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samedi 8 août 2026

En cas de rappel, pourquoi il faut pouvoir disposer d'informations en temps réel sur l'ensemble de la chaîne alimentaire ?

L'article « The Missing Link in Outbreak Response: Why Distributors Need Real-Time Supplier Intelligence, Not Just Recall Notices » (Le chaînon manquant dans la réponse aux épidémies : pourquoi les distributeurs ont besoin d’informations en temps réel sur leurs fournisseurs, et pas seulement d’avis de rappel) souligne l'importance pour les distributeurs de disposer d'informations en temps réel sur leurs fournisseurs afin de réagir efficacement aux épidémies d’origine alimentaire. Il met en lumière le cas de l'épidémie de cyclosporose liée à la laitue iceberg, où la rapidité et la précision des informations ont été cruciales pour limiter la propagation de la maladie. Il plaide pour une collaboration renforcée entre les distributeurs, les fournisseurs et les services réglementaires, en mettant l'accent sur la nécessité d'une communication efficace et d'une transparence accrue pour améliorer la sécurité des aliments. 

Voici ci-dessous une traduction adaptée par mes soins de cet article. 

L'éclosion de cyclosporose de cet été est l'une des plus importantes jamais documentées aux États-Unis : au 5 août, le CDC avaient recensé plus de 10 400 cas confirmés en laboratoire dans 47 États, dont au moins 6 358 cas de maladie et 278 hospitalisations spécifiquement liés à de la laitue iceberg provenant de 15 États. À titre de comparaison, le CDC enregistre généralement entre 200 et 1 000 cas de cyclosporose à l'échelle nationale sur une année entière.

Le 17 juillet, l'entreprise Taylor Farms de Mexico a procédé au rappel de toutes les laitues iceberg provenant du centre du Mexique. Les données épidémiologiques et de traçabilité ont mis en cause de la laitue iceberg découpée produite par Taylor Farms de Mexico et servie dans des restaurants Taco Bell de l'Indiana, du Kentucky, du Michigan, de l'Ohio et de la Virginie-Occidentale.

Quelques jours plus tard, dans un rebondissement ayant davantage semé la confusion qu'apporté de la clarté, la FDA a annoncé que l'un des prélèvements de laitue initialement incriminés s'était révélé être un faux positif pour Cyclospora cayetanensis.

La FDA a toutefois pris soin de préciser que Taylor Farms restait impliquée sur le plan épidémiologique dans l'éclosion. Cette simple précision en dit long sur l'incertitude qui peut entourer la gestion d'une épidémie en cours, ainsi que sur la manière très différente dont cette incertitude est ressentie selon la position de l'entreprise dans la chaîne d'approvisionnement.

Un autre point important est que Cyclospora est un parasite, et non une bactérie. Il n'est pas détecté lors des analyses de selles courantes à moins qu'un médecin ne prescrive spécifiquement un test de dépistage ; c'est l'une des principales raisons pour lesquelles le décompte officiel des cas lors d'une épidémie à Cyclospora a tendance à sous-estimer le nombre réel de personnes touchées. De plus, le parasite ne peut être éliminé par un lavage standard des produits agricoles, ni par les désinfectants habituels ; seule une cuisson à 70°C permet de l'éliminer de manière fiable.

Ces infections peuvent provoquer une diarrhée aqueuse et une fatigue persistant plusieurs semaines, avec un risque élevé de rechute ; le coût humain et économique d'un seul cas dépasse donc largement la durée de la maladie initiale. Pour un produit comme les légumes à feuilles, vendus réfrigérés et rarement cuits, cette combinaison de résilience du pathogène et de difficulté de diagnostic est précisément ce qui rend une épidémie de ce type si difficile à contenir rapidement.

L'échelon souvent ignoré dans la couverture médiatique des épidémies

Lorsqu'une épidémie de ce genre éclate, on entend généralement parler de deux choses : le producteur ou le fournisseur à l'origine présumée de la contamination, et l'enquête gouvernementale visant à le confirmer. On prête beaucoup moins d'attention à l'étape intermédiaire. C'est là qu'intervient le grossiste distributeur, qui gère simultanément des centaines de relations avec des fournisseurs de produits réfrigérés et tente de déterminer en temps réel lesquels pourraient être concernés. Pendant ce temps, les commerçants se posent la même question et attendent de leur distributeur une réponse rapide et fiable.

