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samedi 8 août 2026

En cas de rappel, pourquoi il faut pouvoir disposer d'informations en temps réel sur l'ensemble de la chaîne alimentaire ?

L'article « The Missing Link in Outbreak Response: Why Distributors Need Real-Time Supplier Intelligence, Not Just Recall Notices » (Le chaînon manquant dans la réponse aux épidémies : pourquoi les distributeurs ont besoin d’informations en temps réel sur leurs fournisseurs, et pas seulement d’avis de rappel) souligne l'importance pour les distributeurs de disposer d'informations en temps réel sur leurs fournisseurs afin de réagir efficacement aux épidémies d’origine alimentaire. Il met en lumière le cas de l'épidémie de cyclosporose liée à la laitue iceberg, où la rapidité et la précision des informations ont été cruciales pour limiter la propagation de la maladie. Il plaide pour une collaboration renforcée entre les distributeurs, les fournisseurs et les services réglementaires, en mettant l'accent sur la nécessité d'une communication efficace et d'une transparence accrue pour améliorer la sécurité des aliments. 

Voici ci-dessous une traduction adaptée par mes soins de cet article. 

L'éclosion de cyclosporose de cet été est l'une des plus importantes jamais documentées aux États-Unis : au 5 août, le CDC avaient recensé plus de 10 400 cas confirmés en laboratoire dans 47 États, dont au moins 6 358 cas de maladie et 278 hospitalisations spécifiquement liés à de la laitue iceberg provenant de 15 États. À titre de comparaison, le CDC enregistre généralement entre 200 et 1 000 cas de cyclosporose à l'échelle nationale sur une année entière.

Le 17 juillet, l'entreprise Taylor Farms de Mexico a procédé au rappel de toutes les laitues iceberg provenant du centre du Mexique. Les données épidémiologiques et de traçabilité ont mis en cause de la laitue iceberg découpée produite par Taylor Farms de Mexico et servie dans des restaurants Taco Bell de l'Indiana, du Kentucky, du Michigan, de l'Ohio et de la Virginie-Occidentale.

Quelques jours plus tard, dans un rebondissement ayant davantage semé la confusion qu'apporté de la clarté, la FDA a annoncé que l'un des prélèvements de laitue initialement incriminés s'était révélé être un faux positif pour Cyclospora cayetanensis.

La FDA a toutefois pris soin de préciser que Taylor Farms restait impliquée sur le plan épidémiologique dans l'éclosion. Cette simple précision en dit long sur l'incertitude qui peut entourer la gestion d'une épidémie en cours, ainsi que sur la manière très différente dont cette incertitude est ressentie selon la position de l'entreprise dans la chaîne d'approvisionnement.

Un autre point important est que Cyclospora est un parasite, et non une bactérie. Il n'est pas détecté lors des analyses de selles courantes à moins qu'un médecin ne prescrive spécifiquement un test de dépistage ; c'est l'une des principales raisons pour lesquelles le décompte officiel des cas lors d'une épidémie à Cyclospora a tendance à sous-estimer le nombre réel de personnes touchées. De plus, le parasite ne peut être éliminé par un lavage standard des produits agricoles, ni par les désinfectants habituels ; seule une cuisson à 70°C permet de l'éliminer de manière fiable.

Ces infections peuvent provoquer une diarrhée aqueuse et une fatigue persistant plusieurs semaines, avec un risque élevé de rechute ; le coût humain et économique d'un seul cas dépasse donc largement la durée de la maladie initiale. Pour un produit comme les légumes à feuilles, vendus réfrigérés et rarement cuits, cette combinaison de résilience du pathogène et de difficulté de diagnostic est précisément ce qui rend une épidémie de ce type si difficile à contenir rapidement.

