jeudi 16 juillet 2026

Système hydroponique et pathogènes

Deux articles récents sensibilisent à la présence potentielle de pathogènes dans les systèmes hydroponique, à vous de voir …

1. Va donc paraître dans Journal of Food Protection, Survival and Persistence of E. coli in Hydroponic Systems using Synthetic and Organic Fertilizers During Mint Production (Survie et persistance de E. coli dans des systèmes hydroponiques utilisant des engrais synthétiques et bio lors de la production de menthe).

Faits saillants

  • E. coli a été détectée jusqu'à 40 jours après l'inoculation dans des systèmes hydroponiques de culture de menthe.
  • Les engrais organiques ont favorisé une meilleure survie de E. coli que les engrais synthétiques.
  • Le niveau de contamination de la menthe correspondait à celui de la solution nutritive.
  • La croissance de la menthe variait selon le type et la composition de l'engrais.
Résumé
La culture hydroponique utilise des engrais fournissant des nutriments directement assimilables pour la croissance des plantes. Des études ont démontré la survie de pathogènes humains dans les solutions nutritives hydroponiques. Toutefois, les données concernant l'influence de la composition et du type d'engrais sur les contaminants microbiens restent limitées. Cette étude a évalué la survie, la persistance et la répartition de la souche E. coli ATCC 25922 dans des systèmes hydroponiques de type NFT (Nutrient Film Technique) et DWC (Deep-Water Culture) utilisant des engrais synthétiques et bio lors de la production de menthe.

La souche E. coli ATCC 25922 a été inoculée dans des systèmes de culture de menthe alimentés par trois solutions nutritives synthétiques et deux solutions bio (à base de poisson). Des prélèvements de solutions hydroponiques ont été prélevés sur une période allant jusqu'à 39 jours, et les plants de menthe arrivés à maturité ont été récoltés au 40e jour.

La population de E. coli, ainsi que l'évolution des paramètres physico-chimiques et de la croissance des plantes, ont été mesurées. Les niveaux de E. coli ont diminué de manière significative (p < 0,05) après 24 heures dans les systèmes utilisant des engrais synthétiques, aussi bien en NFT qu'en DWC. En revanche, dans les systèmes utilisant des engrais à base de poisson, la population a augmenté de façon significative, passant de 4,8 log UFC/mL à 8,51 log UFC/mL en 24 heures ; par la suite, le taux de réduction a été nettement plus faible que dans les solutions nutritives synthétiques. La croissance des plantes a varié selon le type d'engrais. Les systèmes hydroponiques bio présentaient des niveaux de E. coli significativement plus élevés dans la menthe, tant au niveau des parties comestibles que des racines, par rapport aux autres systèmes. Les résultats de cette étude mettent en évidence un risque accru pour la sécurité des aliments associé aux solutions nutritives bio à base de poisson par rapport aux engrais synthétiques dans le cadre de la culture hydroponique, en cas de contamination.

Conclusion

L'étude a démontré que le taux de survie de E. coli dépend du type d'engrais, notamment de sa provenance ainsi que de sa composition en macro- et micronutriments. Bien que la population de contaminants microbiens diminue avec le temps dans une solution nutritive hydroponique fonctionnelle à base d'engrais de synthèse destinée à la culture de la menthe, les bactéries peuvent persister un certain temps, représentant ainsi un risque pour la sécurité des aliments. La solution nutritive bio peut offrir des conditions plus favorables à la prolifération de E. coli, bactéries potentiellement pathogènes pour l'homme. Les résultats de cette étude indiquent également qu'une contamination microbienne plus élevée au niveau des racines correspond à une contamination accrue de la partie comestible. Des études complémentaires, incluant des agents pathogènes pour l'homme, diverses espèces végétales et d'autres types d'engrais, permettraient d'approfondir la compréhension des effets de ces derniers. L'étude des variations de la composition chimique et de la structure des communautés microbiennes au sein d'un système hydroponique, et plus particulièrement dans la solution nutritive, constituerait une étape supplémentaire vers une meilleure compréhension de sa dynamique.

2. Dans Food Microbiology, Persistence and localisation of Salmonella enterica subsp. enterica Javiana and Listeria monocytogenes during recirculating hydroponic cultivation of leaf lettuce (Persistance et localisation de Salmonella enterica subsp. enterica Javiana et de Listeria monocytogenes lors de la culture hydroponique en circuit fermé de laitues).

Faits saillants

  • Des agents pathogènes bactériens persistent lors de la culture hydroponique de la laitue.
  • Le pH de la solution nutritive, le jour de prélèvement et le type d'échantillon influencent la présence de Salmonella et de Listeria.
  • Salmonella et Listeria ont persisté dans la solution nutritive, les racines et la laine de roche pendant 21 jours.
  • Salmonella et Listeria n'ont pas été détectées dans la partie foliaire comestible de la laitue.

