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jeudi 5 octobre 2023

Huiles essentielles : Quand le Parlement européen sombre dans l'obscurantisme

Par définition, l’huile essentielle est un concentré de substances chimiques issues d’une matière première végétale. Ces substances peuvent interagir avec l’organisme et produire des effets justifiant leur usage à des fins physiologiques dans les compléments alimentaires. Toutefois, certaines substances peuvent aussi, sous certaines conditions, être à l’origine d’effets délétères contre lesquels il convient de se prémunir. Source DGCCRF, Compléments alimentaires – Huiles essentielles.

Malheureusement, l’ésotérisme et l’obscurantisme semblent l’avoir emporté sur la science ...

Pour aller plus loin, on lira la Note d’appui scientifique et technique du 02 février 2023 révisée de l’Anses relative à l’analyse de l’article de Fouyet et al. (2022) mis en avant par des acteurs économiques pour rejeter une règle de classification proposée par la Commission Européenne (mai 2023). Tout y est dit !

jeudi 3 août 2023

La caféine : à quel point est-elle dangereuse ? Une explication du BfR

vendredi 14 avril 2023

Choses lues sur les loups et les ours ...

Nos amis suisses semblent en avoir un peu marre des loups, c’est du moins ce qui me semble ressortir des différents articles sur le sujet, pensez donc, il s’attequent même aux bovins …

Intéressons-nous à cette information suisse récente, «Le loup grison M237 sans doute abattu en Hongrie après son périple».

Le loup grison désigné du matricule M237 est sans doute mort après avoir migré depuis la Suisse jusqu'en Hongrie en moins d'un an. Son émetteur GPS a été découvert à la frontière slovaquo-hongroise. Un chasseur l'a peut-être abattu, selon un média hongrois.

Migration record pour un loup européen
Le périple record du jeune loup issu de la meute de Stagias (Grisons) a commencé en juin dernier. Au début de l'été, il est passé de la Basse-Engadine en Italie, puis en Autriche.

En octobre, il a atteint la région d'Innsbruck, dans le Tyrol, avant de poursuivre sa route en direction de Vienne. A Nouvel An, il se trouvait à l'ouest de la capitale autrichienne avant d'arriver en Hongrie en février, puis de passer par la région de Budapest pour se diriger en direction de la frontière slovaque.

Il s'agit de la plus longue migration connue à ce jour en Europe pour un loup. Celle-ci démontre la capacité d'adaptation de cette espèce, selon la fondation KORA pour l'écologie des carnivores et la gestion de la faune sauvage. De la haute montagne aux zones habitées en passant par les plaines agricoles, M237 a gravi des sommets dont un culminant à 3500 m, et traversé rivières, routes et autoroutes. En un peu moins d'un an, il a rejoint la Hongrie, soit un trajet de 1 927 km.

Plan loup dans le canton de Vaud
Le parlement vaudois exige du gouvernement un plan de gestion «efficiente et courageuse» du grand prédateur. Pour de nombreux députés, surtout à droite, il faut agir et vite face aux attaques qui augmentent, sans compter que le loup s'approche désormais des fermes d'élevage et de la plaine.
Le plan d’action du gouvernement consiste «à alléger la charge mentale des éleveurs, à augmenter les indemnisations ou encore à renforcer le corps de police de la faune ainsi que les mesures d'effarouchement.» 

On est prié de ne pas sourire ...

Pour les ours, c'est en Slovénie que cela se passe. Rappelons que différents ours introduits dans les Pyrénées françaises proviennent de ce pays.
Il y aurait déjà 76 ours dans le massif pyrénéen ...
Complément
Pour ceux que cela intéresse, l'Anses diffuse un podcast Zootopique, «Changer notre regard sur les animaux» dans lequel «nous réfléchissons à comment changer notre regard sur les animaux, qu’ils soient sauvages, ou d’élevages. Que faire pour ne pas reproduire les erreurs du passé ? Peut-on, enfin, vivre en harmonie avec le reste du vivant ?»
A écouter avant de croiser un ours ou un loup, mais est-ce bien là le rôle de l’Anses ?

vendredi 13 janvier 2023

France : La filière des pommes est en danger

mercredi 4 août 2021

La COVID-19 n'est pas un danger de sécurité des aliments, selon la FAO

«La COVID-19 n'est pas un danger de sécurité des aliments, selon la FAO», source article de Joe Whitworth paru le 4 août 2021 dans Food Safety News.

