Affichage des articles dont le libellé est transmission. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est transmission. Afficher tous les articles

samedi 24 juin 2023

L'actualité de Brucella en France

«Brucellose en France : 40 nouveaux cas déclarés en 2022 », source Santé publique France.

Santé publique France publie le bilan épidémiologique des cas de brucellose signalés sur l’année 2022 en France. Le nombre de cas de brucellose est revenu au niveau de 2019, en lien avec la reprise des voyages vers les pays considérés comme endémiques.

En France, cette maladie est désormais rare et a considérablement diminué depuis les années 1960, en lien avec l’amélioration de la situation de la maladie chez les ruminants. Actuellement, environ 80% des cas diagnostiqués sur le territoire français sont le résultat d'une infection contractée lors d'un voyage dans un pays où la maladie animale n’est pas maîtrisée. Ces infections surviennent principalement chez des personnes ayant consommé des produits laitiers contaminés ou ayant été en contact direct avec un animal infecté. Des règles d’hygiène et de sécurité permettent de prévenir la maladie.

Chiffres clés de la brucellose en France en 2022

Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2022, 40 nouveaux cas de brucellose ont été déclarés en 2022 dans 12 régions françaises dont 10 (25%) en Ile-de-France et 8 (20%) en Auvergne-Rhône-Alpes. 

Trente-quatre souches appartenaient à l’espèce Brucella melitensis, une à l’espèce B. abortus et une n’avait pas été caractérisée. Trente-huit (95%) cas sur 40 étaient liés à des infections « importées » : voyage en Algérie (n=24), Turquie (n=4), Tunisie et Djibouti (n=2 chacun), et Arménie, Chine et Liban (n=1 chacun).

En 2022, troisième année depuis le début de la pandémie de COVID-19, le nombre de cas de brucellose a retrouvé le niveau de 2019 (n=42), en lien avec la reprise des voyages vers des pays considérés comme endémiques.

Selon l’Anses, «De nouvelles connaissances sur des bactéries Brucella émergentes».

De nombreuses découvertes ont été faites ces dernières années sur les bactéries du genre Brucella : de nouvelles espèces ont été découvertes, tandis que d’autres, déjà connues, ont été détectées chez des animaux que l’on ne savait pas porteurs de ces bactéries, ou encore apparaissent en Europe de l’Ouest, comme Brucella canis. Ces bactéries pourraient-elles se transmettre à l’être humain ? Quelles espèces animales sont concernées ? Comment distinguer ces bactéries les unes des autres ?

Depuis une quinzaine d’années, de nouvelles espèces de Brucella ont été découvertes, portées par des animaux aussi divers que des grenouilles, des renards ou des mammifères marins. Le projet IDEMBRU, coordonné par l’Anses et rassemblant 9 partenaires de 8 pays européens (Allemagne, Bulgarie, Espagne, Italie, Royaume-Uni, Pays-Bas, Portugal et France) visait à mieux connaître ces nouvelles bactéries. 

Prédire le risque de transmission à l’être humain

Pour les espèces de Brucella nouvellement découvertes, l’une des questions majeures est de savoir si elles présentent un risque pour l’être humain. « Nous avons développé une méthode d’infection cellulaire in vitro qui donne des indications sur leur pouvoir pathogène pour l’être humain. Jusqu’à présent, peu d’indicateurs de pathogénicité existaient pour ces bactéries, on se basait principalement sur l’identification des bactéries en cause dans les foyers d’infection. », décrit Vitomir Djokic, scientifique au sein de l’unité Zoonoses bactériennes, qui a participé au projet.

Mise à jour du 5 juillet 2023.
Deux chiens et Brucella
L'Anses tweete «Êtes-vous préoccupé par la brucellose canine en Europe ? Lire la publication dans la revue Pathogens sur les investigations moléculaires de deux premiers cas d'infections à Brucella suis Biovar 2 chez des chiens français.» Traduction par mes soins -aa.

mardi 14 février 2023

Alors que le monde entier désinfectait des surfaces, un groupe a tenté d'avertir très tôt de la propagation du virus par voie aérienne. Retour sur un fiasco

Un peu
comme en France où certaines personnes nous ont dit qu’un masque, ça sert à rien, «Je dis pardon parce que nous nous sommes trompés» sur les masques en début de pandémie, reconnaît Olivier Véran.
«Nous avions tort», confie l'ancien ministre de la Santé, qui revient sur la question du port du masque au début de la crise sanitaire. Cela datait du 12 septembre 2022.

«COVID-19 : Alors que le monde entier désinfectait des surfaces, un groupe a tenté d'avertir très tôt de la propagation du virus par voie aérienne», source article de Mary Van Beusekom paru le 13 février 2023 dans CIDRAP News. Voici un retour sur ce qu'il faut bien appeller un fiasco ...

