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mercredi 17 juin 2026

Sécurité des aliments dans l’UE : Comment fonctionne le réseau d’alerte? rapide, peu rapide ou pas rapide du tout ? C’est la question qui est posée !

En date du 22 avril 2026, la médiatrice de l’UE va ouvrir une enquête sur la manière dont la Commission garantit la fiabilité du système d’alerte de l’UE en matière de sécurité des aliments ou pour dire les choses plus précisément Comment la Commission européenne assure la protection des consommateurs contre les dangers liés aux denrées alimentaires au moyen du système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF).

Le blog a souvent qualifié, depuis plusieurs années, le RASFF de réseau d’alerte dit rapide … Le blog a publié de très nombreux articles sur les retards des rappels tant au niveau du RASFF de l’UE que de RappelConso en France, ici.

La Médiatrice européenne Teresa Anjinho a ouvert une enquête d’initiative sur la manière dont la Commission européenne assure la protection des consommateurs contre les dangers liés aux denrées alimentaires grâce au système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF).

La Médiatrice a décidé d’ouvrir l’enquête après qu’un certain nombre de parties prenantes ont fait part de leurs préoccupations quant au fonctionnement du système d’alerte. Ces préoccupations concernent d'éventuels retards dans la transmission de certaines alertes concernant un problème de sécurité des aliments ainsi que la transparence et la qualité des données mises à la disposition des citoyens.

En ouvrant l'enquête, Mme Anjinho attire l'attention sur les récents retards dans l'information des autorités nationales et européennes sur le lait infantile contaminé. Elle note également qu’un système d’alerte fiable et efficace en matière de sécurité des aliments est nécessaire pour protéger plusieurs droits au titre de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, y compris le droit à la santé et à la protection des consommateurs.

La Médiatrice a posé une série de questions à la Commission pour obtenir un aperçu détaillé du fonctionnement du système. Il s’agit notamment de savoir combien de temps il faut en moyenne pour que les alertes soient diffusées aux membres du RASFF après qu’un risque a été identifié et combien de temps en moyenne il faut aux points de contact nationaux – généralement les autorités chargées de la sécurité des aliments – pour soumettre les notifications.

La Médiatrice a également demandé à la Commission si elle avait elle-même déjà identifié des risques avant qu’ils ne soient signalés par une autorité nationale et si elle envisageait d’introduire des mesures pour garantir que les notifications couvrent efficacement le commerce électronique.

Parallèlement, les médiateurs nationaux de toute l’Europe ont été invités à enquêter sur le fonctionnement du RASFF avec leurs autorités nationales, étant donné qu’un lien étroit entre les actions de la Commission et les autorités nationales concernant le système d’alerte est essentiel pour garantir son efficacité. En tant que coordinatrice du réseau européen des médiateurs, Mme Anjinho partagera ensuite ses conclusions avec la Commission.

Un certain nombre de questions à la Commission figurent à l'annexe de la présente lettre. Je vous saurais gré de bien vouloir recevoir la réponse de la Commission pour le 20 juillet 2026 au plus tard. Si la production d’informations concernant l’un des éléments nécessite une charge disproportionnée, j’invite la Commission à en informer l’équipe d’enquête dès que possible.

Liste des questions à la Commission

A) Lorsqu'un membre du réseau RASFF dispose d'informations relatives à l'existence d'un risque grave direct ou indirect découlant de denrées alimentaires et d'aliments pour animaux, il doit en informer immédiatement la Commission qui, après vérification des informations, les communique aux autres membres du RASFF. La Commission est invitée à fournir des informations sur les points suivants:
  • i. la manière dont il vérifie les informations reçues;
  • ii. Au cours des deux dernières années, combien de temps a été nécessaire en moyenne pour que les notifications d'alerte soient diffusées aux membres du RASFF après qu'un risque a été identifié; et si les délais de 48 heures et de 24 heures pour, respectivement, la soumission par les points de contact et la vérification/transmission par la Commission ont jamais été dépassés;
  • iii. dans le même délai, quel est le délai moyen pris par les points de contact pour soumettre les notifications et pour que la Commission les vérifie et les transmette dans le cas des informations, des nouvelles et des notifications de reclassement ;
  • iv. Enfin, quel est le temps moyen pris par les membres du réseau pour diffuser les notifications de rejet aux frontières, que la Commission ne vérifie qu’a posteriori ?

