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vendredi 11 novembre 2022

Quand les politiques font de l'idéolgie à propos de l'énergie nucléaire, le résultat pour nous est un désastre !

Dans la vidéo que vous allez voir ci dessous, deux faits sont importants, me semble-t-il, le premier est la teneur des propos tenus par un économiste, autrefois ou encore très proche de la gauche, et le second fait, dont nous commençons à mesurer l’importance, est celui du prix de l’énerge et des futures délocalisations d’entreprises ou de ralentissement de l’activité d’entreprises voire la fermeture d’entreprises.

lundi 5 septembre 2022

Le nucléaire, le Président et nous

Je ne peux m’empêcher de relayer ce tweet de kako, une femme scientifique pleine de convictions.

J’ai rarement entendu un discours aussi déplacé. Emmanuel Macron reporte donc son erreur sur la filière nucléaire et ses salariés… c’est insultant.
Si on veut avancer sur les questions climat/énergie il faut mettre son ego de côté. Ça s’applique aussi à notre président.
Le Président se moquerait-il de nous ? Nous, c’est-à-dire les partisans du nucléaire ... 

Complément
Pour ceux qui n'auraient pas encore bien compris ...
Cela me fait penser à cette phrase de Soljenitsyne,
«Nous savons qu’ils mentent, ils savent qu’ils mentent. Ils savent que nous savons qu’ils mentent. Nous savons qu’ils savent que nous savons qu’ils mentent. Et pourtant ils persistent à mentir.» 
Mise à jour du 20 septembre 2022
J’extrais d’un tweet de M. Momboisse le texte suivant de M. Jancovici, 
Mise à jour du 27 septembre 2022
Sénateur LR et vice-président de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, Stéphane Piednoir est membre du groupe d'Études «Énergie» au Sénat et membre de l'Office Parlementaire d'Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST). À ce titre, il est l'auteur de deux importants rapports, l'un sur les scénarios technologiques permettant l'arrêt de commercialisation des véhicules thermiques en 2040 (2018), l'autre sur le nucléaire du futur et les conséquences de l'abandon du projet de réacteur de 4e génération «Astrid» (2021).
FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour le sénateur LR du Maine-et-Loire, depuis l'alliance entre le PS et les Verts en 1997, Lionel Jospin, puis surtout François Hollande et Emmanuel Macron, sont responsables d'un affaiblissement délibéré du nucléaire en France. Et nos concitoyens vont en subir les conséquences.
L’article est disponible en intégralité.

Aux lecteurs du blog
La revue PROCESS Alimentaire censure pour une triste question d’argent les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors que la revue a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire a fermé le blog et refuse tout assouplissement. Derrière cette revue, il faut que vous le sachiez, il y a une direction aux éditions du Boisbaudry, pleine de mépris, et un rédacteur en chef complice !

mercredi 5 janvier 2022

La science, seul rempart contre les anti-vaccins, la peur des OGM, du nucléaire, du glyphosate, etc.

Mise à jour du 11 janvier 2011. L'excellent blog-notes d'Olivier Masbou rapporte 
Verts d’ici, Verts d’ailleurs: pour les Verts finlandais, «le nucléaire est une énergie durable»
Dans un entretien accordé au quotidien berlinois Welt am Sonntag (et rapporté par Courrier international, 9 janvier) Atte Harjannes, président du groupe des Verts au Parlement finlandais, explique que «nous devons utiliser toutes les technologies durables pour nous débarrasser des énergies fossiles». «Bien sûr que l’énergie nucléaire est durable. La quantité́ de déchets est très faible par rapport à l’énorme quantité́ d’énergie neutre en CO2 que produit une centrale nucléaire. On peut stocker ces déchets en toute sécurité, contrairement aux gaz à effet de serre émis par une centrale à charbon ou à gaz» ajoute-t-il. La Ligue verte, le parti Vert finlandais, a «renoncé» en 2020 à sa position antinucléaire en s’appuyant sur «la science». Transmis aux Verts d’ici.

Mise à jour du 3 février 2022. C'est sans commentaires ... 

Aux lecteurs du blog
Comme le montre cette notice de la BNF, le blog Albert Amgar a été indexé sur le site de la revue PROCESS Alimentaire. 10 052 articles initialement publiés par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue sont aujourd’hui inacessibles. Disons le franchement, la revue ne veut pas payer 500 euros pour remettre le site à flots, alors qu’elle a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles.

mercredi 6 juillet 2022

L’appartenance du nucléaire aux activités durables est enfin reconnue par les eurodéputés !

Je sais bien que cela se situe à la marge des thématiques de ce blog, mais ça y est, c'est fait, le classement du nucléaire comme énergie durable validé par les eurodéputés, la science a enfin triomphé !

  Aux lecteurs du blog
La revue PROCESS Alimentaire censure pour une triste question d’argent les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors que la revue a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire a censuré le blog et refuse tout assouplissement. Derrière cette revue, il faut que vous le sachiez, il y a une direction aux éditions du Boisbaudry, pleine de mépris, et un rédacteur en chef complice !

vendredi 23 septembre 2022

L'énergie, le Président et nous

Je récidive, après un article sur Le nucléaire, le Président et nous, voici ce que l'on se permet de nous raconter sur l'énergie ...

J’extrais de cet autre tweet de M. Momboisse le texte suivant de M. Jancovici, et lisez après cet autre tweet de M. Momboisse, c'est consternant

 Mise à jour du 27 septembre 2022
Sénateur LR et vice-président de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, Stéphane Piednoir est membre du groupe d'Études «Énergie» au Sénat et membre de l'Office Parlementaire d'Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST). À ce titre, il est l'auteur de deux importants rapports, l'un sur les scénarios technologiques permettant l'arrêt de commercialisation des véhicules thermiques en 2040 (2018), l'autre sur le nucléaire du futur et les conséquences de l'abandon du projet de réacteur de 4e génération «Astrid» (2021).
FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour le sénateur LR du Maine-et-Loire, depuis l'alliance entre le PS et les Verts en 1997, Lionel Jospin, puis surtout François Hollande et Emmanuel Macron, sont responsables d'un affaiblissement délibéré du nucléaire en France. Et nos concitoyens vont en subir les conséquences.
L’article est disponible en intégralité.

samedi 2 septembre 2023

Fesseinheim, c'est vraiment la fin et des nouvelles de nos 'amis' allemands qui n'aiment vraiment pas le nucléaire français

Alors que la centrale nucléaire, fermée en 2020, perd ce 1er septembre son existence juridique, «Le Point» publie l’hommage, amer, adressé par ses derniers employés. Merci Mme Géraldine Woessner ...

jeudi 18 mai 2023

De la responsabilité des politiques dans les déboires du nucléaire depuis 20 ans

C’est surtout parce cela ne fait pas partie des domaines de prédilection du blog que je vous propose ce document, mais aussi, et surtout, afin que vous y pensiez, tout comme moi, chaque que vous vous direz, tiens ma note d’élctricité ou de chauffage est excessive !

Sur l’énergie nucléaire, les lecteurs attentifs du blog auront déjà lu Grand déballage explosif dans lequel on découvre où est passée notre énergie ? et Si vous n'aviez pas encore tout vu ou entendu sur le sabotage de notre énergie nucléaire.

A écouter sans modération ...

mardi 21 novembre 2023

Il paraît que les Français aiment le nucléaire qui est reconnue comme une énergie verte !

vendredi 7 avril 2023

Les 6 erreurs de notre politique énergétique et les 6 leçons pour les 30 prochaines années

Chaque vous paierez votre note d'électricité ayez une pensée pour ceux qui ont saboté notre politique énergétique, mais surtout ayez une pensée aux auteurs de ce rapport.

Bravo aux auteurs du Rapport fait au nom de la Commission d’enquête visant à établir les raisons de la perte de souveraineté et d’indépendance énergétique de la France, Président M. Raphaël Schellenberger, Rapporteur M. Antoine Armand, Députés.

Les six erreurs de notre politique énergétique

1. Prévisions énergétiques : avoir sous-estimé nos besoins d’électricité au regard de nos objectifs écologiques et de la sortie nécessaire des énergies fossiles, sans réflexion de long terme sur nos ambitions industrielles et climatiques.

2. Opposition des énergies renouvelables électriques et du nucléaire : s’être focalisé sur le mix électrique, alors qu’il est déjà pilotable et décarboné, et l’avoir fait forcément au détriment de la sortie des énergies fossiles qui entraîne des défis immenses comme l’électrification des usages et l’impact sur le réseau, la capacité à assumer une part de sobriété énergétique, etc.

3. Parc nucléaire : ne pas avoir anticipé la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires ainsi que leur renouvellement en série industrielle et non en un chantier isolé, ce qui a fragilisé à la fois la filière nucléaire, ses compétences et la capacité du pays à se relancer dans un chantier d’envergure.

4. Énergies renouvelables : ne pas avoir construit plus vite de filières industrielles d’énergies renouvelables pour remplacer les énergies fossiles, à mesure que des objectifs étaient fixés.

5. Marché européen : avoir laissé se construire depuis 20 ans un cadre qui a fragilisé le modèle énergétique français et EDF, au travers de la loi NOME, du dispositif de l’ARENH, du statut des concessions hydroélectriques et des règles d’échanges de l’électricité.

6. Recherche : avoir arrêté le réacteur Superphénix en 1997 et ne pas avoir préservé notre avance dans la recherche et le développement de la 4ème génération post-2019.

Six leçons énergétiques pour les 30 prochaines années

1. Le temps long compte : il nous faut mettre en cohérence (via RTE et d’autres organismes publics) nos ambitions climatiques (baisse des émissions), industrielles (réindustrialisation) et énergétiques (capacité à produire telle ou telle énergie en France) sur une échelle de temps compatible, soit plusieurs décennies.

2. L’énergie, via l’électricité, n’est pas un bien comme un autre : au sein de l’Union européenne, chaque pays défend d’abord son mix énergétique, la France doit également défendre son mix électrique pilotable et décarboné.

3. L’énergie est une industrie, la 3ème industrie française : nous avons besoin de continuer à maîtriser toute la chaîne de valeur d’un secteur énergétique et de disposer des compétences, mais aussi de choisir les technologies et les sources d’énergie renouvelables, dont l’hydraulique est la plus importante et la seule pilotable, les plus rentables et les plus à même d’assurer notre sécurité d’approvisionnement.

4. L’électricité ne fait pas tout : il ne faut pas se focaliser uniquement sur l’électricité alors que sa production est déjà quasi-intégralement décarbonée en France, mais aussi, par exemple, accélérer le développement des réseaux de chaleurs, des ENR thermiques pour remplacer les énergies fossiles.

5. La maîtrise de la demande se prépare : l’efficacité énergétique atteignable dans le parc résidentiel doit être mieux évaluée et dotée des compétences nécessaires ; la sobriété se prépare en amont, dans les mentalités.

6. Sans recherche, nous sommes condamnés à avoir du retard : la Recherche a besoin de visibilité et de moyens pour anticiper les 5 prochaines décennies : fermeture du cycle dans l’industrie nucléaire ; stockage massif de l’électricité pour le réseau ; recyclage des matériaux critiques, etc.

lundi 26 septembre 2022

La centrale nucléaire de Fessenheim a été tuée deux fois !