Le virus qui cause le COVID-19 n'est pas un problème direct de sécurité des aliments, selon les lignes directrices mises à jour de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le 2 août 2021.

Le document sur les lignes directrices remplace celles provisoires de la FAO et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le coronavirus et la sécurité des aliments pour les entreprises alimentaires, initialement publiées en avril 2020.

Les lignes directrices antérieures ont été critiquées par Roger Cook, alors président de l'International Association for Food Protection (IAFP) et d'autres pour avoir suggéré que le SRAS-CoV-2 était un problème de sécurité des aliments.

Aucune confirmation de lien avec l’aliment ou l'emballage

Les données actuelles indiquent que ni les aliments, ni les emballages alimentaires ne sont une voie de propagation de virus tels que le SRAS-CoV-2. Les coronavirus ne peuvent pas se multiplier dans les aliments ou sur les surfaces mais le peuvent chez les humains et certains animaux. Une fois dans l'environnement, les virus se dégradent et deviennent moins infectieux, selon le document.

«Il est important de noter que, bien que la détection de virus ou de restes d'acide ribonucléique (ARN) viral sur les aliments et les emballages alimentaires fournisse la preuve d'une contamination antérieure et ne soit pas contestée, il n'y a aucune confirmation du SRAS-CoV-2, ou de tout autre virus causant des maladies respiratoires, transmis par les aliments ou les emballages alimentaires et provoquant des maladies chez les personnes qui touchent les produits alimentaires ou les emballages contaminés.»

Des études publiées dans des revues dont China CDC Weekly ont lié les cas de maladie à l'emballage de produits de la chaîne du froid contaminés par le virus.

Les lignes directrices visent à garantir que l'intégrité de la chaîne alimentaire est maintenue et que des approvisionnements alimentaires adéquats et sûrs sont disponibles pour les consommateurs en ne restreignant pas les chaînes d'approvisionnement par des mesures inefficaces.

Des épidémies de la COVID-19 ont été liées aux employés d’exploitations agricoles et des installations de transformation de viande, de volaille, de poisson, des fruits et légumes et des aliments pour animaux de compagnie.

«Il reste essentiel que l'industrie alimentaire et les autorités réglementant l'industrie alimentaire protègent tous les employés contre la propagation de personne à personne de ces virus en fournissant un environnement de travail sûr, en promouvant les mesures d'hygiène personnelle et en dispensant une formation sur les principes d'hygiène alimentaire», a déclaré Markus. Lipp, responsable principal de la sécurité des aliments.

Questions commerciales et rôle des tests

Un salarie infecté peut infecter des collègues, contaminer les environnements de production et de transformation des aliments, ainsi que des aliments ou des matières alimentaires pouvant entraîner des restrictions commerciales, même s'il n'y a aucun danger pour la sécurité des aliments.

Un certain nombre d'interdictions d'importation et d'exportation ont été mises en place à différents moments de la pandémie et la Chine a testé les importations d'aliments et d'emballages pour le SRAS-CoV-2 à l'entrée dans le pays.

Les prélèvements environnementaux microbiologiques ont un rôle dans la vérification des protocoles de désinfection, mais le test du SRAS-CoV-2 dans les installations de transformation ou sur les emballages alimentaires est coûteux, prend du temps et n'aide pas à la prise de décision fondée sur les risques pour la protection des consommateurs et n'est pas recommandé, a dit le document.

