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lundi 28 août 2023

Biodiversité : un cas de plus d'instrumentalisation politique de la science

Je relaie bien volontiers ce message de Science-Technologies-Actions(STA) qui est un Collectif dont le but est de défendre et promouvoir la Science dans le débat public.
La lecture de quatre articles par des membres du Collectif STA traitant de la biodiversité sous l'angle scientifique pour sortir de son instrumentalisation politique, est vivement recommandée.

Gérard Rass, dans un article très documenté en trois parties, donne une définition complète de la biodiversité, développe la transformation de la biodiversité sauvage en biodiversité cultivée et subspontanée et l'enjeu des techniques agricoles sur la biodiversité des écosystèmes. Écosystèmes qu'il classe en naturels, intermédiaires (agriculture extensive) et intensifs (agriculture productive).

Il évalue l'impact sur la biodiversité des systèmes de culture, notamment l'agriculture biologique et l'agriculture de conservation des sols(ACS)

Marcel Kuntz s'attache à montrer que la biodiversité, terme scientifique est devenu un concept sociétal et politique depuis le Sommet de Rio en 1992. Elle est devenue un enjeu majeur dans la bataille culturelle menée avec succès par les écologistes auprès des responsables politiques au nom d'une prééminence de la nature bonne sur l'action humaine maléfique.

Il dénonce le catastrophisme entretenu notamment par des scientifiques dans l'espoir d'obtenir de nouveaux financements.

Jean-Paul Oury, s'inquiète de la «loi de la restauration de la nature» adopté par le Parlement européen le 12 juillet 2023 qui vise à geler 20% des zones terrestres et maritimes d'ici 2030. Un nouveau texte contraignant qu'il qualifie d'un pas de plus vers la «biodiversitocratie» ou instrumentalisation de la biodiversité à des fins politiques alors même que des solutions techniques existent, qu'il s'agisse d'agriculture, d'exploitation des matières premières ou encore d'aménagement du territoire.

André Heitz critique un article du CNRS «L'intensification de l'agriculture est à l'origine de la disparition des oiseaux en Europe» en date du 16 mai 2023 aux tonalités militantes. Sa critique porte sur la méthodologie de l'étude et la causalité de la mortalité des oiseaux exclusivement attribuée aux pesticides et aux engrais.

Il déplore que d'autres causes de mortalité comme l'urbanisation, la sécheresse, la grippe aviaire, les virus ou les éoliennes soient écartées.
Il s'étonne que la forte augmentation de la population des pigeons ramiers et d'autres grandes espèces ne soit pas évoquée.

jeudi 18 mai 2023

De la responsabilité des politiques dans les déboires du nucléaire depuis 20 ans

C’est surtout parce cela ne fait pas partie des domaines de prédilection du blog que je vous propose ce document, mais aussi, et surtout, afin que vous y pensiez, tout comme moi, chaque que vous vous direz, tiens ma note d’élctricité ou de chauffage est excessive !

Sur l’énergie nucléaire, les lecteurs attentifs du blog auront déjà lu Grand déballage explosif dans lequel on découvre où est passée notre énergie ? et Si vous n'aviez pas encore tout vu ou entendu sur le sabotage de notre énergie nucléaire.

A écouter sans modération ...

mercredi 24 août 2022

Listeria provoque des bisbilles politiques en Allemagne

Listeria semble devenir une affaire politique, pas chez nous, rassurez-vous, mais c’est en Allemagne que cela se passe. Pas de quoi pavoiser chez nous sur ce sujet, il suffit de voir les cause des rappels, comme quoi le soit disant couple franco-allemand n’arrive pas à maîtriser ce pathogène alimentaire. Hum, hum ...

«Des responsables critiqués pour des lacunes dans les contrôles de l'entreprise derrière des cas à Listeria», source Food Safety News.

Un parti politique en Allemagne a critiqué le temps qu'il a fallu pour résoudre une longue épidémie à Listeria.

Le Parti social-démocrate (SPD) de Bavière s'est dit choqué par l'absence de contrôle de l'entreprise mise en cause. Le groupe d'opposition avait précédemment appelé les partis au pouvoir de l'Union chrétienne-sociale et des électeurs libres de Bavière à apporter des éclaircissements sur l'incident.

En juillet, l'Office d'État bavarois pour la santé et la sécurité alimentaire (LGL) a déclaré avoir aidé à identifier un lien entre les infections à Listeria en Basse-Bavière et dans le district d'Altötting depuis 2015 et une entreprise alimentaire.

Il y a eu 13 cas de maladie, dont le décès d'un homme de 85 ans en 2015. Deux cas ont été signalés en 2015, un en 2016, deux en 2017, un en 2018, 2019 et 2020, quatre en 2021 et un en 2022.

La petite entreprise de production de Basse-Bavière liée à l'épidémie a été temporairement sommée d'arrêter la production, selon les informations fournies au SPD. Les médias locaux ont rapporté que les opérations avaient été autorisées à reprendre ce mois-ci après des tests négatifs et des mesures correctives prises.