Mise à jour du 27 septembre 2022
Sénateur LR et vice-président de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, Stéphane Piednoir est membre du groupe d'Études «Énergie» au Sénat et membre de l'Office Parlementaire d'Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST). À ce titre, il est l'auteur de deux importants rapports, l'un sur les scénarios technologiques permettant l'arrêt de commercialisation des véhicules thermiques en 2040 (2018), l'autre sur le nucléaire du futur et les conséquences de l'abandon du projet de réacteur de 4e génération «Astrid» (2021).
FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour le sénateur LR du Maine-et-Loire, depuis l'alliance entre le PS et les Verts en 1997, Lionel Jospin, puis surtout François Hollande et Emmanuel Macron, sont responsables d'un affaiblissement délibéré du nucléaire en France. Et nos concitoyens vont en subir les conséquences.

L’article est disponible en intégralité. 

jeudi 24 août 2023

Encore une embrouille bien de chez nous sur le climat et le nucléaire, il faut le faire ...

jeudi 28 septembre 2023

Le nucléaire français et encore le nucléaire français, c'est clair !

Pour atteindre la neutralité carbone, il faudrait tripler la production d’électricité nucléaire

mercredi 19 juillet 2023

Ça a été une erreur colossale d'abandonner le nucléaire, dit le ministre britannique de l'énergie

Comme souvent, ce sont les autres qui en parlent le mieux ...
 

A lire pour comprendre ce qui se passe au sein de l'UE ... 

lundi 13 mars 2023

France : L'agriculture dans les pommes

Le blog tente de vous informer plus ou moins régulièrement des malheurs de notre agriculture qui se passe hélas sous nos yeux ...

Voici un article particulièrement intéressant, «L'agriculture dans les pommes», source article de Sabine Delanglade paru le 9 mars 2023 dans le journal Les Echos.

La France constate, effarée, qu'elle a réussi à casser le nucléaire, un de ses plus beaux fleurons. Elle devrait donc mieux traiter son atout agricole.

La France est connue pour sa capacité à se tirer des balles dans le pied. Les conséquences de la guerre en Ukraine auraient dû faire de cette pionnière du nucléaire la championne énergétique de l'Europe. Or la voilà qui importe d'Allemagne de l'énergie issue du charbon, et pleure un EDF en quasi-faillite. La France ou comment gâcher ses meilleurs atouts.

Il suffit de suivre les auditions de la Commission parlementaire sur la souveraineté et l'indépendance énergétique pour reconstituer le fil consternant des marchandages politiques, des atermoiements étatiques, des volte-face incessantes qui, en sinuant dans un parfum d'incompétence et d'indifférence savamment mêlées, a fini par saper une filière profondément ancrée dans l'histoire industrielle des Trente Glorieuses, comme le fut le nucléaire. S'apprête-t-on à traiter avec autant de légèreté et de mépris la souveraineté et l'indépendance alimentaire dont les Français paraissaient si fiers ? Aujourd'hui, c'est souvent le tir à vue.

Vous pourrez aisément retrouver la suite de cet article en lisant le tweet ci-dessous. Il vous suffit de cliquer sur l'image pour lire le texte en intégralité à la taille souhaitée ...

vendredi 24 mars 2023

L'énergie nucléaire, la France et la Commision européenne

Il faut lire l'avis de ces deux personnes expertes quand elles disent, «Si elle ne soutient pas le nucléaire, l’UE peut dire adieu à sa souveraineté énergétique» par Louis Gallois et Bernard Accoyer dans Le Figaro du 23 mars 2023. Seront-ils entendus, rien n'est moins sûr ?

La décision de la Commission européenne d’exclure les réacteurs nucléaires classiques dans les objectifs «verts» de l’UE va porter atteinte à la souveraineté de l’Europe ainsi qu’à ses objectifs de décarbonation, estiment Louis Gallois et Bernard Accoyer.

Le collège des commissaires de la Commission européenne a décidé, à la majorité simple, d’exclure les grands réacteurs nucléaires classiques (type EPR) de la liste des technologies couvertes par le projet de règlement «zéro émission nette». Cette manœuvre a été opérée sous la pression de deux commissaires européens: le vice-président Frans Timmermans, chargé du «pacte vert» (ou «Green Deal») et la vice-présidente à la concurrence Margrethe Vestager.
La suite dans Le Figaro du 24 mars 2023.