Le virus est sensible aux désinfectants les plus couramment utilisés dans l'environnement de transformation des aliments. L'OMS recommande des désinfectants contenant plus de 70 pour cent d'alcool avec un temps de contact suffisant pour la décontamination. Les désinfectants courants avec des ingrédients actifs à base de composés d'ammonium quaternaire et de chlore ont également des propriétés virucides.

Les principes généraux de protection des salariés et les conseils pour les personnes travaillant dans la production primaire, la transformation des aliments, les transports et au niveau de la vente au détail tels que les magasins, les restaurants et autres points de vente d'aliments sont également couverts dans ces lignes directrices.

Avis aux lecteurs du blog

L’ancien site Internet du blog qui était hébergé par la revue PROCESS Alimentaire est de nouveau opérationnel avec ce lien https://amgar.blog.processalimentaire.com/

samedi 10 juillet 2021

Y'a d'la joie ?

Une nouvelle brève de l'été ...

Un rappel de produit alimentaire a été publié le 9 juillet 2021 par BVL en Allemagne et qui concerne une purée d’amandes, crémeuse et végane, prête à consommer de marque ‘Joy in a Jar’.

La cause du rappel de ce produit de marqueJoy in a Jar’ (Joie dans un pot, ça ne s’invente pas !) est la présence de Clostridium botulinum, c’est-à-dire pas de quoi continuer sa vie dans joie …

Merci à Joe Whitworth de m’avoir signalé cette information.

Complément. On peut vouloir manger bio, mais ce n'est pas danger (voir l’article sur l’enquête Esteban), ainsi en est-il de ce rappel de chips bio en Belgique, en raison de la présence d'une substance jugée cancérogène, mutagène et reprotoxique, l'acrylamide.

Mise à jour du 17 juillet 2021. Nouveau rappel en Allemagne de purée d’amandes, crémeuse et végane, prête à consommer de marque ‘Joy in a Jar.

samedi 8 mai 2021

Dans la série Madame Pompili a dit, aujourd'hui, l'étiquetage de l'eau de Javel !

Dans la série Madame Pompili (ministre de la transition écologique) a dit, aujourd'hui, l'étiquetage de l'eau de Javel ... 

lundi 15 mars 2021

Certains arômes contenus dans les cigarettes électroniques potentiellement dangereux pour la santé

Il y a quelques mois l'Anses attirait notre attention sur les «Produits du tabac et du vapotage : l’Anses publie un panorama inédit des produits vendus en France».

L’Anses publie un bilan inédit des produits du tabac et de vapotage vendus en France. Les déclarations de plus de 3 000 produits du tabac, principalement cigarettes, cigares et cigarillos, et plus de 33 000 produits du vapotage, majoritairement des e-liquides conditionnés dans des flacons ou des cartouches de recharge, ont été analysées. Cette analyse a permis de relever des incohérences et non-conformités dans les déclarations dont les fabricants ont été informés afin qu'ils prennent les mesures correctives adaptées. A la lumière de ce premier bilan, l'Anses émet des préconisations en vue d'améliorer le processus déclaratif à l'échelle européenne.

La France est à ce jour le premier Etat membre à publier autant d’informations sur les produits mis sur le marché, dans le cadre de la nouvelle réglementation européenne.

L'Anses indique aussi,

Au-delà des exigences de conformité règlementaire, l’enjeu porte désormais sur l’évaluation des risques sanitaires liés à l’inhalation de certaines substances chimiques dans les produits du vapotage et les nouveaux produits du tabac chauffé. Des travaux de hiérarchisation des substances sont engagés car ils constituent le prérequis nécessaire à toute démarche d’évaluation des risques.

Voici que Sciensano.be publie le 10 mars, «Certains arômes contenus dans les cigarettes électroniques potentiellement dangereux pour la santé».