Lorsqu'une épidémie survient, la question n'est pas de savoir si nous sommes touchés, mais plutôt : « Quels fournisseurs traitent ce produit et cette zone de culture, et quelle réponse étayée pouvons-nous fournir à nos distributeurs ? »

Pourquoi la documentation statique de conformité ne suffit pas

L'arsenal standard du secteur pour évaluer et gérer les risques liés aux fournisseurs a longtemps reposé essentiellement sur des documents papier : certifications GFSI, lettres de garantie, attestations d'assurance et avis de rappel émis une fois les problèmes survenus. Ces documents sont importants et restent fondamentaux pour tout programme crédible de sécurité des aliments. Toutefois, au mieux, ils ne reflètent la situation d'un fournisseur qu'à un instant T. Ils ne permettent pas au distributeur d'identifier un risque accru dès l'apparition d'une nouvelle épidémie.

L'exemple de Taylor Farms illustre bien cette limite. L'entreprise a dû procéder à plusieurs rappels ces dernières années, notamment en mars 2024 pour des salades au poulet prêtes à consommer contenant un allergène (blé) non déclaré, et en octobre 2024 pour des oignons jaunes liés à une épidémie à E. coli associée à des hamburgers servis dans une chaîne de restauration rapide. Chacun de ces événements a fini par générer un document dans le dossier du fournisseur. Aucun de ces éléments n'aurait permis de signaler l'entreprise comme présentant un risque élevé en amont, car la documentation de conformité statique n'a pas de valeur prédictive ; elle se contente de confirmer ce qui s'est déjà produit.

Les légumes à feuilles figurent sur la liste de la FDA relative à la traçabilité des aliments ; la réglementation imposera à terme un suivi normalisé au niveau du lot, avec des registres devant être transmis à la FDA dans les 24 heures suivant une demande. L'entrée en vigueur de cette règle, initialement prévue pour janvier 2026, a été repoussée de 30 mois, au 20 juillet 2028. Cela signifie que, pour les deux prochaines années au moins, les distributeurs ne pourront pas compter sur une infrastructure de traçabilité imposée par le gouvernement fédéral pour combler cette lacune. En attendant, des outils permettant d'identifier et de gérer les risques avant qu'ils ne débouchent sur un rappel de produits doivent être mis en place volontairement, au niveau de chaque entreprise.

Mise en place du maillon manquant

Lorsqu'une épidémie survient, nous savons déjà quels fournisseurs appartiennent à la catégorie de risque la plus élevée pour le produit concerné, et nous disposons déjà de documents à jour, sans avoir à les réclamer dans l'urgence. C'est ce changement d'approche que les distributeurs du secteur doivent opérer.

La question pertinente à se poser

La réponse à une épidémie au sein d'une entreprise de distribution ne doit pas commencer au moment où l'avis de rappel est reçu. Elle doit s'appuyer sur un système capable d'identifier en amont où se concentrent les risques parmi les fournisseurs ; ainsi, lorsqu'un incident survient, la question n'est pas « Qui devons-nous appeler en premier ? », mais plutôt « Quels fournisseurs, parmi ceux que nous surveillions déjà, sont concernés ? ».

La surveillance automatisée des fournisseurs selon une classification des risques ne permet ni d'empêcher une épidémie, ni de se substituer au travail de traçabilité effectué par la FDA et le CDC ; en revanche, elle modifie la rapidité et la précision avec lesquelles un distributeur peut agir pendant le déroulement de l'enquête. C'est précisément à ce stade que les distributeurs, et, in fine, les consommateurs, comptent sur un acteur de la chaîne d'approvisionnement pour agir vite et avec justesse.

Alors que l'épidémie à Cyclospora continue d'évoluer, les distributeurs ont l'occasion de se poser une question plus complexe que « Avons-nous été touchés ? ». La question pertinente est plutôt : « Aurions-nous déjà la réponse avant même la réception de l'avis de rappel ? »

Un autre article va, me semble-t-il, dans le même sens. Publié par Bill Marler dans Food Safety News, « Publisher’s Platform: Recall readiness is assumed, never measured. The people who price the risk can change that » (La disponibilité pour le rappel est présumée, jamais mesurée. Les personnes qui évaluent le risque peuvent changer cela), il discute aussi de la rapidité ou non de la réponse en cas de rappel lié à une épidémie d’origine alimentaire.

Le concept de disponibilité en cas de rappel est donc inscrit au dossier comme une hypothèse. Cette hypothèse est formulée lors de la souscription, lors du renouvellement, et on découvre qu'elle était erronée le troisième jour d'un événement réel, soit le moment le plus coûteux pour s'en apercevoir.