Résumé

La persistance et la localisation de Salmonella Javiana et de Listeria monocytogenes dans des systèmes hydroponiques à culture en eau profonde (DWC) avec recirculation ont été étudiées lors de la production de laitue. Des systèmes DWC à recirculation contenant une solution nutritive (SN) de Hoagland modifiée ont été utilisés. Les réservoirs de SN des systèmes, contenant des plants de laitue pommée âgés de 25 jours, ont été inoculés séparément avec 6 log UFC/mL de S. Javiana ou de L. monocytogenes résistant à la rifampicine. Le dénombrement des pathogènes a été effectué dans la SN, le complexe laine de roche + racines, les racines et les feuilles, du jour 0 (plant de laitue) au jour 21 (pomme de laitue mature), par culture sur milieux sélectifs.

Quatre essais expérimentaux ont été réalisés pour chaque agent pathogène, incluant deux systèmes traités et deux systèmes témoins par essai. Les données relatives à la température, au pH et à la conductivité électrique ont été recueillies et prises en compte comme covariables lors de l'analyse de covariance (ANCOVA). Les données ont été analysées à l'aide d'un modèle mixte pour comparer les concentrations bactériennes moyennes (en log) selon le type d'agent pathogène, en fonction du type d'échantillon et du jour de prélèvement ; cette étape a été suivie du calcul des moyennes des moindres carrés, avec comparaison des valeurs par le test HSD (Honestly Significant Difference) de Tukey au seuil de P = 0,05. Une interaction d'ordre deux entre le jour de prélèvement et le type d'échantillon (P < 0,0001) a eu un effet significatif sur les concentrations de S. Javiana et de L. monocytogenes. L'ANCOVA a révélé que l'effet d'interaction entre le pH de la SN et le type d'échantillon influençait de manière significative les concentrations de S. Javiana (P = 0,0054) et de L. monocytogenes (P < 0,0001). Salmonella Javiana et L. monocytogenes ont persisté dans les racines, le complexe laine de roche + racines et la SN tout au long de la période d'échantillonnage de 21 jours. Aucun agent pathogène n'a été détecté dans la partie comestible de la laitue. Cette étude indique que des agents pathogènes humains peuvent survivre jusqu'à la récolte dans des systèmes hydroponiques de type DWC utilisés pour la production de laitues.

Une réalité très alarmante est l'augmentation du nombre d'intoxication alimentaire dans les cantines scolaires au Vietnam

« Augmentation du nombre d'intoxications dans les cantines scolaires, la vice-Premier ministre ordonne un traitement », source Lao Dong du 14 juillet 2026.

La vice-Premier ministre a souligné que la situation des intoxications alimentaires continue d'augmenter, dont de nombreux cas d'intoxication survenant dans les cantines scolaires, ce qui est une réalité très alarmante.

Selon le rapport, le secteur de la santé a inspecté 118 009 établissements, détecté 5 695 établissements en infraction, soit 4,83% du nombre d'établissements inspectés; traité 3 772 établissements, soit 66,22% du nombre d'établissements en infraction, en forte augmentation par rapport à la même période de l'année précédente; infligé des amendes à 3 571 établissements pour un montant total de plus de 20,2 milliards de dongs (1milliard de dongs = 3 321 euros -aa).

En particulier, les forces de la police populaire ont découvert et traité 4 688 affaires avec 4 795 organisations et individus en infraction, soit une augmentation de 102% par rapport à la même période de l'année précédente. Parmi celles-ci, 95 affaires ont été poursuivies avec 192 accusés, soit une augmentation de 265% en nombre d'affaires et de 237% en nombre d'accusés respectivement; 3 589 affaires ont été traitées administrativement et plus de 1 000 affaires ont été transférées aux autorités compétentes pour poursuivre le traitement.

Il est à noter que la situation des intoxications alimentaires a tendance à augmenter. Au cours des 6 premiers mois de 2026, le pays a enregistré 58 cas d'intoxication alimentaire avec 1 573 personnes touchées et 10 décès, soit une augmentation de 23 cas par rapport à la même période de l'année précédente. En particulier, 12 cas d'intoxication dans les cantines scolaires ont touché 741 élèves, soit une augmentation de 9 cas et une augmentation de 686 élèves par rapport à la même période.

Selon les dirigeants du gouvernement, les écoles doivent être un lieu de soins complets et de sécurité pour les générations futures du pays. La survenance de violations de la sécurité alimentaire dans les écoles affecte non seulement directement la santé et la condition physique des élèves, mais affecte également la qualité des ressources humaines à l'avenir. Sans solutions drastiques, cette situation entraînera de graves conséquences.

Il est nécessaire de renforcer la gestion des cantines scolaires, de contrôler strictement l'origine des aliments et les conditions de transformation, afin de garantir que chaque repas des élèves soit sûr et suffisamment nutritif.

Dans le même temps, renforcer les ressources pour les localités, en particulier au niveau communal; promouvoir la formation et le perfectionnement des cadres et assurer le financement de la mise en œuvre des tâches de gestion de la sécurité alimentaire.

