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lundi 17 août 2026

Brève de vacances : Les tomates sans eau, quand France 2 remet le couvert !

« Tomates sans eau : France 2 remet le couvert ! » est une information publiée le 15 août 2026 par le blog d'André Heitz, Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Horresco referens ! Dans son journal de 13 heures du 13 août 2026, France 2 a produit à nouveau une séquence – un publireportage indécent – sur les tomates qui poussent sans eau (ou presque) et des plantes qui « ont appris à supporter la canicule directement », et sur les vertus miraculeuses des « semences paysannes ».

Apprendront-ils un jour ? Que fait l'ARCOM contre ce genre d'infox.

Le 13 août 2026, dans son journal de 13 heures, France 2 a produit une séquence de près de 2 minutes 30 que l'on retrouve sur Internet sous le titre : « Sécheresse : des tomates cultivées sans eau, ou presque ».

En chapô :

« 70 % du territoire est soumis à des restrictions d’usage de l’eau, un casse-tête pour les agriculteurs. Dans l’Hérault, une maraîchère a peut-être trouvé une solution : des tomates qui poussent presque sans eau. Ses légumes peuvent tenir un mois sans recevoir une goutte et la récolte est spectaculaire. »

Ce qui est spectaculaire, c'est que nos « reporters » aient pu croire qu'une maraîchère aurait trouvé une martingale, les autres producteurs devant être trop stupides pour ne pas l'avoir découverte eux aussi.

C'est un publireportage effarant. Lisez !

mercredi 12 août 2026

Italie : Le « Fort Knox du fromage » subit de plein fouet les conséquences du changement climatique, qui fait grimper les coûts et les risques

« Le « Fort Knox du fromage » italien subit de plein fouet les conséquences du changement climatique, qui fait grimper les coûts et les risques. », source Ynetnews.

Credito Emiliano, qui exploite deux importants entrepôts de fromages d'une valeur d'environ 350 millions de dollars, a modernisé ses systèmes de chauffage et de refroidissement, amélioré l'isolation et accru son utilisation d'énergies renouvelables afin de maintenir des conditions stables. Malgré ces efforts, la chaleur extrême fait grimper la consommation électrique quotidienne des entrepôts d'environ 30 %, ce qui réduit la rentabilité, la banque s'efforçant de maintenir la température et l'humidité précises nécessaires à l'affinage optimal des fromages.

Le « Fort Knox du fromage » italien subit de plein fouet les conséquences du changement climatique, qui fait grimper les coûts et les risques.

La chaleur réduit également la production laitière et bouleverse les industries italiennes du vin et de l'huile d'olive.

Les insolites « banques de fromages » italiennes sont contraintes de dépenser beaucoup plus d'énergie car la vague de chaleur qui frappe l'Europe menace des centaines de milliers de meules de Parmigiano Reggiano détenues en garantie de prêts.

Ce modèle, en vigueur depuis 1953, permet aux producteurs de parmesan de recevoir une avance représentant environ 60 % à 80 % de la valeur d'une meule, alors que le fromage est encore jeune. Les meules sont ensuite affinées pendant 12 à 36 mois dans des entrepôts bancaires à Reggio Emilia et à Modène avant d'atteindre leur pleine valeur marchande.

Environ 500 000 meules sont conservées dans ces « banques à fromage », sur une production italienne annuelle totale d’environ 4 millions de meules. Un seul coffre renferme des fromages d’une valeur de plus de 300 millions d’euros. Un porte-parole de la banque a décrit l’installation comme le « Fort Knox du fromage », soulignant que les températures extérieures élevées nécessitent des quantités d’énergie toujours plus importantes pour préserver l’environnement stable dont le produit a besoin.

Cette vulnérabilité est de plus en plus prise en compte par les prêteurs dans leurs calculs de risque de crédit. Si les conditions climatiques réduisent la production ou endommagent l'affinage du fromage, la valeur des garanties sous-jacentes aux prêts peut également s'en trouver affectée.

L'économie du parmesan au sens large est estimée à environ 4,7 milliards de dollars, ce qui fait des perturbations liées au climat une préoccupation non seulement pour les agriculteurs et les fromagers, mais aussi pour les prêteurs dont le modèle de financement dépend de la valeur future du produit.