La preuve en est hélas avec ce message de la Commission européenne. Pas loin de penser que notre pire ennemi en matière énergique est la dite Commission européenne !
Cette présidente de la Commission européenne est clairement contre la politique énergétique de la France !

dimanche 19 avril 2020

La parole scientifique au temps du coronavirus par Marcel Kuntz


Adapté et augmenté d'une interview par L’Express du 5/4/2020

Le blog vous propose des extraits.

Jamais sans doute les scientifiques n'ont été aussi omniprésents que durant cette crise sanitaire. Directeur de recherche au CNRS et enseignant à l'université de Grenoble, Marcel Kuntz se félicite que l'expertise soit de retour en grâce. Mais ce spécialiste des biotechnologies végétales déplore les détournements idéologiques qui sont faits entre coronavirus et cause écologique. Et regrette que la parole scientifique n'ait pas plus été écoutée par les politiques dans des dossiers comme les OGM ou le nucléaire.

Thomas Mahler : Du fait de la crise sanitaire, les scientifiques sont omniprésents dans les médias et semblent être au coeur de la décision politique. Faut-il s'en réjouir?

Marcel Kuntz : Les experts ont plutôt fait oeuvre d'explications modestes, avec une écoute généralement bienveillante des journalistes : quand il y a des morts, comme dans cette pandémie, alors la connaissance redevient une valeur. Le relativisme postmoderne en prend un coup !
Sont-ils pour autant au coeur de la décision politique ? Il est trop tôt pour se prononcer.

On notera quand même un inouï battage médiatique pour accréditer que l'apparition des pandémies virales, dont le Covid-19 serait due à une « biodiversité maltraitée ». Avec à la manoeuvre une poignée de scientifiques, en l'occurrence tournés vers les milieux naturels. L'idéologie et l'envie frénétique de financement n'ont, semble-t-il, pas disparu (j'interprète : il ne faudrait pas que tout l'argent de la recherche aille dans la santé, au détriment de son propre domaine de recherche !). Les Hommes restent des Hommes... Quant à l'idéologie, qui citer de meilleur que Nicolas Hulot qui y voit « une sorte d'ultimatum de la Nature » ? En réalité il faut faire la part des choses. En quoi la « grippe espagnole » était-elle due à la perte de biodiversité ? Les oiseaux sauvages sont en cause dans la grippe asiatique et la plus récente grippe aviaire, autrement dit la nature n'est pas forcément bonne.

Que pensez-vous de l'action d'un conseil scientifique épaulant directement le gouvernement dans ses décisions concernant cette épidémie?
C'est une forme de com' politique : créer un « comité scientifique » peut crédibiliser l'action gouvernementale, qui en a bien besoin. En réalité, les collaborateurs ministériels auraient été en contact avec des experts même sans ce comité. Je ne peux m'empêcher d'y voir aussi une façon pour le gouvernement de se protéger : le syndrome « sang contaminé » (c'est-à-dire le procès de ministres, dont le Premier à l'époque) obsède les politiciens. Avant tout se protéger ! Pouvoir dire : « nous avons suivi les scientifiques » pourra être une façon de diluer les mises en cause, justes ou injustes, qui ne manqueront pas de venir.

Le temps des scientifiques n'est pas celui de l'actualité
Regrettez-vous que la parole scientifique n'ait pas été plus écoutée sur d'autres sujets, tels les OGM ou le nucléaire?
La parole scientifique est prudente : les OGM, pour prendre cet exemple, ne posent pas de problème sanitaire particuliermais comme pour toute activité humaine on peut établir une liste de risque théorique, pour les anticiper. Cette approche raisonnée a peu de force par rapport aux discours catastrophistes, et est de plus brouillée par des militants qui se trouvent être aussi scientifiques, et bien plus médiatiques. De plus, le temps des scientifiques n'est pas celui de l'actualité : rappelons que la réfutation finale des allégations erronées de Gilles-Eric Séralini, qui firent la une des médias en septembre 2012 avec ses fameux rats atteints de tumeurs, a dû attendre 2018, le temps de mener de nouvelles études européennes (Lire ma note sur le sujet).

