Affichage des articles dont le libellé est information. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est information. Afficher tous les articles

dimanche 13 septembre 2026

Brève de vacances : Quand un restaurateur informe le consommateur du risque Anisakis

Il existe une plaquette éditée par le ministère de l’agriculture, « Maîtriser le risque Anisakis dans les produits de la pêche. Les précautions à prendre par les professionnels ».


On y trouve quels sont les moyens de maîtrise ?

Deux types de mesures, simples et complémentaires, existent : 
- une première mesure permet de réduire le risque de parasitose : l’éviscération pratiquée dès la capture du poisson ou du céphalopode associée au respect de la chaîne du froid. Elle limite la migration des larves dans la chair et par conséquent la présence d’allergènes;
- un second type de mesures permet de détruire les larves d’Anisakidés, sensibles à la chaleur et au froid, à condition de respecter les traitements assainissants suivants :
  • congélation à cœur à une température inférieure ou égale à -20°C pendant au moins 24 heures ;
  • cuisson à cœur (1 minute à 60°C ou pour une cuisson au micro-ondes 1 minute à 70°C) => la chair ne doit pas être rose à l’arête ;
  • fumage à chaud (température supérieure à 60°C) ;
  • marinage et/ou salage suivant des procédés traditionnels.

Ce genre d’information destinée aux professionnels ne croise que très rarement la route du consommateur, et pourtant, dans ce restaurant de l’agglomération de Valence (Espagne), il est indiqué en Valencien avec le menu affiché près de la porte d’entrée, cet encadré :

Information au consommateur

Les produits de la mer servis crus, marinés ou légèrement cuits ont été préalablement congelés conformément à la réglementation sanitaire en vigueur afin de garantir leur sécurité et de prévenir tout risque d'infection par Anisakis.
Merci beaucoup pour votre confiance.
Excellente initiative de ce restaurateur qui indique par là qu’il suit les bonnes pratiques d’hygiène. Comme pour la mention des allergènes présents dans les aliments, la maîtrise du risque Anisakis doit faire partie de l'information à fournir au consommateur.

samedi 12 septembre 2026

Canada : résultats de la surveillance de divers produits alimentaires et de la présence de contaminants microbiologiques

Le Canada publie les résultats de la surveillance de la sécurité des aliments concernant divers produits alimentaires et la présence de contaminants microbiologiques, source Food Safety Magazine.

Le 8 septembre 2026, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a publié les résultats de plusieurs campagnes d'échantillonnage et d'analyse visant divers contaminants microbiologiques et chimiques dans une gamme de produits alimentaires. La grande majorité des échantillons ont été jugés satisfaisants dans le cadre de ces campagnes.

Attention, ne sont présentés ci-dessous que les résultats sur la présence de contaminants microbiologiques.

L'ACIA a mené les activités de suivi appropriées lorsque les analyses ont révélé un risque potentiel pour la santé, et des rappels de produits ont été émis lorsque cela s'avérait nécessaire.

Présence de Cyclospora et de Giardia dans les légumes à feuilles importés

Une enquête ciblée a permis d'analyser 1 984 échantillons de légumes importés sur une période de cinq ans, du 1er avril 2020 au 31 mars 2025. Sur les 1 984 échantillons, 1 310 ont été analysés pour détecter la présence à la fois de Cyclospora cayetanensis (C. cayetanensis) et de Giardia spp., tandis que 664 ont été analysés pour détecter la présence de C. cayetanensis uniquement et 10 pour détecter la présence de Giardia spp. uniquement.

Sur les 1 984 échantillons analysés, 99,6 % ont été jugés satisfaisants. La présence de C. cayetanensis a été détectée dans cinq des 1 974 échantillons (0,3 %) analysés. La présence de Giardia spp. a été détectée dans trois des 1 320 échantillons (0,2 %) analysés.

Présence de STEC et de Salmonella dans les légumes à feuilles

Une étude ciblée a analysé 1 613 échantillons de légumes à feuilles frais entiers, importés (832) et nationaux (781), sur une période de cinq ans allant du 1er avril 2020 au 31 mars 2025. Les échantillons ont été analysés afin de détecter la présence des pathogènes bactériens suivants : E. coli producteur de shigatoxines (STEC) O157:H7, STEC non-O157 et Salmonella spp. Tous les échantillons ont également fait l'objet d'un test de dépistage de E. coli générique, un indicateur de l'efficacité globale des bonnes pratiques agricoles et des conditions sanitaires.

