« En accord avec l’AFSCA, La Vie Est Belle BV retire les produits « Tartin'o Original », « Salade de la mer » et « Salade de curry » de la marque La Vie est Belle de la vente et les rappelle auprès des consommateurs en raison de la présence possible de Listéria monocytogenes. » Source AFSCA de Belgique.
«L'hygiène, avant la microbiologie, n'est hygiénique que dans ses intentions. C'est la science des apparences qui repose entre des mains d'aveugles : est sain ce qui est beau, bon, et ne sent pas mauvais.» Pierre Darmon, L'homme et les microbes, Fayard, 1999.
vendredi 10 juillet 2026
Carte postale de la sécurité des aliments en images ...
lundi 6 juillet 2026
Depuis le 1er juillet 2026, qu’est-ce qui a changé dans la maîtrise de Listeria dans les aliments réfrigérés prêts à être consommés ?
Le blog vous avait proposé fin mars 2026, Listeria monocytogenes pour les Nuls. Plus que 99 jours d'ici le 1er juillet 2026.
Contexte
Cette situation créait un vide juridique dans les cas où il n'était pas garanti que la prolifération de L. monocytogenes dans des aliments prêts à consommer contaminés mis sur le marché resterait en deçà de la limite de 100 UFC/g. Les données scientifiques indiquent qu'une exposition à L. monocytogenes à des niveaux inférieurs à 100 UFC/g présente un faible risque de contracter la listériose pour les adultes en bonne santé, alors que des niveaux inférieurs à 100 UFC/g peuvent néanmoins provoquer une maladie chez les populations les plus vulnérables. Dans l'intérêt de la santé publique, une nouvelle limite plus stricte a été fixée pour combler ce vide juridique.
Eh oui, la date du 1er juillet est désormais dépassée et une agence de sécurité sanitaire des aliments, la Food safety Authority of Ireland, propose des des recommandations à l’intention des entreprises alimentaires suite à l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation européenne relative au contrôle de Listeria dans les aliments prêts à consommer.
Quel impact le nouveau critère aura-t-il sur les entreprises alimentaires et les consommateurs ?
Autre initiative, un étiquetage pour lutter contre Listeria
« Il conviendrait d'introduire un système d'étiquetage pour les aliments prêts à consommer ayant été stabilisés lors de leur production afin de prévenir la prolifération de Listeria. Cela nous permettra de réduire le nombre de personnes contractant une infection à Listeria. L'étiquetage doit inspirer confiance aux consommateurs lorsqu'ils mangent des produits de la pêche, par ailleurs sains, mais susceptibles de contenir Listeria », explique Martin Laage Kragh, chercheur à l'Institut national des aliments de la DTU.
Il existe déjà des produits fabriqués de telle sorte que Listeria ne puisse pas s'y développer. Toutefois, il est actuellement difficile pour les consommateurs de savoir quels produits ont été stabilisés pour prévenir la prolifération de la bactérie et peuvent donc être consommés sans risque.
Les chercheurs proposent un système d'étiquetage volontaire utilisant le terme « STABILISÉ », ce qui devrait permettre aux consommateurs de choisir plus facilement des aliments présentant un risque minimal d'infection à Listeria.
« L'étiquetage ne doit être utilisée que par les producteurs capables de démontrer que Listeria ne peut pas se développer dans leurs produits », précise la professeure Lisbeth Truelstrup Hansen, de l'Institut national des aliments à la DTU.
En bref, la stabilité signifie que la conservation du produit doit être adaptée à la durée de vie indiquée.
« De nombreux produits ont une durée de vie trop longue compte tenu de leur mode de fabrication. Or, en modifiant la recette – souvent une simple petite modification suffit –, il est possible de rendre ces produits sûrs », indique le professeur émérite Paw Dalgaard, de l'Institut national des aliments à la DTU.
Eh oui, les DLC les plus courtes sont les meilleures !
Incidence de la listériose en France et dans l’UE
Le nombre de cas de listériose dans l'UE est passé de 0,40 pour 100 000 habitants en 2010 à 0,69 pour 100 000 en 2024.
mercredi 17 juin 2026
Sécurité des aliments dans l’UE : Comment fonctionne le réseau d’alerte? rapide, peu rapide ou pas rapide du tout ? C’est la question qui est posée !
En date du 22 avril 2026, la médiatrice de l’UE va ouvrir une enquête sur la manière dont la Commission garantit la fiabilité du système d’alerte de l’UE en matière de sécurité des aliments ou pour dire les choses plus précisément Comment la Commission européenne assure la protection des consommateurs contre les dangers liés aux denrées alimentaires au moyen du système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF).
Le blog a souvent qualifié, depuis plusieurs années, le RASFF de réseau d’alerte dit rapide … Le blog a publié de très nombreux articles sur les retards des rappels tant au niveau du RASFF de l’UE que de RappelConso en France, ici.
