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vendredi 16 octobre 2026

Œufs d’Ukraine au Royaume-Uni : quand une épidémie chasse l’autre …

La Food Standards Agency (FSA) demande aux entreprises de retirer et de rappeler les œufs d'une entreprise agroalimentaire ukrainienne suite à des enquêtes révélant une contamination à Salmonella Enteritidis.

La FSA a publié une alerte alimentaire à l'intention des entreprises, y compris les traiteurs, les fabricants, les grossistes et les consommateurs, car des enquêtes en cours ont révélé que des œufs provenant d'une entreprise alimentaire ukrainienne étaient contaminés par Salmonella Enteritidis.

La Food Alert for Action contient les recommandations de la FSA et s'adresse principalement aux entreprises susceptibles de détenir les produits concernés. Elle préconise le retrait et le rappel immédiats des œufs visés, tout au long de la chaîne d'approvisionnement. Bien que la majeure partie de ces œufs soit destinée au secteur de la restauration, certains peuvent être proposés à la vente dans de petits commerces de détail ; ils ne sont toutefois pas distribués dans les grandes enseignes, telles que les supermarchés.

Les œufs proviennent de l’entreprise Yasensvit Ltd, située à Kiev (Ukraine), et portent le code 3UA1012066, inscrit directement sur la coquille. Source.

La FSA conseille aux consommateurs ayant acheté ces produits de ne pas les consommer et de s'en débarrasser, car ils pourraient présenter un risque pour la santé. Des prélèvements d'œufs ont été effectués dans le cadre d'une enquête en cours sur une épidémie de Salmonella Enteritidis, potentiellement liée à des œufs importés. L'agence britannique de la santé, UKHSA, a détecté la présence de Salmonella Enteritidis dans des échantillons d'œufs provenant d'un fournisseur ukrainien.

Le séquençage du génome complet a révélé que cette souche ne correspondait pas à celles identifiées dans le cadre de l'épidémie faisant actuellement l'objet d'une enquête. Néanmoins, la souche détectée dans ces œufs a été associée à 36 cas d'infection à Salmonella signalés en Angleterre en 2026.

Jacquelyn McCormick, responsable de la gestion des incidents à la Food Standards Agency, a déclaré :

« Nous avons identifié Salmonella Enteritidis dans des œufs importés d'une entreprise ukrainienne. Nous avons pris des mesures urgentes pour protéger la santé publique, en recommandant le retrait et le rappel de tous les produits concernés présents sur le marché britannique. Il est toutefois important de préciser que les œufs produits au Royaume-Uni ne sont pas concernés. »

Les œufs vendus dans les grandes surfaces sont produits au Royaume-Uni et ne sont donc pas touchés par cet incident. Le problème concerne spécifiquement des œufs provenant d'une entreprise ukrainienne, distribués principalement via des grossistes et le secteur de la restauration, mais également vendus dans de petits commerces. Nous invitons instamment les entreprises et les consommateurs à suivre les recommandations figurant dans notre alerte sanitaire. Les consommateurs ne doivent pas consommer ces œufs, et les entreprises doivent procéder à leur retrait, voire à leur rappel, si des ventes au détail ont eu lieu, car leur consommation pourrait présenter un risque. Pour les œufs non visés par cette alerte, nos recommandations restent inchangées : des œufs correctement cuits et manipulés dans le respect des règles d'hygiène ne devraient pas présenter de risque pour la sécurité sanitaire des aliments. Les nourrissons, les jeunes enfants, les personnes enceintes et les personnes âgées ne devraient consommer des œufs crus ou peu cuits que s'ils portent le label « British Lion » ou s'ils sont produits dans le cadre du programme « Laid in Britain ». Nous continuons, en collaboration avec l'UKHSA et nos partenaires, à suivre les données probantes ; nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé publique à mesure que notre enquête progresse.

Hannah Charles, épidémiologiste principale à l'UKHSA, a déclaré :

« Dans le cadre des analyses d'œufs effectuées lors de notre enquête sur une épidémie de salmonellose en cours, nous avons confirmé la présence de S. Enteritidis (t5.8998) dans des œufs importés d'Ukraine. Nous avons immédiatement transmis cette information à la FSA afin qu'elle puisse prendre les mesures de sécurité sanitaire nécessaires pour protéger la santé publique. »

Nous invitons la population britannique à suivre les recommandations formulées par la FSA dans sa Food Alert for Action. La souche de S. Enteritidis identifiée dans ce lot d'œufs importés est génétiquement différente des souches liées à l'épidémie de salmonellose actuellement sous enquête ; elle est toutefois associée à 36 cas de salmonellose signalés en Angleterre en 2026. En Angleterre, toutes les souches de Salmonella détectées chez des patients pris en charge en milieu hospitalier ou dans le cadre des soins de santé primaires font systématiquement l'objet d'une analyse par séquençage du génome entier, ce qui nous aide à identifier et à étudier les foyers épidémiques potentiels.

La plupart des infections à Salmonella provoquent des diarrhées, des crampes abdominales, des vomissements et de la fièvre ; ces symptômes disparaissent généralement en quelques jours, sans traitement. Cependant, l'infection peut parfois entraîner des complications plus graves, notamment une septicémie nécessitant une hospitalisation, en particulier chez les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli.