Une grande majorité (99,7 %) des échantillons analysés s'est révélée satisfaisante. Aucun cas de STEC O157:H7 ni de Salmonella spp. n'a été détecté, respectivement, parmi les 1 609 et les 1 451 échantillons. Des STEC non-O157 ont été détectés dans trois (0,2 %) des 1 609 échantillons. Des concentrations élevées de E. coli générique ont été constatées dans deux (0,1 %) des 1 613 échantillons.

Dioxines dans certains aliments

Une enquête ciblée a porté sur l'analyse de 183 échantillons d'aliments pour y rechercher des dioxines et des composés de type dioxine ; ces substances ont été détectées dans 66 % des échantillons analysés. Les échantillons ont été prélevés dans des points de vente au détail entre le 1er avril 2021 et le 31 mars 2024. La proportion la plus élevée d'échantillons présentant des taux détectables de dioxines et de composés de type dioxine a été observée dans les graines et les beurres de graines (73 %), tandis que la proportion la plus faible a été relevée dans les pignons de pin (59 %).

Santé Canada a conclu que ces produits ne présentaient aucun risque pour la santé.

Listeria, Salmonella et S. aureus dans les saucisses de viande prêtes à consommer

Une étude ciblée a analysé 863 échantillons de saucisses de viande réfrigérées, préemballées et prêtes à consommer sur une période de trois ans, du 1er avril 2021 au 31 mars 2024, afin de détecter la présence des agents pathogènes Listeria monocytogenes (L. monocytogenes), Salmonella spp., et de Staphylococcus aureus (S. aureus). Les échantillons ont également été analysés pour détecter la présence de E. coli générique, qui sert d'indicateur des conditions d'hygiène et de salubrité globales de la chaîne d'approvisionnement alimentaire.

La quasi-totalité (99,9 %) des 863 échantillons analysés se sont révélés conformes. Aucun échantillon ne contenait de L. monocytogenes, de Salmonella spp. ni de S. aureus. Des concentrations élevées de E. coli générique ont été détectées dans l'un des 863 échantillons (0,1 %). 

Salmonella dans le tahini importé

Une enquête ciblée a permis d'analyser 908 échantillons de tahini (pâte de sésame) importés sur une période de sept ans, du 1er avril 2018 au 31 mars 2025. Ces échantillons de tahini ont été analysés afin de détecter la présence de la bactérie pathogène Salmonella spp.

La majorité (99,4 %) des échantillons analysés se sont révélés conformes. La bactérie Salmonella spp. a été détectée dans 0,6 % (cinq sur 908) des échantillons.

Enquête à grande échelle sur les bactéries, les virus et les parasites dans divers aliments

Entre le 1er avril 2018 et le 31 mars 2025, un total de 38 917 échantillons d'aliments ont été analysés dans le cadre d'une série d'enquêtes ciblées visant à rechercher la présence de pathogènes bactériens et d'indicateurs bactériens, de virus et de parasites. Parmi les échantillons analysés, 99,27 % étaient satisfaisants, 0,65 % ont nécessité une enquête approfondie et 0,08 % étaient insatisfaisants.

Les aliments analysés comprenaient notamment des fromages au lait cru, des produits frais et surgelés, des huîtres, des aliments pour bébés, des noix décortiquées crues, du kimchi, des pâtisseries fourrées à la crème et des champignons. Ces aliments ont été ciblés en raison de leur lien historique avec des éclosions de cas de maladies d'origine alimentaire et des rappels de produits au Canada.

Les micro-organismes recherchés comprenaient E. coli générique, E. coli O157, L. monocytogenes, Salmonella, S. aureus, Cyclospora, le virus de l'hépatite A et norovirus, ainsi que la flore aérobie mésophile, un indicateur d'hygiène.

Salmonella et S. aureus dans la pâte de poisson crue

Une étude ciblée a analysé 33 échantillons de pâte de poisson crue réfrigérée sur une période d'un an, du 1er avril 2024 au 31 mars 2025, afin de détecter la présence des agents pathogènes Salmonella spp. et Staphylococcus aureus (S. aureus). Tous les échantillons ont également fait l'objet d'un test de dénombrement des colonies aérobies, qui peut servir d'indicateur des conditions d'hygiène et de salubrité globales de la chaîne d'approvisionnement alimentaire.

Tous les échantillons analysés (100 %) ont donné des résultats satisfaisants tant pour Salmonella spp. que pour S. aureus, car ni Salmonella spp. ni des concentrations élevées de S. aureus n'ont été détectées dans aucun des échantillons. Des concentrations élevées de NCA ont été constatées dans 24 des 33 échantillons (72,7 %). L'Agence canadienne d'inspection des aliments a mené les mesures de suivi appropriées.

