

L’horizon se dégage enfin pour les salariés du site Nestlé de Caudry (Nord). Le géant de l’agroalimentaire a annoncé lundi 13 novembre être entré en «négociation exclusive» avec Italpizza en vue de lui céder son usine, où sont fabriqués des produits de la marque Buitoni mis en cause dans un scandale sanitaire en mars 2022. Une cinquantaine d’enfants avaient alors été hospitalisés en raison d’une intoxication alimentaire par la bactérie E. coli après avoir consommé des pizzas Buitoni surgelées de la gamme Fraîch'Up. Deux en sont morts.

Basée à Modène, en Italie, Italpizza, numéro un des pizzas surgelées dans le pays qui compte autour de 1 700 salariés, possède actuellement six usines en Europe qui «fournissent des clients dans 56 pays», d’après le groupe suisse. La reprise du site par cette entreprise pourrait permettre de «relancer une activité de production au travers d’un projet solide et pérenne avec des perspectives d’emploi et d’investissement sur le territoire», dit Nestlé dans un communiqué, en précisant que le projet pourrait être finalisé d'ici début 2024.

Le 30 mars 2023, soit quelques mois après la reprise de la production, Nestlé avait définitivement mis à l’arrêt son usine sous prétexte que les volumes de vente de ses produits avaient chuté. Il avait annoncé la recherche d'un repreneur pour ce site, et son éventuelle fermeture. Les syndicats avaient alors obtenu de la direction que les salaires de la centaine de salariés soient maintenus jusqu’à la fin de l’année 2023. D’après Les Echos, le ministre délégué chargé de l'Industrie Roland Lescure se rendra sur place à Caudry mardi 14 novembre pour annoncer officiellement la nouvelle aux salariés.

Effectivement, le ministre s’est rendu à Caudry le 14 novembre 2023, et il a déclaré, «Quarante salariés en 2024, l'avantage d'ITALPIZZA, c'est qu'ils ont besoin de produire très vite et donc ils vont produire dès 2024 des pizzas à Caudry, puis 70 en 2025 et à terme (2026 ou 2027) 140 salariés.

Bien entendu, les promesses d'un ministre n'engagent que ceux qui les écioutent ...

jeudi 10 août 2023

Excellente nouvelle ! La simili-viande de Beyond Meat ne fait plus recette

Vous voyez qu’en été, il y a ici et là de bonnes nouvelles ...

«La simili-viande de Beyond Meat ne fait plus recette», source article de Marie Bartnik dans Le Figaro du 10 août 2023.

Son chiffre d’affaires a chuté de 30% au deuxième trimestre, entraînant dans son sillage son cours de Bourse.

Les temps fastueux de son introduction en Bourse, quand Beyond Meat était valorisée 3,8 milliards de dollars, semblent loin. La start-up spécialisée dans la viande végétale n’en vaut plus que 841 millions à la Bourse de New York. La publication de ses résultats pour le deuxième trimestre a une nouvelle fois fait chuter son cours de Bourse, tombé à 13 dollars, soit 65 % de moins qu’en début d’année…

Un temps jugé très prometteur, le marché de la simili-viande accuse aujourd’hui le coup. Le créneau de Beyond Meat consiste à proposer des produits au goût de viande, mais fabriqués à partir de matières végétales, comme les protéines de pois, l’huile de colza, l’huile de noix de coco, les protéines de riz ou la fécule de pomme de terre. Ce produit est censé répondre au désir des consommateurs de manger moins de viande animale, afin de préserver leur santé et la planète. L’offre de Beyond Meat se distingue des offres émergentes de viande animale produites en laboratoire - un marché encore embryonnaire.

La suite de l’article est réservé aux abonnés …

Commentaire

Encore un qui n’a rien compris, c’est le ministre de l'Economie qui a inauguré le plus grand site français dédié au simili-carné, à Chevilly dans le Loiret.  Il faudra s’en souvenir et le pire, c'est qu'il est ministre de l'Economie, c'est-à-dire ministre de l'argent des contribuables !

«Inflation». Mais pourquoi la fausse viande, qui se dit pourtant amie des animaux et de la planète, est-elle à ce point boudée ? Il ne faut pas chercher très loin : c’est un produit qui n’existe que lorsqu’il y a des clients assez aisés pour s’offrir ces concoctions alambiquées qui foisonnent dans une concurrence débridée des recettes. La réduction de la consommation de viande est, certes, une tendance de fond, le remplacement par des substituts à la mode, non. Quand le porte-monnaie se resserre, les clients ne s’offrent plus de fantaisies... Ils reviennent aux protéines animales moins chères, comme la volaille.