La Médiatrice européenne Teresa Anjinho a ouvert une enquête d’initiative sur la manière dont la Commission européenne assure la protection des consommateurs contre les dangers liés aux denrées alimentaires grâce au système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF).
La Médiatrice a décidé d’ouvrir l’enquête après qu’un certain nombre de parties prenantes ont fait part de leurs préoccupations quant au fonctionnement du système d’alerte. Ces préoccupations concernent d'éventuels retards dans la transmission de certaines alertes concernant un problème de sécurité des aliments ainsi que la transparence et la qualité des données mises à la disposition des citoyens.
En ouvrant l'enquête, Mme Anjinho attire l'attention sur les récents retards dans l'information des autorités nationales et européennes sur le lait infantile contaminé. Elle note également qu’un système d’alerte fiable et efficace en matière de sécurité des aliments est nécessaire pour protéger plusieurs droits au titre de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, y compris le droit à la santé et à la protection des consommateurs.
La Médiatrice a posé une série de questions à la Commission pour obtenir un aperçu détaillé du fonctionnement du système. Il s’agit notamment de savoir combien de temps il faut en moyenne pour que les alertes soient diffusées aux membres du RASFF après qu’un risque a été identifié et combien de temps en moyenne il faut aux points de contact nationaux – généralement les autorités chargées de la sécurité des aliments – pour soumettre les notifications.
La Médiatrice a également demandé à la Commission si elle avait elle-même déjà identifié des risques avant qu’ils ne soient signalés par une autorité nationale et si elle envisageait d’introduire des mesures pour garantir que les notifications couvrent efficacement le commerce électronique.
Parallèlement, les médiateurs nationaux de toute l’Europe ont été invités à enquêter sur le fonctionnement du RASFF avec leurs autorités nationales, étant donné qu’un lien étroit entre les actions de la Commission et les autorités nationales concernant le système d’alerte est essentiel pour garantir son efficacité. En tant que coordinatrice du réseau européen des médiateurs, Mme Anjinho partagera ensuite ses conclusions avec la Commission.
Un certain nombre de questions à la Commission figurent à l'annexe de la présente lettre. Je vous saurais gré de bien vouloir recevoir la réponse de la Commission pour le 20 juillet 2026 au plus tard. Si la production d’informations concernant l’un des éléments nécessite une charge disproportionnée, j’invite la Commission à en informer l’équipe d’enquête dès que possible.
Liste des questions à la Commission
- i. la manière dont il vérifie les informations reçues;
- ii. Au cours des deux dernières années, combien de temps a été nécessaire en moyenne pour que les notifications d'alerte soient diffusées aux membres du RASFF après qu'un risque a été identifié; et si les délais de 48 heures et de 24 heures pour, respectivement, la soumission par les points de contact et la vérification/transmission par la Commission ont jamais été dépassés;
- iii. dans le même délai, quel est le délai moyen pris par les points de contact pour soumettre les notifications et pour que la Commission les vérifie et les transmette dans le cas des informations, des nouvelles et des notifications de reclassement ;
- iv. Enfin, quel est le temps moyen pris par les membres du réseau pour diffuser les notifications de rejet aux frontières, que la Commission ne vérifie qu’a posteriori ?
Pour les questions ii) à iv), la Commission est invitée à fournir l'aperçu statistique correspondant.
B) Comment la Commission procède-t-elle si elle identifie, à elle seule, un risque grave qui n'a pas (encore) été signalé par un membre du RASFF? Est-ce que cela s'est déjà produit, et si oui, comment cela a-t-il été géré ?
C) La Commission est responsable de la gestion du réseau RASFF. En outre, la Commission est également chargée d'assurer le fonctionnement, la maintenance, le support, la mise à jour ou le développement des logiciels et de l'infrastructure informatique sous-jacents à iRASFF. À la lumière de ce qui précède, la Commission est invitée à fournir des informations au Médiateur en ce qui concerne:
- i. toutes les mesures qu’elle a prises pour garantir la qualité et la cohérence (modalités de notification, actualité) des notifications des points de contact, qu’il s’agisse de notifications d’alerte ou d’autres types de notifications;
- ii. si elle envisage des mesures visant à garantir que les notifications tiennent mieux compte du contrôle de la sécurité des aliments par le secteur privé et couvrent efficacement le commerce électronique;
- iii. En ce qui concerne iRASSF, la manière dont il garantit que le système repose sur la technologie la plus récente. En réponse à cette question, la Médiatrice souhaiterait que la Commission fournisse davantage d’informations sur TraceMap, y compris sur la manière dont il est concrètement utilisé dans le cadre du RASFF et sur la manière dont le contrôle humain et le respect de la législation sur l’IA sont assurés.
