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lundi 24 août 2026

Belgique : Le « filet américain » est-il un aliment à haut risque ?

Dans son rapport d'activités 2025 Santé humaine, animale et végétale, l’AFSCA de Belgique nottait à propos d’une toxi-infection alimentaire collective à « STEC : chercher une aiguille dans une botte de foin » :

Sur base des données de traçabilité et du traitement statistique des informations recueillies lors des interviews des résidents des maisons de repos et de soins concernées (EPHAD en France -aa), il a été présumé que du filet américain contaminé constituait la source de l’infection à l’origine de cette épidémie à Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC). Cette hypothèse n’a toutefois pas pu être confirmée par des analyses. Cela montre une nouvelle fois que l’enquête visant à identifier la cause d’une maladie d’origine alimentaire revient souvent à chercher une aiguille dans une botte de foin : les micro organismes pathogènes sont souvent présents en faibles quantités et se répartissent de manière hétérogène dans les denrées alimentaires.

Mais dans une rubrique Plus d’informations concernant le recensement des cas, des impacts sur la santé et des aliments impliqués de ce rapport, on découvre qu’il y a eu auprès des résidents de cette maison de soins et de repos, 88 personnes malades, 13 personnes hospitalisées et 10 décès. On sait aujourd’hui que le coupable, si l’on peut dire, est bien le « filet américain », sorte de steak tartare à bas de viande de bœuf où la mayonnaise remplace le ketchup.

« Le nombre de décès dus à des maladies infectieuses d'origine alimentaire a doublé en Belgique en 2025 », source Food Safety Magazine du 24 juin 2026.

Selon le rapport 2025 de l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA), le nombre de décès liés à des maladies d'origine alimentaire a doublé, passant de six en 2024 à 12 en 2025. Des décès attribuables à une épidémie à STEC.

C’est dans ce contexte que vient de paraître cet article, « Large outbreak of severe Shiga toxin-producing E. coli O157:H7 infections in multiple nursing homes in Belgium, August 2025 ».

Résumé

En août 2025, plusieurs maisons de repos et de soins en Belgique ont signalé des cas de gastro-entérite parmi les résidents, confirmés par la suite comme étant dus à des STEC O157. Une équipe nationale d'investigation des épidémies a été mise en place pour identifier la source et mettre en œuvre des mesures de contrôle. Les autorités sanitaires régionales ont mené des enquêtes de terrain, incluant des visites dans les établissements, des entretiens et une évaluation des expositions. Les investigations microbiologiques et celles portant sur la chaîne alimentaire ont été coordonnées au niveau national. Nous avons comparé les menus et initié des enquêtes de traçabilité pour les aliments présentant un risque élevé de contamination par les STEC. À l'aide d'une étude cas-témoins rétrospective, nous avons calculé des rapports de chances (odds ratios) spécifiques aux aliments ainsi que des intervalles de confiance à 95 %. Par ailleurs, nous avons classé les expositions selon leur importance de permutation dans un modèle de prédiction de type « forêt aléatoire » (random forest). Les investigations ont désigné le « filet américain », consommé le 13 août, comme la source la plus probable. Aucun reste d'aliment n'était disponible pour une confirmation microbiologique. Nous avons identifié un lot de viande hachée de bœuf crue distribué à 104 établissements, dont les maisons de repos et de soins touchées, et avons mis en évidence des échantillons positifs aux STEC liés à ce lot. Avec 71 cas et 10 décès, il s'agissait de l'une des plus importantes épidémies à STEC survenues en Belgique ; cet événement a incité les autorités à diffuser des messages déconseillant aux populations à risque la consommation de viande crue et à souligner la nécessité de réviser les recommandations existantes concernant les aliments à haut risque d'infections d'origine alimentaire.

