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samedi 14 mars 2026

Viande bovine du Brésil contaminée par de l'œstradiol 17β : Que dit l'IA ?

En complément de l’article, Mercosur : Bienvenue aux bovins du Brésil traités à l’œstradiol 17β, j’ai demandé à l’IA si ma crainte de voir de la viande bovine du Brésil contaminée par de l'œstradiol 17β entrer dans l’UE était justifiée ?

Voici ce que me répond l’IA :

Effectivement, vous avez tout à fait raison : ce n'est plus une simple crainte théorique, mais un fait documenté par des audits de la Commission européenne publiés fin 2024 et confirmés début 2026.

Voici ce que révèlent précisément ces rapports et ce qu'il faut en penser :

1. Le constat de l'audit (Rapport 2024-8087)

L'audit mené par la DG Santé (Direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire) au printemps 2024 a révélé des failles majeures dans le système brésilien :

L'hormone en cause : Il s'agit de l'œstradiol 17β, une hormone utilisée au Brésil pour synchroniser les cycles de reproduction des femelles (génisses et vaches). En Europe, cette substance est strictement interdite car elle est classée comme cancérigène (elle favorise l'apparition de tumeurs).

Défaut de traçabilité : L'audit a conclu que les autorités brésiliennes étaient incapables de garantir que la viande exportée vers l'UE provenait d'animaux n'ayant jamais reçu cette hormone. Les "déclarations sous serment" des éleveurs brésiliens ont été jugées "peu fiables".

2. Les révélations récentes (Février 2026)

Le dossier a pris une dimension plus grave très récemment :

Reconnaissance de contamination : Le 25 février 2026, la Commission européenne a admis pour la première fois que de la viande congelée contenant des traces d'œstradiol était effectivement entrée sur le marché d'une dizaine d'États membres au cours des années 2024 et 2025.

Échec du plan d'action : Bien que le Brésil ait suspendu ses exportations de viande de génisses vers l'UE fin 2024 pour tenter de corriger le tir, les derniers rapports indiquent que les recommandations critiques de l'UE n'ont pas encore été pleinement suivies.

3. Les conséquences et les risques

Pour le consommateur : Le risque sanitaire immédiat est jugé faible par les autorités (car les traces sont souvent minimes), mais le non-respect du principe de précaution pose un problème éthique et politique majeur. L'œstradiol est un perturbateur endocrinien puissant.

Pour les éleveurs européens : C'est un argument de poids contre l'accord de libre-échange UE-Mercosur. Les syndicats agricoles (comme la FNB en France) dénoncent une "tromperie" et demandent une suspension totale des importations de bœuf brésilien.

Transparence : On ignore encore précisément où cette viande a été consommée (restauration collective, plats préparés, boucheries industrielles), car la traçabilité après l'importation est souvent complexe.

En résumé : Votre méfiance est validée par les faits. La Commission européenne est actuellement sous le feu des critiques pour avoir tardé à reconnaître l'ampleur du problème tout en continuant de négocier des accords commerciaux avec ces mêmes pays.

Conseil pratique : Pour éviter tout risque lié à ces importations, privilégiez les viandes portant le label "Viande Bovine Française" (VBF) ou des labels de qualité (AOP, Label Rouge), qui garantissent le respect de l'interdiction totale des hormones de croissance.

Commentaire. Si quelqu'un a une réaction du ministère de l'agriculture, je suis preneur ...

vendredi 13 mars 2026

Mercosur : Bienvenue aux bovins du Brésil traités à l’œstradiol 17β

On lira dans l'excellent blog-notes d'Olivier Masbou :

Dans un rapport publié le 25 février, la DG Santé de la Commission européenne reconnaît officiellement que du bœuf hormoné d’animaux traités à l’œstradiol 17β a été importé du Brésil par l’UE. « Bien que la MAPA [Department of Agriculture, Livestock and Food Supply du Brésil] ait mis en place un certain nombre de mesures, auxquelles elle s’est engagée dans son plan d’action, celles-ci n’ont pas permis d’exclure pleinement l’exportation vers l’UE de la viande d’animaux femelles traités à l’œstradiol 17β » écrit la DG Santé. 

« Démonstration est faite que les dispositifs de contrôle supposés garantir le respect de cette norme européenne ne fonctionnent pas », écrit Patrick Bénézit, président de la FNB, dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron

« La FNB vous appelle, Monsieur le Président de la République, à la suspension immédiate de toute importation de bœuf brésilien sur notre territoire, et à veiller aux viandes qui pourraient être rebaptisées européennes à leur entrée dans d’autres états-membres ». Jusqu’à présent, la CE reconnaîssait qu’elle ne pouvait pas garantir que les viandes importées du Brésil n’étaient pas traitées. Désormais, elle garantit qu’elles le sont. On progresse ...

Nucléaire : un mea culpa bien tardif suivi demain du Mercosur ...

« Alors qu’en 1990, un tiers de l’électricité européenne provenait du nucléaire, aujourd’hui cette part est tombée à environ 15 %. Cette réduction de la part du nucléaire était un choix. Je pense que c’était une erreur stratégique », a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, le 10 mars 2026. Déjà, en décembre dernier, la CE avait renoncé à l’objectif de 2035 pour interdire les voitures thermiques et passer au tout-électrique. Dans une dizaine d’années, la Commission reconnaîtra que l’accord avec le Mercosur ou le démantèlement de la PAC étaient eux aussi des « erreurs stratégiques ». Mais ce sera trop tard.
Comment dit-on mea culpa en eurocrate ?

