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vendredi 29 janvier 2021

Choses lues sur la science, le vaccin et le confinement ...

Trois sujets bien distincts et pourtant complémentaires dans ces choses lues récemment ...

J'ai bien aimé cet article d'Éric Zemmour paru dans Le Figaro du 28 janvier 2021, «Quand la science régente nos vies», une étude du livre de Charles Percy Snow, Les deux cultures.

En 1959, Percy Snow prononçait une conférence oubliée sur l’opposition des deux cultures, littéraire et scientifique. Qui résonne étrangement à notre époque de primauté du sanitaire.

Cet article a retenu mon attention pour «une phrase d'une lucidité prophétique» de Percy Snow et va bien avec le contexte actuel :

«D’une part, les hommes de science peuvent éventuellement donner de mauvais conseils ; or, ceux à qui les décisions incombent ne sont pas à même de juger si ces conseils sont bons ou mauvais. D’autre part, les hommes de science, lorsqu’une culture est divisée, sont seuls à connaître certaines potentialités. Tout cela rend le processus politique extrêmement complexe et aussi, dans un sens, extrêmement dangereux.»

Un autre article de Charles Jaigu dans le même Figaro du 28 janvier m'a intéressé car il s'agit du vaccin développé par l'Institut Pasteur, et intitulé «Le mystère du vaccin français interrompu».

Le professeur Frédéric Tangy copublie un livre très instructif sur les batailles de l’homme contre le virus. Et il revient, pour «Le Figaro», sur l’échec de son candidat vaccin conçu par l’Institut Pasteur.

Eh oui, contrairement à ce que les médias ont rapporté, ce n'est pas l'Institut Pasteur qui a arrêté le vaccin !

Frédéric Tangy, le patron du laboratoire d’innovation vaccinale de l’Institut Pasteur vient d’apprendre que le vaccin anti-Covid sur lequel il travaille avec son équipe depuis onze mois ne sera pas développé par le géant du médicament américain Merck. Ils espéraient qu’il serait mis sur le marché avant ou après l’été. La déception est immense.

On ne change pas une formule qui marche. Son équipe a donc instillé une dose du virus du Sars-Cov-2 dans le vaccin anti-rougeole. «
Les premiers résultats montrent que sur les douze candidats vaccins testés, certains induisent de très bonnes réponses immunitaires.» écrit-il dans son livre (L'Homme façonné par les virus de Frédéric Tanguy et Jean-Nicolas Tournier) dont le dernier chapitre est le récit minutieux des premières étapes de l'incubation vaccinale. Mais la suite de l'histoire n'était plus du ressort de l'Institut Pasteur. Tester les vaccins sur l'homme est beaucoup trop cher pour un institut de recherche pure.

On apprend que la licence de trois candidats vaccins est confiée à une entreprise autrichienne avec laquelle l'Institut Pasteur avait développé un partenariat. A aucun moment, Sanofi s'est manifesté pour développer ce vaccin anti-Covid.

Mais en avril 2020, ce laboratoire autrichien est racheté par le géant américain Merck.

Pendant plusieurs mois, Merck communique de manière positive sur le déroulement des premières séries d'essais liés à la phase 2. Et puis, au cours du week-end du 24-25 janvier, les services de Merck ont prévenu le patron de Pasteur qu'ils renonçaient au vaccin faute de résultats satisfaisants. Il ne s'agit donc pas d'une décision de l'Institut Pasteur, même si son communiqué en donne l'impression.

Comme la géopolitique n'est jamais très loin, certains suspectent déjà une opération de sabotage de la part d'une entreprise américaine. Pourtant cette dernière a aussi mis fin aux essais d'un vaccin développé aux Etats-Unis. Merck a-t-il décidé de renoncer à un vaccin parce qu'il le juge peu rentable, et trop en retard sur les vaccins à ARN messager ? La question reste en suspens.

Dernière chose lue, dans cet article de Luc Ferry, sur Le Figaro du 28 janvier, «La liberté plus que la vie?», qui s'inscrit dans l'optique d'un futur confinement,

Déplorer les erreurs commises par nos gouvernants ne doit pas nous empêcher de reconnaître qu’ils ont eu globalement raison de mettre, pour la première fois dans l’histoire, la vie au-dessus de l’argent.

