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mardi 28 juillet 2026

Le droit est devenu un terrain de guerre contre l’agriculture

Je dédie cet article au commentaire récent d’un inconnu ou d'un anonyme qui disait, « Il me semble opportun de garder ses idéaux politiques pour soi... Surtout en matière agricole/environnementale, qui n'est pas le sujet du blog ». Ben voyons ...

Alors pour cet inconnu, mais surtout pour tous les lecteurs du blog, voici quelques extraits d’un article proposé par le blog agriculture et environnement intitulé, « Le droit est devenu un terrain de guerre contre l’agriculture ».

Carole Hernandez-Zakine, docteure en droit, membre de l’Académie d’agriculture, est l’auteure d’une note « Judiciarisation des projets agricoles et alimentaires », publiée en mai 2026 par le think tank Les Z’Homnivores.

Vous venez de publier une analyse d’une quarantaine de pages sur la judiciarisation de l’agriculture. Pourquoi cette note et pourquoi maintenant ?

Carole Hernandez-Zakine

Parce que le phénomène produit désormais pleinement ses effets et que personne ne le dit clairement. Les agriculteurs ressentent depuis des années une pression croissante venue des tribunaux, mais ce ressenti est systématiquement renvoyé à une hypersensibilité du monde agricole. Ce que j’ai voulu faire, c’est objectiver la réalité : montrer, avec des décisions de justice à l’appui, qu’il s’agit d’une dynamique documentée, structurée et délibérément construite. On parle beaucoup des normes, des prix, du renouvellement des générations. On parle très peu du fait que le juge est en train de devenir un acteur central de la politique agricole française – sans y avoir été invité par les urnes.

Ce que Les Z’Homnivores publient est une synthèse accessible d’un travail de fond beaucoup plus dense, puisqu’il repose sur des décisions de justice, choisies pour leur exemplarité, à tous les niveaux de juridiction : civile, pénale, administrative, constitutionnelle, européenne. Ce qui m’a frappée, c’est la cohérence d’ensemble. On pourrait croire à une accumulation de litiges disparates. Bien au contraire, les contentieux se nourrissent les uns des autres et convergent vers le même objectif : abattre un modèle agricole productif, non pas dans l’arène politique, mais devant les tribunaux.

La suite est à lire ici.

samedi 25 juillet 2026

Loi d'urgence agricole : le point de vue de M. Jean-Baptiste Moreau*

Le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles a été définitivement adopté par le Parlement le 21 juillet 2026.

J'assiste depuis des années, et même durant mon mandat, à l'hystérisation des débats dès que l'on parle agriculture.

Les débats autour de cette loi n'ont pas échappé à cette tendance : « Acetamiprid is the new glyphosate ».

Ces molécules deviennent des symboles pour les idéologues de tout poil pour se livrer de façon totalement irrationnelle scientifiquement à une critique d'une agriculture qu'on caricature à l'infini en ne connaissant rien de ses réalités.

Je suis bien placé pour parler de cela, pour avoir été rapporteur de la loi egalim où j'ai du consentir pour empêcher l'interdiction par la loi du glyphosate qui aurait eu des conséquences dramatiques sur l'ensemble de l'agriculture, de passer un compromis avec les écolos de mon camp ou des autres, en interdisant la flupyradifurone. Je savais que cela aurait des conséquences sur certaines productions, mais je les pensais moins problématiques que l'interdiction du glyphosate.

Je regrette cette décision et je salue le fait que le texte laisse à l'ANSES la possibilité de déroger à l'interdiction.

Ces décisions n'ont rien à faire dans la main des politiques. Elles doivent être uniquement prises en fonction des faits scientifiques démontrés. Sinon le politique se vautre dans la démagogie, instrumentalisé par des idéologies qui ne conduiront qu'à la ruine de notre agriculture.

J'entends les inquiétudes sur la dangerosité de certaines molécules ou certaines pratiques agricoles. Mais c'est la science qui doit rassurer nos concitoyens et la peur ne doit pas être instrumentalisée par le politique.

Nous sommes en train de faire avec l'agriculture ce que nous avons fait avec le nucléaire.