La FSA collabore avec les autorités locales pour garantir une mise en œuvre rapide de cette alerte. L'agence continue d'examiner des mesures plus larges concernant l'origine de l'épidémie actuelle et travaille avec des partenaires internationaux dans le cadre de son enquête en cours.

jeudi 7 septembre 2023

Une déferlante d’importations de poulets ukrainiens en France

Une «déferlante» d’importations de poulet en France, selon La France Agricole.
L’interprofession de la volaille de chair (Anvol) rapporte une nouvelle progression de 5,3% des importations françaises de viande de poulet sur le premier semestre de 2023. À la faveur de droits de douane nuls, l’origine ukrainienne explose en France comme dans le reste de l’Europe.

Voici la réponse du ministre de l'Agriculture ... 

lundi 31 juillet 2023

Angleterre : une agence portuaire de la santé arrête une importation de poulet d'Ukraine contaminé par Salmonella

«Angleterre : une agence portuaire de la santé arrête une importation de poulet contaminé par Salmonella», source article de Food Safety News du  31 juillet 2023.

«Des responsables de l’agence portuaire de la santé en Angleterre ont empêché une cargaison de poulet cuit d'entrer dans le pays parce qu'elle était contaminée par Salmonella.

La Suffolk Coastal Port Health Authority (SCPHA), qui fait partie du East Suffolk Council, a récemment découvert Salmonella Mbandaka dans 21,8 tonnes de poulet cuit importé vers le port de Felixstowe.

L'agence, qui inspecte les denrées alimentaires, les aliments pour animaux et les produits d'origine animale importés, a dit qu'il était très inhabituel de trouver Salmonella dans du poulet précuit, car la bactérie doit être détruite lors d'un traitement thermique. Cela implique que le poulet n'a pas été cuit correctement ou qu'il a été contaminé par la suite. Salmonella se trouve parfois dans le poulet cru, mais on s'attend à ce que les consommateurs la cuisent avant de la consommer.

José Arruga, vétérinaire officiel de la SCPHA qui a découvert le problème, a dit : «Contrairement au poulet cru, tout poulet précuit doit être totalement dépourvu de Salmonella selon la législation britannique, car les consommateurs ne sont pas censés le cuire aussi soigneusement. Nous avons donc ordonné la destruction de cet envoi et augmenté nos contrôles pour éradiquer d'autres cas de Salmonella Mbandaka. »

La SCPHA avait trouvé Salmonella dans une précédente importation de poulet de la même usine dans le cadre de contrôles de routine, ce qui a incité à intensifier les contrôles pour toutes les importations futures.

Arruga a prélevé la prochaine exportation de l'usine vers Felixstowe et le prélèvement a été retrouvé positif pour Salmonella Mbandaka après analyse en laboratoire.

«Conformément aux directives de la Food Standards Agency (FSA), jusqu'à 30 importations de ce produit depuis le lieu en question doivent être exemptes de toute contamination avant que nous puissions reprendre les contrôles de routine. La cause pourrait être quelque chose d'aussi simple qu'un équipement contaminé à l'usine ou un problème plus large», a-t-il dit.

Epidémie liée à du poulet d'Ukraine

Au Royaume-Uni, plus de 130 personnes sont atteintes par Salmonella Mbandaka après avoir mangé des produits de poulet en provenance d'Ukraine. Quatre patients ont été hospitalisés et une personne est décédée.

Les contrôles officiels intensifiés ont commencé en avril. Cela incluait une exigence selon laquelle les 10 prochains envois importés de l'établissement concerné seraient soumis à des inspections supplémentaires.

En raison des non-conformités persistantes des exigences en matière de sécurité des aliments, les contrôles ont été intensifiés en mai. Ces inspections physiques, documentaires et d'essais resteront en place jusqu'à ce qu'un minimum de 30 résultats favorables consécutifs soient obtenus. Une investigation menée par les autorités ukrainiennes a abouti à la prise de mesures dans les installations du fabricant.

Fin 2022, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a signalé que la Finlande comptait 89 cas tandis que quelques patients vivaient également en République tchèque, en Estonie, en France, en Allemagne, en Irlande, aux Pays-Bas et en Israël. Il y a eu en tout 196 cas d'infection.

Tina Potter, responsable des incidents à la FSA, a dit : «Nous nous félicitons de l'interception réussie de l'envoi de poulet cuit infecté, et nous félicitons la Suffolk Coastal Port Health Authority pour l'avoir fait. Cette affaire met en lumière l'importance de contrôles et d'inspections à l'importation de haute qualité dans les ports du pays. Les mesures prises par des agents dévoués de la SCPHA ont contribué à assurer la sécurité sanitaire des consommateurs britanniques.»

NB : Photo de la Suffolk Coastal Port Health Authority

jeudi 29 juin 2023

Royaume-Uni : Éclosion à Salmonella en cours avec 130 personnes malades et fin de I’incident lié à Listeria

«Royaume-Uni : Éclosion à Salmonella en cours avec 130 personnes malades et fin de I’incident lié à Listeria», source Food Safety News du 29 juin 2023.

Selon la Food Standards Agency (FSA), des investigationssur sur une épidémie à Salmonella sont en cours, mais une éclosion à Listeria est terminée.

Plus de 130 personnes sont atteintes par Salmonella Mbandaka après avoir mangé des produits de poulet d'Ukraine. Quatre patients ont été hospitalisés et une personne est décédée.

En réponse à la non-conformité répétée des produits de poulet partiellement cuits en provenance d'Ukraine, un système de contrôles officiels intensifiés a été lancé en avril. Cela incluait une exigence selon laquelle les 10 prochains envois importés de l'établissement concerné seraient soumis à des inspections supplémentaires.

En raison des non-conformités continues des exigences en matière de sécurité des aliments, cela a été transformé en contrôles imposés en mai. Ces inspections physiques, documentaires et d'essais resteront en place jusqu'à ce qu'un minimum de 30 résultats favorables consécutifs soient obtenus.

