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samedi 22 août 2026

Une enquête italienne révèle des risques pour la sécurité des aliments et la fraude liés aux produits alimentaires importés illégalement dans l'UE

« Une enquête italienne révèle des risques pour la sécurité des aliments et la fraude liés aux produits alimentaires importés illégalement dans l'UE », source FSM.

  • Des inspections menées dans des commerces vendant des produits alimentaires internationaux en Italie ont permis d'identifier cinq magasins d'alimentation chinoise proposant des snacks d'origine animale non conformes, certains étant faussement étiquetés comme étant à base de blé ou de soja.
  • Les enquêteurs ont constaté un étiquetage trompeur ou incomplet, notamment des traductions inexactes, l'absence de déclaration des allergènes, l'absence de date limite de consommation et l'omission d'informations sur l'exploitant de l'entreprise alimentaire.
  • Les autorités ont saisi environ 4 tonnes de denrées alimentaires interdites et ont engagé des poursuites judiciaires contre cinq opérateurs.
  • Ces constatations ont donné lieu à une campagne d'inspection coordonnée à l'échelle nationale ciblant les importations alimentaires illégales, en particulier la viande et les produits carnés.
  • Des chercheurs ont expliqué que les produits interdits peuvent échapper aux contrôles de l'UE sur les importations en provenance de pays tiers grâce à la dissimulation, au faux étiquetage et à l'entrée par des points de passage moins réglementés.

Une enquête italienne menée auprès de détaillants de produits alimentaires internationaux a mis au jour un trafic organisé de denrées importées de Chine. Certaines de ces denrées étaient vendues frauduleusement comme des snacks végétaux alors qu'elles contenaient des ingrédients d'origine animale. Des analyses ont également révélé la présence d'allergènes non déclarés, du virus de la peste porcine africaine et d'espèces interdites. Ces découvertes ont incité les autorités nationales à lancer une campagne d'inspection coordonnée à l'échelle nationale.

L'enquête a été détaillée dans un nouvel article, Global trade: is the European Union ready to manage the potential risks of ethnic food?, publié dans Italian Journal of Food Safety, dans lequel des chercheurs de l'Autorité sanitaire locale de Naples et de l'Université de Naples ont examiné comment les aliments interdits peuvent contourner les contrôles de l'UE sur les produits importés de pays tiers.

L'enquête a été initiée dans le cadre du Plan de contrôle régional pluriannuel 2023-2027 de la région italienne de Campanie et suite aux préoccupations soulevées lors du contrôle de l'identification des espèces dans les produits carnés provenant de pays non membres de l'UE.

Les enquêteurs ont effectué 17 visites dans des commerces alimentaires ethniques – principalement pakistanais, ukrainiens, philippins et chinois – à Naples, en Italie. Ils ont notamment constaté que cinq commerces chinois vendaient des aliments d'origine animale dont la composition était douteuse, présentés comme des « en-cas salés sucrés « , des produits à base de blé ou de soja.

Les inspecteurs ont utilisé des applications de traduction automatique basées sur l'intelligence artificielle (IA) pour comparer les emballages en chinois avec les étiquettes italiennes. Selon les chercheurs, les étiquettes italiennes suivaient un modèle standardisé, listant systématiquement des ingrédients végétaux similaires tout en omettant ou en présentant de manière erronée des informations sur la composition réelle des produits.

Des informations obligatoires manquaient également, notamment l'identification de l'exploitant responsable de ces informations, les déclarations relatives aux allergènes et les dates limites de consommation ou de durabilité minimale. En revanche, les informations numériques, telles que le poids net, les dates de production, les numéros de lot et les valeurs nutritionnelles, correspondaient généralement à celles de l'emballage d'origine.

Des analyses détectent des espèces interdites, des allergènes non déclarés et de l'ADN du virus de la peste porcine africaine (PPA)

Les autorités ont prélevé 46 échantillons pour analyse en laboratoire ; 17 d'entre eux ont fait l'objet d'une identification d'espèce, incluant neuf produits à base de viande et huit produits de la pêche transformés. Vingt-neuf autres produits contenant du porc ont été analysés pour détecter le virus de la peste porcine africaine (PPA) par la technique de réaction en chaîne par polymérase en temps réel (RT-PCR).

