Affichage des articles dont le libellé est sécurité des aliments. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sécurité des aliments. Afficher tous les articles

jeudi 25 juin 2026

Allemagne : Augmentation des cas groupés d'intoxication alimentaire liés aux aliments d'origine végétale, selon une étude

« Une analyse sur dix ans des cas groupés d'intoxication alimentaire en Allemagne révèle une augmentation des cas liés aux aliments d'origine végétale », source Food Safety Magazine.

Dans une nouvelle étude, des chercheurs de l'Office fédéral allemand de la protection des consommateurs et de la sécurité des aliments (BVL) ont analysé une décennie d'éclosions nationales de maladies d'origine alimentaire, identifiant Campylobacter et Salmonella comme les principales causes d'éclosions et soulignant une augmentation des éclosions liées aux aliments d'origine végétale ces dernières années.

Plus de 3 000 éclosions en neuf ans

L’ensemble de données comprenait 3 021 éclosions de maladies d’origine alimentaire étudiées par le BVL, en collaboration avec l’Institut Robert Koch, entre 2015 et 2024.

Les enquêtes concernant seulement 9,9 % des éclosions (297) ont été résolues avec des preuves solides, ce qui signifie que les enquêteurs ont pu identifier un véhicule alimentaire probable avec une certitude suffisante pour analyser les facteurs contributifs, les contextes d’exposition et les sources de contamination.

Les aliments d'origine végétale, vecteurs de maladies en hausse

Parmi les éclosions avérées, les aliments d'origine animale représentaient 56,6 % des cas, tandis que les aliments d'origine végétale étaient impliqués dans 19,5 % des cas. Cependant, les chercheurs ont observé une augmentation des éclosions associées aux aliments d'origine végétale. En 2023, ces derniers étaient impliqués dans 53 % des éclosions avérées, dépassant ainsi les aliments d'origine animale pour cette année-là. Toutefois, en 2024, la répartition est revenue à la tendance observée précédemment, les aliments d'origine animale étant liés à une proportion plus élevée d'éclosions (47 %) que les aliments d'origine végétale (33 %).

Impact de la COVID-19 sur le signalement des éclosions

Le nombre de signalements d'éclosions a fortement diminué pendant la pandémie de COVID-19, passant d'environ 400 éclosions par an avant 2020 à environ 200 éclosions par an entre 2020 et 2023. Bien que le nombre d'éclosions ait diminué, le nombre de cas de maladie par éclosion a augmenté en 2023 et 2024. Les hospitalisations ont atteint un pic de 451 en 2024, dépassant les moyennes pré-pandémiques.

Associations pathogène-produit

L'analyse des combinaisons aliment-pathogène a révélé que :
  • Les éclosions de Campylobacter étaient fréquemment associées au lait cru et aux produits de volaille.
  • Les éclosions à Salmonella étaient le plus souvent liées à la consommation de porc et d'œufs.
  • Les éclosions à norovirus étaient souvent liées aux fruits, aux baies et aux produits de boulangerie
  • Les éclosions liées à la présence d'histamine étaient principalement associées aux produits de la mer et du poisson.
  • Les éclosions à Bacillus cereus étaient le plus souvent liées à la consommation d'aliments à base de céréales.

Facteurs contribuant aux éclosions

L'étude a également examiné les facteurs contributifs aux éclosions pour lesquelles des preuves suffisantes étaient disponibles. Un traitement thermique inadéquat était fréquemment associé aux éclosions à Campylobacter, les manipulateurs d'aliments infectés étaient couramment liés aux éclosions de norovirus et la contamination croisée était un facteur prépondérant dans les éclosions à Salmonella.

Les restaurants, les traiteurs et les établissements de vente à emporter étaient associés à environ deux tiers des manquements aux règles d'hygiène alimentaire recensés.

Réussites et besoins en matière de sécurité des aliments

Les chercheurs ont relevé plusieurs succès manifestes dans la gestion des risques liés à la sécurité des aliments en Allemagne au cours de la période étudiée. Les éclosions associées au lait cru et aux œufs ont considérablement diminué, ce que les auteurs attribuent à des programmes de contrôle ciblés, à l'amélioration des mesures d'hygiène et aux efforts de communication sur les risques.

