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lundi 29 juin 2026

Le nettoyage est l’'étape cruciale de la réduction microbienne

Si vous n’avez pas encore intégré le fait que le nettoyage est la clé de voûte de l’hygiène dans votre entreprise, c’est le moment de le faire, c'est important ! Le texte ci-après a été traduit et adapté par mes soins -aa.

« Le nettoyage est l’'étape cruciale de la réduction microbienne », source article de Neil Bogart et Abby Snyder paru dans Food Safety Magazine.

Dans la plupart des cas, le nettoyage est plus efficace que la désinfection pour réduire la contamination microbienne.

Les désinfectants sont souvent présentés comme « la solution miracle » en matière de désinfection, car ils sont spécifiquement appliqués pour détruire les micro-organismes présents sur les surfaces. Cette vision pourrait laisser penser que la désinfection offre la meilleure réponse en matière de sécurité des aliments. Or, ce n'est souvent pas le cas ; la réduction microbienne la plus significative est généralement obtenue lors du nettoyage.

Cette distinction est loin d'être anodine. Une conception erronée de la manière dont les activités de désinfection garantissent la maîtrise microbienne entraîne une mauvaise utilisation des ressources, des efforts de formation et de validation inefficaces, ainsi que des exigences réglementaires. Dans cet article, nous soulignons l'importance des activités de nettoyage dans le cadre des procédures opérationnelles standard en matière d'hygiène (Sanitation Standard Operating Procedures ou SSOPs)

Composantes des procédures de nettoyage-désinfection

Les activités de nettoyage et de désinfection, qu'elles soient sèches ou humides, suivent généralement une séquence structurée de procédures décrites sous le nom de « sept étapes du nettoyage-désinfection » (d’autres articles parlent de cinq étapes, etc.). Des procédures spécifiques à chaque établissement sont documentées dans les SSOPs. Bien que les procédures varient d'un établissement à l'autre, les procédures opérationnelles normalisées de nettoyage-désinfection comprennent en général l’étape de nettoyage de la ligne, l'inspection et l'application d'un désinfectant. Ces activités contribuent à atteindre les multiples objectifs de du nettoyage-désinfection : enlèvement des résidus alimentaires, prévention de la contamination croisée par des allergènes, réduction du transfert de colorants et d'arômes, réduction de la charge microbienne et prévention de la contamination croisée par des agents pathogènes.

Dans le cadre d'un nettoyage-désinfection humide conventionnel, les sept étapes comprennent généralement un pré-rinçage, l'application d'un détergent, une action mécanique (comme le brossage) et un rinçage final avant inspection et la désinfection, suivie d’un rinçage et séchage. L'eau joue un rôle central : elle agit comme force physique pour déloger les résidus, comme vecteur pour les détergents et les désinfectants, et comme milieu de transport pour l'évacuation des résidus.

Les mêmes étapes générales sont utilisées dans un nettoyage-désinfection à sec, mais leur mise en œuvre diffère considérablement lorsque l'eau est exclue du processus. Le nettoyage physique à sec est généralement effectué par balayage, grattage et aspiration. De nombreuses procédures opérationnelles standard en matière d'hygiène pour les environnements secs n'incluent pas l'application d'un désinfectant. Cependant, certains établissements ont recours à une application maîtrisée de désinfectants, généralement par traitement localisé. Les désinfectants utilisés sont formulés pour s'évaporer rapidement afin d'éviter l'introduction d'eau dans les environnements à faible humidité.

Il est certain que le nettoyage vise à enlever (éliminer, si possible?) les résidus alimentaires, tandis que la désinfection a pour but de détruire les micro-organismes. Cependant, ces définitions ne rendent pas pleinement compte de ce qui se passe réellement à chaque étape. Le nettoyage ne se contente pas d'enlever les souillures, il réduit également la charge microbienne présente sur les matériaux. En se concentrant uniquement sur l'enlèvement des souillures, ces définitions ont peut-être involontairement contribué à l'idée fausse que la désinfection est la principale (voire la seule) étape de réduction microbienne.

Dans la plupart des cas, une réduction plus importante de la charge microbienne résulte du nettoyage, qu'il s'agisse de méthodes de nettoyage-désinfection humides ou sèches. Par conséquent, l'étape de désinfection peut inactiver certains microbes restants après un nettoyage efficace. Toutefois, la désinfection n'est qu'une intervention secondaire venant s'ajouter à une étape de nettoyage bien réalisée. Ainsi, une modification de la description du nettoyage ci-dessus consisterait à ajouter la précision suivante : les techniques de nettoyage enlèvent les souillures, notamment les résidus alimentaires, la saleté, la graisse ou autres matières indésirables (tels que les micro-organismes), des surfaces en contact avec les aliments. Cette description permet de clarifier le rôle du nettoyage dans la sécurité des aliments, au lieu de le réduire à un simple enlèvement des souillures.

A la suite d’un nettoyage, la désinfection se réalise sur des surfaces propres.

Le nettoyage est la première étape de la réduction microbienne

Les activités de nettoyage peuvent réduire considérablement la charge microbienne sur les surfaces. La réduction microbienne lors du nettoyage physique s'effectue par l'action mécanique du frottement, du brossage ou par la dynamique des fluides ou des poudres. En cas de nettoyage humide, la chimie des détergents, qui dissout les souillures, contribue également au nettoyage.