Une question écrite E-000726/2026, L'hormone œstradiol est présente dans le bœuf brésilien importé du 20 février 2026, signale que la Commission a eu connaissance dès octobre d'un chargement de viande bovine brésilienne contaminée par de l'œstradiol-17β à destination de l'Europe. Toutefois, la notification RASFF n'est intervenue que plusieurs semaines plus tard. De plus, le 14 novembre, une simple notification d'information a été diffusée, au lieu de l'alerte urgente requise pour les substances cancérogènes et les substances formellement interdites. La notification est donc arrivée trop tard et une partie de la viande avait déjà été consommée.

Neuf mois auparavant, les avertissements de Sander Smit, député européen, entre autres, concernant les importations de viande contaminée à l'œstradiol-17β, avaient été rejetés. La Commission n'avait constaté « aucune preuve » de viande contaminée sur le marché de l'UE et avait souligné que les mêmes normes s'appliquaient à tous. Elle était convaincue que le Brésil honorerait les garanties qu'il avait données.

Fait remarquable, quelques jours après la notification du RASFF, la Commission a décidé d’élargir le champ d’application de l’autocertification (pour la volaille et les œufs).


1. Pourquoi des semaines se sont-elles écoulées entre la constatation de l'audit et la notification du RASFF, et pourquoi une simple notification a-t-elle été choisie plutôt qu'une alerte ?
2. Pourquoi la Commission n’a-t-elle pas – de sa propre initiative ou à la demande de la Commission – imposé une interdiction d’importation ou des conditions d’importation spéciales comme l’exige l’article 53 du règlement (CE) n° 178/2002 ?
3. Comment justifier l’élargissement du champ d’application de l’autocertification à la lumière des 24 alertes à la salmonelle émises par le RASFF l’année dernière ?

Comme l’on dit, affaire à suivre ...

samedi 7 février 2026

Mercosur, on est sûr de rien !

« Mercosur : le point » est un article synthèse d'Olivier Masbou paru sur son blog-notes le 3 février 2026 

Tout va bien dans le système européen de contrôles des produits agricoles et alimentaires importés de pays tiers. C’est en substance ce que nous dit la Commission pour calmer les inquiétudes des Européens après la signature de l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur. Tout va tellement bien que la CE a indiqué, le 26 janvier, mettre en place « un groupe de travail pour renforcer les contrôles à l’importation en matière de sécurité alimentaire ». Tout va bien mais ça ira mieux demain ;

nous avons, récemment, interrogé la Commission, sur les contrôles des viandes bovines en provenance de la zone Mercosur. Nous publions sa réponse dans son intégralité : « L’audit de 2024 auquel il est fait référence a révélé que la supervision par les autorités brésiliennes du système dual de production des bovins était insuffisante ; En effet, les contrôles officiels ne permettaient pas de garantir pleinement la fiabilité des déclarations sous serment des éleveurs quant à la non-utilisation d’œstradiol à des fins zootechniques (reproduction) chez les bovins femelles destinés à l’abattage pour l’exportation vers l’UE ; Ce constat a conduit l’UE à formuler la recommandation n°2 du rapport d’audit de 2024 visant à remédier à cette lacune ; En réaction, le Brésil s’est engagé à mettre en place un protocole privé susceptible de traiter le problème identifié ; Afin de vérifier l’efficacité du dispositif brésilien, un audit de suivi fut réalisé au Brésil fin octobre 2025. Le rapport d’audit est en cours de finalisation et sera publié une fois prêt ; En d’autres termes, lorsqu’une défaillance est identifiée, il est demandé au pays tiers de mettre en place les mesures correctives nécessaires. Si jamais il s’avère que ces mesures sont insuffisantes, il est possible, en cas de risque sérieux pour la santé humaine et/ou animale, de procéder au delisting du pays tiers, c’est-à-dire de suspendre l’autorisation d’exportation vers l’UE pour les biens concernés. L’existence d’un accord commercial tel que l’accord UE-Mercosur ne modifie en rien cette approche ». Limpide et rassurant !

C’est par 334 voix contre 324 et 11 abstentions que les députés européens ont voté le 21 janvier en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne. Une réelle victoire pour les agriculteurs européens qui ont manifesté massivement contre cet accord, victoire pour les Etats membres comme la France qui ont voté contre cet accord, et défaite pour la Commission, et singulièrement sa présidente qui n’a pas ménagé ses efforts pour faire passer cet accord en force, on peut l’écrire. Le vote en faveur de la saisine n’était pas acquis d’avance, et il a fallu aller chercher les voix une par une. Au récent congrès de l’UNPT, Céline Imart (député européen, PPE-LR) racontait comment, avec d’autres collègues français, elle est allée chercher le vote des socialistes roumains par exemple. Cette saisine est en principe suspensive de l’application de l’accord. Espérons que Mme von der Leyen sera bonne joueuse et ne décidera pas l’exécution provisoire de l’accord. Ce qui serait un véritable déni de démocratie.

Commentaire. Un déni de démocratie ? Un de plus pour la présidente de la CE ...

Màj : Le Parlement européen a définitivement adopté le 11 février une clause de sauvegarde qui comprend des mesures de protection des agriculteurs face à l’impact éventuel de l’accord commercial avec les pays latino-américains du Mercosur.