L'importateur britannique a interrompu la réception du produit de poulet cuit à la vapeur jusqu'à ce que le problème soit résolu et teste tous ses produits non cuits à leur arrivée au Royaume-Uni pour détecter la présence de Salmonella. Une investigation menée par les autorités ukrainiennes a abouti à la prise de mesures de management des risques dans les installations du fabricant.

Fin 2022, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a signalé que la Finlande comptait 89 cas tandis que quelques patients vivaient également en République tchèque, en Estonie, en France, en Allemagne, en Irlande, aux Pays-Bas et en Israël.

Incident lié à Listeria

Dans une éclosion à Listeria, il y avait trois patients confirmés liés par la microbiologie et les antécédents alimentaires à un type de fromage. Une personne est décédée. L'Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a dit que l'éclosion était terminée.

Les enquêtes ont tracé la source de tous les patients jusqu'à un producteur de fromage Baronet et cinq rappels de produits ont été émis. Plus de 70 entreprises ont été identifiées dans la chaîne d'approvisionnement. Les efforts consistaient à prévenir toute nouvelle contamination croisée là où le fromage avait été ouvert et coupé.

Les patients étaient âgés de 59 ans ou plus et venaient du sud de l'Angleterre ou de Londres. Une personne est tombée malade en novembre 2022, tandis que les deux autres sont tombées malades en février 2023.

The Old Cheese Room a dit avoir changé un système de test mensuel en une libération positive, ce qui signifie que chaque lot de fromage est testé avant de quitter les lieux.

Lors d'une récente réunion du conseil d'administration, la FSA a noté que l'incidence des maladies d'origine alimentaire revenait à des niveaux pré-pandémiques ou plus élevés. Des travaux sont en cours sur les facteurs potentiels influençant les données. Cependant, il a été mentionné que les conditions météorologiques ont contribué à une éclosion à E. coli producteurs de shigatoxines (STEC).

Cas de fraude alimentaire

La National Food Crime Unit (NFCU) continue d'enquêter sur les soupçons de fraude à la viande dans le cadre de l'opération Hawk. La FSA a été alertée d'allégations de fraude en août 2021 et des millions de documents ont été saisis.

En mars 2023, un mandat a été ordonné dans une entreprise et trois suspects ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête liée aux produits de charcuterie. De nouveaux documents et fichiers numériques ont été récupérés.

En mai, la FSA a organisé une table ronde et des groupes de travail avec l'industrie pour se protéger contre les activités criminelles frauduleuses. Cela couvrait l'aide aux lanceurs d'alerte pour signaler les préoccupations, le rôle des audits tierce partie dans la transmission d'informations aux services réglementaires pour prévenir la fraude et la manière dont l'agence peut partager des alertes basées sur le renseignement avec l'industrie.

Dans le cadre d'une autre enquête, un suspect a comparu devant le tribunal en mai, inculpé de quatre chefs de complot en vue d’un vol et d'un blanchiment d'argent. Une date de procès a été fixée pour juillet 2024.

L'opération Aspen enquête sur une série de fraudes présumées à la distribution européenne, la valeur des produits alimentaires obtenus atteignant 600 000 £ (695 000 euros). En mars, le suspect a été inculpé de cinq infractions liées à la criminalité alimentaire.

La FSA, le ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales (Defra), l'Agence de santé animale et végétale (APHA) et les autorités sanitaires portuaires de Londres ont également été confrontées à l'exportation illégale de viande de volaille destinée à la consommation humaine provenant d'oiseaux provenant d'une zone de protection du virus de la grippe aviaire. La viande a été rappelée au Royaume-Uni et n'a jamais atteint sa destination finale.

vendredi 12 mai 2023

Tchéquie : Salmonella détecté dans de la viande de poulet d'Ukraine et du Brésil

«Tchéquie : Salmonella détecté dans de la viande de poulet d'Ukraine et du Brésil», source Food Safety News du 12 mai 2023.

Les autorités de la République tchèque ont révélé que de la viande de volaille en provenance d'Ukraine et du Brésil avait été testée positive pour Salmonella.

L'Administration vétérinaire de l'État (SVS) a effectué plus de 20 inspections dans le cadre d'une campagne de contrôle visant les expéditions de viande de volaille et d'œufs en provenance de pays hors de l'Union européenne.

Au total, 21 inspections, 18 sur la viande de volaille et 3 sur les œufs, ont été réalisées depuis début avril. Au total, 43 échantillons ont été prélevés et les résultats sont disponibles pour 29 d'entre eux.

Des échantillons de viande de volaille en provenance d'Ukraine, du Brésil et du Royaume-Uni ont été testés jusqu'à présent. Tout comme certains œufs d'Ukraine.

Salmonella a été confirmée quatre fois dans de la viande de volaille, une d'Ukraine et trois du Brésil.

Un cas implique plus de 5 tonnes ou 420 cartons, de poulet congelé brésilien. Au total, 165 cartons ont été saisis dans un entrepôt. SVS a suspendu la mise sur le marché de nouveaux produits et les articles déjà distribués sont retirés. Ils ont été envoyés dans des restaurants et des cantines.

Près de 3,5 tonnes de poulet congelé en provenance d'Ukraine ont été identifiés. Les produits étaient destinés à un traitement ultérieur avant la vente dans les magasins JIP východočeská. SVS a interdit la vente de produits semi-finis et ordonné un retrait.

Depuis avril, la République tchèque a émis plusieurs notifications d’alerte au système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) pour Salmonella (voir les référence des notifications en fin d’article). Deux notifications couvrent Salmonella Minnesota et Salmonella Heidelberg dans des filets de poitrine de poulet congelés du Brésil et un autre mentionne Salmonella Infantis dans du poulet congelé d'Ukraine.