Des menées à ce jour, bien que limitées, montrent que le nettoyage peut entraîner des réductions logarithmiques significatives de la charge microbienne sur les surfaces. Par exemple, une étude modélisant les interventions de nettoyage à sec sur du lait contaminé sur des lignes de traitement de poudres a démontré que les étapes d'élimination physique permettent une réduction microbienne significative (1). Des études empiriques sur le nettoyage à sec ont également montré qu'une réduction importante de Salmonella (jusqu'à 5 log) (2). Des résultats similaires ont été observés lors du nettoyage par voie humide, notamment pour le nettoyage et la désinfection des bacs de produits (3). Quel que soit le système, le nettoyage seul a permis d'obtenir une réduction microbienne significative.

Cela semble intuitif. Peut-on vraiment croire que la charge microbienne d'une surface reste inchangée après le nettoyage ? Bien sûr que non. Dans de nombreux programmes de nettoyage-désinfection, les étapes de nettoyage représentent à elles seules la majeure partie de la réduction microbienne totale du processus, les agents désinfectants apportant une réduction supplémentaire une fois les surfaces déjà propres. Sur le plan mécanique, cette réduction s'explique par le fait que, dans les environnements alimentaires, les microbes se présentent rarement sous forme de cellules libres et exposées. Ils sont souvent associés à des résidus alimentaires adhérant aux surfaces ; ces résidus peuvent ancrer les micro-organismes et limiter leur exposition aux agents chimiques. Le nettoyage rompt ces associations grâce à des forces physiques. Le brossage et le frottage exercent des forces de cisaillement et d'abrasion qui détachent les cellules et désagrègent les matrices de souillures. Dans le nettoyage par voie humide, les jets d'eau et de détergent génèrent un cisaillement localisé sur les surfaces. Dans les systèmes à sec, le balayage, l'aspiration, la projection de sel ou de glace carbonique permettent également de déloger et d'enlever les souillures et les micro-organismes. Les produits chimiques peuvent renforcer ce processus en perturbant l'adhérence et en empêchant la redéposition. Ces mécanismes physiques ne se contentent pas de préparer la surface à la désinfection. Le nettoyage physique peut enlever une part importante de la charge microbienne. Au moment où l'agent désinfectant est appliqué, une grande partie de la charge microbienne a déjà été éliminée.

Les désinfectants ont des limites en conditions réelles

Les désinfectants présentent des avantages, mais ils ne sont pas miraculeux. Espérer qu'un nouveau produit chimique résoudra le problème de la contamination croisée environnementale est une approche peu susceptible de réussir. L'idée qu'une simple pulvérisation ou un traitement gazeux puisse réduire significativement la charge microbienne dans des niches environnementales complexes détourne l'attention de stratégies plus efficaces, axées sur la qualité du nettoyage. En pratique, les caractéristiques qui rendent les surfaces difficiles à nettoyer, telles que les fissures, les anfractuosités, les soudures irrégulières, les joints, ainsi que l'accumulation de souillures et de résidus, limitent également la capacité des désinfectants à atteindre les microbes et à agir sur eux. Les idées fausses concernant l'efficacité des désinfectants sont souvent renforcées par la manière dont ils sont étudiés. Les études sur les désinfectants conduites en laboratoire fournissent des informations utiles pour déterminer si un désinfectant peut inactiver des micro-organismes dans des conditions maîtrisées, mais elles ne permettent pas d'estimer de manière fiable l'efficacité de ces traitements en production. Les études réalisées en laboratoire sur des coupons où des surfaces planes en acier inoxydable sont inoculées puis traitées de manière uniforme, offrent des conditions très favorables à l'inactivation microbienne. Ces systèmes d'essai maximisent le contact entre le désinfectant et les cellules, ce qui se traduit souvent par des réductions logarithmiques importantes et constantes, difficilement transposables à une utilisation en conditions réelles. Lorsque les conditions d'essai se rapprochent davantage de la réalité du terrain, l'efficacité des désinfectants devient plus variable et généralement moindre. Les études à l'échelle pilote introduisent des facteurs tels que la complexité des surfaces, une répartition hétérogène du désinfectant et des méthodes d'application plus réalistes, autant d'éléments qui réduisent le contact entre le désinfectant et les organismes cibles. Par exemple, des travaux récents sur la réduction de Listeria ont montré que la méthode d'application influait considérablement sur l'efficacité du désinfectant, même lorsque le même produit chimique était utilisé. Ces résultats soulignent que l'efficacité d'un désinfectant ne dépend pas uniquement de la substance chimique elle-même, mais aussi de l'environnement physique dans lequel elle est appliquée. Se fier outre mesure aux données d'efficacité obtenues dans des conditions de laboratoire idéales peut conduire à un excès de confiance et à des stratégies de maîtrise non optimales. En pratique, plusieurs contraintes limitent la capacité d'un désinfectant à atteindre les niveaux de réduction microbienne souvent observés dans des conditions expérimentales idéales. Les résidus organiques peuvent neutraliser les principes actifs, réduisant ainsi leur efficacité avant même qu'ils n'atteignent les micro-organismes cibles.