Màj du 27 février 2026. Ce qui devait arriver est hélas arrivé :

Malgré la saisine de la Cour de justice de l'UE par le Parlement européen, Ursula von der Leyen annonce l'application provisoire de l'accord commercial avec le Mercosur.

samedi 2 décembre 2023

L'Italie promulgue une loi interdisant la viande cultivée et envoie la loi à la Commission européenne

Après deux articles précédents du blog (1 et 2), voici que «L'Italie promulgue une interdiction de la viande cultivée et envoie la loi à l'UE», source Meatingplace.

Le président italien Sergio Mattarella a annoncé vendredi qu'il avait signé une loi interdisant la viande cultivée qui a été adoptée par le Parlement italien au début du mois, permettant à son gouvernement de soumettre le projet de loi à l'UE pour commentaires. 

Les responsables de la Commission européenne à Bruxelles ont confirmé que l'organisation avait reçu notification du projet de loi, accompagnée d'une lettre s'engageant à «se conformer à toutes observations qui pourraient être faites par la Commission dans le cadre de la procédure de notification».

Piercamillo Falasca, secrétaire adjoint du parti politique italien +Europa, a noté que la loi est susceptible de mettre l'Italie en infraction avec les règles du marché unique et pourrait entraîner de lourdes amendes de la part de l'UE.

«Avec la promulgation opportune de la loi par le Président de la République Sergio Mattarella, que je remercie, à partir d'aujourd'hui l'Italie devient officiellement la première nation au monde à lutter activement contre la production de viande cultivée, avec une règle qui interdit sa production, sa commercialisation et importer". Ainsi, le ministre de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et des Forêts, Francesco Lollobrigida, a souligné le «résultat extraordinaire obtenu avec un projet de loi promu par le Gouvernement, soutenu par la signature d'une pétition populaire par des millions de citoyens et par des actes de direction de milliers de réunions municipales. et tous les conseils régionaux.»

«La règle, qui, outre la mienne, porte la signature du professeur Orazio Schillaci, ministre de la Santé, a également été dûment notifiée en Europe, comme je l'ai annoncé au Parlement. Elle peut désormais servir d'exemple pour d'autres nations européennes et peut-être être utile, dans conformément aux propos du Parlement européen, pour empêcher à l'avenir que ces produits soient fabriqués et commercialisés dans l'Union.»

Cette disposition, explique le ministre, «garantit le territoire, le travail, l'équité sociale et la qualité en tant qu'éléments inhérents à l'alimentation, qui doit toujours garantir le bien-être tout en étant considérée comme une simple nourriture.»

«Une étape importante qui démontre comment l'Italie est redevenue un vecteur, un modèle et une avant-garde politique sur des questions telles que la sécurité des aliments liée à la santé. Comme l'a expliqué la Première ministre Giorgia Meloni lors de la COP28, nous devons garantir une bonne alimentation pour tous. «Un gouvernement qui tient à tout prix ses engagements, notamment ceux de défense des intérêts nationaux», conclut-il. 

Commentaire
j'ai déjà dit tout le mal que je pensais de la viande cultivée, viande synthétique, fake viande et autre soleil vert. Cela montre aussi les limites d'un Etat dans l'UE, alors que les distorsions de concurrence existent un peu partout dans l'UE. On marche sur la tête ...

vendredi 1 décembre 2023

Pesticides dans du riz importé : le Parlement européen rejette la proposition de la Commission européenne d'augmenter les limites de tricyclazole

«Pesticides dans du riz importé : le Parlement européen rejette la proposition d'augmenter les limites de tricyclazole», source affidia du 20 novembre 2023.

La commission de l'environnement du Parlement européen, soutenue par une large majorité, a récemment demandé à la Commission européenne de retirer sa proposition visant à relever les limites du tricyclazole, un pesticide interdit au sein de l'Union européenne depuis 2016 en raison de risques potentiels pour la santé humaine, mais largement utilisé. par les principaux pays producteurs de riz d’Asie et d’Amérique du Sud.

La décision de la commission de l'environnement du Parlement européen fait suite à la proposition faite par la Commission européenne d'augmenter les limites de tricyclazole dans le riz importé, de 0,01 mg/kg à 0,09 mg/kg. Bien que rejetée par le Comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et des aliments pour animaux, la proposition n'a pas encore été retirée, ce qui a incité la commission de l'environnement à intervenir.

La commission de l'environnement du Parlement européen affirme que la mesure proposée ne respecte pas les engagements visant à garantir une concurrence loyale et des normes solides de sécurité des consommateurs sur le marché de l'Union européenne. La mise en œuvre d’une telle mesure pourrait potentiellement introduire des barrières ou des perturbations commerciales, affectant à la fois les consommateurs et les acteurs agricoles.

Considérant que l'Italie est le principal contributeur (50%) à la production totale de riz de l'UE, Coldiretti, l'association des agriculteurs italiens, souligne l'importance de s'opposer au tricyclazole dans le riz comme première étape vers le respect du principe de réciprocité en Europe. Ce principe vise à garantir que tous les produits alimentaires entrant aux frontières européennes respectent des critères uniformes, garantissant des normes de qualité communes en matière d'environnement, de travail et de santé.

Le rejet de la proposition visant à augmenter les limites de tricyclazole dans le riz par la commission de l'environnement du Parlement européen constitue une étape importante vers le maintien de la sécurité des consommateurs et d'une concurrence loyale. Source Parlement européen.

jeudi 16 novembre 2023

La Commission européenne renouvelle l’autorisation du glyphosate pour 10 ans. Le chantage n'a pas fonctionné. Une victoire pour la Science !