La vice-Premier ministre a également demandé de continuer à promouvoir l'inspection, le contrôle, la lutte et le traitement sévère des violations de la sécurité alimentaire. Parmi celles-ci, il a confié au ministère de la Sécurité publique la tâche de continuer à se concentrer sur la lutte et le démantèlement des organisations et des entreprises produisant et commercialisant des produits contrefaits, des produits de contrefaçon, des produits de mauvaise qualité, en particulier les produits liés aux aliments.

mercredi 15 juillet 2026

Ce que nous savons vraiment de l'importante épidémie à Cyclospora aux États-Unis et ce que nous ignorons

« Ce que nous savons vraiment de l'importante épidémie à Cyclospora aux États-Unis et ce que nous ignorons », source article de Meghan Holohan du 14 juillet 2026 dans CIDRAP News.

Alors que le nombre de cas de cyclosporose (infection par Cyclospora) augmente aux États-Unis et que les témoignages de diarrhées explosives se répandent, beaucoup de gens ne savent pas comment se protéger. Cette grande incertitude les laisse avec de nombreuses questions et peu de réponses claires. 

Faut-il éviter de manger des légumes verts à feuilles ? Et qu’en est-il du lavage des fruits et légumes ? D’où vient ce parasite microscopique appelé Cyclospora ?

Le manque de communication des autorités de santé publique a contribué à la confusion générale. Aujourd'hui, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont finalement publié un avis du Health Alert Network (HAN) concernant l'épidémie, alors qu'ils ont reçu des signalements de cas dès le 1er mai, voire auparavant. 

« C’est vraiment regrettable », a dit Michael T. Osterholm, directeur du Center for Infectious Disease Research and Policy de l’Université du Minnesota, qui publie CIDRAP News. « Nous sommes beaucoup trop en retard pour informer le public. Le temps que nous recevions des recommandations pour réduire les risques, l’épidémie serait terminée. »

Comment se propage Cyclospora ?

On contracte généralement la cyclosporose après avoir consommé des aliments contaminés. La maladie ne se transmet pas d'une personne à l'autre et la période d'incubation (le délai entre l'exposition au parasite et l'apparition des premiers symptômes) est d'environ une à deux semaines. Il est donc difficile de déterminer quel(s) aliment(s) contaminé(s) a/ont pu provoquer la maladie.

« Lorsqu’une personne est infectée par ce parasite, elle excrète les kystes, les organismes, dans ses selles », explique Craig Hedberg, docteur en sciences de la santé environnementale et professeur à l’École de santé publique de l’Université du Minnesota. « Les matières fécales des personnes infectées constituent la source initiale de contamination de l’environnement. » 

Mais lorsqu'ils quittent le corps, les kystes ne sont pas infectieux. Ils ont besoin de temps pour mûrir avant de pouvoir contaminer l'environnement. 

« Si de l'eau contaminée entrait en contact avec les produits, cela pourrait constituer une source de contamination », a dit Hedberg. « Une contamination pourrait également se produire dans les champs où les produits sont cultivés. » 

Ampleur de l'épidémie

Le Michigan est confronté à une importante épidémie de cyclosporose : le Michigan Department of Health and Human Services (MDHHS) a recensé 3 309 cas et 44 hospitalisations à ce jour. L’Ohio enregistre également un nombre élevé de cas : le Toledo-Lucas County Health Department a signalé 1 119 cas et 46 hospitalisations dans le nord-ouest de l’État. 

À eux deux, ces États totalisent plus de 4 000 cas de cyclosporose, ce qui en fait l'une des pires années pour cette infection. À ce jour, 31 États ont signalé des cas, certains faisant état de chiffres supérieurs à la normale. 

L’origine de l’épidémie demeure inconnue. Cyclospora a tendance à se propager davantage en été et a été détectée sur « divers produits frais, fruits et légumes », a dit Hedberg. 

Dans son HAN publié le 14 juillet, le CDC fait état de seulement 1 645 cas confirmés, dont 141 personnes hospitalisées. L'agence précise que 5 100 cas supplémentaires restent à confirmer. Hier, plus de 400 cas recensés dans le Michigan, l'Ohio, la Virginie-Occidentale et le Kentucky pourraient constituer un seul foyer épidémique, selon le CDC, ce qui signifie que les infections pourraient être liées à une source commune. 

Le défi du suivi de la cyclosporose

Lorsqu'ils enquêtent sur des intoxications alimentaires, comme celles causées par Salmonella, Listeria ou Escherichia coli O157, les experts en santé publique peuvent, grâce à un laboratoire, créer une culture, cultiver la bactérie et la sous-typer par séquençage du génome entier », explique Hedberg. Le CDC peut ensuite tracer le pathogène grâce à un système de surveillance en laboratoire appelé PulseNet.

