A lire, cet article « Un défi sans fin », ici.
MàJ du 1er juillet 2026. Substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) : substances préoccupantes dans les emballages alimentaires.
«L'hygiène, avant la microbiologie, n'est hygiénique que dans ses intentions. C'est la science des apparences qui repose entre des mains d'aveugles : est sain ce qui est beau, bon, et ne sent pas mauvais.» Pierre Darmon, L'homme et les microbes, Fayard, 1999.
A lire, cet article « Un défi sans fin », ici.
MàJ du 1er juillet 2026. Substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) : substances préoccupantes dans les emballages alimentaires.
Une nouvelle étude de la Society for Risk Analysis (SRA) révèle que les informations en ligne sur les PFAS provenant de sources publiques peuvent être insuffisantes et ne fournissent pas au public suffisamment d'indications.
L’exposition aux polluants éternels, les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), a été associée à de graves problèmes de santé, tels que des atteintes au système immunitaire, des cancers, des complications de grossesse et des lésions hépatiques. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Risk Analysis, révèle que les sites Internet consultés pour s’informer sur les PFAS ne fournissent pas suffisamment d’informations pour permettre aux internautes de se protéger efficacement.
Une étude de l'Université du Wisconsin a réalisé une analyse de contenu humaine et une analyse linguistique informatique de 98 sites Internet les plus consultés par les utilisateurs de Google aux États-Unis à la recherche d'informations sur les PFAS dans l'eau potable. Ces sites provenaient de tous les niveaux de gouvernement, d'organismes à but non lucratif, de services publics de distribution d'eau, de médias d'information, de centres de recherche et d'entreprises.
En tant que principale source d'information, les plateformes en ligne doivent présenter les menaces liées aux PFAS de manière équilibrée, tout en fournissant des informations précises sur les stratégies de protection pour aider le public à réduire son exposition. Les auteurs de l'étude recommandent d'utiliser un langage clair et direct concernant les menaces connues, tout en reconnaissant les incertitudes. Par ailleurs, les plateformes en ligne devraient mieux refléter le niveau de vulnérabilité de leur public.
L'analyse a révélé que :
La plupart des sites web ne mettaient pas en avant les informations permettant de réduire les risques. La plupart des sites web ne fournissaient pas d'informations sur la manière de réduire les risques liés aux PFAS sur leur page d'accueil, malgré des recherches antérieures suggérant que le public est avide de ces informations.
Les médias et les organisations à but non lucratif abordent les risques liés aux PFAS sur un ton anxiogène. Ce discours contraste fortement avec le langage employé par les sites web des collectivités locales et les régies des eaux, créant ainsi une incohérence.
Sans implication directe, les gens s'en désintéressent. Les sites des administrations locales et des services des eaux insistaient rarement sur le risque individuel, même lorsque des niveaux élevés de PFAS avaient été constatés dans leur région.
Les sites gouvernementaux peuvent induire les utilisateurs en erreur. Les informations sur l'efficacité des produits étaient souvent dissimulées derrière des liens plutôt que présentées d'emblée. Dans un cas précis, le site d'une administration locale redirigeait les utilisateurs d'un rapport à l'autre, masquant des données montrant que la contamination aux PFAS dépassait les seuils de sécurité.
Les personnes chargées de communiquer sur les PFAS sont confrontées à un défi de taille : les risques liés à l’exposition varient considérablement selon les régions et les connaissances scientifiques sont encore en évolution. Il est essentiel de communiquer efficacement sur les stratégies d’atténuation sans minimiser la menace que représentent les PFAS dans l’eau potable.
« Si les personnes recherchant des informations sur les PFAS sont d'abord confrontées à des messages qui ne trouvent pas le juste équilibre, elles ne poursuivront pas leurs recherches sur les moyens de réduire leur exposition », explique Lyn M. van Swol, professeure en sciences de la communication à l'Université du Wisconsin-Madison et co-auteure de l'étude. « C'est pourquoi nous nous sommes concentrés sur les messages relatifs aux PFAS que le public consulte réellement, plutôt que sur toutes les sources disponibles. »
Commentaire
D’après mes informations, l’Anses a publié récemment :
MàJ du 1er juillet 2026. Substances per- et polyfluoroalkyles (PFAS) : des substances préoccupantes dans les emballages alimentaires
Je relaie bien volontiers l'éditorial de Gil Rivière-Wekstein - la santé comme arme politique, paru le 1er juillet sur son site agriculture et environnement
À l’heure où les écuries se mettent en ordre de bataille pour la présidentielle de 2027, une question se doit d’être posée : quelle place l’agriculture occupera-t-elle dans la campagne ? Le sujet tient à cœur aux Français, c’est certain. Mais il risque fort d’être éclipsé par des thèmes jugés plus urgents – la sécurité, les turbulences géopolitiques et, surtout, le pouvoir d’achat. On pourrait espérer que le réarmement industriel, omniprésent dans les discours, apporte du grain à moudre à ceux qui veulent relancer notre agriculture. Il est pourtant à craindre que le sujet agricole soit abordé d’une manière bien plus problématique.