La cigarette électronique est populaire dans la population belge, en raison notamment du grand nombre de goûts proposés. Sciensano a analysé 129 liquides pour cigarettes électroniques quant à la présence d’arômes qui pourraient présenter un risque pour la santé. Cette étude montre que des cigarettes électroniques actuellement commercialisées contiendraient certains arômes ayant des propriétés génotoxiques (substances chimiques qui peuvent être dangereuses pour la santé) qui constituent potentiellement un risque pour la santé.

Dans le monde entier, plus de 7000 arômes différents sont disponibles pour les cigarettes électroniques. La question est toutefois de savoir si tous ces arômes sont inoffensifs pour la santé. À côté des parfums synthétiques typiques, des extraits naturels, voire des huiles éthériques et des arômes sont parfois ajoutés aux liquides de ces cigarettes. Ils sont très nombreux et il est donc nécessaire d’analyser ces arômes quant à leur éventuelle toxicité.

Tous les arômes des cigarettes électroniques ne sont pas inoffensifs

Une analyse complète des risques de toutes ces liaisons chimiques prendrait beaucoup de temps et exigerait une approche systématique. Il existe des modèles informatiques qui peuvent notamment prédire/calculer la génotoxicité de liaisons chimiques, comme les arômes des cigarettes électroniques. Sciensano a utilisé ces modèles informatiques et a analysé 129 liquides pour cigarettes électroniques quant à leur génotoxicité. Si une substance est estimée génotoxique, cela signifie qu’il existe un risque potentiel pour la santé.

Les résultats de ces modèles informatiques font apparaître que parmi les 129 liquides analysés, 5 substances chimiques sont éventuellement génotoxiques : il s’agit de l’estragole, du safrole, de la 2-acétylfurane, du furanéol et du transhexénal. Une de ces substances, le safrole, est une substance chimique présente dans l’huile Sassafras et qui est déjà interdite en tant qu’arôme alimentaire. Dans une phase suivante de l’étude, Sciensano a analysé 24 liquides : 4 d’entre eux se sont avérés positifs pour 2 des 5 substances génotoxiques susmentionnées.

La législation n’est pas encore concluante

La réglementation sur les cigarettes électroniques veut assurer la sécurité du consommateur, en régulant les ingrédients notamment. Vous trouverez plus d’informations sur la législation européenne dans le communiqué de presse publié par Sciensano en octobre 2020 et dans la réglementation spécifique aux cigarettes électroniques disponible sur le site web du SPF Santé publique.

En plus des directives spécifiques pour certains ingrédients présents dans les arômes des e-liquides, les producteurs sont également obligés d’enregistrer leur produit (et les ingrédients utilisés dans celui-ci) avant qu’il ne soit commercialisé sur le marché de l’UE. En ce qui concerne les extraits de plantes et les huiles essentielles, le producteur n’est pas obligé d’envoyer la composition détaillée ; ce qui a pour conséquence que des arômes nocifs peuvent quand même être présents dans les cigarettes électroniques.

samedi 20 février 2021

Listeria et les légumes surgelés, un risque à prendre en compte par le consommateur

Récemment, le site de l'OSAV en Suisse a publié plusieurs mises en garde relatives à la présence Listeria dans des grains de maïs surgelés :

Tout ceci découle de connaissance aquises lors d'une épidémie à Listeria dans des légumes surgelés en 2018 ...

Du maïs congelé et, éventuellement, d'autres légumes surgelés constituent la source probable du foyer épidémique de Listeria monocytogenes qui a affecté l'Autriche, le Danemark, la Finlande, le Royaume-Uni et la Suède depuis 2015.

Le blog a publié plusieurs article sur ces sujets:

Pourtant, un document de la FCD sur les «Critères microbiologiques applicables à partir de 2020 aux marques de distributeurs, marques premiers prix et matières premières dans leur conditionnement initial industriel» ne prend pas assez compte de ce danger dans le cas des surgelés :

Dans ce dernier cas, le critère Listeria monocytogenes défini pour le produit frais n’est pas applicable au produit surgelé et doit être adapté en tenant compte de l’usage attendu du produit surgelé, en particulier après décongélation.

