L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) rapporte : « En 2025, le nombre de toxi-infections alimentaires a augmenté. Les infections les plus fréquentes étaient la campylobactériose, la salmonellose et l’infection par Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC). »
La Suisse n’est pas la seule à avoir une augmentation des toxi-infections alimentaires, le blog vous avait aussi récemment rapporté le cas du Danemark.
Comme le montre le rapport fédéral sur les zoonoses pour l’année 2025, les chiffres relatifs aux toxi-infections alimentaires sont relativement stables depuis plusieurs années, mais restent à un niveau élevé.
La campylobactériose reste de loin la zoonose la plus fréquemment enregistrée chez l’être humain. Au total, 8 654 cas de campylobactériose confirmés par diagnostic de laboratoire ont été déclarés, ce qui représente une légère augmentation par rapport à l’année 2024 (8 269 cas). Dans l’ensemble, on constate une tendance fluctuante mais stable à un niveau élevé au cours des dix dernières années.
Une stabilisation est constatée pour la salmonellose, qui reste la deuxième zoonose la plus fréquemment enregistrée en Suisse en 2025, avec 2 280 cas confirmés par diagnostic de laboratoire déclarés chez l’être humain (contre 2 257 cas en 2024), ce qui correspond à un taux de déclaration de 25,1 nouveaux cas pour 100 000 habitants. On observe toutefois une augmentation du nombre de cas par rapport aux dix dernières années. On ne sait pas encore si cette augmentation est due à un nombre de cas réellement plus élevé ou à une augmentation du nombre de tests en raison de l’utilisation croissante de méthodes PCR multiplex avec, par conséquent, une détection plus fréquente. L’augmentation des voyages de la population suisse ainsi que l’accroissement de la consommation d’œufs au cours des dernières années sont également avancés comme causes possibles.
Avec un total de 1433 cas déclarés en 2025, la légère augmentation des infections dues aux Escherichia coli producteurs de shigatoxine (STEC) observée ces dernières années chez l’être humain se poursuit (1382 cas en 2024). Cela correspond à un taux de déclaration de 15,8 nouveaux cas pour 100 000 habitants, le plus élevé enregistré depuis l’introduction de l’obligation de déclaration en 1999. Il est difficile de dire si cette augmentation continue des infections est due à un accroissement du nombre de tests effectués avec les méthodes PCR multiplex qui permettent une détection plus fréquente des cas.
53 cas d’infections dues à Listeria monocytogenes ont été déclarés en 2025 versus 51 en 2024). Le séquençage du génome entier a permis d’attribuer 24 cas à un cluster et d’identifier la source d’infection de deux clusters.
Le nombre de foyers de toxi-infection alimentaire collective est resté relativement stable ces dernières années. Depuis 2021, il se situe entre 37 et 43 cas par an. En 2025, les autorités ont signalé 72 foyers de toxi-infections alimentaires collectives, un nombre significativement plus élevé de foyers que celui des années précédentes. Plus de 660 personnes sont tombées malades, au moins 21 d’entre elles ont été hospitalisées et 2 sont décédées. Tous ces foyers étaient circonscrits à un seul canton. Cette augmentation du nombre de foyers ne reflète pas nécessairement une détérioration de la situation en Suisse, mais permet plutôt de conclure à une meilleure sensibilisation.
NB : Ce qu’il y a d’intéressant dans cette information en provenance de Suisse, comme pour le cas du Danemark, c’est que les données sont de 2025. Chez nous, pour les données des toxi-infections alimentaires collectives, il est question de record pour les données de 2023.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire