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vendredi 1 mai 2026

La Ferme France en déroute, mais la partie n’est pas terminée

Les extraits qui suivent sont issus de l’article du 28 avril 2026 de Gil Rivière-Wekstein, « La Ferme France en déroute, mais la partie n’est pas terminée ».

Le sénateur Laurent Duplomb dresse le constat d’un solde commercial agricole en chute libre et de filières en souffrance sous trop de normes étouffantes, tandis que, pendant ce temps, le reste de l’Europe progresse.

À l’occasion des premières Assises de la lutte contre le déclin agricole, qui ont eu lieu au Sénat le 2 février dernier, le sénateur Laurent Duplomb a rendu publics ses travaux visant à actualiser les chiffrages du rapport La France, un champion agricole mondial : pour combien de temps encore ? publié en 2019. Ses conclusions, dont la presse a fait peu de cas, sont sans appel, et présentées sous un titre qui les résume parfaitement : Balance commerciale agricole : chronique d’une chute annoncée. Y a-t-il un pilote dans le tracteur France ?

La démarche du rapporteur s’inscrit dans la continuité de son travail sénatorial. En effet, dès 2019, Laurent Duplomb identifiait trois «  » : la stagnation en volume de la production française, le risque de disparition de l’excédent commercial agricole et la montée des importations alimentaires. Ces tendances ont malheureusement été confirmées en 2022 par un rapport sur la compétitivité de la Ferme France. Depuis lors, les choses ont empiré, dépassant les prévisions les plus sombres.

L’Europe avance, la France recule

En 2019, son solde commercial agricole s’élevait à 7,7 milliards d’euros. En 2024, il était tombé à 3,9 milliards, soit une chute de 49 % en cinq ans. Dans le même temps, le solde italien progressait de 66 % et le solde espagnol de 34 %. À la fin 2025, la situation est devenue historiquement critique.

Les causes d’une contre-performance historique

Inutile de tourner autour du pot : les causes sont bel et bien franco-françaises et ne sont pas imputables aux contraintes imposées par l’UE, ni aux futurs accords de libre-échange.
Sans surprise, le rapporteur souligne que les causes structurelles, bien connues, étaient déjà documentées dans son rapport de 2022 : la perte de compétitivité y joue un rôle essentiel. Et d’ajouter que le poids considérable des normes françaises est sans équivalent en Europe. Reprenant les propos de l’ancien Premier ministre François Bayrou, en janvier 2025, Laurent Duplomb rappelle ainsi que le coût des normes s’évalue à 0,17 % du PIB en Allemagne, 0,8 % en Italie, mais à près de 4 % en France, soit une charge vingt fois supérieure à celle de son principal concurrent européen. Traduit en euros, cela représente 120 milliards par an, « de quoi boucher le déficit budgétaire plusieurs fois »

Cinq défis inchangés depuis 2019

Pour y parvenir, cela nécessite en premier lieu de retrouver de la compétitivité, qui, selon le rapporteur, représente « le nerf de la guerre ». Le desserrement des contraintes normatives inutiles et la lutte contre les surtranspositions franco-françaises constituent à cet égard des leviers prioritaires. En second lieu, il convient de lutter contre la concurrence déloyale et de maintenir une politique agricole commune ambitieuse. Or, les premières annonces faites par la Commission européenne à la fin 2025 laissaient présager une baisse de 22 à 30 % des crédits de la prochaine PAC. Pour la France, cela représenterait une enveloppe de 50,9 milliards d’euros sur la période, soit plus de 7 milliards par an contre plus de 9 milliards actuellement. Un recul qui serait donc considérable à l’heure où, souligne le rapporteur, le soutien public à l’agriculture serait plus que jamais nécessaire.

Définir enfin un cap

Le rapporteur insiste sur l’importance de retrouver un cap stratégique pour l’agriculture française.
Le constat d’échec de la gouvernance agricole française reste le plus préoccupant, les chiffres de la balance commerciale ne faisant qu’accompagner la réalité d’un déclin, qui a pris racine dès 2007 avec le fameux Grenelle de l’environnement et la mise en place d’une politique de réelle décroissance, sous les présidences successives de Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron.
Certes, la partie n’est pas encore perdue pour la France, car notre pays dispose toujours, malgré tout, de la première surface agricole utile d’Europe et d’agriculteurs d’un haut niveau d’excellence. Mais chaque année d’immobilisme rendra cependant le redressement de plus en plus difficile et coûteux.

mardi 19 décembre 2023

France : Démonstration de la nécessité des retenues d'eau et de la stupidité des écologistes

lundi 18 décembre 2023

L'Agriculture en France est le modèle le plus durable au monde !