On pourrait plutôt mesurer ces données, et les mesures ne sont pas complexes. Combien de temps faut-il, à partir d'un seul résultat positif, pour obtenir la liste complète des codes de lot concernés ? Quel pourcentage de destinataires directs peut être contacté et confirmé sous 24 heures (pas par e-mail, mais par téléphone) ? Les codes de lot sont-ils conservés après le reconditionnement, ou l'identité est-elle compromise lors du premier reconditionnement ? Existe-t-il un moyen de contacter le transporteur, ou la chaîne de traçabilité s'arrête-t-elle au quai de chargement ? Quand a eu lieu le dernier exercice de simulation de rappel ? A-t-il été observé ? Des partenaires commerciaux externes étaient-ils impliqués ? Quel a été le résultat ? Il faut tenir compte de ces éléments pour fixer le prix de la police d'assurance. Il faut accorder un véritable crédit à l'entreprise qui peut le prouver et exiger de celles qui ne le peuvent pas qu'elles en comprennent les raisons.

Et il faut le faire pour l'ensemble de la chaîne, et non pas assurer un assuré à la fois, car la préparation n'est pas l'apanage d'une seule entreprise, mais celui d'un réseau. Un producteur aux registres impeccables reste tributaire d'un distributeur qui fonctionne uniquement sur documents papier. C'est ce qui donne tout son sens à l'expression « Communautés prêtes à faire face aux rappels de produits ».

Aucune entreprise agroalimentaire ne peut avoir une vision globale de sa chaîne d'approvisionnement. Un assureur qui couvre l'ensemble de cette chaîne peut en avoir une quasi-certitude.

vendredi 7 août 2026

Après Cyclospora dans des laitues Iceberg, voici désormais Salmonella dans des piments jalapeños

Aux États-Unis, une éclosion chasse l’autre !

Après des cas d’infection à Cyclospora présent dans des laitues Iceberg, il y aurait selon le CDC en date du 5 ooût 2026, 6 358 personnes malades, 278 personnes hospitalisées et 2 décès.

L’éclosion concerne désormais 15 États des États-Unis. Il n’y a pas que les États-Unis qui soient touchés, au Canada, 51 cas ont été rapportés par les autorités sanitaires.

Au Royaume-Uni, Public Health England met en garde les voyageurs se rendant au Mexique. 204 cas de cyclosporose ont été recensés depuis le 1er juin, dont 148 chez des touristes ayant séjourné dans des hôtels et complexes touristiques de la Riviera Maya.

Le 5 août 2026, le CDC et la FDA signale une éclosion de cas de salmonellose liée aux piments jalapeños servis dans les restaurants Chipotle et Qdoba à travers le pays, qui s’étend désormais s’étend à 27 États.

Au 6 août 2026, des cas ont été signalés dans 27 États, et au moins 345 personnes ont été infectées. Au total, 36 personnes ont été hospitalisées, mais aucun décès n'a été rapporté. Le Colorado et le Minnesota ont chacun recensé 110 cas, et l'Illinois 30. Source CIDRAP.

« Sur les 191 personnes interrogées, 177 (93 %) ont déclaré avoir mangé dans un restaurant de style mexicain avant leur maladie, notamment Chipotle Mexican Grill et QDOBA, avec des dates de repas allant du 14 juin 2026 au 14 juillet 2026 », a dit le CDC.

La FDA a indiqué que les piments jalapeños provenaient de Sinaloa, au Mexique, et étaient distribués aux restaurants par Coast Citrus Distributors. Le distributeur a procédé au rappel des piments, et les restaurants Qdoba et Chipotle ont cessé de les proposer.

« Le CDC et la FDA estiment qu’il n’existe plus de risque actuel pour les consommateurs lié à cette épidémie provenant de ces établissements », selon le CDC.

vendredi 24 juillet 2026

Contamination aux salmonelles d'œufs d'origine polonaise : la Confédération Française de l'Aviculture appelle à acheter des œufs français

Le 21 juillet 2026, Lidl informe du rappel suivant : la société OVOTEK SP. Z O.O.. procède au retrait et au rappel des produits Oeufs Frais x30 ainsi que les Oeufs Frais x20 suite à la présence de Salmonella Enteritidis. Ces oeufs ont été commercialisés jusqu'au 17 juillet 2026. 

Même date de rappel du 21 juillet 2026 chez RappelConso.

