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vendredi 18 septembre 2026

Grande Bretagne : Les petites et micro-entreprises alimentaires font preuve d'un fort engagement en matière de sécurité des aliments, selon une étude de la FSA

La Food Standards Agency (FSA) mène depuis 2018 une enquête de suivi (il s’agit ici de la cinquième vague qui a eu lieu en 2025) auprès des petites et micro-entreprises du secteur alimentaire (opérateurs alimentaires de moins de 50 salariés) afin de comprendre leur vécu, leur perception de la réglementation et leur niveau de confiance envers le système alimentaire. La cinquième vague de cette étude couvre l'Angleterre, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord, tandis qu'une étude comparable est menée séparément en Écosse. L'étude examine la manière dont les petites entreprises alimentaires perçoivent les exigences réglementaires, leurs interactions avec la FSA ainsi que les pressions extérieures influençant leurs activités. Ce rapport présente uniquement les résultats concernant les opérateurs alimentaires d'Angleterre, du Pays de Galles et d'Irlande du Nord ; les résultats relatifs aux opérateurs alimentaires écossais font l'objet d'un rapport distinct publié par Food Standards Scotland.

Les entretiens ont été réalisés par IFF Research par téléphone, après une phase de tests cognitifs et une étude pilote. L'échantillon d'entreprises a été constitué en tenant compte des secteurs clés et des tailles d'entreprise entrant dans le champ de l'étude ; les résultats ont été pondérés pour refléter la population globale des petites et micro-entreprises du secteur alimentaire. Les notes ou scores obtenus en matière d’hygiène ont aussi été pris en compte dans cette étude.

Principaux résultats

La grande majorité des entreprises connaissaient la FSA (96 %) ; toutefois, la proportion d'entreprises déclarant bien connaître l'agence a diminué par rapport à 2023 (24 % en 2025 contre 32 % en 2023). Le niveau d'interaction avec la FSA est resté stable (26 % ayant eu au moins un contact), les entreprises exerçant une activité en ligne étant plus enclines que les autres à consulter le site internet de la FSA ou à rechercher des informations (38 % pour les entreprises en ligne contre 20 % pour celles n'exerçant pas en ligne).

Parmi les entreprises connaissant la FSA, la confiance envers l'agence est restée globalement élevée, bien que de légères baisses aient été observées sur plusieurs indicateurs par rapport à la vague précédente. Par exemple, les entreprises ont continué à manifester une grande confiance dans l'engagement de l'organisation à garantir la sécurité et les normes alimentaires (91 %) ; en revanche, la confiance dans la capacité de la FSA à utiliser de manière appropriée les informations fournies par les opérateurs alimentaires a reculé (87 %, contre 94 % précédemment). Les taux d'adhésion concernant la clarté de la communication de la FSA (81 %), son accessibilité (80 %) et sa compréhension des besoins des entreprises (79 %) sont restés élevés, mais ont également diminué par rapport aux vagues précédentes (baisses comprises entre 5 % et 9 %).

La plupart des entreprises se sont déclarées bien informées sur la réglementation qui les concernent (88 %). Les entreprises produisant ou vendant des denrées alimentaires sur place étaient plus susceptibles que les autres types d'entreprises de se déclarer bien informées (95 %). Le site internet de la FSA est demeuré la source d'information la plus courante (34 %), les autorités locales et les fournisseurs restant également des sources importantes (27 % et 15 %). La plupart des entreprises continuaient d'estimer que les réglementations en matière de sécurité des aliments protègent efficacement le public (96 %) et qu'elles sont raisonnables et pratiques (88 %). Une majorité d'entreprises considère que ces réglementations apportent une valeur ajoutée à leur activité (77 %), bien que ce chiffre ait reculé par rapport aux vagues précédentes (86 % en 2023).

Les entreprises ont fait état d'un renforcement de leur engagement envers les processus de sécurité des aliments. Elles ont également signalé une intensification des activités d'inspection (65 % en 2025 contre 56 % en 2023), et nombre d'entre elles ont bénéficié de conseils ou de formations dispensés par leur autorité locale ou leur conseil de district (28 %). Une proportion importante a indiqué avoir mis en place des procédures écrites pour le rappel ou le retrait de produits (50 %).