Mille mercis à nos agriculteurs et à nos éleveurs !!!!

jeudi 14 décembre 2023

Météo et bassines en France

Vendredi 15 décembre 2023, le blog fera paraître le Top 10 de l’année 2023 de la sécurité des aliments en France. Il s’gait d’une mise en perspective de quelques faits saillants, mais aussi avec des absents …

mercredi 6 décembre 2023

Agriculture : De la pertinence des retenues d'eau

lundi 4 décembre 2023

Nos agriculteurs ont raison : «On marche sur la tête »

«Nos jeunes agriculteurs ont raison : on marche sur la tête !», Tribune parue dans Le Point par David Lisnard et Yves d’Amécourt*.
Le ras-le-bol des agriculteurs français, les bons élèves de l’Europe, est légitime. Il est temps pour le gouvernement français d’agir afin de les protéger davantage.
L'article est disponible en intégralité.

*David Lisnard est maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie et Yves d'Amécourt, viticulteur, est un ancien élu local de Gironde (ancien maire de Sauveterre-de-Guyenne).

vendredi 1 décembre 2023

La vaccination des sols augmente nettement le rendement du maïs

L'inoculation de champignons mycorhiziens dans le sol permet d'augmenter jusqu'à 40% la récolte de maïs dans les champs, et ce sans engrais ni produits phytosanitaires supplémentaires. C'est ce que montre une étude alémanique publiée dans la revue Nature Microbiology.

«C'est énorme», a commenté le codirecteur de l'étude, Marcel van der Heijden, de l'Université de Zurich (UZH) et d'Agroscope. Il s'agit d'un grand pas en direction d'une agriculture plus durable, selon les auteurs.

Pour l'étude, l'équipe de recherche des universités de Zurich et de Bâle, de l'Institut de recherche de l'agriculture biologique (Fibl) et de la station fédérale Agroscope a inoculé des champignons mycorhiziens dans 54 champs de maïs de Bâle à Saint-Gall, a expliqué Marcel van der Heijden, interrogé jeudi par Keystone-ATS. Les champignons ont été incorporés dans le sol avant le semis du maïs.

Une assurance

Ces champignons aident notamment les plantes dans l'absorption des nutriments. Sur un quart des surfaces d'essai, le rendement a ainsi augmenté de 40%. Toutefois, l'inoculation des champignons n'a pas eu le même effet sur toutes les surfaces: sur un tiers des champs, il n'y a pas eu d'augmentation du rendement, voire même une baisse, selon l'UZH.

Dans l'étude, les chercheurs ont pu montrer que la vaccination fongique fonctionne bien là où de nombreux agents pathogènes sont présents dans le sol. Suite à la vaccination, un rendement normal élevé a pu être maintenu. Sans les champignons mycorhiziens, il y aurait eu des pertes de récolte.

«Ils agissent donc comme une sorte d'assurance», a déclaré Marcel van der Heijden. Sur les champs qui ne sont pas contaminés par des germes pathogènes, les champignons mycorhiziens n'ont en revanche qu'un faible effet.

Les chercheurs ont déduit de ces résultats une méthode de prédiction. Ils ont ainsi pu prévoir le succès d'une inoculation dans neuf champs sur dix. Cette prédictibilité permet, selon les chercheurs, d'utiliser les champignons de manière ciblée dans les champs où ils fonctionnent.

Source : Agence Télégraphique Suisse (ATS) via agir info.

On lira aussi le communiqué de l’Université de Zurich,

Une vaccination contre les champs malades. Les sols arables abritent souvent de nombreux agents pathogènes qui attaquent les plantes et réduisent les rendements. Une équipe de recherche suisse vient de démontrer que l'inoculation du sol avec des champignons mycorhiziens peut aider à maintenir, voire à améliorer les rendements sans fertilisation, ni pesticides supplémentaires. Lors d'un essai sur le terrain à grande échelle, la récolte pourrait être augmentée jusqu'à 40 pour cent.

mardi 14 novembre 2023

Et si l'on parlait des bassines ...

