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lundi 12 octobre 2026

La FAO réagit à l'épidémie à Cyclospora aux États-Unis avec des ressources sur la sécurité de l'eau dans le secteur agroalimentaire

« La FAO réagit à l'épidémie à Cyclospora avec des ressources sur la sécurité de l'eau dans le secteur agroalimentaire », source Food Safety Magazine.

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a souligné, dans une nouvelle fiche d’information, l’importance de la sécurité de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène avant la récolte pour prévenir la contamination microbienne des aliments, suite à l’épidémie de cyclosporose d’une ampleur historique liée à de la laitue qui a frappé les États-Unis cet été.

La fiche d'information explique les défis que pose Cyclospora cayetenensis pour la sécurité des produits frais, les voies de contamination microbienne avant la récolte et l'importance d'une utilisation sûre de l'eau pendant la culture pour prévenir les épidémies de maladies d'origine alimentaire causées par Cyclospora ou toute autre bactérie, virus et parasite.

Cette ressource comprend également une liste d'actions visant à renforcer la prévention dans l'ensemble des systèmes agroalimentaires, à destination des autorités compétentes et des gouvernements, des services de vulgarisation agricole, des organisations agricoles et des producteurs, des chercheurs et des laboratoires, et de tous les secteurs. Parmi les priorités pratiques figurent notamment : la protection des ressources en eau, la gestion de la qualité de l'eau en fonction de son usage prévu, le renforcement de l'assainissement et de l'hygiène, ainsi que l'amélioration de la détection, de la traçabilité et des enquêtes épidémiologiques. 

« Le renforcement du dépistage et des enquêtes sur les épidémies est bien sûr essentiel pour comprendre et gérer les risques liés à la sécurité des aliments. La prévention demeure cependant la clé de la protection de la santé publique », a déclaré Markus Lipp, docteur en sciences, spécialiste principal de la sécurité des aliments à la FAO. « Garantir la sécurité de l’eau utilisée en agriculture est un élément important pour prévenir la contamination de nos aliments. La collaboration entre les secteurs de la sécurité sanitaire des aliments, de l’agriculture, de l’eau et de l’assainissement peut contribuer à traduire cette priorité en actions concrètes », a-t-il ajouté.

Accédez à la fiche d'information ici.

vendredi 9 octobre 2026

La confiance des Américains envers la sécurité des aliments et la surveillance fédérale atteint un niveau historiquement bas, selon un sondage

« Un sondage Gallup révèle que la confiance des Américains envers la sécurité des aliments et la surveillance fédérale atteint un niveau historiquement bas », source Food Safety Magazine.

La confiance des Américains dans la sécurité de l'approvisionnement alimentaire aux États-Unis et dans la capacité du gouvernement fédéral à garantir cette sécurité a chuté à des niveaux historiquement bas, selon un nouveau sondage Gallup. Parallèlement, davantage de consommateurs ont déclaré prendre des précautions en réaction aux rappels de produits alimentaires et aux avis de sécurité.

Baisse de la confiance envers les aliments vendus en magasin

Seulement 65 % des adultes américains se sont dits très ou assez confiants quant à la sécurité des aliments vendus dans la plupart des magasins d'alimentation ; ce chiffre était de 73 % en 2025 et de 81 % en 2019. Par ailleurs, 66 % ont exprimé leur confiance quant à la sécurité des aliments servis dans la plupart des restaurants, un indicateur que Gallup a inclus pour la première fois cette année.

Les Américains moins confiants dans la surveillance fédérale de la sécurité des aliments

La confiance dans la capacité du gouvernement fédéral à garantir la sécurité de l'approvisionnement alimentaire a également atteint un nouveau plus bas, s'établissant à 47 %, contre 53 % en 2025 et 68 % en 2019. Pour la première fois dans l'histoire des sondages Gallup, une majorité d'Américains (53 %) a déclaré n'avoir que peu ou pas du tout confiance dans la surveillance fédérale de la sécurité des aliments.

Davantage de consommateurs prennent des précautions

Parallèlement, les consommateurs sont plus enclins à prendre des précautions à la suite d'avertissements concernant la sécurité alimentaire. Plus précisément, Gallup a constaté que :

- 73 % des Américains avaient évité d'acheter certaines marques ou certains types d'aliments à la suite d'un rappel ou d'un avis des autorités au cours de l'année écoulée, contre 53 % en 2024 ;

- 45 % avaient jeté ou rapporté un produit alimentaire, contre 37 % en 2024 ;
- 42 % avaient craint que l'un des aliments qu'ils avaient consommés ne soit contaminé, contre 26 % en 2024.

Différences partisanes dans la perception de la sécurité des aliments

Le sondage a également révélé un creusement des écarts partisans concernant la confiance envers la surveillance fédérale de la sécurité alimentaire. Chez les Républicains, 70 % ont exprimé leur confiance dans la capacité du gouvernement fédéral à garantir la sécurité des aliments, contre 30 % chez les Démocrates. Toutefois, une majorité de personnes, tous bords politiques confondus, ont déclaré avoir évité certains aliments en raison de rappels ou d'avis sanitaires, notamment 63 % des Républicains, 73 % des Indépendants et 81 % des Démocrates.

La baisse de confiance envers la sécurité des aliments fait suite à des épidémies majeures

Ces résultats font suite à la plus importante épidémie de cyclosporose jamais enregistrée aux États-Unis, qui a touché plus de 12 000 personnes dans 21 États et s'est achevée en septembre 2026.