S’agissant du rappel de Lidl, « la Confédération Française de l'Aviculture appelle à privilégier les Œufs de France ! », communiqué du 23 juillet 2026.

La Confédération Française de l'Aviculture (CFA) prend acte du rappel d'œufs d'origine polonaise commercialisés par l'enseigne Lidl à la suite d'une contamination par des salmonelles.

En choisissant de commercialiser des œufs étrangers, l’enseigne Lidl démontre qu'elle ne fait pas suffisamment confiance à la filière française, pourtant capable de répondre aux attentes des consommateurs en matière de qualité, de sécurité sanitaire et de disponibilité. Un choix incompréhensible qui fait peser des risques sur la santé des consommateurs !

La France applique l'un des dispositifs de surveillance des salmonelles les plus exigeants d'Europe, offrant aux consommateurs un niveau élevé de garanties sanitaires.

Parallèlement, la production française d'œufs poursuit sa progression. Le plan de filière de l’interprofession commence à porter ses fruits. Les éleveurs ont investi et la production va augmenter de 5 % en 2026 afin de répondre à une demande croissante des consommateurs. La filière « Œufs de France » est aujourd'hui pleinement mobilisée pour fournir des œufs français, dans le respect des plus hauts standards sanitaires, environnementaux et de bien-être animal.

La Confédération Française de l'Aviculture appelle les distributeurs à continuer de privilégier les approvisionnements nationaux et à renforcer leurs engagements en faveur des « Œufs de France ». Soutenir la production française, c'est soutenir des éleveurs engagés, préserver notre souveraineté alimentaire et offrir aux consommateurs les meilleures garanties en matière de sécurité sanitaire.

La CFA invite également les consommateurs à privilégier les œufs portant la mention « Œufs de France » ou identifiés « Origine France », gages de traçabilité, de qualité et d'un haut niveau d'exigence sanitaire.

mardi 26 décembre 2023

Premier rappel de Noël !

Qui peut donc bien vouloir informer d’un rappel le jour de Noël ?

La Food Standards Agency publie sa dernière mise à jour du 25 décembre 2023 à propos de Route des Terroirs recalls Morbier Maison Monts & Terroirs Chalet De Vevy Cheese because of contamination with E. coli.

Route des Terroirs procède au rappel de fromage au lait cru de vache, Morbier de marque Maison Monts & Terroirs du Chalet de Vevy car E. coli producteurs de shigatoxines a été retrouvé dans certains lots de ce produit.
19 pays ont été concernés par ce rappel selon par la notification au RASFF de l’UE du 13 décembre 2023 par la France concernant la présence de STEC dans du fromage au lait cru de France (Le Morbier est cité dans la notification à plusieurs reprises).

Signalons aussi que cette notification au RASFF de l’UE n’est pas la seule concernant du Morbier.
Deux mois auparavant, le 13 octobre 203, il y a eu une notification par les Pays-Bas au RASFF de l’UE concernant du Morbier de France pour cause de présence de STEC.
Un rappel a eu lieu aux Pays-Bas le 18 octobre 2023 et une distribution a été rapportée dans 16 pays, étonnant, non ?

S’agit-il de la mème entreprise que celle du mois de décembre ? Bien entendu, nos autorités ne manqueront pas de nous le dire (humour). ce qui semble certain est qu'il s'agit du même fromage ...

Quand Listeria et listériose font l’actualité

Il y a eu 46 produits alimentaires rappelés depuis le 1er décembre 2023 pour cause de présence de Listeria monocytogenes, mais nos médias, en ces jours de fêtes de Noël, 23 et 24 décembre, n’ont retenu que du saumon fumé de Norvège, étonnant, non ?

Cela me rappelle un article du blog de 2020 qui traitait de Listeria ou listériose ?
Vous lirez cela, «On dit que l'histoire ne se répète pas et pourtant, souvent des amalgames ont parfois la vie dure !»

L’actualité dicte les titres de la presse et en cette période plutôt ‘calme’ le saumon fumé et Listeria ont, semble-t-il fait le reste.

Cela étant, ce produit, saumon fumé Norvège tranché machine de marque SAS Le Fumoir, a été rappelé assez tardivement, le 22 décembre 2023, avec une date de début de commercialisation du 5 décembre 2023.

