Affichage des articles dont le libellé est norovirus. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est norovirus. Afficher tous les articles

mardi 11 août 2026

À Hong Kong, norovirus a la côte !

Bilan des foyers d'intoxication alimentaire à Hong Kong (2016–2025), source Communicable Diseases Watch.

Faits saillants

  • Entre 2016 et 2025, Hong Kong a enregistré 1 964 foyers d'intoxication alimentaire touchant au total 7 758 personnes. La plupart de ces foyers étaient de faible ampleur, 88 % d'entre eux impliquant cinq personnes ou moins. Une tendance saisonnière marquée a été observée : les foyers d'intoxication alimentaire atteignaient un pic en mai et juin, période où les températures plus élevées favorisent la prolifération bactérienne, tandis que les foyers à norovirus étaient plus fréquents durant les mois d'hiver.
  • Les bactéries sont restées les principaux agents responsables, les espèces de Salmonella, Vibrio parahaemolyticus et norovirus étant à l'origine de la majorité des foyers, bien que Clostridium perfringens et Bacillus cereus aient provoqué, en moyenne, des foyers plus importants.
  • Les foyers liés aux norovirus ont pris une ampleur croissante ces dernières années, en particulier ceux associés à la consommation d'huîtres crues ; ils ont représenté plus de 40 % de l'ensemble des foyers d'intoxication alimentaire en 2024 et 2025, une tendance qui s'est poursuivie au début de l'année 2026.
  • Ces constatations soulignent la nécessité d'une vigilance constante en matière de sécurité sanitaire des aliments, notamment par le recours à des sources d'approvisionnement sûres, une cuisson adéquate, un contrôle rigoureux des températures, la prévention des contaminations croisées et une bonne hygiène personnelle, afin de réduire les risques de maladies d'origine alimentaire.

Les éclosions associées à norovirus à Hong Kong sont devenues de plus en plus fréquentes ces dernières années, en particulier celles liées aux huîtres crues, représentant plus de 40 % de tous les cas d’intoxication alimentaire en 2024 et 2025, et se poursuivant jusqu’au début de 2026.

Norovirus a figuré parmi les trois principaux agents responsables au cours de la période 2016-2025, étant à l'origine de 480 foyers d'infection d'origine alimentaire (24,4 %) ayant touché 2 040 personnes (soit une moyenne de 4,3 personnes atteintes par foyer). La part des foyers de cas liés au norovirus a augmenté ces dernières années, représentant plus de 40 % de l'ensemble des foyers en 2024 et en 2025, contre 20,9 % sur la période 2016-2023. Bien que le nombre absolu de foyers liés au norovirus ait diminué, passant de 88 en 2024 à 53 en 2025, leur contribution relative est demeurée élevée, représentant 41,1 % de l'ensemble des foyers en 2025.

Les huîtres crues constituaient, et de loin, le principal aliment incriminé dans les foyers de TIAC liés à norovirus. Entre 2016 et 2025, les huîtres crues ont été l'aliment incriminé dans 390 TIAC à norovirus, soit 81,3 % de l'ensemble des TIAC liés à ce virus sur cette période. Cette tendance s'est maintenue au premier trimestre 2026 : les norovirus étaient à l'origine de 47 des 66 foyers de TIAC (71,2 %) enregistrés au 31 mars, dont 42 impliquaient des huîtres crues.

Et en France ...

Selon la fiche de l’Anses sur norovirus, janvier 2022, en France, les norovirus provoquent chaque année environ 516 000 cas d'infections alimentaires. Ils représentent un tiers des toxi-infections alimentaires et 20 % des hospitalisations de cette origine. La transmission culmine en hiver, souvent favorisée par la consommation de coquillages crus comme les huîtres.
J'avoue ne pas savoir si l'on a des chiffres récents.

Chiffres clés et impact : 516 000 cas d'origine alimentaire par an. 33 % des infections d'origine alimentaire en France. 20 % des hospitalisations pour infections alimentaires. 3e cause d'hospitalisation pour ces infections.

Santé publique France a publié aussi très récemment, juillet 2026, « un cocktail parfait pour une épidémie de gastro-entérites de fin d’année (décembre 2023-janvier 2024) en Nouvelle-Aquitaine, Forte pluviométrie, circulation de norovirus et consommation d’huîtres ».

samedi 8 août 2026

Corée du Sud : Les cas d'intoxication alimentaire bondissent de 28 % sous l'effet d'éclosions à Salmonella et à norovirus

L'année dernière (2025), le nombre de cas d'intoxication alimentaire en Corée a frôlé les 10 000, enregistrant une hausse de 28 % par rapport à l'année précédente, alors que des cas liés à une mauvaise manipulation des œufs envoyaient de plus en plus de familles entières aux urgences. Source Seoul Economic Daily du 7 août 2026.