Un rapport montre que l'entreprise a été visitée par des agents du district de Passau en décembre 2014 avec un contrôle de suivi en mars 2015. Une amende a été infligée en raison de problèmes découverts lors de l'audit. Elle a ensuite été contrôlée en juillet 2021. Le parquet de Passau enquête sur la manière dont l'incident a été géré.

Cela signifie que toute l'épidémie s'est produite pendant une période où les opérations n'étaient pas contrôlées, a déclaré le SPD.

Retard supplémentaire
En 2020, une analyse d'isolats humains par l'Institut Robert Koch (RKI) a révélé que quelques cas de listériose par an dans différents districts de Basse-Bavière et d'Altötting de 2015 à 2019 étaient liés. Jusqu'à présent, on pensait qu'il s'agissait de cas isolés sans lien les uns avec les autres.

Les responsables du SPD ont demandé pourquoi il avait fallu plus de deux ans à compter de cette découverte, jusqu'en juin 2022, avant que l'épidémie puisse être liée à l'entreprise.

Ruth Müller, du parti SPD, a déclaré : «D'abord, il n'y a pas eu de contrôle sur l'entreprise pendant six ans, puis il a fallu plus de deux ans pour découvrir ce qui s'était passé. La protection des consommateurs ne peut pas fonctionner ainsi.

«Des gens ont été touchés ici, un est même décédé. Le gouvernement du Land n'a rien appris de Bayern-Ei. Le travail du ministère est de protéger la santé des personnes. Cependant, cela nécessite une action décisive et des contrôles qui méritent leur nom et ne tardent pas», a-t-elle déclaré.

Bayern-Ei était une entreprise liée à une éclosion à Salmonella liée à des œufs dans plusieurs pays en 2014.

Plus tôt ce mois-ci, Thorsten Glauber, le ministre bavarois de la protection des consommateurs, a annoncé des changements dans la surveillance des aliments et des services vétérinaires. La tutelle de l'Autorité de contrôle de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (KBLV), créée en 2018, a été transférée du LGL au ministère de la Protection des consommateurs.

Aux lecteurs du blog
La revue PROCESS Alimentaire censure pour une triste question d’argent les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors que la revue a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire a fermé le blog et refuse tout assouplissement. Derrière cette revue, il faut que vous le sachiez, il y a une direction aux éditions du Boisbaudry, pleine de mépris, et un rédacteur en chef complice !

samedi 2 juillet 2022

Le procès fait aux cultures OGM est-il justifié ?

Cet extrait ci-après est issu d’un article, Culture et préjugés, le procès fait aux OGM est-il justifié ? par Anne Denis.

Je vous recommende cet article même si le journal qui l’édite s’appelle Franc Tireur, pourtant réputé comme étant très européen, comme quoi quand on s’assoit sur la science, comme le fait la Commission européenne sur les OGM, les honnêtes gens savent le reconnaître ...

Épaulés dès 1996 par Greenpeace et les écologistes, les «Faucheurs volontaires», mouvement spécialisé dans la destruction de parcelles OGM, ont persuadé l’opinion que ces trois lettres étaient synonymes de danger. Après moult volte-face, l’Union européenne a adopté en 2001 une directive bien plus restrictive que celle de 1990, imposant évaluation, traçabilité, étiquetage et suivi à tout organisme génétiquement modifié, signant de facto la fin de leur développement en Europe. Aujourd’hui, un seul maïs OGM est autorisé à la culture en Europe (100 000 hectares en Espagne et 5 000 au Portugal).

Ailleurs, les cultures transgéniques ont pris leur essor. États-Unis, Brésil, Argentine, Inde et Canada totalisent plus de 90 % des 190 millions d’hectares OGM, soit 14 % de la surface agricole mondiale. Ironie suprême, l’UE importe 78 variétés d’OGM. Et le soja qui nourrit nos porcs et poulets est à 80 % transgénique.

Longtemps en pointe dans ce domaine, la France a tourné casaque en 2008, interdisant toute culture commerciale d’OGM. Dans une note publiée par le think tank libéral Fondapol, Catherine Regnault-Roger, membre de l’Académie d’agriculture, a révélé que ce revirement était lié à un accord passé entre Nicolas Sarkozy et Les Verts lors du Grenelle de l’environnement de 2007 : l’interdiction des OGM en échange de l’arrêt de l’obstruction sur le nucléaire. Les anti-OGM ont mille reproches à faire aux OGM, qu’ils accusent notamment d’empoisonner les humains, l’environnement, de servir le  lobby agro-industriel» et de breveter le vivant. Pourquoi une telle diabolisation ?