Cette même vague de chaleur perturbe d'autres secteurs clés de l'industrie agroalimentaire italienne.

En Lombardie, les vendanges 2026 ont débuté le 30 juillet, soit le début le plus précoce jamais enregistré, tandis qu'en Sicile, les producteurs ont étalé les vendanges sur près de 100 jours pour tenter de faire face aux vagues de chaleur répétées.

L'organisation agricole italienne Coldiretti a estimé les coûts supplémentaires à environ 250 euros par hectare pour l'énergie, les engrais et autres intrants, tandis que les valeurs à l'exportation ont chuté de 7 % au cours des quatre premiers mois de 2026.

La production d'huile d'olive a également été touchée. La production nationale cette année est estimée entre 270 000 et 300 000 tonnes, contre une moyenne historique de plus de 350 000 tonnes.

Les économistes préviennent que les pertes annoncées pourraient sous-estimer les dégâts à long terme, car les chocs thermiques peuvent se répercuter sur l'ensemble des chaînes d'approvisionnement. Une baisse de la production à un moment donné peut engendrer des pénuries et une hausse des coûts ailleurs quelques mois plus tard, amplifiant ainsi l'impact financier.

samedi 27 juin 2026

Les aventures de Madame Barbut ou un feu de paille avant l’été …

Madame Monique Barbut s'est dite « horrifiée » par ceux qui lui disent de «mettre la climatisation partout». Une fausse bonne idée selon elle, en justifiant son propos de plusieurs questions rhétoriques: « Et vous croyez que ça va éviter un feu de forêt ? Vous croyez que ça va éviter une culture de ne pas exister ? Vous croyez que ça va éviter la mort des animaux que nous voyons ? Vous croyez que ça va éviter quoi ? Rien. Rien. Donc ça, ce n'est pas de l'adaptation », a rajouté la ministre.

Sauf que Madame la ministre de la transition écologique, oublie que « La clim, ça sauve, des vies ».

Il vous faut lire l’éditorial de Vincent Trémolet de Villers dans Le Figaro de ce jour, « Monique Barbut, naturopathe, activiste ou ministre ? »

Est-ce une naturopathe, une militante associative ou une ministre ? Aux dernières nouvelles, Monique Barbut est membre du gouvernement Lecornu. Elle avait disparu avant d’apparaître en début de semaine pour annoncer, ex cathedra, une seconde canicule avant le 14 juillet. Et puis Madame Météo a été obligée de reconnaître qu’elle avait plutôt joué à Madame Soleil et qu’elle avait affirmé cela sans être plus informée que quiconque.

Le propre de la bêtise, c’est qu’elle insiste, disait Camus. Ce vendredi, après une semaine de chaleur suffocante, la ministre de la Transition écologique a repris publiquement la parole pour nous dire que, ce qui l’horrifie, ce « sont les gens qui (lui) disent qu’il n’y a qu’à mettre la clim partout ». Il y a quelques jours, Maud Bregeon, porte-parole du même gouvernement, affirmait, avec sagesse, qu’elle était favorable à l’installation de la climatisation « partout où c’est nécessaire ». Qu’importe, Monique Barbut persiste et ajoute même, comme argument définitif, qye la climatisation ne permet pas « d’éviter les feux de forêt ».

(...)
Les propos de Monique Barbut ne sont ni scientifiques, ni écologiques, ils sont religieux. Pour elle comme pour les fanatiques qui confondent le soin du monde et leur agenda idéologique, l'incon-testable réchauffement climatique n'est pas un phénomène auquel les sociétés doivent s'adapter, mais un châtiment qu'il nous faut accepter collectivement. Pleins d'idées chré-tiennes devenues folles, ces militants pensent que le capitalisme est coupable de ce qu'il su-bit, il s'agit donc, pour lui, d'expier ses fautes. Que ces activistes peuplent les cortèges de la gauche radicale, c'est la démocratie; qu'ils aient une place au Conseil des ministres, c'est une grave faute politique.