Conclusion

Il s'agissait de l'une des épidémies à STEC les plus graves signalées en Belgique ; elle a suscité une attention médiatique nationale considérable en raison de son taux de létalité élevé et de son impact étendu à toutes les régions. Durant l'enquête, la priorité a été d'identifier le plus rapidement possible les maisons de soins et de repos touchées, ce qui nécessitait une confirmation rapide par le Centre national de référence (CNR) d'au moins un cas de STEC O157 par établissement. Au moment où la viande hachée crue a été identifiée comme la source la plus probable des infections à STEC O157, l'épidémie était déjà terminée. Le lot suspect de viande de bœuf hachée crue ayant déjà été consommé ou retiré, aucune mesure de rappel ou de retrait n'a été nécessaire. À la suite de l'épidémie, l'AFSCA a diffusé des recommandations conseillant aux personnes à risque d'infections d'origine alimentaire sévères (personnes âgées, jeunes enfants, femmes enceintes et personnes immunodéprimées) d'éviter de consommer des produits carnés crus ou insuffisamment cuits. Le « filet américain » est un plat traditionnel de la cuisine belge, souvent considéré comme un mets de choix. Dans ce contexte, les recommandations en matière de gestion des risques doivent concilier les impératifs de sécurité des aliments et la qualité de vie des personnes vivant en collectivité, en tenant compte des facteurs culturels et sociaux. Cet équilibre doit être recherché grâce à une communication ciblée et à des groupes de travail pluridisciplinaires. En Belgique, cette épidémie a mis en évidence la nécessité de revoir les pratiques existantes, conduisant à la création d'un groupe de travail associant toutes les parties prenantes concernées afin d'élaborer des recommandations sur les aliments présentant un risque élevé d'infections d'origine alimentaire.

Commentaire
Etait-il raisonnable de donner du filet américain à des résidents de maisons de soins et de repos ? La question reste posée ...

mercredi 19 août 2026

Une épidémie de salmonellose en Belgique atteint les 300 cas

« Une épidémie de salmonellose en Belgique atteint les 300 cas », source article de Joe Whitworth paru dans Food Safety News et adapté par mes soins -aa.

Lors de l'incident initial, Salmonella a été découvert dans un prélèvement de poussière prélevé dans un poulailler Laerco, et des analyses ultérieures ont révélé qu'il s'agissait du même type que celui détecté chez les patients.

L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) a confirmé à Food Safety News que 300 personnes sont malades dans le cadre de l'épidémie à Salmonella enteritidis, contre 236 en mai.

Les patients sont âgés de moins d'un an à 96 ans, les femmes représentant 45 % des cas. Les symptômes incluent vomissements et diarrhée.

Les patients sont tombés malades entre le 19 février 2025 et le 25 juillet 2026. Il existe un délai de quelques semaines correspondant au temps nécessaire pour envoyer les échantillons au laboratoire et effectuer l'analyse de séquençage du génome entier, de sorte que des cas plus récents pourraient encore être signalés.

La société Laerco BV a procédé le 10 août à un deuxième retrait et rappel d'œufs portant certains codes en raison de la présence possible de salmonelles. Un premier rappel avait eu lieu le 11 mai 2026.

Les codes concernés sont « 2-BE-1073-01 », « 2-BE-1073-02 », « 2-BE-1073-03 » et « 2-BE-1073-04 ». Après la ponte, les œufs doivent être livrés au consommateur dans un délai de 28 jours ; la date limite concernée est donc le 4 septembre.

En mai, la contamination était circonscrite à un seul poulailler et les restrictions ne concernaient que cette unité. Récemment, Salmonella a été détecté dans un autre poulailler du même site ; les mesures ont donc été étendues à l’ensemble de l’établissement.

Lors de l'incident initial, Salmonella a été découvert dans un échantillon de poussière prélevé dans un poulailler Laerco, et des analyses ultérieures ont révélé qu'il s'agissait du même type que celui détecté chez les patients.

Selon une notification du système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) du 18 mai 2026, les œufs ont également été distribués en France, au Luxembourg, en République tchèque, en Italie, en Pologne, au Portugal, en Espagne et aux Pays-Bas. La notification au RASFF notait alors la présence de 190 personnes affectées.

jeudi 25 juin 2026

Décès liés aux TIAC en Belgique et en France

« Le nombre de décès dus à des maladies infectieuses d'origine alimentaire a doublé en Belgique en 2025 », source Food Safety Magazine du 24 juin 2026.

Selon le rapport 2025 de l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA), le nombre de décès liés à des maladies d'origine alimentaire a doublé, passant de six en 2024 à 12 en 2025. Des décès attribuables à une épidémie à STEC.

La majorité (neuf) des 12 décès signalés en 2025 sont survenus dans le cadre d'une épidémie d'infections à Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC), liée à la consommation de viande hachée dans 11 établissements de soins de longue durée à travers la Belgique. Plus de 70 personnes ont été touchées par cette épidémie, survenue au mois d'août.

NB : En France, on est toujours en attente du bilan 2025 de la DGAL ...