Pour le cas des légumes surgelés quels qu'ils soient, l'usage attendu par le consommateur est de dire qu'ils ne sont pas des aliments prêts à consommer, d'autant que cela n'est pas indiqué sur l'emballage des produits surgelés ou dans le mode d'emploi ...

L'OMS rappelle à propos de la prévention des cas de listériose causés des végétaux surgelés contaminés

Cette épidémie (liés aux légumes surgelés de Hongrie en 2018) rappelle aux consommateurs que les légumes crus surgelés doivent être correctement cuits ou traités thermiquement avant d'être consommés.
Mise à jour du 2 mars 2021. L'OSAV de Suisse rapporte le 2 mars 2021 cette mise en garde : des listérias décelées dans la salade Anna’s Best Farmer, en vente chez Migros.
Des contrôles internes ont révélé la présence de listérias dans du maïs entrant dans la composition du produit Anna’s Best Saladbowl Farmer. Un risque pour la santé ne pouvant être exclu, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) recommande à la population de ne pas consommer ce produit. Migros l’a immédiatement retiré de ses rayons et ordonné un rappel.

mercredi 28 octobre 2020

Attention! Danger: ce que la peur nous fait faire, un colloque du BfR

Intéressante initiative du BfR, « Attention! Danger: ce que la peur nous fait faire », source BfR 35/2020, 28 octobre 2020.

Le BfR Knowledge Dialogue (Dialogue sur la connaissance du BfR) discute de la manière de gérer l'incertitude.

«La peur et la société» ne peuvent être discutées ces jours-ci sans évoquer la pandémie de coronavirus.

Mais à certains égards, nous vivons depuis un certain temps dans l'«âge de l'angoisse», une expression inventée par le poète anglais W. H. Auden en 1947.

Alors que la guerre nucléaire et les forêts mourantes étaient autrefois des sujets contemporains, des questions telles que l'extinction des espèces, le changement climatique et l'immigration (parmi beaucoup d'autres) sont aujourd'hui des sujets de préoccupation.

Mais l’alarme constante de la société est-elle vraiment justifiée?
Et: comment gagner en confiance malgré tout cela?

Telles sont les questions que le dialogue sur la connaissances de l’Institut fédéral allemand pour l’évaluation des risques (BfR) discutera le 2 novembre 2020 de 16 heures à 19 heures à la Magnus-Haus de Berlin. «Dans les situations de crise, la science ne peut pas toujours fournir une certitude absolue», déclare le professeur Andreas Hensel, président du BfR. «Mais cela peut nous aider à gérer l'incertitude.»

Le programme est ici.

« Entre peur et confiance: comment les risques défient la société » (Between fear and confidence: how risks challenge society) est le thème du Dialogue de la connaissance qui a suivi la conférence des parties prenantes du BfR. Des experts notables de la science, de la philosophie et des médias ont été associés pour l'événement. Il s'agit du professeur Dr. Heinz Bude (sociologue, Université de Kassel), du professeur Dr. Maren Urner (psychologie des médias, Université des sciences appliquées pour les médias, la communication et l'économie de Cologne), le professeur Dr. Borwin Bandelow (psychiatrie et psychothérapie, Université de Göttingen ), le professeur Dr. Wolfgang Freitag (Philosophie, Université de Mannheim) et Shary Reeves (actrice et auteur, Cologne) en plus du modérateur Ulrich Schnabel (journal «Die Zeit», Hambourg).

Seul un nombre limité de personnes ont accès à l'événement en raison de la situation du coronavirus. Cependant, le dialogue sur les connaissances sera diffusé en ligne via un flux en direct en allemand et en anglais. Inscription (jusqu'au 30 octobre 2020).

dimanche 6 septembre 2020

Le SARS-CoV-2, la sécurité des aliments et l'ICMSF



Vient de paraître un avis de l’ICMSF sur le SARS-CoV-2 et sa relation avec la sécurité des aliments ; le blog a traduit quelques extraits ici-dessous :

COVID-19 et sécurité des aliments

Le SARS-CoV-2 ne devrait pas être considéré comme un danger de sécurité des aliments car un vrai danger de sécurité des aliments entre dans le corps humain via le tractus gastro-intestinal, où il peut infecter les organes ou les tissus n’importe où le corps humain.