Aux lecteurs du blog
Je suis en conflit depuis plusieurs années avec la revue PROCESS Alimentaire pour une triste question d’argent qui permettrait de récupérer et de diffuser correctement les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors qu’elle a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire s’est comportée et continue de se comporter en censeur et refuse tout assouplissement pour la modique somme de 500 euros. N’ayant pas les moyens d’aller devant la justice, je leur fait ici de la publicité gratuite. Derrière cette revue, il y a une direction dégueulasse et un rédacteur en chef complice !

jeudi 26 août 2021

Les soit-disant écologistes et l'agriculture

Voici, publiée ce jour sous forme de tribune dans Le Point, ma Lettre à Eric Piolle, maire écologiste de Grenoble qui veut chager l'agriculture française.

 En voici un extrait de l’article paru dans Le Point du 25 août2021,

Monsieur,

Vous avez récemment déclaré, dans le cadre de votre candidature aux primaires de EELV vouloir créer 120 000 emplois en agriculture et 25 000 fermes communales agroécologiques. C’est à se demander comment le monde paysan n’a pas croisé votre chemin plus tôt. Car depuis que les écologistes s’intéressent à l’agriculture sans forcément savoir ce qu’il en coûte de la pratiquer, ce secteur d’activité semble livré à lui-même, comme incapable de pouvoir gérer sa propre destinée. Le salut champêtre, celui qui emprunte forcément à la providence pour ne pas dire à l’opportunisme, nous viendrait donc de Grenoble avec un maire qui, à défaut d’être qualifié pour traiter la question, sait ce qu’il y a de mieux pour sauver vignes, vergers, jardins, troupeaux et moissons. Quand on sait qu’une vie ne suffit pas au paysan pour arpenter toutes les facettes de son métier, comment, à bien y regarder, un élu, autrefois spécialisé dans la gestion des risques financiers, peut-il prédire l’avenir d’un secteur qui lui est étranger ?

Car, voyez-vous monsieur Piolle, au-delà de cette stigmatisation quasi systématique dont les environnementalistes font preuve à l’égard du monde agricole, il faut déplorer cette ingérence de plus en plus prégnante qui caractérise votre mouvement. Comme si les agriculteurs n’étaient pas suffisamment compétents ou expérimentés pour gérer leur quotidien. Comme si leurs champs étaient devenus votre terrain de jeu, celui où vous pouvez conduire vos expériences, développer vos projets, asseoir votre condescendance à l’égard de ceux qui, depuis la nuit des temps, servent, aux caprices politiciens, de variable d’ajustement.

Vous proposez 25 000 fermes. Et pourquoi pas 250 000 ? Avez-vous seulement passé un mois, une année, une vie…, à essayer de faire pousser quoi que ce soit, en essayant de tenir face aux caprices des éléments, face aux maladies qui, de surcroît, grâce aux écologistes, sont privées de traitements, face aux contraintes administratives ubuesques que vos lubies et vos normes font prospérer, face à ce pouvoir d’achat qui n’autorise plus personne à rêver, face au joug des importations qui laminent la plupart de nos productions ?

Mise à jour du 26 août 2021. On lira avec intérêt l'analyse de seppi«25 000 fermes communales et agroécologiques» et «120 000 emplois en agriculture» : le match Piolle – Pelras.

dimanche 11 octobre 2020

Néocotinoides : Les mensonges de Mme Barbara Pompili

Voilà, tout est dit, dans la séquence vidéo diffusée grâce au tweet de Mme Emmanuelle Ducros ci-dessous, Mme Barbara Pompili ment, et sans doute depuis longtemps, puisque cela fait 20 ans qu'elle fait de l'écologie, cela sans doute doit vouloir signifier 'réussir' en politique.

Quelle démagogie et quelle idéologie mortifère (ici pour la filière betterave) véhiculent ces pseudo écologistes !

Cette personne n'a plus rien à faire au gouvernement !

Complément du 17 octobre 2020. On lira ce tweet du Sénat à propos de Roger Genet, directeur général de l'Anses qui a été entendu le mercredi 14 octobre par la Commission Développement durable du Sénat et la Commission des Affaire économiques et sociale du Sénat sur le projet de loi sur les néonicotinoïdes.

mercredi 15 avril 2020

COVID-19 et la France, après le 11 mai: On rase gratis, masque et tests en abondance ?


Bien sûr il y a les yakafokon et les sites d’informations en ligne en sont remplis, même si un écrémage s’est opéré naturellement, même s’il est encore insuffisant, mais comment vous dire ma déception après le discours, pardon l’adresse aux Français du président de la République le 13 mai 2020 … et la seule information compréhensible a été « le confinement « le plus strict » sera maintenu jusqu’au 11 mai. »