Le ministère de la sécurité des aliments et des médicaments a annoncé le 7 août que le pays avait recensé un total de 319 foyers d'intoxication alimentaire l'année dernière, touchant 9 780 personnes. Par rapport à 2024 (265 foyers, 7 624 patients), le nombre de foyers a augmenté de 20 % et celui des patients de 28 %.

Cette hausse s'explique par une augmentation combinée des cas dus à la Salmonella et à norovirus. Concernant la Salmonella, la contamination croisée d'ingrédients tels que les œufs a été identifiée comme un facteur majeur, tandis que pour norovirus, une mauvaise hygiène personnelle constituait la cause principale.

À l'échelle nationale, les foyers d'infection étaient principalement localisés dans les restaurants ; les intoxications d'origine bactérienne prédominaient en été, tandis que celles d'origine virale étaient plus fréquentes en hiver.

Par agent pathogène, Salmonella a été à l'origine de 79 foyers et a touché 4 248 personnes, soit 43 % de l'ensemble des patients. Les intoxications dues à cette bactérie suivent une courbe ascendante depuis cinq années consécutives, passant de 32 cas en 2021, 44 en 2022, 48 en 2023 et 58 en 2024 à 79 en 2025.

Norovirus a également provoqué 68 foyers de cas (soit 31 de plus que l'année précédente), tandis que les foyers de cas à Salmonella ont augmenté de 21 ; ces deux pathogènes affichent ainsi une tendance claire à la hausse.

Sur le plan chronologique, le mois de septembre a enregistré le plus grand nombre de cas, avec 45 foyers et 1 475 patients. Il était suivi par le mois d'août (42 foyers), juillet (37) et janvier (30). Selon l'analyse du ministère, les intoxications bactériennes ont tendance à augmenter par temps chaud et humide en été, alors que les intoxications virales, comme celles dues à norovirus, progressent en hiver. Si l'été représentait la part la plus importante (34 %), c'est en hiver que la progression a été la plus marquée.

En termes de lieux, les restaurants ont concentré 192 foyers, soit une part prépondérante dépassant 60 % du total. Venaient ensuite les établissements de restauration collective (47 cas) et les cantines scolaires (36 cas). Avec l'augmentation de la fréquentation des restaurants, les intoxications alimentaires liées à ce secteur ont représenté plus de la moitié des cas chaque année. Par type d'établissement, les foyers d'infection sont apparus le plus souvent dans les restaurants coréens, les points de vente de repas à emporter et de collations, ainsi que dans les restaurants japonais et de sashimis. Parmi les écoles, les établissements primaires constituaient une source majeure, tandis que pour la restauration collective, les cantines d'entreprise ont été pointées du doigt.

Concernant les mesures préventives, le ministère a recommandé de toujours se laver les mains après avoir manipulé des œufs et de cuire les aliments à une température à cœur d'au moins 75°C pendant au moins une minute. Il a expliqué que pour prévenir la propagation de Salmonella, il est crucial de prévenir la contamination croisée lors de la manipulation des œufs crus.

Quant aux aliments en cause, les plats cuisinés complexes, tels que les repas scolaires et le gimbap, ont été le plus souvent incriminés (62 cas), suivis par les poissons et les coquillages, puis la viande. Les œufs constituent un cas particulier : bien qu'ils n'aient été à l'origine que de 14 foyers d'infection, les 2 392 personnes touchées représentaient 24 % du total, ce qui classe les œufs parmi les aliments entraînant un impact sanitaire important par incident.

Le ministère a indiqué qu'à la lumière de ces résultats, il prévoyait d'intensifier les inspections préventives dans les établissements à risque et les campagnes d'information ciblées, tout en poursuivant les mesures de gestion de la sécurité des aliments adaptées aux spécificités de chaque saison et de chaque cause d'intoxication.

mercredi 29 juillet 2026

Un remake : Des baies surgelées rappelées en Suisse. Nororovirus inside !

Qu’en sera-t-il avec ce rappel en Suissedes norovirus ont été détectés dans un mélange de baies surgelé.

Des norovirus ont été détectés dans des baies surgelées. Un risque pour la santé ne pouvant être exclu, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) recommande de ne pas consommer le produit concerné. Lidl a immédiatement retiré le produit de la vente et ordonné un rappel de Mélange de baies bio Freshona, surgelé 300 g.

Date de durabilité minimale / Numéros des lots : 25.02.2028 / L250226B3, 26.03.28 / L270326B3, 14.04.2028 / L150426P3.

Bien entendu, la société Jütro Tiefkühlkost GmbH & Co. KG vous prie d’excuser tout désagrément occasionné. Et Lidl ?

En quoi ce produit peut-il être dangereux ?

Les norovirus provoquent des diarrhées. Les premiers symptômes apparaissent en général 12 à 48 heures après la contamination. La plupart du temps, ils se manifestent de manière très soudaine avec des vomissements en jets et une forte diarrhée, souvent accompagnés de douleurs abdominales et musculaires ainsi que de maux de tête. Dans certains cas, la maladie peut également provoquer de la fièvre. L’évolution de la maladie est en général bénigne. Pour les groupes à risque, tels que les personnes âgées, les enfants et les personnes immunodéprimées, la maladie peut en revanche entraîner des conséquences plus graves.