Salmonella dans des graines de pavot entières importées

Une enquête ciblée a porté sur l'analyse de 108 échantillons de graines de pavot entières importées, entre le 1er avril 2023 et le 31 mars 2025, afin de détecter la présence de Salmonella. Tous les échantillons analysés (100 %) se sont révélés conformes. Aucun échantillon n’a révélé la présence de Salmonella spp.

NB : A partir de ce lien vous pouvez accéder, en Français, à l’ensemble des données sur la présence de contaminants chimiques dans divers aliments dans le cadre de la surveillance par l’ACIA.

Santé publique France et le traitement de l'information

J’avais déjà évoqué le traitement de l’information par Santé publique France dans « TIAC : Les approximations de Santé publique France ».

Je poursuis cette quête d’une information fiable et documentée et voici ce que je trouve …

Toxi-infections alimentaires collectives

Est publié sur le site de Santé publique France, dans les thématique « toxi-infections alimentaires collectives », ce qui suit :

- Le 21 février 2024, nous avons eu la publication des données des toxi-infections alimentaires collectives déclarées en France en 2022 avec « près de 2 000 cas ».

- Le 20 mars 2026 (avec une mise à jour au 01/09/2026), nous avons eu la publication des données des toxi-infections alimentaires collectives déclarées en France en 2023, avec ce titre très sobre, « Bilan 2023 », dont on sait que ce bilan dépasse celui de 2022 ...

A ce rythme-là, on n’est pas prêt d’avoir de nouvelles informations, en particulier les données de 2024. Pourtant, Santé publique France a diffusé les données de 2024 à l’EFSA qui les a publiées en décembre 2025. La pesanteur administrative bien connue chez nous, voir un récent exemple ici, nous fait dire que pour avoir les données de 2024, il nous faudra attendre au mieux 2027, voire au moins encore deux ans …

Maladies infectieuses d’origine alimentaire

Autre point à mettre en évidence le traitement subi par la thématique « maladies infectieuses d’origine alimentaire » à Santé publique France.

Si on liste les dernières actualités, l’actualité du 4 septembre 2026 sur les « Cas groupés de salmonellose en lien avec la consommation de graines de courge » a disparu de la liste des actualités

Comme vous pourrez le découvrir sur ce lien, qui filtre les actualités de Santé publique France, selon la thématique « maladies infectieuses d’origine alimentaire », l’information du 4 septembre 2026 sur les « Cas groupés de salmonellose en lien avec la consommation de graines de courge » a, quant à elle, totalement disparu des actualités, et elle se retouve uniquement dans la sous rubrique ‘Données’ sur la Salmonellose. Il faut le dire ce traitement de l’information n’est pas nouveau, mais il ne m’apparait pas normal !

vendredi 21 août 2026

Cadmium généalogie d'une méga-désinformation

Le blog agriculture & environnement (A&E) vous propose un article publié le 17 août 2026 sobrement intitulé, « Cadmium genealogie d'une méga-désinformation »

Voici quelques courts extraits et je vous invite à lire cet article documenté en intégralité. Le blog vous avait proposé, il y a peu, quelques articles sur le cadmium, 1, 2 et 3.

L’Assemblée a voté l’abaissement de la teneur du cadmium dans les engrais en invoquant « une bombe sanitaire ». Or, une enquête de A&E révèle que le chiffre évoqué pour justifier cette urgence sanitaire repose sur un seuil théorique que l’Anses est la seule agence à avoir retenu.

« Censé apporter un éclairage objectif sur la question, l’Anses produit un discours résolument anxiogène qui surprend certains journalistes présents lors de la conférence de presse. »

« Les Français ne sont pas plus atteints d’ostéoporose, d’insuffisance rénale ou de cancers attribuables au cadmium que les populations des pays dont les seuils d’imprégnation sont inférieurs. »


mardi 7 juillet 2026

Cas groupés de salmonellose en France liée à des œufs de Pologne

Cas groupés de salmonellose en France liée à des œufs de Pologne, source article de Joe Whitworth paru dans Food safety News 7 juillet 2026.

Une éclosion de cas de salmonellose survenue en France a probablement été causée par des œufs contaminés provenant de Pologne.

Seize personnes ont été contaminées par Salmonella Enteritidis, dont neuf hommes et sept femmes. Quatre personnes ont été hospitalisées. Les patients étaient âgés de 1 à 55 ans et présentaient principalement de la fièvre et de la diarrhée, selon Santé publique France.