Les propos de Jean-Luc Mélenchon, candidat déclaré de La France insoumise, en offrent une illustration limpide. Sa stratégie est claire et assumée : alimenter l’anxiété autour de notre alimentation pour mettre en cause le modèle agricole en particulier, et le capitalisme en général.
« L’infertilité, le diabète et les cancers sont des maladies politiques et écologiques », écrit-il ainsi sur X, avant de poursuivre : « Les pesticides déversés sur le pays ont pollué tous les cours d’eau. Ils propagent ces maladies. Les modes de production actuels sont aussi responsables des laits infantiles contaminés. » Sa conclusion tombe comme un verdict : « Cela ne peut plus durer. Nous devons changer en profondeur notre système de production. »
Du côté des écologistes, la même mécanique est à l’œuvre. En témoigne la Convention consacrée à la santé environnementale, le 30 mai, à Paris, qui s’est articulée autour de deux tables rondes : l’une sur les « Pesticides, PFAS, microplastiques, cadmium… : l’empoisonnement invisible », et l’autre intitulée « En finir avec la fabrique du doute ».
Venant en renfort à cette offensive, diverses ONG, telles que Générations Futures ou le WWF, investissent à leur habitude l’espace public avec leurs campagnes sur le thème de l’eau polluée par les pesticides ou sur la présence des pesticides dans l’alimentation. Et pendant que la population essuie une nouvelle vague de désinformation, le candidat Mélenchon se frotte les mains…
Formation de biofilms et survie à la dessiccation de Listeria monocytogenes : Cette étude visait à caractériser la croissance et la diversité dans un cocktail de souches de L. monocytogenes pendant la formation d’un biofilm sur du chlorure de polyvinyle (PVC) et de l’acier inoxydable, en l’absence et en présence de différents microbiotes de l’environnement. Les résultats montrent qu’après un nettoyage et une désinfection, L. monocytogenes est capable de former des biofilms mono-espèce et multi-espèces sur le PVC avec une grande diversité de souches. IntJFoodMicr, 10 pages. (30.11.2023).
Listeria monocytogenes dans des aliments d’origine végétale prêts-à-consommer : Des échantillons de sandwichs végétariens et végétaliens, de mélanges de légumes à feuilles fraîchement coupés et de salades multiingrédients ont été collectés sur le marché belge afin d’analyser la prévalence de L. monocytogenes (par ex. pour 25 g de nourriture). L. monocytogenes n’a pas été détectée dans les échantillons de sandwiches (0 sur 51 lots), tandis qu’elle a été mise en évidence dans 1 lot de légumes à feuilles fraîchement coupés sur 51 et dans 6 lots de salades multi-ingrédients sur 48. IntJFoodMicr 1 page. (25.11.2023).
Des lacunes en matière de sécurité des aliments dans l’agriculture en milieu contrôlé aux États-Unis : Un article a mis en évidence les lacunes et les besoins qui doivent être comblés en matière de sécurité des aliments dans le secteur de l’agriculture en milieu contrôlé. Des recherches doivent être menées en particulier dans les domaines de l’eau, des semences et des substrats sans sol, ainsi que de la conception hygiénique, du nettoyage et de la désinfection. FoodSafetyMag, 3 pages. (23.11.2023). Publication originale : JFoodProt.
Influence des nouvelles sources d’alimentation sur la sécurité des aliments : L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié un résumé des conclusions d’une récente rencontre sur les aspects techniques et la réflexion prospective concernant les nouvelles sources d’alimentation et les nouveaux systèmes de production. La rencontre avait pour objectif d’évaluer les questions de sécurité des aliments liées aux produits alimentaires d’origine végétale, aux nouvelles applications de la fermentation de précision et à l’impression 3D alimentaire, ainsi que d’illustrer, par le biais d’un exercice de prospective, ce à quoi pourrait ressembler les nouveaux aliments et les nouveaux systèmes de production dans le futur. FoodSafetyMag, 5 pages. (05.12.2023). Publication originale : FAO.
