Être ministre de l’Agriculture n’est pas simple, surtout quand on se met à rapporter des contre-vérités …
- « Andouille de Guémené : Annie Genevard (la ministre) réaffirme son attachement à ce savoir-faire, la protection des consommateurs et l’égalité de traitement des fabricants. » « Un seul fabricant est concerné par un dépassement des teneurs maximales en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), que les services de l’État accompagnent depuis plus de dix ans. »
Quant au préfet, il est à l’unisson de la ministre, « Dans le Morbihan, la production d’une seule sociétéest concernée par le dépassement de cesseuils.Les services de l’État, notamment la direction départementale de la protection des populations, accompagnent l’entreprise concernée depuis 2016 pour qu’elle puisse, comme les autres fabricants d’andouilles de Guémené aujourd’hui, garantir un produit de tradition tout en préservant la santé humaine. Pendant 10 ans, des améliorations notables ont été constatées au sein de cette andouillerie pour tendrevers un respect progressif des taux de HAP. Grâce à l’appui d’un institut technique agricole avec lequel l’entreprise travaille, un procédé de fabrication est en passe d’être fiabilisé pour garantir une parfaite qualité sanitaire de ses produits. »
Et qu’en pense l’intéressé de ce qu’on dit de lui, la réponse est à retrouver ici :
Depuis 35 ans, Benoît Rivalan respecte à la lettre ce savoir-faire et pour lui, pas question de changer de méthode. « C'est peut-être mon côté Breton, mais je ne changerai pas, si on refuse que je travaille comme je l'ai toujours fait, j'arrête », nous confie-t-il ce mercredi.
Si on fait passer en avant les HAP, c'est le fumage qui risque d'être moins bien fait. Plus les HAP sont hauts, plus le goût de l'andouille est agréable, plus les HAP sont bas, plus le goût de l'andouille est atténué. »
Question au gouvernement
La solution proposée par le sénateur : « informer plutôt qu’interdire ». Il demande ainsi « d’abroger l’instruction imposant de mesurer les HAP avec la peau et de la remplacer par une mention d’information sur l’emballage. L’objectif : protéger la santé des consommateurs sans condamner des savoir-faire transmis de génération en génération ».
« Au-delà de l’andouille de Guémené, c’est aussi l’avenir de tout un patrimoine charcutier artisanal qui est en jeu », ajoute-t-il encore.