Dans le même temps, l'augmentation des éclosions liées aux aliments d'origine végétale a mis en évidence la nécessité de mesures préventives et de stratégies de surveillance supplémentaires.

Les auteurs ont conclu que l'analyse à long terme des données relatives aux éclosions peut aider à identifier à la fois les interventions efficaces et les risques émergents, fournissant ainsi des informations précieuses aux organismes de réglementation, aux entreprises alimentaires et aux consommateurs qui cherchent à prévenir de futures éclosions de maladies d'origine alimentaire.

mercredi 17 juin 2026

Sécurité des aliments dans l’UE : Comment fonctionne le réseau d’alerte? rapide, peu rapide ou pas rapide du tout ? C’est la question qui est posée !

En date du 22 avril 2026, la médiatrice de l’UE va ouvrir une enquête sur la manière dont la Commission garantit la fiabilité du système d’alerte de l’UE en matière de sécurité des aliments ou pour dire les choses plus précisément Comment la Commission européenne assure la protection des consommateurs contre les dangers liés aux denrées alimentaires au moyen du système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF).

Le blog a souvent qualifié, depuis plusieurs années, le RASFF de réseau d’alerte dit rapide … Le blog a publié de très nombreux articles sur les retards des rappels tant au niveau du RASFF de l’UE que de RappelConso en France, ici.

La Médiatrice européenne Teresa Anjinho a ouvert une enquête d’initiative sur la manière dont la Commission européenne assure la protection des consommateurs contre les dangers liés aux denrées alimentaires grâce au système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF).

La Médiatrice a décidé d’ouvrir l’enquête après qu’un certain nombre de parties prenantes ont fait part de leurs préoccupations quant au fonctionnement du système d’alerte. Ces préoccupations concernent d'éventuels retards dans la transmission de certaines alertes concernant un problème de sécurité des aliments ainsi que la transparence et la qualité des données mises à la disposition des citoyens.

En ouvrant l'enquête, Mme Anjinho attire l'attention sur les récents retards dans l'information des autorités nationales et européennes sur le lait infantile contaminé. Elle note également qu’un système d’alerte fiable et efficace en matière de sécurité des aliments est nécessaire pour protéger plusieurs droits au titre de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, y compris le droit à la santé et à la protection des consommateurs.

La Médiatrice a posé une série de questions à la Commission pour obtenir un aperçu détaillé du fonctionnement du système. Il s’agit notamment de savoir combien de temps il faut en moyenne pour que les alertes soient diffusées aux membres du RASFF après qu’un risque a été identifié et combien de temps en moyenne il faut aux points de contact nationaux – généralement les autorités chargées de la sécurité des aliments – pour soumettre les notifications.

La Médiatrice a également demandé à la Commission si elle avait elle-même déjà identifié des risques avant qu’ils ne soient signalés par une autorité nationale et si elle envisageait d’introduire des mesures pour garantir que les notifications couvrent efficacement le commerce électronique.

Parallèlement, les médiateurs nationaux de toute l’Europe ont été invités à enquêter sur le fonctionnement du RASFF avec leurs autorités nationales, étant donné qu’un lien étroit entre les actions de la Commission et les autorités nationales concernant le système d’alerte est essentiel pour garantir son efficacité. En tant que coordinatrice du réseau européen des médiateurs, Mme Anjinho partagera ensuite ses conclusions avec la Commission.

Un certain nombre de questions à la Commission figurent à l'annexe de la présente lettre. Je vous saurais gré de bien vouloir recevoir la réponse de la Commission pour le 20 juillet 2026 au plus tard. Si la production d’informations concernant l’un des éléments nécessite une charge disproportionnée, j’invite la Commission à en informer l’équipe d’enquête dès que possible.

Liste des questions à la Commission

A) Lorsqu'un membre du réseau RASFF dispose d'informations relatives à l'existence d'un risque grave direct ou indirect découlant de denrées alimentaires et d'aliments pour animaux, il doit en informer immédiatement la Commission qui, après vérification des informations, les communique aux autres membres du RASFF. La Commission est invitée à fournir des informations sur les points suivants:
  • i. la manière dont il vérifie les informations reçues;
  • ii. Au cours des deux dernières années, combien de temps a été nécessaire en moyenne pour que les notifications d'alerte soient diffusées aux membres du RASFF après qu'un risque a été identifié; et si les délais de 48 heures et de 24 heures pour, respectivement, la soumission par les points de contact et la vérification/transmission par la Commission ont jamais été dépassés;
  • iii. dans le même délai, quel est le délai moyen pris par les points de contact pour soumettre les notifications et pour que la Commission les vérifie et les transmette dans le cas des informations, des nouvelles et des notifications de reclassement ;
  • iv. Enfin, quel est le temps moyen pris par les membres du réseau pour diffuser les notifications de rejet aux frontières, que la Commission ne vérifie qu’a posteriori ?