Pour les questions ii) à iv), la Commission est invitée à fournir l'aperçu statistique correspondant.

B) Comment la Commission procède-t-elle si elle identifie, à elle seule, un risque grave qui n'a pas (encore) été signalé par un membre du RASFF? Est-ce que cela s'est déjà produit, et si oui, comment cela a-t-il été géré ?

C) La Commission est responsable de la gestion du réseau RASFF. En outre, la Commission est également chargée d'assurer le fonctionnement, la maintenance, le support, la mise à jour ou le développement des logiciels et de l'infrastructure informatique sous-jacents à iRASFF. À la lumière de ce qui précède, la Commission est invitée à fournir des informations au Médiateur en ce qui concerne:

  • i. toutes les mesures qu’elle a prises pour garantir la qualité et la cohérence (modalités de notification, actualité) des notifications des points de contact, qu’il s’agisse de notifications d’alerte ou d’autres types de notifications;
  • ii. si elle envisage des mesures visant à garantir que les notifications tiennent mieux compte du contrôle de la sécurité des aliments par le secteur privé et couvrent efficacement le commerce électronique;
  • iii. En ce qui concerne iRASSF, la manière dont il garantit que le système repose sur la technologie la plus récente. En réponse à cette question, la Médiatrice souhaiterait que la Commission fournisse davantage d’informations sur TraceMap, y compris sur la manière dont il est concrètement utilisé dans le cadre du RASFF et sur la manière dont le contrôle humain et le respect de la législation sur l’IA sont assurés.

D) En ce qui concerne la fenêtre RASFF (y compris le portail des consommateurs), la Commission pourrait-elle expliquer si elle entend améliorer sa transparence, en particulier l’identification du nom du produit rappelé, et l’accessibilité du portail pour les citoyens vulnérables tels que les personnes âgées ou les personnes handicapées? Si la Commission n’a pas l’intention de mettre à disposition le nom des produits rappelés, pourrait-elle expliquer pourquoi son approche est différente de celle de Safety Gate pour les produits non alimentaires?

Commentaire

Je pense que la patate chaude va circuler au sein des différentes directions afin de savoir qui et comment répondre à ces interrogations, et il semble désormais évident, que le RASFF a été lié à de nombreux dysfonctionnements sur le dos des consommateurs …

Même s’il existe quelques exemples de rapidité, voir ici tout récemment, en France, RappelConso n’est pas exempt de tout reproche ...

jeudi 7 mai 2026

Le Brésil, les produits de volaille et Salmonella, avec ou sans l'accord Mercosur

15 notifications au RASFF de l’UE pour des produits de viande de volaille du Brésil, le plus grand exportateur de viande de poulet au monde, depuis le début de l’année 2026, beau palmarès !

- 14 notifications concernent la présence de Salmonella et une notification est liée à un souci de température.

- 13 notifications sur 15 ont fait l’objet d’un rejet aux frontières de l’UE.

Ces notifications ne concerne pas l’accord Mercosur qui est sensé entrer en vigueur le 1er mai 2025, et pourtant, selon une information du 5 mai 2026, ça part fort, « Mercosur : 80% du premier lot de poulets brésiliens contaminés à la salmonelle en Grèce ».

Trois jours après l'entrée en vigueur provisoire de l'accord UE-Mercosur, la Grèce renvoie un lot massivement contaminé. La filière française redoute le précédent.

Sur trois tonnes de poulets congelés brésiliens débarqués en Grèce, 80% étaient porteurs de salmonelle. Le premier test grandeur nature de l'accord UE-Mercosur vire au fiasco sanitaire.

Avec ou sans traité Mercosur, Salmonella répond présent !