La géométrie des équipements empêche souvent un contact adéquat entre la surface et le désinfectant. Le temps de contact (ou temps de séjour) peut être relativement court, en particulier sur les surfaces bien drainées ou difficilement accessibles. La couverture peut également être irrégulière, car l'état de la surface, notamment la présence de piqûres de corrosion, de soudures de mauvaise qualité ou de microfissures, peut encore réduire l'efficacité du traitement. La complexité de la géométrie des équipements figure au premier rang de ces contraintes. Les zones les plus difficiles à nettoyer sont également les plus difficiles à désinfecter. Si des souillures et des cellules microbiennes restent physiquement logées dans une niche, l'application d'un désinfectant sur la surface ne pourra pas compenser un nettoyage inadéquat. Une intervention mécanique est généralement nécessaire pour enlever la contamination présente dans ces zones. Ce principe n'a pas été indiqué dans un précédent article : les endroits difficiles à nettoyer sont intrinsèquement difficiles à désinfecter.

Autrement dit, si les micro-organismes ne peuvent être physiquement enlevés lors du nettoyage, la désinfection n’apportera probablement qu’un bénéfice marginal. Inversement, lorsque les cellules sont efficacement enlevées par le nettoyage, la charge microbienne restante est déjà faible, et la désinfection ne contribue que de façon marginale. Dans les deux cas, l’efficacité du nettoyage est le facteur déterminant de la maîtrise de la contamination microbienne.

Reconnaître le rôle central du nettoyage est essentiel afin que des efforts et des ressources appropriés soient établis pour le nettoyage-désinfection. Lorsque les équipes supposent que les désinfectants sont responsables de la majeure partie de la réduction microbienne, elles peuvent trop s’appuyer sur les interventions chimiques, se relâcher dans leur exécution et sous-investir dans la formation aux techniques de nettoyage efficaces. Cet état d’esprit peut également conduire à une évaluation insuffisante des performances de nettoyage et à une sous-estimation de l’importance d’une conception hygiénique des équipements et de l’enlèvement des gîtes de prolifération.

Un changement de mentalité

Si le nettoyage est si crucial, pourquoi la désinfection retient-elle souvent toute l’attention ? Cette perception s'explique en partie par la manière dont le nettoyage-désinfection a été historiquement conçu. Le nettoyage est généralement décrit comme l'enlèvement des souillures alimentaires, tandis que la désinfection est explicitement définie comme l'étape visant à réduire ou à détruire les micro-organismes. Cette conception attribue implicitement la maîtrise de la contamination microbienne à la seule désinfection, négligeant la réduction microbienne substantielle qui se produit lors du nettoyage. De ce fait, le nettoyage est souvent perçu comme une étape préparatoire, tandis que la désinfection est considérée comme l'étape principale de la maîtrise de la contamination microbienne

Cette idée fausse est renforcée par la manière dont l'efficacité des désinfectants est étudiée. Les désinfectants sont systématiquement évalués quant à leur létalité microbienne dans des conditions définies, produisant des résultats clairs et quantifiables tels que des réductions logarithmiques. En revanche, l'efficacité du nettoyage physique est plus difficile à caractériser. Elle dépend de facteurs tels que la conception de l'équipement, l'accessibilité, l'action mécanique et la technique de l'opérateur, autant d'éléments qui introduisent une variabilité. Parce qu'il est plus difficile à mesurer et à standardiser, le nettoyage a reçu comparativement moins d'attention dans la recherche et la validation, bien qu'il soit souvent l'étape qui contribue le plus à la réduction microbienne.

Nous devrions considérer le nettoyage comme le fondement de la maîtrise de la contamination microbienne . Une approche pratique pour faire évoluer les mentalités consiste à évaluer plus rigoureusement l'efficacité du nettoyage en conditions réelles. De nombreux établissements effectuent déjà des inspections visuelles et prélèvent des échantillons, à l’aide de tests ATP ou des indicateurs d'hygiène microbiologique, après nettoyage et avant la désinfection. Cette pratique est précieuse car elle isole la performance de l'étape de nettoyage, permettant aux équipes d'évaluer l'efficacité de l'enlèvement des souillures et des micro-organismes associés, sans l'influence perturbatrice de l'application de désinfectant.

Plus généralement, bien que des efforts considérables aient été consacrés à l'étude de l'efficacité des désinfectants, l'élimination physique des micro-organismes lors du nettoyage reste relativement peu étudiée. Cela représente une lacune importante. Si le nettoyage est responsable d'une grande partie de la réduction microbienne en pratique, il devrait être étudié et validé avec la même rigueur que l'utilisation des désinfectants. Une question pertinente que les responsables de l'hygiène devraient se poser est de savoir si leurs processus de nettoyage sont compris, mesurés et validés au même titre que leurs étapes de désinfection.

Les établissements devraient également investir dans le renforcement de leurs programmes de nettoyage physique. Cela inclut la formation du personnel à reconnaître les signes visuels d'un nettoyage insuffisant, l'amélioration de l'accessibilité des équipements par leur démontage ou leur conception hygiénique, et la standardisation des procédures de nettoyage pour garantir leur uniformité.

Et maintenant ?

Avec le recul, le rôle du nettoyage dans la réduction microbienne paraît évident, mais ce simple changement de mentalité peut induire un changement de comportement. De nombreuses étapes de nettoyage sont manuelles ; il est donc essentiel que les employés comprennent que le nettoyage est une étape de la maîtrise de la contamination microbienne et non une simple tâche ménagère. La réduction des sites de prolifération microbienne devient un objectif pour les équipes pluridisciplinaires (par exemple, ingénierie/maintenance, sécurité et qualité des aliments, nettoyage-désinfection). Les désinfectants seront appliqués avec des attentes réalistes.

