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samedi 17 octobre 2026

Évaluation de la probabilité de transmission de norovirus par des gobelets en plastique, selon le RIVM

Le RIVM des Pays-Bas propose une réponse en réalisant une « Évaluation de la probabilité de transmission de norovirus par des gobelets en plastique » (publiée en octobre 2026).

Objet

Les gobelets en plastique réutilisables sont de plus en plus utilisés lors d’événements. Lors de récentes épidémies à norovirus, la transmission a pu se produire par l’intermédiaire de gobelets réutilisables ayant été rincés.
Question de recherche : Le Bureau d’évaluation des risques et de recherche (BuRO) a donc soumis les questions suivantes au Guichet unique pour la sécurité des denrées alimentaires et des produits :

1) Comment le risque de transmission par des gobelets en plastique se compare-t-il au risque, déjà établi, associé aux verres ?

2) Dans quelle mesure les avis précédemment émis concernant les virus enveloppés s’appliquent-ils à d’autres virus, non enveloppés, tels que norovirus ?

3) Réaliser une évaluation fondée sur la littérature (récente), et non pas sur une enquête, concernant le risque de transmission de virus d’origine alimentaire, en particulier norovirus, par le biais de gobelets réutilisables.

Conclusion

1) La plupart des gobelets en plastique sont fabriqués en polypropylène. Les données disponibles concernant le risque de contamination par norovirus via ce type de contenant sont essentiellement indirectes, les études portant souvent sur d'autres types de plastique ou sur des virus de substitution. Les recherches les plus pertinentes suggèrent que, dans certaines situations, le risque de contamination par norovirus via des gobelets en plastique pourrait être inférieur à celui observé avec des contenants en verre (ou en acier inoxydable). Cela s'explique par le fait que le virus adhère plus fortement au plastique qu'au verre ; toutefois, les résultats ne sont pas suffisamment constants pour en faire une règle universelle.

2) Compte tenu de la stabilité de norovirus, un virus non enveloppé, comparée à celle des virus enveloppés, et de leur capacité potentiellement plus élevée à adhérer aux surfaces en plastique qu'au verre, les gobelets en plastique doivent être considérés comme présentant un risque potentiel. Il est donc recommandé de ne pas partager ces gobelets et de les soumettre à un nettoyage industriel après chaque utilisation. Si un nettoyage industriel n'est pas réalisable, les recommandations précédemment établies pour les virus enveloppés sur la verrerie restent applicables. Cela signifie que les gobelets en plastique devraient, idéalement, être nettoyés dans un lave-vaisselle ou un lave-verres. Bien que les virus non enveloppés, tels que norovirus, soient plus stables que les virus enveloppés, l'utilisation de ces machines réduit considérablement leur présence, grâce à une combinaison d'élimination mécanique (rinçage) et d'inactivation thermique. Les machines à usage professionnel atteignent des températures de 80 à 85 °C, ce qui permet d'inactiver, dans une large mesure, norovirus. Si un nettoyage en lave-vaisselle ou en lave-verres n'est pas possible, les gobelets peuvent être nettoyés dans un évier équipé de brosses, en utilisant de l'eau additionnée d'un produit nettoyant (selon le dosage préconisé par le fabricant) et en veillant à renouveler l'eau régulièrement. Le nettoyage dans un évier s'effectue à des températures inférieures aux 80–85 °C atteints dans un lave-vaisselle professionnel. Au vu des connaissances actuelles, il est difficile d'évaluer l'efficacité de cette méthode ; elle dépend de la rigueur du processus d'élimination mécanique, qui implique de frotter l'intérieur et l'extérieur du gobelet avec une brosse pendant 15 secondes. Néanmoins, comme le nettoyage dans un évier correspond aux pratiques courantes de lavage des verres dans le secteur de l'hôtellerie-restauration, cette méthode peut également être considérée comme acceptable dans le contexte d'un festival. Nous recommandons donc d’appliquer les recommandations précédemment émises, initialement conçues pour les virus enveloppés sur de la verrerie, ainsi qu’aux virus non enveloppés présents sur des gobelets en plastique.

3) L’analyse de la littérature indique que le risque de transmission de norovirus par l’intermédiaire de gobelets en plastique réutilisables est difficile à quantifier. Il est toutefois établi que les norovirus adhèrent plus fortement au plastique qu’au verre, ce qui rend leur élimination plus complexe. Par conséquent, un gobelet en plastique est susceptible de demeurer une source de risque potentielle pendant une durée plus longue que ne le serait un récipient en verre.

Traduction par mes soins -aa.