Hauts-de-France, agriculture sinistrée

mercredi 1 novembre 2023

La réduction à 50% de l’usage des pesticides en 2030 rappelle étrangement la réduction à 50% de la part du nucléaire dans l’électricité en 2035.

Le gouvernement français a présenté, lundi 30 octobre, une nouvelle stratégie visant à réduire de moitié l'usage des pesticides à l'horizon 2030 par rapport à la période 2015-2017. L'indicateur de référence est le «Nodu» (nombre de doses unité), qui prend en compte les quantités de pesticides vendues et les surfaces traitées, aux doses maximales homologuées. La France est passée d'un Nodu de 82 en 2009 à 120,3 en 2018 avant de revenir à 85,7 en 2021. Selon le nouvel objectif du gouvernement, il devrait descendre à environ 50 en 2030.

Les représentants du monde agricole, des chercheurs et des associations ont désormais jusqu'au 30 novembre pour faire part de leurs remarques sur ce texte, «Ecophyto 2030», qui doit être publié début 2024. Le gouvernement propose de se baser sur «l'accélération du développement de solutions alternatives non chimiques et chimiques pour mieux se préparer au potentiel retrait de certaines substances actives», selon un communiqué du ministère de l'Agriculture. Source France info.

Commentaire

Mais elles sont où les solutions alternatives ?
Et que sont les «solutions alternatives non chimiques et chimiques» ?
Elle est où la science dans tout ça, car tout est chimique !

Complément

jeudi 19 octobre 2023

Incroyable, le budget 2024 prévoient des hausses de taxes pour nos agriculteurs

«Des agriculteurs taxés et abandonnés face aux enjeux climatiques et environnementaux», source Chambres d’Agriculture de France du 18 octobre 2023.

Alors qu’il vient d’être décidé de faire adopter le projet de loi de finances sans vote à l’Assemblée Nationale, les chambres d’agriculture s’indignent du risque de ne pas pouvoir bénéficier de moyens financiers suffisants pour accompagner des agriculteurs pour faire face aux enjeux climatiques et environnementaux faute d’une revalorisation de leurs ressources à hauteur de l’inflation.

vendredi 13 octobre 2023

Glyphosate : La France s'abstient par manque de courage ! Et elle est où la science dans tout ça, Monsieur le ministre de l'Agriculture ?

Ainsi on pourra dire dans les salons que c'est la faute à l'Europe ... 

Complément
On lira sur le blog d’André ce point de vue, «Glyphystérie : la mafia a un nouvel ennemi public n°1». 

lundi 2 octobre 2023

Retour à un certain type d'agriculture qui n'a pourtant jamais existé !

vendredi 29 septembre 2023

Glyphosage : Mensonges des lobbies bio et écolo ...

jeudi 21 septembre 2023

La Commission européenne propose de renouveler le glyphosate pour dix ans

«La Commission européenne propose de renouveler le glyphosate pour dix ans», source La France Agricole.

La Commission européenne a publié un projet de règlement qui sera très prochainement discuté avec les États membres. Outre le sujet de la période de renouvellement, plusieurs conditions et restrictions d’utilisation sont évoquées.

Dans un projet de règlement publié le 19 septembre 2023, la Commission européenne propose un renouvellement du glyphosate, dont l’approbation actuelle prend fin le 15 décembre prochain, pour une durée de dix ans.

La Commission estime en effet «qu’on ne peut s’attendre, à court terme, à obtenir suffisamment de nouvelles informations pour aboutir à un résultat différent» des études menées depuis 2012 sur la matière active. Elle signale néanmoins qu’avec «l’intensification des recherches sur le glyphosate ces dernières années», il est possible que de «nouvelles connaissances» sur la matière active «apparaissent». Un renouvellement sur dix ans permet donc, selon Bruxelles, de prendre en compte ces deux aspects.