En réponse aux questions de Food Safety News, la Direction générale de l'alimentation (DGAL) a indiqué que le lien initial avait été établi grâce à une enquête auprès de patients, révélant une corrélation entre l'apparition des symptômes et la consommation de produits contenant des œufs crus. L'origine de ces œufs a ensuite été déterminée grâce au code imprimé sur les coquilles.

Les œufs blancs incriminés étaient vendus en supermarché. Ils avaient déjà été consommés lorsque le lien entre la consommation d'œufs et l'apparition des symptômes a été établi, il n'y a donc pas eu de rappel.

La DGAL a indiqué avoir contacté les autorités polonaises afin de s'assurer que toutes les mesures soient prises pour garantir la sécurité des consommateurs.

Épidémie précédente :

Lors d’une précédente épidémie, l’unité régionale Île-de-France de Santé publique France avait été informée d’un foyer de 50 cas d’infection à Salmonella Enteritidis. Il s’agissait de l’épidémie la plus importante jamais enregistrée en Île-de-France, tant par le nombre de cas que par sa durée et sa gravité.

Commentaire

Un grand merci à Joe Withworth pour ces informations. Comme presque tout le temps, l’absence de transparence et d’information sont l’apanage une fois de plus de la DGAL et de Santé publique France.

lundi 22 juin 2026

PFAS : Quid de l’information du public ?

Une nouvelle étude de la Society for Risk Analysis (SRA) révèle que les informations en ligne sur les PFAS provenant de sources publiques peuvent être insuffisantes et ne fournissent pas au public suffisamment d'indications.

L’exposition aux polluants éternels, les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), a été associée à de graves problèmes de santé, tels que des atteintes au système immunitaire, des cancers, des complications de grossesse et des lésions hépatiques. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Risk Analysis, révèle que les sites Internet consultés pour s’informer sur les PFAS ne fournissent pas suffisamment d’informations pour permettre aux internautes de se protéger efficacement.

Une étude de l'Université du Wisconsin a réalisé une analyse de contenu humaine et une analyse linguistique informatique de 98 sites Internet les plus consultés par les utilisateurs de Google aux États-Unis à la recherche d'informations sur les PFAS dans l'eau potable. Ces sites provenaient de tous les niveaux de gouvernement, d'organismes à but non lucratif, de services publics de distribution d'eau, de médias d'information, de centres de recherche et d'entreprises. 

En tant que principale source d'information, les plateformes en ligne doivent présenter les menaces liées aux PFAS de manière équilibrée, tout en fournissant des informations précises sur les stratégies de protection pour aider le public à réduire son exposition. Les auteurs de l'étude recommandent d'utiliser un langage clair et direct concernant les menaces connues, tout en reconnaissant les incertitudes. Par ailleurs, les plateformes en ligne devraient mieux refléter le niveau de vulnérabilité de leur public.

L'analyse a révélé que :

  • Les médias d'information décrivent correctement la menace, mais se trompent sur les solutions. Ils rendent compte avec exactitude de la gravité de la situation, mais restent insuffisants en matière de conseils pratiques.
  • La plupart des sites web ne mettaient pas en avant les informations permettant de réduire les risques. La plupart des sites web ne fournissaient pas d'informations sur la manière de réduire les risques liés aux PFAS sur leur page d'accueil, malgré des recherches antérieures suggérant que le public est avide de ces informations.

  • Les médias et les organisations à but non lucratif abordent les risques liés aux PFAS sur un ton anxiogène. Ce discours contraste fortement avec le langage employé par les sites web des collectivités locales et les régies des eaux, créant ainsi une incohérence.

  • Sans implication directe, les gens s'en désintéressent. Les sites des administrations locales et des services des eaux insistaient rarement sur le risque individuel, même lorsque des niveaux élevés de PFAS avaient été constatés dans leur région.

  • Les sites gouvernementaux peuvent induire les utilisateurs en erreur. Les informations sur l'efficacité des produits étaient souvent dissimulées derrière des liens plutôt que présentées d'emblée. Dans un cas précis, le site d'une administration locale redirigeait les utilisateurs d'un rapport à l'autre, masquant des données montrant que la contamination aux PFAS dépassait les seuils de sécurité.

Les personnes chargées de communiquer sur les PFAS sont confrontées à un défi de taille : les risques liés à l’exposition varient considérablement selon les régions et les connaissances scientifiques sont encore en évolution. Il est essentiel de communiquer efficacement sur les stratégies d’atténuation sans minimiser la menace que représentent les PFAS dans l’eau potable. 