« En cas d’épidémie à E. coli O157 ou à Salmonella touchant plusieurs États, de nombreux cas seront détectés par le système de surveillance des CDC via PulseNet », a dit Hedberg. « Si le CDC constate une épidémie en cours dans plusieurs États, ils coordonneront les enquêtes avec tous les États concernés. » 

Mais Cyclospora , dit-il, « est un peu différent ». 

« Cyclospora n’est pas un organisme que nous pouvons cultiver en laboratoire », a dit Hedberg. « Le sous-typage qui nous permettrait d’identifier les cas apparentés n’est pas facilement accessible. » 

Le CDC s'appuie sur un génotypage partiel pour relier les cas de cyclosporose, car « le génome du parasite est beaucoup plus complexe », a dit Gwen Biggerstaff, directrice adjointe de la Division des maladies d'origine alimentaire, hydrique et environnementale du CDC, lors d'un point de presse le 14 juillet 2026. 

Il y a souvent un délai dans la transmission des informations de l'État au CDC, ce qui peut compliquer les enquêtes.

« Comme nous l'avons constaté avec cette épidémie de Cyclospora, dans de nombreux cas, ces augmentations seront constatées au niveau de l'État avant que les données ne soient compilées au niveau national pour permettre à nos responsables fédéraux d'avoir une image claire de la situation », a dit Hedberg. 

Changements au sein du CDC et réponse à l'épidémie

L'an dernier, le réseau de surveillance active des maladies d'origine alimentaire (FoodNet) du CDC a réduit à deux le nombre d'agents pathogènes suivis : Salmonella et Escherichia coli producteurs de shigatoxine (STEC). La déclaration des cas de maladies dues à Campylobacter, Cyclospora, Listeria, Shigella, Vibrio et Yersinia via FoodNet est désormais facultative pour les États participants. Le réseau couvre 10 sites, où vivent environ 16 % de la population américaine. 

Certains ont émis l'hypothèse que ce changement au niveau fédéral contribue à la gravité de l'épidémie. Or, FoodNet n'a jamais été utilisé pour détecter les nouvelles maladies d'origine alimentaire. 

« FoodNet n’a pas vraiment de rôle à jouer dans l’identification systématique des épidémies de maladies à déclaration obligatoire au niveau national », a dit Hedberg. « Son objectif est plutôt de contribuer au suivi des tendances d’incidence de ces maladies afin de pouvoir observer d’une année sur l’autre si le nombre de cas augmente ou diminue, et ainsi mieux estimer la charge de morbidité associée à ces agents pathogènes. » 

La cyclosporose est une maladie à déclaration obligatoire auprès du CDC. En cas d'épidémie d'origine alimentaire, le groupe des maladies d'origine alimentaire et hydrique du CDC mène généralement l'enquête. « Ils sont vraiment très compétents », a dit Osterholm.

Cependant, comme Cyclospora est un parasite, c'est une autre unité du CDC qui mène l'enquête.

« Cette épidémie est gérée par le service des maladies parasitaires, composé de personnes relativement inexpérimentées pour ce type d'enquête », a ajouté Osterholm. 

Un examen approfondi est nécessaire pour stopper la propagation de Cyclospora

« Nous devons absolument redoubler d'efforts pour déterminer la source exacte de l'épidémie », a dit Hedberg. « Face à une telle épidémie, il s'agit d'une véritable urgence de santé publique, et les agences de santé publique étatiques, locales et fédérales doivent réagir en conséquence. » 

Que faire pour éviter l'infection ?

Il est difficile de dire aux gens ce qu'ils doivent faire lorsque la cause de l'épidémie reste inconnue.

« Nous ne disposons pas d'informations précises sur la source probable de la contamination. Par conséquent, formuler des recommandations très générales, comme celle d'éviter de consommer des fruits et légumes frais, risque de faire plus de mal que de bien », a dit Hedberg. « La grande majorité des fruits et légumes frais que l'on consomme ne sont pas la source du parasite. » 

En cas de diarrhée persistante ou sévère, il est conseillé de consulter un médecin. Il existe un test de dépistage de la cyclosporose et des traitements médicamenteux. 

« Il existe des traitements antibiotiques contre Cyclospora », a dit Hedberg. « Cela peut constituer un moyen important de limiter la durée de la maladie. »  

De plus, consulter un médecin augmente les chances que le cas soit comptabilisé dans les statistiques officielles. Les autorités sanitaires contacteront les personnes infectées, et leur participation à l'enquête est précieuse. 

« Toutes les informations dont nous disposons pour résoudre les épidémies proviennent des personnes directement concernées », a dit Hedberg. Les responsables de la santé publique analyseront « les habitudes alimentaires des personnes au cours des deux semaines précédant l'apparition des symptômes. Où ont-elles voyagé ? À quels autres risques ont-elles été exposées ? » 

Suspicion de fraude alimentaire au sein de l'UE pour les cinq premiers mois de 2026

En mai 2026, l'Union européenne a enregistré 150 suspicions de fraude alimentaire parmi les 760 notifications au iRASFF*, représentant environ 20% des cas. Les types de fraudes identifiées incluent des manipulations de produits, des falsifications documentaires et d'autres non-conformités. Les contrôles du marché demeurent la principale source de détection de ces fraudes.