La gestion des allergènes était bien établie. La plupart des entreprises ont déclaré communiquer les informations relatives aux allergènes par des moyens tant écrits qu'oraux (67 %), et beaucoup ont utilisé les outils de la FSA destinés aux denrées alimentaires non préemballées (66 %). Les entreprises ont également indiqué recourir à diverses méthodes pour former leur personnel aux questions d'allergènes alimentaires (par exemple, formation formelle pour le personnel en poste : 78 %).

Les entreprises continuaient de faire face à diverses contraintes opérationnelles. Nombre d'entre elles ont identifié les changements de comportement des consommateurs liés au coût de la vie comme un défi majeur (67 %). Les préoccupations concernant l'inflation, les taux d'intérêt et les coûts de l'énergie se sont légèrement atténuées par rapport à la vague précédente, tout en restant importantes (respectivement 62 %, 62 % et 51 %). Les tensions sur le recrutement ont persisté, en particulier pour les postes nécessitant des compétences spécialisées (32 %), bien que les niveaux soient revenus plus près de ceux observés avant 2023.

L'utilisation des outils numériques a continué de progresser. Davantage d'entreprises ont déclaré disposer de leur propre site internet (61 %) et un nombre croissant d'entre elles ont commencé à les utiliser pour prendre des commandes (25 %). Les réseaux sociaux sont restés un outil de communication courant, tandis qu'une proportion plus faible d'entreprises a utilisé ces plateformes pour prendre des commandes (9 %). Le recours aux plateformes de livraison tierce partie est demeuré globalement stable (14 %), les entreprises de services étant les plus susceptibles d'y avoir recours (17 %).

La notoriété de la National Food Crime Unit est restée limitée (18 %), un niveau comparable à celui des années précédentes. Les cas signalés de fraude alimentaire sont également restés stables, les problèmes les plus fréquents concernant le vol (3 %) ou la substitution (2 %) de produits alimentaires.

Les micro-entreprises avaient tendance à moins consulter le site internet de la FSA (micro-entreprises : 23 % ; petites entreprises : 37 %) et étaient moins susceptibles de déclarer disposer de directives ou de procédures écrites en matière de rappel ou de retrait de produits (micro-entreprises : 49 % ; petites entreprises : 56 %). Les petites entreprises étaient plus susceptibles de déclarer utiliser des outils en ligne pour la formation sur les allergènes alimentaires (micro-entreprises : 46 % ; petites entreprises : 61 %). Des différences selon le secteur et la région ont également été observées. Les entreprises du secteur des services ont fait état du plus fort taux d'utilisation des recommandations et outils de la FSA (74 %, contre une moyenne globale de 66 %), tandis que les entreprises d'Irlande du Nord étaient moins enclines à consulter les ressources numériques (par exemple, 21 % utilisaient le site internet de la FSA, contre une moyenne de 25 %).

Conclusion

Les résultats de la cinquième vague ont montré que les petites entreprises et les micro-entreprises du secteur alimentaire restaient déterminées à garantir la sécurité sanitaire des aliments et continuaient de répondre positivement aux attentes réglementaires. Bien que la confiance ait diminué dans certains domaines, elle est demeurée solide concernant les missions fondamentales de la FSA. Une meilleure compréhension de la FSA, une visibilité accrue des lignes directrices et un soutien à l'interaction numérique contribueraient à garantir que les messages réglementaires atteignent efficacement tous les types d'entreprises.

Commentaire

Je vous laisse imaginer si une telle enquête de suivi pouvait être réalisée en France par l’Anses ou la DGAL ou autre, c’est proprement impossible !

jeudi 16 novembre 2023

Sécurité des aliments : Une enquête révèle les inquiétudes des petites entreprises en Irlande

«Une enquête révèle les inquiétudes des petites entreprises en Irlande», source article paru dans Food safety News du 16 novembre 2023.

Selon une enquête, près des deux tiers des entreprises sont très préoccupées par l'impact d'un audit ou d'une mauvaise application de la sécurité alimentaire sur leur activité.