Bien entendu, chacun reste libre de critiquer les actions du gouvernement, cela me paraît normal, un peu à la manière des 66 millions de sélectionneurs de l'équipe de France de foot-ball la veille d'un match, voir de 66 millions d'épidémiologistes ...

mardi 16 juin 2020

Les gouvernements doivent jouer un rôle actif dans la sécurité sanitaire des aliments, selon des experts. Quid en France ?


Alors que le ministère de l'agriculture en France, qui semble désormais déconfiné, mais qui a oublié, comme c'est ballot, la deuxième journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments, rapporte le 12 juin 2020 dans un article, Établissements de production de denrées animales et de transformation,
Pour réduire les risques de contamination alimentaire au cours de la chaîne de fabrication des denrées alimentaires, l’approche réglementaire consacre la responsabilisation active des intervenants industriels, chargés de mettre en place les moyens leur permettant d’atteindre les objectifs fixés par la réglementation, dont celui d’assurer la sécurité et la salubrité des denrées alimentaires.
Le professionnel doit mettre en place un système de maîtrise de la sécurité des aliments reposant principalement sur la formation du personnel, la réalisation d’autocontrôles, l’utilisation des principes de la méthode HACCP (Hazard Analysis Critical Control Points ou analyse de danger des points critiques) et la rédaction de guides de bonnes pratiques d’hygiène.

Un article de Joe Whitworth paru le 16 juin 2020 dans Food Safety News indique que « Les gouvernements doivent jouer un rôle actif dans la sécurité sanitaire des aliments, selon des experts. »
Sarah Cahill, spécialiste principale des normes alimentaires au Secrétariat du Codex Alimentarius et Francesco Branca, directeur de la nutrition et de la sécurité sanitaire des aliments à l'OMS.
Les gouvernements ont un rôle important à jouer dans la sécurité des aliments pour garantir qu'elle reçoive l'attention et les investissements qu'elle mérite, selon un responsable des normes alimentaires du secrétariat du Codex Alimentarius. Voir la vidéo de ces interventions, ici.

Sarah Cahill a dit que les autorités peuvent s'assurer que ce que font les entreprises alimentaires est adéquat pour garantir que les consommateurs obtiennent des aliments sûrs.

« Cela signifie qu'un gouvernement doit avoir un solide système de contrôle des aliments. Pour de nombreux pays, cela reste un défi, ils s'efforcent toujours d'avoir l'infrastructure appropriée non seulement pour établir des réglementations sur les aliments, mais pour les mettre en œuvre et aider les producteurs alimentaires à savoir ce qu'ils sont censés faire. Ils peuvent également jouer un rôle en réunissant les différents acteurs et secteurs de la chaîne alimentaire et en s'assurant que tout le monde est conscient de l'importance de la sécurité alimentaire », a dit Cahill.

Cahill a parlé lors d'une session Facebook en direct organisée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avant la Journée mondiale de la sécurité des aliments le 7 juin 2020 et sur la manière dont les gouvernements, les producteurs, les fabricants, les consommateurs et les vendeurs peuvent garantir la sécurité des aliments. Le secrétariat de la Commission du Codex Alimentarius, qui comprend six responsables des normes alimentaires, assure la coordination des activités du Codex.

Pas seulement une fois par an
Dans un message vidéo, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dit que chaque année, des aliments dangereux sont responsables de milliers de décès, qui sont tous évitables.

«La Journée mondiale de la sécurité alimentaire de cette année nous rappelle que nous pouvons tous jouer un rôle pour rendre les aliments plus sûrs. À partir du moment où les aliments sont cultivés et transportés jusqu'au moment où les personnes font leurs courses et préparent leurs repas, chacun d'eux est une chance de donner la priorité à la sécurité des aliments. Cette année, nous mettons particulièrement l'accent sur l'accès à des aliments sains et sûrs sur les marchés. Mais la sécurité sanitaire des aliments ne devrait pas être un problème prioritaire une seule fois par an. La sécurité sanitaire des aliments est l'affaire de tous, tous les jours. En temps de crise, c'est plus important que jamais

Cahill a dit que pour assurer que le sujet soit important tous les jours, la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments contribue à sensibiliser le public et s'assure que tout le monde sait quel est son rôle dans la sécurité sanitaire des aliments.