Le nombre de signalements relatifs à des fraudes potentielles a diminué en mai par rapport au mois précédent, tout en restant supérieur à celui enregistré à la même période en 2025. On a compté 150 signalements en mai, 188 en avril, 204 en mars, 159 en février et 189 en janvier 2026. Source FFN.

Répartition par catégorie de produit en mai 2026

  • Aliments diététiques, compléments alimentaires et aliments enrichis : 28 suspicions
  • Viandes et produits à base de viande (hors volaille) : 17 suspicions
  • Autres produits alimentaires/mélangés : 15 suspicions
  • Fruits et légumes : 9 suspicions
  • Confiserie : 8 suspicions
  • Céréales et produits de boulangerie : 8 suspicions
  • Boissons non alcoolisées : 6 suspicions
  • Poissons et produits à base de poisson : 6 suspicions
  • Soupes, bouillons, sauces et condiments : 5 suspicions
  • Crustacés et produits dérivés : 5 suspicions
  • Matières grasses et huiles : 4 suspicions
  • Aliments pour animaux : 4 suspicions
  • Animaux vivants : 3 suspicions
  • Viandes de volaille et produits à base de volaille : 3 suspicions
  • Herbes et épices : 2 suspicions
  • Plats préparés et en-cas : 2 suspicions
  • Miel et gelée royale : 2 suspicions
  • Lait et produits laitiers : 2 suspicions
  • Glaces et desserts : 1 suspicion
  • Vin : 1 suspicion
  • Cacao et préparations à base de cacao, café et thé : 1 suspicion
  • Gastéropodes : 1 suspicion
  • Mollusques bivalves et produits dérivés : 1 suspicion
  • Fruits à coque, produits à base de fruits à coque et graines : 1 suspicion
  • Additifs alimentaires et arômes : 1 suspicion
  • Préparations pour aliments pour animaux : 1 suspicion
  • Additifs pour aliments pour animaux : 1 suspicion
  • Aliments composés pour animaux : 1 suspicion
  • Œufs et produits à base d'œufs : 1 suspicion

Répartition par catégorie de fraude

  • Autres non-conformités (violations implicites des allégations) : 94 suspicions
  • Altération de produit : 20 suspicions
  • Altération de documents : 18 suspicions
  • Autres : 15 suspicions
  • Falsification de documents : 1 suspicion
  • Falsification de produits : 1 suspicion

Sources de détection

  • Contrôle du marché : 94 suspicions
  • Contrôle aux frontières : 20 suspicions
  • Plainte de consommateur : 18 suspicions
  • Contrôle interne de l'entreprise : 15 suspicions
  • Information d'un lanceur d'alerte : 1 suspicion
  • Contrôle officiel dans un pays non membre : 1 suspicion
  • Surveillance des médias : 1 suspicion
Ces données soulignent l'importance continue des contrôles du marché pour détecter les fraudes alimentaires et la nécessité d'une vigilance accrue dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire.

Mois (2026)

Nombre de signalements de suspicion de fraude

Tendance & Observations

Janvier

189

Reprise d'activité après les fêtes. Forte pression sur les fruits et légumes importés.

Février

159

Légère baisse du volume global. Apparition marquée de fraudes aux colorants.

Mars

204

Pic de la période. Contrôles intensifiés aux frontières à l'approche du printemps.

Avril

188

Maintien d'un niveau d'alerte élevé. Focus sur les falsifications de documents de transport.

Mai

150

Recul global des signalements (niveau le plus bas de la période), mais supérieur à mai 2025.

*iRASFF, système électronique mettant en œuvre les procédures RASFF et d’assistance administrative et de coopération décrites, respectivement, à l’article 50 du règlement (CE) n°178/2002 du Parlement européen et du Conseil et aux articles 102 à 108 du règlement (UE) 2017/625.

mardi 14 juillet 2026

Allemagne : Une importante épidémie régionale à E. coli a touché près de 500 personnes

En Allemagne, une épidémie régionale d'infections à E. coli (EHEC) qui a débuté à mi-août 2025 fait l'objet d'un bilan consolidé publié en juillet 2026 par les autorités sanitaires.

Un article du 14 juillet 2026 de Joe Whitworth dans Food Safety News, auquel je n’ai pas accès, apporte une mise à jour importante des données.

