samedi 5 septembre 2026

Présence de PFAS dans des compléments de protéines végétales disponibles dans le commerce, selon une étude

« Une étude révèle la présence de PFAS dans tous les compléments de protéines végétales testés et disponibles dans le commerce », source Food Safety Magazine Editorial Team.

À retenir

  • Des PFAS ont été détectés dans les cinq types de compléments de protéines végétales testés ; ils constituaient la principale source du risque cumulé non cancérogène estimé, la protéine de riz affichant le quotient de danger lié aux PFAS le plus élevé.
  • D'autres contaminants ont également été détectés, notamment des mycotoxines, des pesticides néonicotinoïdes, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et du 5-HMF (5-hydroxymethylfurfural ) ; certains résultats ont soulevé des préoccupations potentielles au regard des évaluations des risques préliminaires menées dans le cadre de l'étude.
  • Les chercheurs ont préconisé une surveillance systématique des contaminants émergents et ont souligné l'importance d'évaluer les risques liés à la présence simultanée de plusieurs contaminants, tout en notant que la taille réduite de l'échantillon et les hypothèses d'exposition limitaient la généralisation des résultats.

Une étude portant sur des compléments de protéines végétales disponibles dans le commerce a révélé la présence de plusieurs classes de contaminants chimiques, les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) étant identifiées comme la principale source du risque cumulé non cancérogène estimé.

Publiée dans le NFS Journal et menée par l'Université de Varmie-Mazurie à Olsztyn et l'Université d'agriculture de Cracovie (Pologne), l'étude a analysé des isolats de protéines issus de soja, de riz, de pois, de chanvre et de graines de courge afin d'y rechercher des PFAS, des mycotoxines, des pesticides, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAPs) et un contaminant lié à la transformation, le 5-hydroxyméthylfurfural (5-HMF). Les chercheurs visaient à caractériser la co-occurrence de contaminants issus de la pollution environnementale, de résidus agricoles, de toxines naturelles et de procédés industriels.

Les produits ont été achetés dans des points de vente à Olsztyn, en Pologne. Pour l'évaluation de l'exposition, les chercheurs ont retenu l'hypothèse d'une consommation quotidienne de 30 grammes de complément protéique par un adulte de 70 kg.

Dans leur conclusion, les auteurs notent :

Les résultats obtenus soulignent la nécessité d'un meilleur contrôle de la contamination environnementale, d'une optimisation des conditions de transformation visant à minimiser la formation de substances toxiques induites par la chaleur, ainsi que d'une surveillance systématique des contaminants émergents dans les produits à base de protéines végétales. Compte tenu de la popularité croissante de ces compléments dans l'alimentation courante, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour étudier l'exposition cumulative à long terme et la variabilité selon les marques et les procédés de fabrication, afin de mieux caractériser leur contribution à la charge chimique globale de l'alimentation.

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