L'échelon souvent ignoré dans la couverture médiatique des épidémies

Lorsqu'une épidémie de ce genre éclate, on entend généralement parler de deux choses : le producteur ou le fournisseur à l'origine présumée de la contamination, et l'enquête gouvernementale visant à le confirmer. On prête beaucoup moins d'attention à l'étape intermédiaire. C'est là qu'intervient le grossiste distributeur, qui gère simultanément des centaines de relations avec des fournisseurs de produits réfrigérés et tente de déterminer en temps réel lesquels pourraient être concernés. Pendant ce temps, les commerçants se posent la même question et attendent de leur distributeur une réponse rapide et fiable.

Lorsqu'une épidémie survient, la question n'est pas de savoir si nous sommes touchés, mais plutôt : « Quels fournisseurs traitent ce produit et cette zone de culture, et quelle réponse étayée pouvons-nous fournir à nos distributeurs ? »

Pourquoi la documentation statique de conformité ne suffit pas

L'arsenal standard du secteur pour évaluer et gérer les risques liés aux fournisseurs a longtemps reposé essentiellement sur des documents papier : certifications GFSI, lettres de garantie, attestations d'assurance et avis de rappel émis une fois les problèmes survenus. Ces documents sont importants et restent fondamentaux pour tout programme crédible de sécurité des aliments. Toutefois, au mieux, ils ne reflètent la situation d'un fournisseur qu'à un instant T. Ils ne permettent pas au distributeur d'identifier un risque accru dès l'apparition d'une nouvelle épidémie.

L'exemple de Taylor Farms illustre bien cette limite. L'entreprise a dû procéder à plusieurs rappels ces dernières années, notamment en mars 2024 pour des salades au poulet prêtes à consommer contenant un allergène (blé) non déclaré, et en octobre 2024 pour des oignons jaunes liés à une épidémie à E. coli associée à des hamburgers servis dans une chaîne de restauration rapide. Chacun de ces événements a fini par générer un document dans le dossier du fournisseur. Aucun de ces éléments n'aurait permis de signaler l'entreprise comme présentant un risque élevé en amont, car la documentation de conformité statique n'a pas de valeur prédictive ; elle se contente de confirmer ce qui s'est déjà produit.

Les légumes à feuilles figurent sur la liste de la FDA relative à la traçabilité des aliments ; la réglementation imposera à terme un suivi normalisé au niveau du lot, avec des registres devant être transmis à la FDA dans les 24 heures suivant une demande. L'entrée en vigueur de cette règle, initialement prévue pour janvier 2026, a été repoussée de 30 mois, au 20 juillet 2028. Cela signifie que, pour les deux prochaines années au moins, les distributeurs ne pourront pas compter sur une infrastructure de traçabilité imposée par le gouvernement fédéral pour combler cette lacune. En attendant, des outils permettant d'identifier et de gérer les risques avant qu'ils ne débouchent sur un rappel de produits doivent être mis en place volontairement, au niveau de chaque entreprise.

Mise en place du maillon manquant

Lorsqu'une épidémie survient, nous savons déjà quels fournisseurs appartiennent à la catégorie de risque la plus élevée pour le produit concerné, et nous disposons déjà de documents à jour, sans avoir à les réclamer dans l'urgence. C'est ce changement d'approche que les distributeurs du secteur doivent opérer.

La question pertinente à se poser

La réponse à une épidémie au sein d'une entreprise de distribution ne doit pas commencer au moment où l'avis de rappel est reçu. Elle doit s'appuyer sur un système capable d'identifier en amont où se concentrent les risques parmi les fournisseurs ; ainsi, lorsqu'un incident survient, la question n'est pas « Qui devons-nous appeler en premier ? », mais plutôt « Quels fournisseurs, parmi ceux que nous surveillions déjà, sont concernés ? ».

La surveillance automatisée des fournisseurs selon une classification des risques ne permet ni d'empêcher une épidémie, ni de se substituer au travail de traçabilité effectué par la FDA et le CDC ; en revanche, elle modifie la rapidité et la précision avec lesquelles un distributeur peut agir pendant le déroulement de l'enquête. C'est précisément à ce stade que les distributeurs, et, in fine, les consommateurs, comptent sur un acteur de la chaîne d'approvisionnement pour agir vite et avec justesse.

