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lundi 13 juillet 2026

Irlande et la sécurité des aliments en 2025 : Hausse des incidents et des plaintes des consommateurs alors que le pays a enregistré sa plus importante épidémie de listériose

Encore un pays, l’Irlande, en l’occurrence la Food Safety Authority of Ireland (FSAI) qui publie des informations sous forme de rapport annuel 2025. Chez nous, ce sera plus tard, en octobre vraisemblablement ...

Rapport 2025 de la FSAI

En 2025, un total de 140 avertissements publics concernant le retrait de produits alimentaires du marché ont été émis sous forme d'alertes alimentaires (83) et d'alertes relatives aux allergènes alimentaires (57), ce qui représente une augmentation de 11 % par rapport au chiffre de 2024 (126).

En 2025, 83 alertes alimentaires ont été diffusées pour conseiller au public de ne pas consommer des aliments présentant un risque pour la santé.

Les principales causes de ces alertes alimentaires en 2025 étaient liées à une menace directe ou indirecte pour la santé et les intérêts des consommateurs, telle que la présence de corps étrangers, de contaminants chimiques ou de micro-organismes pathogènes comme Salmonella ou Listeria.

Incidents alimentaires

Au cours de l'année, l'Autorité a continué de gérer et à coordonner les incidents alimentaires, les enquêtes et les signalements protégés conformément aux procédures établies, garantissant ainsi que la protection des consommateurs restait au cœur de toutes les actions. À la fin de l'année, 820 incidents alimentaires avaient été traités, nécessitant une capacité d'intervention 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Cela représente une augmentation de 3 % par rapport aux 796 incidents alimentaires traités en 2024.

Bon nombre de ces incidents alimentaires étaient complexes et difficiles à gérer ; l'un d'eux concernait notamment la plus vaste épidémie de listériose d'origine alimentaire jamais enregistrée en Irlande. Comme toujours, un soutien technique a été apporté aux organismes officiels et aux entreprises du secteur alimentaire, avec l'intervention d'experts dans le cadre de la réponse à cette épidémie.

En 2025, l'Autorité a réalisé 96 évaluations des risques pour appuyer la gestion des incidents et les enquêtes en matière de sécurité sanitaire des aliments. Parmi celles-ci, 45 portaient sur la sécurité biologique, 27 sur la sécurité chimique, 8 sur la sécurité nutritionnelle et 16 sur les sciences et technologies alimentaires. L'Autorité a également traité 30 demandes iRASFF relatives à la fraude alimentaire. Sept d'entre elles ont nécessité une intervention et ont été transmises au Department of Agriculture, Food and the Marine (DAFM). À la fin de l'année, ces sept dossiers avaient tous été clôturés de manière appropriée.

La plus importante épidémie de listériose en Irlande

En 2025, la FSAI a géré la plus importante épidémie de listériose jamais survenue en Irlande, au cours de laquelle neuf cas humains ont été signalés aux autorités de santé publique. À la suite de cette épidémie, la FSAI a entrepris de définir des mesures visant à renforcer les contrôles existants concernant Listeria. Ces travaux ont notamment porté sur l'analyse de la souche spécifique associée à l'épidémie, l'évaluation des pratiques des consommateurs lors de la préparation des repas à l'origine de l'épidémie, ainsi que l'élaboration de lignes directrices à l'intention des producteurs.

La FSAI a publié trois alertes alimentaires pour informer les consommateurs de rappels effectués par un exploitant du secteur alimentaire, ainsi qu'une page complète de questions-réponses sur cette épidémie, afin de répondre aux préoccupations et aux interrogations des consommateurs.

Hausse des plaintes de consommateurs auprès du service d'information de la FSAI en 2025

Au total, 9 882 plaintes et demandes de renseignements ont été traitées par le service d'information de la FSAI en 2025. En dévoilant aujourd'hui les détails de ces signalements, la FSAI a indiqué avoir reçu 6 135 plaintes de consommateurs ; 33 % d'entre elles concernaient des aliments impropres à la consommation et 28 % un manque d'hygiène. Source FSAI.

Dans l'ensemble, les 6 135 plaintes enregistrées en 2025 représentent une augmentation de 23 % par rapport à l'année précédente, qui en comptait 4 996. Ces chiffres reflètent une tendance à la hausse observée au cours de la dernière décennie. Toutes les plaintes reçues par la FSAI en 2025 ont fait l'objet d'un suivi et d'une enquête de la part d'inspecteurs sanitaires à travers le pays.