Le discours a eu lieu à 20h02 sans doute laisser le temps aux Français de remercier par des applaudissements nourris les ‘soignants’, mais comme l’a souligné dans une interview donnée par William Dab, ancien Directeur Général de la Santé et épidémiologiste au journal Le Monde  du 11 avril 2020,
Tous les soirs à 20 heures, nous applaudissons nos soignants. Je me demande si nous ne devrions pas tous les midis siffler les carences de la prévention de terrain jusqu’à ce qu’elle devienne efficace.
Nous sommes encore sur le plateau de la fameuse courbe de l’épidémie en France (voir ci-dessous la courbe du Financial Times au 15 avril, 12h30), des données très élevées et toujours sans masque et des tests en nombre insuffisant, mais espoir « Nous aurons à partir du 11 mai une organisation nouvelle pour réussir cette étape. L'utilisation la plus large possible des tests et la détection est une arme privilégiée pour sortir au bon moment du confinement. »
Le nombre de nouveaux cas sensés être sur le déclin dans certains pays.
Nous n’anticipons pas dans cette épidémie, nous courons depuis le début après les événements ; ainsi « les masques ne sont pas nécessaires » (voir aussi Pénurie de masques : Les raisons d’un scandale), d’après le gouvernement, mais car on manquait de masques, est l’exemple le plus criant de la no-préparation, puis se sont succédés le problème des EHPAD, puis des personnes âgées isolées chez elle ..

Comme signalé précédemment, les cabinets médicaux des médecins généralistes sont vides et pourtant on nous dit « Les Français ayant des maladies chroniques ou souffrant d’autres maladies devront pouvoir continuer à consulter leurs médecins. » Après le drame des EHPAD, voici aussi le drame de personnes généralement âgées ou porteurs de maladie chronique qui ne retournent plus chez leur médecin généraliste ...
D'ici là et dans les prochaines semaines, nous allons continuer d'augmenter le nombre de tests faits chaque jour. C'est ce qui, depuis 15 jours, est fait. Durant les semaines à venir, j'ai demandé que ces tests, soient d'abord pratiqués sur nos aînés, nos soignants et les plus fragiles. Et que nous puissions continuer de mobiliser partout tous les moyens de faire des tests, c'est-à-dire tous les laboratoires publics et tous les laboratoires privés. Le 11 mai, nous serons en capacité de tester toute personne présentant des symptômes.
Mais où sont les résultats de ces tests ? Pourquoi ne donne-t-on pas tous les soirs les résultats des tests puisque leur nombre est sensé avoir augmenté depuis 15 jours
Selon le CEBM de l’Université d’Oxford, nous serions à 333 807 tests réalisés, soit 5 114 tests par million d’habitant, soit plus de trois moins qu’en Allemagne.

Mais je ne crois pas que la phrase, « Nous n'allons pas tester toutes les Françaises et tous les Français, cela n'aurait aucun sens. », soit exacte en dehors de considérations de faisabilité, mais, en pratique, il faut faire vraiment beaucoup de tests pour avoir une idée de ceux qui sont asymptomatiques pour éviter la propagation du virus .. et aussi une seconde vague ...

Mais la stratégie du gouvernement, on la cherche encore et toujours ...

Voici quelques données sur la France (source CEBM) et la baisse de nouveaux cas est hélas loin d'être évidente ...

- 15 avril : 4560 nouveaux cas et 1438 nouveaux décès en France [source
- 14 avril : 6524 nouveaux cas et 762 nouveaux décès en France [source]
12 avril : 2937 nouveaux cas et 561 nouveaux décès en France [source]
11 avril : 4785 nouveaux cas et 635 nouveaux décès en France [source]
10 avril : 7120 nouveaux cas et 987 nouveaux décès en France [source]
9 avril : 4799 nouveaux cas et 1341 nouveaux décès en France [source] [source]
avril : 3881 nouveaux cas et 541 nouveaux décès en France

Je me fie depuis le début de l’épidémie de COVID-19 à ces trois sites Internet,


Voici, selon ces trois sites, la situation en France au 15 avril 2020 à 12h30
Site Internet
Nombre de cas
Nombre de décès
South China Morning Post
131 362
15 750
CEBM de l’Université d’Oxford
143 303
15 729
Université John Hopkins
131 362
15 750

Si l'on regarde du côté de Santé publique de France, les données sont les suivantes au 14 avril à 14h :

Nombre de décès: 15 729
Nombre total de cas : 121 303
dont,
Nombre de cas confirmés à l'hôpital : 103 573
Nombre de cas dans les EHPAD : 39 730


Le président de l'instance scientifique qui conseille les autorités indique que « dix-huit millions de personnes à risque devront rester confinées même après l'allègement du confinement prévu le 11 mai, soulignant que ce déconfinement devrait être reporté si les conditions n'étaient pas réunies. »
Au moment du déconfinement, il y aura toujours 18 millions de personnes à risque « de développer une forme grave. Pour ces 18 millions de personnes, on continuera le confinement », a déclaré le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, devant la commission des lois du Sénat. « Pour combien de temps, je ne sais pas. En attendant peut-être un médicament préventif », a-t-il ajouté. 
Selon lui, ces 18 millions de personnes sont les personnes « d'un certain âge, dont je suis, au-dessus de 65 ou de 70 ans », les personnes ayant des affections de longue durée, ainsi que « des sujets jeunes ayant une pathologie, mais aussi obèses ».
Je croyais que les prioritaires de ces tests, d'après le président, étaient précisément ces personnes là. Je ne sais pas s'il se rend bien compte de ce qu'il dit, soit nous sommes contaminés et donc il faut nous tester au plus vite ou soit c'est une atteinte à la liberté de circuler ... 