«La production alimentaire est une chaîne d'événements, elle commence même avant la ferme car certains intrants tels que l'alimentation animale contribuent également à la sécurité sanitaire des aliments. Nous devons examiner ce qui se passe à la ferme, ce qui se passe ensuite en termes de récolte, ce qui se passe ensuite en termes de transformation et de transformation des cultures ou des produits animaux, puis les transports et la vente au détail. À tous ces points, nos aliments peuvent être contaminés et devenir dangereux. C'est pourquoi il est vraiment important de jeter un coup d'œil à chaque étape de la chaîne alimentaire et de voir ce qui peut être fait, car la sécurité de nos aliments n'est aussi bonne que le maillon le plus faible de cette chaîne», a dit Cahill.

Focus sur les producteurs et le transport
Les producteurs doivent mettre les dangers ou les contaminants hors des aliments ou s'assurer qu'ils restent au niveau le plus faible possible, a dit Cahill.
« Donc, que vous cultiviez des cultures ou éleviez des animaux, une bonne hygiène et la biosécurité sont importantes, de bonnes pratiques d'élevage et vétérinaires ainsi qu'une bonne gestion des déchets environnementaux, de sorte que vous produisez des aliments dans un environnement qui minimise la possibilité que ces aliments soient contaminés », a-t-elle dit.

«Au fur et à mesure que nous passons de la ferme à la récolte et à la transformation… nous devons nous assurer que les aliments restent propres, que nous utilisons de l'eau salubre, que nous appliquons une bonne hygiène et que les personnes impliqués soient conscients du rôle qu'ils jouent et ont dans la pratique une bonne hygiène personnelle et ils maintiennent l'environnement dans lequel nous produisons des aliments sûrs. Les bonnes pratiques d'hygiène sont bien documentées et relativement simples, mais elles doivent être mises en œuvre de manière cohérente pour être efficaces.»

Cahill a ajouté que HACCP permet d'identifier les points faibles de la chaîne alimentaire et les mesures à prendre pour maîtriser, prévenir ou réduire la contamination. Elle a également parlé du transport des aliments.

«Certains aliments comme la viande, le lait ou les produits laitiers sont périssables, ce qui signifie que nous devons maîtriser la température de ces produits lorsqu'ils se déplacent d'un endroit à un autre et cela peut être un défi pour de nombreux pays qui n'ont pas la technologie ou les ressources pour maintenir ce contrôle de la température ou de la chaîne du froid pour protéger les aliments», a-t-elle dit.

«Même avec des aliments secs que nous pensons stables, nous devons les protéger de l'humidité et de la contamination de l'environnement. Par exemple, les céréales sont des cultures de base importantes dans de nombreux pays. Si ces cultures ne restent pas au sec, s'il y a de l'humidité, il y a un risque que des moisissures s'y développent, ce qui peut produire des toxines qui peuvent se retrouver dans les céréales ou le produit que les consommateurs mangent. Avec l'emballage, nous devons être sûrs qu'il est sûr d'être en contact avec des aliments et de faire le travail qu'il est censé faire, de protéger les aliments et de ne pas contribuer à une plus grande contamination des aliments.»

Un focus sur les marchés
Des milliers de téléspectateurs du monde entier ont suivi l'événement sur Facebook, Twitter, LinkedIn et YouTube et ont participé à la session de questions/réponses en direct.

« En ces temps difficiles, la devise de la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments est plus pertinente que jamais: la sécurité sanitaire des aliments est l'affaire de tous », a dit Markus Lipp, chef de l'Unité FAO de la sécurité sanitaire et de la qualité des aliments. «Peu importe ce qui se passe, chaque personne a toujours besoin d'une nourriture saine chaque jour. Nous ne pouvons pas relâcher notre vigilance pour garantir la sécurité de nos aliments.»

Des aliments sûrs sont essentiels au développement économique, au commerce et à la réputation internationale de chaque pays. Selon la FAO et l'OMS, l'investissement dans l'éducation des consommateurs à la sécurité sanitaire des aliments pourrait réduire les maladies d'origine alimentaire et rapporter des économies jusqu'à 10 fois pour chaque dollar fourni.

La Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments en 2020 a mis l'accent sur les marchés. Des membres du Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments (INFOSAN) se sont réunis pour des webinaires sur les aliments sûrs sur les marchés à la mi-mai. Les événements marquant cette journée se dérouleront jusqu'à la mi-juin, date à laquelle la République de Corée du Sud célébrera sa 19e célébration nationale de la sécurité sanitaire des aliments.

