Qu’en sera-t-il en 2026, vaste question ?
- 3 243 en 2021 (de mars à décembre 2021)
- Y a-t-il beaucoup de rappels ?
- Y en a-t-il davantage qu'avant ?
- Notre alimentation est-elle devenue moins sûre ?
«L'hygiène, avant la microbiologie, n'est hygiénique que dans ses intentions. C'est la science des apparences qui repose entre des mains d'aveugles : est sain ce qui est beau, bon, et ne sent pas mauvais.» Pierre Darmon, L'homme et les microbes, Fayard, 1999.
Qu’en sera-t-il en 2026, vaste question ?
- 3 243 en 2021 (de mars à décembre 2021)
- Y a-t-il beaucoup de rappels ?
- Y en a-t-il davantage qu'avant ?
- Notre alimentation est-elle devenue moins sûre ?
Il était une fois une notification au RASFF de l’UE, 2026.7693, du 1er septembre par la France au sujet de la présence de Salmonella Enteritidis dans des graines de courge de France.
Le produit a fait l’objet d’un rappel au Luxembourg et en Belgique le 1er septembre et aurait été distribué en Suisse.
Mais ce qui frappel le plus est l’information selon laquelle il y aurait 76 cas de maladie …
Mercredi 2 septembre 2026, Joe Whitworth de Food Safety News a posé des questions à Santé publique France, et aujourd’hui, 4 septembre 2026, nous avons un communiqué du ministère de l’agriculture, « Cas groupés de salmonellose : retrait-rappel de graines de courge »
Pas de response directement, mais nous avons ce communiqué, « la pression, ça marche (peut-etre un petit peu…) », me dit Joe Whitworth ...
Des cas groupés de Salmonella Enteritidis causés par une même souche bactérienne ont été identifiés par les autorités sanitaires.
Les investigations menées par Santé publique France en lien avec le Centre national de référence (CNR) des Salmonella et le ministère chargé de l’Agriculture, en coordination avec le ministère chargé de la Santé, orientent vers une contamination par des graines de courge provenant d’un transformateur situé dans le Lot-et-Garonne (47), distribuées principalement dans le réseau de magasins de l’enseigne Grand Frais.
D’autres enseignes de distributions sont également concernées, tant par des graines crues seules que par des mélanges de graines contenant les graines de courge contaminées.
Point de situation épidémiologique
Les souches ont été isolées entre le 3 mai et le 12 août 2026 chez des personnes malades. Les cas sont répartis dans plusieurs régions françaises.
Des investigations épidémiologiques ont été menées par Santé publique France. Elles ont notamment permis d’interroger certains malades sur les produits consommés, les dates et lieux d’achats, etc. Parmi les malades interrogés, 6 ont été hospitalisés et 2 ont consulté aux urgences pour leur infection. Tous ont connu une évolution favorable de leurs symptômes et sont rentrés à domicile.
Selon le court communiqué de Santé publique France du 4 septembre 2026, on apprend :
Investigations et mesures de gestion
Les personnes qui auraient consommé ce produit et qui présenteraient ces symptômes sont invitées à consulter leur médecin traitant en lui signalant cette consommation. En cas d’urgence, appelez le 15.
En l’absence de symptômes dans les 7 jours après la consommation du produit concerné, il est inutile de s’inquiéter et de consulter un médecin.
Si vous détenez ce produit, ne le consommez pas et jetez-le. Si vous le souhaitez, vous pouvez le rapporter au point de vente.
Produits rappelés
Un grand merci à Joe Whitwoth sans qui nous n’aurions sans doute pas eu accès à cette information.
Complément du 5 septembre 2026
« Selon un sondage, 94 % des adultes américains s'inquiètent de la fréquence des rappels de produits alimentaires », source Food Safety Magazine Editorial Team.
Un nouveau sondage auprès des consommateurs, commandé par GS1 US, révèle que 94 % des adultes américains se disent préoccupés par la fréquence des rappels de produits alimentaires, un chiffre en légère hausse par rapport aux 93 % enregistrés en 2025. Parallèlement, 80 % des personnes interrogées estiment que les rappels de produits alimentaires sont efficaces pour protéger la santé et la sécurité sanitaire publiques, contre 85 % en 2025.
Le sondage indique également que les consommateurs prennent des précautions plus larges à la suite d'incidents liés à la sécurité des aliments. Parmi les répondants :
Bien que 9 % des consommateurs aient déclaré qu'ils n'achèteraient plus jamais une marque ayant fait l'objet d'un rappel, les personnes envisageant un nouvel achat ont mentionné plusieurs facteurs susceptibles d'influencer leur décision. Il s'agit notamment du délai écoulé depuis le rappel et de la gravité de la contamination (tous deux cités par 39 % des répondants), ainsi que des recommandations des autorités (citées par 35 % d'entre eux).