Priorités de l’industrie des produits frais concernant la sécurité des aliments : Actuellement, il n’existe pas de vision globale claire des priorités définies par les membres de la communauté industrielle concernant la sécurité des aliments dans la chaîne d’approvisionnement des produits frais. Dans le cadre d’une étude, 281 participants ont classé 24 priorités en matière de sécurité des produits frais. La santé et l’hygiène, la formation, l’hygiène après la récolte, la traçabilité et l’assainissement des récoltes ont été classées parmi les cinq premières priorités en matière de sécurité des aliments. JFoodProt, 15 pages. (28.10.2023).
Bacillus cereus sensu lato isolé dans des baies crues et des produits à base de baies : On estime que Bacillus cereus est responsable de 1,4 à 12% de toutes les intoxications alimentaires dans le monde. Une étude récente s’est penchée sur le potentiel toxigène de 181 isolats de B. cereus récupérés sur différents types de baies et de produits à base de baies (fraises, framboises, mûres et myrtilles) en évaluant la présence de gènes d’entérotoxines (hblA, hblC, hblD, nheA, nheB, nheC et cytK) et d’un gène de céréulide synthétase (ces), une toxine émétique. Vingt-trois profils toxigéniques ont été trouvés. Foods, 11 pages. (03.11.2023).
Streptococcus suis dans la viande de porc : Les autorités sanitaires thaïlandaises recommandent vivement de ne pas consommer de porc cru ou pas assez cuit. Le département de contrôle des maladies a signalé qu’entre janvier et novembre 2023, 500 cas d’infection à Streptococcus suis se sont déclarés dans plusieurs provinces et 24 décès ont été constatés. Les patients ont déclaré avoir mangé du porc cru ou pas assez cuit, des repas contenant du sang de porc et avoir travaillé avec des animaux potentiellement infectés. ProMed, 3 pages. (05.11.2023). Publication originale : FSN.
Interaction entre les agents pathogènes et les produits prêts-à-consommer : Une étude récente publiée dans la revue Food Microbiology rassemble la preuve des interactions entre les bactéries entériques pathogènes et les fruits et légumes prêts-à-consommer. MedNewsToday, 5 pages. (06.11.2023). Publication originale : Food Microbiol.
Présence de Salmonella dans les insectes d’élevage : Les insectes constituent une source d’alimentation durable et riche en protéines. Il convient d’étudier et de réaliser un monitoring de la présence et de l’impact des pathogènes dans cette nouvelle chaîne d’approvisionnement, comme cela se fait pour les autres animaux de rente. Les sérovars de Salmonella Wandsworth et Stanley n’ont été isolés que dans un seul échantillon de grillons prêts-àconsommer. Une deuxième étude a permis de détecter des unités taxonomiques opérationnelles (OTU) liées à S. enterica dans des farines de grillons et de vers de farine. Aucune étude utilisant des mises en culture n’a mis en évidence de Salmonella dans les vers de farine. IntJFoodMicr, 10 pages. (09.11.2023). Voir aussi FSN.
Propagation de Salmonella Infantis multirésistante le long de la chaîne agroalimentaire : Récemment, une augmentation des cas de Salmonella Infantis multirésistantes porteuses des gènes blaCTX-M impliqués dans la résistance aux céphalosporines de troisième génération a été constatée dans l’UE. En Italie centrale, une étude a signalé la présence de souches de S. Infantis hébergeant des plasmides de type pESI, porteurs des gènes blaCTX-M1, à différents points d’échantillonnage le long de la chaîne agroalimentaire. Les résultats d’analyse ont confirmé la présence de plasmides de type pESI dans 97% des 35 échantillons prélevés. Au total, 118 gènes de virulence ont été identifiés dans les isolats hébergeant le plasmide de type pESI. IntJFoodMicr, 10 pages. (17.11.2023).
Exposition alimentaire à l’acrylamide dans les cantines espagnoles : Une étude a révélé que les pommes de terre transformées constituent la principale source d’acrylamide et que, selon la garniture choisie, le risque d’exposition peut être multiplié par plus de quatre. Le calcul de la marge des valeurs d’exposition pour les effets néoplasiques a indiqué que le risque pour la santé est important, et qu’il est plus élevé chez les femmes que chez les hommes, même si l’on ne considère que le repas principal de la journée. Foods, 15 pages. (25.11.2023).
Absorption d’arsenic et accumulation dans les haricots et la laitue : Une étude s’est penchée sur l’absorption d’arsenic et son accumulation dans les haricots et la laitue. Les plantes ont ainsi été arrosée avec de l’eau contaminée par de l’arsenic à différentes concentrations. L’étude a aussi évalué le risque que présente, pour la santé humaine, la consommation de ces légumes contenant de l’arsenic. Les résultats ont montré que la concentration d’arsenic varie selon les parties de la plante, avec des concentrations plus élevées dans la laitue que dans les haricots. Environ Sci Pollut Res Int., 12 pages. (02.11.2023).