Francesco Branca, directeur de la nutrition et de l'alimentation à l'OMS, a dit que les lignes directrices pour ceux qui vendent des aliments sur les marchés comprennent l'hygiène personnelle afin de se laver les mains et d'utiliser des désinfectants pour les mains, l'utilisation d'EPI car ils ont souvent des contacts avec des personnes, d'utiliser et d'éliminer en toute sécurité des gants et se laver les mains lorsqu'on les change, nettoyer souvent les surfaces avec des désinfectants et, si vous avez des symptômes de maladie, restez à la maison.

«Il y a parfois un problème dans l'infrastructure des marchés, la disponibilité de l'eau potable et l'élimination sûre des déchets», a dit Branca lors de la session en direct sur Facebook.

«Une chose importante est la séparation des différents secteurs des marchés, ce que nous appelons le zonage. Donc, les fruits et légumes doivent être séparés de ceux qui vendent des produits d'origine animale, la viande doit être séparée et nous ne devrions pas vraiment tuer des animaux vivants dans le marché. Aussi, l'hygiène qui est pratiquée par les vendeurs eux-mêmes et la désinfection des surfaces utilisées pour la vente et la préparation des aliments.»

Branca a dit que les personnes n'achèteraient pas de nourriture en laquelle ils n'ont pas confiance et s'ils croyaient que cela allait leur causer une maladie.

«Dans certains pays, il existe un système avec des marques sur les portes de l'établissement vendant des aliments, ce qui est réalisé par des inspecteurs. Au Danemark, ils ont le système de smiley, vous avez donc le sourire à la porte lorsque l'inspecteur des aliments est parti et n'a trouvé aucun problème. Faites confiance aux autorités et à vous-même, examinez l'utilisation des règles d'hygiène de base dans l'établissement. Nous faisons également confiance aux installations qui sont régulièrement contrôlées», a-t-il dit.

«Le vendeur a des responsabilités légales mais l'acheteur a la responsabilité de veiller au respect de ces règles. La sécurité des aliments ne s'arrête pas au point d'achat, vous rapportez des aliments à la maison et vous devrez continuer à les manipuler en toute sécurité. Les consommateurs ont un rôle à jouer car ils doivent prendre la parole, il y a beaucoup d'organisations de consommateurs qui réclament des réglementations adéquates et l'application de ces réglementations.»

Commentaire. Puisse ces bonnes recommandations être écoutées et mis en en œuvre mais cela reste un vœu pieux chez nous depuis des années … baisse des contrôles et des inspections, pas d'information sur les rappels, fréquence de contrôle des restaurants très insuffisante ...

mardi 9 juin 2020

COVID-19: Il paraît qu'il y a désormais trop de masques en France, il paraît ...


Avant, quand on en avait besoin, on nous a dit que c'était pas nécessaire …

Après, on nous a dit qu'il n'y avait pas assez de masques et qu'il fallait les réserver aux soignants …

Puis après, le fiasco des masques a tourné au cauchemar pour les Français et ... le gouvernement ...

Encore après, parce que les masques arrivaient tardivement, les braves gens ont appris, malgré l'Afnor et sa normegratuite, à confectionner des masques en tissu faits maison …

Désormais les masques faits maison ont presque supplanté les masques industriels jetables que l'on retrouve souvent à terre dans les rues de Paris, par exemple …

Oui mais voilà, il paraît que « Bercy en appelle aux entreprises pour écouler les stocks de masques en tissu fabriqués en France », selon BFMTV du 8 juin 2020.
Consciente de la surproduction de masques lavables «made in France», la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Economie Agnès Pannier Runacher a vanté les qualités de la production hexagonale. Elle souhaiterait que les grandes entreprises préfèrent ces masques à ceux qui sont importés de Chine.
«J'avais alerté dès le 15 mai la filière sur le risque de surproduction» a explique sur l'antenne de RTL, Agnès Pannier Runacher à propos de la production textile française de masques de protection, qui commence à avoir du mal à écouler ses stocks. La secrétaire d'État auprès du ministre de l'Economie a soutenu que «cette production de masques a sauvé des centaines d'entreprises et des milliers d'emplois en France», et précise qu'il n'y avait «que 10% des entreprises», ayant participé à l'effort de guerre, qui se retrouvent «avec des stocks sur les bras».

On ne manquera pas de lire les FAQs sur les différents types de masques du ministère de l'économie ...