« Si les personnes recherchant des informations sur les PFAS sont d'abord confrontées à des messages qui ne trouvent pas le juste équilibre, elles ne poursuivront pas leurs recherches sur les moyens de réduire leur exposition », explique Lyn M. van Swol, professeure en sciences de la communication à l'Université du Wisconsin-Madison et co-auteure de l'étude. « C'est pourquoi nous nous sommes concentrés sur les messages relatifs aux PFAS que le public consulte réellement, plutôt que sur toutes les sources disponibles. »

Commentaire

Le terme PFAS ou polluants éternels n'est-il pas lui-même anxiogène ? 
Est-ce que ce type d'observations est aussi valable pour l’Anses, notre agence d’évaluation des risques, à vous de voir ...

D’après mes informations, l’Anses a publié récemment :

MàJ du 1er juillet 2026. Substances per- et polyfluoroalkyles (PFAS) : des substances préoccupantes dans les emballages alimentaires

De nouvelles limites concernant les PFAS dans les emballages alimentaires entreront en vigueur en août 2026. La conformité devra être attestée par une déclaration de conformité transmise à l'importateur dans l'UE. Un guide présente les nouvelles règles et explique comment les opérateurs de la chaîne d'approvisionnement agroalimentaire peuvent s'y préparer.

mercredi 17 juin 2026

Sécurité des aliments dans l’UE : Comment fonctionne le réseau d’alerte? rapide, peu rapide ou pas rapide du tout ? C’est la question qui est posée !

En date du 22 avril 2026, la médiatrice de l’UE va ouvrir une enquête sur la manière dont la Commission garantit la fiabilité du système d’alerte de l’UE en matière de sécurité des aliments ou pour dire les choses plus précisément Comment la Commission européenne assure la protection des consommateurs contre les dangers liés aux denrées alimentaires au moyen du système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF).

Le blog a souvent qualifié, depuis plusieurs années, le RASFF de réseau d’alerte dit rapide … Le blog a publié de très nombreux articles sur les retards des rappels tant au niveau du RASFF de l’UE que de RappelConso en France, ici.

La Médiatrice européenne Teresa Anjinho a ouvert une enquête d’initiative sur la manière dont la Commission européenne assure la protection des consommateurs contre les dangers liés aux denrées alimentaires grâce au système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF).

La Médiatrice a décidé d’ouvrir l’enquête après qu’un certain nombre de parties prenantes ont fait part de leurs préoccupations quant au fonctionnement du système d’alerte. Ces préoccupations concernent d'éventuels retards dans la transmission de certaines alertes concernant un problème de sécurité des aliments ainsi que la transparence et la qualité des données mises à la disposition des citoyens.

En ouvrant l'enquête, Mme Anjinho attire l'attention sur les récents retards dans l'information des autorités nationales et européennes sur le lait infantile contaminé. Elle note également qu’un système d’alerte fiable et efficace en matière de sécurité des aliments est nécessaire pour protéger plusieurs droits au titre de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, y compris le droit à la santé et à la protection des consommateurs.

La Médiatrice a posé une série de questions à la Commission pour obtenir un aperçu détaillé du fonctionnement du système. Il s’agit notamment de savoir combien de temps il faut en moyenne pour que les alertes soient diffusées aux membres du RASFF après qu’un risque a été identifié et combien de temps en moyenne il faut aux points de contact nationaux – généralement les autorités chargées de la sécurité des aliments – pour soumettre les notifications.

La Médiatrice a également demandé à la Commission si elle avait elle-même déjà identifié des risques avant qu’ils ne soient signalés par une autorité nationale et si elle envisageait d’introduire des mesures pour garantir que les notifications couvrent efficacement le commerce électronique.

Parallèlement, les médiateurs nationaux de toute l’Europe ont été invités à enquêter sur le fonctionnement du RASFF avec leurs autorités nationales, étant donné qu’un lien étroit entre les actions de la Commission et les autorités nationales concernant le système d’alerte est essentiel pour garantir son efficacité. En tant que coordinatrice du réseau européen des médiateurs, Mme Anjinho partagera ensuite ses conclusions avec la Commission.

Un certain nombre de questions à la Commission figurent à l'annexe de la présente lettre. Je vous saurais gré de bien vouloir recevoir la réponse de la Commission pour le 20 juillet 2026 au plus tard. Si la production d’informations concernant l’un des éléments nécessite une charge disproportionnée, j’invite la Commission à en informer l’équipe d’enquête dès que possible.