Gallup a noté que les précédentes baisses de confiance envers la surveillance fédérale de la sécurité des aliments avaient également coïncidé avec des épidémies majeures de maladies d'origine alimentaire, notamment celles liées à Escherichia coli et à Salmonella en 2007 et 2008. Cependant, les dernières données indiquent que les préoccupations des Américains concernant la contamination alimentaire et leurs réactions aux avertissements sanitaires se sont accrues au sein de tous les groupes politiques, malgré les divergences partisanes quant à la confiance accordée à la surveillance fédérale.

MàJ du 11 octobre 2026. On lira aussi l’article paru dans CIDRAP News, « Alors que la confiance des Américains dans la sécurité des aliments chute à un niveau record, deux éclosions viennent d'être mises en lumière : des wraps au poulet liés à un foyer de cas à E. coli O157:H7 et 32 cas de salmonellose liés aux graines germées de brocoli. »

jeudi 10 septembre 2026

États-Unis : Une amélioration de la contamination des arachides par des aflatoxines, selon un rapport d'audit

De l’intérêt des audits en sécurité des aliments, une amélioration se dessine sur la présence d’aflatoxines dans les arachides issus des États-Unis.

Un rapport décrit les conclusions d’un audit réalisé par la Direction Générale de la santé et de la sécurité alimentaire de la Commission européenne aux États-Unis du 4 au 18 mars 2026.

Cet audit a été mené dans le cadre du programme de travail publié par la Direction Générale de la santé et de la sécurité alimentaire. Il visait à évaluer si les systèmes mis en place pour contrôler la contamination par des aflatoxines des arachides destinées à l’exportation vers l’Union européenne (UE) sont conformes à la législation de l’UE, ou du moins équivalents à celle-ci, afin de garantir le respect des limites fixées par ladite législation pour ces contaminants.

Cet audit a été programmé en raison de la persistance de notifications régulières dans le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) au cours des dernières années concernant la présence d’aflatoxines dans des arachides importées aux États-Unis vers l’UE.

Les autorités et le secteur américains ont déployé des efforts considérables pour donner suite aux recommandations de l’audit précédent réalisé aux États-Unis sur ce sujet en 2019.

La filière américaine de l’arachide a mis en place un programme volontaire d’exportation d’arachides, qui couvrirait entre 80 et 90 % des lots exportés vers l’UE. L’audit a révélé que de bonnes pratiques agricoles et de bonnes pratiques de fabrication sont appliquées lors de la production et de la transformation des arachides afin de réduire le risque de contamination par les aflatoxines. Des instructions détaillées en matière d’échantillonnage sont en place et effectivement appliquées. Il a été conclu que les prélèvements des arachides en vue de l’analyse des aflatoxines, auquel l’équipe d’audit a assisté, était équivalent aux règles de l’UE. Les laboratoires accrédités, agréés dans le cadre du programme d’agrément des laboratoires de l’USDA, qui analysent la teneur en aflatoxines de tous les lots d’arachides destinés à l’exportation vers l’UE, affichent un niveau de performance élevé et respectent les exigences du règlement d’exécution (UE) 2023/2782 de la Commission.

Le taux de notifications RASFF pour dépassement des limites d’aflatoxines dans les arachides et produits à base d’arachides américains exportés vers l’UE s’est maintenu entre 4 % et 6,6 % des lots au cours de la période 2021-2025.

jeudi 3 septembre 2026

94 % des adultes américains s'inquiètent de la fréquence des rappels de produits alimentaires, selon un sondage. Quid en France ?

« Selon un sondage, 94 % des adultes américains s'inquiètent de la fréquence des rappels de produits alimentaires », source Food Safety Magazine Editorial Team.

Un nouveau sondage auprès des consommateurs, commandé par GS1 US, révèle que 94 % des adultes américains se disent préoccupés par la fréquence des rappels de produits alimentaires, un chiffre en légère hausse par rapport aux 93 % enregistrés en 2025. Parallèlement, 80 % des personnes interrogées estiment que les rappels de produits alimentaires sont efficaces pour protéger la santé et la sécurité sanitaire publiques, contre 85 % en 2025.

Le sondage indique également que les consommateurs prennent des précautions plus larges à la suite d'incidents liés à la sécurité des aliments. Parmi les répondants :

- 67 % ont déclaré avoir évité une catégorie entière de produits alimentaires après un rappel, contre 60 % en 2025 ;
- 66 % ont affirmé hésiter à racheter le même produit ou la même marque, contre 59 % en 2025 ;
- 59 % ont indiqué avoir jeté des aliments faisant l'objet d'un rappel, même si leur État ou leur région n'était pas touché, contre 57 % en 2025.

Bien que 9 % des consommateurs aient déclaré qu'ils n'achèteraient plus jamais une marque ayant fait l'objet d'un rappel, les personnes envisageant un nouvel achat ont mentionné plusieurs facteurs susceptibles d'influencer leur décision. Il s'agit notamment du délai écoulé depuis le rappel et de la gravité de la contamination (tous deux cités par 39 % des répondants), ainsi que des recommandations des autorités (citées par 35 % d'entre eux).

Bob Carpenter, dirigeant de GS1 US, a souligné que le système de rappel des produits alimentaires constitue une ligne de défense importante pour la protection des consommateurs. Il a suggéré qu'une traçabilité plus complète et un meilleur partage des données pourraient aider les entreprises à identifier les produits concernés et à fournir aux consommateurs des informations plus claires sur l'ampleur des rappels.