Il ne s'agit pas d'un argument contre la désinfection, mais plutôt de la replacer dans son contexte. Le nettoyage est la base du nettoyage-désinfection. La réduction microbienne dans les environnements de production alimentaire se produit principalement lors du nettoyage, grâce à l'élimination physique des souillures et des micro-organismes qu'elles abritent. Les désinfectants apportent une réduction supplémentaire importante, mais souvent progressive, une fois les surfaces nettoyées. Nos plus grands progrès en matière de la maîtrise de la contamination microbienne ne proviendront pas de produits chimiques plus puissants, mais de meilleures pratiques.

jeudi 25 juin 2026

Une étude de Food Standards Scotland identifie les facteurs de risque de maladies d'origine alimentaire chez les personnes âgées 

« Une étude de Food Standards Scotland identifie les facteurs de risque de maladies d'origine alimentaire chez les personnes âgées », source Food Safety Magazine.

Une étude conduite dans le cadre d'une bourse de recherche de l'Institut écossais de recherche sur l'environnement, l'alimentation et l'agriculture (SEFARI) en collaboration avec Food Standards Scotland (FSS) a identifié une série de facteurs sanitaires, sociaux, environnementaux et économiques susceptibles d'accroître les risques de maladies infectieuses d'origine alimentaire chez les adultes de 65 ans et plus.

Selon l’étude, les personnes âgées sont touchées de manière disproportionnée par les maladies d'origine alimentaire en Écosse, bien qu'elles représentent environ 20 % de la population. Les données de surveillance de Public Health Scotland ont montré que les adultes de 65 ans et plus représentaient :

  • 68 % des cas de listériose confirmés en laboratoire entre 2012 et 2022,
  • 23 % des infections à Campylobacter entre 2013 et 2017,
  • 60 % des cas confirmés de norovirus entre 2012 et 2023.

L'étude a utilisé des groupes de discussion en ligne et en présentiel, réunissant des adultes de 65 ans et plus ainsi que leurs aidants familiaux, afin d'examiner leurs perceptions, leurs comportements et leur vulnérabilité perçue en matière de sécurité des aliments. Les chercheurs ont analysé les résultats à l'aide d'un cadre d'analyse combinant le modèle des croyances relatives à la santé (qui suggère que certains comportements de santé sont influencés par la perception qu'a un individu de la gravité d'un problème et de sa propre vulnérabilité, ainsi que par les avantages et les obstacles perçus à ce comportement) avec les déterminants biologiques, physiques, psychologiques, économiques et sociaux de ces comportements.

Facteurs influençant les pratiques de sécurité des aliments des personnes âgées

Des chercheurs ont identifié plusieurs facteurs qui augmentent la probabilité pour les personnes âgées de contracter une intoxication alimentaire. Plus précisément :
  • Problèmes de santé liés à l'âge :
  • La mobilité réduite, les troubles de la vision, le déclin cognitif et la diminution de l'appétit influent sur les habitudes d'achat, de préparation, de conservation et de consommation des aliments. Les aidants familiaux ont fait part de leurs inquiétudes quant à la conservation prolongée des aliments à domicile, aux difficultés à suivre les instructions de cuisson et au non-respect des dates limites de consommation.
  • Facteurs environnementaux : des options de transport limitées, la dépendance aux courses hebdomadaires ou aux livraisons en ligne et un accès réduit aux détaillants alimentaires pourraient entraîner des périodes de conservation des aliments plus longues, ce qui accroît l’importance d’une réfrigération adéquate et de pratiques de décongélation sûres
  • Isolement social : les participants vivant seuls ont fait état d’une motivation moindre à préparer des repas frais et d’une plus grande dépendance aux plats préparés, aux aliments surgelés et aux plats cuisinés en grande quantité, ce qui pourrait accroître la probabilité de mauvaises pratiques de conservation et de réchauffage.
  • Pressions économiques : Les participants ont indiqué acheter des aliments à prix réduit, faire des achats en gros et congeler des aliments pour faire face à la hausse des prix. Les chercheurs ont noté que une méconnaissance des nouveaux appareils de cuisson, comme l’air fryer et l’autocuiseur, pouvait engendrer des problèmes supplémentaires de sécurité des aliments si les aliments ne sont pas cuits à la température interne adéquate.

Écarts dans la perception des risques

L'étude a révélé que de nombreuses personnes âgées ne se percevaient pas comme étant plus à risque de contracter une intoxication alimentaire et associaient souvent ces infections aux repas préparés à l'extérieur. Les aidants familiaux, quant à eux, étaient généralement plus conscients de la vulnérabilité liée à l'âge et de la gravité potentielle des intoxications alimentaires chez les personnes âgées.

Les chercheurs ont indiqué que l'expérience personnelle des maladies d'origine alimentaire, l'inquiétude pour les membres vulnérables de la famille et l'accès à des outils de sécurité des aliments tels que les thermomètres de réfrigérateur influençaient la motivation à suivre les pratiques recommandées en matière de sécurité des aliments.

Recommandations pour les futurs messages sur la sécurité des aliments

D’après ces résultats, les chercheurs ont recommandé à FSS d’élaborer des communications ciblées sur la sécurité des aliments à destination des personnes âgées et d’autres groupes vulnérables sur le plan clinique. Les stratégies suggérées comprennent :
  • Sensibilisation accrue à la susceptibilité aux maladies infectieuses d'origine alimentaire liée à l'âge,

  • Souligner la gravité potentielle des infections

  • Éliminer les obstacles à la manipulation sécuritaire des aliments

  • Fournir des conseils pratiques adaptés aux situations des personnes âgées.