Complément. J'apprends cette information du 15 avril 2020, Coronavirus: la feuille de route européenne prépare le terrain en vue d'une levée commune des mesures de confinement, on s'en fout!

A suivre ...


Mise à jour du 16 avril 2020. On lira cet article paru le 15 avril 2020 sur le blog Hastable, « Coronavirus: le coût de l’incompétence » par Nasier Ockham et h16.

Sur ce sujet, on lira,
«Ne laissons pas mourir nos aînés»
«Non à l’ehpadisation générale des plus de 65 ans!»

Complément du 18 avril 2019. Dans une interview au Figaro du 18 avril, la directrice générale de Santé publique de France persiste dans son aveuglement sur le port du masque en ville, elle reste alignée sur la doxa du gouvernement et du président de la République ...

A la question sur le port du masque pour le grand public, quelles sont vos recommandations ?
Nos recommandations concernent les personnels de santé, et les personnes avec des symptômes. Nous estimons que nous ne disposons pas assez d'informations assez robustes pour se prononcer pour le reste de la population, et nous étudions le sujet avec le Haut Conseil de la santé publique.
La décision est renvoyée à comité Théodule alors qu'il faut encourager le port d'un masque en ville et compris celui fait maison !!! 


Complément du 19 avril 2020. On lira le communiqué de l’Académie nationale de médecine du 18 avril 2020 : Âgisme et tensions intergénérationnelles en période de Covid-19.

Complément du 25 avril 2020On pourra lire « Dépistage du coronavirus : les raisons du fiasco français sur les tests », source Le Monde du 25 avril 2020. Article réservé aux abonnés.
Difficultés d’approvisionnement, atermoiements du gouvernement, corporatismes et blocages réglementaires ont fait perdre de précieuses semaines au pays.

Mise à jour du 30 avril 2020. La DGCCRF publie un communiqué le 29 avril 2020, Mise en vente de masques de protection dans les enseignes de la grande distribution.
Les enseignes de la grande distribution alimentaire confirment que des masques grand public (en tissu et réutilisables) et des masques à usage unique seront progressivement mis en vente, dans des magasins et drive, à partir du lundi 4 mai, avec des approvisionnements qui monteront en puissance après le 11 mai.
Avant l'heure, on ne doit pas porter un masque, mais après le 11 mai, il faudra en porter un !

Lu dans l'éditorial du Figaro du 30 avril 2020 de Vincent Trémolet de Villers,
Après les amendes pour défaut de dérogation de sortie, le secrétaire d’État aux Transports a ajouté aux souches de son carnet de contraventions une nouvelle sanction: à partir du 11 mai, les usagers des transports pourront être sanctionnés s’ils ne portent pas de masque. Le citoyen, bonne pomme, à qui l’on a expliqué que le masque ne servait à rien, puis qu’on en manquait cruellement, puis qu’il pouvait se le fabriquer lui-même, ne devrait pas être, comme les pouvoirs publics, en retard à l’allumage. Il portera son masque. Il n’en reste pas moins que la passion de l’amende comme l

mardi 31 mars 2020

Wanted : Les dirigeants mondiaux doivent répondre à l'alarme pandémique mondiale

« Wanted : Les dirigeants mondiaux doivent répondre à l'alarme pandémique mondiale », source article de Simone McCarthy et Shi Jiangtao à Hong Kong/Pékinparu dans SCMP le 31 mars 2020.
  • Le coronavirus est le problème de tout le monde mais jusqu'à présent, les pays ne travaillent pas ensemble pour affronter une crise de plus en plus difficile
  • La communauté internationale est entrée dans une situation d'urgence qu'elle aurait pu préparer il y a des années, disent des analystes
Olga Jonas a travaillé comme conseillère économique à la Banque mondiale lorsque des centaines d'employés se sont concentrés sur les menaces mondiales du changement climatique. Au cours de la même période, seulement deux personnes examinaient les risques de pandémies de maladies. Jonas était l'un d'eux.

Elle a passé sept ans à la banque pour coordonner la réponse de l'organisation aux menaces mondiales de la grippe aviaire et pandémique entre 2006 et 2013, et ce fut une lutte difficile pour attirer l'attention, selon un rapport qu'elle a écrit pour le Fonds monétaire international en 2014.

« Bien qu'un récent rapport de la Banque mondiale ait identifié les pandémies comme l'un des trois principaux risques mondiaux - avec le changement climatique et les crises financières - la plupart des discussions, rapports et communications officiels ne tiennent aucun compte du risque de pandémie », écrivait-elle à l'époque à propos de l'élaboration des politiques mondiales.