Mise à jour du 10 juin 2020. Une nouvelle qui tombe vraiment mal selon France info du 5 juin 2020,

L’Etat a commandé 10 millions de masques en tissu au Vietnam juste après avoir appelé les entreprises à produire en France. Pourquoi ? On a posé la question à la secretaire d’Etat. « Au moment où la commande a été passée pour répondre à des besoins aucun fournisseur français n'était capable de fournir. C'est une commande qui remonte au mois d'avril, et c'est une commande qui n'est pas récurrente », se défend Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie.

mardi 19 mai 2020

COVID-19 et les masques où il parait que nous n'avons jamais été en rupture ...



La phrase de la semaine prononcée par le chef de l’État, Emmanuel Macron à propos des masques : 

« Nous n’avons jamais été en rupture, c’est vrai, il y a eu des manques, des tensions ... »

Le masque est un moyen de protection complémentaire qui ne remplace pas les gestes barrières
Soit, mais le port du masque est un geste barrière de plus !

Une autre affiche nous explique les 'nouveaux' gestes barrières:
En complément de ces gestes, porter un masque quand la distance d’un mètre ne peut pas être respectée.
On n'est plus à une contradiction près !

Pas d’accord, porter un masque, pas seulement quand la distance d'un mètre ne peut pas être respectée, quand on sort faire ses courses depuis son domicile à son retour chez soi !


Le masque « fait maison »
Dans le cadre de l'épidémie de Covid-19, des initiatives apparaissent et proposent des masques constitués d’une ou plusieurs bandes de tissu généralement en coton. À titre d’exemple, il peut s’agir de masques « fait maison » ou mentionnés dans les tutoriels de masque « do it yourself » des réseaux sociaux. Dans le cadre du déconfinement, la population est invitée à privilégier aux masques «fait maison» les masques « grand public », à filtration garantie.
Pas de garantie sur le niveau d’efficacité

Le port d’un masque « fait maison » peut avoir une efficacité à condition de suivre les recommandations ci-dessous. Il ne sera toutefois pas possible d’apporter une garantie sur le niveau d’efficacité de ces masques. Pour ces raisons, ces masques faits artisanalement ne peuvent pas être utilisés dans un cadre de travail que ce soit par les professionnels de santé ou hors santé. Ils ne pourront en aucun cas remplacer les équipements de protection individuelle (EPI) ou le masque à usage médical lorsque leur port est rendu nécessaire par le poste de travail.
Le 'ci-dessous'  signifie allez sur le site de l'Afnor ...

Mais on s'en fout de ce genre de préconisations et des spécifications de l'Afnor, voir à ce sujet l'article du blog, COVID-19: Alorscomme ça, vous n'avez pas réalisé votre masque conformément à lanorme Afnor !

Pour mémoire, les usagers, le public, souhaitent avoir des masques fait maison et c'est très bien pour aller et venir et faire leurs courses ...

mercredi 13 mai 2020

COVID-10: le port du masque conseillé, recommandé mais pas obligatoire dans l'espace public


Il faudra s’en souvenir … le masque comme fil rouge de l'absence de politique sanitaire de ce gouvernement:
« La doctrine que nous avons établie, et qui a évolué en fonction du consensus scientifique, nous a conduit à considérer que le port du masque devait être recommandé, en complément des autres gestes barrières, en complément de la distanciation physique », a expliqué la porte-parole du gouvernement, à l’issue du conseil des ministres de ce mercredi 13 mai 2020.

Recommandé ne signifie pas obligatoire ...

Selon le JDD du 12 mai 2020, La question du port obligatoire du masque dans l'ensemble de l'espace public fait débat. Plusieurs maires réclament la mise en oeuvre d'une telle mesure, ce que le gouvernement refuse.

La mairie de Paris a mis en ligne, le 11 mai 2020, un formulaire pour réserver un masque en tissu gratuit. En consultant ce site, ce jour 13 mai 2020 à 17h00, le délai d’obtention est le 29 mai 2020 … presque une mission impossible ...

Pour le journal Le Monde du 12 mai 2020, « Masques: l’occasion manquée pour le monde d’après »
La distribution des masques à la population pour faire face à l’épidémie due au coronavirus aurait pu faire figure d’exemple pour le « monde d’après ». C’est tout le contraire qui s’est produit.