Contrôles des céréales
L'Autorité tchèque de l'inspection de l'agriculture et des aliments (SZPI) a contrôlé les produits à base de céréales en provenance de pays comme l'Ukraine ces dernières semaines.

Plus de 60 échantillons ont été prélevés pour inspection et pour les 25 avec résultats, tous les paramètres évalués étaient satisfaisants.

Les inspecteurs ont prélevé des échantillons de blé, d'épeautre, de maïs, de seigle et d'orge, qui ont été testés en laboratoire pour détecter la présence de certains résidus de pesticides, de mycotoxines, de métaux lourds et d'autres substances.

«Le SZPI fait tout son possible pour protéger les consommateurs nationaux, mais en même temps, il est nécessaire de souligner que la responsabilité première des paramètres de sécurité sanitaire et de qualité des aliments importés et nationaux incombe aux opérateurs concernés», a dit Martin Klanica, directeur général du SZPI.

L'Autorité nationale vétérinaire, sanitaire et de sécurité des aliments (ANSVSA) de Roumanie a également effectué des contrôles sur les expéditions de céréales en provenance d'Ukraine.

Depuis l'invasion russe, l'ANSVSA a effectué plus de 9 700 contrôles sur les céréales et les produits non animaux en provenance d'Ukraine. Neuf non-conformités ont été enregistrées dont deux pour dépassement des limites maximales autorisées de résidus de pesticides.

En raison de l'impact économique sur les producteurs locaux, les importations de graines de blé, de maïs, de colza et de tournesol originaires d'Ukraine vers la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie ont été arrêtées par une nouvelle réglementation européenne jusqu'à début juin.

Complément sur les notifications par la République tchèque
- Notification 2023.2997 du 5 mai 2023 par la République tchèque, présence de Salmonella Minnesota dans des filets de poitrine de poulet congelés du Brésil, via l'Irlande.
- Notification 2023.2991 du 5 mai 2023 par la République tchèque, présence de Salmonella Minnesota dans des demi-filets de poitrine de poulet congelés du Brésil.
- Notification 2023.2894 du 3 mai 2023 par la République tchèque, présence de Salmonella Heidelberg dans des filets de poitrine de poulet congelés du Brésil.
- Notification 2023.2893 du 3 mai 2023 par la République tchèque, présence de Salmonella Infantis dans du poulet congelé d’Ukraine, via Slovaquie.

vendredi 14 avril 2023

L'afflux de céréales détaxées d'Ukraine met sur la paille des agriculteurs en Hongrie, Pologne et Roumanie. Merci qui ? Merci la Commission européenne !

Pascal Aubry est un gars bien sympathique de la Mayenne ...

mardi 28 février 2023

Il était une fois l'Europe qui a fait entrer le loup ukrainien dans son poulailler

«Comment l’Europe a fait entrer le loup ukrainien dans son poulailler» par Emmanuelle Ducros de l’Opinion.  

Ce matin, c’est un Voyage en Absurdie à dos de poulet que vous nous proposez. En septembre dernier, un rapport sénatorial tirait la sonnette d’alarme sur le déclin de nos productions agricoles, et il s’intéressait de prêt à la volaille. Un poulet sur deux consommé en France est désormais importé !

Ça fait déjà un moment que notre pays n’est plus autosuffisant en poulet, ça vient en partie du fait que la consommation progresse fort quand la production diminue. Tout le problème est dans la provenance de la viande importée. Officiellement, quatre pays européens fournissent 85 % du poulet importé en France, essentiellement les Pays-Bas, la Pologne. Sauf qu’en fait, c’est souvent une «nationalité de baptême» pour des volailles qui viennent de beaucoup plus loin. De Thaïlande, du Brésil, et plus récemment d’Ukraine.

Une nationalité de baptême ? Qu’est-ce que ça veut dire ?
Hier, j’ai eu une longue conversation avec le président de l’interprofession de la volaille, qui s’appelle l’Anvol. Et il m’a raconté le cas édifiant des poulets ukrainiens. Lorsque la guerre en Ukraine a éclaté, l’Union européenne, en guise de soutien économique, a ouvert son marché aux poulets ukrainiens, pensant aider les agriculteurs locaux. Une solidarité que personne ne conteste.

Ces poulets arrivent donc en Europe sans droit de douane. Mais il suffit qu’on les découpe, ou qu’on les reconditionne, pour qu’ils deviennent européens. C’est pour ça que les importations de poulets polonais augmentent de façon très importante ces derniers mois. C’est en fait du poulet ukrainien naturalisé.

Mais c’est interdit!
Eh non. C’est révoltant mais permis par la législation européenne. C’est incompréhensible parce que les coûts de production, les conditions sanitaires d’élevage, les usages d’antibiotiques, par exemple, très stricts en Europe, ne sont pas du tout réglementés de la même façon en Ukraine. Soit dit en passant, c’est exactement la même chose avec le poulet du Brésil, souvent rebaptisé néerlandais avant d’atterrir dans nos assiettes.

Mais il y a un scandale dans le scandale : le producteur ukrainien essentiel est une multinationale du poulet appartenant à un oligarque, MHP. Ses élevages produisent en moyenne 1,8 million de poulets à l’année. Un élevage moyen en France, c’est 40 000 animaux par an. Cette mesure n’a jamais aidé les agriculteurs ukrainiens. Elle engraisse l’agriculture dont nous ne voulons pas chez nous. Allez comprendre.

samedi 12 novembre 2022

Plaidoyer pour la volaille française : 46% des poulets consommés en France ont été importés au 1er semestre 2021 !