L’avis de rappel précise :
- Motif du rappel : Présence Listeria monocytogenes
- Risques encourus par le consommateur : Listeria monocytogenes (agent responsable de la listériose)

Voici quelques uns des titres de la presse retrouvés dans Google actualités en ce jour de Noël :
- Du saumon fumé rappelé dans toute la France
- Rappel national d'un saumon fumé pour soupçons de contamination à la listeria
- Risque de listériose : rappel d'un lot de saumon fumé de Norvège
- Du saumon fumé rappelé dans toute la France en raison de risque de listériose
- Du saumon fumé rappelé dans toute la France pour un risque de contamination à la listeria
- Risque de listériose : Rappel d’un lot de saumon fumé de Norvège
- Consommation - Risque de contamination à la listeria : du saumon fumé rappelé dans toute la France
- Du saumon fumé rappelé dans toute la France pour des risques de listériose
- Rappel produit : du saumon fumé en tranches rappelé dans toute la France à la veille des fêtes de Noël
- Saumon fumé : les produits de la marque Le Fumoir font l'objet d'un rappel national pour soupçon de contamination à ...
- Du saumon fumé rappelé dans toute la France en raison des risques de contaminations à la listéria
- Rappel produit : ne consommez surtout pas ce saumon fumé, il est contaminé par la listeria
- Saumon fumé, fromages, charcuterie...
- Risque de listériose. Du saumon fumé rappelé dans toute la France
- Rappel de saumon fumé Norvégien Sas le Fumoir en raison de la présence de listeria
- Salade de Noël au saumon fumé, la recette fraîche
- Rappel produit : du saumon fumé possiblement contaminé à la listeria
- Soupçons de listeria : du saumon fumé à ne pas consommer
- Rappel produit : un saumon fumé vendu dans toute la France présente un risque de listériose
- Du saumon fumé rappelé dans toute la France : le produit présente un risque de listériose
- Risque de listériose : du saumon fumé vendu dans toute la France est rappelé

jeudi 21 décembre 2023

Rappel d'un fromage de France en Suisse. Jamais un sans deux ?

Qu’il y ait des produits alimentaires rappelés, cela fait partie du deal, quand on en respecte pas les règles après avoir mis un produit sur le marché.

Voici donc que nos amis suisses nous informent : «Mise en garde publique : des bactéries E. coli dans du fromage Le Duo des Gors», source OSAV du 21 décembre 2023.

L’entreprise Fromagerie Moléson SA a informé le Service de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (SAAV) de Fribourg et l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) que des E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) avaient été mises en évidence dans du fromage «Le Duo des Gors 180 g» du producteur Fromagerie des Gors.
- Produit, marque : Le Duo des Gors
- Conditionnement : 180 g
- Numéro du lot : 200223046242
- Date de durabilité minimale : 06.01.2024

En France, nos autorités expliquent «ce qu’il faut retenir dans les alertes alimentaires» :
Les objectifs d’une alerte :
- faire cesser l’exposition du consommateur au produit (c’est le retrait du produit des rayons des magasins concernés) ;
- informer le consommateur qui a déjà acheté le produit afin qu’il ne le consomme pas ou, s’il l’a déjà consommé, qu’il puisse en parler à son médecin en cas de symptômes (c’est le rappel du produit) ;
- éviter que la situation ne se reproduise (par exemple en mettant en place des mesures adaptées au sein de l’entreprise concernée).
Le blog a bien retenu la leçon, mais il s’étonne que ce fromage ait déjà fait l’objet dans un passé récent d’un rappel.
Rappel le 1er septembre 2023 du Duo de la fromagerie des Gors pour cause de présence de Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) O16 et O103.
Le produit avait commercialisé du 24/07/2023 au 09/08/2023.

Ne suit-on pas les procédures édictées en cas d’alerte alimentaire ? Ben, ça alors ...
Pour l’instant, pas d’information chez RappelConso ...

mardi 19 décembre 2023

Rappel très tardif de couteaux : Norovirus inside !

Il y a bien des choses que je ne comprends pas en matière de rappels, oui, je sais, je radote, mais voyez ci-après avec cet exemple ce qu’il en est …

Le 19 décembre 2023, RappelConso nous informe du rappel de couteaux de marque Seafarm (filet de 1 kg) pour cause de détection de norovirus. Lot n° 372905 emballé le 27/11/23 .
- La marque de salubrité indique que le produit vient des Pays-Bas.
- Date début/Fin de commercialisation : du 28/11/2023 au 02/12/2023.

On peut constater que ce rappel intervient très longtemps après sa commercialisation, mais il y a pire, jugez plutôt …

Le 14 décembre 2023, cinq jours avant le rappel, la France a notifié au RASFF de l’UE la présence de norovirus dans des couteaux des Pays-Bas pour cause de présence de norovirus.
Je sais bien que même la notification est tardive par rapport à la commercialisation mais, en temps normal, le rappel aurait dû être publié le même jour ou un jour après la notification au RASFF de l’UE.