Le rapport conclut que les futures campagnes de sécurité des aliments devraient intégrer des principes de changement de comportement, des appels à l'action clairs et des messages qui reconnaissent les effets interdépendants des facteurs sanitaires, financiers et environnementaux sur les pratiques de sécurité des aliments chez les personnes âgées.

lundi 15 juin 2026

C’est l’histoire de la fermeture en urgence d’un restaurant à Lyon

Côté pile, selon Lyon Mag, les dirigeants ont tenu à réagir après l'annonce de cette fermeture. Selon ces derniers, cette décision intervient après "le 12e contrôle sanitaire en six mois au sein de l'ensemble de nos établissements",lesquels auraient, selon eux, été "tous conclus sans anomalie majeure." 

Dans un communiqué, les restaurateurs indiquent que la préfecture leur a demandé de réaliser "certains travaux et aménagements complémentaires" à la suite des observations formulées lors du dernier contrôle de leur établissement des Cordeliers. Ils affirment notamment que des "traces de nuisibles ont été observées dans la cour de l'immeuble et non dans les espaces de préparation ou de service", précisant avoir été contraints de mener des travaux de"rebouchage et de sécurisation" de plusieurs points du bâtiment, aujourd'hui "entièrement achevés." 

D’après le communiqué, ils ont "immédiatement engagé toutes les actions nécessaires" afin de répondre aux exigences des autorités et soutiennent que "les mesures correctives ont été intégralement mises en place". Ils indiquent enfin avoir profité de cette période pour "renforcer la formation" de leurs équipes en matière d'hygiène alimentaire et de procédures HACCP. "Aujourd'hui, tout est rentré dans l'ordre et nous sommes dans l'attente de la validation des autorités compétentes pour pouvoir rouvrir nos portes très prochainement", concluent-ils, tout en remerciant leurs clients pour leur "fidélité", leur "confiance" et leurs nombreux messages de soutien.

Ētrange communication de ces restauateurs : en quoi des contrôles satisfaisants dans d’autres établissements signifient-ils que tout va bien dans un autre établissement récemment contrôlé ?

Côté face, par un arrêté préfectoral, la préfecture du Rhône a prononcé la fermeture administrative de l'établissement de restauration, mesure est effective depuis le 12 juin et restera en vigueur jusqu'à la réalisation de l'ensemble des mesures correctives exigées par les autorités.

Cette décision intervient à la suite d'un contrôle réalisé le jour même par un agent du Bureau Veritas Exploitation, dans le cadre des contrôles officiels délégués par les services de l'État. Selon l'arrêté, le rapport établi à l'issue de cette inspection a mis en évidence des "manquements graves aux règles d'hygiène."

Parmi les principaux constats figurent notamment la "présence de déjection de souris", "la détention de denrées périmées", le "non-respect des températures de conservation des denrées" ou encore "l'absence de traçabilité des denrées." Les inspecteurs ont également relevé l'absence de système de ventilation adapté dans certaines zones de production ainsi qu'un "défaut caractérisé de maintenance et de nettoyage des locaux de production et de stockage ainsi que des équipements."

L'arrêté mentionne également l'absence de plusieurs procédures sanitaires essentielles. Les services de l'État évoquent notamment "l'absence de référence HACCP", "l'absence de gestion et de surveillance concernant les opérations à risques", mais aussi l'absence d'autocontrôles microbiologiques, de bonnes pratiques d'hygiène du personnel ou encore de formation du personnel à l'hygiène alimentaire.

Last but not the least, La préfecture souligne par ailleurs que ces manquements interviennent malgré des démarches déjà engagées auparavant. Le document rappelle en effet "la non-réalisation de la mise en demeure du 11 mai 2026" et estime que "la situation sanitaire s'est dégradée depuis le 11 mai 2026."

Si au lieu de dépenser son argent en com, les dirigeants le dépensaient utilement dans la sécurité des aliments, ça se saurait ...

mercredi 29 avril 2026

Quand l’EFSA relaie un mythe sur la cuisson des aliments lors de la campagne Safe2EatEU

L'EFSA nous dit que la campagne « Safe2EatEU a pour but de vous aider à mieux connaître la sécurité alimentaire en Europe et à  prendre des décisions éclairées concernant les aliments que vous achetez, consommez et savourez chaque jour, sainement et en toute sécurité. »

Soit, mais dans le volet Manipulation appropriée des aliments, on découvre « Quelles règles d’hygiène alimentaire dois-je suivre à la maison pour assurer la sécurité de ma famille? »

Le paragraphe Bien cuire rapporte ce qui suit,
- Cuire les aliments complètement, en particulier les viandes, volailles, œufs et fruits de mer
- Porter à ébullition les aliments tels que les soupes et les ragoûts pour s’assurer qu’ils ont atteint 70°C
- Pour les viandes et les volailles, s’assurer que le jus est clair et non rosé. Idéalement, utiliser un thermomètre à viande
- Bien réchauffer les aliments cuits.

La notion de jus clair et non rosé est un MYTHE qui a été débunker à plusieurs reprises par le barfblog de Douglas Powel, ici et ici. Seul l'usage du themomètre est scientifiquement prouvé et pas qu'idéalement ...