Cette proposition sera discutée avec les États membres lors la prochaine réunion du comité permanent des végétaux (Scopaff), le vendredi 22 septembre 2023, sans qu’il n’y ait de «vote à ce stade», a précisé les services du ministère de l’Agriculture, en réaction à la communication de la Commission.

L’Etat français non satisfait

«Aujourd’hui, les autorités françaises ne sont pas satisfaites de cette proposition», ont réagi les services du ministère de l’Agriculture. La France souhaite en effet que l’approche à la française, à savoir «la recherche d’alternatives pour ne laisser aucun agriculteur sans solution», puisse être harmonisée au niveau européen et approfondie. «La France demandera également […] d’accélérer la mise au point de méthodes d’évaluation des risques pour la biodiversité», a précisé le ministère.

Commentaire

La France est à la recherche d’alternatives comme certains sont à la recherche du dahu, mais depuis le temps, elles sont où ces alternatives ?

jeudi 14 septembre 2023

Agriculture de conservation des sols. Le rôle du glyphosate

mercredi 13 septembre 2023

Pendant l’été, les attaques contre les agriculteurs continuent

Lu sur l’excellent blog-notes d’Olivier Masbou, «Agriculture : pendant l’été les attaques continuent».

Pas de pause estivale pour les attaques contre les agriculteurs :

- au mois d’août, des centaines d’agriculteurs, ont reçu des lettres anonymes. Extrait de l’une d’entre elles : «Nous sommes en droit de nous demander à quoi vous servez, quel est le but de votre existence et quelle est votre pertinence lorsque nous sommes témoins scandalisés de ce que nous voyons» ;

- dimanche 3 septembre, le bâtiment agricole d’un responsable de la FNSEA 44 a été volontairement incendié, et des slogans, accusant la FNSEA de proximité avec le l’industrie chimique ont été inscrits ;

- samedi 9 septembre, des dégradations ont été commises autour du chantier d’une bassine à Priaires (Deux-Sèvres). La préfète du département a relevé «une barricade (…) sur la voie publique et la destruction de plusieurs barrières à Priaires», ainsi que la «détérioration d’un compteur d’eau à Mauzé». Priaires est la plus petite des 16 bassines programmées dans les Deux-Sèvres.

Cette liste n’est, hélas, certainement pas exhaustive.

lundi 11 septembre 2023

La Coopérative de l'eau des Deux-Sèvres dénonce de nouvelles dégradations

samedi 19 août 2023

Convoi de l'eau, bienvenue en absurdisthan !

Pour mémoire,

Le tribunal administratif de Poitiers a validé mardi 11 avril la construction de chacune des 16 retenues d'eau pour l'irrigation agricole sur le bassin de la Sèvre Niortaise, indique France Bleu Poitou. Sept ouvrages sur 16 avaient déjà été validés en mai 2021, permettant le début des travaux, notamment sur les bassines de Mauzé-sur-le-Mignon et de Sainte-Soline, théâtre de manifestations parfois violentes ces dernières années. Au total, ces retenues doivent permettre de stocker plusieurs centaines de milliers de mètres cubes d'eau. L’État accueille avec satisfaction le jugement rendu par le Tribunal administratif de Poitiers en ce qu'il procède au rejet des trois recours exercés à l'encontre de l'autorisation environnementale délivrée à la Société coopérative anonyme de l'eau des Deux-Sèvres pour l'exploitation de 16 réserves de substitution. La légalité de cette autorisation n'a donc pas été remise en cause par le Tribunal.

Et pourtant,

Benoît Biteau, agronome-paysan et député européen au sein du groupe Les Verts, participera au «Convoi de l’eau», une nouvelle mobilisation contre les bassines entre Sainte-Soline et Orléans. Il appelle sur franceinfo vendredi 19 août à «rouvrir ce débat» et entendre les scientifiques et les citoyens.

Bienvenue en Absurdisthan !

vendredi 18 août 2023

Non à l'agribashing en France

«On doit le respect à un champ de blé, non pas pour lui-même, mais parce que c'est de la nourriture pour les hommes. D'une manière analogue, on doit du respect à une collectivité, quelle qu'elle soit - patrie, famille, ou toute autre -, non pas pour elle-même, mais comme nourriture d'un certain nombre d'âmes humaines.» Simone Weil, L’Enracinement, 1943.