Autre surprise, la notification fait suite à deux cas de maladie (vomissements et diarrhées) en France, vous pensez bien deux cas de plus ou de moins de gastro-entérites aiguës, dont Santé publique France nous dit au 12 décembre 2023 : «Le taux d’incidence de diarrhée aiguë rapporté par le réseau Sentinelles est en hausse depuis plusieurs semaines mais reste à un niveau faible par rapport à ceux observés habituellement en cette période

lundi 11 décembre 2023

Un avis de rappel 'oublié' par RappelConso en France mais pas par le Luxembourg, étonnant, non ?

Les rappels en France, c’était un déjà un vrai poème mais cette fois-ci cela devient une réelle problématique pour les consommateurs, jugez plutôt …

Voici que l’Administration luxembourgeoise vétérinaire et alimentaire avertit le consommateur allergique/intolérant du rappel le 11 décembre 2023 «Pâtes & Salades poulet crudités de la marque Auchan» en raison d’un danger, la présence d'œufs non mentionnés sur l’étiquetage.

Et chez nous, pour RappelConso, c'est circulez y’a rien à voir, et pourtant …
Ainsi que le blog le rappelait :
- le rappel mis en ligne par Auchan le 7 décembre 2023.

La société LES CRUDETTES procède au rappel de pâtes & salades poulet crudités 250 g de marque Auchan, suite à une inversion d’étiquette, l’allergène «œuf» n’est pas déclaré sur le lot BE 84.

Nous sommes le 11 décembre et toujours pas d’information de RappelConso, 4 jours après la pubilcation sur le site d’Auchan. Triste constat et quelle honte !

samedi 9 décembre 2023

Rappel de pâtes & salades poulet crudités de marque Auchan en raison de la non déclaration d'un allergène

En novembre 2022, UFC Que Choisir avait indiqué à propos des rappels, «Un mécanisme pas si bien huilé que ça…». Article réservé aux abonnés.

Effectivement, le blog rapporte de temps à autre des retards dans la diffusion par RappelConso de produits alimentaires faisant l’objet d’un rappel avec une diffusion préalable par l’entreprise alimentaire et le distributeur.

Pour preuve, voici ce rappel mis en ligne par Auchan le 7 décembre 2023 :  

La société LES CRUDETTES procède au rappel de pâtes & salades poulet crudités 250 g de marque Auchan, suite à une inversion d’étiquette, l’allergène «œuf» n’est pas déclaré sur le lot BE 84.
Il faudra donc attendre un peu, sans doute le lundi 11 décembre pour que le rappel soit publié par RappelConso. Comment appelle-t-on cela ? Un délai, un retard, une anomalie, etc.

Complément
La suite de ce rappel se poursuit ici.

vendredi 1 décembre 2023

France : Deux cas de salmonellose liée à de la charcuterie italienne

Une notification au RASFF de l’UE par la France le 30 novembre 2023 nous informe de la présence de Salmonella dans du salamino toscanello d’Italie.

Deux consommateurs en France seraient concernés avec des symptômes de vomissements et de diarrhées.

La notification rapporte que le produit va être retiré du marché en France.

D’accord pour le retrait rapide, oui mais, aujourd’hui, nous sommes en plein week-end, alors y aura-t-il rappel ? Quel suspense ...

NB : Photo d'illustration.

mercredi 29 novembre 2023

Une notification au RASFF de l'UE qui intervient 11 jours après le rappel en France, c'est possible !

On a appris le 17 novembre 2023, en France, le rappel de langoustines vivantes de la marque SEAFOOD from D. R. COLLIN en raison de la présence d'un goût d'hydrocarbure après cuisson.
Le produit a été vendu uniqument le 17 novembre 2023.

L’avis de rappel indique :

Nous constatons une présence d'un goût d'hydrocarbure après cuisson. L’ensemble des produits a été retiré de la commercialisation. Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.  

Mais voici que le réseau d’alerte rapide de l’UE ou RASFF nous informe le 28 novembre 2023 d’une notification par la France de langoustines vivantes avec un goût d'hydrocarbure, suite à une plainte d’un consommateur. Ces langoustines sont originaires du Royaume-Uni (il me semble que c’est l’Ecosse -aa).