L’étude a révélé qu'un peu moins de la moitié des entreprises alimentaires affirment que la sécurité des aliments et le respect des réglementations sont leurs principales priorités.

Alors que près des trois quarts des propriétaires et dirigeants d’entreprises alimentaires estiment être très bien informés en matière de sécurité des aliments, seuls 52% estiment que leur personnel possède ce niveau de connaissances sur le sujet.

Safefood a interrogé 400 propriétaires et dirigeants d'entreprises alimentaires en Irlande en juillet et août. Les entreprises concernées comptaient entre un et 49 salariés. Le groupe promeut la sécurité des aliments et la nutrition en Irlande du Nord et en République d'Irlande.

Trish Twohig, directrice de la sécurité des aliments chez Safefood, a dit : «Nous savons que diriger une entreprise alimentaire s'accompagne d'une longue liste de choses à faire et que la formation peut souvent rester en veilleuse en raison de demandes concurrentes ; plus de la moitié des entreprises ayant participé à notre enquête ont déclaré que trouver du temps était pour elles le plus grand défi en matière de formation du personnel. Le coût de la formation était le deuxième plus grand défi pour plus d’une entreprise alimentaire sur trois.

Module de formation pour les entreprises

Safefood a créé un outil de formation en ligne gratuit sur la sécurité des aliments pour les petites entreprises.

L'analyse des personnes ayant accès à la formation a révélé que 67% sont des apprenants du secteur de la vente au détail de produits alimentaires ou de la restauration, suivis de 17% dans l'enseignement et 14% travaillent dans la transformation et la production de denrées alimentaires ou d'aliments pour animaux.

«Avec déjà plus de 3 000 utilisateurs uniques, cela reflète la demande réelle parmi les propriétaires et les gestionnaires d'entreprises alimentaires de fournir une formation adaptée aux exigences de leur personnel», a dit Twohig.

La plateforme utilise des modules de formation multimédias et interactifs avec des mises en situation réelles. Les gestionnaires et les propriétaires de petites entreprises peuvent suivre les progrès du personnel pendant la formation, afin de pouvoir l'utiliser pour les nouveaux employés dans le cadre du processus d'intégration, comme recyclage pour ceux qui reviennent dans l'industrie ou comme formation de recyclage.

Les sujets abordés sont l'importance de la sécurité des aliments, de la microbiologie alimentaire, du contrôle de la température, de l'hygiène personnelle, du nettoyage, du contrôle des allergènes, de la lutte contre les nuisibles et HACCP.

Seany McCleary, un utilisateur de formation de Blasta Street Kitchen à Monaghan, a dit: «Nous sommes en affaires depuis 2017, et trouver du temps pour suivre une formation sur la sécurité des aliments peut être difficile. Je peux également vérifier en ligne comment cela marche. En tant que propriétaire d’une petite entreprise, cela me donne beaucoup de confiance.

samedi 16 novembre 2019

Comment se passe des contrôles en hygiène des aliments en Belgique ? Le contraire de ce qui se passe en France !


Annonce : S’agissant de l’information à propos des rappels de produits alimentaires, pour le moment, il ne faut pas faire confiance à nos autorités sanitaires (Ministère de l’agriculture et DGCCRF). Ces deux entités ont fait et font toujours preuve d’une incroyable légèreté et d’un manque d’informations fiables vis-à-vis des consommateurs avec comme corollaire une absence de transparence en matière de sécurité des aliments.

Voici un exemple fourni par l'AFSCA sur comment se passe une action de contrôle annoncée en Belgique où la méthode est l'opposé de ce qui se passe en France, jugez plutôt ...
L’AFSCA accompagne les petites entreprises de la distribution à Raeren et à Eupen. Compte rendu de l’action de contrôle annoncée.
Du 23 au 27 septembre 2019, l’Agence alimentaire a mené une action de contrôle dans le secteur de la distribution à Raeren et à Eupen. Cette action spéciale a débuté en août, avec une formation gratuite destinée aux entreprises locales.
Une fois la séance d’information organisée en bonne collaboration avec les autorités communales de Raeren et d’Eupen, vingt contrôleurs de l’Agence alimentaire ont parcouru les rues de la localité entre le 23 et le 27 septembre pour contrôler 151 établissements du secteur de la distribution actifs dans la chaîne alimentaire. Parmi ceux-ci, 13 cuisines de collectivité (cantines scolaires, maisons de repos, …), 1 biberonnerie, 81 établissements HoReCa, 26 commerces de détail (épiceries, supermarchés, …) 5 boulangeries et 7 boucheries.

