L'année dernière (2025), le nombre de cas d'intoxication alimentaire en Corée a frôlé les 10 000, enregistrant une hausse de 28 % par rapport à l'année précédente, alors que des cas liés à une mauvaise manipulation des œufs envoyaient de plus en plus de familles entières aux urgences. Source Seoul Economic Daily du 7 août 2026.
Le ministère de la sécurité des aliments et des médicaments a annoncé le 7 août que le pays avait recensé un total de 319 foyers d'intoxication alimentaire l'année dernière, touchant 9 780 personnes. Par rapport à 2024 (265 foyers, 7 624 patients), le nombre de foyers a augmenté de 20 % et celui des patients de 28 %.
Cette hausse s'explique par une augmentation combinée des cas dus à la Salmonella et à norovirus. Concernant la Salmonella, la contamination croisée d'ingrédients tels que les œufs a été identifiée comme un facteur majeur, tandis que pour norovirus, une mauvaise hygiène personnelle constituait la cause principale.
À l'échelle nationale, les foyers d'infection étaient principalement localisés dans les restaurants ; les intoxications d'origine bactérienne prédominaient en été, tandis que celles d'origine virale étaient plus fréquentes en hiver.
Par agent pathogène, Salmonella a été à l'origine de 79 foyers et a touché 4 248 personnes, soit 43 % de l'ensemble des patients. Les intoxications dues à cette bactérie suivent une courbe ascendante depuis cinq années consécutives, passant de 32 cas en 2021, 44 en 2022, 48 en 2023 et 58 en 2024 à 79 en 2025.
Norovirus a également provoqué 68 foyers de cas (soit 31 de plus que l'année précédente), tandis que les foyers de cas à Salmonella ont augmenté de 21 ; ces deux pathogènes affichent ainsi une tendance claire à la hausse.
Sur le plan chronologique, le mois de septembre a enregistré le plus grand nombre de cas, avec 45 foyers et 1 475 patients. Il était suivi par le mois d'août (42 foyers), juillet (37) et janvier (30). Selon l'analyse du ministère, les intoxications bactériennes ont tendance à augmenter par temps chaud et humide en été, alors que les intoxications virales, comme celles dues à norovirus, progressent en hiver. Si l'été représentait la part la plus importante (34 %), c'est en hiver que la progression a été la plus marquée.
En termes de lieux, les restaurants ont concentré 192 foyers, soit une part prépondérante dépassant 60 % du total. Venaient ensuite les établissements de restauration collective (47 cas) et les cantines scolaires (36 cas). Avec l'augmentation de la fréquentation des restaurants, les intoxications alimentaires liées à ce secteur ont représenté plus de la moitié des cas chaque année. Par type d'établissement, les foyers d'infection sont apparus le plus souvent dans les restaurants coréens, les points de vente de repas à emporter et de collations, ainsi que dans les restaurants japonais et de sashimis. Parmi les écoles, les établissements primaires constituaient une source majeure, tandis que pour la restauration collective, les cantines d'entreprise ont été pointées du doigt.
Concernant les mesures préventives, le ministère a recommandé de toujours se laver les mains après avoir manipulé des œufs et de cuire les aliments à une température à cœur d'au moins 75°C pendant au moins une minute. Il a expliqué que pour prévenir la propagation de Salmonella, il est crucial de prévenir la contamination croisée lors de la manipulation des œufs crus.
Quant aux aliments en cause, les plats cuisinés complexes, tels que les repas scolaires et le gimbap, ont été le plus souvent incriminés (62 cas), suivis par les poissons et les coquillages, puis la viande. Les œufs constituent un cas particulier : bien qu'ils n'aient été à l'origine que de 14 foyers d'infection, les 2 392 personnes touchées représentaient 24 % du total, ce qui classe les œufs parmi les aliments entraînant un impact sanitaire important par incident.
Le ministère a indiqué qu'à la lumière de ces résultats, il prévoyait d'intensifier les inspections préventives dans les établissements à risque et les campagnes d'information ciblées, tout en poursuivant les mesures de gestion de la sécurité des aliments adaptées aux spécificités de chaque saison et de chaque cause d'intoxication.
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