Traçabilité alimentaire et codes-barres 2D pour une meilleure gestion des rappels

GS1 US a réaffirmé son soutien à la réglement de la FDA sur la traçabilité alimentaire, établie en vertu de la section 204 de la loi FSMA (Food Safety Modernization Act), en promouvant l'application des normes GS1, la formation du secteur et la diffusion de recommandations. GS1 US a également souligné l'adoption des codes-barres bidimensionnels (2D) comme un outil potentiel pour la gestion des rappels de produits. Selon l'organisation, les données produit encodées dans ces codes ou accessibles par leur biais, notamment les informations relatives au lot, permettraient aux partenaires commerciaux et aux consommateurs d'identifier plus précisément les produits concernés lors d'incidents liés à la sécurité des aliments.

Commentaire

Je fais partie des français qui s'inquiètent de la fréquence des rappels de produits alimentaires. Pas vous ?
Pour information, en 2026, au 9 septembre 2026, il y a eu 1 576 rappels d'aliments en France.

mardi 1 septembre 2026

Chaque dollar dépensé pour la surveillance de pathogènes d'origine alimentaire par séquençage du génome entier génère un retour sur investissement de 31 dollars, selon une étude

« Une étude suggère que chaque dollar dépensé pour la surveillance des pathogènes d'origine alimentaire par séquençage du génome entier (WGS) aux États-Unis génère un retour sur investissement de 31 dollars », source Food Safety Magazine Editorial Team.

Une nouvelle étude a estimé que chaque dollar investi dans l'analyse par séquençage du génome entier (WGS) pour trois pathogènes majeurs d'origine alimentaire, réalisée par les laboratoires américains du réseau GenomeTrakr, pourrait permettre d'économiser environ 31 dollars en frais de santé évités.

Ces résultats confortent des recherches antérieures, notamment des études menées en Australie et au Canada, qui démontrent les avantages économiques et sanitaires du WGS pour la surveillance nationale des pathogènes d'origine alimentaire.

Publiée dans Journal of Food Protection et dirigée par des chercheurs de la FDA des États-Unis, cette étude a évalué les coûts et les retombées économiques de la surveillance par WGS pour Salmonella enterica, Listeria monocytogenes et Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC). Les chercheurs ont analysé les données relatives aux coûts et aux volumes de séquençage provenant de 23 laboratoires du GenomeTrakr, dont cinq laboratoires de la FDA et 18 laboratoires partenaires (étatiques ou universitaires) soutenus par la FDA, pour la période de 12 mois allant de juillet 2024 à juillet 2025. Afin d'estimer le retour sur investissement global de la surveillance nationale par GenomeTrakr, les chercheurs ont appliqué le coût moyen pondéré par échantillon (observé dans les laboratoires participants) aux séquençages réalisés par les 36 laboratoires nationaux du GenomeTrakr au cours de la même période.

Principaux résultats

Pour l'ensemble des 23 laboratoires ayant fourni des données sur les coûts, le coût moyen pondéré du WGS s'élevait à 286 dollars par échantillon, dans une fourchette allant de 88 à 1 041 dollars. Des volumes de séquençage plus élevés étaient fortement associés à des coûts par échantillon plus faibles, ce qui suggère l'existence d'économies d'échelle pour les laboratoires traitant des volumes plus importants. En s'appuyant sur un modèle d'analyse du seuil de rentabilité issu d'une étude antérieure sur les retombées économiques de la surveillance par séquençage du génome entier (WGS) en matière de réduction des maladies d'origine alimentaire, les chercheurs ont estimé que la surveillance menée dans les 36 laboratoires a permis d'éviter 870 cas de maladie et 53,7 millions de dollars de coûts liés à la santé. Ce bilan inclut, selon les estimations, 579 cas de salmonellose (pour un coût évité de 9,7 millions de dollars), 17 cas de listériose (42,1 millions de dollars) et 274 cas d'infection à STEC (2 millions de dollars).

Au regard d'un coût annuel de la surveillance par WGS estimé à 1,75 million de dollars, le rapport avantages-coûts global s'établit à environ 31 pour 1. Le rendement variait considérablement d'un laboratoire à l'autre, allant de 2,20 dollars à 123,35 dollars de coûts de santé évités par dollar investi. La surveillance de Listeria a généré le rapport avantages-coûts le plus élevé pour un pathogène donné, soit environ 101,52 dollars par dollar dépensé, contre 12,18 dollars pour Salmonella et 3,66 dollars pour les STEC.

Les chercheurs ont également mis au point un outil de calcul avantages-coûts du WGS, accessible au public, qui permet aux laboratoires de saisir leur volume de séquençage et leurs coûts afin d'estimer le nombre de cas évités, les coûts de santé épargnés et les rapports avantages-coûts pour les trois pathogènes.

Limites et conclusions

Les auteurs ont reconnu plusieurs limites. Les estimations du nombre de cas évités reposaient sur des modèles publiés antérieurement, supposant une relation stable entre le volume de séquençage et la réduction de la maladie ; par ailleurs, l'analyse n'intégrait pas les coûts liés aux infrastructures scientifiques et informatiques centralisées. De plus, l'étude ne portait que sur trois pathogènes et excluait les isolats cliniques. Les chercheurs ont donc précisé que les estimations du retour sur investissement devaient être interprétées principalement du point de vue des laboratoires participants, et non de celui de l'ensemble du système de santé publique.