Bob Carpenter, dirigeant de GS1 US, a souligné que le système de rappel des produits alimentaires constitue une ligne de défense importante pour la protection des consommateurs. Il a suggéré qu'une traçabilité plus complète et un meilleur partage des données pourraient aider les entreprises à identifier les produits concernés et à fournir aux consommateurs des informations plus claires sur l'ampleur des rappels.
Traçabilité alimentaire et codes-barres 2D pour une meilleure gestion des rappels
Commentaire
La FDA renforce le rappel d'œufs en raison des « conséquences graves pour la santé, voire mortelles », source CIDRAP News du 17 août 2026.
La FDA a reclassé le rappel de 19 millions d'œufs, effectué en juillet en raison d'une contamination à Salmonella, en rappel de classe 1, soit le niveau de risque le plus élevé. Ce reclassement vise à indiquer « une situation dans laquelle il existe une probabilité raisonnable que l'utilisation d'un produit non conforme, ou l'exposition à celui-ci, entraîne des conséquences graves pour la santé, voire le décès ».
Le mois dernier, Midwest Poultry Services a procédé au rappel volontaire d'environ 19 millions d'œufs vendus dans des supermarchés de six États américains : Texas, Oklahoma, Arkansas, Louisiane, Mississippi et Nouveau-Mexique. Ces œufs étaient principalement vendus dans les supermarchés Kroger et Brookshire.
Le Texas concentre la part du lion des cas
Au moment du rappel initial, la FDA a fait état de 26 hospitalisations et d'aucun décès parmi les 98 personnes infectées par la souche de Salmonella esponsable de l'épidémie et liée aux œufs. Des cas ont été signalés dans 17 États, mais la FDA n'a pas mis à jour le nombre de cas depuis ce premier rapport. Le Texas enregistre de loin le plus grand nombre de cas, avec 73 cas. La Louisiane arrive ensuite, avec cinq cas.
La FDA a indiqué que les consommateurs qui possèdent encore ces œufs doivent les jeter ou les rapporter au lieu d'achat.
En date du 22 avril 2026, la médiatrice de l’UE va ouvrir une enquête sur la manière dont la Commission garantit la fiabilité du système d’alerte de l’UE en matière de sécurité des aliments ou pour dire les choses plus précisément Comment la Commission européenne assure la protection des consommateurs contre les dangers liés aux denrées alimentaires au moyen du système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF).
Le blog a souvent qualifié, depuis plusieurs années, le RASFF de réseau d’alerte dit rapide … Le blog a publié de très nombreux articles sur les retards des rappels tant au niveau du RASFF de l’UE que de RappelConso en France, ici.
La Médiatrice européenne Teresa Anjinho a ouvert une enquête d’initiative sur la manière dont la Commission européenne assure la protection des consommateurs contre les dangers liés aux denrées alimentaires grâce au système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF).
La Médiatrice a décidé d’ouvrir l’enquête après qu’un certain nombre de parties prenantes ont fait part de leurs préoccupations quant au fonctionnement du système d’alerte. Ces préoccupations concernent d'éventuels retards dans la transmission de certaines alertes concernant un problème de sécurité des aliments ainsi que la transparence et la qualité des données mises à la disposition des citoyens.
En ouvrant l'enquête, Mme Anjinho attire l'attention sur les récents retards dans l'information des autorités nationales et européennes sur le lait infantile contaminé. Elle note également qu’un système d’alerte fiable et efficace en matière de sécurité des aliments est nécessaire pour protéger plusieurs droits au titre de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, y compris le droit à la santé et à la protection des consommateurs.
La Médiatrice a posé une série de questions à la Commission pour obtenir un aperçu détaillé du fonctionnement du système. Il s’agit notamment de savoir combien de temps il faut en moyenne pour que les alertes soient diffusées aux membres du RASFF après qu’un risque a été identifié et combien de temps en moyenne il faut aux points de contact nationaux – généralement les autorités chargées de la sécurité des aliments – pour soumettre les notifications.
La Médiatrice a également demandé à la Commission si elle avait elle-même déjà identifié des risques avant qu’ils ne soient signalés par une autorité nationale et si elle envisageait d’introduire des mesures pour garantir que les notifications couvrent efficacement le commerce électronique.
Parallèlement, les médiateurs nationaux de toute l’Europe ont été invités à enquêter sur le fonctionnement du RASFF avec leurs autorités nationales, étant donné qu’un lien étroit entre les actions de la Commission et les autorités nationales concernant le système d’alerte est essentiel pour garantir son efficacité. En tant que coordinatrice du réseau européen des médiateurs, Mme Anjinho partagera ensuite ses conclusions avec la Commission.