2 entreprises sur 3 obtiennent un très bon résultat.
97 entreprises ont obtenu un très bon résultat et 51 établissements contrôlés ont reçu des remarques pour des non-conformités mineures, formulées sous forme d’un avertissement. Pour 3 établissements contrôlés, un procès-verbal a été dressé pour manquements plus importants mais aucune fermeture d’établissement n’a dû être imposée. Une telle mesure est prise dès qu’il y a une indication de mise en danger directe de la santé du consommateur.

Parmi les manquements, ceux le plus souvent rencontrés concernaient un manque d’hygiène générale, une température de conservation trop élevée dans les zones réfrigérées ou congelées, un étiquetage incorrect, ainsi que la communication lacunaire des allergènes vers le consommateur.

Comme lors des contrôles non annoncés, toutes les entreprises ayant eu un avertissement ou un procès-verbal sont recontrôlées jusqu’à leur mise en ordre.

Pour rappel, cette action de contrôle annoncée a pour objectif de mettre en place une collaboration constructive entre les petites entreprises, les autorités locales et l’Agence alimentaire afin d’agir de concert pour la protection des consommateurs de la localité. Cette collaboration se traduit sur le terrain par une séance d’information/formation gratuite et par l’annonce d’une action de contrôle dans la commune.

La prévention, la sensibilisation et la vulgarisation font partie des missions de l’AFSCA. Son service formation organise en ce sens de nombreuses formations gratuites pour aider concrètement les professionnels sur le terrain en matière de sécurité alimentaire, d'hygiène ou encore d’étiquetage et traçabilité. Les entreprises alimentaires travaillant dans la distribution qui souhaiteraient suivre une formation donnée par l’AFSCA peuvent prendre contact avec les formateurs via http://www.afsca.be/cva/vulgarisation/


Commentaire. A l'heure où une Mission sur l’organisation des contrôles relatifs à la sécurité sanitaire des aliments est en cours, le blog a souhaité apporter sa contribution à son travail en présentant, par l'exemple,comment cela se passe en Belgique. 

En effet, cette mission doit faire une analyse de la situation 
Votre analyse présentera les avantages et inconvénients de chaque option, notamment en matière de coût pour les finances publique, les voies de financement, d’impact sur les synergies dans la conduite des contrôles et le maintien de la compétence des agents, y compris dans les laboratoire. L’impact sur l’efficacité de la gestion des alertes devra être évalué. Vous établirez un comparatif avec le système de sécurité sanitaire des aliments mis en place dans les différents Etats-membres en identifiant les bonnes pratiques permettant d’améliorer l’efficacité globale de notre système

lundi 14 janvier 2019

Tout arrive un jour, même la flexibilité du PMS pour les petites entreprises, soit deux ans et demi après une communication en ce sens de la Commission européenne


C'est un vieux serpent de mer que la flexibilité de l'application des textes officiels sur la sécurité des aliments, comme en témoigne ce document de ... 2004.
Des dispositions autorisant une certaine souplesse ont été incluses dans la législation en vue de protéger la diversité des denrées alimentaires et de servir les intérêts des consommateurs comme des petits producteurs. Conformément au principe de subsidiarité, les États membres sont les mieux placés pour définir des solutions adéquates qui, sans mettre en péril l’objectif de sécurité alimentaire, tiennent compte des spécificités locales et des niveaux d’hygiène convenant à ces petites entreprises.
Les États membres et les parties prenantes privées ont fait part de leur satisfaction générale quant à la flexibilité prévue par le paquet «hygiène», qu’ils jugent bien conçue et apportant donc une réponse appropriée aux problèmes locaux. Toutefois, au vu du petit nombre de notifications de mesures nationales adoptées à cet effet qui ont été reçues à ce jour et des critiques de certaines entreprises du secteur alimentaire, les États membres n'ont peut-être pas tiré parti de toute la flexibilité permise par la législation.