Je pensais naïvement que cet article souhaitait rendre obligatoire le port du masque, il n’en est rien car, pour le journal vespéral, il s’agit ici de la composante écologique des masques, les masques chirurgicaux étant faits en « polypropylène en premier lieu, de polystyrène, de polycarbonate, de polyéthylène et de polyester ». Mais les masques faits maison sont le plus souvent en coton … alors où est le problème ...

Chez Décathlon, Boulanger ou encore Kiabi, le port du masque sera obligatoire pour entrer dans le magasin. Ces enseignes ont le droit de l’imposer sans être tenues d’en fournir aux visiteurs. Mais il y aussi les enseignes Franck Provost, C&A, La Halle, PicWicToys (anciennement Toys’r Us), Intersport, Darty, mais hélas, strictement aucun distributeur alimentaire ...

Invitée de franceinfo mercredi 13 mai 2020, l’infectiologue Anne-Claude Crémieux aurait « préféré que le port du masque soit obligatoire » dans la rue. Dans la vie de tous les jours, la médecin de l’hôpital Saint-Louis à Paris confie d'ailleurs qu’elle porte un masque de façon permanente et qu'elle observe une distanciation physique plus importante que celle conseillée en France : « Je mets un masque, et [je reste à] deux mètres », résume-t-elle.

« Et si le masque était obligatoire pour tout le monde en public ? » se demande la chaîne Martinique1.

Rappelant que l’Académie nationale de médecine avait dès le 22 avril 2020 prôné le port du masque pour tout le monde dans l’espace public avec ce slogan choc, mais utile, Aux masques citoyens !

Le blog pense que la nouvelle loi Avia sur les propos haineux sur Internet est une loi contraire à la liberté de penser, et Sous couvert de lutte contre les «contenus haineux», c’est la liberté d’expression qu’on assassine», comme le souligne fort justement Jean-Thomas Lesueur et Cyrille Dalmont dans un article du Figaro.fr du 13 mai 2020.
La notion de «contenu haineux» est donc, non seulement juridiquement incertaine (car non définie et indéfinissable), mais totalement dépendante de l’intention de son auteur au moment où il la diffuse ainsi que des a priori et des convictions du lecteur ou de l’autorité administrative qui en demandera la censure. La loi Avia provoque ainsi un basculement juridique vers la pénalisation de l’intention morale de l’auteur, tel que dénoncé dans le film de science-fiction Minority Report
Car il est bien évident que la qualification d’un «contenu haineux» ne sera pas la même selon les croyances et les convictions de chacun. Par exemple, mais ce n’est qu’un exemple parfaitement conjectural: l’affirmation selon laquelle le Président de la République et le gouvernement ont menti en toute connaissance de cause quant à l’absence de masques et à leur efficience dans la lutte contre l’épidémie devra-t-elle être considérée comme un «contenu haineux»?
On lira aussi cette tribune, Après les masques, les bâillons ..., à propos de la nouvelle loi Avia ...

A suivre ... 

lundi 11 mai 2020

COVID-19 : Les masques et les médecins généralistes


« Coronavirus : les médecins généralistes, maillon clef du déconfinement », rapporte le journal Les Echos du 6 mai 2020.
Les médecins généralistes vont jouer un rôle primordial après le 11 mai pour diagnostiquer les cas potentiels de Covid-19 et identifier les contacts de ceux qui auront été testés positifs.

« Stratégie de déconfinement : les médecins généralistes seront en première ligne », source MG France du 29 avril 2020.
MG France se félicite des propos du premier ministre soulignant que les professionnels de santé de soins primaires, et notamment les médecins généralistes et les infirmiers libéraux, seraient en première ligne lors de cette phase de déconfinement.
Ce rôle est logique, tant il aurait été incompréhensible de se passer de ce tissu professionnel que tous les patients connaissent et à qui ils accordent une grande confiance.  
MG France regrette que ce rôle de première ligne n'ait pas été considéré par le gouvernement dès les premiers stades de l'épidémie. Alors que le premier ministre a reconnu la pénurie initiale en masques dont il a déduit la nécessité de les réserver aux « soignants », cette absence de reconnaissance et donc d'équipements de protection, a conduit ces professionnels à s'exposer et à exposer leurs patients et leur famille au risque de contamination. 
MG France salue la mémoire des nombreux soignants tombés au front. 

Ainsi aussi, « Covid-19 : les libéraux de santé furieux du « rationnement » des masques, un collectif de médecins porte plainte contre Buzyn et Philippe », selon Le Quotidien du Médecin du 19 mars 2020.