Un certain nombre de questions à la Commission figurent à l'annexe de la présente lettre. Je vous saurais gré de bien vouloir recevoir la réponse de la Commission pour le 20 juillet 2026 au plus tard. Si la production d’informations concernant l’un des éléments nécessite une charge disproportionnée, j’invite la Commission à en informer l’équipe d’enquête dès que possible.
Liste des questions à la Commission
Pour les questions ii) à iv), la Commission est invitée à fournir l'aperçu statistique correspondant.
B) Comment la Commission procède-t-elle si elle identifie, à elle seule, un risque grave qui n'a pas (encore) été signalé par un membre du RASFF? Est-ce que cela s'est déjà produit, et si oui, comment cela a-t-il été géré ?
C) La Commission est responsable de la gestion du réseau RASFF. En outre, la Commission est également chargée d'assurer le fonctionnement, la maintenance, le support, la mise à jour ou le développement des logiciels et de l'infrastructure informatique sous-jacents à iRASFF. À la lumière de ce qui précède, la Commission est invitée à fournir des informations au Médiateur en ce qui concerne:
D) En ce qui concerne la fenêtre RASFF (y compris le portail des consommateurs), la Commission pourrait-elle expliquer si elle entend améliorer sa transparence, en particulier l’identification du nom du produit rappelé, et l’accessibilité du portail pour les citoyens vulnérables tels que les personnes âgées ou les personnes handicapées? Si la Commission n’a pas l’intention de mettre à disposition le nom des produits rappelés, pourrait-elle expliquer pourquoi son approche est différente de celle de Safety Gate pour les produits non alimentaires?
Commentaire
Même s’il existe quelques exemples de rapidité, voir ici tout récemment, en France, RappelConso n’est pas exempt de tout reproche ...
- 3 243 en 2021
Il n'existe pas à ma connaissance de bilan des rappels de produits alimentaires en France, d'où ce petit bilan de mon cru...
Voici une méthode simple de calcul des rappels pour 2025 pour ceux que ça intéresse : le chiffre calculé est obtenu à partir de l’utilisation des données des rappels via RappelConso, entre ici et ici.
Bien entendu, il est classique, mais non prouvé de dire, plus il y a de rappels, plus le système fonctionne …
Cette brève information me permet de signaler que nos voisins et amis belges de l’AFSCA ont publié tout récemment, le 5 mai 2026, un communiqué,« Les entreprises alimentaires belges ont procédé à 378 rappels de produits et avertissements en 2025 ».
Que dire de plus ...
Pas un mot sur les laits infantiles contaminés par une toxine de Bacillus cereus, mais abondance relative d’informations sur de cas de listériose en lien avec la consommation de produits de charcuterie prêts à consommer.
Cela étant, le compte n’y est pas
Santé publique France communique le12 mars, sur un point au 10 mars de « Cas de listériose en lien avec la consommation de produits de charcuterie prêts à manger de l’entreprise Drôme Ardèche Tradition ».
La raison probable est que les produits de cet établissement sont susceptibles d’avoir été contaminés après cuisson
12 patients atteints de listériose, avec des prélèvements positifs réalisés entre le 13/10/2025 et le 23/01/2026. Parmi ces cas, 7 ont été recensés en janvier 2026. Aucun nouveau cas n’a été identifié depuis le 11/02/2026. 2 décès ont été signalés.
Les cas identifiés résident dans les régions : Auvergne-Rhône-Alpes (9), Bourgogne-Franche-Comté (1), Normandie (1), et Nouvelle-Aquitaine (1).
Depuis 2021, le nombre annuel de cas de listériose est en augmentation nette, avec 619 cas notifiés en 2024. Sur la période 2021-2024, l’incidence régionale moyenne de la listériose était la plus forte en Bretagne, en Normandie, et en Corse. Voilà que cette épidémie semble changer la donne ...
Origine de la contamination
A noter une notification au RASFF de l’UE, 2026.1933, le 12 mars de la présence de Listeria monocytogenes dans des produits de viande suite à un autocontrôle de l’entreprise, sans plus de précision ...
Les analyses du CNR des Listeria ont confirmé que des souches isolées de produits de l’établissement présentaient les mêmes caractéristiques que celles isolées chez les personnes malades.
Quelques questions
On ne connaît pas la quantité de Listeria monocytogenes présents dans ces aliments, élément utile pour comprendre cette épidémie ...