Complément
Complément bis
Les lecteurs du Figaro du 17 novembre semblent ne pas d'accord avec l'autorisation du glyphosate. Y'a du boulot pour la science ...

vendredi 3 novembre 2023

Bilan 2022 du réseau d'alerte de la Commission européenne : Augmentation dans les rayons !

Le texte ci-après est issu du Portail de la sécurité alimentaire du Luxembourg que je remercie parce le rapprot de la Commission euroéenne est devenu de plus en plus illisible, voici donc un compte-rendu du «Rapport annuel de la Commission européenne sur le réseau d'alerte et de coopération iRASFF».

La Commission européenne a publié son rapport annuel 2022 du réseau d'alerte et de coopération couvrant toutes les informations partagées au sein de l’iRASFF, entre les membres du réseau d'alerte et de coopération (ACN - Alert and Cooperation Network) qui inclut le réseau RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed), le réseau AAC (Administrative Assistance and Cooperation) et le réseau FFN (Agri-Food Fraud Network).

En 2022, les réseaux AAC et FFN ont enregistré le plus grand nombre de notifications jamais transmises tandis que le RASFF a connu la deuxième année la plus active en termes de notifications originales, après l’année 2021 marquée par l'incident de l'éthylène oxyde :

- 4361 notifications transmises via RASFF, concernant des risques sanitaires liés à des denrées alimentaires, des aliments pour animaux ou des matériaux en contact avec des denrées alimentaires (- 6 % par rapport à 2021)
- 2554 notifications transmises via AAC, concernant des non-conformités à la législation de l'Union européenne sur la chaîne agroalimentaire ne présentant a priori pas de risque sanitaire (+ 12 %)
- 600 suspicions de fraude via FFN détectées (+ 32 %).

Conformément aux années précédentes, un grand nombre des notifications RASFF étaient liées aux résidus de pesticides en 2022, principalement dans les fruits et légumes.

Le type de non-conformité le plus notifié en 2022 était lié à des étiquetages erronées ou à des allégations, concernant des étiquettes sur lesquelles les informations obligatoires pour les consommateurs étaient non conformes ou manquantes (nom du produit, liste des ingrédients, déclaration nutritionnelle) ou des allégations de santé non autorisées.

Les actions coordonnées de l'UE menées en 2022 (fraude sur le miel & commerce illégal de chats et chiens) ont eu un impact significatif sur l'augmentation du nombre total de notifications de fraude.

Il est aussi proposé un aperçu du compte-rendu du réseau d'alerte et de coopération (ACN) en 2022 en une page.

Commentaire

- Malgré le découpage de la Commission européenne en trois volets de l’iRASFF, ACN, AAC et FFN, tout ou presque augmente !
- La France (226) dans le trio de tête des notifications au RASFF pour les produit d’origine, derrière la Pologne (312), à la première place suivie des Pays-Bas (257).
- Le nombre de notification en 2022 pour les produits d’origine France a été de 226 versus 274 en 2021, un bon point à nuancer car les prévions de 2022 indique que le chiffre sera supérieur à celui de 2022.

mercredi 18 octobre 2023

Décryptage du dossier glyphosate pour Le Figaro par Gil Rivière-Wekstein : "Il n'y a pas de risque pour la santé et pour l'environnement"

mercredi 13 septembre 2023

Point de vue : Non à l'Europe de la présidente de la Commission européenne

Après le discours de la présidente de la Commission européenne, voici un point de vue qui a recueilli mon adhésion et je souhaitais vous le faire partager ...

jeudi 7 septembre 2023

Une déferlante d’importations de poulets ukrainiens en France

Une «déferlante» d’importations de poulet en France, selon La France Agricole.
L’interprofession de la volaille de chair (Anvol) rapporte une nouvelle progression de 5,3% des importations françaises de viande de poulet sur le premier semestre de 2023. À la faveur de droits de douane nuls, l’origine ukrainienne explose en France comme dans le reste de l’Europe.

Voici la réponse du ministre de l'Agriculture ... 

jeudi 17 août 2023

L'UE soulève des préoccupations de santé publique concernant les contrôles des mollusques bivalves

«L'UE soulève des préoccupations de santé publique concernant les contrôles des mollusques bivalves», source article de Joe Whitworth paru le 17 août 2023 dans Food Safety News.

Selon la Commission européenne, les contrôles dans les pays de l'UE sur les mollusques bivalves ne sont pas toujours suffisants pour protéger la santé des consommateurs.

Les mollusques bivalves comprennent les moules, les palourdes, les huîtres et les pétoncles. L'Europe, la France, l'Espagne, l'Italie et la Grèce représentent plus de 80% de la production, principalement issue de l'aquaculture.

Ils se nourrissent en filtrant les algues de l'eau environnante et peuvent accumuler des micro-organismes et des contaminants chimiques. Certaines espèces d'algues produisent des biotoxines marines, qui s'accumulent dans les tissus des mollusques bivalves et, lorsqu'elles dépassent certains niveaux, peuvent entraîner des maladies chez l'homme.

La Commission européenne a recueilli des informations auprès de 15 États membres producteurs de mollusques bivalves, par le biais de quatre audits et de 11 réponses au questionnaire, ainsi que d'autres données accessibles au public, et a publié un rapport de synthèse.

Les agences nationales sont responsables du contrôle des zones où les mollusques bivalves sont produits et récoltés.