«L’environnement opérationnel continue d'être affecté par des incertitudes liées à la situation macro-économique, y compris une faible demande pour la catégorie des substituts de viandes à base de plantes, une inflation élevée, la hausse des taux d’intérêt», a souligné Beyond Meat. Source L’Opinion du 10 août 2023.

Mise à jour du 7 novembre 2023
On lira l'article publié sur le blog d'André HeitzBeyond Meat s'effondre sans répit – la vérité sur le veggie boom.

dimanche 23 juillet 2023

Et si on laissait faire les agriculteurs ? Faire pousser des légumes sur le toit des immeubles parisiens, c’est pas rentable !

 Ça alors, les fermes urbaines ne marcheraient pas, étonnant, non ?

dimanche 18 juin 2023

Bonne nouvelle ! Les entreprises de 'viande végétale' rencontrent de grosses difficultés économiques

«D’autres entreprises de viande alternative en difficulté», source article de Jim Romahn paru le 16 juin 2023 sur son blog Agri 007.

La valeur des actions que le fabricant de viandes alternatives à base de plantes Impossible Foods Inc. offre aux employés a plongé depuis octobre 2021, selon un nouvel article de Bloomberg.

L'offre actuelle est de 1,67 $ par action, soit une baisse de 89%.

Les fabricants de substituts de protéines végétales afin de remplacer la viande ont plongé en Amérique du Nord et en Europe. Une entreprise au Royaume-Uni s'est récemment effondrée, mettant 50 personnes au chômage.

Maple Leaf Foods Inc., qui a investi massivement pour acheter deux entreprises et construire une grande usine aux États-Unis, a récemment déclaré que ses attentes étaient désormais réduites à l'équilibre pour le reste de cette année.

Commentaire

Il faudrait sans doute dire à M. Le Maire que ces entreprises ne font plus top recette ou alors le ministre de l’économie ne sait compter, c’est une autre possibilité que je n’écarte pas ...
La photo illustre l’inauguation d’une usine de viande végétale par le ministre de l’économie.

mardi 30 mai 2023

Retour sur les spécialités végétales et bio de Jay&Joy contaminées par Listeria, après un reportage sur RMC. Nos impôts ont été très mal utilisés !

Cela étant, cette affaire a commencé avec déjà un rappel en retard en juillet 2022 comme le rapporte le blog ici.

Il s’agissait de spécialités végétales bio se présentant comme des ‘fauxmages’ bio et on en sait un peu plus sur cette éclosion à Listeria avec des produits Jay&Joy en France, comprenant des personnes malades et les anciens membres du personnel, avec ce reportage que l’on peut lire sur RMC, «Fromages Jay&Joy contaminés à la listeria: des victimes témoignent, des ex-salariés dénoncent».

Contaminée à la bactérie Listeria, l’usine Jay&Joy, dans l’Oise, a produit des fromages vegan qui ont provoqué 5 cas graves de listériose entre avril et décembre 2022. Quatre de ces cas sont des femmes qui ont accouché prématurément.

RMC a pu retrouver deux d'entre elles, dont Fanny. En juillet dernier, elle est enceinte de sept mois quand tout bascule. «J'ai commencé à avoir des grosses sueurs, de la fièvre, une toux très forte. Je n'arrivais vraiment plus à marcher, et je me sentais partir en fait», raconte-t-elle.

Après son passage entre les mains des médecins, le diagnostic est posé. «La bactérie a été identifiée, c'était donc la listériose. J'avais tout un protocole d'antibiotiques à suivre, donc là je suis restée alitée, j'ai très peu bougé tout le reste de ma grossesse», poursuit-elle.

Fanny a accouché un mois avant le terme. Les tests menés par l’Agence régionale de santé ont prouvé qu’elle a été infectée par la même souche de Listeria que celle retrouvée dans l’usine Jay&Joy. Aujourd’hui, elle va bien, son bébé de 8 mois aussi, malgré les angoisses de mort qui perdurent.

Si Fanny a décidé de prendre la parole, c’est pour dénoncer l’attitude de la marque. En effet, dès qu’elle a appris sa contamination à la listéria, Fanny a pris contact avec Jay&Joy pour leur demander de diffuser des alertes sur les risques liés à leur produit. Fanny s'est toutefois opposée au refus catégorique de la marque.