On cite l’entreprise, mais qu’en est-il des inspections sanitaires réalisées dans cette entreprise. Le site Alim’confiance ne nous apprendra rien, car « Suite à des contraintes techniques, les résultats des contrôles Alim'confiance sont provisoirement indisponibles. »
Comment se fait-il qu’en 2026, il existe encore des entreprises alimentaires qui ne savent pas que le cru et le cuit sont deux usines strictement séparées afin de prévenir toute contamination croisée ou transfert de contamination ?
Brève note factuelle ...
En 2025, il y a eu 5 344 notifications de produits alimentaires et de boissons au RASFF de l’UE versus 5 250 pour l'ensemble de l'année 2024, qui elles-mêmes avaient augmentées de 8% par rapport à 2023, un nouveau palier donc …
Selon mes informations, pour les produits d’origine France, il y a eu 265 notifications au RASFF de l’UE cours de l’année 2025 versus 272 en 2024 et la France a été à l’origine de 535 notifications en 2025 versus 614 en 2024.
Une analyse de l'année 2025 des notifications de produits alimentaires et des boissons selon le Sedgwick’s 2026 State of the Nation Product Safety and Recall Index report vient d'être publiée. Prudence lors de la lecture car les chiffres proposés ne sont pas toujours en adéquation avec les données de l’UE, même si les chiffres proposés indiquent une hausse des notifications.
Enfin, vous lirez avec intérêt l’analyse de Joe Whitworth dans Food Safety News, European analysis finds rise in recalls.
MàJ du 14 mars 2023. Comparaison n'est pas raison dit-on, mais tout de même, chez nos voisins allemands, il y a eu respectivement pour 2022, 2023, 2024 et 2025, 311, 310, 310 et 323 rappels de produits alimentaires.
Chers Lecteurs,
1. Les rappels de produits alimentaires continuent sur leur lancée, après une baisse toute relative en 2023 et 2024, voici que 2025 aura été un bon cru. Voici les chiffres sur ces cinq dernières années :
Et pourtant les données des TIAC en 2022, 2023 et 2024 ne sont pas bonnes du tout ...
Les résultats produits éclairent les enjeux de santé publique, enrichissent les connaissances sur l’état de santé et fournissent des informations nécessaires pour guider les politiques de prévention et aider à réduire les inégalités sociales et territoriales de santé.
Totalement hors sol !
La prévision de plus de 2 000 rappels est donc acquise pour 2025 comme en 2022, 2023 et 2024.
Rien ne change, donc tout va bien ?
Fréquentation très exceptionnelle en décembre, la meilleure de l'année 2023, et de loin, est-ce à dire que fort de ce succès, le blog va continuer en 2024 ?Mes meilleurs voeux et bonne et heureuse année 2024
Petit rappel pour les lecteurs assidus, il y en a, le Luxembourg est un récidiviste ; en effet, le blog vous avait proposé le18 janvier 2023, Un rappel d'huîtres au Luxembourg plus rapide qu'en France ? C'est possible !
Dans l'article «Le premier rappel de l’année, des huîtres et norovirus inside !», j’écrivais le 1er janvier 2023, «Il n’y a aucune raison que ce qui s’est passé en décembre 2019 et janvier 2020 ne se reproduise pas en décembre 2022 et janvier 2023 ...»
En 2023, au 29 décembre, il y a eu 41 notifications au RASFF de l’UE pour des coquillages de France dont 34 notifications concernant la présence de norovirus dans des huîtres. La dernière notification date du 13 décembre 2023.
Du côté des rappels d’huîtres et norovirus, (source RappelConso) 9 rappels en décembre 2022, suivies de 21 rappels d’huîtres en janvier 2023 …
Bref, l’histoire semble se répéter, mais pourquoi voulez-vous que ça change ?
⚠️ Suite à des signalements de cas de toxi-infections alimentaires collectives dont les symptômes sont ceux de la gastro-entérite aigüe :
— Préfet du Calvados (@Prefet14) December 29, 2023
➡️ Le préfet du #Calvados a décidé d'interdire temporairement la commercialisation et la mise à la consommation humaine des coquillages… pic.twitter.com/Bs8NgyUs14
Le tweet du préfet du Morbihan est intéressant car il peut y avoir des cas de toxi-infections alimentaires collectives dont les symptômes sont ceux de la gastro-entérite aigües, mais je pense qu'il a aussi des symptômes de la gastro qui sont des cas de de toxi-infections alimentaires collectives ...
⚠️Des analyses menées sur des huîtres d’élevage confirment la présence de norovirus sur la zone sanitaire de St Vaast La Hougue (zone n°50-07). Les symptômes liés au norovirus sont ceux de la gastro-entérite aiguë ; aucun cas grave n’est à déplorer à ce jour.
— Préfet de la Manche 🇫🇷 (@Prefecture50) December 29, 2023
Voir communiqué 👇 pic.twitter.com/B0wygCJnmr