En conclusion, les chercheurs ont estimé que la surveillance génomique fondée sur le WGS constituait un investissement rentable pour la santé publique et que des outils économiques standardisés pourraient aider les laboratoires à démontrer la valeur de leurs activités de surveillance et à orienter les futurs investissements dans les infrastructures de sécurité des aliments.

mercredi 26 août 2026

États-Unis : L'épidémie de salmonellose liée aux piments jalapeños touche désormais 431 personnes dans 32 États

Bien entendu, aux États-Unis, l’épidémie liée aux laitues contaminées par Cyclospora est hors concours, avec désormais, plus de 17 000 cas, et donc il y a une « bataille » à distance entre deux autres épidémies, l’une concernant des germes de luzerne contaminées par E. coli et Salmonella et l’autre dont il va être question ci-dessous, concerne des piments jalapeños.

L'épidémie de salmonellose liée aux piments jalapeños touche désormais 431 personnes dans 32 États, source FSM.

Le nombre de cas signalés dans le cadre de l'épidémie dans plusieurs États d'infections à Salmonella Javiana liée aux piments jalapeños s'élève désormais à 431 personnes réparties dans 32 États. On dénombre 57 hospitalisations, mais aucun décès.

Ces piments ont été cultivés dans l'État de Sinaloa, Mexique, et distribués par la société Coast Citrus Distributors à des grossistes, des restaurants et des entreprises de restauration collective à travers les États-Unis, notamment des chaînes de cuisine mexicaine comme Chipotle Mexican Grill. Selon un communiqué publié par l'entreprise le 4 août, Chipotle a activé de manière proactive son système de traçabilité des ingrédients dès qu'elle a eu connaissance d'une épidémie potentielle ; elle a ainsi pu identifier les piments d'un lot spécifique comme étant un ingrédient commun servi dans les restaurants fréquentés par les personnes malades. Ces informations ont été transmises à la FDA et ont contribué à identifier la source de la contamination.

D'après les données épidémiologiques recueillies par le CDC, les personnes touchées par l'épidémie sont tombées malades entre le 19 juin et le 2 août 2026. Sur les 224 personnes interrogées, 203 (soit 91 %) ont déclaré avoir mangé dans un restaurant de cuisine mexicaine, notamment chez Chipotle Mexican Grill et Qdoba, avant l'apparition de la maladie, les repas ayant été pris entre le 14 juin et le 16 juillet.

À la suite du rappel lancé par Coast Citrus Distributors le 7 août, plusieurs autres rappels en aval ont été initiés concernant des piments jalapeños ainsi que des produits en contenant. Parmi les distributeurs concernés figurent Hannaford, Kroger, Stop and Shop, Target, Trader Joe’s, Walmart et Whole Foods Market. Les informations relatives à ces rappels sont disponibles ici.

Par ailleurs, le 8 août, le Food Safety and Inspection Service de l’USDA a émis une alerte de santé publique concernant des produits à base de viande et de volaille contenant des piments jalapeños (soumis à la réglementation de la FDA) susceptibles d'être contaminés par Salmonella Javiana. La liste des produits rappelés est disponible ici. L'investigation de la FDA se poursuit.

lundi 24 août 2026

Des germes de luzerne contaminées par E. coli et Salmonella rendent 55 personnes malades dans 15 États des États-Unis

Des germes de luzerne contaminées par E. coli et Salmonella rendent 55 personnes malades dans 15 États des États-Unis, source FSM du 21 août 2026.

Une épidémie touchant plusieurs États, causée par des infections à Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) et à Salmonella liées à des germes de luzerne, ou alfafa, a rendu 55 personnes malades dans 15 États.

Les produits en cause ont été distribués par l'entreprise Everything Sprouts LLC, basée à Minneapolis (Minnesota).

Les souches responsables de l'épidémie comprennent les sérotypes STEC O26:H11, O103:H25 et O168:H8, ainsi qu'une souche de Salmonella Agona. Certaines personnes ont été infectées par plus d'une souche épidémique.

Sur les 55 cas recensés, 46 personnes ont été infectées par E. coli, sept par Salmonella et deux par les deux pathogènes. Au total, quatre personnes ont été hospitalisées ; aucun décès n'a été signalé.

Les dates d'apparition des symptômes s'échelonnent du 31 mai au 8 août 2026. Sur les 34 personnes interrogées par les autorités de santé publique locales et étatiques concernant les aliments consommés avant l'apparition de la maladie, 26 (soit 76 %) ont déclaré avoir mangé des germes de luzerne.

Les éléments recueillis lors de l'enquête de traçabilité menée auprès de restaurants et de magasins d'alimentation ont permis d'identifier les germes de luzerne distribuées par Everything Sprouts comme étant la source des infections liées à cette épidémie.

Le 19 août, la FDA a entrepris une inspection et un prélèvement d'échantillons chez Everything Sprouts. La FDA et le CDC ont indiqué que leur investigation se poursuivait afin de déterminer la source de la contamination et d'établir si d'autres produits ou entreprises étaient liés aux cas de maladie.

La FDA a recommandé à Everything Sprouts de procéder à un rappel de produits. Dans l'intervalle, il a été conseillé aux consommateurs et aux détaillants de ne pas consommer, servir ni vendre de pousses de luzerne commercialisées sous les marques Calco et Everything Sprouts.

Commentaire

Les germes ou les graines germées, un aliment à haut risque ?

mardi 18 août 2026

La FDA renforce le rappel d'œufs en raison des «conséquences graves pour la santé, voire mortelles»

La FDA renforce le rappel d'œufs en raison des « conséquences graves pour la santé, voire mortelles », source CIDRAP News du 17 août 2026.

La FDA a reclassé le rappel de 19 millions d'œufs, effectué en juillet en raison d'une contamination à Salmonella, en rappel de classe 1, soit le niveau de risque le plus élevé. Ce reclassement vise à indiquer « une situation dans laquelle il existe une probabilité raisonnable que l'utilisation d'un produit non conforme, ou l'exposition à celui-ci, entraîne des conséquences graves pour la santé, voire le décès ».