Bioaccessibilité des PFAS dans le poisson pendant la cuisson : Une étude s’est penchée sur trois types de poissons ayant différentes teneurs en matières grasses. La bioaccessibilité des PFAS pendant le traitement de cuisson (vapeur et friture) a été évaluée en utilisant une simulation gastro-intestinale in vitro. Les résultats ont révélé que la bioaccessibilité d’un PFAS individuel variait considérablement en fonction de sa structure moléculaire, allant de 26,0 à 108,1%. La cuisson peut réduire la bioaccessibilité des PFAS, et la cuisson à la vapeur est plus efficace que la friture. JAgrFoodChem, 10 pages. (20.11.2023).
Les marqueurs d’ultra-transformation sont plus fréquents dans les produits de viande végétale : Une étude a analysé les produits de viande végétale et les produits de viande conventionnelle prélevés sur un marché allemand et il en ressort que les marqueurs d’ultra-transformation étaient plus fréquents dans les premiers que dans les seconds. L’étude a aussi mis en évidence des différences dans la composition des nutriments, les produits de viande végétale ayant une teneur plus faible en énergie, en graisses totales, en graisses saturées et en protéines, mais une teneur plus élevée en glucides, en sucres, en fibres et en sel. Les chercheurs estiment que remplacer les produits de viande conventionnelle par des produits de viande végétale pourrait avoir des effets négatifs sur la santé en raison de la prévalence plus élevée des marqueurs ultra-transformés. PHN, 25 pages. (06.11.2023).
Un groupe de 30 scientifiques représentant 11 pays s'est réuni au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) pour réévaluer la nature dangereuse de certaines substances per- et polyfluorées (PFAS). Un résumé de leur évaluation, publié dans Lancet Oncology, a révélé que l'acide perfluorooctanoïque (PFOA) et l'acide perfluorooctanesulfonique (PFOS), ainsi que leurs isomères et sels, ont été classés avec des niveaux de cancérogénicité plus élevés. L'évaluation détaillée sera publiée en 2024 dans le volume 135 des Monographies du CIRC.
Le PFOA est considéré comme cancérogène pour l’homme (groupe 1), tandis que le PFOS a été classé comme potentiellement cancérigène pour l’homme (groupe 2B).
As a result of a meticulous review of the literature, the experts classified PFOA as a human carcinogen (Group 1), while PFOS was categorized as possibly carcinogenic to humans (Group 2B).#pfas #foreverchemicals #foodsafety https://t.co/JVRSHEjQmw
— Affidia (@AffidiaSrl) December 6, 2023
L’étude définitive menée sur 25 poulaillers domestiques en Île-de-France confirme des teneurs en polluants organiques persistants (POP) et en substances per- et polyfluoroalkynées (PFAS) importantes.
Après avoir émis, à titre conservatoire, une recommandation de non-consommation des œufs des poulaillers domestiques en Île-de-France le 19 avril 2023, l’Agence régionale de santé Île-de-France confirme cette recommandation, mais la restreint aux œufs pondus dans l’agglomération, soit les 410 communes qui composent l’unité urbaine de Paris (dont Paris, l’ensemble des communes de Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne, certaines communes de Seine-et-Marne, des Yvelines, d’Essonne et du Val-d’Oise). Si les femmes enceintes, les femmes allaitantes et les enfants sont particulièrement exposés, la recommandation vaut pour l’ensemble de la population des 410 communes concernées.
L’étude menée par l’Agence régionale de santé Île-de-France (Contamination des œufs de poule par des polluants organiques persistants : étude dans 25 poulaillers en Île-de-France) confirme une contamination ubiquitaire (généralisée) des sols et des œufs de poules d’élevages domestiques à Paris et dans les départements de la petite couronne par les polluants organiques persistants (dioxines, furanes, polychlorobiphényles, substances per- et polyfluoroalkylées- PFAS). [1]
L’Agence rappelle qu’il est reco mandé de varier son alimentation et ses sources d’approvisionnementpour réduire le risque de surexposition aux polluants organiques persistants.
L’Agence encourage tous les particuliers propriétaires d’élevage de poules, qu’ils soient installés en ville ou à la campagne, souhaitant cependant consommer leurs œufs, à respecter les bonnes pratiques définies par la Direction générale de la santé dans la nouvelle édition du «petit guide de l’autoconsommation en toute sécurité» :
[1] Cette étude avait été conduite suite à une interpellation de l’association Toxi-watch sur l’environnement de l’incinérateur d’Ivry. Pour mémoire, l’étude conduite par l’ARS ne conclut pas à une surexposition à proximité des incinérateurs.