D) En ce qui concerne la fenêtre RASFF (y compris le portail des consommateurs), la Commission pourrait-elle expliquer si elle entend améliorer sa transparence, en particulier l’identification du nom du produit rappelé, et l’accessibilité du portail pour les citoyens vulnérables tels que les personnes âgées ou les personnes handicapées? Si la Commission n’a pas l’intention de mettre à disposition le nom des produits rappelés, pourrait-elle expliquer pourquoi son approche est différente de celle de Safety Gate pour les produits non alimentaires?
Commentaire
Même s’il existe quelques exemples de rapidité, voir ici tout récemment, en France, RappelConso n’est pas exempt de tout reproche ...
vendredi 12 juin 2026
Bientôt, une réglementation européenne sur la présence de céréulide dans les préparations pour nourrissons
L’UE a déjà pris plusieurs mesures en réponse à cet incident, notamment en renforçant les contrôles sur les importations d’huile d'acide arachidonique en provenance de Chine.
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a également établi une dose de référence aiguë (ARfD) pour la céréulide chez les nourrissons et des seuils de sécurité pour cette toxine dans les préparations pour nourrissons. Il a été proposé proposé une dose aiguë de référence de 0,014 μg/kg de poids corporel pour la céréulide chez les nourrissons.
Un projet de réglementation relatif aux contrôles de la présence de céréulide dans les préparations pour nourrissons sera soumis à la consultation publique avant son adoption, prévue pour le premier trimestre 2027.
- préparations pour nourrissons en poudre,
- aliments diététiques en poudre destinés à des fins médicales spéciales pour les nourrissons de moins de 6 mois,
- préparations de suite en poudre.
L'objectif est de rendre ces aliments plus sûrs pour tous les enfants de l'UE, tout en garantissant des règles équitables et cohérentes pour les producteurs européens.
Commentaire. Il faut attendre la survenue d'un incident pour prendre des mesures, pas très proactive l'UE !
jeudi 11 juin 2026
Cas groupés d'infection à Salmonella dans des nouilles instantanées et dans des graines germées dans l'UE
Éclosion dans plusieurs pays à Salmonella Stanley ST2045, source ECDC.
Des cas d'infection dans plusieurs pays à Salmonella Stanley ST2045 signalés dans le rapport sur les menaces de maladies transmissibles du 28 mai 2026 sont toujours en cours. Cela touche principalement les enfants et les jeunes adultes, avec au moins 20 cas hospitalisés, ce qui indique un impact significatif sur la santé publique. Au 5 juin 2026, 83 cas confirmés ont été signalés, les symptômes étant apparus entre décembre 2025 et mi-mai 2026. Par ailleurs, 24 autres cas de Salmonella Stanley identifiés en 2026 n’ont pas encore été séquencés et pourraient être liés à l’éclosion précédente. De nouveaux cas continuent d’être identifiés, ce qui suggère une exposition continue.
En Angleterre, 21 patients sont concernés par cette éclosion. Ils ont présenté des symptômes entre fin janvier et mi-avril. Huit patients sont des enfants et six personnes ont été hospitalisées. L'Autriche est également touchée avec six cas.
En Allemagne, des investigationss épidémiologiques suggèrent un lien avec des nouilles instantanées aromatisées au poulet et/ou les produits à base de poulet transformés. Certains patients ont déclaré avoir consommé des nouilles instantanées sans préparation, uniquement avec l'assaisonnement fourni.
Plusieurs personnes malades ont consommé des nouilles instantanées de la même marque. Cependant, ce produit n'explique pas tous les cas.
La bactérie Salmonella Stanley a été détectée dans un plat de nouilles instantanées en provenance d'Ukraine via la Pologne.
En Allemagne, des nouilles instantanées Reeva saveur poulet (60 grammes) ont fait l'objet d'un rappel. Le lot concerné porte la référence L0126 et sa date de péremption est le 5 avril 2027.
Selon les informations fournies par SLCO GmbH & Co. KG, une enquête menée par les autorités de Saxe a permis de détecter la présence de Salmonella Stanley dans le produit.
Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a indiqué que le risque d'infection est très faible pour la population générale et faible pour les enfants et les jeunes adultes, à condition que les instructions de cuisson soient respectées.
« Les consommateurs doivent suivre les instructions du fabricant lors de la préparation et de la consommation des nouilles instantanées et du mélange d'épices associé, qui ne sont pas des aliments prêts à consommer. »
On dénombre actuellement 19 isolats humains de Salmonella Stanley regroupés dans l'outil de typage moléculaire du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Ces isolats datent tous de 2026 et proviennent de trois des pays européens.
Le Danemark a initialement détecté l’éclosion et a publié une notification dans EpiPulse le 23 mars 2026. Les cas appartiennent à un cluster (cas groupés) génétique étroit et ont été identifiés en Autriche, en République tchèque, au Danemark, en Estonie, en France, en Allemagne, en Lituanie, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.