La pensée unique du moment c'est que notre modèle agricole doit changer, que tout le monde devrait passer en bio.

On assiste aux mêmes caricatures que quand on expliquait que le nucléaire était le mal absolu. À l'époque, les ONG, le grand public et quasiment toute la classe politique voulaient la fin du nucléaire à tel point que certains pays l'ont fait, comme l Allemagne.

Or la tendance s'est inversée aujourd'hui devant la peur de voir des pénuries d'énergie ou le prix de l'énergie flamber, ce qui affecterait notre mode de vie. Et on voit combien cette vision de l'époque va nous coûter cher pour remettre à niveau ce secteur.

Ainsi faut-il attendre que nos rayons de supermarché ou de commerce soient vide de toute aliment français pour que nos concitoyens se rendent compte que notre agriculture est menacée de mort ?

Et qu'on ne mette pas cette mort programmée sur le compte de la concurrence internationale. Ce ne sont que des fadaises pour gogos susceptibles de gober les âneries et autre idéologie mortifère des extrêmes.

Elle va crever car nous sommes au comble de l'hypocrisie. Nous voulons que notre agriculture produise sans aucun produit, sans aucun intrant, mais nous refusons de payer ses produits au juste prix et nous achetons abondamment des produits issues d'une agriculture que nous ne voulons pas.

Et pitié, pas de couplet sur « on part les premiers, les autres suivront ». Ils ne suivent jamais, car ils voient bien que ce que nous faisons est une impasse totale.

L'agriculture française a vocation à produire de l'alimentation saine et durable. Elle n'aura jamais pour vocation unique d'entretenir les espaces car les agriculteurs deviendraient des fonctionnaires et c'est absolument incompatible avec la nature profonde de l'agriculteur faite de passions, de prises de risques. L'agriculteur est un entrepreneur par essence, qui vit dans le réel et n'a d'autre choix que de s'adapter au réel : au climat, aux demandes du consommateur.

oo0oo

Le mythe d'une agriculture vivrière refermée sur nos frontières n'est qu'un mythe. Tous ceux qui ont essayé ont tué leur agriculture. On peut toujours rêver d'un monde où il en fut autrement, mais ce monde n'a jamais existé à travers l'histoire et n'existera jamais. L'agriculture a besoin d échanges pour permettre aux agriculteurs de vivre .

C'est une réalité intangible économique et scientifique. Et on ne peut pas obliger nos agriculteurs à courir avec des boulets au pied. Bien sûr, il ne s'agit pas de faire n'importe quoi pour produire, mais ce n'est déjà absolument pas le cas.

Si nous voulons avoir encore des agriculteurs demain en France, il va falloir renouer le contact, arrêter de les juger sur la base de croyances. Et du côté des agriculteurs, les manifestations ne suffiront pas à faire comprendre les nécessités de ce métier. Bien aimer les agriculteurs, c'est bien ; le leur prouver, c'est mieux. Et on ne le leur prouve pas en leur expliquant comment ils devraient exercer un métier, dont au final on ne connaît rien.

* Ancien député (2017-2022). Paysan de la Creuse à jamais. Consultant indépendant et libre.

Références, 1 et 2.

NB: Je remercie André Heitz d’avoir signalé ce texte paru sur son blog ici.


mardi 9 juin 2026

Cadmium : Quand les députés marchent sur la tête !

Le slogan « On marche sur la tête » n’aura jamais mieux porté son nom et ce sont les députés qui se sont rendus coupable de démagogie …

Cadmium : l’Assemblée nationale vote une nouvelle surtransposition et tourne définitivement le dos à la « Souveraineté alimentaire », source communiqué de presse conjoint de cinq associations sectorielles de producteurs – AGPB, AGPM, CGB, FOP et UNPT – en réaction à l'adoption par l'Assemblée Nationale de la proposition de loi sur le cadmium.

Les organisations représentatives des grandes cultures française (AGPB, AGPM, CGB, FOP, UNPT) dénoncent avec consternation l’adoption cette nuit par l’Assemblée nationale de la proposition de loi visant à abaisser les seuils de cadmium dans les engrais phosphatés.