Selon cet article, et selon l’IA, qui s'appuie sur des données récemment publiées par l'Office régional de la santé et des affaires sociales (LAGuS) du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale :

Le précédent rapport datait du 13 novembre 2025 et le dernier rapport du Bureau régional de la santé et des affaires sociales (Landesamt für Gesundheit und Soziales - LAGuS) de Mecklenbourg-Poméranie-Occidentale du 6 juillet 2026 :

  • Près de 500 personnes touchées : Les chiffres finaux font état de 476 cas possibles (dont 428 infections formellement liées).
  • 3 décès ont été attribués à cette épidémie.
  • Les enfants particulièrement ciblés : Contrairement à la crise historique de 2011 qui touchait majoritairement les adultes, cette épidémie a principalement affecté les jeunes enfants (avec un âge médian de 4 ans chez les patients contaminés).
Caractéristiques scientifiques
  • Une souche rare, résistante et virulente : le Centre national de référence allemand a identifié le coupable comme étant la souche EHEC O45:H2. C'est un sérotype extrêmement rare en Allemagne (seulement 13 cas détectés entre 2015 et juin 2025). Ce variant possède des gènes produisant des shigatoxines (soustypes stx2a, eaeA et ehxA), le rendant particulièrement agressif et résistant à plusieurs antibiotiques.
  • Syndrome Hémolytique et Urémique (SHU) : Une proportion importante de cas, notamment chez les enfants, a développé un SHU, une complication rénale et sanguine grave. Plus de 50 cas de SHU confirmés ont nécessité des hospitalisations lourdes en soins intensifs.

Les zones géographiques concernées

L'épidémie est restée majoritairement localisée dans le nord et l'ouest de l'Allemagne.

  • L'épicentre principal était la région de Mecklenbourg-Poméranie-Occidentale (Mecklenburg-Vorpommern).
  • Des foyers importants ont également été identifiés en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Nordrhein-Westfalen).

Origine de la contamination : un mystère irrésolu

Malgré des centaines d'entretiens approfondis avec les familles des malades, des analyses de l'environnement et des tests poussés sur les aliments suspects de la chaîne de distribution, l'origine exacte de la contamination (l'aliment vecteur) n'a jamais pu être identifiée avec certitude. La dispersion géographique laisse supposer la contamination d'une denrée alimentaire largement distribuée, mais la fin de la courbe épidémique fin 2025 a clos les recherches de terrain sans coupable désigné.

lundi 13 juillet 2026

Irlande et la sécurité des aliments en 2025 : Hausse des incidents et des plaintes des consommateurs alors que le pays a enregistré sa plus importante épidémie de listériose

Encore un pays, l’Irlande, en l’occurrence la Food Safety Authority of Ireland (FSAI) qui publie des informations sous forme de rapport annuel 2025. Chez nous, ce sera plus tard, en octobre vraisemblablement ...

Rapport 2025 de la FSAI

En 2025, un total de 140 avertissements publics concernant le retrait de produits alimentaires du marché ont été émis sous forme d'alertes alimentaires (83) et d'alertes relatives aux allergènes alimentaires (57), ce qui représente une augmentation de 11 % par rapport au chiffre de 2024 (126).

En 2025, 83 alertes alimentaires ont été diffusées pour conseiller au public de ne pas consommer des aliments présentant un risque pour la santé.

Les principales causes de ces alertes alimentaires en 2025 étaient liées à une menace directe ou indirecte pour la santé et les intérêts des consommateurs, telle que la présence de corps étrangers, de contaminants chimiques ou de micro-organismes pathogènes comme Salmonella ou Listeria.

Incidents alimentaires

Au cours de l'année, l'Autorité a continué de gérer et à coordonner les incidents alimentaires, les enquêtes et les signalements protégés conformément aux procédures établies, garantissant ainsi que la protection des consommateurs restait au cœur de toutes les actions. À la fin de l'année, 820 incidents alimentaires avaient été traités, nécessitant une capacité d'intervention 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Cela représente une augmentation de 3 % par rapport aux 796 incidents alimentaires traités en 2024.

Bon nombre de ces incidents alimentaires étaient complexes et difficiles à gérer ; l'un d'eux concernait notamment la plus vaste épidémie de listériose d'origine alimentaire jamais enregistrée en Irlande. Comme toujours, un soutien technique a été apporté aux organismes officiels et aux entreprises du secteur alimentaire, avec l'intervention d'experts dans le cadre de la réponse à cette épidémie.

En 2025, l'Autorité a réalisé 96 évaluations des risques pour appuyer la gestion des incidents et les enquêtes en matière de sécurité sanitaire des aliments. Parmi celles-ci, 45 portaient sur la sécurité biologique, 27 sur la sécurité chimique, 8 sur la sécurité nutritionnelle et 16 sur les sciences et technologies alimentaires. L'Autorité a également traité 30 demandes iRASFF relatives à la fraude alimentaire. Sept d'entre elles ont nécessité une intervention et ont été transmises au Department of Agriculture, Food and the Marine (DAFM). À la fin de l'année, ces sept dossiers avaient tous été clôturés de manière appropriée.

La plus importante épidémie de listériose en Irlande

En 2025, la FSAI a géré la plus importante épidémie de listériose jamais survenue en Irlande, au cours de laquelle neuf cas humains ont été signalés aux autorités de santé publique. À la suite de cette épidémie, la FSAI a entrepris de définir des mesures visant à renforcer les contrôles existants concernant Listeria. Ces travaux ont notamment porté sur l'analyse de la souche spécifique associée à l'épidémie, l'évaluation des pratiques des consommateurs lors de la préparation des repas à l'origine de l'épidémie, ainsi que l'élaboration de lignes directrices à l'intention des producteurs.