Cerise sur le gâteau, il est aussi indiqué, à propos des conseils, « Vous pouvez même imprimer cette liste de contrôle utile et la conserver dans votre cuisine en guise de rappel. »

Les bonnes intentions de l’EFSA mentionnent dans une image le rôle essentiel du thermomètre, alors que comprendre avec la résurgence de ce mythe ?

MàJ du 8 mai 2026. Et en plus, l'EFSA nous indique qu'il s'agit de conseils scientifiquement fondés pour tous les Européens ! Ben voyons ...

mardi 26 décembre 2023

Tahiti : 10 cas d'intoxication alimentaire après le dernier Matavaa, le festival des arts des îles Marquises

«Raplaplas après un tāmā’ara'a au Matavaa», source Tahiti infos du 23 décembre 2023
. c’est un article où les gastros sont des intoxications alimentaires, la frontière étant très très mince ...

Le Bulletin de surveillance sanitaire diffusé ce jeudi relève des cas d’intoxication alimentaire survenus lors d’un repas commun au dernier Matavaa, le festival des arts des îles Marquises.

C’est une information qui sort un peu du lot, dans le dernier Bulletin de veille sanitaire, et qui vient ternir quelque peu aussi ce qui, jusqu’alors, avait pu donner un air bucolique, voire enchanteur, au dernier Matavaa, le festival bisannuel des arts des îles Marquises qui s’est tenu du 16 au 20 décembre à Nuku Hiva.

Le réseau sentinelle s’appuie sur les observations de médecins et infirmiers référents et sur les données des structures de santé publique. Selon les éléments ainsi remontés jusqu’à la Direction de la santé, au cours du festival des Marquises, dix cas de gastroenterites aiguës, dont un ayant nécessité une hospitalisation courte, sont survenus et font suspecter une toxi-infection alimentaire collective suite à un repas commun, estime le dernier bulletin de veille sanitaire. Il précise : «Aucune coproculture n’a été effectuée chez les patients. L’analyse des plats témoins de la cuisine collective a mis en évidence des germes susceptibles d’être en cause (Bacillus cereus et Clostridium perfringens) mais en quantité inférieure au seuils pathogènes. Cependant, une rupture de la chaîne du froid ou de la liaison chaude entre le service et la consommation des plats par les malades pourrait être la cause de ces intoxications.» Mis à part cela, le festival n’a donné lieu à aucun autre événement sanitaire notable.

Le réseau sentinelle montre au demeurant sur l'ensemble du territoire une stabilisation du nombre de consultations pour syndrome de gastro-entérites aiguës, en semaine 50. Du 11 au 17 décembre, on note ainsi autour de 120 consultations avec un taux de 4% des visites pour un syndrome gastro-entérite aiguë (GEA). «Le réseau sentinelle montre une stabilisation du nombre de consultations pour syndrome GEA. Le rotavirus, les Salmonella et Campylobacter sont les principaux germes identifiés.»

Les autorités de santé profitent de cet incident bénin au Matavaa 2023 pour rappeler la nécessité de conserver les plats préparés soit au froid (> 4°C), soit au chaud (> 65°C) et de les consommer rapidement par la suite. Des mesures de précautions que le bulletin rappelle à dessein en cette période de fêtes de fin d’année.

Commentaire
En fait, les plats au froid sont à conserver à moins de 4°C !
Il me semble que les gastro-entérites aiguës à Salmonella et Campylobacter soient des intoxications alimentaires ...

mercredi 13 décembre 2023

Curiosité dans le Val d'Oise : Des habitants et des commerçants seraient solidaires après la fermeture administrative d’une boulangerie de L’Isle-Adam

On peut éventuellement comprendre une forme de solidarité entre commerçants mais que des clients manifestent leur soutien à un commerçant suite à une fermeture administrative, il est vrai que l’on est à L’Isle-Adam, ville chic du Val d’Oise ...

«Habitants et commerçants solidaires après la fermeture administrative d’une boulangerie de L’Isle-Adamé, source Le Parisien du 13 décembre 2023.

Fermée sur décision de la préfecture et montrée du doigt sur les réseaux sociaux, la boulangerie Hombecq, implantée depuis une trentaine d’années sur la commune du Val-d’Oise, a bénéficié d’une grande vague de soutien.

«C’est inadmissible ce qui s’est passé !» Devant la boulangerie Hombecq, tous les clients semblent en colère en retrouvant leur magasin ce mardi matin. Jean-Pierre par exemple, tient à échanger quelques mots d’encouragement avec le boulanger. «Ce n’est vraiment pas normal», souffle-t-il en tapant affectueusement dans le dos de Franck Hombecq avant d’aller acheter son pain. Comme lui, ils sont des centaines, ces derniers jours, à avoir manifesté leur soutien à la boutique qui a fait l’objet d’une fermeture administrative en fin de semaine dernière.

La boulangerie Hombecq, située dans la plutôt chic artère commerçante de L’Isle-Adam (Val-d’Oise), a reçu la visite jeudi dernier des agents de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP). Jusque-là rien de très étonnant alors que la préfecture a clairement décidé de développer les contrôles sanitaires (546 déjà effectués en 2023 à la mi-novembre). Mais ce jour-là, les agents décident de fermer l’établissement au grand dam de ses propriétaires qui ne s’y attendaient pas du tout.