À l’image de l’examen de la loi d’urgence agricole, où les promesses de simplification ont en réalité conduit à davantage de surtranspositions et de complexité, les actes viennent une nouvelle fois contredire les discours.

Par 144 voix contre 22, les députés ont choisi d’imposer à l’agriculture française une surtransposition supplémentaire, alors même que ces mêmes responsables politiques affirment, depuis des mois, vouloir mettre fin aux distorsions de concurrence qui pénalisent nos producteurs face à leurs homologues européens et mondiaux.

Sur le cadmium, alors qu’une réglementation européenne existe déjà avec un seuil de 60 mg de cadmium/kg de P₂O₅ (pentoxyde de phosphore) applicable dans les 27 États membres, l’Assemblée nationale a choisi d’aller seule plus loin. Malgré le réexamen prochain du dossier par la Commission européenne et malgré le soutien du Gouvernement à une solution plus équilibrée, les députés ont adopté des seuils purement franco-français de 40 mg/kg dès 2027 puis de 20 mg/kg à partir de 2030.

Ce vote n’est ni une victoire de la science, ni une victoire de la santé publique. C’est avant tout une victoire politique des tenants de la décroissance agricole et… de leurs alliés de circonstance.

Depuis plusieurs années, une partie croissante de la classe politique poursuit la même logique : moins de production, plus de contraintes et toujours davantage de culpabilisation de ceux qui nourrissent le pays. Le cadmium n’aura été qu’un nouveau prétexte.

NB : N’hésitez pas à lire l’intégralité du communiqué commun

vendredi 1 mai 2026

La Ferme France en déroute, mais la partie n’est pas terminée

Les extraits qui suivent sont issus de l’article du 28 avril 2026 de Gil Rivière-Wekstein, « La Ferme France en déroute, mais la partie n’est pas terminée ».

Le sénateur Laurent Duplomb dresse le constat d’un solde commercial agricole en chute libre et de filières en souffrance sous trop de normes étouffantes, tandis que, pendant ce temps, le reste de l’Europe progresse.

À l’occasion des premières Assises de la lutte contre le déclin agricole, qui ont eu lieu au Sénat le 2 février dernier, le sénateur Laurent Duplomb a rendu publics ses travaux visant à actualiser les chiffrages du rapport La France, un champion agricole mondial : pour combien de temps encore ? publié en 2019. Ses conclusions, dont la presse a fait peu de cas, sont sans appel, et présentées sous un titre qui les résume parfaitement : Balance commerciale agricole : chronique d’une chute annoncée. Y a-t-il un pilote dans le tracteur France ?

La démarche du rapporteur s’inscrit dans la continuité de son travail sénatorial. En effet, dès 2019, Laurent Duplomb identifiait trois «  » : la stagnation en volume de la production française, le risque de disparition de l’excédent commercial agricole et la montée des importations alimentaires. Ces tendances ont malheureusement été confirmées en 2022 par un rapport sur la compétitivité de la Ferme France. Depuis lors, les choses ont empiré, dépassant les prévisions les plus sombres.

L’Europe avance, la France recule

En 2019, son solde commercial agricole s’élevait à 7,7 milliards d’euros. En 2024, il était tombé à 3,9 milliards, soit une chute de 49 % en cinq ans. Dans le même temps, le solde italien progressait de 66 % et le solde espagnol de 34 %. À la fin 2025, la situation est devenue historiquement critique.

Les causes d’une contre-performance historique

Inutile de tourner autour du pot : les causes sont bel et bien franco-françaises et ne sont pas imputables aux contraintes imposées par l’UE, ni aux futurs accords de libre-échange.
Sans surprise, le rapporteur souligne que les causes structurelles, bien connues, étaient déjà documentées dans son rapport de 2022 : la perte de compétitivité y joue un rôle essentiel. Et d’ajouter que le poids considérable des normes françaises est sans équivalent en Europe. Reprenant les propos de l’ancien Premier ministre François Bayrou, en janvier 2025, Laurent Duplomb rappelle ainsi que le coût des normes s’évalue à 0,17 % du PIB en Allemagne, 0,8 % en Italie, mais à près de 4 % en France, soit une charge vingt fois supérieure à celle de son principal concurrent européen. Traduit en euros, cela représente 120 milliards par an, « de quoi boucher le déficit budgétaire plusieurs fois »