Pour les questions ii) à iv), la Commission est invitée à fournir l'aperçu statistique correspondant.

B) Comment la Commission procède-t-elle si elle identifie, à elle seule, un risque grave qui n'a pas (encore) été signalé par un membre du RASFF? Est-ce que cela s'est déjà produit, et si oui, comment cela a-t-il été géré ?

C) La Commission est responsable de la gestion du réseau RASFF. En outre, la Commission est également chargée d'assurer le fonctionnement, la maintenance, le support, la mise à jour ou le développement des logiciels et de l'infrastructure informatique sous-jacents à iRASFF. À la lumière de ce qui précède, la Commission est invitée à fournir des informations au Médiateur en ce qui concerne:

  • i. toutes les mesures qu’elle a prises pour garantir la qualité et la cohérence (modalités de notification, actualité) des notifications des points de contact, qu’il s’agisse de notifications d’alerte ou d’autres types de notifications;
  • ii. si elle envisage des mesures visant à garantir que les notifications tiennent mieux compte du contrôle de la sécurité des aliments par le secteur privé et couvrent efficacement le commerce électronique;
  • iii. En ce qui concerne iRASSF, la manière dont il garantit que le système repose sur la technologie la plus récente. En réponse à cette question, la Médiatrice souhaiterait que la Commission fournisse davantage d’informations sur TraceMap, y compris sur la manière dont il est concrètement utilisé dans le cadre du RASFF et sur la manière dont le contrôle humain et le respect de la législation sur l’IA sont assurés.

D) En ce qui concerne la fenêtre RASFF (y compris le portail des consommateurs), la Commission pourrait-elle expliquer si elle entend améliorer sa transparence, en particulier l’identification du nom du produit rappelé, et l’accessibilité du portail pour les citoyens vulnérables tels que les personnes âgées ou les personnes handicapées? Si la Commission n’a pas l’intention de mettre à disposition le nom des produits rappelés, pourrait-elle expliquer pourquoi son approche est différente de celle de Safety Gate pour les produits non alimentaires?

Commentaire

Je pense que la patate chaude va circuler au sein des différentes directions afin de savoir qui et comment répondre à ces interrogations, et il semble désormais évident, que le RASFF a été lié à de nombreux dysfonctionnements sur le dos des consommateurs …

Même s’il existe quelques exemples de rapidité, voir ici tout récemment, en France, RappelConso n’est pas exempt de tout reproche ...

L’évolution du rôle de l’assurance qualité dans la sécurité des aliments

Bien entendu, de nombreux éléments de l’article ci-après sont connus, sus et appliqués, et il semble bien révolu ce temps où un jeune responsable qualité, à qui je posais quelques questions sur l’hygiène et la sécurité des aliments dans son entreprise, m’avait répondu, « on fait de l’hygiène, sauf pendant les promos. »

Par ailleurs cet article est américain et il ne reflète pas totalement la situation chez nous, néanmoins, à mes yeux, il constitue une bonne piqûre de rappel, au cas où ?

Voici donc The Evolving Role of the Quality Assurance Professional in Food Safety (L’évolution du rôle du professionnel de l’assurance qualité dans la sécurité des aliments) par Andrew Thomson et Matthew Wilson.

Le rôle des professionnels de l'assurance qualité (AQ) dans l'industrie agroalimentaire connaît une transformation majeure. Autrefois perçus principalement comme des garants de la conformité, les équipes de l’AQ sont désormais appelées à devenir des partenaires stratégiques, façonnant la culture de la sécurité des aliments, stimulant le développement des compétences et exploitant l'analyse des risques et des données pour permettre une amélioration continue.

