jeudi 2 avril 2026

Cadmium : ce que les médias n’ont pas retenu

Que dit vraiment l'Anses

L’Anses n’émet pas d’alerte. 

La réglementation est respectée et qu’aucun aliment commercialisé ne dépasse les limites sanitaires fixées. 

L’agence ne réclame pas l’étiquetage des aliments, dont Matthieu Schuler, directeur général délégué au pôle Sciences, balaie lui-même l’idée : « On ne va pas exiger que soient renseignées toutes les traces de mercure, de plomb, d’argent, d’aluminium dans l’alimentation… Cela n’aurait aucun sens. » Que les céréales du petit-déjeuner, brandies comme symbole de l’alimentation industrielle coupable, ne représentent que 2 à 4 % de l’exposition des enfants.

Enfin, la première source d’exposition reste, et de très loin, le tabac.

Alors, pourquoi une telle couverture de presse ? 

Il faut le dire sans détour : l’instrumentalisation de ce dossier sert un double intérêt : celui des écologistes décroissants, toujours au rendez-vous lorsqu’il s’agit de désigner l’agriculture conventionnelle comme bouc émissaire, et celui des fabricants d’engrais russes, qui mènent discrètement leur campagne pour un durcissement réglementaire susceptible d’évincer leurs concurrents du marché européen. 

Deux agendas distincts pour une même dramaturgie de la peur. Et ça fonctionne.
Màj du 25 mai 2026, d'après ce lien.
L'ANSES a suscité un tollé dans le monde du biobusiness en affirmant qu'« il n’est pas possible de conclure quant à une différence entre les concentrations en cadmium entre les aliments bio et conventionnels » (page 157 de son avis). Les thuriféraires du bio ont été prompts à dégainer un chiffre magique – -48 % – tiré d'une seule publication. On a là une illustration des problèmes de la science d'opinion ou militante et de la partialité de certaines instances, ici communautaires. Et aussi de la prégnance du biais de confirmation qui affecte un partie du personnel politique, de la sphère scientifique et médicale et des médias (dont celui qui fut de référence).

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