Problèmes microbiens

La législation de l'UE aborde le risque microbiologique en exigeant la classification des zones où les mollusques sont récoltés. Les zones de production doivent être classées dans la classe A, B ou C en fonction de leur état de contamination microbienne, en utilisant E. coli comme indicateur de contamination fécale. La classification détermine le traitement après récolte.

Plus tôt cette année, au moins 170 personnes sont tombées malades en Finlande après avoir mangé des huîtres dans divers restaurants en février et mars. De plus, en mars, norovirus présent dans des moules a rendu sept personnes malades en Suède. Norovirus dans les huîtres de France en a touché trois et 15 cas de maladie étaient liées aux huîtres des Pays-Bas. Vingt personnes ont été malades en Belgique en février à cause de norovirus dans des huîtres de France. Les huîtres ont provoqué deux épidémies au Danemark de fin 2022 à début 2023, la première avait 19 patients et 73 personnes étaient malades dans la seconde.

Le rapport a révélé que la plupart des pays tiennent à jour des listes de zones de production classées, mais il existe des différences majeures dans le développement des enquêtes sanitaires. Dans certains cas, les examens des zones de classification n'ont pas tenu compte des résultats qui dépassaient les critères ou étaient basés sur les résultats des contrôles des opérateurs sans suivre les règles de l'UE pour l'utilisation de ces données.

Certains États membres ne surveillent la qualité microbienne des zones de production que pendant les périodes de récolte, ce qui n'est pas conforme aux règles de l'UE. D'autres questions incluent la sélection des points de prélèvements et des espèces indicatrices.

Des lacunes courantes dans la qualité des investigations liées au fait de ne pas démontrer la représentativité des sites de prélèvements, sans inclure les recommandations de fréquence d'échantillonnage ou les espèces et les points à échantillonner, a dit la Commission européenne.

Agir sur les résultats

La surveillance des zones de production classées pour les biotoxines n'est souvent pas conforme aux exigences de l'UE, principalement en raison de la fréquence et du type de biotoxines testées. Le laboratoire de référence de l'UE (EURL) pour les biotoxines marines travaille sur un guide pour la surveillance des biotoxines dans les zones de récolte des mollusques bivalves.

Les États membres prennent généralement des mesures lorsque leurs essais de surveillance indiquent un risque potentiel pour la santé. Cependant, les faiblesses du système ont parfois un impact sur la détection en temps opportun de certains risques ou retardent la réponse à ceux-ci.

Les pays respectent généralement les exigences de la législation pour la réouverture des zones de production qui ont été fermées en raison des résultats de la surveillance. Cependant, plusieurs ne tiennent pas compte des données pertinentes lors de l'examen de la classification.

Selon le rapport, le rappel des mollusques bivalves susceptibles de présenter un risque pour les consommateurs semble poser problème, en partie à cause du caractère périssable des produits lorsqu'ils sont mis sur le marché vivants.

La Commission européenne a l'intention de mener davantage d'audits chez d'autres États membres producteurs de mollusques bivalves. Les discussions en cours portent sur l'amélioration de la traçabilité des coquillages destinés à la purification ou à l'échange entre nations et éventuellement sur la révision de la teneur en biotoxines des coquillages.

Complément

A ma connaissance, selon le RASFF de l’UE, il y a eu 26 notifications en 2023 pour des coquillages de France. 24 étaient dues à norovirus. En 2022, sur 29 notificationsn 14 concernaient norovirus et 6 étaient dues à Escherichia coli. En 2021, sur 17 notifications, 8 étaient dues à norovirus et 5 à E. coli.
Un premier constat montre une augmentation des notifications au fil des ans, meilleure surveillance ?

mercredi 26 juillet 2023

L'UE lève lève les restrictions «Fukushima» sur les importations de produits alimentaires. D’autres pays soulèvent des problèmes de rejet d'eau

«L'UE lève les contrôles liés à Fukushima. D’autres pays soulèvent des problèmes de rejet d'eau», source article de Joe Whitworth paru le 26 juillet 2023 dans Food Safety News.

La Commissioneuropéenne va lever les restrictions à l'importation de denrées alimentaires en provenance du Japon suite à l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima en 2011.

Mme Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré que l'Union européenne avait accepté de supprimer les mesures restrictives à l'importation restantes liées à l'incident.

«Nous avons pris cette décision sur la base de la science, sur la base de preuves et sur la base de l'évaluation de l'Agence internationale de l'énergie atomique», a-t-elle déclaré.

Le gouvernement japonais s'est félicité de cette annonce, ajoutant qu'il avait demandé à plusieurs reprises à l'UE et à ses États membres de lever les mesures.

L'UE supprime les restrictions

Après l'accident, l'UE a imposé des analyses de radioactivité avant l'exportation des produits alimentaires. Depuis que les restrictions ont été adoptées en 2011, elles ont été réexaminées par la Commission européenne tous les deux ans et ont été assouplies à mesure que les risques diminuaient. Le dernier examen, en septembre 2021, a limité les restrictions en matière d'essais avant exportation aux champignons sauvages, à certaines espèces de poissons et à des plantes sauvages comestibles.

Aucun non-respect des niveaux maximaux de radionucléides fixés dans la réglementation n'a été observé à l'importation dans l'UE depuis juin 2011, ce qui montre que le système de contrôle et les vérifications effectués par les autorités japonaises sont efficaces, a déclaré la Commission européenne. Les niveaux de radionucléides dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux en provenance du Japon continueront d'être surveillés pour garantir la sécurité sanitaire des consommateurs.