«J'ai appris qu'il y avait une femme qui avait vécu les mêmes choses que moi, qui avait fait les mêmes démarches auprès d'eux en avril, soit trois mois avant. Je ne comprends pas comment on ne peut pas se dire 'Mon dieu, potentiellement des femmes vont mourir avec mes produits, il faut qu'il se passe quelque chose', c'est ça que je ne comprends pas», déplore la mère de famille.

En avril 2022, suite au premier cas de listériose, un rappel de produits est décidé. Mais la vente reprend un mois plus tard. Et aucune campagne de prévention à destination des femmes enceintes n’est lancée par Jay&Joy. Bien avant cette date, l’entreprise avait déjà rencontré de graves problèmes d’hygiène. Une ancienne salariée a accepté de témoigner de son histoire, sous couvert d’anonymat. Son témoignage, exclusif, est confirmé par d’autres ex-employés avec qui RMC est en contact.

Cette employée, Assia, est entrée chez Jay&Joy en 2019, au lancement de la marque et avant l’ouverture de leur usine dans l’Oise. Elle a travaillé plus d’un an dans leurs locaux parisiens.

Cette ancienne employée nous a transmis des photos et des vidéos hallucinantes, dans lesquels on y voit notamment une cave de 15m2 installée sous la boutique, sans fenêtres, sans issue de secours et infestée de rongeurs. «Tous les matins, il fallait que je cherche là où il y avait les pièges pour retirer les souris mortes», relate la jeune femme.

«Forcément, il y avait des excréments partout, sur ma table de travail, sur les emballages de fromages, sur les cartons et aussi les matières premières. Je ne supportais plus de travailler dans ces conditions de saleté là», explique Assia, ancienne employée

Assia a donc alerté l’inspection du travail avant de quitter définitivement l’entreprise. Le 15 juillet 2020, des inspecteurs se sont rendus sur place. Dans un échange de mails que RMC a pu se procurer, l’inspectrice du travail explique que «compte-tenu du déménagement imminent des locaux dans l’Oise, mon action sera très limitée concernant l'hygiène et la sécurité car l'entreprise ne sera plus sur mon secteur.»

Le 26 décembre dernier, c’est justement dans la nouvelle usine de l’Oise que la bactérie listeria est découverte sous une plinthe.

Du côté de la marque Jay&Joy, on assure que pour des raisons financières, la marque a cessé la production et qu’elle a demandé son placement en redressement judiciaire le 8 mars dernier. Elle rappelle qu’elle a présenté ses excuses aux victimes, «cette situation est une souffrance», explique la direction, qui affirme qu'à «aucun moment» la société a «menti».

Commentaire
Reportage décevant de RMC qui continue à appeler fromages ce qui est en fait des fauxmages.
Pour le reste, rappelons qu’à ma connaissance, il y a eu huit personnes qui ont été atteintes de listériose, cinq cas en France comme le relatait Santé publique France et trois cas supplémentaires ont été identifiés en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas.

On apprend aussi que la société a été placé en redressement judiciaire.

La liste des soutiens financiers est très importante, on peut même dire que l'entreprise a tapé aux bonnes portes. Cela étant, il vous faut savoir que bpiFrance, la banque publique d'investissement française, a soutenu le projet de Jay&Joy, c’est-à-dire en quelque sorte nos impôts qui ont été une nouvelle fois bien mal utilisés. On lira sur le site de bpiFrance, Jay&Joy, les « vromages » qui s’exportent en Europe. Parmi les autres soutiens financiers, il y aurait la Nef, pour une banque éthique, quelle farce !

Cette affaire n’est pas sans rappeler une autre entreprise de fausse viande pour laquelle récemment le ministre de l'économie a fait de la pub ! Si j’étais cette entreprise, je me méfierais des coups de pouce financiers publics, ça porte malheur ...

Enfin, le site Internet de Jay&Joy semble toujours exister, comme si de rien n’était, mais je n’ai pas trouvé trace ni de rappels, ni d’excuses. Comportement de start-up gavée de subventions !