Alors que l'épidémie à Cyclospora continue d'évoluer, les distributeurs ont l'occasion de se poser une question plus complexe que « Avons-nous été touchés ? ». La question pertinente est plutôt : « Aurions-nous déjà la réponse avant même la réception de l'avis de rappel ? »

Un autre article va, me semble-t-il, dans le même sens. Publié par Bill Marler dans Food Safety News, « Publisher’s Platform: Recall readiness is assumed, never measured. The people who price the risk can change that » (La disponibilité pour le rappel est présumée, jamais mesurée. Les personnes qui évaluent le risque peuvent changer cela), il discute aussi de la rapidité ou non de la réponse en cas de rappel lié à une épidémie d’origine alimentaire.

Le concept de disponibilité en cas de rappel est donc inscrit au dossier comme une hypothèse. Cette hypothèse est formulée lors de la souscription, lors du renouvellement, et on découvre qu'elle était erronée le troisième jour d'un événement réel, soit le moment le plus coûteux pour s'en apercevoir.

On pourrait plutôt mesurer ces données, et les mesures ne sont pas complexes. Combien de temps faut-il, à partir d'un seul résultat positif, pour obtenir la liste complète des codes de lot concernés ? Quel pourcentage de destinataires directs peut être contacté et confirmé sous 24 heures (pas par e-mail, mais par téléphone) ? Les codes de lot sont-ils conservés après le reconditionnement, ou l'identité est-elle compromise lors du premier reconditionnement ? Existe-t-il un moyen de contacter le transporteur, ou la chaîne de traçabilité s'arrête-t-elle au quai de chargement ? Quand a eu lieu le dernier exercice de simulation de rappel ? A-t-il été observé ? Des partenaires commerciaux externes étaient-ils impliqués ? Quel a été le résultat ? Il faut tenir compte de ces éléments pour fixer le prix de la police d'assurance. Il faut accorder un véritable crédit à l'entreprise qui peut le prouver et exiger de celles qui ne le peuvent pas qu'elles en comprennent les raisons.

Et il faut le faire pour l'ensemble de la chaîne, et non pas assurer un assuré à la fois, car la préparation n'est pas l'apanage d'une seule entreprise, mais celui d'un réseau. Un producteur aux registres impeccables reste tributaire d'un distributeur qui fonctionne uniquement sur documents papier. C'est ce qui donne tout son sens à l'expression « Communautés prêtes à faire face aux rappels de produits ».

Aucune entreprise agroalimentaire ne peut avoir une vision globale de sa chaîne d'approvisionnement. Un assureur qui couvre l'ensemble de cette chaîne peut en avoir une quasi-certitude.

vendredi 19 juillet 2019

Recherche informations sur plusieurs foyers de toxi-infections alimentaires collectives à Salmonella apparus le 12 juillet et disparus depuis


Pas de nouvelle, bonne nouvelle, dit-on, oui mais voilà, cela fait désormais plus de huit jours que nous sommes sans nouvelle de plusieurs foyers de toxi-infections alimentaires collectives à Salmonella liés à de la coppa d'Italie mais fabriquée avec des matières premières de France et d'Allemagne.

Pour les informations publiées sur ce blog, voir 1 et 2 dont un calendrier des évènements ...
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Pour l'instant, Santé publique de France n'a toujours pas fourni d'informations et fait ainsi vivre l'adage, pas de nouvelle, bonne nouvelle, ... ce n'est pas une bonne façon d'être transparent, mais c'est ainsi en France, il faut s'y faire, le moins d'information possible et surtout, le plus tardivement possible ... mais que font les médias ?

On a bien eu un nouveau communiqué du ministère de la santé le 16 juillet 2019, mais c'était l'exacte reproduction de celui du 12 juillet 2019 ...