L'analyse des espèces pour les neuf produits à base de viande a révélé la présence de matrices d'origine animale, notamment du porc et du bœuf, dont l'importation était interdite selon les chercheurs.

L'analyse des huit produits de la pêche a également mis en évidence des espèces de poissons et de mollusques non déclarées, représentant un risque allergène qui n'était pas mentionné sur les étiquettes italiennes.

Par ailleurs, 12 des 29 échantillons à base de porc se sont révélés positifs à l'ADN viral de la PPA. Les chercheurs ont souligné que la détection par PCR en temps réel démontrait la présence d'ADN viral, sans toutefois confirmer la présence d'un virus infectieux capable de provoquer la maladie.

Ces constats incitent à la mise en place de contrôles nationaux

Suite à la confirmation de l'importation illégale de produits animaux, les autorités ont partagé l'information via la plateforme en ligne du système d'alerte rapide de l'UE pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (iRASFF). Le ministère italien de la Santé a ensuite publié, en décembre 2023, une directive instituant une campagne d'inspection nationale coordonnée ciblant les détaillants et les marchés locaux vendant des produits alimentaires importés présentant des non-conformités similaires.

La campagne prévoyait au moins 30 inspections par région et 15 par province autonome au cours du premier trimestre 2024. Les autorités ont reçu pour instruction d'accorder une attention particulière aux viandes et produits carnés importés illégalement en raison de leur rôle potentiel dans la transmission d'agents pathogènes zoonotiques. Face à l'urgence sanitaire liée à la peste porcine africaine (PPA) en Italie, la surveillance a également été étendue à des tests exceptionnels de dépistage du virus de la PPA dans les aliments non conformes contenant des matières porcines.

Les éléments recueillis lors de l'enquête de Naples suggèrent que les détaillants pourraient n'être que les maillons finaux d'un vaste réseau de distribution illicite, plutôt que les importateurs principaux. Les enquêteurs ont trouvé des rouleaux et des paquets d'étiquettes adhésives stockés avec des produits emballés, y compris à l'intérieur de cartons, ce qui corrobore leur hypothèse selon laquelle les produits illicites et les matériaux d'étiquetage falsifiés étaient fournis ensemble, les étiquettes étant potentiellement apposées au niveau du point de vente.

Les chercheurs ont conclu que les efforts de contrôle devraient s'étendre au-delà des points de vente au détail et s'appuyer davantage sur les enquêtes fondées sur les données, la coopération interinstitutionnelle et internationale, les réseaux d'alerte et les technologies telles que l'IA . Selon eux, ces outils pourraient améliorer la traçabilité, l'analyse des données et l'identification rapide des nouveaux risques pour la sécurité des aliments liés au commerce international frauduleux.

mercredi 12 août 2026

La fraude alimentaire coûte jusqu'à 2 milliards de livres sterling par an à l'économie britannique, selon une étude

« Une nouvelle étude révèle que la fraude alimentaire coûte jusqu'à 2 milliards de livres sterling par an à l'économie britannique », source communiqué de l’université de Portsmouth du 7 août 2026.

Des chercheurs soulignent qu'un investissement accru dans la lutte contre ce délit pourrait générer des retombées significatives tout en protégeant les consommateurs et les entreprises honnêtes.

La fraude alimentaire coûte jusqu'à 2 milliards de livres sterling par an à l'économie britannique, selon la première étude à en évaluer l'impact économique global. Menée par l'Université de Portsmouth, cette étude estime le coût annuel de la fraude alimentaire entre 400 millions et 2 milliards de livres sterling, ce qui en fait l'une des formes de criminalité économique les plus coûteuses du pays.

L'étude examine diverses infractions, telles que la substitution de produits, l'étiquetage trompeur et la falsification de documents, impliquant une présentation délibérément erronée des produits à des fins lucratives.

Publiée dans le Journal of Economic Criminology, cette recherche propose une nouvelle méthode pour mesurer le coût de la fraude alimentaire en analysant les opérations criminelles dans leur ensemble plutôt que des incidents isolés. Elle prend également en compte l'impact plus large sur le secteur agroalimentaire légitime, notamment le manque à gagner lorsque des produits frauduleux se substituent aux produits authentiques.