Stella Kyriakides, commissaire européenne à la santé et à la sécurité alimentaire, a déclaré qu'à la suite du travail des autorités japonaises et de la collaboration avec des experts de l'UE, les restrictions peuvent être assouplies.

«Les résultats des contrôles favorables de ces dernières années démontrent le fort engagement et la coopération de nos partenaires japonais, et je suis très reconnaissante à tous ceux qui ont rendu cela possible», a-t-elle déclaré.

Les restrictions à l'importation ont été supprimées en Angleterre, en Écosse et au Pays de Galles en juin 2022 à la suite d'une évaluation de la Food Standards Agency (FSA) et de la Food Standards Scotland (FSS).

Préoccupations concernant le rejet d'eau traitée

La Commission européenne a déclaré qu'il était important que le Japon continue de surveiller la production nationale de radioactivité. Cela comprend les poissons, les produits de la pêche et les algues à proximité du site de rejet de l'eau traitée. Ils doivent être contrôlés pour la présence de radionucléides, y compris le tritium.

Un examen de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a révélé que les projets du Japon de rejeter dans la mer l'eau traitée stockée à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi sont «conformes» à ses normes de sécurité.

L'AIEA a déclaré que les rejets d'eau traitée auraient un impact radiologique «négligeable» sur les personnes et l'environnement.

L'eau stockée a été traitée par un système avancé de traitement des liquides pour éliminer presque toute la radioactivité, à l'exception du tritium. Avant de rejeter, le Japon diluera l'eau pour amener le tritium en dessous des normes réglementaires.

Cependant, Hong Kong a annoncé son intention d'interdire l'importation de produits aquatiques en provenance de 10 régions du Japon une fois que le pays commencera à rejeter les eaux usées de Fukushima, afin de garantir la sécurité des aliments et la santé publique.

Les produits comprennent tous les produits aquatiques vivants, congelés, réfrigérés, séchés ou autrement conservés, le sel de mer et les algues non transformées ou transformées.

Les responsables ont déclaré qu'il n'y avait aucune garantie que le système de purification puisse fonctionner de manière continue et efficace à long terme après le début du plan de rejet, et que le déménagement ne poserait pas de risques potentiels pour la sécurité des aliments. La Chine a pris des mesures similaires, selon des médias.

Dans une communication en juin adressée au Comité des mesures sanitaires et phytosanitaires de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Japon a appelé une douzaine de pays et régions qui avaient encore des mesures d'importation en place pour les supprimer et a fourni une mise à jour sur la situation des rejets d'eau.

samedi 22 juillet 2023

Absurdité européenne : 4% des terres de France en jachère, voici concrètement ce que cela donne !

Excellente démonstration ... 

Bienvenue dans l’Absurdisthan français du prix de l'électricité, avec le concours de la Commission européenne

Qu'est-ce que l'«ARENH» ?

L'«ARENH» signifie «Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique». Il permet à tous les fournisseurs alternatifs de s'approvisionner en électricité auprès d'EDF dans des conditions fixées par les pouvoirs publics.  Le prix est actuellement de 42 euros/MWh et le volume global maximal affecté au dispositif est égal à 100 TWh/an.

La mise en place du dispositif ARENH résulte d’un engagement de l’État français auprès de la Commission Européenne qui a été instauré par la loi NOME (loi portant Nouvelle Organisation du Marché de l’Électricité) du 7 décembre 2010. Les modalités de fonctionnement de ce dispositif sont désormais intégrées dans le code de l’énergie.

La suite est dans cette courte mais utile vidéo ...

Voilà pourquoi notre facture d'électricité va augmenter et va continuer à augmenter. Merci qui ?

jeudi 20 juillet 2023

Mise à jour des données sur les feuilles de chanvre

«Mise à jour des données sur les feuilles de chanvre», source Autorité de la sécurité alimentaire du Luxembourg du 19/07/2023.

Il s’agit de denrées alimentaires à base de chanvre (Cannabis sativa L., Hanf (DE), hemp (EN) ou à base d’extrait de chanvre «CBD».

La Commission européenne a mis à jour les données disponibles sur l’historique de consommation des infusions de feuilles de chanvre (non accompagnées de fleurs). En revanche, les fleurs de chanvre ne disposant pas de cet historique de consommation sont interdites à la vente en tant que denrées alimentaires.

Historique

Dans le Novel Food Catalogue, l’entrée de «Cannabis sativa L.» a été mise à jour en juin 2023 par la Commission européenne.

Les graines de chanvre industriel et les produits dérivés tels que l’huile de graines de chanvre sont connus comme denrée alimentaire. Ces produits ne contiennent pas de cannabinoïdes, si ce n’est des traces considérées comme contaminant.

Pour les infusions aqueuses de feuilles de chanvre (non accompagnées des sommités fleuries/fleurs) un historique de consommation dans l’Union européenne avant 1997 a pu être établi pour une utilisation comme telle.

Novel Food

De cette mise à jour par la Commission européenne, il en sort que pour les sommités fleuries/fleurs de chanvre aucun historique de consommation n’existe quant à leur utilisation comme tisane/infusion. D'un autre côté, pour des raisons de risque pour la santé humaine, les fleurs de chanvre sont listées dans différents Etats membres sur des listes de plantes interdites comme denrées alimentaires ou dans les infusions.

Par ailleurs, les extraits de chanvre, produits à partir des fleurs et/ou des feuilles, et concentrés en cannabinoïdes dont cannabidiol (CBD) sont considérés comme denrées alimentaires sans historique de consommation avant le 15/05/1997 dans l’Union européenne.