Je sais que les investigations demandent du temps et du personnel, et que période d'été n'est pas la plus propice, mais quelques informations mêmes succinctes seraient les bienvenues ...

NB : L'image est issue du site de l'ARS Nouvelle-Aquitaine, ce qui pourrait indiquer une présence de ces plusieurs foyers de toxi-infections alimentaires collectives à Salmonella.

mardi 16 juillet 2019

À propos du rappel de coppa liée à plusieurs foyers de TIAC à Salmonella en France


Information autour de la coppa d'Italie et du calendrier probable des évènements:
  • 8 juillet 2019, signalement aux autorités sanitaires de plusieurs foyers de toxi-infections alimentaires collectives à Salmonella aux autorités sanitaires à la suite de plaintes de consommateurs.
  • 11 juillet 2019, publication de deux communiqués de rappel par Intermarché pour de la coppa et des sandwichs à la coppa. Les communiqué datent du 11 juillet et non pas du 8 juillet comme l'indiquent les communiqués des deux ministères, voir ci-dessous.
Plusieurs foyers de toxi-infections alimentaires collectives à Salmonella ont été signalés le 8 juillet dernier aux autorités sanitaires. Des plaintes de consommateurs ont conduit la direction qualité de l’enseigne Intermarché à alerter les autorités et à procéder au retrait des produits en points de vente. Le lien avec la consommation de coppa (charcuterie italienne) de la marque « Di Vittorio » du fournisseur Castelli France a été confirmé par la Direction générale de l’alimentation, la Direction générale de la santé et Santé publique France.
On est désormais en attente d’un point presse de Santé publique de France … à suivre ...

Complément de fin d'après-midi avec ce communiqué du ministère de la santé soit disant mis à jour du 16 juillet (le premier communiqué étant du 12 juillet 2019) et qui ne nous apprend rien de plus ... étonnant, n'est-ce pas?

A noter qu'en cette fin d'après-midi du 16 juillet, le ministère de l'agriculture n'avait pas repris ce communiqué soit disant mis à jour ... 

Pour votre information, voici ci-dessous ce communiqué du 12 juillet, mis à jour le 16 juillet du ministère de la santé ... à vous de voir ...
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vendredi 12 juillet 2019

France : Cafouillage dans la communication à propos du rappel de coppa pour cause de cas de gastro-entérites ou de plusieurs foyers de TIAC à Salmonella, c’est au choix ?

Le titre de cet article illustre la com des ministères de l’agriculture et de la santé à propos d’un communiqué publié le 12 juillet 2019 et intitulé « Cas de gastroentérites liés à la consommation de Coppa contaminée par des Salmonelles ».

Bien entendu des toxi-infections alimentaires collectives ou TIAC ont souvent comme symptomatologie une gastro-entérite, mais souvent on peut lire en France, ici ou là, à propos d’une investigation sur une TIAC que ce n’est pas une intoxication alimentaire mais une gastro

Le début du texte du communiqué demeure ensuite plus clair … si l’on peut dire …
Plusieurs foyers de toxi-infections alimentaires collectives à Salmonella ont été signalés le 8 juillet dernier aux autorités sanitaires. Des plaintes de consommateurs ont conduit la direction qualité de l’enseigne Intermarché à alerter les autorités et à procéder au retrait des produits en points de vente. Le lien avec la consommation de Coppa (charcuterie italienne) de la marque « Di Vittorio » du fournisseur CASTELLI FRANCE a été confirmé par La Direction générale de l’alimentation, la Direction générale de la santé et Santé publique France. 
Pour l’instant, pas d’information du côté de Santé publique France.

Cela étant, celui ou celle qui a rédigé ce communiqué doit faire des efforts de clarté …

« Plusieurs foyers de toxi-infections alimentaires collectives à Salmonella ont été signalés », la formulation vaut son pesant de cacahuètes ! Combien de foyers, combien de personnes ? On ne le saura pas …

D’accord, pour le signalement, mais fait par qui ?