Que doivent faire les consommateurs ?

L’OSAV recommande de ne pas consommer le produit concerné.

vendredi 29 décembre 2023

Premiers rappels d'huîtres en France pour cause de présence de norovirus. Un bad remake de 2022-2023 !

Dernier article de l'année 2023 sans doute, et peut-être du blog, qui sait ?

Tout arrive pour qui sait attendre, deux jours après l’arrêté préfectoral du 27 décembre 2023 relatif à l’«Interdiction temporaire de la pêche, de la récolte et de la commercialisation en vue de la consommation de l’ensemble des coquillages du Bassin d’Arcachon et du banc d’Arguin», et 1 jour après le Luxembourg, voici que RappelConso informe le 29 décembre 2023 du rappel d’huîtres du bassin d’Arcachon et du banc d’Arguin, en raison de la détection de norovirus ...
On apprend que le rappel a été imposé par arrêté préfectoral. D'autres rappels devraient suivre ...

Petit rappel pour les lecteurs assidus, il y en a, le Luxembourg est un récidiviste ; en effet, le blog vous avait proposé le18 janvier 2023, Un rappel d'huîtres au Luxembourg plus rapide qu'en France ? C'est possible !

Du côté des distributeurs
- Auchan semble être le premier distributeur à diffuser le 28 décembre 2023 un avis de rappel d’huîtres en provenance du bassin d’Arcachon, suite à sa fermeture pour contamination par des norovirus de l’ensemble du Bassin d’Arcachon.
- Carrefour rapporte le 29 décembre deux avis de rappel, 1 et 2, datés du 28 décembre d’huîtres d’Arcachon du Cap Ferret de la société Reveleau, en raison de la présence de norovirus.

Une situation déjà bien connue
Petit coup d’œil dans le rétro, si vous le voulez bien …

Dans l'article «Le premier rappel de l’année, des huîtres et norovirus inside !», j’écrivais le 1er janvier 2023, «Il n’y a aucune raison que ce qui s’est passé en décembre 2019 et janvier 2020 ne se reproduise pas en décembre 2022 et janvier 2023 ...»

En 2023, au 29 décembre, il y a eu 41 notifications au RASFF de l’UE pour des coquillages de France dont 34 notifications concernant la présence de norovirus dans des huîtres. La dernière notification date du 13 décembre 2023.

Du côté des rappels d’huîtres et norovirus, (source RappelConso) 9 rappels en décembre 2022, suivies de 21 rappels d’huîtres en janvier 2023 …

Bref, l’histoire semble se répéter, mais pourquoi voulez-vous que ça change ?

Complément 1
Dans un premier temps, il y avait eu la Loire Atlantique et des zones du Morbihan et maintenant ci-dessous, c'est le Calvados,

Le tweet du préfet du Morbihan est intéressant car il peut y avoir des cas de toxi-infections alimentaires collectives dont les symptômes sont ceux de la gastro-entérite aigües, mais je pense qu'il a aussi des symptômes de la gastro qui sont des cas de de toxi-infections alimentaires collectives ... 

Complément 2
Ironie du sort, l’Anses ressort une communication du 10 janvier 2023 (voir tweet du 29 décembre 2023), «Comment éviter les intoxications alimentaires liées aux norovirus ?».
En France, les norovirus sont la principale cause de gastro-entérites aiguës, toutes classes d’âge confondues. On fait le point sur l’origine de ces virus et comment ils se transmettent.

Complément 3

jeudi 28 décembre 2023

Gironde : Interdiction provisoire de pêche, de récolte et de commercialisation destinées à la consommation humaine des coquillages. Norovirus inside !

«Interdiction temporaire de la pêche, de la récolte et de la commercialisation en vue de la consommation de l’ensemble des coquillages du Bassin d’Arcachon et du banc d’Arguin»,
source communiqué de la préfecture de la Gironde du 27 décembre 2023.

Plusieurs cas de toxi-infections alimentaires collectives ont été portés à la connaissance des services en charge de la sécurité sanitaire. Des enquêtes de traçabilité sont en cours mais plusieurs signalements indiquent que les huîtres issues du Bassin d’Arcachon sont en cause.

Par ailleurs, des analyses menées sur des huîtres en élevage sur le Bassin d’Arcachon confirment la présence de norovirus. Les symptômes sont ceux de la gastro-entérite aiguë et aucun cas grave n’est à déplorer à ce jour.

À compter de ce jour, les lots de coquillages récoltés ou pêchés sur ces zones doivent êtreretirés de la vente. Il est demandé aux personnes qui détiendraient des coquillages provenant de ces zones de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente.