Cet article m'a donné envie de voir quel était le bilan des décès liés aux TIAC déclarées en France ; la source est, sauf cas particulier, Santé publique France,

- 6 en 2024 selon l'EFSA
- 19 en 2023
- 17 en 2022
- 16 en 2021
- 9 en 2020
- 12 en 2019
- 2 en 2018
- 5 en 2017
- 3 en 2016

MàJ du 10 juillet 2026. On lira « Premières estimations de l’impact des maladies d’origine alimentaire en Belgique », source Sciensano.

mercredi 20 mai 2026

Aldi est bel et bien responsable des conditions d’hygiène dans ses magasins, selon la justice de l’UE

Belle page de pub pour Aldi et autres distributeurs car ils sont, au travers ce cas, tous concernés et responsables ...

Des excréments de rats et d’autres soucis d’hygiène valent à Aldi d'être mis en cause devant la justice européenne. La chaîne de supermarchés n'a pas réussi à convaincre la plus haute juridiction européenne que le droit de la sécurité des aliments ne concerne que les mesures de prévention et non l'état des produits en rayon. Source.

La plus haute juridiction européenne ayant déclaré que les supermarchés peuvent toujours être tenus responsables en vertu de la loi européenne sur la sécurité des aliments même s'ils affirment avoir fait tout leur possible pour empêcher les nuisibles d'entrer.

La question que la Cour de cassation (Belgique) soumet à la Cour dans le cadre de la présente demande de décision préjudicielle était la suivante :

1. Est-ce que la découverte de traces de nuisibles dans les magasins et entrepôts d’un exploitant du secteur alimentaire suffit à elle seule à établir une infraction aux règles d’hygiène prévues par le règlement (CE) n°852/2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires ou l’autorité compétente doit-elle plutôt prouver que l’exploitant du secteur alimentaire concerné n’a pas respecté les obligations de moyen stipulées dans ce règlement ?

Les juges luxembourgeois ont déclaré que le droit européen de la sécurité des aliments vise à garantir la sécurité réelle des aliments pour les consommateurs, et non à se contenter de prouver, sur le papier, qu'une entreprise dispose de plans de conformité et de systèmes de contrôle. En vertu de la législation européenne, les supermarchés sont les principaux responsables de la protection des aliments tout au long de la chaîne d'approvisionnement, y compris pour les produits déjà en rayon et accessibles aux clients.

Le tribunal a déclaré que la présence répétée de traces et d'excréments de rongeurs à proximité des aliments et des équipements de restauration peut, à elle seule, constituer une infraction à plusieurs obligations d'hygiène de l'UE. Les autorités n'ont pas non plus à prouver qu'un supermarché n'a pas déployé suffisamment d'efforts ou a négligé des mesures préventives possibles.

Selon un expert, « La Cour penche clairement pour une obligation d'hygiène plus stricte, en partie axée sur les résultats, afin d'obtenir des résultats concrets en matière de sécurité des aliments ».

Un plan de lutte contre les nuisibles est nécessaire mais non suffisant, une certification est sans doute nécessaire mais était-elle suffisante, etc.

« Les distributeurs de toute l’UE pourraient être confrontés à des inspections renforcées, à une responsabilité accrue et à une pression accrue pour maintenir des systèmes de lutte antinuisibles à tolérance quasi nulle », a-t-il déclaré.

Samuele Tonello, responsable principal des politiques alimentaires à l'Organisation européenne des consommateurs (BEUC), a déclaré que ce jugement confirme que le droit de la sécurité des aliments concerne en fin de compte l'expérience des consommateurs dans les magasins, et non seulement les systèmes de conformité internes.

« Les consommateurs partent du principe que les aliments qu’ils achètent sont sûrs », a déclaré Tonello. « Cette confiance repose sur la responsabilité des détaillants quant aux conditions réelles de stockage dans leurs points de vente et entrepôts. »

« La législation en matière de sécurité des aliments existe pour protéger les personnes, et non pour certifier les procédés », a déclaré Tonello.

En France, l’actualité nous offre une nouvelle preuve de ce qui est avancé dans cette décision juridique, avec la découverte par un consommateur de présence dune partie d’un animal dans une boite de petits pois vendue chez Lidl …

Les 5 euros de dédommagement proposée par Lidl sont une insulte faite aux consommateurs et Lidl doit, si plainte est déposée, en répondre devant la justice ..