Les aliments impropres à la consommation - c'est-à-dire ceux qui présentent un risque pour la santé - ont constitué le motif de plainte le plus fréquent en 2025. Cette catégorie inclut également les cas de contamination par des corps étrangers. Parmi les corps étrangers fréquemment signalés dans les aliments, on peut citer : du plastique, une pile, des insectes ou chenilles, une limace et un ongle.

Voici quelques exemples de plaintes : un ongle trouvé dans un gâteau, une agrafe dans un plat indien, une pile dans un sachet d'amandes, une mouche flottant dans une bouteille de lait, une limace dans un plat de nouilles et un papillon de nuit vivant dans un sachet de salade.

La deuxième catégorie de plaintes la plus fréquente concernait le manque d'hygiène. Les signalements récurrents incluaient la présence de rongeurs dans des établissements alimentaires, le port de tenues inadaptées par le personnel, une mauvaise hygiène personnelle (changement de gants trop peu fréquent, absence de lavage des mains), le personnel fumant en portant son tablier, ainsi qu'un stockage incorrect des aliments (réfrigérateurs et congélateurs insuffisamment froids). La troisième catégorie la plus fréquemment signalée concernait des cas présumés d'intoxication alimentaire, représentant 26 % du total des plaintes en 2025. Ce chiffre est en baisse par rapport aux 29 % enregistrés en 2024.


La répartition de l'ensemble des plaintes s'établit comme suit :
- Aliments impropres à la consommation, 2 030
- Règles d'hygiène, 1 693
- Intoxication alimentaire présumée, 1 570
- Étiquetage, 656
- Informations sur les allergènes, 50
- Autres, 36

Ordonnances envers des établissements alimentaires en 2025
Une peitite baisse pas très significative. La FSAI a indiqué que 127 injonctions ont été signifiées à des entreprises alimentaires pour infractions à la législation sur la sécurité des aliments en 2025, soit une baisse de 4,5 % par rapport aux 132 signifiées en 2024. Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025, 102 ordonnances de fermeture, 23 ordonnances d’interdiction et 2 ordonnances d’amélioration ont été émises par les agents de santé environnementale du Service exécutif de la santé, les agents de protection des pêches maritimes de l’Autorité de protection des pêches maritimes et par les agents de la FSAI à l’encontre d’entreprises alimentaires dans tout le pays.

Il y avait eu respectivement, 92 et 77 injonctions en 2023 et 2022. Tout augmente !

samedi 11 juillet 2026

Une lecture du rapport d'activités 2025 de l'Anses

J’ai parcouru le rapport d'activité 2025 de l’Anses, Protéger les santés, et voici ce qu'on trouve à dire sur la sécurité sanitaire des aliments :

« En sécurité sanitaire des aliments, les toxi-infections alimentaires collectives demeurent un sujet de vigilance. En 2023, leur nombre a atteint un niveau inédit depuis le début de la surveillance, avec plus de 2 200 cas groupés d’infection de même origine alimentaire déclarés en France. »

Santé publique France parle de « record » mais pudiquement l’Anses parle « niveau inédit », on ne serait pas en plein déni par hasard …

Et pourtant, l’Anses indique « Depuis 2010, l’Anses apporte les repères scientifiques nécessaires pour protéger notre santé contre les risques liés à l’alimentation, .. ».

Dès lors pourquoi ce « niveau inédit » dans les les toxi-infections alimentaires collectives ?

« L’ANSES se dit, L’Agence de toutes les santés », une curiosité à surtout ne pas prendre au pied de la lettre, car que deviennent Santé publique France et les ARS ?

On peut aussi lire dans un langage creux, une série de mots-clés :

« Une seule santé », une réponse collective, des systèmes alimentaires durables : soutenir une transition agricole associant agroécologie, sécurité sanitaire et nutrition. » 
Ouf ! 

A noter, le terme « sécurité alimentaire » n’est utilisé qu’une seule fois et le terme « sécurité sanitaire des aliments » n’est utilisée que trois fois, notamment pour indiquer que c’est un des 8 axes scientifiques transversaux.