NB : Merci à Joe Whitworth d’avoir signalé cette information.

mercredi 10 mai 2023

De l'agriculture urbaine ...

vendredi 21 avril 2023

Dans les pays à faibles ressources, le manque de diagnostics entrave la lutte contre la résistance aux antimicrobiens

«Dans les pays à faibles ressources, le manque de diagnostics entrave la lutte contre la résistance aux antimicrobiens», source article de Chris Dall paru le 19 avril 2023 dans CIDRAP News. Le blog vous propos une petite partie de cet article à lire en intégralité.

Dans une étude publiée l'année dernière dans The Lancet, une équipe internationale de chercheurs a estimé que 1,27 million de personnes sont décédées en 2019 d'une infection résistante aux antibiotiques, et près de 5 millions de décès étaient associés à la résistance aux antimicrobiens (RAM).

L'étude, l'une des premières à chiffrer concrètement le fardeau mondial de la résistance aux antimicrobiens, a révélé que les pathogènes bactériens résistants aux médicaments constituent une menace majeure pour la santé mondiale et sont aussi meurtriers que les maladies infectieuses comme le VIH et le paludisme. Et bien qu'ils constituent une menace pour le monde entier, la charge de la mortalité la plus élevée se trouve dans les pays à revenu faible et intermédiaire (LMICs pour low- and middle-income countries), en particulier ceux d'Afrique subsaharienne et d'Asie du Sud.

«Les charges élevées de la RAM liée aux bactéries sont fonction à la fois de la prévalence de la résistance et de la fréquence sous-jacente des infections critiques telles que les infections des voies respiratoires inférieures, les infections du sang et les infections intra-abdominales, qui sont plus élevées dans ces régions», ont écrit les auteurs de l'étude.

L'étude, ainsi que de nombreuses autres qui ont été menées dans les LMICs, a cité plusieurs raisons pour lesquelles la RAM a un impact disproportionné dans les milieux à faibles ressources. Parmi eux : l'utilisation inappropriée d'antibiotiques qui peuvent être facilement achetés sans ordonnance, les antibiotiques contrefaits et de qualité inférieure, et le manque d'assainissement et d'hygiène. Tous jouent un rôle dans l'augmentation des taux de résistance.

Mais le facteur le plus important est peut-être le manque d'outils de diagnostic qui peuvent déterminer le bon antibiotique nécessaire pour l'infection d'un patient ou si un antibiotique est nécessaire. La disponibilité limitée de ces diagnostics dans les pays pauvres, qu'il s'agisse d'un système automatisé capable d'identifier la bactérie spécifique à l'origine d'une infection et de tester la sensibilité aux antibiotiques, ou d'un test rapide capable de déterminer si une infection est bactérienne ou virale, entrave la capacité de ces pays à faire face à la menace croissante de la résistance aux antimicrobiens au niveau le plus élémentaire.

«La disponibilité d'aides au diagnostic pour soutenir ou informer l'utilisation prudente des médicaments antimicrobiens», a déclaré à CIDRAP News Otridah Kapona, scientifique au laboratoire spécialisé dans la résistance aux antimicrobiens à l'Institut national de santé publique de Zambie. «Et l'inverse est vrai : le manque de capacité de diagnostic, je dirais, soutient l'utilisation inappropriée des médicaments antimicrobiens.»

Manque de capacité de diagnostic dans les hôpitaux et en ville
Kapona, qui a participé à l'élaboration et à la mise en œuvre du premier plan d'action national de la Zambie sur la résistance aux antimicrobiens, affirme que le manque de capacité de diagnostic dans des pays comme la Zambie se manifeste à plusieurs niveaux.

Dans la plupart des hôpitaux des pays riches, les cliniciens ont accès à des systèmes automatisés coûteux qui peuvent fournir une identification rapide des agents pathogènes et effectuer des tests de sensibilité aux antibiotiques (TSA) directement à partir d'échantillons de patients. Mais dans de nombreux hôpitaux des LMICs, les bactéries provenant d'échantillons de patients doivent être cultivées pour identifier l'agent pathogène spécifique et effectuer des tests de sensibilité aux antibiotiques, un processus qui peut prendre 2 à 3 jours.

En conséquence, les cliniciens dans ces milieux ne connaissent souvent pas la bactérie spécifique qui cause l'infection et finissent par traiter les patients en fonction de leurs symptômes et de leur propre expérience clinique. Le résultat typique est un traitement avec des antibiotiques à large spectre qui couvrent un large éventail de bactéries mais peuvent favoriser la résistance.