La réponse à la question initiale doit être interprétée « en ce sens que une contamination par des nuisibles constatée à plusieurs reprises pendant plusieurs mois, rendant les denrées alimentaires impropres à la consommation humaine, dans, sur et à proximité immédiate de denrées alimentaires qui se trouvent au stade de la mise sur le marché, est de nature à prouver qu’un exploitant du secteur alimentaire a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu des règles d’hygiène prévues par la législation relative à l’hygiène alimentaire. »

Màj du 20 mai 2026. Voici qu'un magasin Auchan (19e) a été fermé pari la Préfecture de Paris pour cause présence de nuisibles (rats) dans le supermarché et dans des frigos alimentaires ...

Il ne va bientôt plus avoir de supermarchés ouverts tant le problème des nuisibles a été sous-estimé...

MàJ du 23 mai 2026La Cour de cassation belge a interrogé la CJUE concernant les obligations d'hygiène alimentaire suite à des contrôles de l'AFSCA dans des magasins et dépôts Aldi. Ces contrôles ont révélé des problèmes graves (excréments de rongeurs, articles souillés), posant la question de la responsabilité de l'enseigne face aux règlements européens d'hygiène (Règlement CE n° 852/2004). La jurisprudence indique que les supermarchés ne peuvent se contenter de simples procédures administratives si la contamination est avérée sur le terrain.

jeudi 7 mai 2026

Des coureurs auraient été intoxiqués à cause de bouses de vaches sur la Famenne Ardenne Classic

Ce n’est pas une histoire belge, mais une réalité narrée par
le journal sportif L’Equipe le 6 mai 2026, « La moitié du peloton est tombée malade » : des coureurs auraient été intoxiqués à cause de bouses de vaches sur la Famenne Ardenne Classic.

D'après la formation Lotto-Intermarché, de nombreux coureurs seraient tombés malades à la suite de la Famenne Ardenne Classic. Des projections d'excréments sur les routes humides seraient à l'origine, et trois coureurs de la formation belge ont dû être brièvement hospitalisés.

Selon la télévision flamande Sporza, d'autres équipes (Alpecin, Flanders-Baloise, Roubaix-VanRysel) sont également touchées, tandis que, d'après le coureur français Maxime Bouet, cité par son équipe (Arkea), « la moitié du peloton est malade ». L'équipe Lotto explique que les coureurs auraient été contaminés à cause de bouses de vaches, présentes le long du parcours de la course ardennaise, les routes humides ayant provoqué des projections d'excréments.

Si l'origine n'est pas encore établie avec certitude, Campylobacter, une bactérie responsable de la gastro-entérite d'origine alimentaire, serait en cause.

Le blog vous avait rapporté en son temps, Facteurs de risque de développement d'infections gastro-intestinales, cutanées ou respiratoires aiguës après la participation à une course d’obstacles et de boue et Attention aux parcours d’endurance dans la boue: Le risque E. coli existe.

vendredi 3 novembre 2023

A propos de la désinfection des outils à l’aide de méthodes alternatives, selon l'AFSCA de Belgique

L’AFSCA de Belgique propose le 21 octobre 2023 une nouvelle version d’une circulaire.

NOUVELLE VERSION de la circulaire relative à la désinfection des outils à l’aide de méthodes alternatives à l’eau chaude à au moins 82°C dans les abattoirs, les ateliers de découpe et les établissements de fabrication de viandes hachées, de préparations de viandes et de viandes séparées mécaniquement. Version avec mise en évidence des modifications par rapport à la version précédente.

Cette circulaire vise à fixer les conditions d'utilisation d'autres systèmes que celui de l'eau à au moins 82°C pour la désinfection des outils dans les abattoirs, les ateliers de découpe et les établissements de fabrication de viandes hachées, de préparations de viandes et de viandes séparées mécaniquement.

Systèmes alternatifs pour la désinfection des outils

Conformément au règlement (CE) n°853/20042, les abattoirs, les ateliers de découpe et les établissements de fabrication de viandes hachées, de préparations de viandes et de viandes séparées mécaniquement doivent disposer des installations nécessaires à la désinfection des outils avec de l'eau chaude d'une température d'au moins 82°C ou d'un autre système ayant un effet équivalent.

Si un exploitant souhaite utiliser un système de désinfection alternatif (p.ex. une méthode chimique ou physique), une approbation préalable de l'AFSCA est nécessaire.

