Je reprends le titre et une partie du texte de ce site Internet à propos d’une polémique nn-fondée sur le sirop de menthe. N’hésitez pas à lire l’intégralité de l’article.
Le sirop de menthe est dans le viseur. Chaque semaine, une nouvelle alerte sanitaire tombe dans les rédactions. Chaque semaine, la même mécanique se répète, et personne ne semble pressé de l’arrêter.
Le 16 juin, Yuka publie « une enquête » sur le colorant E133, le bleu brillant FCF qui donne sa couleur au sirop de menthe. Franceinfo reprend le lendemain. « Risques potentiels pour la santé », « additif controversé », enfants menacés. Le tweet fait son boulot de recrutement de l’attention. En bas de page, une note de communauté rappelle ceci : l’EFSA a évalué le E133, l’a classé sûr, et les niveaux d’exposition réels des consommateurs restent très inférieurs à la dose journalière admissible. L’alerte était close avant d’exister.
L’application se pose en autorité sanitaire parallèle en établissant ses propres listes noires. On comprend la logique : chaque alerte rend l’application un peu plus indispensable.
Et qui est complice ? la mauvaise presse qui reprend la campagne de communication d’une application commerciale en la présentant comme une alerte sanitaire, sans vérifier les conclusions de l’autorité européenne compétente. C’est du travail bâclé. Du relai paresseux d’un contenu anxiogène qui performe.
Sur Doctissimo, on en veut vraiment à l’E133 : « ça n’est pas parce qu’un additif isolément ne pose pas ou peu de problème pour la santé que sa consommation est sûre. Associé à d'autres additifs, il peut devenir problématique : c'est ce que l'on appelle l'effet cocktail ».
Récemment, la peur du cadmium a fait la Une des médias mais aussi de l'Assemblée Nationale. Le blog vous en avait parlé ici et ici.

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