«Nous ciblons à peu près tout», a déclaré Kapona. "Nous ne sommes pas spécifiques dans notre gestion, et l'utilisation de tels médicaments accélère le rythme auquel la résistance aux antimicrobiens se développe dans des pays comme la Zambie.»

Des scénarios similaires sont observés dans d'autres LIMCs dépourvus du type de systèmes de diagnostic sophistiqués qui pourraient permettre aux cliniciens de déterminer rapidement l'antibiotique spécifique nécessaire. Une étude menée en 2020 par des chercheurs du Center for Disease Dynamics, Economics & Policy a révélé que l'utilisation d'antibiotiques «Watch», un étiquetage donné aux antibiotiques à large spectre qui, selon l'OMS, ne devrait pas être utilisée pour les infections de routine en raison de leur potentiel plus élevé de promotion de la résistance a augmenté de 165% dans les LIMCs de 2000 à 2015.

Les capacités de diagnostic limitées dans les hôpitaux et le manque de laboratoires de référence clinique capables d'effectuer des tests pour les hôpitaux ne sont pas les seules raisons de cette augmentation ; un mauvais assainissement et une incidence plus élevée d'infections résistantes aux médicaments sont également des facteurs. Mais le manque de capacité de diagnostic joue un rôle important.

«Il y a très peu de laboratoires capables de faire de la microbiologie, où ils peuvent identifier correctement un organisme et effectuer des tests de sensibilité aux antimicrobiens pour informer les antimicrobiens que le médecin doit utiliser pour traiter ce patient ou client particulier», a déclaré Kapona.

Et cela a un effet en cascade, selon Cecilia Ferreyra, directrice du programme RAM de la Foundation for Innovative New Diagnostics (FIND). Si les cliniciens hospitaliers n'envoient pas d'échantillons bactériens pour être cultivés et testés pour la sensibilité parce que le processus prend trop de temps, alors les hôpitaux n'ont pas une idée des profils de résistance pour divers agents pathogènes et ne peuvent pas élaborer de directives de traitement précises.

«Lorsqu'un patient se rend à l'hôpital et que nous n'avons pas de diagnostics qui peuvent rapidement me dire si ce patient a une infection à Klebsiella ou une infection à staphylocoque… je ne saurai pas quoi utiliser», a déclaré Ferreyra. «Et parce qu'il y a ce manque général de données sur ce qu'est un profil résistant dans ces contextes, je vais prescrire quelque chose qui pourrait ou non être vraiment utile du tout.»

Le manque de diagnostics affecte également la prescription d'antibiotiques au niveau communautaire dans les milieux à faibles ressources, où les petites cliniques de soins primaires ont encore moins de ressources. Comme Ferreyra, Kapona et leurs collègues l'ont noté dans un article publié l'année dernière dans PLOS Global Public Health, le test le plus largement utilisé dans ces contextes pour déterminer si une infection est virale ou bactérienne, le test de la protéine C réactive (CRP), ne peut pas distinguer si les niveaux élevés de CRP sont causés par des bactéries ou par le paludisme, la dengue ou la COVID-19. Et d'autres tests sur le marché sont trop chers pour les milieux à faibles ressources.

Sans tests rapides, précis et abordables au point de service qui peuvent rapidement distinguer si une infection est bactérienne ou virale, les adultes et les enfants qui entrent avec de la fièvre ou des symptômes respiratoires causés par un virus sont susceptibles de repartir avec des antibiotiques, ce qui sont souvent considérés comme une solution simple et rapide.

lundi 27 février 2023

Il était une fois le portrait d'un vendeur de pommade magique, MEL

L’excellent blog-notes d’Olivier Masbou attire l’attention sur
un dénommé Michel-Edouard Leclerc.
La revue LSA (13/02/2023) évoque le livre de la journaliste Magali Picard* (de LSA) sur Michel-Edouard Leclerc. Et propose quelques infos savoureuses.

Il y a à découvrir 10 anecdotes représentatives du personnage ...

On apprend ainsi que Julien Denormandie, alors ministre de l’Agriculture, envoyait à MEL (Michel-Edouard Leclerc) «chaque semaine, pendant des mois (...) les prospectus de son enseigne. Entourés en rouge, le prix du kilo de porc ou celui du kilo de tomates. «Pas assez cher», griffonné de la main du ministre».