A suivre ...

vendredi 13 mars 2026

Mercosur : Bienvenue aux bovins du Brésil traités à l’œstradiol 17β

On lira dans l'excellent blog-notes d'Olivier Masbou :

Dans un rapport publié le 25 février, la DG Santé de la Commission européenne reconnaît officiellement que du bœuf hormoné d’animaux traités à l’œstradiol 17β a été importé du Brésil par l’UE. « Bien que la MAPA [Department of Agriculture, Livestock and Food Supply du Brésil] ait mis en place un certain nombre de mesures, auxquelles elle s’est engagée dans son plan d’action, celles-ci n’ont pas permis d’exclure pleinement l’exportation vers l’UE de la viande d’animaux femelles traités à l’œstradiol 17β » écrit la DG Santé. 

« Démonstration est faite que les dispositifs de contrôle supposés garantir le respect de cette norme européenne ne fonctionnent pas », écrit Patrick Bénézit, président de la FNB, dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron

« La FNB vous appelle, Monsieur le Président de la République, à la suspension immédiate de toute importation de bœuf brésilien sur notre territoire, et à veiller aux viandes qui pourraient être rebaptisées européennes à leur entrée dans d’autres états-membres ». Jusqu’à présent, la CE reconnaîssait qu’elle ne pouvait pas garantir que les viandes importées du Brésil n’étaient pas traitées. Désormais, elle garantit qu’elles le sont. On progresse ...

Nucléaire : un mea culpa bien tardif suivi demain du Mercosur ...

« Alors qu’en 1990, un tiers de l’électricité européenne provenait du nucléaire, aujourd’hui cette part est tombée à environ 15 %. Cette réduction de la part du nucléaire était un choix. Je pense que c’était une erreur stratégique », a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, le 10 mars 2026. Déjà, en décembre dernier, la CE avait renoncé à l’objectif de 2035 pour interdire les voitures thermiques et passer au tout-électrique. Dans une dizaine d’années, la Commission reconnaîtra que l’accord avec le Mercosur ou le démantèlement de la PAC étaient eux aussi des « erreurs stratégiques ». Mais ce sera trop tard.
Comment dit-on mea culpa en eurocrate ?

Une question écrite E-000726/2026, L'hormone œstradiol est présente dans le bœuf brésilien importé du 20 février 2026, signale que la Commission a eu connaissance dès octobre d'un chargement de viande bovine brésilienne contaminée par de l'œstradiol-17β à destination de l'Europe. Toutefois, la notification RASFF n'est intervenue que plusieurs semaines plus tard. De plus, le 14 novembre, une simple notification d'information a été diffusée, au lieu de l'alerte urgente requise pour les substances cancérogènes et les substances formellement interdites. La notification est donc arrivée trop tard et une partie de la viande avait déjà été consommée.

Neuf mois auparavant, les avertissements de Sander Smit, député européen, entre autres, concernant les importations de viande contaminée à l'œstradiol-17β, avaient été rejetés. La Commission n'avait constaté « aucune preuve » de viande contaminée sur le marché de l'UE et avait souligné que les mêmes normes s'appliquaient à tous. Elle était convaincue que le Brésil honorerait les garanties qu'il avait données.

Fait remarquable, quelques jours après la notification du RASFF, la Commission a décidé d’élargir le champ d’application de l’autocertification (pour la volaille et les œufs).


1. Pourquoi des semaines se sont-elles écoulées entre la constatation de l'audit et la notification du RASFF, et pourquoi une simple notification a-t-elle été choisie plutôt qu'une alerte ?
2. Pourquoi la Commission n’a-t-elle pas – de sa propre initiative ou à la demande de la Commission – imposé une interdiction d’importation ou des conditions d’importation spéciales comme l’exige l’article 53 du règlement (CE) n° 178/2002 ?
3. Comment justifier l’élargissement du champ d’application de l’autocertification à la lumière des 24 alertes à la salmonelle émises par le RASFF l’année dernière ?

Comme l’on dit, affaire à suivre ...

vendredi 6 mars 2026

2025 : Les notifications au RASFF de l’UE toujours en hausse et les rappels en France de produits alimentaires en net rebond

Brève note factuelle ...