Le plus décevant a été le recul, puis le ralliement des décideurs politiques de tous bords à ces discours, pour des raisons électoralistes. Ce fut le cas aussi sur le nucléaire. Je regrette la perte délibérée de fleurons technologiques français, pour l'agriculture, la santé et la production d'énergie, etc.

A la faveur de la crise actuelle, on vient de s'apercevoir de la dépendance de la France par rapport à la Chine pour des médicaments et autres produits stratégiques. Mais nous alertons depuis vingt ans de notre vassalisation sur les biotechnologies ! Sans avoir su convaincre. Demain des médicaments issus des nouvelles biotechs seront chinois, car l'Europe s'est suicidée sur ces sujets : dans une étude publiée l'année passée, nous avons recensé pour les Etats-Unis et la Chine (celle-ci étant en train de devenir leader) près de 900 brevets chacun et moins de 200 pour l'Europe entière dans le domaine des nouvelles biotechnologies les plus prometteuses, en premier lieu pour la santé.

samedi 25 décembre 2021

De bonnes nouvelles de Noël

Je ne saurais mieux dire ...

L'Italie lève le tabou du nucléaire. Roberto Cingolani, le ministre de la Transition écologique veut que le recours à l'atome puisse être envisagé sans a priori. Des propos explosifs dans un pays qui a dit deux fois non par référendum au nucléaire. Mais la flambée du prix de l'énergie et les objectifs de décarbonation changent la donne.Source Les Échos

«Le monde est plein d'écologistes bobos et extrémistes: ils sont pires que la catastrophe climatique elle-même.» Les propos ne viennent pas d'un obscur lobbyiste pétrolier mais de Roberto Cingolani, ministre italien de la Transition écologique. Ce physicien, ancien directeur du prestigieux institut de technologie de Gênes, doit gérer près de 40 % des ressources dévolues à l'Italie grâce au plan de relance européen, soit 70 milliards d'euros. Une partie pourrait nourrir la recherche sur la fusion nucléaire.

Aux lecteurs du blog
Grâce à la revue PROCESS Alimentaire, vous n'avez plus accès aux 10 052 articles initialement publiés par mes soins de 2009 à 2017 sur le lien suivanthttp://amgar.blog.processalimentaire.com/. Triste histoire de sous ... merci de leur faire part de cette anomalie !

samedi 19 décembre 2020

Énergies renouvelables, ça nous coûte un pognon de dingue, sans compter le taux d’émission de dioxyde de carbone ...

« Énergies renouvelables : 8 000 euros par famille se sont déjà envoléset avec eux la balance commerciale de la France et le taux d’émission de dioxyde de carbone par Français qui impactera les générations futures ! » par Sébastien Richet*

La somme de 120 milliards d’euros, soit 2 000 euros par Français ou encore 8 000 par famille est partie en fumée dans des installations éoliennes et solaires industrielles indûment subventionnées, lesquelles, de plus, ne provisionnent même pas les déchets qu’elles génèrent, laissant cela à la gestion des communes et surtout aux générations futures.

Comme déjà écrit par ailleurs, la production intermittente quand elle n’est pas nécessaire, ou absente quand on en a besoin coûte cher en subventions distribuées par milliards en faveur des énergies dites renouvelables… ce qu’elles ne sont pas puisqu’il faut remplacer tout l’équipement tous les vingt ans et que la gestion de leurs déchets n’est pas assurée.

La bagatelle est actuellement estimée à 120 milliards d’euros pour des machines essentiellement produites hors de France, en Chine principalement mais aussi Allemagne, etc. Et ce n’est pas fini !