REMARQUE :

Lorsque suffisamment d’outils propres et désinfectés sont disponibles de sorte que les outils ne doivent pas être réutilisés pendant la journée de production, mais sont toujours remplacés par d’autres outils propres et désinfectés les conditions suivantes doivent au minimum être remplies :
- Conformément aux bonnes pratiques d’hygiène et de travail, les outils souillés doivent être remplacés aussi souvent que nécessaire par d'autres outils propres et désinfectés. - Les outils souillés doivent être clairement séparés des outils propres afin d'éviter toute contamination croisée et des moyens doivent être mis en place afin de garantir que les outils non encore utilisés restent propre jusqu’au moment de leur utilisation.
- Une mesure corrective ou préventive doit être prévue dans le système d’autocontrôle de l’établissement si, pour une raison quelconque, il n'y a pas suffisamment d'ustensiles propres et désinfectés pour toute la journée de production.

mercredi 25 octobre 2023

Carrefour informe du rappel de fraises de Belgique pour cause de dépassement de la limite réglementaire pour des pesticides

Carrefour
met en ligne le 25 octobre 2023 le communiqué suivant daté du 25 octobre :

France Food procède au retrait de la vente et au rappel de fraises x250 g de Belgique, suite au dépassement de la limite réglementaire pour des pesticides.

Risques encourus : En cas d’ingestions régulières ou en grosse quantité : effets hépatotoxiques.

L’ensemble des produits a été retiré de la commercialisation. Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.

Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient ces produits appartenant au lot décrit cidessus de ne pas les consommer et de les détruire, ou de demander le remboursement auprès du point de vente.

Des informations seront sans doute fournies dès demain matin par RappelConso, l'appli de la startup Nation, en attendant vous voilà informé ...

lundi 23 octobre 2023

Les moules des Pays-Bas et Salmonella, 8 rappels façon puzzle en France

Huit rappels de moules de Hollande pour cause de présence de Salmonella commercialisées en France.

Le point avec RappelConso :

23 octobre 2023, produit commercialisé du 18/10/2023 au 19/10/2023.
23 octobre 2023, produit commercialisé du 18/10/2023 au 19/10/2023.
21 octobre 2023, produit commercialisé du 18/10/2023 au 19/10/2023.
21 octobre 2023, produit commercialisé du 19/10/2023 au 19/10/2023.
21 octobre 2023, produit commercialisé du 18/10/2023 au 19/10/2023.
20 octobre 2023, produit commercialisé du 18/10/2023 au 18/10/2023.
20 octobre 2023, produit commercialisé du 19/10/2023 au 19/10/2023.
20 octobre 2023, produit commercialisé du 19/07/2023 au 19/10/2023. 19/07 au lieu de 19/10 ?

lL y a des consommateurs qui ont été averti avant d’autres, ah la fameuse hétérogénéité de la sécurité des aliments en France, entre les contrôles sanitaires, les déclarations des TIAC et là l’information, sans oublier les rappels non proactifs ...

Il y a bien eu une notification au RASFF de l’UE par les Pays-Bas pour la présence de Salmonella dans des moules des Pays-Bas, mais elle date du 23 octobre 2023. Vous avez dit réseau d’alerte rapide. Pourquoi la France n’a-t-elle pas notifié le problème dès le 20 octobre 2023 ?

Autre curiosité, les moules ont été distribués en France, qui publié huit rappels à la clé, mais aussi en Belgique, et là, c’est silence radio, étonnant, non ?

jeudi 28 septembre 2023

Quelques nouvelles de nos produits alimentaires à l’étranger

Des bulots sont rappelés au Luxembourg le 26 septembre 2023, pour cause de date limite de consommation erronée. Ils avaitent été rappelés en France le 22 septembre 2023 ; il n’y a pas eu de notification au RASFF de l’UE (?)…

Notification 2023.6519 au RASFF de l’UE le 27 septembre 2023 par la France concernant la présence de corps étrangers dans du saucisson à l'ail, suite à une plainte de deux consommateurs.

La notification rapporte que le produit a été uniquement distribué en Belgique.
Il est également noté un risque de blessure en cas d'ingestion mais aucun consommateur n'a avalé les corps étrangers mais deux ont remarqué la présence des corps étrangers.
On ne connaît pas la nautre des corps étrangers.

Notification 2023.6513 au RASFF de l’UE le 26 septembre 2023 par l’Allemagne de la présence d’ochratoxine A dans des racines de pissenlit bio de France.

L’analyse d’ochratoxine A réalisée le 5 septembre 2023 a indiqué 70 µg/kg, sachant que le maximum est de 20 µg/kg.