Rien de bien nouveau dans une agence qui trop embrasse mal étreint ...

lundi 6 juillet 2026

Suisse : Augmentation des maladies infectieuses d'origine alimentaire en 2025

L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) rapporte : « En 2025, le nombre de toxi-infections alimentaires a augmenté. Les infections les plus fréquentes étaient la campylobactériose, la salmonellose et l’infection par Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC). »

La Suisse n’est pas la seule à avoir une augmentation des toxi-infections alimentaires, le blog vous avait aussi récemment rapporté le cas du Danemark.

Comme le montre le rapport fédéral sur les zoonoses pour l’année 2025, les chiffres relatifs aux toxi-infections alimentaires sont relativement stables depuis plusieurs années, mais restent à un niveau élevé.

La campylobactériose reste de loin la zoonose la plus fréquemment enregistrée chez l’être humain. Au total, 8 654 cas de campylobactériose confirmés par diagnostic de laboratoire ont été déclarés, ce qui représente une légère augmentation par rapport à l’année 2024 (8 269 cas). Dans l’ensemble, on constate une tendance fluctuante mais stable à un niveau élevé au cours des dix dernières années.

Une stabilisation est constatée pour la salmonellose, qui reste la deuxième zoonose la plus fréquemment enregistrée en Suisse en 2025, avec 2 280 cas confirmés par diagnostic de laboratoire déclarés chez l’être humain (contre 2 257 cas en 2024), ce qui correspond à un taux de déclaration de 25,1 nouveaux cas pour 100 000 habitants. On observe toutefois une augmentation du nombre de cas par rapport aux dix dernières années. On ne sait pas encore si cette augmentation est due à un nombre de cas réellement plus élevé ou à une augmentation du nombre de tests en raison de l’utilisation croissante de méthodes PCR multiplex avec, par conséquent, une détection plus fréquente. L’augmentation des voyages de la population suisse ainsi que l’accroissement de la consommation d’œufs au cours des dernières années sont également avancés comme causes possibles.

Avec un total de 1 433 cas déclarés en 2025, la légère augmentation des infections dues aux Escherichia coli producteurs de shigatoxine (STEC) observée ces dernières années chez l’être humain se poursuit (1 382 cas en 2024). Cela correspond à un taux de déclaration de 15,8 nouveaux cas pour 100 000 habitants, le plus élevé enregistré depuis l’introduction de l’obligation de déclaration en 1999. Il est difficile de dire si cette augmentation continue des infections est due à un accroissement du nombre de tests effectués avec les méthodes PCR multiplex qui permettent une détection plus fréquente des cas.

53 cas d’infections dues à Listeria monocytogenes ont été déclarés en 2025 versus 51 en 2024). Le séquençage du génome entier a permis d’attribuer 24 cas à un cluster et d’identifier la source d’infection de deux clusters.

Le nombre de foyers de toxi-infection alimentaire collective est resté relativement stable ces dernières années. Depuis 2021, il se situe entre 37 et 43 cas par an. En 2025, les autorités ont signalé 72 foyers de toxi-infections alimentaires collectives, un nombre significativement plus élevé de foyers que celui des années précédentes. Plus de 660 personnes sont tombées malades, au moins 21 d’entre elles ont été hospitalisées et 2 sont décédées. Tous ces foyers étaient circonscrits à un seul canton. Cette augmentation du nombre de foyers ne reflète pas nécessairement une détérioration de la situation en Suisse, mais permet plutôt de conclure à une meilleure sensibilisation.

NB : Ce qu’il y a d’intéressant dans cette information en provenance de Suisse, comme pour le cas du Danemark, c’est que les données sont de 2025. Chez nous, pour les données des toxi-infections alimentaires collectives, il est question de record pour les données de 2023. 

Eh oui, c’est ainsi, nous n’en sommes qu’en 2023, pour 2025, rendez-vous en 2028 (?) ...

mercredi 1 juillet 2026

Bilan 2025 du réseau d'alerte de l'UE en matière de sécurité des aliments. Un bilan où les alertes continuent d'augmenter !

« Le rapport de l'UE sur les alertes en sécurité des aliments met en évidence les principaux dangers et incidents majeurs de 2025 », source article traduit et adapté de Food Safety Magazine. Difficile de qualifier ce bilan mais il est certain qu'il entre dans la lignée des précédents où les notifications d'alertes auhementent, augmentent ...