La notification du 28 novembre rapporte qu’un rappel a eu lieu en France (c’est-à-dire le 17 novembre 2023 -aa), sans mentionner où trouver l'avis de rappel.

Voilà les données, on peut donc taper sur le RASFF, qui n’a rien de réseau rapide, ou bien sur les autorités qui mettent un temps certain temps à notifier quand c’est le cas, à vous de voir ...

Sécurité des aliments en France : Chronique d'un rappel de lardons nature en retard

Par un courrier du 27 novembre 2023 adressé à Carrefour, la société Merle Salaisons procède à un retrait de la vente et à un rappel de lardons nature -30% de sel et -50% de matière grasse, 150g (2x75g) suite à la mise en évidence de salmonelles et de Listeria monocytogenes. Ces produits ont été vendus aux rayons libre-service.

Le courrier a été mis en ligne le 28 novembre 2023.

Nous sommes le 20 novembre 2023, et toujours pas de nouvelle de RappelConso.

Certains de ces produits ont été commercialisés avant la mesure de retrait.

Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient ces produits appartenant au lot décrit ci dessus de ne pas les consommer et de les détruire, ou de demander le remboursement auprès du point de vente.

Selon le ministère de l’agriculture, «Comment savoir quels aliments sont rappelés ?»

Lorsqu’un aliment a été mis sur le marché et qu’il est constaté a posteriori qu’il présente un danger (par exemple à la suite de la réception tardive d’un résultat d’analyse, ou d’un autocontrôle effectué par un client professionnel), ce produit doit être retiré du marché. S’il a déjà commencé à être distribué aux consommateurs, et que ceux-ci peuvent encore le consommer ou en subir les effets, le produit fait également l’objet d’un rappel.

Les rappels sont publiés sur le site RappelConso : les exploitants saisissent les informations du rappel directement sur le site, et les fiches sont publiées après validation des autorités.

Mais, il y a d’autres cas ...

Cette information en ligne vient en complément des autres voies d’information qui doivent cibler, au plus près possible, les consommateurs effectivement concernés :

- par des affichettes placées dans les magasins qui ont distribué le produit rappelé, placées de façon bien visible au niveau du rayon de vente du produit, pendant deux semaines (produits frais) ou deux mois (produits à longue conservation) ;
- par une information directe du magasin à l’acheteur quand c’est possible (par téléphone, par courriel) ;
- par communiqué de presse lorsque c’est jugé nécessaire (notamment lorsque le produit est à l’origine de cas humains).

Commentaire

Ce qui signifie qu’il n’y a pas que RappelConso !
Je ne doute pas un instant que le produit sera signalé par RappelConso très rapidement, mais pourquoi attendre ?

Complément du 29 novembre 2023
Depuis deux jours, le rappel de lardons nature est effectif chez Carrefour, mais toujours pas chez RappelConso ...

Complément du 30 novembre 2023
Ouf ! RappelConso a signalé le rappel ...

mardi 28 novembre 2023

Lu pour vous dans la presse, il existe des E. colis !

Des E. colis, ça existe, ainsi ce site nous dit que chez «Super U, Intermarché… Attention, certains fromages de chèvre sont contaminés par E. colis», article du 28 nouvembre 2023.

Plusieurs lots de fromages de chèvre viennent d’être retirés des supermarchés. En cause ? Une contamination à E. colis suspectée. Cette bactérie peut être responsable d’intoxications graves, allant jusqu’à causer le décès.

La réalité est que le 25 novembre 2023, il y a eu un rappel de fromage pur chèvre demi sec 360 gr au démoulage de la marque Les Saveurs de la Thibaudiere pour cause de non-conformité du lait. Risque encouru par le consommateur, Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC).

Le souci est que ce fromage a été commercialié du 9 au 25 novembre 2023.

lundi 27 novembre 2023

Des souris mortes dans des brocolis surgelés = rappel et notification au RASFF

Des souris mortes dans des brocolis surgelés de Pologne via la Lituanie découvertes par les services officiels de Lettonie, ainsi que le rapporte cette notifiation au RASFF de l’UE du 24 novembre 2023. Pas de distribution en Lettonie. Il s’agit du rappel de brocolis surgelés "Hortex" (emballage de 400 g) lot L S0GG090323, date de péremption 10.03.25, pays de production : Pologne.