Un bon exemple est le virus de l’hépatite A qui entre dans le flux sanguin après avoir infecté l’épithélium intestinal humain et ensuite établit une infection dans le foie et cause une maladie d’origine alimentaire. De plus, il est important de distinguer une danger de sécurité des aliments d’un risque de sécurité des aliments, par exemple, la simple présence d’un agent infectieux dans un aliment n’entraîne pas nécessairement une infection humaine.

En dépit de plus milliards de repas consommés et d’emballages alimentaires manipulés depuis le début de la pandémie de COVID-19, à ce jour, il n’y a eu aucune preuve que les aliments, les emballages alimentaires ou la manipulation des aliments soit une source ou une voie de transmission du SARS-CoV-2 entraînant le COVID-19.

Considérant qu’à ce jour, il n’y a aucun cas prouvé, ni aucune association scientifique entre la consommation d’aliments et le COVID-19, il est hautement improbable que le SARS-CoV-2 constitue un risque de sécurité des aliments. Il y a relativement peu de données sur le fait que le SARS-CoV-2 ait été retrouvé dans des ingrédients alimentaires, des produits alimentaires et des matériaux d’emballage. Dans plusieurs cas, de telles données ne sont pas spécifiques pour dire comment le virus a été isolé, quelle quantité a été retrouvée et si le virus est viable et infectieux. Comme les méthodes d’identification du virus sont principalement génétiques, ce que montre la plupart des données est la présence d’ARN du virus. Dans ce sens, ces données montrent qu’un danger pour la santé humaine peut être présent. Elles ne montrent pas qu’il y a actuellement un danger présent (par exemple, virus viable) ou qu’il est un risque pour la santé humaine via l’ingestion ou la manipulation d’un aliment. Les virus présents dans les aliments ou un emballage alimentaire va perdre en viabilité au cours du temps. A la suite d’une approche basée sur les risques, il est très improbable qu’une telle contamination entraînerait une infection.

Mise à jour du 11 septembre 2020. Des experts affirment que le coronavirus est «hautement improbable» pour être un risque alimentaire, selon un article de Joe Witworth paru dans Food Safety News.

mardi 1 septembre 2020

Gel hydroalcoolique et yeux des enfants, attention danger !

Un article du Parisien.fr attirait déjà notre attention le 27 juillet 2020, à propos des « Distributeurs de gel hydroalcoolique : attention danger pour les yeux des enfants ».
La société française d’ophtalmologie alerte sur notre site et dans notre journal sur les dangers des distributeurs de gel hydroalcoolique qui occasionnent de plus en plus de brûlures oculaires chez les enfants.

