Voici donc une
investigation sur une intoxication alimentaire collective à
norovirus lors d'un événement social avec un traiteur,
« Investigation of a norovirus outbreak at a catered social
event, Australian Capital Territory, 2024 », source
Communicable
Diseases Intelligence.
Contexte
Une
épidémie de gastro-entérite a été signalée, touchant les
participants à une réception privée dans le Territoire de la
capitale australienne en 2024. Des investigations ont été menées
pour déterminer l'agent infectieux, la source de la maladie et le
mode de transmission, ainsi que pour déterminer les mesures de santé
publique nécessaires pour prévenir d'autres cas de maladie.
Résultats
Environ
250 à 500 personnes ont participé à un événement ; 224 d’entre
elles ont rempli le questionnaire et 65 cas ont été recensés (5
confirmés et 60 probables). Un employé du service alimentaire, qui
avait présenté des symptômes et qui a préparé des plateaux de
fruits et de charcuterie pour l’événement plus de 96 heures après
la disparition de ces symptômes, a par la suite été testé positif
à norovirus. Les investigations des services d’hygiène
environnementale ont montré que l’établissement respectait les
bonnes pratiques d’hygiène alimentaire et d’hygiène des mains ;
l’enquête n’a identifié aucun risque persistant pour le public.
Les analyses de prélèvements alimentaires n’ont révélé aucun
pathogène bactérien d’origine alimentaire. Les investigations
épidémiologiques ont établi un lien significatif entre la
consommation de fruits frais et la maladie.
Conclusion
Les données
épidémiologiques et cliniques indiquent que la transmission de
norovirus s'est faite par le biais de plateaux de fruits frais et de
charcuterie contaminés. Malgré le respect des bonnes pratiques
d'hygiène alimentaire et de lavage des mains dans l'établissement,
la contamination est probablement due à un employé qui avait été
malade la semaine précédant l'événement et qui a préparé les
aliments incriminés plus de 96 heures après la disparition de ses
symptômes. Cette investigation
épidémiologique
montre que les bonnes pratiques d'hygiène alimentaire et les
périodes d'exclusion réduisent le risque, sans toutefois l'éliminer
complètement. Nos résultats soulignent la nécessité de poursuivre
la formation sur l'hygiène des mains dans les services de
préparation des aliments, en particulier après une gastro-entérite.
Commentaire
Dans « Comment
éviter les intoxications alimentaires liées aux norovirus ? »,
l’Anses
ne parle pas de période d’attente après la fin des symptômes de gastroentérite, mais principalement du lavage des mains.
Dans
la fiche
de l’Anses sur Norovirus figure des recommandations aux
opérateurs que l’on peut qualifier de classiques, mais qui ne
fournissent pas de période d’attente après la disparition des
symptômes de gastroentérite.
Le
personnel de cuisine ou toute personne amenée à manipuler des
aliments, surtout si ces aliments sont destinés à être consommés
crus ou peu cuits, doit être sensibilisé au risque de transmission
féco-orale et à la mise en œuvre des bonnes pratiques d’hygiène.
Le personnel qui présenterait des symptômes de gastroentérite doit
être incité à ne pas manipuler des aliments.
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