Un grand groupe mondial d'experts a dit avoir averti l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au début de la pandémie de COVID-19 que le SARS-CoV-2 se propageait par les particules en suspension dans l'air, mais leurs préoccupations n'ont été reconnues que 3 mois plus tard, selon un compte rendu publié la semaine dernière dans Clinical Infectious Diseases.

Le groupe a dit que, le 7 février 2020, via Junji Cao de l'Académie chinoise des sciences, à Lidia Morawska de l'Université de technologie du Queensland en Australie qu'il craignait que les autorités ne reconnaissent le risque de transmissions via des aérosols de SARS-CoV-2. Les aérosols sont de minuscules particules chargées de virus expulsées par la bouche et le nez qui peuvent parcourir de longues distances dans les courants d'air.

Des voix non entendues, un tweet de déni
Les deux experts en aérosols ont rédigé un commentaire appelant à la reconnaissance et à la communication des risques, mais deux revues influentes l'ont rejeté, indiquant que les autorités savaient déjà comment le SARS-CoV-2 se propageait. Deux mois plus tard, Environment International a publié l'article.

Après que l'OMS ait tweeté avec insistance le 29 mars 2020 que la COVID-19 ne se propage pas dans l'air, Cao et Morawska ont réuni un groupe d'experts pour convaincre l'OMS du contraire. Le groupe était composé de 36 experts ayant une formation en transmission aéroportée dans les domaines de la physique des aérosols, de la virologie, de la santé publique, de la médecine clinique, de la prévention et du contrôle des infections, de l'ingénierie du bâtiment et de la gestion des installations.

Le 1er avril, les experts, connus sous le nom de Groupe 36, ont envoyé une pétition au directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus et à son équipe de direction du programme des urgences sanitaires. Le personnel du programme a envoyé une réponse écrite le 16 avril affirmant que la propagation du SARS-CoV-2 dans l'air était principalement limitée aux procédures générant des aérosols telles que l'intubation.

Un tournant
Le groupe 36 a ensuite engagé plus d'experts pour soutenir un commentaire publié le 6 juillet dans Clinical Infectious Diseases. Lors d'une conférence de presse le lendemain, l'OMS a reconnu que le SARS-CoV-2 se propage par des aérosols. L'OMS, cependant, n'a pas directement lié la «ventilation» à la transmission aérienne», ce qui, selon les auteurs du groupe 36, n'a pas suffisamment averti les autorités nationales ou le public sur l'importance d'une bonne ventilation.

Morawska et ses collègues ont déclaré que 3 mois entre l'avertissement et la reconnaissance pourraient ne pas sembler très longs dans le contexte de la pandémie, mais «ces 3 premiers mois étaient critiques, car c'était à ce moment-là que des mesures de contrôle étaient développées et introduites dans des pays du monde entier. C'était aussi le moment où l'intérêt du public était le plus aigu et où les messages autour de la transmission étaient intégrés dans les actions que des millions de personnes prenaient dans leur vie quotidienne.»

De plus, ce n'est qu'en mai 2021 que l'OMS a modifié sa page Internet sur la transmission de la COVID-19 pour reconnaître la propagation par voie aérienne. Avant cela, l’OMS avait déclaré: «Les preuves actuelles suggèrent que le virus se propage principalement par les gouttelettes respiratoires parmi les personnes qui sont en contact étroit les unes avec les autres.» Le Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis a emboîté le pas en modifiant ses directives peu de temps après pour mettre davantage l'accent sur la transmission par voie aérienne.

C'était aussi l'époque où l'intérêt du public était le plus aigu et où les messages concernant la transmission étaient intégrés dans les actions que des millions de personnes prenaient dans leur vie quotidienne.

Le groupe 36 était l'un des principaux avertissements vocaux concernant la propagation aérienne au début de la pandémie, mais pas le seul. En novembre 2022, alors que la scientifique en chef de l'OMS, Soumya Swaminathan, conférencière à la conférence de presse de l'OMS du 7 juillet 2020, a annoncé son départ de l'agence, elle a déclaré que la décision de l'OMS de retarder la reconnaissance du rôle des aérosols dans la propagation SARS-CoV-2 était son plus grand regret.

«Nous pensons que ce récit devrait être rendu public pour servir d'avertissement sur ce qui se passe lorsque des preuves scientifiques sont rejetées en faveur de croyances qui sont devenues des dogmes sans une base de preuves solide», a écrit le groupe 36 dans le nouveau document. «On peut dire que ces événements inquiétants appartiennent au passé, passons à autre chose. Pourtant, la conséquence de ce 'passé' a été la perte de nombreuses vies, ainsi que d'énormes conséquences économiques.»

jeudi 24 novembre 2022

Efficacité des désinfectants pour les mains à base d'alcool proposé par l’OMS contre le virus de la variole du singe

Une équipe allemande a validé l’efficacité des désinfectants pour les mains à base d'alcool proposé par l’OMS contre le virus de la variole du singe, source EID.