Microbiologie
Contaminants microbiens dans différents ingrédients d’origine végétale : Une étude récente a examiné les niveaux et les types de contaminants microbiens présent dans 88 ingrédients d’origine végétale, dont beaucoup sont utilisés pour fabriquer des succédanés de produits laitiers. La charge microbienne dans les ingrédients d’origine végétale était très variable. Pour de nombreux échantillons, le dénombrement total a révélé une forte proportion de spores. Les principales bactéries formant des spores aérobies appartenaient aux groupes Bacillus subtilis et Bacillus cereus. IntJFoodMicr, 10 pages. (09.09.2023).
Microbiome intestinal et cirrhose du foie : Des études antérieures ont fait état d’un lien entre le microbiote intestinal et la cirrhose. Cependant, la relation de causalité entre la flore intestinale et la cirrhose du foie n’est toujours pas clairement établie. Une nouvelle étude a mis en évidence un nouvel effet causal potentiel entre la cirrhose et la flore intestinale, et a fourni de nouvelles informations sur le rôle du microbiote intestinal dans la progression pathologique de la cirrhose du foie. FrontMicr, 10 pages. (14.09.2023).
Angiostrongylus cantonensis sur des produits contaminés : Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a signalé la propagation de Angiostrongylus cantonensis en Géorgie. Cette maladie parasitaire affecte le cerveau et la moelle épinière et se transmet par l’ingestion accidentelle de gastéropodes ou de larves (par ex. présents sur des produits contaminés). MarlerBlog, 2 pages. (23.09.2023). Publication originale : Emerg Infect Dis. Informations complémentaires : CDC.
Souches de Escherichia coli encodant de nouveaux sous-types de shigatoxine 2 : Le partage des séquences génomiques dans des dépôts de données en ligne permet des analyses à grande échelle de gènes ou de familles de gènes spécifiques. Cela permet de détecter de nouveaux sous-types de gènes et de mettre au point des méthodes de détection améliorées. Une nouvelle étude a utilisé des données WGS accessibles au public pour détecter un nouveau sous-type de shigatoxine (Stx2n) dans deux souches cliniques de E. coli isolées aux États-Unis. Au cours de ce processus, d’autres sous-types de Stx2 ont été détectés : six souches de Stx2j, une de Stx2m et une de Stx2o. Preprints, 14 pages. (21.09.2023).
Risque de propagation de bactéries résistantes à la pasteurisation suite à la microfiltration : Des chercheurs ont découvert que des bactéries résistantes à la pasteurisation peuvent être introduites dans le lait de consommation lors de la microfiltration – une nouvelle technologie de traitement qui prolonge la durée de conservation du lait en utilisant des membranes semi-perméables pour empêcher le passage de microbes indésirables – si l’équipement n’est pas nettoyé correctement. FoodSafetyMag, 5 pages. (22.09.2023). Publication originale : J. Dairy Sci.
Inactivation du virus de l’hépatite E dans les produits à base de porc : Le virus de l’hépatite E de génotype 3 (VHE-3) se transmet principalement par la consommation de viande de porc crue ou insuffisamment cuite. Des chercheurs ont évalué l’effet de l’inactivation du VHE par un traitement thermique, en reproduisant les étapes de la transformation alimentaire spécifiques aux matrices utilisées pour l’emballage des saucisses sèches et de l’homogénat de foie. Après quatre semaines, le VHE introduit dans les saucisses sèches exposées à des températures inférieures ou égales à 21°C était toujours infectieux. Pour l’homogénat de foie, l’inactivation la plus efficace du VHE-3c/e a été observée lors des tests réalisés en exposant le produit à 71°C pendant cinq minutes ou plus. Microorganisms, 17 pages. (29.09.2023).
Détection du VHA, du VHE, du NoV, du AdVH-F et du SaV dans les produits frais et congelés à base de baies : Pour la première fois, une étude a examiné la présence de différents virus dans des baies prêtes à être consommées au point de vente en Irlande. 239 échantillons ont fait l’objet de tests de transcription inverse suivie d’une réaction en chaîne par polymérase pour l’ADN du virus de l’hépatite A (VHA), du virus de l’hépatite E (VHE), du norovirus (NoV), de l’adénovirus humain de l’espèce F (HAdV-F) et du sapovirus (SaV). De l’acide nucléique viral a été mis en évidence dans 6,7 % des échantillons analysés (n = 16). FoodEnvironVirol, 9 pages. (01.08.2023).