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On pourra lire ce qui a été reproché à cette boulangerie dans un article du blog ici.
Durant le contrôle, les agents de la Direction départementale de la protection de la population ont notamment décelé la présence de nuisibles dans des locaux jugés «sales».
Par ailleurs, des denrées étaient conservées dans des conditions inadéquates et à des températures non conformes. Quant aux lave-mains, ils étaient encombrés et inutilisés.
Enfin, une traçabilité non assurée est reprochée aux gérants de la boulangerie.

Vendredi 15 décembre 2023, le blog fera paraître le Top 10 de l’année 2023 de la sécurité des aliments en France. Il s’gait d’une mise en perspective de quelques faits saillants, mais aussi avec des absents …

samedi 9 décembre 2023

Grande-Bretagne : Ça se passe toujours comme cela dans la plus grande usine de dinde ?

Joe Whitworth nous dit qu’il n’a pas encore regardé mais il ya déjà quelques réactions , voir The Grocer.

« Sommes-nous censés toucher à ça ? N'est-ce pas dangereux ?
Nos journalistes infiltrés révèlent de graves manquements en matière de sécurité sanitaire et d'hygiène dans l'une des plus grandes usines de dinde de Grande-Bretagne.

vendredi 8 décembre 2023

Val d'Oise : Deux fermetures administratives, une boulangerie à L'Isle-Adam et un restaurant à Sarcelles en raison de manquements aux règles d'hygiène

Boulangerie « Franck Hombecq » situés 41 Grande rue à l’Isle-Adam :
- présence de nuisibles
- locaux sales denrées conservées dans des conditions inadéquates et à des températures non conformes
- lave-mains encombré et inutilisé
- traçabilité non assurée

Restaurant «Paradis Dina» situé 151 avenue de la division Leclerc à Sarcelles :
- locaux sales
- denrées conservées dans des conditions inadéquates
- bonnes pratiques d’hygiène non respectées
- locaux non équipés d’un dispositif permettant un nettoyage hygiénique des mains
- traçabilité non assurée

Du fait de ces manquements les établissements présentent un danger grave pour la santé publique en raison du risque de contamination ou de développement de micro-organismes et d’intoxication alimentaire.

Les mesures de fermeture seront levées dès que les établissements seront aux normes en vigueur.

Commentaires d’internautes
- Compte tenu de tout ce qui a été relevé, la fermeture administrative de ces établissements est normale.
- Le préfet 95 frappe partout, y compris les quartiers huppés.
- Même l’isle Adam n’est pas épargné.
- Ptdrr tu peux rien graille dans ce département.
- C’est très bien il faut continuer ainsi pas de cadeau règles non respectées=fermetures bon courage !!!
- J'crois y'a des primes de fin d'années chez les contrôleurs sanitaires !
- Donc même a l'Isle Adam c'est la merde.
- Ils devraient être interdit d’exercer à vie.
- Le mur massacré m'a terminé, d'où t'a un etab avec un mur détruit et tu le répare pas.
- «Congélateur rempli de sang» dans une boulangerie. Ils devraient envoyer une équipe pour vérifier s’il n’y a pas un cadavre qui traîne quelque part dans les locaux de cet établissement.
- Bravo Préfet 95 !! Vous faites du super boulot.
- «Paradis Dina», il semblerait que ce soit ce préfabriqué qui serve de «Restaurant». Un vrai paradis!  

jeudi 7 décembre 2023

La Food Standards Agency alerte les consommateurs à propos de la présence de Salmonella dans les volailles polonaises. Quid en France ?

Ce que rapporte la Food Standards Agence (FSA) dans un tweet et dans un article est exact, comme cela a été attesté par deux communications de l’ECDC au niveau européen, voir les articles du blog, 1 et 2.

Il y a eu récemment une augmentation des cas d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni liées à Salmonella dans les produits à base de volaille réfrigérés et congelés importés de Pologne.
La FSA rappelle aux consommateurs d'être particulièrement prudents lors de la manipulation et de la cuisson de la volaille à la maison : La FSA alerte les consommateurs à propos de Salmonella dans les volailles polonaises.

Question, pour la France qui est aussi concernée, peut-on faire de même ?
Réponse: On ne peut pas faire cela vis-à-vis d’un autre Etat membre de l'UE, et de plus, c’est interdit par la Commission euuropéenne ...

samedi 2 décembre 2023

Villeurbanne : Fermeture administrative d’une boulangerie en raison d’une menace pour la santé

«Près de Lyon. Une boulangerie fermée à cause de l'hygiène : «Une menace pour la santé», source actu.fr du 1er décembre 2023.

La boulangerie Ararat, 37, cours André Philipp, dans le quartier du Tonkin à Villeurbanne a fait l'objet d'une fermeture administrative (mercredi 29 novembre 2023) pour manque d'hygiène mercredi. Elle représentait une «menace importante pour la santé».

Des manquements graves aux règles d’hygiène
Le rapport établi par deux agents de la direction départementale de la protection des populations du Rhône met en évidence des «manquements graves aux règles d’hygiène». Ils ont notamment relevé la présence importante de déjections de nuisibles.

La propreté et la vétusté des lieux ont été épinglées dans le rapport, de même que des problèmes de maintenance, des mauvaises conditions de stockage, de conservation des matières premières et des denrées travaillées.