En 2025, il y a eu 5 344 notifications de produits alimentaires et de boissons au RASFF de l’UE versus 5 250 pour l'ensemble de l'année 2024, qui elles-mêmes avaient augmentées de 8% par rapport à 2023, un nouveau palier donc

Selon mes informations, pour les produits d’origine France, il y a eu 265 notifications au RASFF de l’UE cours de l’année 2025 versus 272 en 2024 et la France a été à l’origine de 535 notifications en 2025 versus 614 en 2024.

Par ailleurs, les données récupérées sur RappelConso montrent un net rebond des rappels en 2025, comme le montre le bilan des cinq dernières années:

- 3 243 en 2021
- 2 441 en 2022
- 2 023 en 2023
- 2 087 en 2024
- 2 323 en 2025

Une analyse de l'année 2025 des notifications de produits alimentaires et des boissons selon le Sedgwick’s 2026 State of the Nation Product Safety and Recall Index report vient d'être publiée. Prudence lors de la lecture car les chiffres proposés ne sont pas toujours en adéquation avec les données de l’UE, même si les chiffres proposés indiquent une hausse des notifications.

Enfin, vous lirez avec intérêt l’analyse de Joe Whitworth dans Food Safety News, European analysis finds rise in recalls.

MàJ du 14 mars 2023. Comparaison n'est pas raison dit-on, mais tout de même, chez nos voisins allemands, il y a eu respectivement pour 2022, 2023, 2024 et 2025, 311, 310, 310 et 323 rappels de produits alimentaires.

mardi 26 décembre 2023

C'est l'histoire d'un rappel en retard : baies de goji bio séchées contaminées par Salmonella

France : Rappel de baies de goji bio séchées le 26 décembre 2023, selon RappelConso, pour cause de présence de Salmonella.

Mais,
- rappel en Allemagne le 22 décembre 2023.
- rappel au Luxembourg le 22 décembre 2023
- rappel en Suisse le 22 décembre 2023
- rappel en Autriche le 22 décembre 2023
- rappel en Slovénie le 23 décembre 2023
- rappel en Roumanie le 24 décembre 2023

Ces rappels font suite à une notification par l’Allemagne au RASFF de l’UE le 22 décembre 2023 de la présence de Salmonella dans des baies de goji bio séchées de Chine via l’Autriche.

Le produit a été distribué dans 11 pays, Autriche, Belgique, Croatie, France, Allemagne, Hongrie, Italie, Luxembourg, Roumanie, Slovénie, Suisse.

L’analyse microbiologique a été réalisé le 11 septembre 2023 et le résultat est la présence de Salmonella dans 125 g.

A noter que le 22 décembre 2023, l’AFSCA de Belgique rappelle des baies de goji mais en raison de la non-mention de l’irradiation sur l‘étiquetage.

Commentaire
Le blog aurait bien aimé que RappelConso soit dans le peloton de tête, mais c’est ainsi ...

jeudi 21 décembre 2023

Nouvel arrêté préfectoral en Loire-Atlantique : Les huîtres pêchées avant le 4 décembre interdites à la vente. Norovirus inside !

Suite du précédent article sur Intoxication alimentaire d’une quarantaine de personnes en lien avec la consommation d‘huîtres de Loire-Atlantique. Vous verrez qu’il n’y a pas eu une mais trois foyers de cas d’intoxication alimentaires collectives ...

«Loire-Atlantique. Les huîtres pêchées avant le 4 décembre interdites à la vente», source O.-F. du 20 décembre 2023.

Le préfet de Loire-Atlantique a pris un nouvel arrêt, ce mercredi 20 décembre, concernant la zone de production conchylicole n°44.15, soit la zone de pêche au nord de Bourgneuf-en-Retz, sur les communes de La Bernerie-en-Retz et des Moutiers-en-Retz. Il avance au 4 décembre la période d’obligation de retrait et de rappel des coquillages pêchés dans cette zone.