Peu de choses ont changé entre-temps pour préparer des pays à une maladie comme le Covid-19 qui déferle actuellement sur la planète, a-t-elle déclaré.

« Très peu a été fait pour aider les pays à améliorer leur état de préparation, et c'est absolument nécessaire et cela figurait dans chaque rapport après chaque pandémie, mais personne n'était responsable », a déclaré Jonas, qui est maintenant chercheur principal au Harvard Global Public Health Institute aux États-Unis. Après une carrière de 33 ans à la Banque mondiale.

« Les coûts sont donc désormais bien plus élevés que ce qui aurait été nécessaire. »
Ces coûts incluent plus de 37 000 morts, l'évaporation d'une valeur combinée de 7,7 milliards de dollars sur les marchés financiers mondiaux en une semaine en mars, et l'éviscération des entreprises et du commerce au prix potentiel de millions d'emplois. C'est tout le travail d'un coronavirus inconnu en l'espace de trois mois. Et les biologistes préviennent qu'il y en a beaucoup plus.

Jonas n'était pas la seule à tirer la sonnette d'alarme sur la menace des pandémies. L'Organisation mondiale de la santé et les agences de santé ont souligné le risque d’empiétement sur les habitats des animaux sauvages, qui hébergent des virus pouvant se propager aux humains. Un autre facteur est les milliers de routes aériennes internationales qui sillonnent le monde, créant des voies de transmission rapides pour les pathogènes.

La mauvaise préparation à cette pandémie s'est traduite par la pénurie de fournitures, d'équipement et de traitement dans la plupart des pays où le Covid-19 a pris pied, laissant le personnel médical en première ligne vulnérable aux infections. Les avertissements de l'OMS pour que d'autres pays se préparent à une épidémie ont été largement ignorés alors que la Chine a subi le choc initial de la crise.

Malgré les appels lancés depuis lors à une coopération internationale pour faire face aux défis d'une pandémie, la réponse est enlisée dans la politique, en particulier entre la Chine et les États-Unis.

Les deux plus grandes économies du monde sont entrées dans la pandémie à la suite d'une guerre commerciale prolongée et d'une litanie d'autres différends alors qu'elles se positionnaient pour un leadership et une influence mondiale. Le coronavirus n'a fait qu'aggraver les relations.

Les pandémies devraient rassembler les pays pour collaborer et coopérer davantage, a déclaré Yanzhong Huang, chercheur principal pour la santé mondiale au sein du groupe de réflexion américain Council on Foreign Relations.

« Mais apparemment, ce n'est pas le cas pour l'épidémie du coronavirus », a-t-il déclaré.
« Au lieu de travailler ensemble et de faire preuve d'empathie et de sympathie les uns envers les autres, tout ce que nous avons vu, c'est du doigt pointé, la guerre des mots, l'expulsion des journalistes et la propagation des théories du complot. Je ne pense pas que cela aiderait à revigorer les relations bilatérales lorsqu'un monde en crise se tourne vers eux pour le leadership. »

Ère pandémique’
Dans un monde politique d'avant le Covid-19 caractérisé par le populisme, les autorités centralisées étaient considérées comme faisant partie du problème. Après le Covid-19, les gouvernements et d'autres groupes se demandent maintenant comment développer une réponse internationale et unifiée à ce que le spécialiste des maladies Peter Daszak appelle une ère pandémique.

« Les virus ne font pas de distinctions politiques, ils se contentent de nous envahir, de nous infecter tous, ils ne se soucient pas du passeport que vous avez, nous sommes tous en danger », a déclaré Daszak, écologiste et président de l'Alliance EcoHealth, une ONG basée à New York. « Et si nous ne travaillons pas ensemble, nous ne pourrons pas riposter. »
La pandémie du coronavirus devrait réduire la croissance de la Chine en 2020 à 2,3%, prévient la Banque mondiale le 31 mars 2020.

Daszak, qui a fait des recherches sur les coronavirus de chauve-souris en Chine et en Asie du Sud-Est pendant 15 ans et a conseillé l'OMS sur les maladies infectieuses émergentes, a déclaré qu'il existait potentiellement des centaines de milliers de virus non découverts chez les animaux susceptibles de provoquer des maladies chez l'homme.

Il a dit qu'il y avait eu « une croissance exponentielle des nouveaux virus émergents » comme maladie, augmentant le risque pour les humains - une évaluation que d'autres partagent.

« Les coronavirus ont clairement la capacité de franchir les limites des espèces et de s'adapter à de nouveaux hôtes, ce qui permet de prédire facilement que d'autres émergeront à l'avenir », Zhang Yongzhen du Shanghai Public Health Clinical Center and School of Life Sciences de l'Université de Fudan et Edward C. Holmes de l'Université de Sydney a écrit dans un commentaire publié dans la revue Cell jeudi.