Au-delà de la seule conformité

Le respect des normes de conformité et de certification n'est qu'un prérequis. Pour réussir pleinement, les entreprises alimentaires doivent intégrer la sécurité des aliments au cœur de leurs activités, allant au-delà des exigences réglementaires pour améliorer leur efficacité, renforcer la confiance des consommateurs et assurer une croissance durable.

Trop longtemps, les entreprises ont considéré l'AQ comme une simple fonction de conformité, ce qui est une erreur. De nombreux concepts fondamentaux du management de la qualité ont vu le jour aux États-Unis, grâce à des statisticiens et des pionniers de la qualité tels que Walter Shewhart, W. Edwards Deming et Joseph Juran. Le Japon a adopté, développé, intégré et popularisé ces méthodes plus efficacement que de nombreuses entreprises occidentales après la Seconde Guerre mondiale. Cette volonté d'améliorer la qualité et la compétitivité des produits a transformé la perception des produits et technologies japonais, passant d'une image « bon marché et variable » à celle d'une référence mondiale d'excellence. Ce même changement de mentalité est essentiel pour l'industrie alimentaire.

Les professionnels de l'assurance qualité doivent aller au-delà de la simple conformité et devenir des leaders capables de mobiliser les employés, d'influencer les priorités de l'entreprise et de favoriser l'amélioration continue de la sécurité et de la qualité des aliments. En passant d'une approche répressive à une approche pédagogique et collaborative, les équipes d'assurance qualité peuvent instaurer un changement de comportement significatif et durable.

Compétences-clés pour réussir en assurance qualité

Communication et influence
Les professionnels de l'assurance qualité efficaces doivent communiquer clairement et avec conviction, en obtenant l'adhésion des employés en première ligne et des dirigeants. Au lieu de se contenter de signaler les non-conformités, ils doivent expliquer le « pourquoi » des protocoles de sécurité des aliments, en s'appuyant sur des exemples concrets et des données probantes pour renforcer les messages clés.

Les futurs responsables de l'assurance qualité devront également posséder d'excellentes compétences en présentation pour mobiliser la direction et garantir que la sécurité des aliments demeure une priorité absolue dans la prise de décision. De plus, ils doivent tenir la direction informée de la législation alimentaire et des normes de certification, afin de garantir la clarté des obligations réglementaires et des risques pour l'entreprise.

Leadership et collaboration

La sécurité des aliments est une responsabilité partagée. Les professionnels de l'assurance qualité doivent collaborer entre les différents services (production, achats et direction) afin d'intégrer la sécurité des aliments à la culture de l'entreprise. Les meilleurs responsables qualité encouragent une approche proactive, en accompagnant et en formant leurs équipes pour promouvoir les meilleures pratiques plutôt que de se contenter d'identifier les problèmes.

Approche fondée sur l’analyse des risques

Une approche fondée sur l’analyse des risques permet aux équipes d'assurance qualité de prioriser les actions en matière de sécurité des aliments en fonction des dangers et des vulnérabilités, au lieu de se fier uniquement à des check-lists. Comprendre et appliquer correctement les évaluations des risques, et les intégrer aux opérations quotidiennes, aide les entreprises à prévenir les problèmes avant qu'ils ne surviennent.

Formation et développement des compétences

Les formations traditionnelles en sécurité des aliments peinent souvent à induire un changement de comportement durable. Notre article « Développer des effectifs qualifiés et compétents dans l'industrie alimentaire » aborde ces questions plus en détail. Les professionnels de l'assurance qualité devraient participer activement à des stratégies d'apprentissage en milieu professionnel qui privilégient l'expérience pratique, le microlearning, les études de cas concrets et les mises en situation. Ces méthodes préparent mieux les employés aux défis liés à la sécurité des aliments qu'ils rencontrent au travail.

Prise de décision fondée sur les données

Les indicateurs de sécurité des aliments et les indicateurs clés de performance ne doivent pas se limiter à des critères de conformité ; ils doivent également être des outils d’amélioration continue. Les professionnels de l’assurance qualité doivent apprendre à interpréter les données, à identifier les tendances et à présenter des analyses pertinentes pour une prise de décision éclairée à tous les niveaux de l’organisation. L’analyse approfondie des données permet de cibler les problèmes, les risques, les défis et les opportunités sous-jacents, garantissant ainsi des interventions ciblées pour améliorer la performance en matière de sécurité des aliments.