Cinq défis inchangés depuis 2019

Pour y parvenir, cela nécessite en premier lieu de retrouver de la compétitivité, qui, selon le rapporteur, représente « le nerf de la guerre ». Le desserrement des contraintes normatives inutiles et la lutte contre les surtranspositions franco-françaises constituent à cet égard des leviers prioritaires. En second lieu, il convient de lutter contre la concurrence déloyale et de maintenir une politique agricole commune ambitieuse. Or, les premières annonces faites par la Commission européenne à la fin 2025 laissaient présager une baisse de 22 à 30 % des crédits de la prochaine PAC. Pour la France, cela représenterait une enveloppe de 50,9 milliards d’euros sur la période, soit plus de 7 milliards par an contre plus de 9 milliards actuellement. Un recul qui serait donc considérable à l’heure où, souligne le rapporteur, le soutien public à l’agriculture serait plus que jamais nécessaire.

Définir enfin un cap

Le rapporteur insiste sur l’importance de retrouver un cap stratégique pour l’agriculture française.
Le constat d’échec de la gouvernance agricole française reste le plus préoccupant, les chiffres de la balance commerciale ne faisant qu’accompagner la réalité d’un déclin, qui a pris racine dès 2007 avec le fameux Grenelle de l’environnement et la mise en place d’une politique de réelle décroissance, sous les présidences successives de Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron.
Certes, la partie n’est pas encore perdue pour la France, car notre pays dispose toujours, malgré tout, de la première surface agricole utile d’Europe et d’agriculteurs d’un haut niveau d’excellence. Mais chaque année d’immobilisme rendra cependant le redressement de plus en plus difficile et coûteux.

mardi 19 décembre 2023

France : Démonstration de la nécessité des retenues d'eau et de la stupidité des écologistes

lundi 18 décembre 2023

L'Agriculture en France est le modèle le plus durable au monde !

Mille mercis à nos agriculteurs et à nos éleveurs !!!!

jeudi 14 décembre 2023

Météo et bassines en France

Vendredi 15 décembre 2023, le blog fera paraître le Top 10 de l’année 2023 de la sécurité des aliments en France. Il s’gait d’une mise en perspective de quelques faits saillants, mais aussi avec des absents …

mercredi 6 décembre 2023

Agriculture : De la pertinence des retenues d'eau

lundi 4 décembre 2023

Nos agriculteurs ont raison : «On marche sur la tête »

«Nos jeunes agriculteurs ont raison : on marche sur la tête !», Tribune parue dans Le Point par David Lisnard et Yves d’Amécourt*.
Le ras-le-bol des agriculteurs français, les bons élèves de l’Europe, est légitime. Il est temps pour le gouvernement français d’agir afin de les protéger davantage.
L'article est disponible en intégralité.

*David Lisnard est maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie et Yves d'Amécourt, viticulteur, est un ancien élu local de Gironde (ancien maire de Sauveterre-de-Guyenne).

vendredi 1 décembre 2023

La vaccination des sols augmente nettement le rendement du maïs

L'inoculation de champignons mycorhiziens dans le sol permet d'augmenter jusqu'à 40% la récolte de maïs dans les champs, et ce sans engrais ni produits phytosanitaires supplémentaires. C'est ce que montre une étude alémanique publiée dans la revue Nature Microbiology.

«C'est énorme», a commenté le codirecteur de l'étude, Marcel van der Heijden, de l'Université de Zurich (UZH) et d'Agroscope. Il s'agit d'un grand pas en direction d'une agriculture plus durable, selon les auteurs.

Pour l'étude, l'équipe de recherche des universités de Zurich et de Bâle, de l'Institut de recherche de l'agriculture biologique (Fibl) et de la station fédérale Agroscope a inoculé des champignons mycorhiziens dans 54 champs de maïs de Bâle à Saint-Gall, a expliqué Marcel van der Heijden, interrogé jeudi par Keystone-ATS. Les champignons ont été incorporés dans le sol avant le semis du maïs.