En 2009, l'OMS a proposé des lignes directrices sur l'hygiène des mains dans les centres de santé, un document pour mettre en œuvre l'utilisation de 2 désinfectants pour les mains à base d'alcool (formulation I et II) pour la désinfection chirurgicale et hygiénique des mains dans les établissements de santé et pour réduire la transmission des agents pathogènes.

Cependant, les efficacités d'inactivation de ces produits contre le virus de la variole du singe (MPXV) n'ont pas été déterminées. Nous avons évalué les formulations à base d'alcool recommandées par l'OMS contre le MPXV et effectué une analyse d'inactivation comparative avec d'autres virus enveloppés et de référence (ré)émergents, notamment le virus Zika, le virus de la grippe A(H1N1), le virus Ebola, les coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 1 et 2, et le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient.

L'augmentation des cas d’infection par le virus humain de la variole du singe non zoonotique (MPXV) nécessite une réévaluation des stratégies d'inactivation.

Nous démontrons l'inactivation efficace du MPXV par 2 solutions de désinfectant pour les mains à base d'alcool recommandées par l'Organisation mondiale de la santé. Comparé à d'autres virus enveloppés (ré)émergents, MPXV a affiché la plus grande stabilité. Nos résultats confirment le respect rigoureux de l'utilisation de désinfectants à base d'alcool.

L'OMS recommande 2 formulations peu coûteuses de désinfectant pour les mains à base d'alcool pour réduire la transmission d'agents pathogènes. Nous avons constaté que le MPXV était efficacement inactivé par les deux formulations, soutenant leur utilisation dans les systèmes de santé et lors des épidémies de MPXV.

De plus, l'éthanol et le 2-propanol ont inactivé le virus lors d'une exposition de 30 secondes à une concentration > 30% (vol/vol). Une analyse comparative d'inactivation avec différents virus enveloppés ou de référence (ré)émergents a montré que le MPXV avait la stabilité la plus élevée contre les deux formulations de l'OMS par rapport aux autres virus enveloppés. La sensibilité des différents virus aux formulations de l'OMS dépend probablement des propriétés de surface spécifiques au virus de leur enveloppe lipophile. Néanmoins, nos résultats confirment la vaccine modifiée d'Ankara en tant que substitut modèle approprié du MPXV pour évaluer les désinfectants chimiques et les antiseptiques. La formulation II de l'OMS et le 2-propanol étaient légèrement plus efficaces pour inactiver le MPXV que la formulation I de l'OMS et l'éthanol. Cette différence peut probablement s'expliquer par le carbone supplémentaire du 2-propanol, résultant en une lipophilie accrue contre les membranes virales par rapport à l'éthanol. Nos résultats soulignent la nécessité et l'application opportune de désinfectants à base d'alcool comme mesure efficace pour minimiser la transmission virale et maximiser l'inactivation virale pendant l'épidémie de MPVX en cours.

Formulations recommandées par l’OMS
Le désinfectant I recommandé par l'OMS se compose de 80% d'éthanol en volume, de 1,45% de glycérol en volume et de 0,125% de peroxyde d'hydrogène en volume. Le désinfectant II se compose de 75% en volume d'isopropanol, de 1,45% en volume de glycérol et de 0,125% en volume de peroxyde d'hydrogène.

Référence
Meister TL, Tao R, Brüggemann Y, Todt D, Steinmann J, Timm J, et al. Efficient inactivation of monkeypox virus by World Health Organization‒recommended hand rub formulations and alcohols. EmergInfect Dis.

Commentaire
Il est curieux de constater que, pour Santé publique France, le virus de la variole du singe est une maladie transmissible de l’animal à l’homme (zoonose). Cela était le cas, me semble-t-il historiquement, mais cela n’est plus le cas aujourd’hui.

lundi 31 octobre 2022

Bref comparatif des mesures de prévention pour éviter la transmission de la bactérie E. coli responsable du syndrome hémolytique et urémique.

Voici un bref comparatif des mesures de prévention pour éviter la transmission de la bactérie E. coli responsable du syndrome hémolytique et urémique en France.

Je précise que parmi les deux documents utilisés pour cette comparaison, celui de janvier 2006 est toujours disponible sur le site de Santé publique France.

Il reste à mons sens encore de la place à l’amélioration mais chacun appréciera les évolutions de ces mesures de prévention ...