Mais notre préférence ira vers Renaud Dutreil, secrétaire d’État au commerce dans les années 2000. «Aujourd’hui, son jugement est impitoyable» sur MEL écrit la journaliste qui cite l’ancien ministre : «Son sourire de commande, son tutoiement facile, sa gouaille, son absence totale de respect pour la République et ses institutions, ses grosses ficelles de camelot, son manque de maîtrise des sujets techniques, son assurance de fils à papa. Rien de cela n’était destiné à m’impressionner. J’ai vite compris que j’avais affaire à un vendeur de pommade magique.»

*Enquête sur Michel-Edouard Leclerc, nous fait-il vraiment faire des économies ? (Plon).

Texte de la quatrième de couverture du livre
Ce livre est le fruit d'une enquête inédite par son ampleur, qu'a menée Magali Picard, journaliste au magazine LSA, sur le patron préféré des Français, Michel-Édouard Leclerc. L'homme qui pèse 50 milliards, 734 magasins et 140 000 salariés, est l'un des principaux employeurs du pays.

Est-il réellement le défenseur de notre pouvoir d'achat ou bien un digne héritier faisant fructifier le capital familial ? Un génie de la com ou un imposteur ? Ou un lobbyiste stratège et manipulateur ?

Michel-Édouard Leclerc est indéniablement une personnalité complexe, qui entretient à dessein le flou sur sa personne. Mais pour quelles raisons ? A-t-il des zones d'ombre ? Certains ont accepté de se confier en étant cités, d'autres ont préféré garder l'anonymat. Seule sa famille est restée inapprochable.

Cette enquête très documentée a été réalisée en toute indépendance et dessine un portrait inédit, inattendu et surprenant de celui que l'on surnomme «MEL».

Commentaire
Ce que je retiens parmi les qualificatifs du personnage, ce sont les termes «imposteur» et «manipulateur». Il reste à savoir si le livre sera vendu dans les 'Espaces Culture' Leclerc ...

NB : Pas d'article demain mardi 28 février sur le blog pour cause de Salon de l'Agriculture.

mercredi 1 février 2023

Pour une bonne nouvelle, c’est une bonne nouvelle, «Impossible Foods réduit ses effectifs de 20%

Pour une bonne nouvelle, c’est une bonne nouvelle, «Impossible Foods réduit ses effectifs de 20%», source article de Jim Romahan du 1er février 2023 sur son blog Agri 007.

Impossible Foods, l'une des principales entreprises commercialisant des produits à base de protéines végétales tels que les substituts de hamburgers, réduit ses effectifs jusqu'à 20 %, rapporte Bloomberg News.

L'entreprise de Redwood ity, en Californie, emploie environ 700 personnes.

L'entreprise a supprimé 6% de ses effectifs en octobre, car les consommateurs qui ont essayé les protéines végétales n'ont pas été des acheteurs réguliers.

C'est une histoire similaire pour d'autres producteurs de protéines végétales tels que Beyond Meat et l'entreprise Greenleaf de Maple Leaf Foods, qui a commencé à réduire ses investissements dans les protéines végétales en août.

La réaction initiale des consommateurs – essayer les produits – a fait grimper les ventes et incité les entreprises à augmenter leurs investissements et leur production.

Mise à jour du 5 février 2023
«Les tribunaux consolident 5 poursuites judiciaires contre la fausse publicité de Beyond Meat», source Meatingplace du 3 février 2023.
L'affaire consolidée, intitulée «Beyond Meat, Inc., Contentieux des pratiques de commercialisation et de vente d’un contenu protéique», affirme que Beyond Meat «calcule mal et surestime la teneur en protéines de ses produits, calcule mal et surestime la qualité des protéines des produits, qui est présentée en pourcentage de la valeur quotidienne et induit les consommateurs en erreur en leur faisant croire que les produits offrent les mêmes avantages nutritionnels que les produits de viande traditionnels», selon les documents judiciaires.

samedi 14 janvier 2023

Brésil : Les mauvais nouveaux premiers pas de Lula en matière de sécurité sanitaire

Cela ne va pas dans la bonne direction, «Les changements de Lula au ministère brésilien de l'agriculture suscitent des critiques», source Reuters du 13 janvier 2023.

Les changements apportés par le nouveau gouvernement du président Luiz Inacio Lula da Silva à une agence fédérale chargée de faire respecter les normes sanitaires des produits agricoles brésiliens suscitent les critiques des fonctionnaires du ministère de l'Agriculture, selon des documents.