Une assurance

Ces champignons aident notamment les plantes dans l'absorption des nutriments. Sur un quart des surfaces d'essai, le rendement a ainsi augmenté de 40%. Toutefois, l'inoculation des champignons n'a pas eu le même effet sur toutes les surfaces: sur un tiers des champs, il n'y a pas eu d'augmentation du rendement, voire même une baisse, selon l'UZH.

Dans l'étude, les chercheurs ont pu montrer que la vaccination fongique fonctionne bien là où de nombreux agents pathogènes sont présents dans le sol. Suite à la vaccination, un rendement normal élevé a pu être maintenu. Sans les champignons mycorhiziens, il y aurait eu des pertes de récolte.

«Ils agissent donc comme une sorte d'assurance», a déclaré Marcel van der Heijden. Sur les champs qui ne sont pas contaminés par des germes pathogènes, les champignons mycorhiziens n'ont en revanche qu'un faible effet.

Les chercheurs ont déduit de ces résultats une méthode de prédiction. Ils ont ainsi pu prévoir le succès d'une inoculation dans neuf champs sur dix. Cette prédictibilité permet, selon les chercheurs, d'utiliser les champignons de manière ciblée dans les champs où ils fonctionnent.

Source : Agence Télégraphique Suisse (ATS) via agir info.

On lira aussi le communiqué de l’Université de Zurich,

Une vaccination contre les champs malades. Les sols arables abritent souvent de nombreux agents pathogènes qui attaquent les plantes et réduisent les rendements. Une équipe de recherche suisse vient de démontrer que l'inoculation du sol avec des champignons mycorhiziens peut aider à maintenir, voire à améliorer les rendements sans fertilisation, ni pesticides supplémentaires. Lors d'un essai sur le terrain à grande échelle, la récolte pourrait être augmentée jusqu'à 40 pour cent.

mardi 14 novembre 2023

Et si l'on parlait des bassines ...

Hauts-de-France, agriculture sinistrée

mercredi 1 novembre 2023

La réduction à 50% de l’usage des pesticides en 2030 rappelle étrangement la réduction à 50% de la part du nucléaire dans l’électricité en 2035.

Le gouvernement français a présenté, lundi 30 octobre, une nouvelle stratégie visant à réduire de moitié l'usage des pesticides à l'horizon 2030 par rapport à la période 2015-2017. L'indicateur de référence est le «Nodu» (nombre de doses unité), qui prend en compte les quantités de pesticides vendues et les surfaces traitées, aux doses maximales homologuées. La France est passée d'un Nodu de 82 en 2009 à 120,3 en 2018 avant de revenir à 85,7 en 2021. Selon le nouvel objectif du gouvernement, il devrait descendre à environ 50 en 2030.

Les représentants du monde agricole, des chercheurs et des associations ont désormais jusqu'au 30 novembre pour faire part de leurs remarques sur ce texte, «Ecophyto 2030», qui doit être publié début 2024. Le gouvernement propose de se baser sur «l'accélération du développement de solutions alternatives non chimiques et chimiques pour mieux se préparer au potentiel retrait de certaines substances actives», selon un communiqué du ministère de l'Agriculture. Source France info.

Commentaire

Mais elles sont où les solutions alternatives ?
Et que sont les «solutions alternatives non chimiques et chimiques» ?
Elle est où la science dans tout ça, car tout est chimique !

Complément

jeudi 19 octobre 2023

Incroyable, le budget 2024 prévoient des hausses de taxes pour nos agriculteurs

«Des agriculteurs taxés et abandonnés face aux enjeux climatiques et environnementaux», source Chambres d’Agriculture de France du 18 octobre 2023.