Notification 2023.6570 au RASFF de l’UE le 28 septembre 2023 par l’Allemagne de la présence de cannabidiol (CBD), nouvel ingrédient alimentaire non autorisé dans les bonbons à la gomme en provenance de France.

Résultat analytiuqe : 409 585 ± 61438 µg/kg

jeudi 21 septembre 2023

Quelques curiosité sur des actions de rappels ici et là ...

98 rappels depuis le 1er septembre 2023 sur le site RappelConso ! Il y en avait eu 151 en août, mais tout peut évoluer …

Moules de bouchot

98 rappels, mais, mais, c’était sans compter sur deux rappels de moules de bouchot, oubliés par RappelConso, les 13 et 14 septembre, l’un pour cause de présence de E. coli et l’autre pour présence de toxines lipophiles. Ce dernier rappel a été confirmé par une notification au RASFF de l’UE par la France, le 20 septembre … tout fini par arriver, certes en retard, mais ça arrive … Merci pour les consommateurs !

Farine de sarrasin

Que l’on se rassure, il n’y a pas eu en France de rappel de ce produit en septembre pour cause de  teneur trop élevée en alcaloïdes tropaniques ou pour cause de teneur en alcaloïdes du datura supérieur au seuil réglementaire en septembre, et pourtant …

La France a notifié le 18 septembre 2023 au RASFF de l’UE la présence d’alcaloïdes tropaniques dans de la farine de sarrasin (bio) de France …

La notification indique que la France a réalisé un rappel de auprès des consommateurs, le problème est que ce rappel a eu lieu le 30 août 2023 !

L’autre souci est que la notification au RASFF a permis a des Etats membres de rappeler la farine de sarrasin auprès de leurs consommateurs. C’est ainsi que l’AFSCA de Belgique informe le 19 septembre 2023 du rappel de farine de sarrasin bio de le marque Elbio de France pour cause de teneur en alcaloïdes tropaniques. Soit 20 jours après la France ...

Notons que les lots et références tant en France qu’en Belgique sont strictement identiques.

Voilà ce qui se passe quand on ne pense pas aux autres, et bonjour l’entraide entre les Etats membres de l’UE, et je ne parle même du soi disant réseau d’alerte rapide ou RASFF …

Cela étant, la farine de sarrasin bio continue de poser des soucis avec avec la présence de datura, 9 rappels en 2023 versus 1 en 2022, selon RappelConso.

Dans un article du blog en février 2019, «Datura, les fleurs du mal ou de l'utilité des produits phytosanitaires», le blog a citéun article paru dans le bulletin des vigilances de l’Anses de juin 2018, Datura ou «les fleurs du mal», à propos de la survenue de plusieurs cas d’intoxication sévère par datura en août 2017,

Les patients intoxiqués interrogés ont indiqué avoir trouvé le datura à proximité même de leur habitation, en zone urbaine. Il est probable que la mise en œuvre des nouvelles dispositions réglementaires puisse expliquer que ces plantes se développent en ville ce qui était moins le cas dans le passé.

En d’autres termes, moins de pesticides, plus de datura ?

vendredi 25 août 2023

France : Suspicion de cas de salmonellose liés à la consommation d'œufs


Des œufs frais de poules élevées au sol de Belgique seraient concernés par une suspicion de salmonellose liée à la consommation d’œufs, selon une notification au RASFF de l’UE par la France le 24 août 2023. Ces œufs ont été distribués en France.

D’après la notification, il y aurait 10 personnes atteintes de salmonellose.

Aura-t-on des informations ? Rien n'est moins sûr !

A suivre ...

lundi 7 août 2023

Critères pour Listeria monocytogenes dans le fromage et le beurre au lait cru produit à la ferme, selon une circulaire de l’AFSCA

Listeria monocytogenes dans le fromage et le beurre au lait cru produit à la ferme
, circulaire de l’AFSCA du 3 août 2023 (6 pages).

La présente circulaire a pour but d'informer les opérateurs du secteur «transformation de lait à la ferme» sur ce qui est acceptable pour l’Agence concernant l'application du critère microbiologique pour Listeria monocytogenes, figurant dans le Règlement (CE) n°2073/2005, et en particulier pour le fromage à base de lait cru ou de lait traité thermiquement et le beurre au lait cru produit à la ferme, et ce suite à la parution de certains avis du Comité Scientifique de l’AFSCA. Ces avis ont été donnés en se basant sur des résultats d’études. Ces études ont été réalisées vu qu’il n’est pas aisé pour les opérateurs du secteur «transformation du lait à la ferme» de déterminer si d’une part leurs produits permettent ou non la croissance de Listeria monocytogenes et d’autre part, dans le cas où la croissance est possible, si la limite de 100 ufc/g peut être d’application lors de l’autocontrôle.  