C’est donc désormais un classique, la Commission européenne a publié son rapport annuel 2025 sur le réseau d'alerte et de coopération (ACN pour Alert and Cooperation Network), révélant que ce réseau a traité un nombre record de 10 490 notifications en 2025, soit une augmentation de 11% par rapport à 2024.

L'ACN englobe le système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF), le système d'assistance administrative et de coopération (AAC), le réseau de l'UE contre la fraude agroalimentaire ainsi que d'autres réseaux ; il permet aux autorités des États membres de l'UE d'échanger des informations et de coordonner leurs interventions face aux incidents de sécurité des aliments, aux fraudes agroalimentaires, aux problèmes de santé végétale et de bien-être animal, ainsi qu'à d'autres cas de non-conformité transfrontalière.

Comme nous l’avons ici le fonctionnement du RASFF est lui-même sujet à débat au sein de l’UE ...

Les notifications RASFF ont augmenté de 2% en 2025, tandis que les notifications d'alerte ont progressé de 14%, dépassant les refus aux frontières pour devenir le type de notification le plus fréquent. L'Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique sont les pays ayant transmis le plus grand nombre de notifications. La Commission a également fait état d'une baisse de 46% des notifications signalées comme fraudes alimentaires présumées, principalement parce que les notifications concernant des résidus de pesticides dans des produits issus de pays tiers ne sont plus automatiquement classées comme fraudes potentielles.


Catégories de denrées alimentaires les plus fréquemment signalées
  • Fruits et légumes : 1 572 notifications (18% des notifications concernant les denrées alimentaires)
  • Aliments diététiques, compléments alimentaires et aliments enrichis : 709 notifications (8%)
  • Fruits à coque, produits à base de fruits à coque et graines : 703 notifications (13%)
  • Viande et produits à base de viande : environ 10,4% des notifications
  • Céréales et produits de boulangerie : 487 notifications (6%)
  • Aliments pour animaux : 494 notifications (5%)
  • Herbes et épices : 377 notifications (4%)
  • Poissons et produits de la pêche : 347 notifications (4%)
  • Confiseries : 339 notifications (4%)
  • Matériaux entrant en contact avec des aliments : 250 notifications (2,8%)
  • Lait et produits laitiers : 228 notifications (2,6%)
  • Produits à base de cacao, de café et de thé : 225 notifications (2,6%)

Principaux faits en matière de sécurité des aliments

Le rapport a mis en évidence plusieurs dangers récurrents selon les catégories de produits alimentaires :
  • Fruits et légumes : les résidus de pesticides ont représenté 59% des notifications, suivis par les mycotoxines (15%). La plupart des notifications (78%) concernaient des produits importés de pays hors UE, notamment de Turquie et d'Égypte.
  • Fruits à coque et graines : plus de la moitié (53%) des notifications concernaient des mycotoxines, principalement des aflatoxines dans les arachides et les pistaches. Les alertes pour les micro-organismes pathogènes (15%), en particulier Salmonella, et aux défauts de documentation ou de contrôle (10%) arrivaient respectivement en deuxième et troisième position.

  • Compléments alimentaires : près de 71% des notifications ont été signalées comme des cas de fraude potentielle, et environ la moitié concernaient des produits vendus en ligne. Les allégations de santé trompeuses (41%) et les non-conformités liées au cannabidiol (CBD) (10%) constituaient les motifs de signalement les plus fréquents. La présence de dioxyde de titane (E171) demeure également un problème récurrent (4%) parmi les cas de non-conformité liés à divers autres ingrédients, qu'ils soient autorisés ou non.

  • Produits de viande : Salmonella constituait le principal danger (43%), en particulier dans la volaille, tandis que Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) et Listeria monocytogenes étaient fréquemment signalés dans les produits de viande bovine et de porc.

  • Produits de la pêche : Les micro-organismes pathogènes, principalement L. monocytogenes, représentaient la catégorie de danger la plus importante (19%), suivis par les métaux lourds comme le mercure et le cadmium (16%), les problèmes de traçabilité (12%), la falsification et la substitution d'espèces (8%), les parasites (8%) et les contaminants biologiques, principalement dus à l'histamine (7%).