L'identification d'un cluster (cas groupés) génétique étroit de S almonella Stanley ST2045 impliquant plusieurs pays, combinée à la répartition temporelle des cas, suggère une source commune à l'origine de l'éclosion. La prédominance des jeunes pourrait indiquer un mode d'exposition, une préférence alimentaire ou des habitudes de consommation spécifiques.
D’après les connaissances actuelles, le risque global d’infection à Salmonella Stanley est considéré comme très faible pour la population générale et faible pour les enfants et les jeunes adultes, à condition de respecter les instructions de cuisson. Les consommateurs doivent suivre les instructions du fabricant lors de la préparation et de la consommation de nouilles instantanées et du mélange d’épices associé, qui ne sont pas des aliments prêts à consommer. La poursuite des investigations coordonnées est essentielle pour identifier la ou les sources et prévenir toute transmission ultérieure.
Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) coordonneront une évaluation rapide conjointe de l’éclosion afin d’en déterminer plus précisément l’origine.
Par ailleurs, l’ECDC et l’EFSA élaborent également un document sur l’éclosion dans plusieurs pays à Salmonella bovismorbificans liée à la consommation de graines germées. Sa publication est prévue pour fin juin.
L’Irlande, la Finlande et le Royaume-Uni ont signalé 50 patients infectés par des isolats bactériens de Salmonella bovismorbificans génétiquement très proches entre janvier et avril 2026.
Les investigations menées dans les trois pays font état de la consommation de graines germées de différentes sortes. Au moins cinq personnes ont été hospitalisées. Les personnes infectées étaient des adultes, dont 71% étaient des femmes. La Finlande a indiqué une émergence inhabituelle de ce sérotype. Les investigations épidémiologiques menées dans ces trois pays indiquent que des graines germées de différentes variétés seraient le facteur alimentaire commun.
Selon une notification d’alerte du réseau dit d'alerte rapide pour les aliments pour animaux (RASFF), les sources suspectées sont des graines de luzerne, de trèfle, de brocoli et de radis provenant d'Italie.
mercredi 20 mai 2026
Aldi est bel et bien responsable des conditions d’hygiène dans ses magasins, selon la justice de l’UE
Des excréments de rats et d’autres soucis d’hygiène valent à Aldi d'être mis en cause devant la justice européenne. La chaîne de supermarchés n'a pas réussi à convaincre la plus haute juridiction européenne que le droit de la sécurité des aliments ne concerne que les mesures de prévention et non l'état des produits en rayon. Source.
La plus haute juridiction européenne ayant déclaré que les supermarchés peuvent toujours être tenus responsables en vertu de la loi européenne sur la sécurité des aliments même s'ils affirment avoir fait tout leur possible pour empêcher les nuisibles d'entrer.
La question que la Cour de cassation (Belgique) soumet à la Cour dans le cadre de la présente demande de décision préjudicielle était la suivante :
1. Est-ce que la découverte de traces de nuisibles dans les magasins et entrepôts d’un exploitant du secteur alimentaire suffit à elle seule à établir une infraction aux règles d’hygiène prévues par le règlement (CE) n°852/2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires ou l’autorité compétente doit-elle plutôt prouver que l’exploitant du secteur alimentaire concerné n’a pas respecté les obligations de moyen stipulées dans ce règlement ?
Les juges luxembourgeois ont déclaré que le droit européen de la sécurité des aliments vise à garantir la sécurité réelle des aliments pour les consommateurs, et non à se contenter de prouver, sur le papier, qu'une entreprise dispose de plans de conformité et de systèmes de contrôle. En vertu de la législation européenne, les supermarchés sont les principaux responsables de la protection des aliments tout au long de la chaîne d'approvisionnement, y compris pour les produits déjà en rayon et accessibles aux clients.
Le tribunal a déclaré que la présence répétée de traces et d'excréments de rongeurs à proximité des aliments et des équipements de restauration peut, à elle seule, constituer une infraction à plusieurs obligations d'hygiène de l'UE. Les autorités n'ont pas non plus à prouver qu'un supermarché n'a pas déployé suffisamment d'efforts ou a négligé des mesures préventives possibles.
Selon un expert, « La Cour penche clairement pour une obligation d'hygiène plus stricte, en partie axée sur les résultats, afin d'obtenir des résultats concrets en matière de sécurité des aliments ».
Un plan de lutte contre les nuisibles est nécessaire mais non suffisant, une certification est sans doute nécessaire mais était-elle suffisante, etc.
« Les distributeurs de toute l’UE pourraient être confrontés à des inspections renforcées, à une responsabilité accrue et à une pression accrue pour maintenir des systèmes de lutte antinuisibles à tolérance quasi nulle », a-t-il déclaré.