Le rôle des universités et des écoles techniques dans la conduite du changement

Les établissements d’enseignement supérieur jouent un rôle essentiel dans la formation des futurs professionnels de l’assurance qualité. Les universités doivent dépasser le cadre des cours théoriques et intégrer des expériences pratiques, des études de cas et des approches fondées sur les risques dans leurs programmes d’enseignement. Le renforcement de la collaboration entre le monde universitaire et l’industrie permettra aux diplômés d’intégrer le marché du travail en tant que praticiens de l’assurance qualité polyvalents et stratégiques.

Pour relever les défis changeants du secteur, les universités doivent adapter leurs programmes aux besoins modernes de l’assurance qualité, en intégrant la technologie, l’analyse prédictive et la collaboration interfonctionnelle. Les stages et les projets industriels contribueront à combler le fossé entre l’apprentissage théorique et l’application pratique.

Développement professionnel continu

Les professionnels de l'assurance qualité doivent s'engager dans une formation continue pour rester performants dans un secteur alimentaire en constante évolution. Le développement professionnel continu devrait comprendre :
  • Formation continue en analyse de données et évaluation des risques
  • Mises à jour régulières de la réglementation et des meilleures pratiques en matière de sécurité des aliments à l'échelle mondiale
  • Développement du leadership pour renforcer l'influence au sein des l’organisation
  • Participation à des conférences, ateliers et forums sectoriels.

En participant activement à la formation continue, les professionnels de l'assurance qualité peuvent anticiper les risques émergents, les évolutions réglementaires et les nouvelles technologies, et ainsi apporter une expertise et un leadership précieux.

Impact des changements réglementaires et des normes internationales

La réglementation et le cadre de la certification en matière de sécurité des aliments sont de plus en plus complexes. Les professionnels de l'assurance qualité doivent :
  • Se tenir informés des normes locales et internationales en matière de sécurité des aliments
  • S'adapter à l'évolution des exigences de conformité et mettre en œuvre proactivement les meilleures pratiques
  • Collaborer avec les organismes de réglementation et de certification pour garantir la conformité de leur organisation aux obligations légales.

Le rôle de la technologie et de l'automatisation dans l'assurance qualité

La transformation numérique de l'industrie alimentaire redéfinit les pratiques d'assurance qualité. Les équipes d'assurance qualité visionnaires devraient adopter des technologies telles que :
  • L'IA et l'analyse prédictive pour identifier les risques avant qu'ils ne s'aggravent
  • La blockchain pour une traçabilité et une transparence accrues de la chaîne d'approvisionnement
  • Des capteurs connectés pour surveiller en temps réel les conditions de stockage et de transformation des aliments.

L'utilisation de ces outils permet aux professionnels de l'assurance qualité d'obtenir des informations plus approfondies, d'améliorer l'efficacité et de renforcer la conformité aux normes de sécurité des aliments.

Collaboration interfonctionnelle : L'assurance qualité comme partenaire stratégique

Les professionnels de l'assurance qualité doivent collaborer activement avec les autres services (achats, opérations et marketing) afin d'intégrer la sécurité des aliments à tous les niveaux de l'entreprise. Une collaboration efficace garantit que :

  • Les fournisseurs respectent des normes de sécurité des aliments rigoureuses, réduisant ainsi les risques liés à la chaîne d'approvisionnement
  • Les équipes opérationnelles maintiennent la sécurité des aliments sans sacrifier l'efficacité
  • Les équipes marketing tirent parti des messages relatifs à la sécurité des aliments en s'appuyant sur la réputation de la marque et la confiance des consommateurs.

L'intérêt commercial de l'assurance qualité comme partenaire stratégique

Les entreprises qui font de l'assurance qualité un véritable partenaire stratégique, au-delà du simple rôle de responsable de la conformité, constateront des avantages concrets, notamment :
  • Moins d'incidents liés à la sécurité des aliments : une gestion proactive des risques réduit les rappels de produits et les cas de contamination.
  • Une image de marque renforcée : un engagement fort en matière de sécurité des aliments fidélise la clientèle.
  • Des gains d'efficacité opérationnelle : un personnel bien formé réduit le gaspillage, améliore la productivité et diminue les coûts de conformité.