À cette liste s’ajoutent des entorses aux règles d’hygiène :
- l’absence d’autocontrôles
- l’absence de traçabilité des denrées
- l’absence d’utilisation du dispositif dédié au lavage de main
- l’absence de procédure concernant le nettoyage et la désinfection des locaux et des équipements
- la méconnaissance des bonnes pratiques d’hygiène (absence de formation).

Pour rouvrir, la boulangerie va devoir faire de gros efforts d’hygiène
Il est demandé à la boulangerie Ararat d’effectuer un grand nombre de changements afin d’être en capacité de rouvrir aux clients.

Parmi la (très) longue liste d’obligation, le commerce devra faire intervenir un prestataire pour éradiquer toute présence de nuisibles, nettoyer les locaux de A à Z, remplacer des meubles, mettre en place la traçabilité des denrées et cesser la congélation des produits frais en l’absence de maîtrise de ce procédé.

La boulangerie doit également faire un effort conséquent sur l’entretien de ses locaux et l’hygiène global à l’intérieur à travers un grand nombre de points dans le rapport.

La réouverture ne pourra avoir lieu qu’après une vérification d’un agent de la direction départementale de la protection des populations. Il devra constater que toutes les mesures citées dans le rapport ont bien été prises.

«On devrait rouvrir mardi», assure le commerçant
Contacté par actu Lyon ce vendredi 1er décembre, le propriétaire des lieux, Artsroun Hakobyan, affirme que ses équipes sont en train de nettoyer la boulangerie. «J’ai fait venir un peintre, un carreleur. On devrait rouvrir mardi 5 décembre», espère-t-il.

Le patron du commerce s’est tout de même étonné de voir «50 personnes» débarquer dans son établissement. «C’était trop», assure-t-il. Sa boulangerie a été contrôlée dans le cadre de l’opération «place nette» au Tonkin (voir le tweet ci-dessous) mise en place par la police, la préfecture et le procureur de la République pour mettre à mal le trafic de drogue.

Hormis ce problème d’hygiène, aucun produit stupéfiant n’a été retrouvé dans sa boutique. «Je sais que je suis au Tonkin, mais qu’est-ce que vous voulez trouver chez moi ? J’ai juste une boulangerie !»

Commentaire
Très étonnant les propos de ce commerçant annonçant la réouverture de son commerce mardi 5 décembre 2023. Je ne sais ps ce qu’il en sera, mais l’hygiène n’est pas seulement un coup de peinture et du carrelage, la formation et le comportement liés au bonnes pratiques d’hygiènes sont essentielles, sans oublier le management des équipes ...

NB : La photo est de la Police 69.

mardi 21 novembre 2023

Seine-Saint-Denis : Fermeture administrative d'un restaurant du centre commercial O'Parinor (Aulnay-sous-Bois) pour raison d'hygiène

Le match à distance entre le préfet 95 (Vald'Oise) versus préfet 93 (Seine-Sait-Denis) se poursuit ...

Ont été constatées notamment :
❌ l'absence de lutte contre les nuisibles (cadavres de souris et de cafards)
❌la saleté des locaux et des équipements
❌la méconnaissance des mesures d'hygiène par le personnel 

Commentaires d’internautes
- Cet homme est en mission depuis que son mentor a subit d’innombrables indigestions dans le 95, c’est remarquable.
- 36 dégrés a l’air libre, les bactéries …
- Les préfets du 93 et du 95 font des travaux colossaux, ils permettent d’éviter des chiasses du futurs et d’économiser des litres d’eaux de chasse d’eau.
- ils m’on foiré 2 commandes à emporter j’ai arrêter de graille chez eux depuis avril 2022 , le préfet nous a sauvé.
- mais comment on peut être "restaurateur" et servir de la nourriture qui a été cuite à l'endroit où toute une bande de rats a dormi.
- Mais comment on peut en arriver là.... Bande de crasseux!!!!
- Le pressing du préfet il est incroyable
- Les rats sont morts c'est déjà pas mal
- Les restaurants en France c’est un délire le niveau de crasserie
- Prison direct !
- J’vais me flinguer j’ai déjà mangé là-bas

samedi 18 novembre 2023

Val d'Oise : Fermeture administrative et suspension immédiate de la mise sur le marché et retrait de la vente en ligne des denrées alimentaires d’une entreprise à Wy-dit-Joli-Village

Denrées alimentaires conservées dans des conditions inadéquates
Bonnes pratiques d’hygiène non respectées
Traçabilité des denrées non assurée
Préparations à base d’huile CBD 30/100
Préparations à base de miel contenant du CBD et/ou des fleurs de cannabis
Préparation à base de miel contenant de la phosphatidylsérine
Préparation à base de miel contenant de l'échinacée
Gélules contenant de la nattokinase
Gélules contenant de l'artémisinine

👉Seuls les nouveaux aliments autorisés par la Commission européenne, après évaluation par l'Autorité européenne de sécurité des aliments démontrant l'absence de danger pour la santé humaine, peuvent être mis sur le marché dans l'Union européenne.


Commentaires d’internautes
- Achetez du made in France comme on dit... Par contre super bien noté. Sans doute du miel vendu à prix d'or en plus alors que les conditions de production sont plus que désastreuses.
- C’est une dinguerie d’être aussi crade ! Bravo à vous ! Renforcer les contrôles svp
- C'est une decheterie en fait
- Félicitations, un empoisonneur de moins...
- Putain même au fin fond du vexin c'est la merde du coup ?
- Une litière plein de merde
- Vous avez oublié les mélanges interdit avec du faux miel chinois !!!