Le 31 août 2030, enfin, l’Anses attire notre attention sur les « Solutions hydro-alcooliques : attention aux projections accidentelles dans les yeux des jeunes enfants ».
Plusieurs cas de jeunes enfants ayant reçu une projection accidentelle de solution hydro-alcoolique dans les yeux suite à l’utilisation de distributeurs mis à disposition dans les magasins ou autres lieux recevant du public ont été signalés par des ophtalmologues et les Centres antipoison. Les cas les plus graves ont nécessité une hospitalisation voire une chirurgie au niveau de l’œil. Voici des conseils pour éviter ces accidents et en limiter la gravité s’ils surviennent.
Les distributeurs de gel ou de solution hydro-alcoolique mis à disposition dans les magasins ou autres lieux recevant du public sont souvent à hauteur d’yeux des jeunes enfants. Facilement actionnables, par exemple à l’aide d’une pédale ou de façon automatique, ils peuvent être perçus comme un jeu. Plus d’une cinquantaine de cas de projections ayant entrainé des troubles oculaires ont été signalés aux Centres antipoison. Les symptômes observés sont le plus souvent : une rougeur de l’œil, une douleur oculaire, une inflammation de l’œil ou de la paupière, une brûlure de la paupière ou encore une sensibilité accrue à la lumière. Des cas plus graves se caractérisaient par une atteinte de la cornée nécessitant une hospitalisation.
Un recensement des incidents survenus dans des établissements recevant du public a été mené au niveau national. Entre le 11 mai et le 24 août 2020, 63 cas ayant présenté des symptômes oculaires, âgés en moyenne de 4 ans, ont été enregistrés par les Centres antipoison. Ces projections accidentelles de gel hydro-alcoolique sont survenues pour les trois-quarts d’entre eux dans un magasin ou un centre commercial ou encore dans un restaurant, une piscine, un jardin public, une salle de spectacle, pour les cas restants. Les enfants ont été pris en charge aux urgences pour 20% d’entre eux. Enfin 2 cas d’atteinte de la cornée, réversible après traitement symptomatique, ont été enregistrés. Au cours de la même période, plus d’une dizaine d’enfants ont dû être pris en charge dans différents services d’ophtalmologie français pour des lésions oculaires sévères avec difficulté de cicatrisation. Au moins 2 d’entre eux ont nécessité une chirurgie sous anesthésie générale.
Pour utiliser en toute sécurité les solutions hydro-alcooliques mises à disposition dans les magasins et autres établissements recevant du public et prévenir les risques de lésions oculaires pouvant être graves, l’Anses, avec l’appui des Centres antipoison et de la Société Française d’Ophtalmologie, recommande aux personnes accompagnées de jeunes enfants :
  • De ne pas laisser les jeunes enfants utiliser ou jouer avec les distributeurs de solutions/ gels hydro-alcooliques : il y a un risque que la solution ou le gel hydro-alcoolique soit projeté directement dans l’œil de l’enfant
  • A l’accompagnateur, de prendre lui-même la solution ou le gel hydro-alcoolique dans la paume de sa main et l’appliquer sur les mains de l’enfant
  • En cas de projection dans l’œil, de rincer immédiatement l’œil pendant une quinzaine de minutes sous un filet d’eau (robinet du lavabo, bouteille d’eau minérale, gourde d’eau…) : le retard au rinçage est très préjudiciable et en cause dans les lésions sévères
  • Après le rinçage, si l’enfant présente une douleur vive, consulter un ophtalmologue ou appeler un Centre antipoison qui guidera la prise en charge. La solution hydro-alcoolique pouvant avoir un « effet anesthésiant », la douleur peut s’estomper au bout de quelques heures alors même qu’il y a des lésions oculaires importantes.
Il vous faut savoir que la situation est plus grave en Belgique où il y a déjà eu 300 appels entre mars et juin pour des incidents avec du gel hydroalcoolique impliquant des enfantsselon cet article du 31 juillet 2020.

Mise à jour du 5 septembre 2020. L'Anses tweete le 4 septembre 2020: Que faire en cas de projection de gel hydro-alcoolique dans l’œil d'un enfant.

Mise à jour du 10 novembre 2020. On lira l'article Attention aux projections de solution hydro-alcooliquedans les yeux des jeunes enfants ! paru dans Vigil'Anses de novembre 2020.
Lire le communiqué de l’Académie nationale de médecine : Masquez-vous, masquez-vous, masquez-vous

vendredi 27 décembre 2019

Choses lues sur les bulles ou perles d’eau. Attention au danger en cas d’ingestion par des enfants


Annonce : S’agissant de l’information à propos des rappels de produits alimentaires, pour le moment, il ne faut pas faire confiance à nos autorités sanitaires (Ministère de l’agriculture et DGCCRF). Ces deux entités ont fait et font toujours preuve d’une incroyable légèreté et d’un manque d’informations fiables vis-à-vis des consommateurs avec comme corollaire une absence de transparence en matière de sécurité des aliments.