Dans un article, « On a laissé tomber les médecins de ville », la colère du fils du Dr Paul Alloun décédé du Covid-19 », Le Quotidien du Médecin rappelle qu’« Au moins vingt-neuf médecins libéraux sont décédés du Covid-19 », selon les donées de la CARMF du 4 mai 2020.
Le témoignage de son fils est émouvant, « On a abandonné les médecins qui exercent seuls comme lui. On les a laissés sans protection, sans consignes précises face à l’épidémie, s’insurge le jeune homme. Il avait demandé à plusieurs reprises des masques à la pharmacie avant même le début du confinement. La réponse a toujours été négative. » Le généraliste ne recevra ses premiers masques chirurgicaux qu’après le début du confinement, alors qu’il avait probablement déjà été contaminé. Son état de santé s’est dégradé vers le 20 mars. Il sera hospitalisé une semaine plus tard à l’hôpital d’Eaubonne, avant d’être transféré à l’hôpital Bichat où il décédera après trois semaines.

Peu avant son hospitalisation, le Dr Alloun avait adressé un message à un ami proche, dans lequel il confiait qu’il « était très malade », qu’« il n’avait pas eu le matériel » qu’il attendait, « pas des FFP2, seulement des masques chirurgicaux, qui sont de vraies passoires ».

 Une intervention du premier ministre à l’Assemblée Nationale le 28 avril 2020 indiquant :
..., réserver le stock existant aux personnels hospitaliers, pour garantir la fourniture de ces masques à ceux qui, en première ligne, auraient à soigner les malades. Il est arrivé que nous doutions de notre capacité à garantir cet approvisionnement dans la durée. Réserver les masques aux soignants, c’était, mécaniquement, refuser de les distribuer à d’autres : c’est un choix difficile ; c’est un choix contesté ; c’est un choix que j’ai estimé nécessaire.

samedi 9 mai 2020

COVID-19 et les masques: Il était une fois un lapin nain, le ministre de santé et le premier ministre


Sur la chaîne LCP, le 8 mai 2020, Il est question de la « Destruction des masques par l'État »:
« Oui, on a détruit des masques M. Ciotti. Des masques moisis, inutilisables, dont les critères de filtration et de respirabilité font que vous ne les donneriez même pas à votre lapin nain ! », assure le ministre de la santé, M. Véran.
Le ministre de la santé semble vouloir faire de l’humour ou a-t-il craqué sur la question des masques ?

Il a fait une réponse très détaillée et presque irréprochable, mais en fait, il est à côté de la plaque comme l'on dit, ainsi que le montre le témoignage ci-dessous ...

Mais le 8 mai 2020 en fin de journée, sur RMC, un des enquêteurs, Fabrice Lhomme nous raconte son enquête choc sur les masques pour Le Monde, « Des masques en parfait état ont été brûlés par l’Etat Français. Fin mars, Matignon découvre que des stocks sont en train de brûler alors qu'ils pourraient être utiles aux Français ».

A vous de juger … mais décidément cette question des masques aura été le talon d’achille du gouvernement, qui, répétons-le, un fois de plus, ne recommande pas ou ne demande as aux Français d’en porter quand ils sortent dans la rue !

mercredi 6 mai 2020

COVID-19: La parenthèse 'désinfox' de l'information du gouvernement s'est provisoirement refermée


Désinfox, c'est déjà fini ... le blog vous en avait parlé le 30 avril 2020 dans Chronique du 'gouvernement qui agit pour vous' : Création du site Désinfox Coronavirus

Mais voilà le 5 mai 2020, c’est fini et bien fini !
Lundi, le Syndicat national des journalistes (SNJ) avait déposé un recours en urgence devant le Conseil d’Etat lui demandant d’enjoindre au premier ministre de supprimer cette page.


Voici deux captures d’écran illustrant ‘le départ’ de la page ‘Désintox’ :
Page d'information du 2 mai 2020
Page d'information du 6 mai 2020

vendredi 1 mai 2020

COVID-19, masques et gouvernement : pourquoi viens-tu si tard ?


Après moult tergiversations, pour ne pas dire plus sur le port du masque, voir ici les articles du blog sur le port du masque, revoilà le coup des masques, mais des masques du gouvernement dûment estampillés Afnor et autre comités Théodule ...

Trop tard, cela arrive beaucoup trop tard !