Les chercheurs ont constaté qu'environ les trois quarts du coût économique total découlent du remplacement direct de produits légitimes par des alternatives frauduleuses, comme la commercialisation de saumon fumé présenté comme étant d'origine écossaise alors qu'il provient de Norvège.

Bien que les consommateurs puissent ne jamais se rendre compte qu'ils ont été trompés, les conséquences peuvent inclure des pertes financières pour les entreprises, une érosion de la confiance envers les chaînes d'approvisionnement alimentaire et, dans certains cas, de graves risques pour la santé publique, par exemple, des spiritueux contrefaits contenant des produits chimiques industriels.

La fraude alimentaire ne se résume pas au fait que les consommateurs paient pour un produit qui ne correspond pas à sa description. Elle nuit aux entreprises honnêtes, fausse la concurrence sur les marchés et, dans les cas les plus graves, met en péril la santé des personnes.

Le Dr David Shepherd, de l'École de criminologie et de justice pénale de l'Université de Portsmouth, a déclaré : « La fraude alimentaire est souvent perçue comme un problème marginal, mais nos conclusions montrent qu'elle a un impact économique considérable au Royaume-Uni. Il ne s'agit pas seulement de consommateurs payant pour un produit qui ne correspond pas à ce qu'il prétend être. Ce phénomène nuit aux entreprises honnêtes, fausse la concurrence sur les marchés et, dans les cas les plus graves, met en péril la santé des personnes.« En mesurant le coût économique global, nous pouvons mieux appréhender l'ampleur du problème et prendre des décisions plus solides, fondées sur des données probantes, quant aux domaines où concentrer les efforts de contrôle et de prévention. »

Contrairement à de nombreuses autres formes de fraude, les chercheurs suggèrent que la fraude alimentaire reste relativement rare grâce aux contrôles approfondis intégrés aux chaînes d'approvisionnement alimentaire britanniques. Ils affirment que la collaboration entre les autorités de régulation, les fabricants, les détaillants et les organismes de certification a permis de mettre en place de multiples niveaux d'assurance qualité, rendant l'activité des opérateurs malhonnêtes beaucoup plus difficile.

La professeure Lisa Jack, de l'École de comptabilité, d'économie et de finance de l'Université de Portsmouth, a déclaré : « L'une des conclusions les plus encourageantes de cette étude est que l'industrie agroalimentaire britannique a mis au point des systèmes rendant la fraude nettement plus difficile que dans de nombreux autres secteurs. Les entreprises, les autorités de régulation et les dispositifs de garantie collaborent pour ériger des barrières empêchant les produits frauduleux d'accéder aux marchés légitimes. »

Toutefois, cela ne justifie pas le moindre relâchement. Il est essentiel de continuer à investir dans la prévention et l'application de la réglementation pour maintenir la confiance du public envers les aliments que nous achetons et pour protéger les entreprises qui respectent les règles. » L'étude suggère également que l'investissement dans les enquêtes sur la fraude alimentaire pourrait générer des retombées économiques importantes. Sur la base des cas analysés, les chercheurs estiment que les poursuites judiciaires peuvent offrir un retour sur investissement supérieur à 400 %, ce qui indique qu'un renforcement des contrôles pourrait s'autofinancer tout en réduisant les préjudices au sein du système alimentaire.

Ces résultats fournissent aux décideurs la première estimation fondée sur des données probantes du coût réel de la fraude alimentaire au Royaume-Uni et proposent un cadre susceptible d'être affiné à mesure que de meilleures données seront disponibles. Les chercheurs espèrent que cela aidera les gouvernements et le secteur à mieux cibler les ressources et à renforcer la résilience des chaînes d'approvisionnement alimentaire face à la criminalité organisée.

1 livre sterling = 1,17 euro.

En complément, notons qu'Eurofins a publié un article sur la fraude alimentaire, un enjeu mondial, détecter, protéger, prévenir.