NB : Merci à Joe Whitworth d’avoir signalé cette information.

mardi 21 novembre 2023

Présence de pathogènes dans des fromages de France selon trois notifications au RASFF de l’UE

Il y a donc deux notifications au RASFF de l’UE,

- notification du 17 novembre 2023, mise à jour le 21 novembre par la France sur la présence de Listeria monocytogenes (80 ufc/g) dans des fromages au lait cru de chèvre de France, suite à un autocontrôle du fabricant.

Selon la notification, le produit a été distribué en Belgique, France et Luxembourg.
Pour l’instant, seul le Luxembourg a rappelé les produits le 21 novembre 2023 : rappel de Biquette du Ch’ti (Fromage de chèvre), suite à une suspicion de présence de Listeria monocytogenes. La DDM est du 19 novembre 2023.
Signalons aussi un rappel en Suisse le 16 novembre 2023.

- notification du 20 novembre 2023, mise à jour le 21 novembre par la Suède de la présence possible de Escherichia coli (STEC) dans des fromages de France.

Le produit n’a pas été distribué en Suède et a été bloqué en Allemagne. La notification indique qu’il s’agit de Brique de chèvre Sakura No-Ha.

Complément du 23 novembre 2023

notification du 23 novembre 2023 par l'Italie de la présence de Escherichia coli producteurs de shigatoxines(STEC) dans des fromages de chèvre France. Il s’agit selon la notification, d’un fromage à pâte molle au lait cru de chèvre dans une feuille de cerisier (Sakura).

Rappel d'une centaine de références de plats cuisinés de la marque Aussitôt Bon par arrêté préfectoral

RappelConso
nous informe du rappel le 21 novembre 2023 de Kit plat cuisiné Journey de la marque Aussitôt Bon, car les produits sont non-conformes pour manquement aux règles d'hygiène - à ne pas congeler.

L’avis de rappel précise que le rappel a été imposé par arrêté préfectoral.

Le produit a été commercialisé du 01/10/2023 au 16/11/2023.

Dans la description complémentaire du risque, il est rapporté un manque de formalisation de la documentation qualité obligatoire du point de vue réglementaire. Ne pas congeler le produit.

Autour de 100 produits sont rappelés, voir la longue liste de plusieurs pages, ici.

Les produits ne sont pas commercialisés par un circuit classique de distribution.

Ce rappel a fait que je me suis intéressé à cette entreprise et voyons ce qu’elle rapporte,’après son site Internet,

On parle ici d’une nouvelle génération de plats cuisinés, information datée du 10 novembre 2023, apparemment c’est une jeune entreprise qui semble avoir oublié en cours de route la sécurité des aliments, et qui est donc rattrapé par la patrouille. Mais, en revanche, pour le marketing, c’est le dénigrement des concurrents à tous les étages. Ce n’est pas un jugement de part, mais un constat, voyez par vous-même …

La nouvelle génération des plats cuisinés

Ah, les plats préparés ! Vous savez, ces trucs que l'on trouve au supermarché, souvent chargés de conservateurs, d'additifs et, avouons-le, de regrets.
On a tous déjà craqué pour un de ces plats en pensant : «Eh bien, ça fera l'affaire». Mais franchement, qui a envie de «ça fera l'affaire» quand on peut avoir du «Wahou, c'est délicieux !» ?

D'où viennent ces plats cuisinés ?

Les supermarchés regorgent de marques comme Plats Marie ou Fleury Michon. Et, entre nous, elles sont un peu comme cette vieille tante qui pense que la mayo est épicée
Elles sont restées un peu coincées dans le passé avec leurs recettes standardisées, pleines de sel et de graisse. Sans parler des sandwichs Sodebo, qui sont comme ces vieux jeans : pratiques, mais pas très flatteurs.

Les plats préparés classiques, c'est quoi le problème ?

- Conservateurs et additifs : Ils donnent ce goût «bizarre» et peuvent jouer des tours à votre santé.
- Mauvaise qualité nutritionnelle : Dites bonjour aux kilos en trop et aux maux de cœur.
- Manque de variété : Combien de fois peut-on vraiment manger le même hachis parmentier ?
- Qualité générale : On ne va pas se mentir, c'est un peu comme manger du carton parfois.

Alors, pourquoi Aussitôt Bon change la donne ?

Imaginez cuisiner comme un chef étoilé à la maison. C'est ce que fait Aussitôt Bon avec sa cuisson sous-vide à basse température. Exit les conservateurs et additifs, place aux saveurs authentiques. Et les ingrédients ? Bio, frais et de saison, s'il vous plaît !

En attendant, amère leçon, Aussitôt Bon va devoir plus travailler l'hygiène et la sécurité des aliments que le marketing !