Le JOUE C278 du 30 juillet 2016 rapportait une « Communication de la Commission relative à la mise ne œuvre d’un plan de maîtrise sanitaire du secteur alimentaire applicable aux programmes prérequis (PRP) et aux procédures fondées sur les principes HACCP, y compris la flexibilité accordée à certaines entreprises ». 

Ce document étant de nature générale, il s’adresse principalement aux autorités compétentes et doit leur permettre de promouvoir une compréhension commune des exigences légales. Il aidera également les exploitants du secteur alimentaire à appliquer les dispositions de l’Union européenne moyennant certaines adaptations et sans porter atteinte à leur responsabilité première en matière de sécurité alimentaire.

J'indiquais « Rien de bien révolutionnaire mais ce document gratuit qui aura le mérite d’enfoncer le clou sur les bonnes pratiques d’hygiène et de HACCP à défaut d’enfoncer des portes ouvertes … »

Près de deux ans et demi après, la DGAL, dépendant du ministère de l'agriculture, vient de publier une Instruction technique DGAL/SDSSA/2018-924 du 07-01-2019 concernant les « Critères de détermination des établissements éligibles à des mesures de flexibilité et lignes directrices en matière de mise en œuvre de cette flexibilité au niveau du plan de maîtrise sanitaire. ».
Toutefois, les règlements prévoient qu'une souplesse suffisante doit exister pour que ces dispositions puissent s'appliquer dans toutes les situations, y compris dans les petites entreprises. Cette instruction a pour objectif de définir à quelles entreprises ces souplesses s’appliquent et de fournir aux services de contrôles et aux exploitants du secteur alimentaire des lignes directrices en matière de mise en œuvre et d’application du PMS dans ces entreprises.

Notons que cette instruction ne cite pas la communication de la Commission européenne précitée plus haut.

Ouf, il était temps … voici deux ans et demi que les petites entreprises attendaient cela, mais cela reste tout de même un document de 56 pages, encore plus dense que celui de la Commission européenne ...

Petites entreprises, vous êtes donc concernées ...
La flexibilité dans un plan de maîtrise sanitaire (PMS) a pour but de permettre la mise en place de mesures de maîtrise adaptées à la nature et à la taille de l’établissement. L’application de cette flexibilité doit rester basée sur l’analyse de risque et la meilleure façon d’y parvenir est une approche intégrée qui tient compte des bonnes pratiques d’hygiène et des étapes initiales des procédures fondées sur les principes HACCP (analyse des dangers notamment).

Mais attention, ce sera surtout une flexibilité sous condition ...
Toutefois, si des manquements sont constatés et qu'ils compromettent la réalisation des objectifs fixés par la réglementation, certaines mesures de flexibilité pourront être suspendues à l'issue de contrôles officiels jusqu'à un retour de maîtrise de la sécurité des denrées dans l'établissement.

Mais si vous ne voulez pas de la flexibilité, c'est possible, car « les exploitants du secteur alimentaire peuvent choisir de ne pas mettre en oeuvre ces mesures et de définir et appliquer un PMS sans allègement. »

Je sens là comme une incitation à ne rien changer au PMS … vous voulez un allègement, et bien, cette instruction va faire votre bonheur … humour de la DGAL, sans aucun doute ...

La seule information nouvelle de ce document vient de cette annonce :
Un outil sera prochainement mis en place par la DGAL : PM2S (Pour une Meilleure Sécurité Sanitaire des aliments). Cet outil est constitué de fiches illustrées qui seront téléchargeables sur le site du ministère et qui ont pour vocation d’accompagner les opérateurs de la remise directe dans la mise en place des bonnes pratiques d'hygiène. Il est principalement destiné à des établissements de restauration commerciale mais certaines fiches peuvent également être utilisées dans d’autres secteurs.

Là aussi, ouf, il était temps …