Cette cirulaire défint les critères suivants: 
- Critères pour Listeria monocytogenes dans fromages frais
- Critères pour Listeria monocytogenes dans les fromages à pâte molle et à pâte mi-dure
-Critères pour Listeria monocytogenes dans le beurre au lait cru 

Il existe aussi une version avec mise en évidence des modifications par rapport à la version précédente.

Le blog ne propose pas d’extraits de cette circulaire qui doit être lue en intégralité.

vendredi 21 juillet 2023

Luxembourg : Rappel d'une pâte à cookies pouvant être consommée crue pour cause d’absence de stockage réfrigéré

Selon le site Kooks, la pâte à cookies commercialisée par cette entreprise française peut être consommée, crue, cuite ou réchauffée, car selon la liste des ingrédients, la farine de blé est thermisée.

Il s’agit d’un pot de 150 ml - 120g net, qui se veut :

- Un concept américain mais réalisé «à la française»
- 3 façons de déguster : crue, réchauffée ou cuite
- Une petite cuillère intégrée dans le couvercle

Rappelons que selon Santé publique France, pour la prévention du syndrome hémolytique et urémique (SHU) basée sur l’hygiène et l’éviction de certains aliments à risque, «les préparations à base de farine (pizza/pâte à cookies/gâteau/tarte/crêpe...) ne doivent pas être consommées crues ou peu cuites.»

Il me semble que cette nouvelle pâte à cookies risque de semer le trouble chez des consommateurs souvent peu regardant sur l’étiquetage des produits.

Cela étant, le portail de la sécurité alimentaire du Luxembourg informe le 21 juillet 2023 du rappel au Luxembourg de Kook's Cookie Dough Original 120 g de la marque Kook's.

La référence n’a pas été conservée en frigo tout au long de son stockage.

Nom
Kook's Cookie Dough Original 120gr
Marque
Kook's
Unité
120 g
Code barre
3770017697032
Date de durabilité minimale (DDM)
Toutes les DDM jusqu’au 25/08/2023
Période de vente
12/06/2023 au 20/07/2023

A suivre ...


Mise à jour du 25 juillet 2023
La suite est un rappel le 24 juillet par l'AFSCA de Belgique.
Problématique : Le produit n'a pas été stocké au réfrigérateur, sa sûreté ne peut donc pas être garantie.

jeudi 20 juillet 2023

Une étude met en évidence une mortalité élevée liée à l'infection à Clostridioides difficile

«Une étude met en évidence une mortalité élevée liée à l'infection à Clostridioides difficile», source article de Chris Dall paru le 19 juillet 2023 dans CIDRAP News.

Une étude de cohorte basée sur la population en Suède a révélé que l'infection à Clostridioides difficile (ICD) était associée à une mortalité élevée toutes causes confondues et spécifique à une cause, ont rapporté des chercheurs dans Clinical Microbiology and Infection.

Pour l'étude, une équipe de chercheurs suédois et belges a comparé les individus diagnostiqués comme ayant au moins un épisode d’ICD de 2006 à 2019 à l'ensemble de la population suédoise en utilisant des indices standardisés de mortalité (ISMs). Chaque patient atteint d’ICD a été apparié à 10 témoins et les ISMs ont été calculés pour la mortalité toutes causes confondues et la mortalité cardiovasculaire et liée au cancer, qui ont été sélectionnés en fonction de la prévalence des causes de décès en Suède. L'analyse a fait des ajustements pour les comorbidités chroniques.

L'étude a inclus 43 150 personnes atteintes d’ICD (74,8% âgées de 65 ans et plus, 91,6% d’ICD nosocomiales et 16,8% d’ICD récurrentes) et 355 172 témoins.

Dans l'ensemble, 61,6% du groupe ICD sont décédés au cours de la période d'étude, contre 28,8 % des témoins. L'ICD était associée à un taux de mortalité multiplié par 3 à 7 (taux de fréquence des incidents [IRR], 3,5 ; intervalle de confiance [IC] à 95 %, 3,3 à 3,6 ; SMR, 6,8 ; IC à 95 %, 6,7 à 6,9) respectivement par rapport aux témoins appariés et la population suédoise. Les taux de mortalité étaient les plus élevés pour les ICD nosocomiales (IRR, 2,4 ; IC à 95%, 1,9 à 3,2) et pendant le premier épisode d'ICD (IRR, 0,2 ; IC à 95%, 0,2 à 0,3 pour les récurrentes par rapport à la première ICD).