Ce n'est pas première fois que le blog en parle, voir à ce sujet l'article sur 
La compétitivité de la ferme France est-elle en berne ? Quid de notre soit disant notre souveraineté alimentaire ?

«Agissons pour offrir des volailles françaises aux Français !» et découvrez le manifeste proposé par les professionnels de la filière volaille de chair pour soutenir les éleveurs en France, source Association nationale interprofessionnelle de la volaille de chair (Anvol).

La filière des Volailles Françaises est confrontée à une très forte pression des importations : 46 % des poulets consommés en France ont été importés au 1er semestre 2021 ! Pour remédier à cette situation, les femmes et les hommes du secteur lancent aujourd’hui un appel à tous les acteurs de la société française. Il s’agit de renforcer la dynamique qui leur permettra de continuer à évoluer afin de répondre à toutes les attentes du marché français avec un large choix de volailles françaises adapté aux différents budgets et moments de consommation. Pour y arriver, la France a aujourd’hui besoin de rénover ses poulaillers ou d’en installer de nouveaux sur son territoire afin d’augmenter son offre locale en volailles standards, Label Rouge ou bio. Pour soutenir ces installations qui vont contribuer à la souveraineté alimentaire du pays et à la vitalité des zones rurales, les professionnels demandent à tous de s’engager.

Afin de préserver cette filière, ses initiatives et la souveraineté alimentaire de la France, les professionnels de la filière des volailles françaises en appellent aux :
- Consommateurs à s’informer sur l’origine de leurs volailles.
- Citoyens à accepter l’installation de nouveaux poulaillers dans leur village.
- Maires à ouvrir le dialogue entre éleveurs et habitants.
- Conseillers régionaux à financer indistinctement tous les modes d’élevages, respectueux de la réglementation.
- Pouvoirs publics à aider toutes les chaines de production des Volailles Françaises.
- Représentants de l’Union européenne à promouvoir tous les types de volailles.
- Forces de l’ordre et la justice à considérer la détresse des éleveurs.
- Médias à refléter la réalité des élevages des Volailles Françaises.

On lira dans ce rapport du Sénat sur la «Compétitivité de la ferme France», «Poulet : Quand la production française, après avoir perdu ses marques à l'export, ne parvient même plus à répondre à la demande de sa propre population».

Des pistes pour savoir qui supplante nos éleveurs français ? La réponse est comme de bien entendu à l’open bar qu’est la Commission européenne !

Selon un article de la revue 60 millions de consommateurs du 9 novembre 2022, «La moitié des poulets consommés en France viennent de loin».

Une décision européenne a créé un appel d’air pour un géant ukrainien de la volaille.

Surprise : à côté du Brésil et de la Thaïlande, grands pourvoyeurs de gallinacés, on trouve désormais l’Ukraine. «À cause du conflit, la filière ukrainienne de la volaille ne peut plus exporter au Moyen-Orient, l’un de ses principaux clients, explique Yann Nédélec, directeur de l’Anvol. Leurs circuits se sont donc reportés vers l’Europe via le transport par camion.» En France, sur les cinq premiers mois de l’année, les importations de poulet ukrainien se sont ainsi envolées de 122% par rapport à l’année précédente.

Ce qui inquiète encore davantage nos éleveurs, c’est la décision de l’Union européenne, en juin dernier, de lever totalement les restrictions liées aux importations ukrainiennes. «Cette concurrence déstabilise notre filière, et pose question sur les normes de traçabilité et de bien-être animal, reprend Yann Nédélec. Elles sont différentes et potentiellement moins strictes que les normes appliquées aux exploitations européennes.»

Pour ne rien arranger, l’immense majorité de ces volailles profite non pas aux producteurs ukrainiens, mais, selon l’Anvol, «au groupe financier MHP, coté à la bourse de Londres et dont le siège social est domicilié à Chypre», un pays membre de l’Union européenne… et fiscalement très accueillant.

Ce groupe ukrainien est le premier producteur national de volailles et d’œufs. «90% des importations européennes de volailles en provenance d’Ukraine viennent du groupe MHP», souligne l’Anvol. Détenu par l’oligarque Loury Kosiouk, les élevages du groupe n’ont rien de l’image d’Épinal de poulets qui gambadent en plein air. L’industriel misant plutôt sur la rentabilité avec des fermes-usines.

Mais où sont consommés ces gallinacés ? Principalement dans les plats préparés et dans la restauration (cantines, restaurants…). Mais plus aucune obligation n’impose d’indiquer l’origine de la viande dans les préparations. Le consommateur n’a parfois donc aucun moyen de savoir quel poulet se retrouve dans son assiette.

Selon le journal L’Union, «L’offensive inattendue du poulet ukrainien sur le sol française».

Côté produits ce sont les poulets «standards» d’Ukraine,de Thaïlande ou du Brésil qui inondent le marché. Ils sont issus d’élevages pouvant dépasser le million d’animaux quand l’exploitation moyenne française compte 40 000 bêtes à plume. «Small is beautiful» pense-t-on dans une France attachée à l’image du poulet fermier élevé en plein air. Mais, selon l’Anvol, le filet Label Rouge coûte 4 à 5 fois plus cher que le standard ukrainien. Pour le bio on passe à 7 fois. En ces temps d’inflation la ménagère peut tiquer. Surtout qu’elle ne sait pas toujours ce qu’elle achète. Dès lors qu’il est découpé sur le sol européen, le poulet peut être estampillé UE. Au-delà de la volaille, c’est toute l’agriculture qui est concernée. Produire bon et sain, c’est bien. Mais à quoi ça rime si la différence n’est pas visible en magasin ? Et si le péquin n’en a pas les moyens ?  

vendredi 8 juillet 2022

L'Ukraine informe de l'impact de la guerre sur la sécurité des aliments lors d'une réunion de l'OMC

«L'Ukraine informe de l'impact de la guerre sur la sécurité des aliments lors d'une réunion de l'Organisation mondiale du commerce», source article de Joe Whitworth paru le 8 juillet 2022 dans Food Safety News.