Alors qu’il vient d’être décidé de faire adopter le projet de loi de finances sans vote à l’Assemblée Nationale, les chambres d’agriculture s’indignent du risque de ne pas pouvoir bénéficier de moyens financiers suffisants pour accompagner des agriculteurs pour faire face aux enjeux climatiques et environnementaux faute d’une revalorisation de leurs ressources à hauteur de l’inflation.

vendredi 13 octobre 2023

Glyphosate : La France s'abstient par manque de courage ! Et elle est où la science dans tout ça, Monsieur le ministre de l'Agriculture ?

Ainsi on pourra dire dans les salons que c'est la faute à l'Europe ... 

Complément
On lira sur le blog d’André ce point de vue, «Glyphystérie : la mafia a un nouvel ennemi public n°1». 

lundi 2 octobre 2023

Retour à un certain type d'agriculture qui n'a pourtant jamais existé !

vendredi 29 septembre 2023

Glyphosage : Mensonges des lobbies bio et écolo ...

jeudi 21 septembre 2023

La Commission européenne propose de renouveler le glyphosate pour dix ans

«La Commission européenne propose de renouveler le glyphosate pour dix ans», source La France Agricole.

La Commission européenne a publié un projet de règlement qui sera très prochainement discuté avec les États membres. Outre le sujet de la période de renouvellement, plusieurs conditions et restrictions d’utilisation sont évoquées.

Dans un projet de règlement publié le 19 septembre 2023, la Commission européenne propose un renouvellement du glyphosate, dont l’approbation actuelle prend fin le 15 décembre prochain, pour une durée de dix ans.

La Commission estime en effet «qu’on ne peut s’attendre, à court terme, à obtenir suffisamment de nouvelles informations pour aboutir à un résultat différent» des études menées depuis 2012 sur la matière active. Elle signale néanmoins qu’avec «l’intensification des recherches sur le glyphosate ces dernières années», il est possible que de «nouvelles connaissances» sur la matière active «apparaissent». Un renouvellement sur dix ans permet donc, selon Bruxelles, de prendre en compte ces deux aspects.

Cette proposition sera discutée avec les États membres lors la prochaine réunion du comité permanent des végétaux (Scopaff), le vendredi 22 septembre 2023, sans qu’il n’y ait de «vote à ce stade», a précisé les services du ministère de l’Agriculture, en réaction à la communication de la Commission.

L’Etat français non satisfait

«Aujourd’hui, les autorités françaises ne sont pas satisfaites de cette proposition», ont réagi les services du ministère de l’Agriculture. La France souhaite en effet que l’approche à la française, à savoir «la recherche d’alternatives pour ne laisser aucun agriculteur sans solution», puisse être harmonisée au niveau européen et approfondie. «La France demandera également […] d’accélérer la mise au point de méthodes d’évaluation des risques pour la biodiversité», a précisé le ministère.

Commentaire

La France est à la recherche d’alternatives comme certains sont à la recherche du dahu, mais depuis le temps, elles sont où ces alternatives ?

jeudi 14 septembre 2023

Agriculture de conservation des sols. Le rôle du glyphosate

mercredi 13 septembre 2023

Pendant l’été, les attaques contre les agriculteurs continuent

Lu sur l’excellent blog-notes d’Olivier Masbou, «Agriculture : pendant l’été les attaques continuent».

Pas de pause estivale pour les attaques contre les agriculteurs :

- au mois d’août, des centaines d’agriculteurs, ont reçu des lettres anonymes. Extrait de l’une d’entre elles : «Nous sommes en droit de nous demander à quoi vous servez, quel est le but de votre existence et quelle est votre pertinence lorsque nous sommes témoins scandalisés de ce que nous voyons» ;

- dimanche 3 septembre, le bâtiment agricole d’un responsable de la FNSEA 44 a été volontairement incendié, et des slogans, accusant la FNSEA de proximité avec le l’industrie chimique ont été inscrits ;

- samedi 9 septembre, des dégradations ont été commises autour du chantier d’une bassine à Priaires (Deux-Sèvres). La préfète du département a relevé «une barricade (…) sur la voie publique et la destruction de plusieurs barrières à Priaires», ainsi que la «détérioration d’un compteur d’eau à Mauzé». Priaires est la plus petite des 16 bassines programmées dans les Deux-Sèvres.

Cette liste n’est, hélas, certainement pas exhaustive.