Le 15 décembre, le préfet avait déjà pris un arrêté interdisant «la pêche, le ramassage, le transport, le stockage et la commercialisation des coquillages, à titre professionnel ou de loisir, en provenance d’une partie du littoral sud du département». Il demandait aux professionnels de retirer les coquillages mis sur le marché à compter du 6 décembre. Le nouvel arrêté avance donc de deux jours la date d’obligation de retrait. «Cette mesure intervient à la suite d’une nouvelle toxi-infection collective à Norovirus confirmée ce mercredi 20 décembre», indique la préfecture.

L’interdiction de pêche, ramassage, transport, stockage et commercialisation des coquillages, en provenance de cette zone, restent interdits pendant une période minimale de 28 jours.

La préfecture de la Loire-Atlantique, via sa Direction départementale de la protection des personnes (DDPP), annonce ce mercredi 20 décembre 2023 que trois nouvelles personnes ont été victimes d’une toxi-infection alimentaire collective (Tiac) à norovirus, après avoir consommé des huîtres en provenance de la zone 44.15 (Nord de la baie de Bourgneuf), située dans les communes de La Bernerie-en-Retz et des Moutiers-en-Retz.
L’un des trois malades, un enfant, a dû être hospitalisé.

En provenance d’un autre producteur
Ces huîtres ont été collectées «chez un producteur différent de celui dont les huîtres avaient occasionné la première toxi-infection», précisent les services de la préfecture. Mais un producteur dont les huîtres se trouvaient bien sur la zone 44.15.

Une information importante puisque jusqu’alors, un seul lot d’huîtres appartenant à un ostréiculteur de Vendée était incriminée dans les deux toxi-infections recensées depuis le 9 décembre 2023, l’une concernant une quarantaine de sapeurs-pompiers de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, l’autre une famille de 7 personnes, en Vendée.

Un nouvel arrêté préfectoral
La préfecture, qui a communiqué mardi 19 décembre 2023 sur cette crise, a donc édité un nouvel arrêté pour étendre aux 4 et 5 décembre 2023 (au lieu du 6 décembre précédemment) les mesures de retrait et rappel, ainsi que l’interdiction d’utiliser les eaux pompées dans la zone incriminée.

Rappelons que le premier arrêté a été pris par la préfecture de la Loire-Atlantique le 15 décembre 2023.

Les pertes sont difficiles à évaluer mais les ostréiculteurs estiment qu’ils seront empêchés de commercialiser entre 50 et 100 tonnes de coquillages pendant les fêtes.

Au total, 56 exploitations sont impactées par cette mesure, qui fait suite à l’enquête de traçabilité menée par la DDPP du département de Vendée.

mardi 19 décembre 2023

Rappel très tardif de couteaux : Norovirus inside !

Il y a bien des choses que je ne comprends pas en matière de rappels, oui, je sais, je radote, mais voyez ci-après avec cet exemple ce qu’il en est …

Le 19 décembre 2023, RappelConso nous informe du rappel de couteaux de marque Seafarm (filet de 1 kg) pour cause de détection de norovirus. Lot n° 372905 emballé le 27/11/23 .
- La marque de salubrité indique que le produit vient des Pays-Bas.
- Date début/Fin de commercialisation : du 28/11/2023 au 02/12/2023.

On peut constater que ce rappel intervient très longtemps après sa commercialisation, mais il y a pire, jugez plutôt …

Le 14 décembre 2023, cinq jours avant le rappel, la France a notifié au RASFF de l’UE la présence de norovirus dans des couteaux des Pays-Bas pour cause de présence de norovirus.
Je sais bien que même la notification est tardive par rapport à la commercialisation mais, en temps normal, le rappel aurait dû être publié le même jour ou un jour après la notification au RASFF de l’UE.

Autre surprise, la notification fait suite à deux cas de maladie (vomissements et diarrhées) en France, vous pensez bien deux cas de plus ou de moins de gastro-entérites aiguës, dont Santé publique France nous dit au 12 décembre 2023 : «Le taux d’incidence de diarrhée aiguë rapporté par le réseau Sentinelles est en hausse depuis plusieurs semaines mais reste à un niveau faible par rapport à ceux observés habituellement en cette période

dimanche 17 décembre 2023

Loire-Atlantique : Intoxication alimentaire d’une quarantaine de personnes en lien avec la consommation d‘huîtres. Norovirus inside !