La FSAI a publié trois alertes alimentaires pour informer les consommateurs de rappels effectués par un exploitant du secteur alimentaire, ainsi qu'une page complète de questions-réponses sur cette épidémie, afin de répondre aux préoccupations et aux interrogations des consommateurs.

Hausse des plaintes de consommateurs auprès du service d'information de la FSAI en 2025

Au total, 9 882 plaintes et demandes de renseignements ont été traitées par le service d'information de la FSAI en 2025. En dévoilant aujourd'hui les détails de ces signalements, la FSAI a indiqué avoir reçu 6 135 plaintes de consommateurs ; 33 % d'entre elles concernaient des aliments impropres à la consommation et 28 % un manque d'hygiène. Source FSAI.

Dans l'ensemble, les 6 135 plaintes enregistrées en 2025 représentent une augmentation de 23 % par rapport à l'année précédente, qui en comptait 4 996. Ces chiffres reflètent une tendance à la hausse observée au cours de la dernière décennie. Toutes les plaintes reçues par la FSAI en 2025 ont fait l'objet d'un suivi et d'une enquête de la part d'inspecteurs sanitaires à travers le pays.

Les aliments impropres à la consommation - c'est-à-dire ceux qui présentent un risque pour la santé - ont constitué le motif de plainte le plus fréquent en 2025. Cette catégorie inclut également les cas de contamination par des corps étrangers. Parmi les corps étrangers fréquemment signalés dans les aliments, on peut citer : du plastique, une pile, des insectes ou chenilles, une limace et un ongle.

Voici quelques exemples de plaintes : un ongle trouvé dans un gâteau, une agrafe dans un plat indien, une pile dans un sachet d'amandes, une mouche flottant dans une bouteille de lait, une limace dans un plat de nouilles et un papillon de nuit vivant dans un sachet de salade.

La deuxième catégorie de plaintes la plus fréquente concernait le manque d'hygiène. Les signalements récurrents incluaient la présence de rongeurs dans des établissements alimentaires, le port de tenues inadaptées par le personnel, une mauvaise hygiène personnelle (changement de gants trop peu fréquent, absence de lavage des mains), le personnel fumant en portant son tablier, ainsi qu'un stockage incorrect des aliments (réfrigérateurs et congélateurs insuffisamment froids). La troisième catégorie la plus fréquemment signalée concernait des cas présumés d'intoxication alimentaire, représentant 26 % du total des plaintes en 2025. Ce chiffre est en baisse par rapport aux 29 % enregistrés en 2024.


La répartition de l'ensemble des plaintes s'établit comme suit :
- Aliments impropres à la consommation, 2 030
- Règles d'hygiène, 1 693
- Intoxication alimentaire présumée, 1 570
- Étiquetage, 656
- Informations sur les allergènes, 50
- Autres, 36

Ordonnances envers des établissements alimentaires en 2025
Une peitite baisse pas très significative. La FSAI a indiqué que 127 injonctions ont été signifiées à des entreprises alimentaires pour infractions à la législation sur la sécurité des aliments en 2025, soit une baisse de 4,5 % par rapport aux 132 signifiées en 2024. Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025, 102 ordonnances de fermeture, 23 ordonnances d’interdiction et 2 ordonnances d’amélioration ont été émises par les agents de santé environnementale du Service exécutif de la santé, les agents de protection des pêches maritimes de l’Autorité de protection des pêches maritimes et par les agents de la FSAI à l’encontre d’entreprises alimentaires dans tout le pays.

Il y avait eu respectivement, 92 et 77 injonctions en 2023 et 2022. Tout augmente !

Le microcosme d'une éponge de cuisine, selon une étude du BfR

Ce n’est pas une nouvelle version de Bob l’éponge, donc pas de cinéma, mais une étude scientifique sous la houlette du BfR, l'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques. 

«Le microcosme d'une éponge de cuisine : la contamination bactérienne n'est pas toujours visible ni détectable par l'odorat», source BfR.

Les agents pathogènes peuvent également se multiplier dans les éponges de cuisine et se propager à partir de là.

De quoi s'agit-il ?

Les éponges de cuisine classiques (y compris les grattoirs à casseroles) regorgent non seulement de micro-organismes en tous genres, mais peuvent aussi héberger des bactéries pathogènes comme Salmonella ou Escherichia coli. Une nouvelle étude conduite par l'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques ( BfR ) montre que ces bactéries peuvent coloniser les éponges de cuisine, s'y multiplier et se propager à d'autres surfaces de la cuisine.