Liste des questions à la Commission

A) Lorsqu'un membre du réseau RASFF dispose d'informations relatives à l'existence d'un risque grave direct ou indirect découlant de denrées alimentaires et d'aliments pour animaux, il doit en informer immédiatement la Commission qui, après vérification des informations, les communique aux autres membres du RASFF. La Commission est invitée à fournir des informations sur les points suivants:
  • i. la manière dont il vérifie les informations reçues;
  • ii. Au cours des deux dernières années, combien de temps a été nécessaire en moyenne pour que les notifications d'alerte soient diffusées aux membres du RASFF après qu'un risque a été identifié; et si les délais de 48 heures et de 24 heures pour, respectivement, la soumission par les points de contact et la vérification/transmission par la Commission ont jamais été dépassés;
  • iii. dans le même délai, quel est le délai moyen pris par les points de contact pour soumettre les notifications et pour que la Commission les vérifie et les transmette dans le cas des informations, des nouvelles et des notifications de reclassement ;
  • iv. Enfin, quel est le temps moyen pris par les membres du réseau pour diffuser les notifications de rejet aux frontières, que la Commission ne vérifie qu’a posteriori ?

Pour les questions ii) à iv), la Commission est invitée à fournir l'aperçu statistique correspondant.

B) Comment la Commission procède-t-elle si elle identifie, à elle seule, un risque grave qui n'a pas (encore) été signalé par un membre du RASFF? Est-ce que cela s'est déjà produit, et si oui, comment cela a-t-il été géré ?

C) La Commission est responsable de la gestion du réseau RASFF. En outre, la Commission est également chargée d'assurer le fonctionnement, la maintenance, le support, la mise à jour ou le développement des logiciels et de l'infrastructure informatique sous-jacents à iRASFF. À la lumière de ce qui précède, la Commission est invitée à fournir des informations au Médiateur en ce qui concerne:

  • i. toutes les mesures qu’elle a prises pour garantir la qualité et la cohérence (modalités de notification, actualité) des notifications des points de contact, qu’il s’agisse de notifications d’alerte ou d’autres types de notifications;
  • ii. si elle envisage des mesures visant à garantir que les notifications tiennent mieux compte du contrôle de la sécurité des aliments par le secteur privé et couvrent efficacement le commerce électronique;
  • iii. En ce qui concerne iRASSF, la manière dont il garantit que le système repose sur la technologie la plus récente. En réponse à cette question, la Médiatrice souhaiterait que la Commission fournisse davantage d’informations sur TraceMap, y compris sur la manière dont il est concrètement utilisé dans le cadre du RASFF et sur la manière dont le contrôle humain et le respect de la législation sur l’IA sont assurés.

D) En ce qui concerne la fenêtre RASFF (y compris le portail des consommateurs), la Commission pourrait-elle expliquer si elle entend améliorer sa transparence, en particulier l’identification du nom du produit rappelé, et l’accessibilité du portail pour les citoyens vulnérables tels que les personnes âgées ou les personnes handicapées? Si la Commission n’a pas l’intention de mettre à disposition le nom des produits rappelés, pourrait-elle expliquer pourquoi son approche est différente de celle de Safety Gate pour les produits non alimentaires?

Commentaire

Je pense que la patate chaude va circuler au sein des différentes directions afin de savoir qui et comment répondre à ces interrogations, et il semble désormais évident, que le RASFF a été lié à de nombreux dysfonctionnements sur le dos des consommateurs …

Même s’il existe quelques exemples de rapidité, voir ici tout récemment, en France, RappelConso n’est pas exempt de tout reproche ...

mercredi 3 juin 2026

Choses lues sur la listériose, ministère de l'Agriculture vs Santé publique France

En date du 2 juin 2026, le ministère de l’Agriculture publie, « Zoonoses : les fiches techniques ».

Chaque fiche détaille l'agent responsable de la maladie, les modes de transmission ainsi que les symptômes chez l'animal et chez l'homme. Les mesures de prévention et la conduite à tenir en cas de contaminations sont ensuite précisées.

A la lecture de la fiche sur la listériose, le blog a constaté une approximation liée au nombre de cas. Il est indiqué « En France, 250 à 300 cas par an. »

Ce n’est pas l’avis de Santé publique France qui rapporte :

Entre 1999 (première année de mise en place de la déclaration obligatoire) et 2005, le nombre annuel de cas de listériose a fluctué entre 188 et 269 cas. Ce nombre a augmenté entre 2006 et 2020, fluctuant selon les années entre 276 et 414 cas.
Depuis 2021, le nombre annuel de cas de listériose est en augmentation nette, avec 619 cas notifiés en 2024.