Listeria monocytogenes présentant des caractéristiques phénotypiques et génotypiques atypiques : Sur 2495 échantillons de sol, d’aliments et d’écouvillons provenant de l’industrie agroalimentaire, 262 isolats de LM ont été détectés. Au total, 30 isolats ont été mis en évidence, principalement à partir d’échantillons de sol et d’aliments végétaux, et ont été classés comme LM atypique. Le milieu a influencé à la fois la fréquence d’apparition des LM atypiques non hémolytiques et leurs caractéristiques phénotypiques uniques. Foods, 21 pages. (30.09.2023).
Transmission des virus pandémiques dans la chaîne agroalimentaire : Un document de synthèse analyse la transmission potentielle de virus pandémiques via la chaîne agroalimentaire et émet des hypothèses sur les nouveaux problèmes de sécurité des aliments qui pourraient se poser. Deux scénarios ont été étudiés, l’un impliquant un virus gastro-intestinal et l’autre un virus respiratoire. FoodContr, 10 pages. (30.09.2023).
Chimie
Dioxines (PCDD/F), PCB de type dioxine et PFAS dans le poisson : De nombreux poissons et fruits de mer sont riches en vitamines et en oligo-éléments, mais ils peuvent aussi contenir des substances indésirables qui s’accumulent notamment dans la graisse des animaux. L’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR) a calculé les quantités de ces substances que les consommateurs ingèrent s’ils mangent du poisson une à trois fois par semaine (pour 150 g de poisson par repas). BfR, 19 pages. (27.09.2023).
Du furane et ses dérivés dans les aliments préparés à la maison : Le furane - classé comme potentiellement cancérogène pour l’être humain - et ses dérivés sont présents dans divers aliments ayant subi un traitement thermique. Une étude a évalué l’exposition des nourrissons et des enfants en bas âge au furane et à ses dérivés méthyliques présents dans les aliments préparés à la maison. Les marges d’exposition calculées pour la plupart des scénarios retenus concernant les repas préparés à la maison indiquent que l’exposition au furane et à ses dérivés constitue un risque sanitaire pour les nourrissons et les enfants en bas âge. Foods, 12 pages. (28.09.2023).
Emulsifiants et risque de maladies cardiovasculaires : Des chercheurs ont analysé les données de 95 442 adultes français (âge moyen 43 ans) sans antécédents de maladie cardiovasculaire qui ont participé volontairement à une étude de cohorte prospective. Après un suivi moyen de 7 ans, l’étude a révélé que des apports plus élevés en cellulose, en monoglycérides et diglycérides d’acides gras et en émulsifiants spécifiques tels que la carboxyméthylcellulose, le phosphate trisodique et certaines variantes de E472, était associée à des risques plus élevés de maladies cardiovasculaires. Affidia, 3 pages. (18.09.2023). Publication originale : BMJ.
Contamination au mercure dans un système vertical d’agriculture d’intérieur : L’agriculture d’intérieur utilise des lampes de culture comme les diodes électroluminescentes (LED). Le processus de fabrication des LED pourrait présenter un risque de contamination au mercure des cultures. Un total de 10 ppm de mercure a été détecté dans un échantillon de chou frisé récolté dans une ferme d’intérieur hydroponique, dépassant la limite de 0,05 ppm fixée par la réglementation en vigueur à Singapour. JAgrFoodChem, 10 pages. (08.09.2023).
Nutrition
«Healthwashing » pour des produits ultra-transformés : Des chercheurs ont analysé, pendant six mois, le contenu de 118 comptes Instagram d’entreprises agroalimentaires qui font la promotion d’aliments ultratransformés. Ils ont constaté que plus de la moitié des messages contenaient des informations relatives à la santé. Les auteurs concluent qu’il est nécessaire de mettre en place des réglementations pour lutter contre le healthwashing lors de la vente en ligne de tels produits. J Nutr Educ Behav., 10 pages. (30.09.2023).
L’huile de coco pourrait altérer le métabolisme et favoriser l’obésité : Une étude, lors de laquelle de faibles doses d’huile de coco ont été ajoutées au régime alimentaire de souris pendant huit semaines, révèlent des modifications du métabolisme des souris, contribuant au développement de l’obésité et de comorbidités associées. L’huile de coco a perturbé la capacité de l’organisme des souris à utiliser correctement la leptine et l’insuline, deux hormones importantes pour réguler la dépense énergétique, la faim et la façon dont l’organisme gère les graisses et les sucres. MedNewsToday, 2 pages. (09.09.2023). Publication originale : J. Funct. Foods.
Fraude et tromperie
ONUDC – corruption dans le secteur alimentaire : L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a attiré l’attention sur le risque omniprésent de corruption tout au long de la chaîne agroalimentaire. Selon son analyse réalisée récemment, il souligne comment les pratiques de corruption peuvent ébranler la confiance que la population accorde au gouvernement, saper les systèmes de contrôle et compromettre les relations commerciales. Affidia, 1 page. (13.09.2023). Publication originale : ONUDC.