Samuele Tonello, responsable principal des politiques alimentaires à l'Organisation européenne des consommateurs (BEUC), a déclaré que ce jugement confirme que le droit de la sécurité des aliments concerne en fin de compte l'expérience des consommateurs dans les magasins, et non seulement les systèmes de conformité internes.
« Les consommateurs partent du principe que les aliments qu’ils achètent sont sûrs », a déclaré Tonello. « Cette confiance repose sur la responsabilité des détaillants quant aux conditions réelles de stockage dans leurs points de vente et entrepôts. »
« La législation en matière de sécurité des aliments existe pour protéger les personnes, et non pour certifier les procédés », a déclaré Tonello.
En France, l’actualité nous offre une nouvelle preuve de ce qui est avancé dans cette décision juridique, avec la découverte par un consommateur de présence dune partie d’un animal dans une boite de petits pois vendue chez Lidl …
Les 5 euros de dédommagement proposée par Lidl sont une insulte faite aux consommateurs et Lidl doit, si plainte est déposée, en répondre devant la justice ..
La réponse à la question initiale doit être interprétée « en ce sens que une contamination par des nuisibles constatée à plusieurs reprises pendant plusieurs mois, rendant les denrées alimentaires impropres à la consommation humaine, dans, sur et à proximité immédiate de denrées alimentaires qui se trouvent au stade de la mise sur le marché, est de nature à prouver qu’un exploitant du secteur alimentaire a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu des règles d’hygiène prévues par la législation relative à l’hygiène alimentaire. »
Màj du 20 mai 2026. Voici qu'un magasin Auchan (19e) a été fermé pari la Préfecture de Paris pour cause présence de nuisibles (rats) dans le supermarché et dans des frigos alimentaires ...
MàJ du 23 mai 2026. La Cour de cassation belge a interrogé la CJUE concernant les obligations d'hygiène alimentaire suite à des contrôles de l'AFSCA dans des magasins et dépôts Aldi. Ces contrôles ont révélé des problèmes graves (excréments de rongeurs, articles souillés), posant la question de la responsabilité de l'enseigne face aux règlements européens d'hygiène (Règlement CE n° 852/2004). La jurisprudence indique que les supermarchés ne peuvent se contenter de simples procédures administratives si la contamination est avérée sur le terrain.
mardi 19 mai 2026
Mercosur et sécurité des aliments. Les viandes du Brésil bientôt interdites d'exportation !
Y aurait-il des trous dans la raquette Mercosur ?
L'UE et le Mercosur confrontés à la réalité, les exportations de viande brésiliennes menacées d'interdiction par l'UE. Source. C'est un revers majeur pour la Commission européenne face à la réalité de la sécurité des aliments.
Deux semaines se sont écoulées depuis l'entrée en vigueur provisoire de l'accord commercial UE-Mercosur. Pourtant, un événement majeur est survenu : le Brésil, principal partenaire du Mercosur, sera interdit d'exporter de la viande vers l'UE à partir de septembre en raison de l'utilisation d'antimicrobiens pour favoriser la croissance animale.
Cette décision est-elle irréversible, et que pouvons-nous en apprendre ?
Jeudi (12 mai), l'UE a mis à jour sa liste de pays autorisés à exporter de la viande vers l'UE, à la lumière des règles sanitaires et phytosanitaires de l'UE.
Sans grande surprise, le Brésil a été retiré de la liste. Selon la Commission, le Brésil ne peut prouver que la viande exportée vers l'UE est exempte de facteurs de croissance antimicrobiens.
Pourquoi maintenant ?
Avant la signature de l'accord commercial UE-Mercosur en début d'année, la Commission a dû rassurer les Européens sur le renforcement des contrôles sanitaires et phytosanitaires sur la viande importée.
L’idée était de convaincre les agriculteurs de tout le continent que tous les produits entrant sur le marché de l’UE seraient conformes aux normes de l’UE et, par conséquent, ne leur feraient pas concurrence à armes égales.
Et maintenant, place à la mise en œuvre concrète.
Après les contrôles, il est apparu que le Brésil utilisait toujours des facteurs de croissance antimicrobiens. Mais plus grave encore, le pays est incapable de démontrer que la viande exportée vers l'UE est conforme à la réglementation européenne et exempte de facteurs de croissance antimicrobiens.
Cette décision pourrait-elle être annulée ?
Le retrait de la liste des pays autorisés ne prendra effet que le 3 septembre.
Interrogé un responsable de la Commission, a expliqué que deux facteurs allaient influencer le processus.
Premièrement, le Brésil doit mettre en place des mesures telles que des modifications législatives et des contrôles pour éliminer les facteurs de croissance antimicrobiens des chaînes de production.
Deuxièmement, le Brésil doit s'assurer que les produits exportés à l'avenir respecteront les nouvelles exigences. En règle générale, un morceau de bœuf exporté dans six mois ne sera probablement pas conforme, car l'animal aura reçu des antimicrobiens par le passé.