Une note interne du ministère vue par Reuters avertit qu'un décret publié le 1er janvier réorganisant le personnel de l'agence pourrait saper les services d'inspection des aliments et un réseau critique de six laboratoires fédéraux chargés de contrôler les vaccins, les médicaments vétérinaires et les pesticides phytosanitaires.

Le ministère n'a pas commenté ces changements, qui s'inscrivent dans le cadre d'efforts plus larges de la nouvelle administration pour réduire les dépenses publiques.

Les changements au ministère, qui ont touché 84 postes selon un document interne distinct, surviennent alors que le monde est aux prises avec des épidémies de grippe aviaire et que le secteur brésilien de la viande est en état d'alerte après des cas signalés dans cinq pays d'Amérique du Sud.

Dans le mémo, signé par un groupe de fonctionnaires opposés aux changements, ils demandent instamment que le remaniement soit reconsidéré «au nom de la santé publique».

Le syndicat ANFFA, qui représente les auditeurs fédéraux qui inspectent les usines alimentaires du plus grand exportateur de poulet au monde, a dénoncé la refonte.

«Le réseau des laboratoires fédéraux a lutté contre des réductions budgétaires drastiques et des pénuries critiques de personnel pendant des années», a déclaré l'ANFFA dans un communiqué à Reuters. «Les tensions sont montées après la publication du décret.»

Le lobby de la viande ABPA, qui représente des entreprises telles que JBS et BRF a déclaré à Reuters qu'il soutenait le maintien du budget de l'agence de sécurité alimentaire et le renforcement des services d'inspection.

Merci à Joe Whitworth de m'avoir fourni cette information.

NB : La photo est issue de Wikipédia.

samedi 24 décembre 2022

Une entreprise autrichienne en difficulté financière suite à une épidémie mortelle à Listeria

Il y en a qui, hélas, vont mal finir l’année car, selon Food Safety News, «Une entreprise autrichienne en difficulté financière suite à une épidémie mortelle à Listeria».

Une entreprise en Autriche qui a été liée à une épidémie mortelle à Listeria plus tôt cette année est en difficulté financière.

L'AKV, une association de protection des droits des créanciers reconnue par les autorités autrichiennes, traite les affaires d'insolvabilité devant les tribunaux.

L’AKV a signalé que Käserei Gloggnitz ne peut plus remplir ses obligations de paiement. Une procédure d'insolvabilité a été ouverte par le tribunal régional de Wiener Neustadt. Une audience est prévue début février 2023.

Les raisons de la position d'insolvabilité sont inconnues, selon AKV. Ainsi, l'impact de l'incident lié à Listeria monocytogenes sur l'entreprise n'est pas clair.

Dans le cadre de la procédure, il faudra vérifier si le producteur laitier sera poursuivi et restructuré ou si les actifs existants seront inventoriés et valorisés.

Détails de l'éclosion et du rappel
Une procédure d'insolvabilité concernant les actifs de la société était déjà pendante devant le tribunal régional, mais un plan de restructuration n'a pas pu être pleinement mis en œuvre.

L'Agence autrichienne pour la santé et la sécurité alimentaire (AGES) a trouvé 10 cas d’infection depuis 2020 à cause d'une souche identique de Listeria. Trois personnes sont décédées entre 2020 et 2022. Les cas de maladie sont survenus à Vienne. Les patients étaient six femmes et trois hommes âgés de 29 à 82 ans plus un nouveau-né.

Käserei Gloggnitz a rappelé tous les kajmak, yaourts à boire et fromages à la crème le 16 septembre en raison d'une contamination potentielle par Listeria monocytogenes. Kajmak est un type de fromage.

Les responsables ont retrouvé Listeria qui correspondait à la souche épidémique dans trois échantillons environnementaux prélevés dans l'entreprise en Basse-Autriche. La souche épidémique a également été détectée dans les aliments qu'elle produisait. Les produits ont été utilisés par un restaurant, ce qui a été mentionné dans des entretiens avec les patients.

Le parquet de Wiener Neustadt enquête toujours sur l'incident.

Dans une autre épidémie à Listeria en Autriche, révélée à la mi-décembre, quatre personnes ont été atteintes. Du maquereau fumé réfrigéré de la République tchèque est considéré comme une source potentielle. Un porte-parole de l'AGES a déclaré que les autorités alimentaires enquêtant toujours sur l'incident, l'agence ne pouvait fournir aucune autre information.