L'Ukraine a lancé un appel à l'aide pour maintenir son système de contrôle alimentaire pendant l'invasion russe et a appelé à des mesures commerciales moins strictes pour stimuler les exportations.

Des commentaires ont été faits sur la façon dont le conflit avec la Russie affectait la sécurité des aliments, la santé des plantes et le bien-être des animaux via une déclaration lors d'une récente réunion de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

L'infrastructure du Service national de l'alimentation et de la consommation d'Ukraine, ses institutions et ses laboratoires ont été endommagés et le pays a lancé un appel à l'aide pour remplacer les laboratoires vétérinaires et phytosanitaires détruits.

Jusqu'à un demi-million de tonnes de produits végétaux importés, dont des légumes, des fruits, des céréales, de la farine, du matériel de plantation et d'autres marchandises, ont été inspectés au cours des trois derniers mois.

Cependant, des responsables ukrainiens ont déclaré qu'il était «impossible» d'effectuer des inspections et des contrôles vétérinaires et sanitaires d'État dans les territoires temporairement occupés du pays.

Origine des céréales
Comme les ports maritimes sont bloqués, le seul moyen d'exporter des produits d'origine animale et végétale vers d'autres pays est de passer par les pays de l'UE.

La déclaration accusait la Russie d'avoir volé du grain sur le territoire ukrainien, d'avoir falsifié des certificats et d'avoir tenté de le vendre comme le sien sur les marchés internationaux. Il a exhorté les pays à ne pas acheter de céréales à la Russie s'il n'y avait aucune certitude quant à son origine.

«De telles actions nécessiteraient la délivrance de certificats phytosanitaires illégaux. L'absence de certificats légitimes pourrait indiquer la non-conformité des produits aux exigences phytosanitaires en vigueur, aux normes de qualité et de sécurité sanitaire, la présence d'une contamination des produits par divers organismes nuisibles, être la preuve du commerce illégal de produits et de leur non-conformité aux termes des contrats de commerce extérieur», ont déclaré des responsables ukrainiens

La Russie a déclaré que l'OMC n'était pas le lieu approprié pour une telle discussion.

L'Ukraine avait précédemment averti que l'invasion du pays par la Russie menaçait la sécurité des aliments et pourrait augmenter la fraude alimentaire.

Autres faits saillants concernant les préoccupations commerciales
Lors de la réunion du Comité des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) de l'OMC en juin, les membres ont soulevé 51 problèmes commerciaux spécifiques (PCS), dont six pour la première fois. Les problèmes comprenaient des limites maximales de résidus de pesticides, les maladies animales et les mesures liées à la COVID-19.

De nouveaux sujets ont porté sur les restrictions liées à l'ESB, les réglementations sur les certificats officiels de santé animale pour les aliments d'origine animale et le miel impliquant la Chine et l'Europe et les contrôles de radioactivité sur les aliments importés par l'Égypte.

Les PCS soulevés précédemment étaient liés aux tolérances aux pesticides et à l'environnement, à la législation sur les perturbateurs endocriniens et les médicaments vétérinaires, au collagène pour la consommation humaine et aux exigences de certification phytosanitaire.

D'autres ont mentionné les mesures imposées par la Chine, certains pays souhaitant mieux comprendre l'approche réglementaire de la Chine en matière de la COVID-19 et la procédure d'enregistrement des établissements exportateurs.

Une déclaration SPS sur les nouveaux défis affectant la sécurité sanitaire des aliments et la santé animale et végétale a été adoptée lors de la 12e Conférence ministérielle en juin, couvrant l'Accord SPS et le rôle du Comité SPS.

María Pagán, des États-Unis, a déclaré que cet accord est vital pour protéger la santé humaine, végétale et animale tout en soutenant le commerce des produits alimentaires et agricoles.

«Les ministres ont saisi cette occasion pour voir comment l'Accord SPS peut aider les membres de l'OMC à faciliter un commerce sûr et à garantir que les denrées alimentaires parviennent à ceux qui en ont besoin, et ont demandé à ce comité d'entreprendre cette tâche importante», a-t-elle déclaré.

Enfin, le rapport annuel du Fonds pour le développement des normes et du commerce (STDF) pour 2021 a été publié. Le STDF aide les pays en développement à se conformer aux normes internationales et à accéder aux marchés. Il a été créé par l'OMC, la FAO, l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé animale et le Groupe de la Banque mondiale.

Il couvre des projets et des subventions soutenus par le STDF visant à réduire la contamination par l'aflatoxine du maïs au Burkina Faso afin de réduire les rejets aux frontières, à promouvoir des solutions informatiques pour la surveillance et la notification des nuisibles dans la région Asie-Pacifique et à renforcer la sécurité sanitaire et la qualité des épices sri-lankaises destinées à l'exportation.