Puisqu‘on y est, savez-vous pourquoi l’on ne parle que de puissance installée et non d’énergie produite ? Tout simplement parce qu’au mieux en France, la production de ces machines éoliennes et des panneaux solaires électriques n’a qu’une efficacité de 20 % pour la première et de 10 % pour la deuxième alors qu’elles ont d’abord été installées sur les meilleurs sites disponibles.

Autrement dit, un GW (gigawatt ou milliard de watt) d'énergie dite renouvelable mais intermittente) est équivalent à ce que produit une machine dix fois moins puissante nucléaire ou hydraulique, mais toute l’année.

Ainsi, s’il y a 60 GW de nucléaire, il faut 600 GW d’énergies renouvelables intermittentes (300 000 éoliennes terrestres de 2MW chacune par exemple) pour produire la même quantité et encore de l’ordre de 60 GW de production au gaz ou/et au charbon pour compenser lors des épisodes sans vent de nuit… qui sont monnaie courante en hiver.

Inutile de se poser la question du soutien des gaziers français ou des ligniteux allemands aux énergies renouvelables intermittentes : c’est l’un de leur gagne-pain en particulier si les énergies renouvelables intermittentes continuent de se développer ! Le tout en augmentant la production de CO2 et ses rejets dans l’atmosphère chaque fois qu’une éolienne ou un panneau solaire est mis en service…

Les taxes sur le carburant ou encore sur l’électricité qui ne cessent d’augmenter pour financer abusivement ces énergies renouvelables intermittentes visont la manne qui manque à la France pour rétablir sa balance commerciale.

Cette manne tombe sonnante et trébuchante dans l’escarcelle de promoteurs : tout est acheté in fine, que ce soit rentable – ce qui est très rare (cas d’iles isolées) – ou non, presque tout le temps. N’oublions pas que le client lambda DOIT acheter l’électricité produite par les énergies renouvelables intermittentes via les taxes et à cause de l’obligation de rachat par EDF de cette électricité à des tarifs 10 fois supérieurs à ceux de sa propre électricité nucléaire et hydraulique.

Pire, pour la même somme, on aurait pu construire 15 réacteurs extrêmement puissants et robustes, d’une durée de vie de 60 ans qui non seulement auraient supprimé nos importations hivernales et nous auraient garanti toute l’année l’accès à un courant peu cher, mais nous auraient déjà permis d’exporter à bas prix pour nos collègues européens tout en faisant de colossaux bénéfices pour la balance commerciale française.

Autrement dit, les programmes de développement des énergies renouvelables intermittentes sont contre-productifs, que ce soit pour l’économie des ménages, la balance commerciale de la France, la gestion des déchets, le CO2 émis et également pour toutes ces mines de terres rares et de cobalt qui polluent leur environnement tout en tuant les mineurs.

Ne laissons pas l’avenir continuer comme le présent, exigeons la mise en place d’une politique énergétique digne de ce nom qui prenne en compte la balance commerciale de la France, l’économie des ménages et bien sûr la gestion responsable des déchets. Exigeons de nouveaux réacteurs nucléaires sur les sites qui existent déjà et ont été préparés pour eux de longue date et non des moulinets à vent qui envahissent nos paysages et des cellules solaires électriques, tous deux fabriqués hors de nos murs !

*Sébastien Richet est Ingénieur de l'ENSI de Caen. Il est spécialiste de l'évaluation des données dans un grand organisme international. Il est membre du Collectif Science-Technologies-Actions.

Cet article est paru dans la revue Contrepoints.

Le Collectif STA composé de chercheurs, ingénieurs, médecins, enseignants et autres citoyens consternés par la marginalisation de la Science et les attaques incessantes contre les technologies innovantes, a pour but de faire entendre la voix de la raison, de l'approche scientifique et du progrès, notamment auprès des décideurs et des médias.

NB : L'image proposée est de mon fait -aa.