Un communiqué de presse du 26 décembre 2019 signé par la Direction générale de la santé, de la DGCCRF et de l’Anses informe sur les « Bulles ou perles d’eau : Attention au danger en cas d’ingestion par des enfants ! »
Les autorités publiques alertent les parents et les personnes ayant la garde d’enfants sur les risques d’ingestion de billes, bulles ou perles d’eau par les enfants, en particulier en bas âge (moins de 5 ans). Ces accidents peuvent être responsables de graves conséquences, parfois mortelles.
Photo issue du site de l'Anses.
Un cas mortel d’ingestion a été signalé dernièrement et plusieurs autres accidents sérieux ont été recensés, très majoritairement chez des enfants de moins de 5 ans.
Les perles d’eau sont des perles translucides et vivement colorées qui ont la propriété de pouvoir absorber 400 fois leur poids en eau. Elles sont généralement utilisées comme articles de décoration, notamment pour caler des fleurs coupées dans un vase. L’entourage des jeunes enfants doit être particulièrement vigilant à ce qu’ils ne puissent y accéder.
Les pouvoirs publics mettent aussi en garde les consommateurs à l’encontre des personnes vendant ou faisant la promotion des usages prétendument « ludiques » de ces perles d’eau, notamment sur internet. En dépit de leur aspect attrayant, ce ne sont ni des bonbons, ni des jouets, quand bien même elles seraient présentées comme tels sur le site des vendeurs !
En outre, dans le cas où des perles d’eau non conformes et dangereuses seraient identifiées comme des accessoires de jouets, ceux-ci feraient l’objet d’un retrait-rappel par la DGCCRF.

Ce qui est bien c’est que le communiqué est bien présent sur le site de l’Anses et de la DGCCRF, mais pas sur celui du ministère de la santé …, étonnant, non ?

Pour l’instant pas d’avis de rappel en vue …

Par ailleurs, tous les distributeurs de perles d’eau ne sont pas très conscients des dansgers pour les enfants, ainsi celui-ci indique :
Les perles d'eau sont non toxiques et biodégradables, mais leur utilisation par de très jeunes enfants doit s'effectuer sous la supervision d'un adulte, pour éviter tout risque d'étouffement.

Il n’y a pas que le risque d’étouffement mais aussi celui d’ingestion !

Amazon indique à propos de perles d’eau en gel, 
Remarque : veuillez le mettre à l'endroit où les enfants ne peuvent pas atteindre en cas de mange par erreur. Évitez les rayons du soleil.

Y'a encore du boulot pour la DGCCRF ...

Enfin, dans un blog, un article du 24 mars 2016 concerne « Des perles d’eau pour exercer sa motricité fine ».

Ce n’est qu’à la dernière ligne d’un long article que l’on trouve cette mise en garde du 19/03/2018 :
De nouveaux produits semblent être arrivés sur le marché depuis la rédaction de cet article. Ne connaissant pas la composition de toutes les perles d’eau vendues à droite et à gauche, je vous invite à laver les mains de vos enfants après utilisation et à veiller à ce qu’ils n’ingèrent pas les perles.

C’est assez curieux cette mise en garde initiale sur la composition des perles plutôt que de parler du danger d’ingestion beaucoup plus grave …

Mais que dire alors de cet autre blog où il est écrit,
Les perles d'eau sont d'habitude utilisées pour les plantes : ce sont de microscopiques billes que l'on plonge dans l'eau quelques heures, et qui gonfle. Elles ont une texture de gel, un peu gluante, et sans danger pour les enfants : il s'agit apparemment de 98% d'eau et le reste sert à nourrir les plantes. Je ne pense pas pour autant que ce soit bon d'en manger, ni que ce soit très bio n'est ce pas, mais bon, je me dis que tant qu'ils n'y passent pas leur journées et que ça reste occasionnel, il n'y a pas de soucis.

C'est sans commentaire ...