Il est donc difficile de dire si le Brésil pourra réintégrer la liste d'ici septembre.
Mais avec une volonté politique et certains arrangements techniques, cela pourrait se produire.
Le Brésil milite depuis longtemps pour la signature de l'accord de libéralisation des échanges entre l'UE et le Mercosur. L'exportation de viande vers l'UE revêt une grande importance économique pour le pays.
Et jusqu'à présent, des compromis ont été trouvés entre les deux blocs pour résoudre tous les problèmes qui avaient empêché la conclusion de l'accord ces dernières années.
jeudi 7 mai 2026
Le Brésil, les produits de volaille et Salmonella, avec ou sans l'accord Mercosur
- 14 notifications concernent la présence de Salmonella et une notification est liée à un souci de température.
- 2026.3537, 23 avril 2026
- 2026.3252, 16 avril 2026
- 2026.3223, 15 avril 2026
- 2026.3211, 15 avril 2026
- 2026.3118, 13 avril 2026
- 2026.3055, 10 avril 2026
- 2026.2725, 30 mars 2026
- 2026.2596, 26 mars 2026
- 2026.2110, 13 mars 2026
- 2026.2050, 11 mars 2026
- 2026.2046, 11 mars 2026
- 2026.1600, 26 février 2026
- 2026.1164, 12 février 2026
- 2026.0977, 5 février 2026
- 2026.0814, 30 janvier 2026
Ces notifications ne concerne pas l’accord Mercosur qui est sensé entrer en vigueur le 1er mai 2025, et pourtant, selon une information du 5 mai 2026, ça part fort, « Mercosur : 80% du premier lot de poulets brésiliens contaminés à la salmonelle en Grèce ».
Trois jours après l'entrée en vigueur provisoire de l'accord UE-Mercosur, la Grèce renvoie un lot massivement contaminé. La filière française redoute le précédent.
Sur trois tonnes de poulets congelés brésiliens débarqués en Grèce, 80% étaient porteurs de salmonelle. Le premier test grandeur nature de l'accord UE-Mercosur vire au fiasco sanitaire.
Avec ou sans traité Mercosur, Salmonella répond présent !
A suivre ...
mardi 24 mars 2026
Mise en œuvre en France des contrôles zoosanitaires relatifs à l’influenza aviaire selon un rapport d'audit. Peut mieux faire ...
Vient de paraître un rapport d’un audit de l'UE concernant la France effectué du 3 au 18 juin 2025 afin d’évaluer la mise en œuvre des contrôles zoosanitaires relatifs à l’influenza aviaire.
Le présent rapport décrit les résultats d’un audit effectué en France, du 3 au 18 juin 2025, dans le cadre du programme de travail de la direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire.
L’objectif de cet audit était d’évaluer l’application des mesures prises par l’Union européenne pour la prévention de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) et la lutte contre cette maladie au cours des saisons 2022/2023, 2023/2024 et 2024/2025, y compris des campagnes de vaccination, et d’assurer le suivi d’un ensemble de lacunes constatées lors du précédent audit de la Commission en 2022 [DG(SANTE) 2022/7496)].
L’audit a révélé que la France avait considérablement amélioré sa préparation et sa réaction à l’IAHP. L’introduction de la vaccination préventive des canards, une première au niveau de l’UE, a été bien structurée, largement mise en œuvre et efficacement surveillée, contribuant ainsi à une forte réduction des foyers. Le système de contrôle bénéficie d’une bonne coordination entre les niveaux central et local, d’une planification structurée des mesures d’urgence et d’un cadre juridique et opérationnel clair. Les changements organisationnels récents, l’amélioration des systèmes de données et l’augmentation des effectifs ont renforcé la capacité de la France à gérer les risques d’IAHP.
La détection précoce et la réaction à l’apparition de la maladie sont rapides et solides, soutenues par des capacités de laboratoire fiables. Les contrôles officiels relatifs aux mesures de gestion des foyers sont cohérents et rapides, avec des preuves de la mise en œuvre rapide des restrictions de mouvement, du dépeuplement et des procédures de désinfection. La surveillance des oiseaux sauvages est complète et bien ciblée.
Toutefois, certaines faiblesses subsistent. Tous les établissements avicoles ne font pas régulièrement l’objet d’inspections de biosécurité officielles en fonction des risques, et l’autorité compétente n’a pas accès aux résultats des contrôles privés. La surveillance passive renforcée dans les cheptels vaccinés n’est pas mise en œuvre conformément aux exigences de l’UE et les procédures visant à vérifier son application correcte sont inefficaces. L’absence de délégation formelle aux éleveurs de tâches de surveillance constitue également une violation des dispositions légales.