On lira aussi le communiqué de presse 27 décembre 2023 du Comité régional de la conchyculture Arcachon Aquitaine, «Une fois de plus, le cœur lourd, les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon font face à une fermeture.»

Commentaire
Il n’y a pas eu en décembre de rappels de coquillages mis en ligne par l’application RappelConso.
Il est fait état de «Plusieurs cas de toxi-infections alimentaires collectives ont été portés à la connaissance des services en charge de la sécurité sanitaire.» Ils seront vraisemblablement classés dans la rubrique commode des gastro-entérites aiguës par l’agence de santé publique.

Complément
Récit à propos des «Huîtres du bassin d'Arcachon : des intoxications collectives à Bordeaux, «toute la famille a la gastro», source France bleu du 28 décembre 2023.
«Ça va passer, dit une jeune maman. On en mangera plus d'huîtres. En l'occurrence, je ne suis pas certaine que tout a été mis en place pour assurer la sécurité sanitaire des consommateurs. Donc moi, je suis un petit peu en colère aussi.»

jeudi 21 décembre 2023

Nouvel arrêté préfectoral en Loire-Atlantique : Les huîtres pêchées avant le 4 décembre interdites à la vente. Norovirus inside !

Suite du précédent article sur Intoxication alimentaire d’une quarantaine de personnes en lien avec la consommation d‘huîtres de Loire-Atlantique. Vous verrez qu’il n’y a pas eu une mais trois foyers de cas d’intoxication alimentaires collectives ...

«Loire-Atlantique. Les huîtres pêchées avant le 4 décembre interdites à la vente», source O.-F. du 20 décembre 2023.

Le préfet de Loire-Atlantique a pris un nouvel arrêt, ce mercredi 20 décembre, concernant la zone de production conchylicole n°44.15, soit la zone de pêche au nord de Bourgneuf-en-Retz, sur les communes de La Bernerie-en-Retz et des Moutiers-en-Retz. Il avance au 4 décembre la période d’obligation de retrait et de rappel des coquillages pêchés dans cette zone.

Le 15 décembre, le préfet avait déjà pris un arrêté interdisant «la pêche, le ramassage, le transport, le stockage et la commercialisation des coquillages, à titre professionnel ou de loisir, en provenance d’une partie du littoral sud du département». Il demandait aux professionnels de retirer les coquillages mis sur le marché à compter du 6 décembre. Le nouvel arrêté avance donc de deux jours la date d’obligation de retrait. «Cette mesure intervient à la suite d’une nouvelle toxi-infection collective à Norovirus confirmée ce mercredi 20 décembre», indique la préfecture.

L’interdiction de pêche, ramassage, transport, stockage et commercialisation des coquillages, en provenance de cette zone, restent interdits pendant une période minimale de 28 jours.

La préfecture de la Loire-Atlantique, via sa Direction départementale de la protection des personnes (DDPP), annonce ce mercredi 20 décembre 2023 que trois nouvelles personnes ont été victimes d’une toxi-infection alimentaire collective (Tiac) à norovirus, après avoir consommé des huîtres en provenance de la zone 44.15 (Nord de la baie de Bourgneuf), située dans les communes de La Bernerie-en-Retz et des Moutiers-en-Retz.
L’un des trois malades, un enfant, a dû être hospitalisé.

En provenance d’un autre producteur
Ces huîtres ont été collectées «chez un producteur différent de celui dont les huîtres avaient occasionné la première toxi-infection», précisent les services de la préfecture. Mais un producteur dont les huîtres se trouvaient bien sur la zone 44.15.

Une information importante puisque jusqu’alors, un seul lot d’huîtres appartenant à un ostréiculteur de Vendée était incriminée dans les deux toxi-infections recensées depuis le 9 décembre 2023, l’une concernant une quarantaine de sapeurs-pompiers de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, l’autre une famille de 7 personnes, en Vendée.

Un nouvel arrêté préfectoral
La préfecture, qui a communiqué mardi 19 décembre 2023 sur cette crise, a donc édité un nouvel arrêté pour étendre aux 4 et 5 décembre 2023 (au lieu du 6 décembre précédemment) les mesures de retrait et rappel, ainsi que l’interdiction d’utiliser les eaux pompées dans la zone incriminée.

Rappelons que le premier arrêté a été pris par la préfecture de la Loire-Atlantique le 15 décembre 2023.

Les pertes sont difficiles à évaluer mais les ostréiculteurs estiment qu’ils seront empêchés de commercialiser entre 50 et 100 tonnes de coquillages pendant les fêtes.

Au total, 56 exploitations sont impactées par cette mesure, qui fait suite à l’enquête de traçabilité menée par la DDPP du département de Vendée.

dimanche 17 décembre 2023

Loire-Atlantique : Intoxication alimentaire d’une quarantaine de personnes en lien avec la consommation d‘huîtres. Norovirus inside !

«Après l'intoxication alimentaire de pompiers, l'interdiction de vente d'huîtres en Loire-Atlantique», source France 3 du 16 décembre 2023.