Comment prévenir la transmission des infections à E. coli producteurs de shigatoxines et du syndrome hémolytique et urémique ?, source Santé publique France, janvier 2006.
Mesures de prévention pour éviter la transmission de la bactérie E. coli responsable du syndrome hémolytique et urémique, source Santé publique France, octobre 2022.
La transmission de la maladie peut être prévenue par des gestes simples :
Quelques conseils simples pour limiter les risques de transmission :
- le lavage des mains doit être systématique avant de préparer à manger et en sortant des toilettes ;
En cuisine, 
Le lavage des mains doit être systématique avant la préparation des repas ;
- les viandes, et surtout la viande hachée de bœuf, doivent être bien cuites à cœur ;
- Les viandes, et surtout la viande hachée de bœuf, mais aussi les préparations à base de viande hachée, doivent être bien cuites à cœur pour atteindre 70°C (et non pas rosées ou saignantes) ;
- le lait cru et les fromages à base de lait cru ne doivent pas être consommés par les enfants de moins de 3 ans ; préférer les fromages à pâte pressée cuite (type Emmental, Comté, etc.), les fromages fondus à tartiner et les fromages au lait pasteurisé ;
- Le lait cru, les fromages à base de lait cru et les produits laitiers fabriqués à partir de lait cru ne doivent pas être consommés par les enfants de moins de 5 ans (préférez les fromages à pâte pressée cuite (type Emmental, Comté, gruyère, Beaufort), les fromages fondus à tartiner et les fromages au lait pasteurisé) ;


- Les préparations à base de farine (pizza/pâte à cookies/gâteau/tarte/crêpe...) ne doivent pas être consommées crues ou peu cuites ;
- les légumes, les fruits et les herbes aromatiques, en particulier ceux qui vont être consommés crus, doivent être soigneusement lavés ;
- Les légumes, la salade, les fruits et les herbes aromatiques, en particulier ceux qui vont être consommés crus doivent être soigneusement lavés avant consommation, après épluchage le cas échéant ;
- les aliments crus doivent être conservés séparément des aliments cuits ou prêts à être consommés ;
 - Les aliments crus doivent être conservés séparément des aliments cuits ou prêts à être consommés ;
- les restes alimentaires et les plats cuisinés doivent être suffisamment réchauffés et consommés rapidement ;
- Les plats cuisinés et les restes alimentaires doivent être rapidement mis au réfrigérateur et suffisamment réchauffés avant consommation ;
- les ustensiles de cuisine (surtout lorsqu’ils ont été en contact préalablement avec de la viande crue), ainsi que le plan de travail, doivent être soigneusement lavés ;
- Les ustensiles de cuisine (surtout lorsqu’ils ont été en contact au préalable avec des aliments crus tels que la viande ou les fromages), ainsi que les plans de travail, doivent être soigneusement lavés pour éviter un risque de contamination croisée.
- les enfants ne doivent pas boire d’eau non traitée (eau de puits, torrents, etc.) et éviter d’en avaler lors de baignades (lac, étang, etc.) ;
Lors des activités et loisirs,
- Les enfants ne doivent pas boire d’eau non traitée (eau de puits, rivière, torrent, etc.) et éviter d’en avaler lors de baignades (lac, rivière, étang, etc.) ;
- en cas de gastro-entérite, il convient d’éviter de se baigner dans des lieux de baignades publics et de préparer des repas ;

- enfin, il faut éviter le contact des très jeunes enfants (moins de 5 ans) avec les vaches, veaux, moutons, chèvres, daims, etc., et leur environnement.  
- Il faut éviter le contact des très jeunes enfants (moins de 5 ans) avec les vaches, veaux, moutons, chèvres, etc., et leur environnement ; en cas de contact avec ces animaux le lavage des mains (eau et savon) doit être systématique avant que l’enfant ne porte ses doigts à sa bouche.

Il existe aussi la Fiche de description de danger microbiologique transmissible par les aliments, «Escherichia coli entérohémorragiques (EHEC)» - Mai 2019 de l'Anses, dont les recommandations aux consommateurs sont plus succinctes:

- L’hygiène personnelle et collective reste la base de la prévention. Se laver soigneusement les mains après être allé aux toilettes, mais aussi avant la préparation et la prise des repas.
- Laver soigneusement et éplucher si possible les légumes, mais aussi les fruits et les herbes aromatiques, en particulier ceux qui sont consommés crus.
- Pour les populations sensibles que sont les enfants et les personnes âgées :
    - bien cuire à cœur (70°C) les viandes hachées et les produits à base de viande hachée,
    - éviter la consommation de lait cru et de produits au lait cru (à l’exception des fromages à pâte pressée cuite).  

vendredi 23 septembre 2022

Évaluation des risques de transmission de norovirus dans les établissements alimentaires, selon la FDA

La FDA vient de publier une «Évaluation des risques de transmission de norovirus dans les établissements alimentaires».