Le mois dernier, Midwest Poultry Services a procédé au rappel volontaire d'environ 19 millions d'œufs vendus dans des supermarchés de six États américains : Texas, Oklahoma, Arkansas, Louisiane, Mississippi et Nouveau-Mexique. Ces œufs étaient principalement vendus dans les supermarchés Kroger et Brookshire. 

Le Texas concentre la part du lion des cas

Les œufs ont été produits et distribués par des fermes du Texas entre le 6 juin 2026 et le 3 juillet 2026, avec des dates limites de vente ou de consommation optimale comprises entre le 20 juillet 2026 et le 17 août 2026. 

Au moment du rappel initial, la FDA a fait état de 26 hospitalisations et d'aucun décès parmi les 98 personnes infectées par la souche de Salmonella esponsable de l'épidémie et liée aux œufs. Des cas ont été signalés dans 17 États, mais la FDA n'a pas mis à jour le nombre de cas depuis ce premier rapport. Le Texas enregistre de loin le plus grand nombre de cas, avec 73 cas. La Louisiane arrive ensuite, avec cinq cas.

La FDA a indiqué que les consommateurs qui possèdent encore ces œufs doivent les jeter ou les rapporter au lieu d'achat. 

samedi 15 août 2026

Thriller de l'été aux États-Unis : La FDA entame enfin une inspection chez Taylor Farms au Mexique ; le nombre officiel de cas à Cyclospora approche les 10 000 ; où l'on découvre les liens troubles entre Taylor Farms et le président Trump

Bonne fête du 15 août 2026

L’article ci-après met non seulement à jour le nombre de cas provisoire à Cyclospora aux États-Unis, mais aussi les relations pour le moins troubles entre Taylor Farms et l’entourage du président Trump. Un vrai scénario de thriller et la suite vaudra prochainement son pesant de cacahuètes

« La FDA entame une inspection chez Taylor Farms Mexico alors que le nombre officiel de cas d'épidémie à Cyclospora approche les 10 000 », source article de Bailee Henderson dans Food Safety Magazine du 14 août 2026.

Résumé

  • La FDA a entamé des inspections sur place et des prélèvements chez Taylor Farms au Mexique, où la laitue iceberg à l'origine de l'épidémie a été cultivée, alors que le nombre officiel de cas atteint 9 481 dans 17 États, dont deux décès.
  • Au-delà de cette épidémie, le CDC signale 13 895 cas de transmission locale confirmés en laboratoire et a connaissance de milliers d'autres cas nécessitant une analyse, tandis que la FDA enquête sur six autres épidémies dont les vecteurs alimentaires sont inconnus.
  • Des législateurs et des acteurs de la sécurité des aliments s'interrogent sur la réponse de Taylor Farms et demandent instamment la fin du retard pris dans l'application de la règle de la FDA sur la traçabilité des aliments , ainsi que des financements et des effectifs adéquats pour la surveillance.

Le 13 août 2026, la FDA des États-Unis a annoncé qu'elle avait commencé des inspections et des prélèvements sur place chez Taylor Farms au Mexique, où était cultivée la laitue iceberg impliquée dans l'épidémie de cyclosporose en cours dans plusieurs États, en coordination avec les autorités mexicaines.

L'agence a également mis à jour le nombre officiel de cas de l'épidémie pour inclure 9 481 cas de maladie rapportés dans 17 États : Arkansas, Iowa, Illinois, Indiana, Kansas, Kentucky, Massachusetts, Maine, Michigan, Missouri, Nebraska, New Hampshire, Caroline du Nord, Ohio, Oklahoma, Pennsylvanie et Virginie-Occidentale.

De plus, deux décès dus à une déshydratation induite par la cyclosporose chez des patients présentant des problèmes de santé sous-jacents ont été associés à cette épidémie.

La distribution du produit rappelé a été confirmée dans 31 États : Alabama, Arkansas, Connecticut, Floride, Géorgie, Iowa, Illinois, Indiana, Kansas, Kentucky, Louisiane, Massachusetts, Maryland, Maine, Michigan, Missouri, Mississippi, Caroline du Nord, Nebraska, New Hampshire, New Jersey, New York, Ohio, Oklahoma, Pennsylvanie, Caroline du Sud, Tennessee, Texas, Virginie, Wisconsin et Virginie-Occidentale.

La FDA a également dit qu'elle était « convaincue que toute la laitue iceberg rappelée en lien avec cette épidémie spécifique de Cyclospora a été retirée du marché ».

Autres cas et épidémies de cyclosporose à l'échelle nationale

Parallèlement, le nombre d'infections à Cyclospora rapportées par le CDC et les États, y compris celles associées à l'épidémie de laitue de chez Taylor Farms et les cas sporadiques ou ceux liés à d'autres épidémies, est beaucoup plus élevé.

D'après une mise à jour du 11 août, le CDC a reçu des signalements de 13 895 cas de cyclosporose contractés aux États-Unis et confirmés en laboratoire depuis le 1er mai de cette année. L'agence a également eu connaissance d'au moins 10 455 cas supplémentaires d'infection à Cyclospora nécessitant des investigations et des analyses complémentaires.

Au Michigan seulement, où le plus grand nombre de cas a été signalé, le ministère de la Santé a connaissance de 13 909 infections à Cyclospora  , ayant entraîné 314 hospitalisations et deux décès (vraisemblablement les deux mêmes décès qui font partie de l'épidémie de laitue de Taylor Farms).