Le préfet de Loire-Atlantique a interdit ce vendredi la vente d'huîtres en provenance du nord de la baie de Bourgneuf. En cause, une intoxication alimentaire touchant une quarantaine de personnes dont 20 pompiers lors d'un repas festif (à Sainte-Gilles-Croix-de-Vie, en Vendée, pour célébrer la Sainte-Barbe -aa) samedi 9 décembre.

Les conchyliculteurs ont accusé le coup une semaine avant Noël. La vente d'huîtres en provenance du nord de la baie de Bourgneuf a été interdite par le préfet de Loire-Atlantique ce vendredi. La Vendée, où se trouvent de nombreux producteurs, n'est pas concernée.

En cause, une intoxication alimentaire collective touchant une quarantaine de personnes. Elle a eu lieu samedi 9 décembre lors d'un repas organisé pour la Sainte-Barbe par les sapeurs-pompiers de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée).

Intoxication alimentaire de pompiers
Des pompiers, leurs familles et des anciens pompiers ont consommé des huîtres venues de Loire-Atlantique. Les jours suivants, une quarantaine de personnes «dont 20 pompiers, ont mal au ventre», explique Matthieu Mairesse, le contrôleur général du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de la Vendée.
Une personne a ressenti des douleurs si intenses, qu'elle a dû passer des examens à l'hôpital.

Les autorités sanitaires ont été prévenues et une enquête a été ouverte par l’Agence régionale de la santé (ARS) de Vendée. La contamination des huîtres a ensuite été détectée et s'en est suivi l'arrêté préfectoral.

Dans cet article de France 3, il manque la cause de cette intoxication alimentaire d’une quarantaine de personne, mais TF1 nous dit, «Un norovirus a été identifié sur les malades et les huîtres incriminées.»

Il a été demandé aux commerçants concernés de procéder au retrait des coquillages mis sur le marché à compter du 6 décembre, est-il précisé dans un communiqué de la préfecture. La pêche des coquillages a également été interdite sur une zone qui couvre notamment La Bernerie-en-Retz et Les Moutiers-en-Retz.

Les ostréiculteurs concernés par cet arrêté ont manifesté samedi matin leur mécontentement en déversant des huîtres devant les mairies de Pornic et des Moutiers, a indiqué le Courrier du Pays de Retz. «On va se remettre à trier en urgence. Il va nous falloir descendre en mer tout ce qui est dans les bassins, les huîtres, mais aussi tous les autres coquillages ne sont pas commercialisables», a déploré un professionnel concerné auprès du journal.

La zone concernée par l'arrêté préfectoral © Préfecture de Loire-Atlantique.

Commentaire
Depuis le début de l’année 2023 (données arrêtées au 17 décembre 2023), Il y avait eu 21 rappels d’huîtres, selon RappelConso, et 32 notifications au RASFF de l’UE en raison de la présence de norovirus dans des huîtres de France, pour cause de présence de norovirus …

Le blog avait signalé il y a quelques jours un problème de contamination dans des huîtres de France via une notification au RASFF de l’UE par le Danemark, le13 décembre 2023.

Mise à jour du 18 décembre 2023
A ma connaissance, il n'y a pas eu d'avis de rappel sur l'application RappelConso, ni de communiqué du ministère de la Santé.

mercredi 13 décembre 2023

Actualités de la présence de norovirus dans des huîtres de France

Cela tombe mal, car voici que le Danemark a notifié au RASFF de l’UE le 13 décembre 2023 la présence de norovirus dans des huîtres de France. 

La notification rapporte qu’il y a eu 32 personnes concernées par les symptômes suivants : diarrhée, fièvre, nausées, douleurs abdominales, vomissements.
Le produit n'est plus (vraisemblablement) sur le marché

Dans un précédent article, Joe Whitworth de Food Safety News avait rapporté que la Suède a notifié au RASFF de l'UE le 15 novembre 2023, 14 cas à norovirus liés à des huîtres de France.

La Norvège a notifié au RASFF de l’UE le 10 novembre 2023 la présence de norovirus dans des huîtres de France ; 6 personnes ont des symptômes de diarrhée et de vomissements.

Sur ce sujet, le blog vous a proposé les articles suivants :

Vendredi 15 décembre 2023, le blog fera paraître le Top 10 de l’année 2023 de la sécurité des aliments en France. Il s’gait d’une mise en perspective de quelques faits saillants, mais aussi avec des absents …

lundi 20 novembre 2023

La Food Standards Agency évalue le risque norovirus dans les huîtres

«La Food Standards Agency évalue le risque norovirus dans les huîtres», source article de Joe Whitworth paru le 20 novembre 2023 dans Food Safety News.

Les scientifiques de la Food Standards Agency (FSA) ont examiné les principaux sujets à prendre en compte lors des épidémies à norovirus liées aux huîtres.