Fait notable, les éponges ne présentaient aucun signe visible de contamination bactérienne : elles étaient inodores et ne paraissaient ni sales, ni grasses. Les chercheurs soulignent donc l'importance de remplacer régulièrement les éponges de cuisine afin de prévenir les infections domestiques. «De nombreux cas d'infections d'origine alimentaire se déclarent dans des foyers et ne se limitent pas toujours à un ou deux jours de malaise», explique Andreas Hensel, président du BfR. «Ces infections peuvent être particulièrement dangereuses pour les personnes vulnérables, comme les personnes âgées, celles souffrant de problèmes de santé sous-jacents, ainsi que les jeunes enfants.» L'étude a été publiée dans le Journal of Food Protection.

L’étude s’intitule «Les éponges de cuisine comme réservoirs de pathogènes d'origine alimentaire : dynamique de croissance microbienne, contamination croisée des surfaces et implications en matière d'hygiène.»

Une fois utilisées en cuisine, les éponges constituent un réservoir idéal pour les bactéries pathogènes, en raison de leur surface poreuse et de l'humidité qu'elles contiennent. Les résidus alimentaires piégés dans les éponges fournissent les nutriments nécessaires à la croissance et à la multiplication des bactéries. Ceci explique pourquoi les éponges de cuisine sont généralement colonisées par une grande variété de bactéries peu après leur première utilisation. Des études antérieures ont également montré que la charge bactérienne des éponges de cuisine est généralement plus élevée que sur d'autres surfaces de la cuisine, comme les éviers ou les planches à découper.

Dans cette étude, les chercheurs ont démontré que des bactéries pathogènes peuvent proliférer sur les éponges de cuisine. Pour ce faire, ils ont appliqué des solutions contenant Escherichia coli et Salmonella, deux pathogènes majeurs d'origine alimentaire, à différentes concentrations sur des éponges de cuisine disponibles dans le commerce. De plus, certaines éponges ont été traitées avec une solution contenant Staphylococcus aureus. Cette bactérie peut produire des toxines susceptibles de provoquer une intoxication alimentaire. L'étude a révélé que tous les pathogènes étudiés se multipliaient significativement en quelques jours, même lorsque leur concentration initiale était relativement faible. Par ailleurs, les pathogènes survivaient même après que les éponges aient séché pendant plusieurs jours. Lors d'expériences complémentaires, les chercheurs ont démontré qu'une légère pression suffisait à transférer les pathogènes des éponges à d'autres surfaces. Ainsi, les bactéries pathogènes peuvent être transférées aux aliments par contact direct et, si des aliments sont consommés sans être suffisamment cuits, provoquer une intoxication alimentaire ; dans certains cas, même une très faible concentration de pathogènes suffit.

De nombreux consommateurs décident du moment où remplacer leurs éponges de cuisine en fonction de leur aspect ou de leur odeur. Cependant, cet indicateur est peu fiable, car les chercheurs n'ont observé aucun changement notable sur les éponges testées, même lorsque la charge bactérienne était élevée. La fréquence de remplacement des éponges de cuisine dépend notamment de leur utilisation. Par exemple, si une éponge a servi à nettoyer des surfaces ayant été en contact avec de la viande crue, elle doit être jetée immédiatement après. Il est également possible de réduire la charge bactérienne en trempant l'éponge pendant au moins deux minutes dans de l'eau à une température supérieure à 70°C. Les éponges de cuisine doivent être remplacées plus fréquemment, en particulier dans les foyers où vivent des personnes vulnérables, comme les personnes immunodéprimées, les jeunes enfants ou les personnes âgées. Les brosses ou les chiffons en microfibre peuvent être utilisés comme alternatives aux éponges de cuisine, car des études antérieures ont montré qu'ils contiennent moins de bactéries, sèchent plus rapidement et peuvent être lavés au lave-vaisselle ou au lave-linge. Pour réduire efficacement la charge bactérienne, les programmes de lavage du lave-vaisselle et du lave-linge doivent être effectués à une température d'au moins 60°C.

Conclusion

Les éponges constituent des habitats très favorables à la survie et à la prolifération microbiennes, même en cas de dessiccation prolongée. Une contamination initiale, même par de faibles populations d'agents pathogènes d'origine alimentaire lors de l'utilisation, peut entraîner une colonisation persistante ; par ailleurs, la contamination croisée des surfaces en contact avec les aliments représente une voie de transmission domestique plausible. Les altérations sensorielles ne constituent pas un indicateur fiable de la contamination microbienne ; il est donc vivement recommandé de remplacer régulièrement les éponges ou d'utiliser d'autres ustensiles de nettoyage. Une approche combinant méthodes de culture et méthodes moléculaires demeure essentielle pour évaluer avec précision la présence d'agents pathogènes.

Le modèle établi offre un cadre robuste pour tester des stratégies de nettoyage-désinfection et étudier comment les modifications du microbiote central peuvent influencer la persistance des agents pathogènes. L'extension de ce modèle à d'autres agents pathogènes, tels que Listeria monocytogenes, permettra d'approfondir notre compréhension du rôle des éponges dans la transmission domestique des maladies d'origine alimentaire.