Dans l’article du blog du 16 mars, Choses lues sur la listériose, Anses vs Santé publique France, j’avais déjà signalé des approximations sur les données de la listériose …, et fort heureusement, le blog était déjà là !

Santé publique France recense 400 à 600 cas par an, comme le montre le document Listériose en France. Période 1999-2024. Voir la figure ci-dessous.

Tout comme le blog a signalé à plusieurs reprises la très très grande discrétion de Santé publique France dans la diffusion de l’information sur les données TIAC en France en 2023Est-on obligé de croire les fadaises de Caroline Semaille, directrice générale de Santé publique France, quand elle écrit !
  • 10 ans d'engagement et d'action au service de la santé publique
  • Construire la santé publique de demain
  • Santé publique France s'est construite sur un modèle capable de produire des données robustes et de les traduire en leviers d'action. Elle dispose de l'expérience pour relever les défis de la nouvelle décennie, avec l'appui d'un collectif de partenaires mobilisés.
Des mots, des voeux pieux, des paroles ...

vendredi 8 mai 2026

Les bilans des TIAC 2022 et 2023 ne sont pas à la Une des informations de Santé publique France. Étonnant, non ?

Nouveau coup de gueule du blog à l’adresse de Santé publique France qui persévère à cacher des informations en ne les diffusant pas à la Une de ses actualités !

Ci-après, l’image de gauche représente le dernier communiqué de presse de Santé publique France et, à droite, un montage à ma façon afin de leur dire, svp, arrêtez de cacher la réalité des faits et publiez à la Une de vos informations le bilan des TIAC 2022 et 2023 !

Il faut aussi briser le silence du ministère de l’Agriculture et de l’Anses qui regardent ailleurs et qui ne disent rien sur cette situation, dont ils sont, avec Santé publique France, co-responsables, qu'on se le dise !

Santé publique France, svp, elle est où l'information du grand public ? 

Ci-dessous, le pictogramme des "missions" de Santé publique relatives aux Toxi-infections alimentaires collectives ...

mardi 14 avril 2026

Les curieuses priorités de Santé publique France

Chacun gère ses priorités comme il l’entend mais que comprendre de la position de l’agence Santé publique France ?

Pour la deuxième année consécutive, 2022 et 2023, les données disponibles des toxi-infections alimentaires collectives de Santé publique France ont atteint respectivement 16 763 et 22 282 personnes. Mais croyez-vous qu’il se soit passé ? L’information est strictement cantonnée aux informations sur les maladies infectieuse d’origine alimentaire.

En revanche, que penser de ce que Santé publique met en ce moment en Une de son site internet, une information économique de la plus haute importance, « Nutri-Score et prix des produits : une meilleure qualité nutritionnelle n’implique pas forcément un coût plus élevé pour le consommateur ».

Chacun gère ses urgences mais on ne m’empêchera pas de penser que cela ressemble à du foutage de gueule !

MàJ du 30 avril 2024. Santé publique France explique ses missions parmi lesquelles on trouve l'information du grand public, on a peine à y croire ... paroles, paroles ...

Nos missions

- Surveiller l’évolution épidémiologique des toxi-infections alimentaires collectives et décrire les caractéristiques des TIAC
- Identifier les aliments, les produits à risque et/ou les pathogènes pour arrêter la transmission, orienter les mesures de contrôle et de prévention et évaluer leur impact en lien avec les autorités concernées
- Informer le grand public
- Contribuer à la sécurité alimentaire

vendredi 29 décembre 2023

Val d'Oise : Fermeture administrative d'un restaurant à Argenteuil en raison du risque d'intoxication alimentaire

Je pensais écrire le dernier article de l’année 2023, et peut-être du blog, qui sait ? avec les premiers rappels d’huîtres, mais voici que la 'légende' a encore frappé, alors comme l’on dit, hommage au préfet du Val d'Oise, qui continue jusqu’à la fin de l’année son travail afin de protéger la santé et la sécurité des aliments des consommateurs, quel exemple rare ...

Si vous aviez l’intention de réveillonner dans le restaurant ci-dessous, à mon avis, changez vite vos plans !