Dans l'Ohio, un autre État fortement touché, un total de 3 299 cas de cyclosporose a été signalé rien que dans les comtés du nord-ouest de l'État.

Outre l'épidémie survenue chez Taylor Farms, la FDA enquête actuellement sur six autres foyers de cyclosporose, responsables respectivement de deux, huit, 11, 18, 25 et 112 cas. Aucun aliment vecteur de la maladie n'a encore été identifié pour aucun de ces six foyers.

Taylor Farms critiquée pour sa gestion de l'épidémie ; les parties prenantes demandent l'application des règles de traçabilité.

Les législateurs et le public s'interrogent sur la réaction de Taylor Farms face à l'épidémie de cyclosporose.

Le 27 juillet, le représentant américain Robert Garcia, démocrate, membre du comité de surveillance et de la réforme gouvernementale de la Chambre des représentants des États-Unis, a exigé des réponses de Taylor Farms concernant sa réponse à l'épidémie, citant des rapports sur les tentatives présumées de Taylor Farms d'influencer la Maison Blanche et la FDA, ainsi que les déclarations publiques « contradictoires et confuses » de l'entreprise.

La lettre soulevait notamment des questions quant aux dons de Taylor Farms au président Donald Trump et à ses activités de lobbying liées à la législation sur la sécurité des aliments, en précisant qu'un don d'un million de dollars à un Trump super PAC* avait eu lieu une semaine avant que l'administration ne reporte l'entrée en vigueur du règlement de la FDA sur la traçabilité des aliments au 20 juillet 2028. Sans ce report, la règle serait entrée en vigueur en janvier 2026, facilitant ainsi la traçabilité des aliments contaminés impliqués dans des épidémies d'intoxication alimentaire et permettant leur retrait plus rapide du marché.

Faisant écho à cela, le 12 août, la Safe Food Coalition a adressé une lettre aux dirigeants du Congrès, les exhortant à abroger un amendement budgétaire qui empêche la FDA d'utiliser des fonds fédéraux pou administrer ou appliquer sa Food Traceability Rule avant le 20 juillet 2028. Cette disposition enjoignait également la FDA à identifier d'éventuelles flexibilités supplémentaires pour satisfaire aux exigences de suivi au niveau des lots, ce qui, selon la Safe Food Coalition, « incite la FDA à abandonner la pierre angulaire de son cadre de traçabilité et à revoir sa copie ».

La Safe Food Coalition s'est également jointe à des experts, des législateurs et au public pour demander le rétablissement de financements et des personnels adéquats au sein du CDC et des États pour la surveillance des maladies d'origine alimentaire et la réponse aux épidémies.

Par ailleurs, suite à l'annonce de l'ouverture d'une enquête sur place par la FDA chez Taylor Farms au Mexique, Consumer Reports, membre de la Safe Food Coalition, a déclaré : « Il est alarmant que la FDA ait mis autant de temps à se rendre sur place et à identifier les facteurs potentiels ayant pu contribuer à cette épidémie. Elle aurait dû dépêcher des enquêteurs immédiatement après l'établissement du premier lien entre Taylor Farms et l’épidémie. Une présence sur le terrain permet aux enquêteurs d'observer de près les opérations, ce que les tests seuls ne peuvent reproduire, et d'identifier les conditions susceptibles d'avoir contribué à cette épidémie. Les enquêteurs peuvent également en tirer des enseignements importants qui pourraient contribuer à prévenir de futures épidémies. »

* Trump Super PAC désigne un comité d'action politique ndépendant autorisé à collecter et dépenser des sommes d'argent illimitées auprès de donateurs riches ou d'entreprises pour soutenir Donald Trump.

MàJ du 16 août 2026. La date limite de consommation des laitues iceberg rappelées suite à l'importante épidémie à Cyclospora est dépassée, selon une mise à jour publiée le 13 août 2026 par la FDA. Par conséquent, les laitues de Taylor Farms contaminées par Cyclospora ne devraient plus être disponibles dans les commerces et les restaurants. Source CIDRAP News.

samedi 8 août 2026

En cas de rappel, pourquoi il faut pouvoir disposer d'informations en temps réel sur l'ensemble de la chaîne alimentaire ?

L'article « The Missing Link in Outbreak Response: Why Distributors Need Real-Time Supplier Intelligence, Not Just Recall Notices » (Le chaînon manquant dans la réponse aux épidémies : pourquoi les distributeurs ont besoin d’informations en temps réel sur leurs fournisseurs, et pas seulement d’avis de rappel) souligne l'importance pour les distributeurs de disposer d'informations en temps réel sur leurs fournisseurs afin de réagir efficacement aux épidémies d’origine alimentaire. Il met en lumière le cas de l'épidémie de cyclosporose liée à la laitue iceberg, où la rapidité et la précision des informations ont été cruciales pour limiter la propagation de la maladie. Il plaide pour une collaboration renforcée entre les distributeurs, les fournisseurs et les services réglementaires, en mettant l'accent sur la nécessité d'une communication efficace et d'une transparence accrue pour améliorer la sécurité des aliments. 

Voici ci-dessous une traduction adaptée par mes soins de cet article. 

L'éclosion de cyclosporose de cet été est l'une des plus importantes jamais documentées aux États-Unis : au 5 août, le CDC avaient recensé plus de 10 400 cas confirmés en laboratoire dans 47 États, dont au moins 6 358 cas de maladie et 278 hospitalisations spécifiquement liés à de la laitue iceberg provenant de 15 États. À titre de comparaison, le CDC enregistre généralement entre 200 et 1 000 cas de cyclosporose à l'échelle nationale sur une année entière.