NB : On lira aussi ce document du 22 mars 2026, La gestion des maladies animales sous une approche « Une seule santé/One Health ». Le cas de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en questions/réponses.
samedi 14 mars 2026
Viande bovine du Brésil contaminée par de l'œstradiol 17β : Que dit l'IA ?
En complément de l’article, Mercosur : Bienvenue aux bovins du Brésil traités à l’œstradiol 17β, j’ai demandé à l’IA si ma crainte de voir de la viande bovine du Brésil contaminée par de l'œstradiol 17β entrer dans l’UE était justifiée ?
Voici ce que me répond l’IA :
Voici ce que révèlent précisément ces rapports et ce qu'il faut en penser :
1. Le constat de l'audit (Rapport 2024-8087)
L'hormone en cause : Il s'agit de l'œstradiol 17β, une hormone utilisée au Brésil pour synchroniser les cycles de reproduction des femelles (génisses et vaches). En Europe, cette substance est strictement interdite car elle est classée comme cancérigène (elle favorise l'apparition de tumeurs).
Défaut de traçabilité : L'audit a conclu que les autorités brésiliennes étaient incapables de garantir que la viande exportée vers l'UE provenait d'animaux n'ayant jamais reçu cette hormone. Les "déclarations sous serment" des éleveurs brésiliens ont été jugées "peu fiables".
2. Les révélations récentes (Février 2026)
Reconnaissance de contamination : Le 25 février 2026, la Commission européenne a admis pour la première fois que de la viande congelée contenant des traces d'œstradiol était effectivement entrée sur le marché d'une dizaine d'États membres au cours des années 2024 et 2025.
Échec du plan d'action : Bien que le Brésil ait suspendu ses exportations de viande de génisses vers l'UE fin 2024 pour tenter de corriger le tir, les derniers rapports indiquent que les recommandations critiques de l'UE n'ont pas encore été pleinement suivies.
3. Les conséquences et les risques
Pour les éleveurs européens : C'est un argument de poids contre l'accord de libre-échange UE-Mercosur. Les syndicats agricoles (comme la FNB en France) dénoncent une "tromperie" et demandent une suspension totale des importations de bœuf brésilien.
Transparence : On ignore encore précisément où cette viande a été consommée (restauration collective, plats préparés, boucheries industrielles), car la traçabilité après l'importation est souvent complexe.
En résumé : Votre méfiance est validée par les faits. La Commission européenne est actuellement sous le feu des critiques pour avoir tardé à reconnaître l'ampleur du problème tout en continuant de négocier des accords commerciaux avec ces mêmes pays.
Conseil pratique : Pour éviter tout risque lié à ces importations, privilégiez les viandes portant le label "Viande Bovine Française" (VBF) ou des labels de qualité (AOP, Label Rouge), qui garantissent le respect de l'interdiction totale des hormones de croissance.
Commentaire. Si quelqu'un a une réaction du ministère de l'agriculture, je suis preneur ...
vendredi 13 mars 2026
Mercosur : Bienvenue aux bovins du Brésil traités à l’œstradiol 17β
On lira dans l'excellent blog-notes d'Olivier Masbou :
Dans un rapport publié le 25 février, la DG Santé de la Commission européenne reconnaît officiellement que du bœuf hormoné d’animaux traités à l’œstradiol 17β a été importé du Brésil par l’UE. « Bien que la MAPA [Department of Agriculture, Livestock and Food Supply du Brésil] ait mis en place un certain nombre de mesures, auxquelles elle s’est engagée dans son plan d’action, celles-ci n’ont pas permis d’exclure pleinement l’exportation vers l’UE de la viande d’animaux femelles traités à l’œstradiol 17β » écrit la DG Santé.
« Démonstration est faite que les dispositifs de contrôle supposés garantir le respect de cette norme européenne ne fonctionnent pas », écrit Patrick Bénézit, président de la FNB, dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron.
« La FNB vous appelle, Monsieur le Président de la République, à la suspension immédiate de toute importation de bœuf brésilien sur notre territoire, et à veiller aux viandes qui pourraient être rebaptisées européennes à leur entrée dans d’autres états-membres ». Jusqu’à présent, la CE reconnaîssait qu’elle ne pouvait pas garantir que les viandes importées du Brésil n’étaient pas traitées. Désormais, elle garantit qu’elles le sont. On progresse ...
Nucléaire : un mea culpa bien tardif suivi demain du Mercosur ...
Une question écrite E-000726/2026, L'hormone œstradiol est présente dans le bœuf brésilien importé du 20 février 2026, signale que la Commission a eu connaissance dès octobre d'un chargement de viande bovine brésilienne contaminée par de l'œstradiol-17β à destination de l'Europe. Toutefois, la notification RASFF n'est intervenue que plusieurs semaines plus tard. De plus, le 14 novembre, une simple notification d'information a été diffusée, au lieu de l'alerte urgente requise pour les substances cancérogènes et les substances formellement interdites. La notification est donc arrivée trop tard et une partie de la viande avait déjà été consommée.