Une meilleure préparation aux audits et à la conformité réglementaire : une culture de sécurité des aliments solide réduit le stress et les perturbations liés aux audits.

Ce que l'assurance qualité doit faire

Pour pleinement assumer leur rôle de partenaires stratégiques, les professionnels de l'assurance qualité doivent mobiliser la direction afin d'intégrer la sécurité des aliments aux objectifs généraux de l'entreprise et mettre en œuvre des approches fondées sur les risques pour prioriser les initiatives en la matière. Ils doivent promouvoir une culture d'apprentissage continu grâce à des formations pratiques et adaptées au site, et utiliser l'analyse de données pour mesurer et améliorer la performance en matière de sécurité des aliments. Les professionnels de la sécurité des aliments pourraient également envisager de perfectionner leurs compétences en présentation afin d'obtenir l'adhésion de la direction. Enfin, ils devraient renforcer les partenariats entre l'industrie et le monde universitaire pour améliorer la formation en sécurité des aliments.

Points-clés

Le rôle des professionnels de l'assurance qualité en matière de sécurité des aliments ne se limite plus à l'application des normes ; il s'agit désormais d'inspirer le changement, de favoriser la collaboration et de stimuler l'amélioration continue. En renforçant la communication, le leadership et une approche fondée sur les risques, les équipes d'assurance qualité peuvent devenir des partenaires stratégiques indispensables au sein de leur organisation.

Il est temps pour les entreprises alimentaires de reconnaître et d'investir dans ce rôle en constante évolution, afin que la sécurité des aliments ne soit pas seulement une obligation de conformité, mais aussi une valeur fondamentale de l'entreprise.


Questions-clés à se poser par les entreprises alimentaires :
  • La sécurité des aliments est-elle une priorité absolue pour la direction ?
  • Quelles mesures proactives sont mises en place pour préparer les salariés aux nouveaux risques en matière de sécurité des aliments ?
  • L'entreprise dispose-t-elle d'un système d'amélioration continue pour la formation et les méthodes spécifiques à chaque site ?
  • Comment l'entreprise intègre-t-elle une culture de la sécurité des aliments qui va au-delà de la simple conformité ?

dimanche 7 juin 2026

Dimanche 7 juin 2026 : Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments.

Cela se passe un dimanche, précisément le dimanche 7 juin 2026, et c’est la Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments.

Les maladies d’origine alimentaire peuvent toucher tout le monde, partout. Avoir conscience de l’ampleur de leur fardeau permet aux autorités nationales et aux dirigeants d’entreprises d’agir de façon ciblée. Des données fiables sur le fardeau que génèrent les aliments insalubres pour la santé constituent les fondations de politiques, d’une action multisectorielle coordonnée et de choix des consommateurs éclairés par des données probantes.

Tous les maillons de la chaîne alimentaire, depuis les agriculteurs et les producteurs jusqu’aux consommateurs en passant par les transporteurs, les détaillants, les inspecteurs de la chaîne alimentaire et les cuisiniers, peuvent tirer parti de données scientifiques et d’orientations claires relatives à la prévention de la contamination et des maladies qui en découlent. En se fondant sur ces données, les États peuvent établir des politiques et interventions coût-efficaces, les entreprises du secteur alimentaire peuvent améliorer leurs pratiques, et les individus peuvent prendre des décisions pertinentes et efficaces. À l’occasion de cette Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments, nous voulons mettre en avant la puissance des données sanitaires : comprendre l’ampleur, la répartition et la nature des risques liés à l’alimentation nous permet de prendre des décisions pour rendre les aliments aussi sûrs que possible.


Rappelons-nous les thèmes des années précédentes :
  • 2025 : La science en action
  • 2024 : Préparons-nous à l’imprévu
  • 2023: Les normes alimentaires sauvent des vies
  • 2022: Des aliments sûrs pour une meilleure santé

Il faut aussi associer à cette journée le nouveau rapport de l’OMS, Chaque année, les aliments insalubres coûtent la vie à 1,5 million de personnes dans le monde, dont le blog vous a entretenu ici.

Bien entendu, nos nombreuses autorités ne manqueront pas de réagir dès lundi 8 juin 2026, afin de célébrer comme il se doit, la Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments.

A suivre ...