Aux lecteurs du blog
La revue PROCESS Alimentaire censure pour une triste question d’argent les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors que la revue a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire a censuré le blog et refuse tout assouplissement. Derrière cette revue, il faut que vous le sachiez, il y a une direction aux éditions du Boisbaudry, pleine de mépris, et un rédacteur en chef complice !

jeudi 20 janvier 2022

Botulisme en Ukraine en 2021: 98 cas, 10 décès

«Botulisme en Ukraine en 2021: 98 cas, 10 décès», source Outbreak News Today.

Le ministère ukrainien de la Santé a signalé 88 foyers de cas de botulisme en 2021, à la suite desquelles 98 personnes sont tombées malades, dont trois enfants. Dix cas ont été mortels.

Cela se compare à 2020 alors que l'Ukraine a signalé 65 cas et quatre décès.

En 2021, des cas de botulisme ont été enregistrés dans toutes les régions d'Ukraine, à l'exception des régions de Zakarpattia, Louhansk et Mykolaïv. Le plus grand nombre de cas a été enregistré dans l'oblast de Volyn avec neuf cas, huit cas ont été enregistrés dans les oblasts de Jytomyr, Lviv et Tchernihiv et sept cas ont été signalés dans l'oblast de Tcherkassy.

Les principales causes d'intoxication alimentaire par le botulisme étaient la consommation de poisson d'eau douce séché/salé/séché dans la cuisine familiale ou d'origine inconnue, acheté sur des marchés (30 cas - 30,6%), de la viande cuite à la maison en conserve (30 cas - 30,6%) .

Le botulisme d'origine alimentaire est une intoxication grave causée par l'ingestion de la toxine préformée présente dans les aliments contaminés.

Le botulisme d'origine alimentaire survient lorsque la bactérie Clostridium botulinum peut se développer et à produire une toxine dans les aliments qui sont ensuite consommés sans chauffage ou cuisson suffisants pour inactiver la toxine. La toxine botulique est l'une des neurotoxines les plus puissantes connues.

Généralement, quelques heures à plusieurs jours après avoir consommé les aliments contaminés, les patients présentent les symptômes classiques, vision floue, bouche sèche et difficulté à avaler. Les symptômes gastro-intestinaux peuvent ou non se produire. Si elle n'est pas traitée, la paralysie descend toujours à travers le corps en commençant par les épaules et en agissant en descendant.

Aux lecteurs du blog
A cause ou grâce à la revue PROCESS Alimentaire, vous n'avez plus accès aux 10 052 articles initialement publiés par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue. Triste histoire de sous car la revue estime qu’elle n’a pas les moyens de maintenir la diffusion de ces articles, alors qu’elle a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. Merci de leur faire part de cette anomalie.

samedi 2 janvier 2021

La Lituanie ordonne la destruction des œufs contaminés par Salmonella en provenance d'Ukraine

«La Lituanie ordonne la destruction des œufs contaminés par Salmonella», source Food Safety News. Adaptation par mes soins -aa.

Les autorités lituaniennes ont ordonné la destruction de certains œufs d'Ukraine en raison de la détection de Salmonella.

Le Service alimentaire et vétérinaire de l'État (VMVT) a interdit la vente d'œufs blancs de taille moyenne en paquets de 10 avec une durée de conservation jusqu'au 26 décembre 2020. Plus de 38 000 boîtes d'œufs ont été concernées.

Une enquête sur la commercialisation de produits potentiellement dangereux a été ouverte après de plusieurs notifications au système d'alerte rapide de l'Union européenne pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) et sur la base des informations du distributeur Lidl Lietuva.

Il y a eu trois notifications au RASFF par la Lituanie, un rejet aux frontières le 11 décembre 2020, une information pour attention le 4 novembre 2020 et une notification d’alerte le 20 août 2020.

Les responsables lettons ont notifié un rejet aux frontières selon la notification aux RASFF avec des informations selon lesquelles Ovostar Europe en Lettonie a importé les œufs d'Ukraine et les a distribués. Les analyses de laboratoire ont révélé une contamination microbiologique par Salmonella Coeln.

Les œufs de ce lot ont été achetés et distribués sur le marché lituanien par Lidl Lietuva. Le produit a été vendu dans les magasins de Lidl Lietuva à partir du 4 décembre 2020, selon un avis de rappel.

Œufs de l’avis de rappel
Contrôles lettons intensifiés

VMVT a interdit à Lidl Lietuva de mettre sur le marché des œufs de ce lot. Des échantillons d'un autre lot d'œufs ukrainiens ont également été prélevés en Lituanie et analysé pour la recherche de Salmonella, mais les résultats ont été négatifs.

Au total, 78 échantillons d'œufs ont été analysés lors de contrôles planifiés et inopinés par les inspecteurs du VMVT en 2020 et Salmonella n'a pas été détecté.

VMVT procède également à des inspections pour s'assurer que seuls des œufs sûrs sont mis sur le marché en visitant des élevages de poules pondeuses avec environ 200 échantillons prélevés chaque année. S'il y a des manquements, les œufs sont conservés dans l’élevage ou au site de production pour les empêcher d'atteindre le consommateur.

Les autorités lettones ont confirmé à la mi-décembre que Salmonella avait été détectée dans un échantillon prélevé d'œufs de poule frais originaires d'Ukraine et à destination de la Lituanie. L'échantillon a été réalisé dans le cadre de contrôles intensifiés sur les produits en provenance d'Ukraine.

En 2020, 509 échantillons d'œufs et de produits d'œufs originaires d'Ukraine ont été testés dans un laboratoire soumis à des contrôles frontaliers plus stricts, dont 198 ont été examinés pour Salmonella et 311 échantillons pour les résidus de médicaments.