«Après l'intoxication alimentaire de pompiers, l'interdiction de vente d'huîtres en Loire-Atlantique», source France 3 du 16 décembre 2023.

Le préfet de Loire-Atlantique a interdit ce vendredi la vente d'huîtres en provenance du nord de la baie de Bourgneuf. En cause, une intoxication alimentaire touchant une quarantaine de personnes dont 20 pompiers lors d'un repas festif (à Sainte-Gilles-Croix-de-Vie, en Vendée, pour célébrer la Sainte-Barbe -aa) samedi 9 décembre.

Les conchyliculteurs ont accusé le coup une semaine avant Noël. La vente d'huîtres en provenance du nord de la baie de Bourgneuf a été interdite par le préfet de Loire-Atlantique ce vendredi. La Vendée, où se trouvent de nombreux producteurs, n'est pas concernée.

En cause, une intoxication alimentaire collective touchant une quarantaine de personnes. Elle a eu lieu samedi 9 décembre lors d'un repas organisé pour la Sainte-Barbe par les sapeurs-pompiers de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée).

Intoxication alimentaire de pompiers
Des pompiers, leurs familles et des anciens pompiers ont consommé des huîtres venues de Loire-Atlantique. Les jours suivants, une quarantaine de personnes «dont 20 pompiers, ont mal au ventre», explique Matthieu Mairesse, le contrôleur général du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de la Vendée.
Une personne a ressenti des douleurs si intenses, qu'elle a dû passer des examens à l'hôpital.

Les autorités sanitaires ont été prévenues et une enquête a été ouverte par l’Agence régionale de la santé (ARS) de Vendée. La contamination des huîtres a ensuite été détectée et s'en est suivi l'arrêté préfectoral.

Dans cet article de France 3, il manque la cause de cette intoxication alimentaire d’une quarantaine de personne, mais TF1 nous dit, «Un norovirus a été identifié sur les malades et les huîtres incriminées.»

Il a été demandé aux commerçants concernés de procéder au retrait des coquillages mis sur le marché à compter du 6 décembre, est-il précisé dans un communiqué de la préfecture. La pêche des coquillages a également été interdite sur une zone qui couvre notamment La Bernerie-en-Retz et Les Moutiers-en-Retz.

Les ostréiculteurs concernés par cet arrêté ont manifesté samedi matin leur mécontentement en déversant des huîtres devant les mairies de Pornic et des Moutiers, a indiqué le Courrier du Pays de Retz. «On va se remettre à trier en urgence. Il va nous falloir descendre en mer tout ce qui est dans les bassins, les huîtres, mais aussi tous les autres coquillages ne sont pas commercialisables», a déploré un professionnel concerné auprès du journal.

La zone concernée par l'arrêté préfectoral © Préfecture de Loire-Atlantique.

Commentaire
Depuis le début de l’année 2023 (données arrêtées au 17 décembre 2023), Il y avait eu 21 rappels d’huîtres, selon RappelConso, et 32 notifications au RASFF de l’UE en raison de la présence de norovirus dans des huîtres de France, pour cause de présence de norovirus …

Le blog avait signalé il y a quelques jours un problème de contamination dans des huîtres de France via une notification au RASFF de l’UE par le Danemark, le13 décembre 2023.

Mise à jour du 18 décembre 2023
A ma connaissance, il n'y a pas eu d'avis de rappel sur l'application RappelConso, ni de communiqué du ministère de la Santé.

jeudi 14 décembre 2023

France : Cas groupés de syndrome hémolytique et urémique pédiatriques liés à des fromages à pâte pressée non cuite à base au lait cru

«Les autorités rappellent les recommandations sanitaires dans le cadre du retrait – rappel de fromages à pâte pressée non cuites à base de lait cru», source ministère de la Santé du 14 décembre 2023.