- denrées dont les dates de consommation sont dépassées
- locaux sales
- denrées conservées dans des conditions inadéquates
- bonnes pratiques d’hygiène non respectées
- locaux non équipés de dispositifs permettant le nettoyage hygiénique des mains
- traçabilité non assurée

Du fait de ces manquements l’établissement présente un danger grave pour la santé publique en raison du risque de contamination ou de développement de micro-organismes et d’intoxication alimentaire.

La mesure de fermeture sera levée dès que l’établissement sera aux normes en vigueur.

Commentaire des internautes
- 2023 c’est l’année du préfet du Val d’Oise les gars. Ses meilleurs stats c’est cette année.
- Il a encore frappé! Il est en croisade le Préfet du 95
- Ses ennemis n'auront pas de répit tant qu'il n'aura pas achevé son œuvre. Les restaurants, kébab, pizzerias sont prévenus... Bientôt il frappera les KFC, McDO, et ceux qui se croient à l'abri ! Félicitations pour ce travail.
- Merci au préfet du Val d’Oise.
- Pizza Dust ouai
- Merci beaucoup
- Y’en a encore des restaurants à Argenteuil ? Mdr vraiment je ne comprends pas la crasserisation des gens.
- Un travail remarquable de la part des services de la Préfecture du Val d’Oise sur le contrôle sanitaire des restaurants. Avec ces fermetures administratives, ils nous évitent sans doute le pire.
- Merci bcp, même à l’époque de spid rabit c’était louche.
- Dinde périmée depuis 3 mois il mérite d’être lynché sur le boulevard.

jeudi 28 décembre 2023

Rappel d’huîtres d’Arcachon au Luxembourg ... et désormais en France. Norovirus inside ?

Comme noté précédemment dans un article du blog, «Gironde : Interdiction provisoire de pêche, de récolte et de commercialisation destinées à la consommation humaine des coquillages. Norovirus inside !», voici que vient d’être publié le premier avis de rappel d’huîtres d’Arcachon au Luxembourg.

Il s’agit du rappel d’Huîtres fines n°3 du Bassin d'Arcachon en raison de la présence possible de norovirus, le 28 décembre 2023.
- Unité : 24 pièces
- Code barre 3000046135305
- DLC / DDM : Toutes les DLC
-Lot : Tous les lots

Il est noté :

Les toxi-infections alimentaires causées par les Norovirus se traduisent par des troubles gastro-intestinaux souvent accompagnés des symptômes de gastro-entérite aiguë (apparition brutale de vomissements, nausées et/ou diarrhées parfois associés à des crampes abdominales, fièvre modérée, frisson, courbature et maux de tête).
Ces symptômes apparaissent après 10 à 50 heures après consommation.
Les femmes enceintes doivent être particulièrement attentives à ces symptômes, ainsi que les personnes immunodéprimées, les enfants en bas âge et les personnes âgées.

Pour l’instant, en France, pas de rappel via RappelConso, mais cela peut évoluer, et pas de message non plus de nos autorités sanitaires, ministères de l’Agriculture et de la Santé. Le communiqué du préfet de Gironde du 27 novembre 2023, «Interdiction temporaire de la pêche, de la récolte et de la commercialisation en vue de la consommation de l’ensemble des coquillages du Bassin d’Arcachon et du banc d’Arguin», doit sans doute suffire ...

Par ailleurs, il devrait y avoir, mais ce n’est pas certain, une notification au RASFF de l’UE ...

Complément
1. Récit à propos des «Huîtres du bassin d'Arcachon : des intoxications collectives à Bordeaux, «toute la famille a la gastro», source France bleu du 28 décembre 2023.
«Ça va passer, dit une jeune maman. On en mangera plus d'huîtres. En l'occurrence, je ne suis pas certaine que tout a été mis en place pour assurer la sécurité sanitaire des consommateurs. Donc moi, je suis un petit peu en colère aussi.»

2. Auchan semble être le premier distributeur à diffuser le 28 décembre 2023 un avis de rappel d’huîtres en provenance du bassin d’Arcachon, suite à sa fermeture pour contamination par des norovirus de l’ensemble du Bassin d’Arcachon.
La totalité des huîtres en provenance du bassin d’Arcachon vendues du 27/12/2023 au 28/12/2023 en rayon poissonnerie sont concernées.
Les huîtres concernées sont listées dans l'avis de rappel.
Les produits concernés ont été retirés de la vente mais ont pu être commercialisés avant. Si vous avez acheté un des produits décrits ci-dessus, nous vous demandons de ne pas les consommer et de les rapporter dans votre magasin habituel où ils vous seront remboursés. 

Pas encore de nouvelle de RappelConso ...