  • Matériaux en contact avec les aliments : Plus de la moitié des notifications concernaient des risques de migration chimique, notamment les amines aromatiques primaires (14% de tous les problèmes signalés), le formaldéhyde (7%) et les composés organiques volatils (7%).

Incidents notables liés à la sécurité des aliments dans l'UE en 2025

Le rapport a mis en lumière plusieurs événements significatifs en matière de sécurité des aliments gérés via l'ACN au cours de l'année 2025.
  • Épidémie à Listeria touchant plusieurs pays et liée à des fromages de France : Une épidémie dans plusieurs pays à L. monocytogenes, liée à des fromages au lait de vache et de chèvre pasteurisé produits en France, a entraîné 21 cas de maladie et deux décès. Le rappel a fini par s'étendre à des fromages distribués sous diverses marques distributeur dans 65 pays à travers le monde. Le rapport a souligné que la contamination s'était probablement produite lors de la production plutôt que par l'utilisation de lait cru.

  • Contamination par le céréulide dans des préparations pour nourrissons : Le rapport a décrit l'incident impliquant des préparations pour nourrissons contaminées par le céréulide comme l'un des événements de sécurité des aliments transfrontaliers les plus importants gérés via le RASFF ces dernières années. Des analyses de routine ont d'abord détecté la contamination par le céréulide dans l'usine de Nestlé aux Pays-Bas fin 2025. Des enquêtes ultérieures ont permis de remonter la source de la contamination jusqu'à une huile riche en acide arachidonique (huile AHA) importée de Chine, qui avait été fournie à plusieurs fabricants de préparations pour nourrissons. L'incident a touché des produits distribués dans plus de 60 pays et a entraîné des rappels coordonnés, la publication d'une évaluation rapide des risques, de nouveaux contrôles d'urgence de l'UE sur les importations d'huile AHA chinoise, ainsi que l'établissement de seuils de sécurité pour le céréulide dans les préparations pour nourrissons. Aucun cas grave confirmé n'a été signalé, ce qui s'explique par les faibles niveaux de contamination et par la mise en œuvre rapide des rappels et des mesures réglementaires.

  • Épidémie à Salmonella Strathcona liée à des tomates : Le rapport a également mis en évidence une épidémie prolongée et transfrontalière à S. Strathcona associée à des tomates cerises et des tomates italiennes provenant de Sicile (Italie). Entre 2023 et 2025, l'épidémie a causé plus de 400 cas de maladie en Italie, en Allemagne, en Autriche et dans d'autres pays de l'UE, ainsi qu'au Royaume-Uni, au Canada et aux États-Unis. Des prélèvements environnementaux ont permis d'identifier la souche épidémique dans l'eau d'irrigation sur le site d'un producteur de tomates, confirmant ainsi le rôle de l'environnement dans la contamination des tomates.

  • Intoxication à la ciguatera liée à des vivaneaux importés : Les autorités allemandes ont signalé trois cas d'intoxication à la ciguatera après la consommation de vivaneaux rouges (vivaneaux de Malabar) importés d'Inde. Les poissons en cause avaient été distribués dans plusieurs pays européens, ce qui a entraîné des retraits coordonnés du marché, bien qu'aucun autre cas de maladie n'ait été identifié.

  • Contaminants pharmaceutiques dans des concombres : Les autorités slovènes ont détecté du paracétamol (également appelé acétaminophène) dans des concombres et des cornichons importés d'Inde ; les produits contaminés ont été retirés du marché avant toute transformation. Un autre lot distinct, de moindre importance et provenant d'un fournisseur indien différent, s'est révélé contenir par la suite de faibles concentrations de ce médicament. Les enquêteurs ont envisagé plusieurs voies de contamination possibles, notamment l'utilisation d'acide acétique contaminé dans la chaîne d'approvisionnement, l'eau d'irrigation contaminée, l'absorption environnementale par les plantes ou l'utilisation d'intrants agricoles contaminés, tels que des produits de lutte contre les serpents.

  • Métaux lourds dans les matériaux au contact des aliments : Les autorités slovènes ont signalé des tasses en émail décorées, importées de Chine, qui libéraient du plomb, de l'aluminium, du nickel, du cobalt, du baryum et du manganèse. Les produits avaient été largement distribués à travers l'Europe, ce qui a entraîné des retraits coordonnés, la destruction des produits et des mesures de suivi dans plusieurs pays.