Comme de nombreux Français, je me suis déjà équipé et, depuis plus de trois semaines, des masques ont réalisés ici et là, alors merci beaucoup pour vos efforts, mais vos masques, je n'en veux pas ... 


Mise à jour du 2 mai 2020.
Communiqué du 30 avril 2020, « Les masques tombent ! », Position commune des présidents des Ordres des professions de santé.
Extrait
Comment s’expliquer que nos soignants n’aient pas pu être dotés de masques quand on annonce à grand renfort de communication tapageuse des chiffres sidérants de masques vendus au public par certains circuits de distribution.
Où étaient ces masques quand nos médecins, nos infirmiers, nos pharmaciens, nos chirurgiens-dentistes, nos masseurs-kinésithérapeutes, nos pédicures-podologues, nos sages-femmes mais aussi tous nos personnels en prise directe avec la maladie tremblaient et tombaient chaque matin ?

Comment nos patients, notamment les plus fragiles, à qui l’on expliquait jusqu’à hier qu’ils ne pourraient bénéficier d’une protection adaptée, vont-ils comprendre que ce qui n’existait pas hier tombe à profusion aujourd’hui. 100 millions par ici, 50 millions par là. Qui dit mieux ? C’est la surenchère de l’indécence.

Mise à jour du 11 mai 2020. A mentionner, ces informations très tardives ...
Mise à jour du 17 mai 2020. On lira avec plaisir à propos des masques Afnor, «ENTRETIEN DES MASQUES: MAIS QUI A PONDU ÇA?!» 

jeudi 30 avril 2020

Chronique du 'gouvernement qui agit pour vous' : Création du site Désinfox Coronavirus


« S'informer sur la désinformation » avec Désinfox Coronavirus, tel est le titre de ce site Internet du gouvernement proposé.
Depuis le début de l’épidémie, le caractère inédit de la situation favorise la prolifération de fausses informations.
Plus que jamais, se fier ou partager des informations non vérifiées peut induire des erreurs et engendrer des comportements à risque. Pour se protéger et protéger les autres, il est nécessaire de se référer à des sources d’informations sûres et vérifiées.
Des journalistes spécialisés démêlent le vrai du faux chaque jour. Cet espace dédié vous donne accès aux articles de médias français luttant, dans le cadre de la crise sanitaire, contre la désinformation.
Vous avez des questions sur le Coronavirus ?
Des réponses sont mises à jour quotidiennement sur gouvernement.fr/info-coronavirus.
Cerise sur le gâteau, en bas de page du site internet Désintox Coronavirus, il y a ce bandeau ...
Vous voilà informés mais pas tout à fait …

En effet, si l’on regarde les 14 pages où sont proposées les différentes informations des médias qui font le ‘bon’ travail, à savoir démêler le vrai du faux chaque jour, les seuls journaux ou médias cités sont Le Monde, Libération, France tv info, 20 Minutes et AFP factuel,… étonnant, non ?

En revanche, L’Opinion, Le Figaro, Les Echos et Le Parisien pour ne citer qu’eux ne sont pas mentionnés. Lecteur de certains de ces journaux, je reste surpris de ce parti pris ...

Je ne suis plus lecteur, ni auditeur des médias mis en avant par le site gouvernemental mais cela ne préfigure-t-il pas d'une forme de propagande ?

Décidément, les faits sont têtus, il y a comme du 1984, le roman de George Orwell ...

A ce propos, voulez-vous une fake news, comme l'on dit de nos jours, 

S’agissant de l’épidémie de coronavirus, les trois quarts des Français pensent-ils que le gouvernement leur a menti sur les masques ?

Eh bien oui selon un sondage publié le 9 avril 2020
« Une grande majorité des personnes interrogées estiment que le gouvernement n'a été ni « clair », ni « cohérent » sur la question des masques de protection durant l'épidémie de coronavirus », selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro.

Je pense que cela pourrait aussi être valable pour les tests ...

Mise à jour du 1er mai 2020. A lire dans Le Figaro.fr, «En triant les articles de presse, le gouvernement tente de recréer un ministère de l’information».

Sur le site du gouvernement, une plateforme recense désormais certains articles de journaux jugés «sûrs et vérifiés». Est-ce son rôle? Pour le professeur de communication Arnaud Benedetti, lorsque l’État entend démêler le vrai du faux parmi les contenus publiés par la presse, sa démarche est nécessairement suspecte.