L'article Risk Assessment of Norovirus Transmission in Food Establishments: Evaluating the Impact of Intervention Strategies and Food Employee Behavior (Duret et al. 2017), ou Évaluation du risque de transmission de norovirus dans les établissements alimentaires : évaluation de l'impact des stratégies d'intervention et du comportement des employés alimentaires, évalue la dynamique de transmission des norovirus des employés malades ou infectés des aliments dans les établissements alimentaires (restaurants) aux aliments prêts à consommer et aux consommateurs lors de la préparation des aliments et évalue également l'impact des stratégies de prévention. Un modèle d'événements discrets a été développé pour étudier la transmission de norovirus par des mains souillées d'employés de l'alimentation malades ou infectés et l'impact des stratégies de prévention et leur conformité sur la prévalence des portions contaminées et le nombre de clients infectés qui en résultent.

Fiche d'information : Évaluation des risques de transmission de norovirus dans les établissements alimentaires.

The Evaluation of the Impact of Compliance with Mitigation Strategies and Frequency of Restaurant Surface Cleaning and Sanitizing on Control of Norovirus Transmission from Ill Food Employees Using an Existing Quantitative Risk Assessment Model, ou Évaluation de l'impact de la conformité aux stratégies de réduction et à la fréquence du nettoyage et de la désinfection des surfaces des restaurants sur la maîtrise de la transmission de norovirus par des employés alimentaires malades à l'aide d'un modèle d'évaluation quantitative des risques existant, utilise le modèle d'évaluation quantitative des risques de la FDA précédemment publié dans Duret et al. De 2017, pour évaluer plus de 60 scénarios examinant l'impact de la mise en œuvre et du respect des recommandations du FDA Food Code pour : le nettoyage et la désinfection des surfaces des restaurants, l'hygiène des mains et la santé des employés.

Fiche d'information : Stratégies de réduction et fréquence de nettoyage et de désinfection des surfaces des restaurants sur la maîtrise de la transmission de norovirus par les employés alimentaires malades.

Les objectifs de cette évaluation des risques étaient de :
- Évaluer la dynamique de transmission de norovirus des employés malades ou infectés du secteur alimentaire aux aliments prêts à consommer et aux consommateurs.
- Évaluer l'impact des stratégies de prévention et leur niveau de conformité sur la prévalence des portions d'aliments contaminés et le nombre de consommateurs infectés qui en résultent.
- Fournir une base pour l'évaluation des changements potentiels concernant la santé des employés pour le Food Code 2017 de la FDA.

NB : Tous les documents cités sont disponibles en intégralité.

vendredi 29 juillet 2022

Virus de la variole du singe et recommandations relatives à la réduction du risque de transmission lié à la manipulation et la consommation des denrées alimentaires»

Il s'agit d'une suite de l'article Variole du singe : quel risque de transmission par l’alimentation ?

Un article bien fait du 28 juillet 2022 paru sur CNews traite de la «Variole du singe : le virus peut-il s'attraper au restaurant ?»

Qu’en est-il suite à l’avis publié le 24 juin 2022 par l'Anses (avis portant sur des «recommandations relatives à la réduction du risque de transmission du virus Monkox lié à la manipulation et la consommation des denrées alimentaires») selon lequel la variole du singe pourrait se transmettre dans les établissements de restauration, si ces derniers ne respectent pas les pratiques d’hygiène habituelles.

Extraits choisis de l'avis

Les experts du groupe d’expertise collective d’urgence (GECU) supposent que la contamination de l’environnement (en industrie agroalimentaire, en restauration ou à domicile) ne peut survenir que par le biais de personnes infectées excrétrices, notamment par le biais des contacts avec les lésions, les croûtes et des sécrétions naso ou oro-pharyngées.

La contamination de l’environnement en industrie agroalimentaire ou en restauration ne peut survenir que par l’intermédiaire de personnes infectées (notamment par des croûtes et des sécrétions oro ou naso pharyngées).

Les experts du GECU rappellent que les bonnes pratiques d’hygiène en agroalimentaire ou en restauration impliquent que les personnes présentant un symptôme cutané infecté (lésions, maladie de peau) ou des symptômes de gastro-entérite ne doivent pas manipuler les aliments. Dans le contexte actuel, toute personne avec des symptômes évocateurs du virus Monkeypox (MPX), dont lésions, papules etc., ne doit pas manipuler des aliments, doit consulter et se faire tester, et en cas de résultat positif doit suivre les recommandations en vigueur.

Les experts du GECU estiment que les personnes contacts travaillant dans la restauration ou dans le secteur agroalimentaire doivent bénéficier d’une sensibilisation aux symptômes évocateurs du MPX, et doivent être invitées à suivre les recommandations en vigueur émises par le Haut Conseil de la santé publique.

Un tableau fournit des exemples de mesures préventives en fonction des différents scénarios de contamination d’une denrée alimentaire par le virus MPX en France.