Ces extraits de CBD, appelés également huile CBD ou isolat CBD, sont classés comme «Novel Food» et nécessitent une autorisation pour leur commercialisation comme denrée alimentaire.

Note : Suite au jugement du 19/11/20 dans l’affaire C-663/18 où la Cour de justice de l’Union européenne conclue que le CBD, connu comme non-psychoactif, ne constitue pas un stupéfiant au sens de la Convention unique, la Commission européenne considère que le CBD extrait de toute partie de la plante de chanvre peut être considéré comme denrée alimentaire et faire ainsi l’objet d’une évaluation comme nouvel aliment «Novel Food».

Depuis janvier 2019, de nombreuses demandes d’autorisation Novel Food ont été introduites auprès de la Commission. Or, faute d’études scientifiques complètes et concluantes, l’EFSA, chargée et responsable pour l’évaluation du risque, n’a actuellement pas publié d’avis scientifique sur le CBD.

En revanche, l’EFSA a publié en juin 2022 un ‘statement’ sur les lacunes et les incertitudes concernant les données sur le CBD. Un statement’ de la Commission européenne et approuvé par les Etats membres sur la situation actuelle du CBD a été publié en février 2023.

Dès lors, sans autorisation de mise sur le marché selon le règlement Novel Food (UE) 2015/2283, toute commercialisation de denrées alimentaires contenant du CBD reste strictement interdite au Luxembourg et en Europe en raison de son statut «Novel Food» non autorisé.

Remarque : les produits à base de cannabis, CBD et/ou THC peuvent également rentrer dans le champs d'application d’autres réglementations applicables au Luxembourg (médicaments, cosmétiques, e-liquides, tabac, …). La Direction de la santé a réédité en 2022 son document de synthèse «Produits dérivés du cannabis et du chanvre» qui reprend les différentes réglementations applicables au Luxembourg.

Mise en garde et rappel

S’il est vrai que les extraits sont exclusivement produits à partir du chanvre industriel, il s’en suit néanmoins que parmi tous les cannabinoïdes présents dans le chanvre, la présence de THC dans l’extrait et au final dans le produit peut être plus ou moins importante. Or, une consommation journalière de THC supérieure à la référence toxicologique (ARfD, dose de référence aiguë) définie comme étant 1μg THC/kg de masse corporelle peut présenter un risque pour la santé humaine (EFSA, 2015 et avis BfR,2021).

Rappelons également une valeur qui est souvent mal interprétée et qui prête à confusion. En effet, la valeur maximale en THC de 0.3 % est une valeur de référence pour la teneur en THC de la plante de chanvre sur les champs de culture, afin de la différencier d’autres variétés de cannabis, considérées comme drogues. Ces valeurs ne s’appliquent pas aux denrées alimentaires où, en l’absence de valeurs limites, l’évaluation du risque doit se faire au cas par cas sur base de la dose de référence aiguë, ARfD du THC (EFSA, 2015 et avis BfR, 2021).

Autrement dit, à partir de 2 gouttes (de 25 mg/goutte) d’une huile CBD à 0.2 % en THC la dose de référence aiguë est dépassée ! Dès lors, la consommation d’une telle huile CBD présente un risque pour la santé d’un adulte.

Depuis le 1er janvier 2023, des limites maximales en THC sont applicables, pour les denrées alimentaires légalement sur le marché (règlement (UE) 2022/1393 modifiant le règlement (CE) n°1881/2006, abrogé par le règlement (UE) 2023/915).

mercredi 5 juillet 2023

Les propositions de l’UE pour la règlementation des nouvelles techniques génomiques vont dans le bon sens, estiment l’AFBV et le WGG

«Les propositions de l’UE pour la règlementation des NGT vont dans le bon sens, estiment l’AFBV et le WGG», source communiqué de presse commun du 5 juillet 2023.

L’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) et son partenaire allemand, le Wissenschaftskreis Genomik und Gentechnik (WGG), sont satisfaits de l’étape importante que constitue la publication des propositions de la Commission européenne pour adapter la règlementation des semences génétiquement modifiées qui date de 2001. Ces propositions devraient faciliter le développement de plantes issues de nouvelles techniques génomiques (NGT) (mutagénèse dirigée, cisgénèse et intragénèse) porteuses d’innovations très attendues.

L’introduction de ces nouvelles techniques dans la boite à outils des semenciers donnera à l’agriculture européenne les moyens de lutter à armes égales avec celle des grands pays agricoles concurrents ayant déjà modifié leur règlementation. C’est aussi une condition nécessaire pour la réussite du Pacte vert.

Pour l’AFBV et le WGG, cette adaptation de la réglementation pour les plantes modifiées via l’utilisation de ces NGT permettra aux sociétés semencières de développer plus rapidement des variétés adaptées aux besoins des agriculteurs et répondant aux demandes des consommateurs et des industriels et ceci sur un nombre important d’espèces cultivées (grandes cultures, fruits, légumes, pommes de terre, viticulture…).

Pour permettre aux acteurs de la filière d’utiliser ces NGT rapidement, cette règlementation devrait être adoptée avant l’échéance électorale européenne de 2024 ou être une priorité de la législature suivante. Sans le respect de cet agenda, la commercialisation de ces plantes NGT dans l’UE sera reportée de plusieurs années et ce, dans un contexte mondial où la commercialisation de certaines variétés NGT a déjà commencé dans plusieurs pays.