Food defense : un ouvrier a délibérément contaminé des aliments dans l’usine où il travaillait : Un ouvrier a été condamné à de la prison pour avoir introduit des sacs en plastique, des gants en caoutchouc et des anneaux métalliques dans des aliments. L’entreprise concernée a été informée que des dizaines de ses produits, fournis à des restaurants dans tout le pays, avaient été contaminés. Le coupable a été condamné à 33 mois de prison pour avoir contaminé des marchandises. BBC, 3 pages. (04.10.2023). Publication originale : FSN.
«PFAS dans l’eau potable : derniers résultats de l’Association des chimistes cantonaux de Suisse (ACCS), 12 octobre 2023.
Fabriquées par l’industrie depuis des décennies, les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) forment un groupe de produits chimiques difficilement dégradables. Parmi elles, on peut citer les PFOS (acide perfluorooctane sulfonique et ses sels) et les PFOA (acide perfluorooctanoïque et ses sels), deux composés entièrement fluorés. En raison de leurs propriétés techniques, ces deux substances ont été utilisées pendant de nombreuses années dans divers processus et produits industriels, notamment dans les textiles, les appareils électroniques, les enduits pour le papier, les peintures, les mousses anti-incendie et les farts. Elles se distinguent par leur stabilité biologique, chimique et thermique ainsi que par leurs propriétés hydrofuges et antigraisse. Bien que l’UE ait entre-temps largement interdit l’utilisation des PFOS et des PFOA afin de réduire les risques potentiels pour la santé et l’environnement, ces substances sont toujours décelées dans l’environnement, la chaîne alimentaire et le corps humain.
Les PFAS s’accumulent notamment dans les aliments d’origine animale et l’eau potable. Des valeurs maximales pour certaines PFAS, tels les PFOS et les PFOA, ont déjà été définies dans l’ordonnance sur l’eau potable et l’eau des installations de baignade et de douche accessibles au public (OPBD). L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) prévoit par ailleurs de reprendre la valeur maximale applicable à la «somme PFAS» introduite dans la directive de l’UE sur l’eau potable 2020/2184. Englobant 20 PFAS considérées comme préoccupantes pour l’eau destinée à la consommation humaine, cette valeur maximale cumulée a été fixée à 0,1 µg/l.
Des analyses menées par les laboratoires cantonaux ces trois dernières années ont révélé que, en Suisse, l’eau potable pouvait contenir des PFAS. L’Association des chimistes cantonaux de Suisse (ACCS) a réalisé en 2023 une évaluation complète sur la présence de PFAS dans l’eau potable en Suisse. Ses objectifs ? Se faire une idée de la situation à l’échelle nationale et pouvoir, si nécessaire, prendre des mesures avant même l’introduction de valeurs maximales plus strictes.
Campagne 2023 de l’ACCS sur l’eau potable : résultats
Les analyses n’ont décelé aucun résidu de PFAS dans 306 échantillons (54%). Tous les échantillons étaient conformes aux valeurs maximales qui figurent dans l’OPBD. Seuls cinq échantillons sur 564 (0,9%) dépassaient la valeur maximale européenne (directive sur l’eau potable 2020/2184) pour la «somme PFAS» (0,1 µg/l), qui n’est à l’heure actuelle pas contraignante en Suisse. À noter que des voies d’apport ponctuelles de PFAS, comme les terrains d’entraînement à la lutte contre le feu, peuvent souvent expliquer une légère augmentation des teneurs mesurées.
Les résultats indiquent que l’eau potable issue des eaux souterraines présente des valeurs de PFAS légèrement plus élevées que celle provenant des eaux de surface. Le bilan de cette campagne est comparable aux chiffres obtenus par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) dans ses analyses des eaux souterraines.
Et ensuite ?
Si la campagne s’est soldée par un constat réjouissant en ce qui concerne les résidus présents dans l’eau potable en Suisse, l’ACCS estime cependant que des substances difficilement dégradables ne devraient pas se retrouver dans l’environnement, et encore moins dans l’eau potable. Ce n'est qu'en protégeant consciencieusement les ressources en eau potable que l'on peut éviter des processus de traitement de l'eau complexes et coûteux. Les distributeurs d’eau potable et l’ACCS maintiendront un suivi régulier de l’évolution des teneurs en PFAS de l’eau de nos robinets
Complément
Par «Somme PFAS», on entend la somme des substances alkylées per- et polyfluorées qui sont considérées comme préoccupantes pour les eaux destinées à la consommation humaine et dont la liste figure à l’annexe III, partie B, point 3. Il s’agit d’un sous-ensemble des substances constituant le Total PFAS qui contiennent un groupement de substances perfluoroalkylées comportant trois atomes de carbone ou plus (à savoir, –CnF2n–, n ≥ 3) ou un groupement de perfluoroalkyléthers comportant deux atomes de carbone ou plus (à savoir, –CnF2nOCmF2 m–, n et m ≥ 1).