Les experts en microbiologie de la FSA ont évalué le risque pour la santé publique des huîtres crues, afin de contribuer au développement d'options de management des risques en cas d'épidémie.

Des travaux ont été menés en réponse aux épidémies récurrentes à norovirus liées à la consommation d'huîtres crues. En Angleterre, entre 2013 et 2022, il y a eu 1 307 cas à norovirus liés aux huîtres. En Écosse, de 2017 à 2023, 259 cas ont été signalés. Au cours des mêmes périodes, il y a eu 28 foyers de cas en Angleterre et huit en Écosse provoqués par des huîtres.

Plus tôt ce mois-ci, deux cas à norovirus dans des huîtres en provenance de France auraient rendu malades six personnes en Norvège et 14 en Suède.

Demande de lignes directrices et options de management des risques

Les options d’analyse pour norovirus sont limitées et peu fiables, a dit la FSA. Le virus peut être détecté et quantifié dans les aliments, notamment les huîtres, mais les analyses ne permettent pas de distinguer le virus infectieux du virus endommagé, incapable de provoquer une infection.

Les positions actuelles de la FSA et de la Food Standards of Scotland (FSS) sont que les analyses sur les huîtres provenant de lots épidémiologiquement liés à des épidémies, où les cas présentent des symptômes typiques du norovirus, ne peuvent pas déterminer le caractère infectieux. Cependant, les analyses de norovirus présentent un intérêt en tant qu'outil préventif en cas de conditions météorologiques défavorables pouvant entraîner une contamination des parcs à huîtres ou pour déterminer l'efficacité des interventions.

La contamination des huîtres par norovirus est en grande partie due aux rejets d'eaux usées humaines à proximité des parcs à huîtres. Les huîtres sont des filtreurs qui absorbent norovirus lorsqu'elles filtrent l'eau de mer. Les niveaux de norovirus varient considérablement selon la saison, avec des quantités plus élevées pendant les mois d'hiver.

Les autorités locales, les entreprises alimentaires et l'Agence britannique de santé publique (UKHSA) souhaitent obtenir des conseils sur la manière de gérer les épidémies à norovirus, car il n'y a aucune limite dans la réglementation. En France, les mesures prises après une épidémie comprennent la fermeture des parcs à huîtres pendant 28 jours et des analyses hebdomadaires de norovirus jusqu'à ce que la zone de production soit négative.

Il est difficile de gérer les risques liés aux huîtres lors d’épidémies à norovirus : fermer un parc de coquillages et cesser la récolte pendant une longue période est économiquement préjudiciable à l’entreprise. Cependant, une réouverture trop rapide peut entraîner de nouveaux cas. Des résultats contradictoires provenant de différents laboratoires peuvent également compliquer la capacité à émettre des conseils, selon le rapport.

La FSA a recensé 110 incidents associés à la consommation d’huîtres et potentiellement liés à norovirus entre 2000 et 2022. La FSS a enregistré 16 incidents associés à des huîtres cultivées ou consommées en Écosse et liés au norovirus entre 2017 et février 2023.

Le niveau de risque varie

Les huîtres issues des zones de production de classe A peuvent être vendues pour la consommation humaine directe. Ceux issus des sites de classe B doivent subir une dépuration ou un reparcage avant vente au public.

L'analyse a révélé que le Royaume-Uni semble avoir une prévalence plus élevée de norovirus dans les huîtres que d'autres pays, probablement en raison de la moins bonne qualité sanitaire de ses eaux. Il existe une incertitude quant aux niveaux de consommation d'huîtres au Royaume-Uni, mais on estime qu'ils sont faibles.

Les scientifiques ont comparé les niveaux de norovirus dans les huîtres vendues au détail aux niveaux dans les lots d'huîtres liés aux épidémies et ont constaté que les lots d'épidémies présentaient des niveaux significativement plus élevés.

Les entreprises alimentaires doivent prendre en compte les facteurs environnementaux qui peuvent affecter les sites côtiers où se trouvent les parcs à huîtres, tels que les niveaux de précipitations, la vitesse et la direction moyennes du vent et les points de rejet des eaux usées à proximité dans leurs systèmes de gestion de la sécurité alimentaire.

«Nous concluons que si les huîtres sont consommées crues et qu’il existe un potentiel de contamination des eaux usées humaines par des déversements d’eaux usées ou si le lot d’huîtres est lié à des épidémies, il existe un risque de maladie due au norovirus. Le risque varie de faible à très élevé, en fonction des niveaux de norovirus présents dans le lot d'huîtres», ont dit les scientifiques.

Commentaire

Peut-être un jour aura-t-on une évaluation du risque norovirus dans des huîtres en France. Je ne vois pas pas bien qui pourrait la faire, l’Anses ?

En attendant, on lira un article récent, Consommation de coquillages bivalves dans les populations côtières françaises : données pour l'évaluation des expositions aiguës et chroniques.