Les autorités rappellent les recommandations sanitaires dans le cadre du retrait – rappel de fromages à pâte pressée non cuites à base de lait cru (morbier, raclette et tomme), fabriqués par la société Route des Terroirs. Ce retrait, initié depuis le 8 décembre 2023, fait suite à des investigations menées autour de cas groupés de syndrome hémolytique et urémique (SHU) pédiatriques.

En novembre 2023, 6 cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) dus à la bactérie E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) ont été identifiés dans une crèche de Toulouse. L’état de santé actuel de ces enfants ne suscite plus d’inquiétudes.

Santé Publique France en lien avec le centre national de référence des Escherichia coli (Institut Pasteur et Hôpital Robert Debré de Paris) et la Direction générale de l’Alimentation, en coordination avec la Direction générale de la Santé, ont immédiatement lancé les investigations sur les cas de SHU afin d’identifier une éventuelle source de contamination commune et mettre en place les mesures de gestion appropriées.

Ces investigations ont conduit à identifier des éléments épidémiologiques, microbiologiques et de traçabilité convergents, faisant le lien entre au moins une partie de ces cas de SHU et des fromages Morbier produits par la société Route des Terroirs, sans pour autant pouvoir à ce stade exclure d’autres sources de contamination.

Le producteur de ces fromages en lien avec les autorités sanitaires a décidé et procédé au retrait et au rappel de certains de ses fromages au lait cru : morbier, tomme et raclette, distribués sur l’ensemble du territoire national et fabriqués jusqu’au 11 octobre 2023. Les produits concernés peuvent être identifiés d’après les fiches publiées sur RappelConso ou auprès de leurs points de vente.

Compte tenu des constats effectués par les services de contrôle de la direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations du Jura, l’établissement fait en outre l’objet d’une procédure de suspension de son agrément sanitaire.

Commentaire
Rien à ajouter à ce communiqué du ministère de la Santé.

Une interrogation demeure, le 13 octobre 2023, les Pays-Bas ont notifié au RASFF de l’UE le 13 octobre 2023 la présence de Escherichia coli producteurs de shigatoxines dans du Morbier de France.
- S’agit-il de la même fromagerie responsable des nombreux rappels depuis le 6 décembre 2023 ?
- Si oui, pourquoi n’a-t’on rien entrepris ?

Près de deux mois après, la France a nofifié au RASFF de l’UE le 13 décembre 2023 la présence de Escherichia coli producteurs de shigatoxines dans du Morbier de France.
Toujours la même question, 
- S’agit-il de la même fromagerie qui a été mise en cause le 13 octobre 2023 ?

mercredi 13 décembre 2023

Deux notifications au RASFF de l’UE en deux mois disent la même chose sur la présence de STEC dans du Morbier, étonnant, non ?

Le 13 octobre 2023, les Pays-Bas ont notifié au RASFF de l’UE le 13 octobre 2023 la présence de
Escherichia coli producteurs de shigatoxines dans du Morbier de France.

La distribution a eu lieu dans 16 pays : Autriche, Belgique, Bulgarie, République tchèque, Estonie, Finlande, Allemagne, France, Hongrie, Lettonie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Slovaquie, Suède, États-Unis.

Mais voici que deux mois après, la France a nofifié au RASFF de l’UE le 13 décembre 2023 la présence de Escherichia coli producteurs de shigatoxines dans du Morbier de France.

La distribution a eu lieu dans 13 pays : Andorre, Belgique, République tchèque, France, Allemagne, Hongrie, Malte, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Espagne, Suède, Royaume-Uni.

On ne peut qu’être frappé par le rapprochement entre ces deux nototifcations au RASFF de l’UE, la première semble être un coup de semonce, quand on voit le nombre d’avis de rappels qui ont lieu en France.

Le blog a signalé qu’il y avait eu 19 avis de rappels et RappelConso a mis en place sur son site internet le bandeau ci-dessous :
https://rappel.conso.gouv.fr/categorie/0/1/stec - Rappel de nombreux lots de fromages (Morbier, Raclette, Tomme - sous différentes marques et présentations) fabriqués par Route des Terroirs et susceptibles d'être contaminés par des Escherichia coli shigatoxinogènes

Commentaire
On est en droit de se poser des questions quand deux notifications rapprochées disent la même chose. Comme il n’y aura pas d’enquête et que personne ne posera de question à nos autorités sanitaires, classons ce dossier, mais pour moi, un doute subsiste ...