NB : Le blog a publié des articles sur « l’écologie », ici.

mardi 13 septembre 2022

L’été a été chaud. Agribashing, passer les bornes, il n'y a plus de limites !

«L’été a été chaud», source article d’Olivier Masbou paru le 12 septembre 2022dans son blog-notes.

Sécheresse, canicules, épisodes de chaleur, l’été 2022 (qui n’est pas tout a fait terminé) a été très chaud. Le niveau de bêtises dites ou faites a lui aussi connu des records.

Il ne s’agit pas de minimiser la gravité de la situation. Mais ce n’est pas en exagérant, en faisant peur, en culpabilisant, en délivrant des demis vérités, des rumeurs, des fausses informations, des statistiques tronquées que l’on va responsabiliser les Français.

Quelques exemples
Le mois de juillet est le plus sec de l’histoire a-t-on lu ou entendu. Dans certains cas, on prend la précaution de préciser «depuis le début des relevés». Mais très, très rarement, une date est donnée. Pourtant, cette date est précisée dans tous les communiqués de Météo France qui écrit à chaque fois «depuis le début des relevés en 1959». Soit depuis 63 ans, une micro seconde dans l’histoire du climat.

Il y a eu, ici où là, quelques articles, rappelant l’histoire des grandes sécheresses au Moyen-Age, ou dans les siècles plus récents, qui ont permis de relativiser. La situation est grave, mais loin d’être exceptionnelle. Dans mon village de l’Aveyron, les plus anciens se rappellent de l’été 1948 où, jusqu’à la mi-septembre au moins, on coupait les branches des arbres pour donner de la nourriture (et de la verdure) aux vaches ou aux moutons.

Mais, une analyse historique et raisonnable ne pouvait convenir aux oiseaux de malheur, de couleur verte de préférence. Alors on a sorti la grosse artillerie, les chiffres les plus farfelus sur la consommation de l’eau par l’agriculture, pointée du doigt tout au long de l’été. «Pour peser véritablement sur la gestion de l’eau en France, il convient de s’interroger sur les pratiques de l’agriculture, qui représente près de la moitié de la consommation en moyenne annuelle, et même les quatre cinquièmes en été.» écrit Le Monde (28 août).

Autre poncif répété à l’envie : «Il faut 15 000 litres d’eau pour produire 1 kilo de viande bovine». Bon, selon l’Institut de l’élevage, cette consommation se situe autour de 50 à 70 litres d’eau par kilo de viande vive (cf. DecodAgri, 12 décembre 2019). Soit un écart de 1 à 300 : plus c’est gros, plus ça passe.

Une fois que l’ambiance est bien installée, les esprits bien formatés, comment s’étonner que certains décident de passer à l’acte : en Vendée, des bassines ont été saccagées ; un peu partout, des installations d’irrigation ont été sabotées ; ailleurs, ce sont les abreuvoirs pour les vaches qui ont été vidés.

«J’en ai assez de l’agribashing, j’en ai assez de l’esprit de calomnies et de raccourcis. Il faut que l’on ait un discours public qui assume l’importance de notre agriculture (…) On a besoin de l’agriculture française. Il faut le dire haut et fort, il faut le dire à la télévision, dans les écoles, et partout (…). Il n’y a aucun progrès écologique possible, s’il se fait au dépend de notre souveraineté» a déclaré Emmanuel Macron, le 9 septembre aux Terres de Jim. Après vous Mr le Président.

Commentaire
Souhaitons que ce 'besoin de l'agriculture française' exprimé par le président de la République ne soit pas un énième en même temps macronien.

mercredi 20 juillet 2022

A propos de la canicule ...

Le Figaro rapporte, A l’été 1911, des températures inhabituelles s’abattaient sur la France pendant plus de deux mois provoquant la mort de 40.000 personnes.

Aux lecteurs du blog
La revue PROCESS Alimentaire censure pour une triste question d’argent les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors que la revue a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire a fermé le blog et refuse tout assouplissement. Derrière cette revue, il faut que vous le sachiez, il y a une direction aux éditions du Boisbaudry, pleine de mépris, et un rédacteur en chef complice !