Mise à jour du 25 octobre 2023
L’origine exacte des PFAS présents dans les pailles n’est pas claire, si elles ont été intentionnellement ajoutées par les fabricants pour rendre les pailles résistantes à l’eau ou s’il s’agissait de sous-produits de contamination. Source tweet de l’Affidia.
«Une étude belge révèle des niveaux élevés de PFAS dans les pailles en papier et à base de plantes», source Affidia.
Une nouvelle étude menée par des chercheurs belges indique que les pailles en papier et en bambou contiennent des niveaux plus élevés de substances poly- et perfluoroalkyles (PFAS) que leurs homologues en plastique.
Souvent surnommés «produits chimiques éternels», les PFAS sont largement utilisés dans les produits du quotidien, des équipements de plein air aux ustensiles de cuisine antiadhésifs, en raison de leur capacité à résister à l'eau, à la chaleur et aux taches. Cependant, ces produits chimiques peuvent potentiellement nuire aux humains, à la faune et à l’environnement.
Les chercheurs de l'Université d'Anvers ont découvert que la majorité des pailles testées contenaient du PFAS, celles en papier et en bambou présentant les concentrations les plus élevées. Les résultats, publiés dans la revue à comité de lecture Food Additives and Contaminants, remettent en question l’idée selon laquelle les pailles à base de plantes constituent une alternative plus durable et plus respectueuse de l’environnement aux pailles en plastique.
«Les pailles à base de plantes sont souvent présentées comme un choix plus écologique que le plastique», explique le Dr Thimo Groffen, scientifique environnemental à l'Université d'Anvers et contributeur à l'étude. «Mais la prévalence des PFAS dans ces pailles suggère que cela pourrait ne pas être le cas.»
L'étude a examiné 39 marques différentes de pailles fabriquées à partir de cinq matériaux : papier, bambou, verre, acier inoxydable et plastique. Les pailles, provenant principalement de magasins, de supermarchés et de restaurants fast-food, ont été soumises à deux phases d’essais pour les PFAS. Les résultats ont montré que les PFAS étaient présents dans 69% des marques testées, les pailles en papier étant en tête de liste (90% des marques testées), suivies du bambou (80 %), du plastique (75 %) et du verre (40 %). Aucune des pailles en acier inoxydable testées ne contenait de PFAS.
Les PFAS retrouvés dans les pailles comprenaient de l'acide perfluorooctanoïque (PFOA), une substance interdite dans le monde depuis 2020, ainsi que des PFAS «à chaîne ultra courte» comme l'acide trifluoroacétique (TFA) et l'acide trifluorométhanesulfonique (TFMS). Ceux-ci sont très solubles dans l’eau et pourraient donc s’infiltrer des pailles dans les boissons.
Bien que les concentrations de PFAS soient faibles et que le risque pour la santé humaine puisse être limité en raison de l’utilisation occasionnelle de paille, les PFAS peuvent persister dans le corps pendant des années et s’accumuler avec le temps. «De petites doses de PFAS, bien qu'elles ne soient pas dangereuses en elles-mêmes, peuvent contribuer à la charge chimique globale dans le corps», explique le Dr Groffen.
L’origine exacte des PFAS présents dans les pailles n’est pas claire, si elles ont été intentionnellement ajoutées par les fabricants pour rendre les pailles résistantes à l’eau ou s’il s’agissait de sous-produits de contamination. Cependant, la présence généralisée de PFAS dans les pailles en papier suggère qu’elles ont probablement été utilisées comme revêtement hydrofuge. En ce qui concerne les pailles de bambou, les sources potentielles de contamination incluent le sol dans lequel le matériau végétal a été cultivé et l'eau utilisée dans le processus de fabrication.
L’étude n’a pas exploré si les PFAS pouvaient s’infiltrer des pailles dans les liquides. Le Dr Groffen conclut : «La détection de PFAS dans les pailles en papier et en bambou indique qu'elles ne sont peut-être pas aussi biodégradables qu'on le suppose. Nous n'avons trouvé aucun PFAS dans les pailles en acier inoxydable, les consommateurs pourraient donc vouloir envisager ce type ou simplement éviter d'utiliser des pailles. tout à fait.»