Dans le même ordre d'idées, une agence appelée Global Preparedness Monitoring Board (GPMB) a publié son premier rapport (en Français) mettant en garde contre l'augmentation du risque de pandémie quelques mois seulement avant l'épidémie de Covid-19 en Chine fin 2019.

Il s'agissait d'un appel aux armes contre les menaces de pandémie et adressé aux organisations du G7, du G20, du G77, des Nations-Unies, des donateurs, des institutions multilatérales, des banques de développement et à tous les pays. L'organisme, qui est soutenu par l'OMS et la Banque mondiale, a déclaré avoir trouvé une série de lacunes dans les préparatifs nationaux et internationaux en cas de pandémie.

Le rapport indique que le mécanisme de financement d'urgence de la Banque mondiale en cas de pandémie manquait de flexibilité essentielle, et qu'un fonds d'urgence de l'OMS était encore épuisé depuis la dernière grande épidémie d'Ebola qui a commencé en 2018.

Le rapport indique également que la plupart des pays n’ont pas respecté le Règlement sanitaire international de l’OMS en matière de protection contre les flambées épidémiques. La réglementation a été durcie en 2005 après l’épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère (Sras) pour obliger les pays à respecter un minimum de capacités de surveillance, de laboratoire et de réponse de santé publique aux épidémies.

Le rapport du conseil de surveillance indique qu'en 2018, seulement un tiers des pays respectaient la réglementation. « Non seulement cela a un impact sur leur propre capacité à répondre aux épidémies, mais cela met le monde entier en danger », selon le rapport.

« De nombreuses recommandations [faites après les épidémies passées] examinées ont été mal appliquées, ou pas du tout mises en œuvre, et de graves lacunes persistent », ont écrit les coprésidents du conseil, l'ancien directeur général de l'OMS, Gro Harlem Brundtland et Elhadj As Sy, secrétaire général de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

« Pendant trop longtemps, nous avons permis un cycle de panique et de négligence face aux pandémies: nous intensifions nos efforts en cas de menace grave, puis les oublions rapidement lorsque la menace disparaît. Il est grand temps d'agir. »

Le monde n’était pas préparé à la menace d’une « pandémie hautement pathogène et mortelle d’un pathogène respiratoire » qui pourrait tuer 50 à 80 millions de personnes et anéantir 5% de l’économie mondiale, selon le rapport du conseil.

Entre-temps, l'OMS avait un budget pour 2020-2021 de 4,8 milliards de dollars, dont 80% constitués de financements volontaires et en grande partie liés à des projets spécifiques, ont constaté les auteurs. Un projet sur la préparation à une pandémie de grippe ne disposait que d'un budget biennal de 39 millions de dollars, selon le site internet de l'OMS.

« L'OMS est bien imaginée et probablement suffisamment bien financée pour donner des conseils aux pays sur la façon de vacciner, de prioriser les médicaments, de conseiller sur la formation des professionnels de la santé, etc. », a déclaré Antoine Flahault, directeur de l'Institut de la santé globale à l'Université. de Genève.

« Mais si vous vous attendez à ce qu'ils se rendent sur le terrain pour toutes ces nouvelles flambées et urgences et fournissent des travailleurs de la santé et des ventilateurs, vous avez besoin d'une agence beaucoup mieux financée, pas d'une agence qui reçoit le budget d'un grand hôpital universitaire dans le monde occidental. »
Il est temps d'intensifier
Jonas, l'ancien conseiller économique de la Banque mondiale spécialisé dans le financement des soins de santé, a déclaré que des normes de base plus strictes étaient nécessaires pour faire face au défi de la pandémie et qu'elles pourraient être liées à une aide financière.

Les banques pourraient faire partie de la diligence raisonnable pour vérifier si les pays disposaient de systèmes adéquats pour détecter les maladies émergentes et les intercepter avant qu'elles ne se mondialisent. « C'est parfaitement faisable », a-t-elle déclaré, mais pour le moment, la vérification de la préparation n'était « le travail de personne ».

Le chercheur en maladies infectieuses Daszak a déclaré que l'innovation était nécessaire dans chaque pays pour contenir les épidémies, car les épidémies n'étaient plus ralenties par la distance.

« Des maladies qui n’ont jamais échappé à ce niveau dans notre histoire s’échappent soudainement et deviennent des événements internationaux », a-t-il déclaré. « Nous demandons des voyages en avion de en moins chers et nous les utilisons beaucoup, et peu importe la distance [une nouvelle infection virale] est toujours à un jour à New York, Londres, Moscou. »

Selon Swee Kheng Khor, un médecin basé en Malaisie et spécialiste mondial de la santé publique, Swee Kheng Khor, un médecin et spécialiste mondial de la santé publique, exige que chaque pays s'engage à lutter contre les épidémies.