Il est également souligné que les bonnes pratiques d’hygiène en restauration ou en industrie agroalimentaire reposent aussi sur l’état de santé des opérateurs. Toute personne malade doit connaître l’importance de ne pas manipuler des aliments si elle présente des symptômes de gastro-entérite (diarrhée, fièvre, vomissements, maux de tête) mais aussi de tout cas de symptôme cutané infecté (lésions, maladie de peau ...). Dans le contexte actuel de l’épidémie à MPX, une sensibilisation vis-à-vis des symptômes évocateurs du MPX des personnes contacts travaillant dans la restauration et de l’industrie agroalimentaire pourrait limiter la contamination initiale de l’aliment.

Les personnes contacts doivent faire preuve d’une vigilance particulière quant à l’apparition du moindre symptôme afin d’être en mesure de limiter la transmission du virus, y compris par la manipulation de denrées alimentaires qui pourraient être consommées par une personne tierce. Sur ce point, une sensibilisation des employeurs et des salariés du secteur de la restauration et de l’agroalimentaire apparaît nécessaire, avec l’appui des services de prévention et de santé au travail ou des services de médecine de prévention, afin que chacun puisse mettre en œuvre les obligations qui lui incombent, au regard des dispositions du code du travail, et que soient mises en place des mesures de prévention adaptées.

Lors d’une interview accordée à Sciences & Avenir, l’Anses a donné quelques conseils supplémentaires sur le nettoyage et la désinfection des objets et surfaces et sur la désinfection d ela nourriture et des mains. Le titre de l’article est tout un programme, « Variole du singe : l'Anses alerte sur une possible contamination par les aliments ».

Comment nettoyer les objets et surfaces ?
Bonne nouvelle, les produits ménagers fonctionnement bien sur la variole du singe selon le rapport, qui explique que «les virus enveloppés font partie de ceux qui sont les plus simples à inactiver, les détergents endommageant leur enveloppe lipidique. Les Poxviridae sont sensibles aux désinfectants courants.» De même, le lavage des ustensiles et de la vaisselle au lave-vaisselle et du linge en lave-linge (à des températures supérieures à 60°C) permet d’éliminer le virus. Certaines surfaces ou objets utilisés en commun doivent être désinfectées, voire utilisées avec des gants. Les produits classiques du commerce peuvent tout à fait faire l'affaire pour éliminer la variole du singe. «Les produits de nettoyage/désinfectants ménagers standard (domestiques) peuvent être utilisés, lorsque l’on applique les doses et temps d’action prévus par le fabricant pour obtenir une activité virucide. Les traitements virucides, par exemple ceux qui mentionnent la norme EN 14476 (produits testés sur des virus enveloppés et ceux non-enveloppées) sont donc efficaces aux doses et temps d’action mentionnés», explique l'Anses.

Comment décontaminer la nourriture et les mains ?
Pour décontaminer la nourriture, «la cuisson (12 minutes à 70°C) pourrait être considérée comme efficace pour inactiver le MPXV [monkeypoxvirus, virus de la variole du singe]». Ainsi, un aliment contaminé qui n’aurait pas eu de traitement thermique suffisant (température et durée) ou cuit mais non protégé contre les recontaminations après cuisson peut être source d’exposition.» Enfin pour le lavage des mains, «les mesures habituelles de nettoyage et de désinfection avec de l’eau et du savon ou une solution hydro-alcoolique sont suffisantes».

Par ailleurs, si une personne présente des symptômes qui pourraient ressembler à ceux de la variole du singe (éruptions cutanées, fièvre, maux de tête, fatigue, douleurs musculaires), il faut impérativement consulter. En cas de contamination avérée, le malade doit s'isoler et la vaccination des cas contacts est recommandée.

Mise à jour du 2 août 2022On lira l’avis de l’Académie nationale de Médecine, «Variole du singe : zoonose et infection sexuellement transmissible (IST)» dont j’extrais ce passage,

La transmission interhumaine du MPXV est connue, près de 50% des personnes vivant auprès d’un sujet infecté pouvant être contaminées, soit directement par contact avec des lésions cutanées ou muqueuses, des fluides corporels, des gouttelettes respiratoires, ou indirectement par l’intermédiaire d’objets contaminés. Toutefois, la voie sexuelle n’avait pas été décrite parmi les modes de transmission interhumaine et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes n’étaient pas considérés comme une population à risque. De rares cas secondaires sont observés aussi chez des femmes et des enfants, mais à la faveur de contacts intimes et répétés avec des partenaires multiples et variés, le MPXV se propage vite dans certaines communautés gays. Cette forme épidémique de variole du singe en fait une nouvelle IST, le virus ayant été isolé dans le sperme de patients. 

Aux lecteurs du blog
La revue PROCESS Alimentaire censure pour une triste question d’argent les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors que la revue a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire a fermé le blog et refuse tout assouplissement. Derrière cette revue, il faut que vous le sachiez, il y a une direction aux éditions du Boisbaudry, pleine de mépris, et un rédacteur en chef complice !

mardi 5 juillet 2022

Variole du singe : quel risque de transmission par l’alimentation ?