De cette étude de l’Anses, on a pû dire que les épidémies à norovirus liées aux coquillages en France sont sous-déclarées. Quelle surprise !

lundi 13 novembre 2023

Huîtres et sécurité des aliments

Une étude de l’Anses a traité de la consommation de coquillages bivalves dans les populations côtières françaises : données pour l'évaluation des expositions aiguës et chroniques. Le blog vous en avait parlé ici.

Cela me permet de vous fournir quelques données sur 2023. Il y a eu :

- 21 rappels d’huîtres, selon RappelConso au 13 novembre 2023 pour cause de présence de norovirus …
- Mais 33 notifications au RASFF de l’UE dont 28 en raison de la présence de norovirus, 1 pour cause de présence de Salmonella, 1 pour cause de présence de E. coli, 2 pour cause de présence de Vibrio parahaemolyticus et 1 pour cause d’intoxication alimentaire.

Notons que dans le RASSF de l’UE, les huîtres sont désormais réparties entre deux catégories, c’est vraiment très pratique :

- Crustacés et produits à base de crustacés
- Mollusques bivalves et produits à base de mollusques bivalves.

Enfin, la dernière notification au RASFF de l’UE date du 10 novembre et la Norvège a indiqué la présence de norovirus dans des huîtres de France. Cela a entraîné, selon la notification, une intoxication alimentaire : 6 personnes seraient concernées avec des symptômes de diarrhées et de vomissements. En France, on aurait parlé de suspicision d'intoxication alimentaire ...

A suivre ...


Mise à jour du 16 novembre 2023
Une notification au RASFF de l’UE le 15 novembre 2023 par la Suède rapporte une intoxication alimentaire qui a touché 14 personnes. Les symptômes sont de la fièvre, diarrhée, vomissements, maux au corps et à l'estomac.

mercredi 18 octobre 2023

Mondeville : Retour sur une contamination de 120 enfants après un repas à la cantine. Norovirus et Campylobacter tiennent la corde ...

Le blog vous en parlé le 29 septembre dans un article qui rapportait, «120 enfants malades après un repas à la cantine. Ce n'est qu'une suspicion d'intoxication alimentaire». Cela donnait le ton et vous allez voir que si l’intoxication alimentaire collective semble acquise, c’est sans doute pas le cas de tout le monde ...

Voici une suite avec «Près de Toulouse. 120 enfants tombés malades à l'école : ce qu'il s'est passé», source actu.fr du 18 octobre 2023. Le compte-rendu est un peu surréaliste ...

Les 120 élèves tombés malades à Mondonville en septembre n'auraient pas été victimes d'une intoxication alimentaire mais d'un norovirus et d'une autre bactérie.  

Quelques semaines à peine après la rentrée, l’affaire avait fait grand bruit au groupe scolaire Caroline Aigle de Mondonville (Haute-Garonne), au nord-ouest de Toulouse.

De nombreux enfants avaient subitement été pris de nausées, maux de ventre et autres vomissements fin septembre 2023. Pas moins de 120 élèves étaient soudainement tombés malades, selon le décompte des autorités municipales et sanitaires, quand les parents d’élèves assuraient plutôt que «la moitié» des effectifs de cette grosse école élémentaire (qui compte 350 élèves, NDLR) étaient touchés.

Suspicion d’intoxication alimentaire à la cantine

Les élèves concernés ayant déjeuné le mardi 26 septembre à la cantine de l’établissement, la centrale de restauration qui fournit les repas avait rapidement été soupçonnée, et une enquête avait été diligentée par l’ARS, pour suspicion d’intoxication alimentaire. Pour les parents d’élèves, le coupable était tout trouvé : c’était le poulet, servi ce jour-là qui, d’après eux, «n’était pas cuit».

Faute de cuisine centrale à Mondonville, les plats arrivent ici en liaison froide, avant d’être cuits sur place par les agents de la mairie.

Le fournisseur des repas mis hors de cause par l’ARS

Vendredi 13 octobre 2023, les différentes parties ont enfin été informées du résultat de l’inspection mandatée par les autorités sanitaires. Dans un mail envoyé aux parents d’élèves qu’Actu Toulouse a pu consulter, la mairie de Mondonville énonce le verdict : «Aucun agent pathogène [n’a été] retrouvé dans les plats témoins analysés (poulet, carbonade de bœuf et carottes râpées)».

«La responsabilité du repas servi est donc écartée au profit d’un épisode viral sans lien avec la prise de repas», assure de son côté CRM Rodez, le prestataire de restauration en question – qui livre de nombreuses communes de la région, et où aucun cas similaire n’avait été relevé. La société aveyronnaise soutient : « Aucun agent bactérien susceptible de pouvoir être associé aux symptômes présentés par les enfants n’a été retrouvé dans les échantillons témoins des plats préparés sur la cuisine».

Les enfants ont contracté un norovirus

Mais si cela ne provient pas du fameux repas pris à la cantine, par quoi ces quelque 120 enfants ont-ils pu être simultanément contaminés ?