Puis, on apprend qu’il s’agit de plaintes de consommateurs … mais toujours pas de nombre de personnes concernées …
Les magasins de l’enseigne Intermarché ont procédé dès le 8 juillet dernier au retrait de la distribution des lots de Coppa suspects et une information aux consommateurs par affichettes dans les lieux de vente a été diffusée ce jour. Un numéro vert est à disposition des consommateurs : 0 800 000 175.
D'accord, mais pourquoi le texte des deux communiqués d'Intermarché date du 11 juillet, et non pas du 8 juillet, voir plus bas pour les détails.
Le produit concerné est de la Coppa tranchée ou entière commercialisée entre le 17 mai et le 8 juillet 2019 au rayon traditionnel des magasins, sur tout le territoire national. Les autorités sanitaires recommandent aux personnes qui détiennent encore les produits concernés de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés.
Cela va être un peu compliqué car il a bien été vendu de la coppa par Intermarché qui a émis deux avis de rappel distincts :
  • 11 juillet 2019 : rappel de coppa de la société Castelli France de marque Di Vittorio par Intermarché pour cause de présence de Salmonella.
  • 11 juillet 2019 : rappel par Intermarché de sandwich à la coppa préparé sur place acheté en le 17 mai et le 8 juillet 2019 pour cause de présence de Salmonella dans la coppa. Pas de marque, pas de fournisseur.
Le communiqué du ministère de l’agriculture ne renvoie au lien d’Intermarché afin de fournir plus de détails … d’autant que le communiqué de rappel de sandwich n’indique ni la marque, ni de fournisseur  …

Puis le communiqué rappelle les conséquences d’une intoxication alimentaire à Salmonella :
Les toxi-infections alimentaires causées par les salmonelles se traduisent par des troubles gastro-intestinaux (diarrhée, vomissements) d’apparition brutale souvent accompagnés de fièvre et de maux de tête qui surviennent généralement 6 à 72h après la consommation des produits contaminés. Ces symptômes peuvent être plus prononcés chez les jeunes enfants, les femmes enceintes, les sujets immunodéprimés et les personnes âgées.
Les personnes qui auraient consommé ces produits et qui présenteraient ces symptômes, sont invitées à consulter leur médecin traitant en lui signalant cette consommation. En l’absence de symptômes dans les 7 jours après la consommation des produits concernés, il est inutile de s'inquiéter et de consulter un médecin. 
Signalons que la France a notifié le 9 juillet 2019 au RASFF de l’UE une alerte, référence 2019.2473, pour la présence de Salmonella enterica sérotype Typhimurium dans de la coppa d’Italie.

Détail du calendrier
  • 17 mai, date de mise en vente de la coppa par Intermarché.
  • 8 juillet, il est signalé plusieurs foyers de toxi-infections alimentaires collectives à Salmonella aux autorités sanitaires à la suite de plaintes de consommateurs.
  • 9 juillet, notification au RASFF de l’UE par la France de la présence de Salmonella enterica sérotype Typhimurium dans de la coppa d’Italie.11
  • 11 juillet, publication de deux communiqués de rappel par Intermarché.
  • 12 juillet, communiqué du ministère de l’agriculture : « Cas de gastroentérites liés à la consommation de Coppa contaminée par des Salmonelles ».
Comme on peut le constater, quatre jours se sont écoulés entre le signalement suite à des plaintes de consommateurs et le communiqué des ministères de la santé et de l’agriculture.

Le blog aimerait bien une investigation sur ces foyers de TIAC, sur le calendrier des évènements et sur les autocontrôles chez Intermarché ...

A suivre …

Suivent ci-dessous les deux affichettes diffusées par Intermarché:
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Complément du 13 juillet 2019. On lira pour voir les différences et les ressemblances avec l'Histoire d'une alerte alimentaire en infographie publiée par Santé publique de France. On peut d'ores et déjà dire que ce qui s'est passée dans ces plusieurs foyers de toxi-infections alimentaires collectives à Salmonella est globalement l'inverse de la théorie professée dans cette infographie, à vous de voir ...