C’est le moment pour l’UE de se montrer ambitieuse pour assurer l’avenir de son agriculture. En rendant accessibles ces nouvelles technologies génomiques elle se dotera de nouveaux outils utiles pour l’aider à réduire les risques liés au changement climatique et préserver sa souveraineté et sa sécurité alimentaires.

mardi 4 juillet 2023

Les futures règles pour Listeria dans les aliments réfrigérés et surgelés suscite des inquiétudes au Royaume-Uni

«Pas le temps de se détendre : les nouvelles règles concernant
Listeria vont-elles provoquer le chaos ?», source Food manufacture du 3 juillet 2023 . Article pro tégé par copyright, mais que vous pouverz lire gracieusement.

Denise Rion, responsable technique chez BFFF (British Frozen Foods Federation), discute des directives britanniques concernant Listeria et les aliments surgelés et réfrigérés, et fait part de ses inquiétudes concernant les modifications proposées à la réglementation européenne sur Listeria.

Madame R ion discute du fait que les entreprises seraient dans l’obligation de réaliser des challenge tests (ou tests de croissance) sur les produits afin de définir leur durée de conservation et cela semble beaucoup gêner la BFFF.

J’avais déjà évoqué le sujet dans «Les produits réfrigérés prêts à consommer au Royaume-Uni et les futurs critères microbiologiques pour Listeria monocytogenes au sein de l'UE».

lundi 3 juillet 2023

Politique d'interdiction des pesticides de l'UE : la fin des pommes de terre et des asperges d'Allemagne

© stock.adobe.com/George Serban
Une interdiction totale des produits phytosanitaires chimiques signifierait la fin de la culture des pommes de terre et des légumes de plein champ dans ces régions. Pour le blé, le colza et d'autres fruits du marché, les agriculteurs situés sur de bons sites devraient s'attendre à une perte de revenu de 50 pour cent, selon une expertise de l'Université des Sciences Appliquées de Soest.

«Politique d'interdiction des pesticides de l'UE : la fin des pommes de terre et des asperges d'Allemagne», source article de Norbert Lehmann paru dans agrarheute. Article mis en ligne en français sur le blog d’André Heitz, Agriculture, alimentation, santé publique … soyons rationnelsVoici quelques extraits très significatifs ...

Une interdiction totale des produits phytosanitaires chimiques dans les zones protégées met en danger l'agriculture allemande. Les agriculteurs subiront des pertes de revenus massives. C'est ce que montre une expertise.

Les consommateurs devront bientôt renoncer aux pommes de terre, aux asperges et aux oignons d'Allemagne si la Commission Européenne fait passer sa proposition d'interdiction totale des produits phytosanitaires chimiques dans les zones protégées. C'est ce que révèle une expertise du professeur Friedrich Kerkhof de la Fachhochschule Soest, présentée le 9 mai 2023 aux députés du Parlement Européen à Strasbourg. L'étude a été réalisée à la demande de l'Union Allemande des Agriculteurs (DBV – Deutscher Bauernverband).

 Pour cette expertise, les conséquences économiques de la proposition de la Commission Européenne pour un règlement sur l'utilisation durable des produits phytosanitaires (SUR) ont été calculées.

 M. Kerkhof en conclut que les agriculteurs exploitant de bonnes terres arables situées dans des zones protégées perdent environ la moitié de leurs revenus. Sur les sites moins fertiles, les grandes cultures ne seraient plus rentables à moyen terme. Ce sont surtout les pommes de terre et le colza qui devraient être abandonnés, mais aussi les légumes comme les asperges et les oignons.

Les producteurs de légumes ne pourront plus répondre aux exigences de qualité

«Si on renonce à la protection phytosanitaire chimique, la culture de certaines espèces de légumes sera abandonnée ou ne sera rentable que si le niveau des prix est très élevé», a déclaré le professeur Kerkhof. Comme les critères de qualité exigés par le commerce ne peuvent pas être remplis sans produits phytosanitaires, les agriculteurs risquent rapidement de perdre totalement leur récolte.

 Au lieu de cultiver des légumes de plein champ et des laitues iceberg, ils devraient cultiver des betteraves sucrières [ma note : ce ne serait pas la culture de substitution la plus facile... et il faut une sucrerie dans les environs] ou du blé d'hiver. Cela signifierait une perte de revenu de 6.900 euros/ha pour une exploitation typique avec des légumes.

Le plus grand groupe politique du Parlement Européen critique «l'interdiction de fait d'exercer» pour les agriculteurs.

Dans le cadre de sa stratégie «de la ferme à la table», la Commission Européenne a proposé, comme on le sait, de réduire de 50 pour cent l'utilisation de produits phytosanitaires chimiques dans l'UE d'ici 2030. Un objectif de réduction plus élevé, de 55 pour cent, devrait même s'appliquer à l'Allemagne. Une interdiction totale de la protection phytosanitaire chimique est prévue dans les zones protégées.

Le plus grand groupe politique du Parlement Européen, le Parti Populaire Européen (PPE), a rejeté en bloc la proposition de règlement la semaine dernière. La Commission doit retirer le projet SUR, exige le PPE. L'interdiction des produits phytosanitaires dans les zones sensibles équivaut de fait à une interdiction professionnelle pour de nombreux agriculteurs.

Le projet a également été très largement rejeté par le Conseil agricole de l'UE. Seul le gouvernement fédéral soutient l'approche de la Commission européenne.

Complément