Le 17 juillet, l'entreprise Taylor Farms de Mexico a procédé au rappel de toutes les laitues iceberg provenant du centre du Mexique. Les données épidémiologiques et de traçabilité ont mis en cause de la laitue iceberg découpée produite par Taylor Farms de Mexico et servie dans des restaurants Taco Bell de l'Indiana, du Kentucky, du Michigan, de l'Ohio et de la Virginie-Occidentale.

Quelques jours plus tard, dans un rebondissement ayant davantage semé la confusion qu'apporté de la clarté, la FDA a annoncé que l'un des prélèvements de laitue initialement incriminés s'était révélé être un faux positif pour Cyclospora cayetanensis.

La FDA a toutefois pris soin de préciser que Taylor Farms restait impliquée sur le plan épidémiologique dans l'éclosion. Cette simple précision en dit long sur l'incertitude qui peut entourer la gestion d'une épidémie en cours, ainsi que sur la manière très différente dont cette incertitude est ressentie selon la position de l'entreprise dans la chaîne d'approvisionnement.

Un autre point important est que Cyclospora est un parasite, et non une bactérie. Il n'est pas détecté lors des analyses de selles courantes à moins qu'un médecin ne prescrive spécifiquement un test de dépistage ; c'est l'une des principales raisons pour lesquelles le décompte officiel des cas lors d'une épidémie à Cyclospora a tendance à sous-estimer le nombre réel de personnes touchées. De plus, le parasite ne peut être éliminé par un lavage standard des produits agricoles, ni par les désinfectants habituels ; seule une cuisson à 70°C permet de l'éliminer de manière fiable.

Ces infections peuvent provoquer une diarrhée aqueuse et une fatigue persistant plusieurs semaines, avec un risque élevé de rechute ; le coût humain et économique d'un seul cas dépasse donc largement la durée de la maladie initiale. Pour un produit comme les légumes à feuilles, vendus réfrigérés et rarement cuits, cette combinaison de résilience du pathogène et de difficulté de diagnostic est précisément ce qui rend une épidémie de ce type si difficile à contenir rapidement.

L'échelon souvent ignoré dans la couverture médiatique des épidémies

Lorsqu'une épidémie de ce genre éclate, on entend généralement parler de deux choses : le producteur ou le fournisseur à l'origine présumée de la contamination, et l'enquête gouvernementale visant à le confirmer. On prête beaucoup moins d'attention à l'étape intermédiaire. C'est là qu'intervient le grossiste distributeur, qui gère simultanément des centaines de relations avec des fournisseurs de produits réfrigérés et tente de déterminer en temps réel lesquels pourraient être concernés. Pendant ce temps, les commerçants se posent la même question et attendent de leur distributeur une réponse rapide et fiable.

Lorsqu'une épidémie survient, la question n'est pas de savoir si nous sommes touchés, mais plutôt : « Quels fournisseurs traitent ce produit et cette zone de culture, et quelle réponse étayée pouvons-nous fournir à nos distributeurs ? »

Pourquoi la documentation statique de conformité ne suffit pas

L'arsenal standard du secteur pour évaluer et gérer les risques liés aux fournisseurs a longtemps reposé essentiellement sur des documents papier : certifications GFSI, lettres de garantie, attestations d'assurance et avis de rappel émis une fois les problèmes survenus. Ces documents sont importants et restent fondamentaux pour tout programme crédible de sécurité des aliments. Toutefois, au mieux, ils ne reflètent la situation d'un fournisseur qu'à un instant T. Ils ne permettent pas au distributeur d'identifier un risque accru dès l'apparition d'une nouvelle épidémie.

L'exemple de Taylor Farms illustre bien cette limite. L'entreprise a dû procéder à plusieurs rappels ces dernières années, notamment en mars 2024 pour des salades au poulet prêtes à consommer contenant un allergène (blé) non déclaré, et en octobre 2024 pour des oignons jaunes liés à une épidémie à E. coli associée à des hamburgers servis dans une chaîne de restauration rapide. Chacun de ces événements a fini par générer un document dans le dossier du fournisseur. Aucun de ces éléments n'aurait permis de signaler l'entreprise comme présentant un risque élevé en amont, car la documentation de conformité statique n'a pas de valeur prédictive ; elle se contente de confirmer ce qui s'est déjà produit.

Les légumes à feuilles figurent sur la liste de la FDA relative à la traçabilité des aliments ; la réglementation imposera à terme un suivi normalisé au niveau du lot, avec des registres devant être transmis à la FDA dans les 24 heures suivant une demande. L'entrée en vigueur de cette règle, initialement prévue pour janvier 2026, a été repoussée de 30 mois, au 20 juillet 2028. Cela signifie que, pour les deux prochaines années au moins, les distributeurs ne pourront pas compter sur une infrastructure de traçabilité imposée par le gouvernement fédéral pour combler cette lacune. En attendant, des outils permettant d'identifier et de gérer les risques avant qu'ils ne débouchent sur un rappel de produits doivent être mis en place volontairement, au niveau de chaque entreprise.

Mise en place du maillon manquant

Lorsqu'une épidémie survient, nous savons déjà quels fournisseurs appartiennent à la catégorie de risque la plus élevée pour le produit concerné, et nous disposons déjà de documents à jour, sans avoir à les réclamer dans l'urgence. C'est ce changement d'approche que les distributeurs du secteur doivent opérer.

