lundi 20 juillet 2026

Les répulsifs anti-moustiques au prisme de l'Anses et du BfR

A quelques jours d’intervalles, l’Anses et le BfR, l'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques nous parlent des moustiques et des répulsifs anti-moustiques.

Anses : « Répulsifs anti-moustiques : quels produits utiliser pour protéger les enfants ? »

En piquant, certains moustiques peuvent transmettre des virus responsables de maladies comme la dengue, le chikungunya ou Zika. Les parades anti-moustiques sont nombreuses, mais toutes ne sont pas adaptées aux enfants. À partir de quel âge peut-on utiliser un répulsif anti-moustique ? Quelles sont les alternatives aux produits répulsifs ? Les répulsifs à base d’huiles essentielles sont-ils efficaces et sûrs pour les enfants ?  

BfR : « Repousser les moustiques, les tiques et les mouches : l'utilisation de répulsifs présente-t-elle des risques pour la santé ? »

L'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques (BfR) a rassemblé des questions-réponses fréquentes concernant les répulsifs et les risques qu'ils présentent pour la santé.

L’Anses rapporte ce qu’il faut retenir et des FAQs listées dans le tableau ci-dessous.

Après avoir cherché à éliminer les sources de prolifération des moustiques :
  • Privilégier d’abord les moyens de protection physique/mécanique : vêtements couvrants et moustiquaires.
  • Utiliser un répulsif sur la peau uniquement si les autres moyens de protection ne suffisent pas, en choisissant un produit adapté à l’âge de l’enfant, et en respectant strictement les conditions d’emploi indiquées sur l’étiquette : quantité, fréquence d’application et âge autorisé.
  • Les répulsifs contenant du DEET, de l’IR3535 ou de l’icaridine avec une AMM sont des produits dont l’efficacité et l’innocuité ont été évaluées par l’Anses.
  • Les produits à base d’huiles essentielles, dont les bracelets anti-moustiques, et les appareils à ultrasons, ne sont pas recommandés chez l’enfant faute de garanties suffisantes sur leur efficacité ou leur sécurité à ce jour.

Le BfR rapporte ce qui suit complété par des FAQs.

À mesure que les jours rallongent et que les soirées se réchauffent, les premiers moustiques ne tardent généralement pas à faire leur apparition. Les répulsifs, tels que les sprays anti-insectes, permettent d'éloigner les moustiques, les tiques et autres insectes ; ils protègent ainsi contre les piqûres désagréables et, par conséquent, contre certaines maladies. Appliqués sur la peau, ils agissent grâce à des substances chimiques - comme le diéthyltoluamide (DEET), l'icaridine et l'éthyl butylacétylaminopropionate (IR3535) - qui bloquent ou perturbent les récepteurs olfactifs des insectes, les empêchant ainsi de suivre les odeurs humaines (telles que celles de la respiration ou de la sueur).

Les répulsifs sont classés comme « produits biocides » car ils contiennent des substances capables de tuer, de neutraliser ou de repousser des organismes. Avant leur mise sur le marché, ils doivent faire l'objet d'une procédure d'autorisation garantissant leur innocuité pour l'homme et l'environnement. Ces produits sont en vente libre, aussi bien en magasin que sur Internet.

En cas d'utilisation inappropriée, certaines substances contenues dans les répulsifs peuvent provoquer des irritations des yeux, de la peau et des muqueuses. Le DEET, en particulier, suscite des inquiétudes à cet égard. Les produits contenant du DEET ou de l'icaridine ne doivent pas être utilisés chez les enfants de moins de deux ans.

Il existe des alternatives aux substances de synthèse, notamment des substances d'origine végétale. Toutefois, leur efficacité est jugée moindre et moins durable que celle des substances synthétiques susmentionnées. Par ailleurs, dans certains cas, ces substances n'ont pas encore fait l'objet d'une évaluation par les autorités réglementaires.


FAQs BfR
FAQs Anses
  • Que sont les répulsifs ?

  • Comment les répulsifs sont-ils classés par la réglementation ?
  • Quels sont les biocides couramment utilisés dans les répulsifs ?
  • Existe-t-il également des substances naturelles agissant comme répulsifs ?
  • Les répulsifs présentent-ils des risques pour la santé ?
  • Quelles précautions prendre lors de l'utilisation de ces produits chez les enfants ?
  • Quels moyens existent pour se protéger des moustiques ? 

  • Insecticides et répulsifs anti-moustiques : quelle différence ?
  • Quelle différence entre un répulsif cutané adapté aux enfants et un répulsif cutané pour adultes ?
  • Quels répulsifs cutanés privilégier pour les enfants ?
  • Quels produits éviter pour les enfants ?
  • Comment appliquer correctement un répulsif sur la peau d’un enfant ?
  • Les répulsifs anti-moustiques contenant des huiles essentielles sont-ils plus sûrs ?
Conclusion, les documents de l’Anses et du BfR se complètent bien.

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