«Les résultats de coproculture d’élèves envoyés au Conseil national de référence des virus entériques (CNR) pour des analyses plus poussées ont fait ressortir la présence de norovirus», avance la mairie de Mondonville.

Les norovirus étant l’une des principales causes de gastroentérites aigües, c’est donc, selon les autorités, une épidémie foudroyante qui aurait subitement rendu malade un tiers à la moitié de l’école. Dans un premier temps, la mairie a donc avancé aux parents d’élèves que «la conclusion de l’enquête se porte sur des troubles digestifs manuportés type épidémie de gastroentérite».

Un enfant a aussi contracté une bactérie

Mais le lendemain, cette même mairie s’est fendue d’un autre mail aux parents, où elle indique avoir reçu un résultat d’analyse de coproculture d’un des élèves malades, qui s’avère être «positif à la bactérie Campylobacter».

Cette toxi-infection alimentaire «n’a pas été retrouvée dans l’analyse des plats de la cantine» servis ce jour-là, relève toutefois la mairie, citant toujours l’ARS, avant de préciser que cette bactérie «peut se diffuser de manière manuportée».

C’est quoi, cette bactérie Campylobacter ?

Comme le souligne l’Anses «la campylobactériose humaine est une maladie qui se transmet de l’animal à l’Homme le plus souvent par voie alimentaire (principalement volailles, mais aussi bovins, porcins ou eau contaminés), mais également par contact avec des individus, des animaux ou encore des carcasses infectés».

Les cas d’infection sont «souvent corrélés à la consommation d’eau, de lait cru ou de viandes de volailles contaminés». Générant diarrhées, vomissements et autres douleurs abdominales, cette pathologie contagieuse «se caractérise par une entérite aiguë causée par une infection intestinale, dont la guérison est spontanée en quelques jours». D’où la difficulté de faire une différence avec la gastro.

«Une co-circulation des deux pathogènes»

D’après les autorités sanitaires, s’il s’agit bien une toxi-infection alimentaire, la Campylobacter n’aurait donc pas trouvé sa source dans l’alimentation collective. L’un des élèves est-il tombé malade en dehors de l’école, avant de contaminer ses camarades, également touchés par un norovirus ? A-t-il contracté lors d’un autre repas ? Tant d’hypothèses qui ne pourront sans doute jamais être confirmées.

«Il est possible qu’il y ait eu une co-circulation des deux pathogènes puisque le norovirus a aussi été retrouvé dans des coprocultures», conclut auprès des parents la mairie de Mondonville, citant l’ARS.

«Ils voulaient étouffer l’affaire», disent les parents

Ces explications laissent dubitatifs nombre de parents de l’école Caroline Aigle : «Déjà, le comptage des élèves infectés nous paraît biaisé», souffle une maman. «Mais même s’il n’y avait eu que 120 enfants touchés, comment peuvent-ils tomber malades tous en même temps ?»

«Les informations qui nous ont été communiquées ne sont pas claires, et on ne saura jamais le fin mot de cette histoire», soupire-t-elle. Cet autre parent en est persuadé : «Ils voulaient étouffer l’affaire le plus rapidement possible, et se sont d’ailleurs bien gardés de communiquer les conclusions au grand public».

Contactés pour davantage de précisions, l’ARS Occitanie et la mairie de Mondonville n’ont pas répondu à nos sollicitations.

Commentaire

J’ai indiqué que «le compte-rendu est un peu surréaliste» et pour preuve, j’indique ce qui est écrit en début d’article, «Les 120 élèves tombés malades à Mondonville en septembre n'auraient pas été victimes d'une intoxication alimentaire mais d'un norovirus et d'une autre bactérie.» C'est très inquiétant !
Décidément, quand on ne veut pas parler d’intoxication alimentaire, tous les moyens sont bons, quant à l'absence de communication de l'ARS, c'est un classique !

Complément du 19 octobre 2023
De nouveau à l’ordre du jour avec cette information de O.-F. du 19 octobre 2023, «Une centaine d’élèves tombent malades en même temps, la piste de l’intoxication alimentaire écartée.»
Fin septembre 2023, un tiers des élèves d’une école de Haute-Garonne ont été pris de nausées, maux de ventre et vomissements. Si la piste d’une intoxication alimentaire a dans un premier temps été évoquée, les enfants auraient en fait contracté un norovirus, et, pour l’un d’entre eux, une bactérie. Il n’y aurait aucun lien avec le plat servi à la cantine ce jour-là.

Complément du 22 octobre 2023
Les toxi-infections alimentaires collectives à norovirus existent !
Je conteste donc le fait qu'il s'agit d'une simple gastro-entérite à norovirus. Ainsi selon la Surveillance des toxi-infections alimentaires collectives. Données de la déclaration obligatoire, 2021, il y a eu 19 foyers de TIAC à norovirus déclarés aux ARS ou DDPP en 2021, représentant un total de 493 personnes et 8 hospitalisations.