La question pertinente à se poser

La réponse à une épidémie au sein d'une entreprise de distribution ne doit pas commencer au moment où l'avis de rappel est reçu. Elle doit s'appuyer sur un système capable d'identifier en amont où se concentrent les risques parmi les fournisseurs ; ainsi, lorsqu'un incident survient, la question n'est pas « Qui devons-nous appeler en premier ? », mais plutôt « Quels fournisseurs, parmi ceux que nous surveillions déjà, sont concernés ? ».

La surveillance automatisée des fournisseurs selon une classification des risques ne permet ni d'empêcher une épidémie, ni de se substituer au travail de traçabilité effectué par la FDA et le CDC ; en revanche, elle modifie la rapidité et la précision avec lesquelles un distributeur peut agir pendant le déroulement de l'enquête. C'est précisément à ce stade que les distributeurs, et, in fine, les consommateurs, comptent sur un acteur de la chaîne d'approvisionnement pour agir vite et avec justesse.

Alors que l'épidémie à Cyclospora continue d'évoluer, les distributeurs ont l'occasion de se poser une question plus complexe que « Avons-nous été touchés ? ». La question pertinente est plutôt : « Aurions-nous déjà la réponse avant même la réception de l'avis de rappel ? »

Un autre article va, me semble-t-il, dans le même sens. Publié par Bill Marler dans Food Safety News, « Publisher’s Platform: Recall readiness is assumed, never measured. The people who price the risk can change that » (La disponibilité pour le rappel est présumée, jamais mesurée. Les personnes qui évaluent le risque peuvent changer cela), il discute aussi de la rapidité ou non de la réponse en cas de rappel lié à une épidémie d’origine alimentaire.

Le concept de disponibilité en cas de rappel est donc inscrit au dossier comme une hypothèse. Cette hypothèse est formulée lors de la souscription, lors du renouvellement, et on découvre qu'elle était erronée le troisième jour d'un événement réel, soit le moment le plus coûteux pour s'en apercevoir.

On pourrait plutôt mesurer ces données, et les mesures ne sont pas complexes. Combien de temps faut-il, à partir d'un seul résultat positif, pour obtenir la liste complète des codes de lot concernés ? Quel pourcentage de destinataires directs peut être contacté et confirmé sous 24 heures (pas par e-mail, mais par téléphone) ? Les codes de lot sont-ils conservés après le reconditionnement, ou l'identité est-elle compromise lors du premier reconditionnement ? Existe-t-il un moyen de contacter le transporteur, ou la chaîne de traçabilité s'arrête-t-elle au quai de chargement ? Quand a eu lieu le dernier exercice de simulation de rappel ? A-t-il été observé ? Des partenaires commerciaux externes étaient-ils impliqués ? Quel a été le résultat ? Il faut tenir compte de ces éléments pour fixer le prix de la police d'assurance. Il faut accorder un véritable crédit à l'entreprise qui peut le prouver et exiger de celles qui ne le peuvent pas qu'elles en comprennent les raisons.

Et il faut le faire pour l'ensemble de la chaîne, et non pas assurer un assuré à la fois, car la préparation n'est pas l'apanage d'une seule entreprise, mais celui d'un réseau. Un producteur aux registres impeccables reste tributaire d'un distributeur qui fonctionne uniquement sur documents papier. C'est ce qui donne tout son sens à l'expression « Communautés prêtes à faire face aux rappels de produits ».

Aucune entreprise agroalimentaire ne peut avoir une vision globale de sa chaîne d'approvisionnement. Un assureur qui couvre l'ensemble de cette chaîne peut en avoir une quasi-certitude.

vendredi 7 août 2026

Après Cyclospora dans des laitues Iceberg, voici désormais Salmonella dans des piments jalapeños

Aux États-Unis, une éclosion chasse l’autre !

Après des cas d’infection à Cyclospora présent dans des laitues Iceberg, il y aurait selon le CDC en date du 5 ooût 2026, 6 358 personnes malades, 278 personnes hospitalisées et 2 décès.

L’éclosion concerne désormais 15 États des États-Unis. Il n’y a pas que les États-Unis qui soient touchés, au Canada, 51 cas ont été rapportés par les autorités sanitaires.

Au Royaume-Uni, Public Health England met en garde les voyageurs se rendant au Mexique. 204 cas de cyclosporose ont été recensés depuis le 1er juin, dont 148 chez des touristes ayant séjourné dans des hôtels et complexes touristiques de la Riviera Maya.

Le 5 août 2026, le CDC et la FDA signale une éclosion de cas de salmonellose liée aux piments jalapeños servis dans les restaurants Chipotle et Qdoba à travers le pays, qui s’étend désormais s’étend à 27 États.

Au 6 août 2026, des cas ont été signalés dans 27 États, et au moins 345 personnes ont été infectées. Au total, 36 personnes ont été hospitalisées, mais aucun décès n'a été rapporté. Le Colorado et le Minnesota ont chacun recensé 110 cas, et l'Illinois 30. Source CIDRAP.

« Sur les 191 personnes interrogées, 177 (93 %) ont déclaré avoir mangé dans un restaurant de style mexicain avant leur maladie, notamment Chipotle Mexican Grill et QDOBA, avec des dates de repas allant du 14 juin 2026 au 14 juillet 2026 », a dit le CDC.

La FDA a indiqué que les piments jalapeños provenaient de Sinaloa, au Mexique, et étaient distribués aux restaurants par Coast Citrus Distributors. Le distributeur a procédé au rappel des piments, et les restaurants Qdoba et Chipotle ont cessé de les proposer.

« Le CDC et la FDA estiment qu’il n’existe plus de risque actuel pour les consommateurs lié à cette épidémie provenant de ces établissements », selon le CDC.