Seuls deux échantillons d'ovoproduits ont été positifs pour Salmonella. Les responsables ont déclaré que les types de produits dans lesquels une contamination est détectée continueront de faire l'objet d'un examen approfondi.

mercredi 28 août 2019

Sécurité des aliments des produits importés, la Lettonie veut une action européenne à propos des œufs en provenance d'Ukraine


« Sécurité des aliments des produits importés, la Lettonie veut une action européenne à propos des œufs en provenance d'Ukraine », source article de Joe Whitworth paru le 28 août 2019 dans Food Safety News et complété par mes soins.

Des responsables lettons ont demandé à la Commission européenne de surveiller de plus près les producteurs ukrainiens d'œufs afin de les protéger contre Salmonella.

Plus tôt ce mois-ci, le ministre letton de l'agriculture, Kaspars Gerhards, a envoyé une lettre à Vytenis Andriukaitis, commissaire chargé de la santé et de la sécurité alimentaire, appelant la CE à agir et à mettre en place des mesures pour prévenir les consommateurs d'être exposés à un risque de salmonellose d'origine alimentaire. La Lettonie est le plus gros importateur d’œufs d’Ukraine dans l’UE.

Gerhards a déclaré que des inspections menées par les autorités lettones avaient révélé de graves non-conformités de la sécurité des aliments.

« Il existe un marché unique dans l'Union européenne. Tous les producteurs d'œufs doivent donc disposer de conditions de concurrence équitables, y compris dans les pays non membres de l'Union européenne ayant signé un accord commercial. Quel que soit l'État membre dans lequel la production a lieu, le produit doit satisfaire à toutes les exigences de qualité et, en particulier, de sécurité. Il ne faut pas que les producteurs d'œufs ukrainiens mettent en danger la santé des Lettons et d'autres personnes », a-t-il écrit.

Le Service alimentaire et vétérinaire letton (PVD) a annoncé qu'il continuerait d'appliquer des mesures strictes de surveillance et de contrôle à la frontière afin d'assurer la protection de la santé publique des citoyens lettons et européens.

Augmentation des exportations
L’accord d’association UE-Ukraine prévoyait notamment la possibilité d’importer et d’exporter des œufs et des ovoproduits sans tarif, mais avec des quotas. Depuis son entrée en vigueur, les importations d'œufs en provenance d'Ukraine sont passées de 163 tonnes en 2014 à 3 665 tonnes en 2015, puis à 8 043 tonnes en 2016 et à 13 792 tonnes en 2018.

La Commission peut prendre des mesures pour restreindre ou suspendre la mise sur le marché d'un produit afin de faire face aux risques pour la santé publique.

La DG SANTE a reçu la lettre faisant état de préoccupations concernant quatre notifications du système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) en raison de la présence de Salmonella dans des ovoproduits importés de la société ukrainienne Ovostar Ltd. depuis avril 2019. Selon d'autres informations, cette société serait Lettone et Ukrainienne. Il y a eu 12 notifications au RASFF de l'UE en 2019 pour présence de Salmonella dans des œufs et des ovoproduits d'Ukraine

La société fait partie du groupe de sociétés Ovostar Union, qui fournit des produits dans plus de 50 pays en Europe, au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique.

Audits précédents de l'UE
Anca Paduraru, porte-parole des projets pour la santé, la sécurité alimentaire et l'énergie, a déclaré à Food Safety News qu'une réponse à la lettre était en préparation mais ne donnait aucune indication sur ce qui allait se passer ensuite.

Les quatre alertes au RASFF de l'UE par la Lettonie sont dues à Salmonella Enteritidis dans du blanc d'œufs liquide le 24 avril, à Salmonella Typhimurium et à Salmonella Enteritidis dans du blanc d'oeufs liquide le 3 mai, à Salmonella Infantis dans des ovoproduits le 18 juillet et Salmonella Enteritidis dans des ovoproduits le 22 juillet.

En janvier de cette année, un audit de la DG SANTE en Ukraine a porté sur la viande de volaille, les œufs et leurs produits. Il faisait suite à une visite effectuée l'année précédente. Il n'est pas prévu qu'il y ait un autre audit en Ukraine dans un proche avenir.

L'audit de 2019 a révélé que, même si les autorités ukrainiennes avaient amélioré les performances et l'efficacité des contrôles officiels depuis la dernière visite, les procédures de radiation des établissements pour exportation vers l'UE devaient être révisées, car elles ne garantissaient pas un retrait rapide.

Un audit réalisé en mai 2013 a évalué le programme de contrôle national de Salmonella afin que l'Ukraine puisse être incluse dans la liste des pays tiers autorisés à exporter des oeufs de consommation vers l'UE. Bien qu'un certain nombre de lacunes aient été identifiées, les mesures prises en réponse aux recommandations formulées lors d'un suivi ont été jugées satisfaisantes et l'audit a été officiellement clôturé en avril 2016.

Parmi ces lacunes,
… il existe certaines lacunes liées à la fréquence de l'échantillonnage, à la tenue des registres et aux mesures visant à exclure l'utilisation éventuelle d'antimicrobiens.

Par ailleurs, les résultats de laboratoire ne peuvent être considérés comme entièrement fiables car les laboratoires chargés au niveau des districts de détecter les salmonelles ne sont pas accrédités. De plus, les méthodes d'analyse utilisées n’entrent pas dans le champ d’accréditation des laboratoires qui analysent les échantillons dans le cadre du Programme National de Contrôle des Salmonelles et les autres méthodes n'ont pas été validées par rapport à la méthode de référence de l'UE/OIE.

L'autorité compétente centrale a reconnu les lacunes constatées et a informé l'équipe d'audit que des mesures immédiates seraient prises pour les corriger.