Neuf mois auparavant, les avertissements de Sander Smit, député européen, entre autres, concernant les importations de viande contaminée à l'œstradiol-17β, avaient été rejetés. La Commission n'avait constaté « aucune preuve » de viande contaminée sur le marché de l'UE et avait souligné que les mêmes normes s'appliquaient à tous. Elle était convaincue que le Brésil honorerait les garanties qu'il avait données.
Fait remarquable, quelques jours après la notification du RASFF, la Commission a décidé d’élargir le champ d’application de l’autocertification (pour la volaille et les œufs).
Comme l’on dit, affaire à suivre ...
lundi 9 mars 2026
Contrôles de l’huile d’olive dans l’UE: des auditeurs pointent des lacunes
Les règles européennes définissent des exigences minimales concernant l’étiquetage, la vérification des catégories et les analyses sur la présence de pesticides. Cependant, les audditeurs ont constaté que certains contrôles de conformité sont incomplets et que des segments du marché sont parfois exclus des contrôles fondés sur les risques. Ces lacunes pourraient nuire à la qualité du produit et, en définitive, saper la confiance des consommateurs.
Les contrôles visant à détecter la présence de résidus de pesticides dans l’huile d’olive européenne sont bien établis et aboutissent rarement à la détection de manquements. Ceux concernant d’autres contaminants sont en revanche incohérents et l’approche fondée sur les risques n’est pas toujours documentée. Bien que l’UE importe l’équivalent d’environ 9 % de sa production annuelle d’huile d’olive, les auditeurs ont constaté, dans les États membres qu’ils ont visités, que les contrôles sur la présence de pesticides et d’autres contaminants dans ces importations étaient soit inexistants soit sporadiques.
Les Vingt-Sept surveillent la traçabilité à des degrés divers lors de leurs contrôles de la sécurité et de la conformité des denrées alimentaires. Afin de renforcer la transparence et d’éviter les fraudes, des pays tels que l’Espagne et l’Italie utilisent des registres électroniques pour remonter jusqu’à l’origine des olives et de l’huile à tous les stades de la chaîne d’approvisionnement.
Cela étant, il s’avère difficile de suivre l’huile d’olive au-delà des frontières nationales, notamment lorsqu’elle provient de plusieurs pays européens ou qu’elle est obtenue par assemblage d’huiles originaires de l’Union et de pays tiers. En outre, aucune règle ou orientation n’indique précisément comment ou quand il faut contrôler la traçabilité. Enfin, certaines exigences légales – concernant, par exemple, l’assemblage d’huiles de différentes catégories ou années de récolte – manquent de clarté. Résultat: les pratiques varient d’un pays à l’autre, et la qualité des produits risque de s’en ressentir au fil du temps.
La Commission européenne ne connaît que partiellement le fonctionnement des systèmes de contrôle nationaux. Sa capacité à les surveiller efficacement est limitée, car les rapports annuels et les réunions avec les autorités nationales ne suffisent pas à partager toutes les informations pertinentes.
Source
- Rapport spécial 01/2026: Les systèmes de contrôle de l’huile d’olive dans l’Union européenne – Un cadre exhaustif, mais appliqué de manière inégale
- L’essentiel en un coup d’œil
vendredi 6 mars 2026
2025 : Les notifications au RASFF de l’UE toujours en hausse et les rappels en France de produits alimentaires en net rebond
Brève note factuelle ...
En 2025, il y a eu 5 344 notifications de produits alimentaires et de boissons au RASFF de l’UE versus 5 250 pour l'ensemble de l'année 2024, qui elles-mêmes avaient augmentées de 8% par rapport à 2023, un nouveau palier donc …
Selon mes informations, pour les produits d’origine France, il y a eu 265 notifications au RASFF de l’UE cours de l’année 2025 versus 272 en 2024 et la France a été à l’origine de 535 notifications en 2025 versus 614 en 2024.
Une analyse de l'année 2025 des notifications de produits alimentaires et des boissons selon le Sedgwick’s 2026 State of the Nation Product Safety and Recall Index report vient d'être publiée. Prudence lors de la lecture car les chiffres proposés ne sont pas toujours en adéquation avec les données de l’UE, même si les chiffres proposés indiquent une hausse des notifications.
Enfin, vous lirez avec intérêt l’analyse de Joe Whitworth dans Food Safety News, European analysis finds rise in recalls.
MàJ du 14 mars 2023. Comparaison n'est pas raison dit-on, mais tout de même, chez nos voisins allemands, il y a eu respectivement pour 2022, 2023, 2024 et 2025, 311, 310, 310 et 323 rappels de produits alimentaires.