Les risques de mortalité étaient cependant encore significativement augmentés lorsque nous limitions nos analyses à ceux sans comorbidités.

Les personnes atteintes d'ICD avaient plus de comorbidités chroniques que les témoins, mais la mortalité restait plus élevée parmi les cas d'ICD même après ajustement et stratification pour la comorbidité ; L'ICD était associée à une mortalité accrue, en particulier chez les personnes sans comorbidités chroniques (IRR, 6,1 ; IC à 95%, 5,5 à 6,8).

«Le biais de survie et les comorbidités sous-jacentes peuvent jouer un rôle, et bien que nous ayons ajusté les comorbidités chroniques, une confusion résiduelle par les comorbidités et la fragilité est probable», ont écrit les auteurs de l'étude. «Les risques de mortalité étaient cependant encore considérablement augmentés lorsque nous limitions nos analyses à ceux sans comorbidités.»

NB : L’image de Clostridioides difficile est du CDC.

Mise à jour du 23 juillet 2023

On lira l'article du BfR du 20 juillet 2023 «C. difficile - An intestinal germ with pathogenic potential».

mardi 18 juillet 2023

C'est l'histoire étonnante de rappels répétés de produits de boulangerie pour cause de présence d'allergènes non déclarés

«
Bis repetita non placent, sed perseverare diabolicum», Ils aiment se répéter deux fois, mais c'est diabolique de persévérer

Le 28 juin 2023, le blog vous a informé que plusieurs lots de produits de boulangerie ont été rappelés : il s’agit de pains de mie extra-moelleux nature et complet Netto et sous maque Chabrior (Intermarché) et brioches tranchées Top Budget, Chabrior et Netto.

Notons à ce sujet que l’on ne trouvera aucune trace de ces rappels chez RappelConso. Les liens cités proviennent de la revue 60 millions de consommateurs.

Le 4 juillet 2023, soit six jours après, la France a notifié au RASFF de l’UE la présence de sulfites non déclarés dans de la brioche et du pain de mie de France.

Le 4 juillet 2023, l’AFSCA de Belgique signale un «Avertissement de Fournil du Val de Loire».

- Produit : Pain brioché et toasté de la marque Chabrior.
- Allergène ou substance provoquant une intolérance non mentionnée sur l'étiquette : sulfite.

Deux avertissements n’avaient donc pas suffi et voici qu’on apprend le 17 juillet 2023 que la marque Chabrior et les marques distributeurs Netto et Top budget ont droit à … 18 avis de rappels de produits de boulangerie sur le site RappelConso, toujours pour la même cause, substances allergisantes non déclarées !!!


- Pain de mie extra moelleux complet de marque Netto 500g
Brioches aux pépites de chocolat de marque Chabrior
Brioches aux pépites de chocolat au lait de marque Chabrior
Pain de mie extra moelleux nature de marque Netto 500g
8 Croissants de marque Chabrior
Pain de mie extra moelleux complet de marque Chabrior 500g
Pains au chocolat de marque Top Budget x15
Croissant de marque Top Budget x20
Brioche tranchée de marque Top Budget 750g
12 Briochettes de marque Chabrior
10 Pains au chocolat de marque Chabrior
Brioche tranchée de marque Chabrior 500g / 700g / 1500g
Pain de mie extra moelleux nature de marque Chabrior 500G / 750G
10 Pains au chocolat de marque Netto
Brioche tranchée de marque Netto 500g
12 Briochettes Rondes de marque Netto
Briochettes Pépites chocolat de marque Netto
10 Croissants de marque Netto

Cerise sur le gâteau, voici que l’AFSCA de Belgique informe le 17 juillet 2023 d’un avertissement de Fournil du Val de Loire :

- Produits : Brioche et pains de mie de la marque Chabrior
-Allergène ou substance provoquant une intolérance non mentionné sur les étiquettes : sulfites.

Pour l’instant, pas encore de notification au RASFF de l’UE ...

NB : Photo d'un exemple d'un produit rappelé.

Complément

Un nouveau étonnant rappel de poulet le 17 juillet 2023, dont la DLC est du 7 juillet, pour cause de présence de Listeria monocytogenes. La terrible série (1 et 2) continue jusqu'à quand ...