« La capacité individuelle de chaque pays ne sera jamais suffisante pour lutter contre les menaces au niveau des espèces comme les épidémies et le changement climatique », a déclaré Khor. « Une collaboration mondiale est nécessaire pour lutter contre ces tendances, et bien qu'il y ait une tentation de succomber au nationalisme, les pays doivent être prêts à renoncer à des montants appropriés de leur souveraineté afin de se sauver. »

L'urgence de la pandémie de Covid-19 a obligé les dirigeants du Groupe des 20 économies développées et émergentes à tenir un sommet par vidéoconférence la semaine dernière.

« [La maladie] est la crise sanitaire déterminante de notre époque », a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. « Nous sommes en guerre avec un virus qui menace de nous déchirer. »

Le nombre d'infections a dépassé 770 000 mardi, tuant près de 37 000 personnes dans le monde, les États-Unis dépassant la Chine et l'Italie sur la liste des pays ayant les cas les plus confirmés.

Dans une déclaration conjointe après l'appel de 90 minutes, les dirigeants mondiaux, y compris le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping, ont exprimé leurs préoccupations concernant les risques pour les pays sous-développés en Afrique et dans d'autres parties du monde et se sont engagés à renforcer la coordination et à faciliter le flux. de fournitures médicales vitales à travers les frontières.

Les dirigeants se sont également engagés à dépenser 5 milliards de dollars en dépenses nationales et en d'autres mesures économiques pour atténuer l'impact économique dévastateur du coronavirus et « faire tout ce qu'il faut pour surmonter la pandémie ».

Malgré les promesses élevées, les analystes ont déclaré que la lutte contre la maladie pourrait largement dépendre de la coopération entre les États-Unis et la Chine - et jusqu'à présent, il n'y a guère de signes de cela.

Trump a rendu furieux Pékin en qualifiant la maladie de « virus de la Chine », tandis que le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a insinué que l'armée américaine aurait pu amener le coronavirus dans la ville centrale de Wuhan, en Chine, où il a été détecté pour la première fois en décembre. Trump a cessé d'utiliser la référence à l'approche de la réunion du G20.

Dans son discours au sommet, M. Xi a appelé les dirigeants mondiaux à soutenir le rôle de l’OMS dans la lutte contre les coronavirus. Ses remarques sont intervenues quelques heures après que Trump a critiqué l'OMS lors d'un briefing à la Maison Blanche pour être ce qu'il a qualifié de « biaisé envers la Chine ».

Zhu Feng, expert en affaires internationales à l'Université de Nanjing, a déclaré que le monde semblait de plus en plus sans chef et que les grandes puissances devaient trouver des moyens de désamorcer les tensions, de rétablir la confiance et de travailler à des solutions communes.

« Les deux parties ont intensifié leur rhétorique et politisé leurs réponses à l'épidémie de coronavirus », a-t-il déclaré.

Chen Xi, professeur adjoint à la Yale School of Public Health, a déclaré que le coronavirus avait été un test de stress qui avait révélé des défauts dans tous les pays, y compris la Chine et les États-Unis.

« Les actions enfantines entre la Chine et les États-Unis sont très regrettables. Je ne pense pas qu’un pays puisse gagner cette bataille sans s’unir », a-t-il déclaré. « Les leçons les plus importantes que nous puissions tirer de cette pandémie comprennent l'amélioration substantielle de la transparence et de la coordination mondiale. »

Pékin a fait valoir que la crise des coronavirus a montré que les institutions internationales et le multilatéralisme sont indispensables dans une situation d'urgence mondiale, mais d'autres sont moins certains de la manière dont la pandémie renforcera tout ordre mondial.

« La réalité est qu'il n'y a pas de gouvernance mondiale, tous nos mécanismes multilatéraux ne sont aussi solides que la somme de ce que les pays sont prêts à faire », a déclaré Roland Rajah, directeur du programme d'économie internationale au Lowy Institute en Australie.

« Ces mécanismes existent, mais la question est de savoir si les pays les utiliseront ou non comme moyen de coordination, et nous ne le voyons pas encore aujourd'hui. »

Les institutions internationales sont également devenues des champs de bataille pour la compétition américano-chinoise ces dernières années, Washington et ses alliés exprimant leurs inquiétudes quant à l'influence croissante de Pékin sur les principales organisations multilatérales, telles que l'OMS, la Banque mondiale et les Nations Unies.

Leurs querelles intenses ont alimenté la méfiance, érodé leur crédibilité et rendu la coopération multilatérale de plus en plus difficile, selon les analystes.

Rajah a déclaré que la montée du populisme, du nationalisme et du protectionnisme s'était mélangée à la géopolitique entre les grandes puissances pour « créer un cocktail dangereux », laissant un vide de leadership sur la scène mondiale.

« Le grand risque d'un manque de coordination internationale concerne le monde émergent et en développement », a-t-il déclaré. Cela incombe aux organisations internationales de financement.

« S'ils ne sont pas en mesure d'intervenir lorsque ces pays en ont réellement besoin, il y aura alors de sérieuses questions sur leur légitimité. »