mercredi 5 août 2026

Les infections à STEC en Angleterre sont restées stables en 2025

L'Angleterre a enregistré près de 2 500 cas de STEC en 2025, une donnée stable par rapport à l'année précédente, source Food Safety Magazine

L'Angleterre a signalé 2 457 cas d'infection à Escherichia coli producteurs de shigatoxine (STEC) confirmés par culture en 2025, soit une baisse de 3,4 % par rapport à 2024, selon le rapport annuel de surveillance de UK Health Security Agency’s (UKHSA). Ce léger recul s'explique en partie par les données élevés de l'année précédente, attribuables à une éclosion à STEC O145 qui avait causé 293 cas en 2024. Parmi les cas confirmés par culture signalés en 2025, 568 étaient dus à la souche STEC O157 et 1 889 à des souches STEC non-O157. Le nombre de cas de STEC O157 a légèrement augmenté (+0,7 %) par rapport à 2024, tandis que le nombre total de signalements à STEC non-O157, incluant les cas positifs par PCR mais négatifs par culture, a progressé de 3,2 % pour atteindre 2 850. Parmi les infections à STEC non-O157 confirmées par culture, le sérogroupe STEC O146 a été le plus fréquemment identifié, représentant 280 cas (14,8 %).

Données démographiques cliniques et cas de SHU

Les enfants ont continué d'afficher les taux d'infection les plus élevés. Comme en 2023 et 2024, les enfants âgés de 1 à 4 ans ont présenté l'incidence la plus élevée d'infection à STEC O157, tandis que les nourrissons de moins d'un an ont enregistré l'incidence la plus élevée d'infection à STEC non-O157 en 2025.

Parmi les cas pour lesquels des informations cliniques étaient disponibles, environ un quart des patients atteints de STEC O157 (26,1 %) et de STEC non-O157 confirmés par culture (27,7 %) ont été hospitalisés. Aucun décès n'a été signalé parmi les cas de STEC O157, alors que trois décès sont survenus parmi les cas de STEC non-O157.

La proportion de patients ayant développé un syndrome hémolytique et urémique (SHU) est restée faible. Un syndrome hémolytique et urémique (SHU) a été signalé chez 1,2 % des cas d'infection à STEC O157 et chez 1,1 % de l'ensemble des cas signalés d'infection à STEC non-O157. L'UKHSA a également noté que la proportion de cas à STEC O26 évoluant vers un SHU a diminué, passant de 8,4 % en 2024 à 5,7 % en 2025.

Deux éclosions nationales à STEC non résolues en 2025

Seules deux éclosions nationales à STEC, impliquant 19 cas confirmés en laboratoire, ont fait l'objet d'une enquête en 2025 ; toutes deux étaient causées par des STEC non-O157. L'une des éclosions était due à STEC O26 et l'autre à STEC O145. Les enquêteurs n'ont pu identifier aucun vecteur alimentaire confirmé ou suspecté pour l'une ou l'autre de ces éclosions.

L'éclosion à STEC O145 correspondait à la réémergence d'une souche précédemment associée à des foyers ayant touché 44 personnes en 2022-2023 et 293 personnes en 2024. Bien que des enquêtes antérieures aient désigné la laitue en feuilles de variété Apollo comme le vecteur probable des éclosions précédentes, aucune source n'a été identifiée pour les cas survenus en 2025.

Stabilisation de la tendance à la hausse des cas de STEC en 2025

L'UKHSA a indiqué que le nombre relativement stable de signalements à STEC en 2025 marquait une rupture avec les augmentations annuelles constantes observées depuis 2021, période durant laquelle d'importantes éclosions avaient contribué de manière significative au nombre total de cas. Toutefois, l'agence a souligné que le déploiement continu des tests PCR dans les laboratoires hospitaliers devrait améliorer la détection des souches de STEC autres que O157 ; ces dernières restent sous-diagnostiquées en Angleterre, car les tests moléculaires n'ont pas encore été adoptés par l'ensemble des laboratoires de diagnostic.

Commentaire

En France, selon Santé publique France, les données ne concernent que « le syndrome hémolytique et urémique (SHU) secondaire à une infection à Escherichia coli producteurs de Shiga-toxines (STEC) touche principalement le jeune enfant. »
Les dernières données publiées sont celles de 2024, comme celles de toutes les maladies infectieuses d’origine alimentaire en France.

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