«Variole du singe : quel risque de transmission par l’alimentation ?», source Anses du 5 juillet 2022.

Une augmentation du nombre de personnes infectées par le virus Monkeypox responsable de la «variole du singe» a récemment été enregistrée, en France comme ailleurs, principalement en Europe. Ce virus peut être transmis par contact direct avec une personne malade, ainsi que par les gouttelettes respiratoires. L’Anses a été saisie en urgence afin d’évaluer également le risque de transmission de ce virus par les aliments.

Un risque qui ne peut être complètement exclu
A ce jour, une transmission du virus par ingestion d’un aliment contaminé n’est pas avérée.

Sur la base des données disponibles, l’Agence indique néanmoins que le risque de transmission du virus Monkeypox à l’être humain par les aliments ne peut pas être exclu. Un aliment peut ainsi être contaminé directement par une personne malade, en particulier si celle-ci le manipule alors qu’elle présente des lésions ou des croûtes sur la peau. L’aliment peut aussi être contaminé après contact avec une surface elle-même contaminée. La transmission à l’être humain par l’intermédiaire de l’aliment pourrait ensuite se produire par ingestion ou manipulation de l’aliment contaminé.

Appliquer des bonnes pratiques d’hygiène pour prévenir le risque de transmission
De manière générale, en cas d’infection par le virus, les autorités recommandent de s’isoler. L’Agence rappelle que lorsque l’on présente des blessures infectées sur les mains, quelle qu’en soit l’origine, il ne faut ni manipuler des aliments, ni cuisiner pour d’autres personnes. Cela s’applique également en cas de symptômes évoquant la variole du singe (éruptions cutanées, fièvre, maux de tête, fatigue, douleurs musculaires…).

Par ailleurs, l’Agence recommande aux professionnels de la restauration ou de l’industrie agroalimentaire de:
- sensibiliser les travailleurs aux symptômes de ce virus pour qu’ils puissent se déclarer rapidement en cas d’infection et permettre la gestion efficace des personnes contact ;
- le virus étant persistant dans l’environnement, appliquer les bonnes pratiques d’hygiène, de nettoyage et de désinfection des matériels et des locaux pour limiter la contamination dans les espaces ayant pu être fréquentés par des personnes contaminées.

Cette saisine fait suite à celle relative au risque de transmission du virus aux animaux de compagnie.

On lira aussi la fiche Monkeypox de Santé publique France. Cette fiche conseil qui informe sur la circulation actuelle en France et dans le monde du virus du Monkeypox (orthopoxvirus simien) : mode de transmission, symptômes, conduite à tenir en cas d'infection. Elle invite à consulter le site sexosafe.fr pour plus d'informations.

La photo est issue du site de Santé publique France.

Mise à jour du 8 juillet 2022. On lira aussi sur le site de l'OSAV de Suisse, des FAQs sur la variole du singe :

Aux lecteurs du blog
La revue PROCESS Alimentaire censure pour une triste question d’argent les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors que la revue a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire a censuré le blog et refuse tout assouplissement. Derrière cette revue, il faut que vous le sachiez, il y a une direction aux éditions du Boisbaudry, pleine de mépris, et un rédacteur en chef complice !

jeudi 30 juin 2022

Des scientifiques du NIH découvrent que norovirus et d'autres «virus de l'estomac» peuvent se propager par la salive

Une vue microscopique des cellules épithéliales acineuses des glandes salivaires (rose) infectées par des rotavirus (vert), un type de virus entérique, chez une souris, Nihal Altan-Bonnet (NIH/NHLBI).
«Des scientifiques du NIH découvrent que norovirus et d'autres «virus de l'estomac» peuvent se propager par la salive», source National Institutes of Health.

Une classe de virus connus pour provoquer de graves maladies diarrhéiques, dont celles connues pour ses épidémies généralisées sur les navires de croisière, peut se développer dans les glandes salivaires des souris et se propager par leur salive, ont découvert des scientifiques des National Institutes of Health. Les résultats montrent qu'il existe une nouvelle voie de transmission pour ces virus courants, qui affligent des milliards de personnes chaque année dans le monde et qui peuvent être mortels.

La transmission de ces soi-disant virus entériques par la salive suggère que tousser, parler, éternuer, partager de la nourriture et des ustensiles, et même s'embrasser ont tous le potentiel de propager les virus. Les nouvelles découvertes doivent encore être confirmées par des études humaines.

Les résultats, qui paraissent dans la revue Nature, pourraient conduire à de meilleures façons de prévenir, de diagnostiquer et de traiter les maladies causées par ces virus, ce qui pourrait sauver des vies. L'étude a été menée par le National Heart, Lung, and Blood Institute (NHLBI), qui fait partie du NIH.