Mise à jour du 14 décembre 2023
Du 6 au 14 décembre 2023, 28 fromages ont été rappelés pour cause de présence de STEC.

Vendredi 15 décembre 2023, le blog fera paraître le Top 10 de l’année 2023 de la sécurité des aliments en France. Il s’gait d’une mise en perspective de quelques faits saillants, mais aussi avec des absents …

Actualités de la présence de norovirus dans des huîtres de France

Cela tombe mal, car voici que le Danemark a notifié au RASFF de l’UE le 13 décembre 2023 la présence de norovirus dans des huîtres de France. 

La notification rapporte qu’il y a eu 32 personnes concernées par les symptômes suivants : diarrhée, fièvre, nausées, douleurs abdominales, vomissements.
Le produit n'est plus (vraisemblablement) sur le marché

Dans un précédent article, Joe Whitworth de Food Safety News avait rapporté que la Suède a notifié au RASFF de l'UE le 15 novembre 2023, 14 cas à norovirus liés à des huîtres de France.

La Norvège a notifié au RASFF de l’UE le 10 novembre 2023 la présence de norovirus dans des huîtres de France ; 6 personnes ont des symptômes de diarrhée et de vomissements.

Sur ce sujet, le blog vous a proposé les articles suivants :

Vendredi 15 décembre 2023, le blog fera paraître le Top 10 de l’année 2023 de la sécurité des aliments en France. Il s’gait d’une mise en perspective de quelques faits saillants, mais aussi avec des absents …

mercredi 6 décembre 2023

Il paraît qu’il existe un partage d’informations entre Etats membres de l’Union européenne

Le blog souhaite revenir sur le document de nos autorités sanitaire, «Comment fonctionne le système d'alerte alimentaire ?»

Le blog s’était étonné dans un précédent article qu’après huit rappels de fromages de brebis en quatre mois pour cause de présence de Listeria monocytogenes où étaient les mesures adaptées dans l’entreprise pourtant mentionnées explicitement dans le fonctionnement du système d’alerte alimentaire.

Dans un autre cas, le blog aimerait signaler un autre dysfonctionnement dans le seul but d’améliorer le système de sécurité sanitaire des aliments en France.

Le blog avait signalé en son temps, le 20 novembre le rappel de filets d’anchois en raison d’un risque de teneur en histamine au-delà du seuil réglementaire. Le second rappel en un mois pour cette entreprise et on se retrouve là ausi dans le même cas de figure que celui énoncé ci-dessus.

Mais le souci principal n’est pas là car voici que survient un autre problème.

Le blog avait signalé que «tous les rappels dans les pays de l'UE de produits d'origine France ne font pas l'objet d'une notification au RASFF de l'UE, voir le cas des filets d'anchois, notamment ...»

Pourtant, le document de nos autorités sanitaires sur le fonctionnement du système d’alerte alimentaire semble clair,
La gestion des alertes par la DGAL comprend six points, mais le propos de notre démonstration, je prendrais le point suivant :

- le partage d’informations entre Etats membres de l’Union européenne et avec des pays tiers via le réseau européen d’alerte rapide RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed).

Que faut-il constater ?
1. Pas de notification au RASFF pour les filets d’anchois en raison de la présence d’histamine,
2. Le Luxembourg informe le 5 décembre 2023 du rappel des filets d’anchois (pourtant rappelés en France le 20 novembre 2023).

Commentaire
Il est où le partage d’informations entre Etats membres de l’Union européenne ?
Autre aspect pour ceux qui s'intéressent aux dysfonctionnements des rappels en France, deux rappels de produits alimentaires signalés hier par le blog ne font toujours pas l’objet d’une information par RappelConso. Rappelons que le rappel initial à eu lieu le lundi 5 décembre 2023. Ce sera vraisemblablement pour le 7 décembre ...