On en sait un peu sur les plaintes de consommateurs, selon France Bleu du 13 juillet 2019,
Après plusieurs signalements de consommateurs, la direction qualité de l'enseigne Intermarché vient de retirer plusieurs lots de « Coppa » de ses rayons.
En Occitanie, quatre personnes ont été hospitalisées. Une quinzaine d'autres ont été malades, après avoir consommé la charcuterie.
Dans le Gers, une quinzaine d'adhérents d'une association ont été malades, et une personne est encore à l’hôpital. En Haute-Garonne deux personnes ont été également hospitalisées à Bouloc. 
La direction (d’Intermaché) explique que le rappel des produits concerne toute la France. D'après nos informations, il y a d'autres personnes malades notamment en Isère, dans le Puy-de-Dôme mais aussi le Var. La Mayenne serait aussi touchée. Les autorités demandent aux clients de cette enseigne d'être très vigilants. 
Complément du 14 juillet 2019. Selon Food Safety News et Oulah!, le même produit, de la coppa Di Vittorio de marque Castelli France, avait été rappelé en août 2018 pour la présence de Listeria monocytogenes. Le produit avait été vendu chez Intermarché entre le 8 juin et 9 août 2018. Il n’y avait pas d’information sur ce rappel sur les sites officiels.


Complément du 16 juillet 2019. Dans une mise à jour au 15 juillet 2019 de la notification au RASFF de l’UE par la France, référence 2019.2473, on apprend que l’épidémie d’origine alimentaire suspectée d’être causée par Salmonella enterica sérotype Typhimurium dans de la coppa d'Italie, avait des matières premières de France et d'Allemagne.

jeudi 11 juillet 2019

A propos d'un banal rappel par E.Leclerc de raisins moelleux bio pour cause de présence d’ochratoxine A en teneur trop élevée


Un banal rappel de produit alimentaire a eu lieu le 11 juillet 2019 et pourtant cela mérite notre attention …

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit du rappel de raisins moelleux bio 250g de marque Bio Village (E.Leclerc),

Causes du rappel :
  • Pour E. Leclerc, « En raison d’un risque de présence de mycotoxine (Ochratoxine A) dans le produit»
  • Pour la DGCCRF, il y a « Présence d’ochratoxine A en teneur trop élevée. » 
Comment se fait-il qu’on ait laissé E. Leclerc publié un tel communiqué ?

Le texte du communiqué par E.Leclerc se poursuit ainsi :

Rappelons comme le rapporte l’Anses que « l’ochratoxine A est considérée comme une « mycotoxine des champs » pour la vigne » et non pas une « mycotoxine de stockage » comme pour les céréales.
Mais ce qui est encore plus étrange, c’est que le produit est commercialisé depuis le 21 janvier 2019 … après de six mois de commercialisation, le rappel est 'enfin' effectué, convenez que cela pose question ...

Ces questions demeurent en suspend car hélas nous n'aurons certainement pas les réponses ...
  • Où sont les autocontrôles de mise sur le marché de ces 10 lots de produits par le fournisseur Scamark ?
  • Y aura-t-il enquête de la DGCCRF à ce sujet ? Si, oui, peut-on connaître les résultats ?
  • Peut-on connaître la démarche sécurité des aliments de Scamark et de E. Leclerc vis-à-vis des mycotoxines?
  • ...
Complément du 13 juillet 2019. On lira d'Alban Gauthier. Les mycotoxines dans l’alimentation et leur incidence sur la santé. Sciences pharmaceutiques, 2016.

Un tweet rapporte, Le bio importé est dangereux! Le plus scandaleux est de galvauder l'origine France avec la mention « transformé en France » : quand interdira t on cette tromperie du consommateur ? Elus prenez vos responsabilités : protégez l'origine France!