Les chercheurs savent depuis un certain temps que les virus entériques, tels que les norovirus et les rotavirus, peuvent se propager en mangeant des aliments ou en buvant des liquides contaminés par des matières fécales contenant ces virus. On pensait que les virus entériques contournaient la glande salivaire et ciblaient les intestins, sortant plus tard par les matières fécales. Bien que certains scientifiques aient soupçonné qu'il pourrait y avoir une autre voie de transmission, cette théorie est restée largement non testée jusqu'à présent.

Les chercheurs devront maintenant confirmer que la transmission salivaire des virus entériques est possible chez l'homme. S'ils découvrent que c'est le cas, ont déclaré les chercheurs, ils pourraient également découvrir que cette voie de transmission est encore plus courante que la voie conventionnelle. Une telle découverte pourrait aider à expliquer, ont-ils dit, pourquoi le nombre élevé d'infections par des virus entériques chaque année dans le monde ne tient pas suffisamment compte de la contamination fécale comme seule voie de transmission.

«C'est un territoire complètement nouveau car on pensait que ces virus ne se développaient que dans les intestins», a dit l'auteur principal Nihal Altan-Bonnet, chef du Laboratory of Host-Pathogen Dynamics au NHLBI. «La transmission salivaire des virus entériques est une autre couche de transmission que nous ignorions. C'est une toute nouvelle façon de penser à la façon dont ces virus peuvent se transmettre, comment ils peuvent être diagnostiqués et, surtout, comment leur propagation pourrait être réduite.»

Altan-Bonnet, qui a étudié les virus entériques pendant des années, a dit que la découverte était complètement fortuite. Son équipe avait mené des expériences avec des virus entériques chez des souris infantiles, qui sont les modèles animaux de choix pour étudier ces infections car leurs systèmes digestif et immunitaire immatures les rendent sensibles aux infections.

Pour la présente étude, les chercheurs ont nourri un groupe de souris nouveau-nées âgées de moins de 10 jours avec du norovirus ou du rotavirus. Les souriceaux ont ensuite été remis dans des cages et autorisés à allaiter leurs mères, qui étaient initialement exemptes de virus. Après seulement une journée, l'un des membres de l'équipe d'Altan-Bonnet, chercheur au NHLBI et co-auteur de l'étude, Sourish Ghosh, a remarqué quelque chose d'inhabituel. Les souriceaux ont montré une augmentation des anticorps IgA, d'importants composants de lutte contre la maladie, dans leurs intestins. C'était surprenant étant donné que les systèmes immunitaires des souriceaux étaient immatures et qu'on ne s'attendait pas à ce qu'ils fabriquent leurs propres anticorps à ce stade.

Ghosh a également remarqué d'autres choses inhabituelles: les virus se reproduisaient dans le tissu mammaire de la mère (cellules des canaux galactophores) à des niveaux élevés. Lorsque Ghosh a recueilli du lait des seins des mères souris, il a constaté que le moment et les niveaux de la poussée d'IgA dans le lait des mères reflétaient le moment et les niveaux de la poussée d'IgA dans les intestins de leurs petits. Il semble que l'infection dans les seins des mères ait stimulé la production d'anticorps IgA anti-virus dans leur lait maternel, ce qui a finalement aidé à éliminer l'infection chez leurs petits, ont déclaré les chercheurs.

Désireux de savoir comment les virus sont entrés dans le tissu mammaire des mères en premier lieu, les chercheurs ont mené des expériences supplémentaires et ont découvert que les souriceaux n'avaient pas transmis les virus à leurs mères par la voie conventionnelle, en laissant des excréments contaminés dans un logement partagé pour que leurs mères puissent ingérer. C'est à ce moment-là que les chercheurs ont décidé de voir si les virus présents dans le tissu mammaire des mères pouvaient provenir de la salive des chiots infectés et se propager d'une manière ou d'une autre pendant l'allaitement.

Pour tester la théorie, Ghosh a collecté des échantillons de salive et des glandes salivaires des souriceaux et a découvert que les glandes salivaires reproduisaient ces virus à des niveaux très élevés et éliminaient les virus dans la salive en grande quantité. Des expériences supplémentaires ont rapidement confirmé la théorie salivaire: la tétée avait causé une transmission virale de la mère au souriceau et du souriceau à la mère.

Aux lecteurs du blog
Je suis en conflit depuis plusieurs années avec la revue PROCESS Alimentaire pour une triste question d’argent qui permettrait de récupérer et de diffuser correctement les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors qu’elle a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire s’est comportée et continue de se comporter en censeur et refuse tout assouplissement pour la modique somme de 500 euros. N’ayant pas les moyens d’aller devant la justice, je leur fait ici de la publicité gratuite. Derrière cette revue, il y a une direction dégueulasse et un rédacteur en chef complice !