En France, pas de données précises, mais des grands principes, « cela reste reste un problème préoccupant, affectant la sécurité sanitaire, la confiance des consommateurs et l'économie. »

La fraude alimentaire en France concerne notamment :
  • La falsification des produits (dilution, substitution, ajout d’ingrédients non déclarés)
  • La fausse indication d'origine (ex : vente de produits hors saison ou venant d'autres pays sous label français), appelée aussi ou la francisation de denrées alimentaires à l’étranger à bas prix pour les revendre avec l'appellation « made in France ».
  • La contrefaçon (imitations de marques ou de produits de luxe alimentaires).
  • La non-conformité aux normes sanitaires (vente de produits périmés ou impropres à la consommation).

mercredi 15 juillet 2026

Suspicion de fraude alimentaire au sein de l'UE pour les cinq premiers mois de 2026

En mai 2026, l'Union européenne a enregistré 150 suspicions de fraude alimentaire parmi les 760 notifications au iRASFF*, représentant environ 20% des cas. Les types de fraudes identifiées incluent des manipulations de produits, des falsifications documentaires et d'autres non-conformités. Les contrôles du marché demeurent la principale source de détection de ces fraudes.

Le nombre de signalements relatifs à des fraudes potentielles a diminué en mai par rapport au mois précédent, tout en restant supérieur à celui enregistré à la même période en 2025. On a compté 150 signalements en mai, 188 en avril, 204 en mars, 159 en février et 189 en janvier 2026. Source FFN.

Répartition par catégorie de produit en mai 2026

  • Aliments diététiques, compléments alimentaires et aliments enrichis : 28 suspicions
  • Viandes et produits à base de viande (hors volaille) : 17 suspicions
  • Autres produits alimentaires/mélangés : 15 suspicions
  • Fruits et légumes : 9 suspicions
  • Confiserie : 8 suspicions
  • Céréales et produits de boulangerie : 8 suspicions
  • Boissons non alcoolisées : 6 suspicions
  • Poissons et produits à base de poisson : 6 suspicions
  • Soupes, bouillons, sauces et condiments : 5 suspicions
  • Crustacés et produits dérivés : 5 suspicions
  • Matières grasses et huiles : 4 suspicions
  • Aliments pour animaux : 4 suspicions
  • Animaux vivants : 3 suspicions
  • Viandes de volaille et produits à base de volaille : 3 suspicions
  • Herbes et épices : 2 suspicions
  • Plats préparés et en-cas : 2 suspicions
  • Miel et gelée royale : 2 suspicions
  • Lait et produits laitiers : 2 suspicions
  • Glaces et desserts : 1 suspicion
  • Vin : 1 suspicion
  • Cacao et préparations à base de cacao, café et thé : 1 suspicion
  • Gastéropodes : 1 suspicion
  • Mollusques bivalves et produits dérivés : 1 suspicion
  • Fruits à coque, produits à base de fruits à coque et graines : 1 suspicion
  • Additifs alimentaires et arômes : 1 suspicion
  • Préparations pour aliments pour animaux : 1 suspicion
  • Additifs pour aliments pour animaux : 1 suspicion
  • Aliments composés pour animaux : 1 suspicion
  • Œufs et produits à base d'œufs : 1 suspicion

Répartition par catégorie de fraude

  • Autres non-conformités (violations implicites des allégations) : 94 suspicions
  • Altération de produit : 20 suspicions
  • Altération de documents : 18 suspicions
  • Autres : 15 suspicions
  • Falsification de documents : 1 suspicion
  • Falsification de produits : 1 suspicion

Sources de détection

  • Contrôle du marché : 94 suspicions
  • Contrôle aux frontières : 20 suspicions
  • Plainte de consommateur : 18 suspicions
  • Contrôle interne de l'entreprise : 15 suspicions
  • Information d'un lanceur d'alerte : 1 suspicion
  • Contrôle officiel dans un pays non membre : 1 suspicion
  • Surveillance des médias : 1 suspicion
Ces données soulignent l'importance continue des contrôles du marché pour détecter les fraudes alimentaires et la nécessité d'une vigilance accrue dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire.

Mois (2026)

Nombre de signalements de suspicion de fraude

Tendance & Observations

Janvier

189

Reprise d'activité après les fêtes. Forte pression sur les fruits et légumes importés.

Février

159

Légère baisse du volume global. Apparition marquée de fraudes aux colorants.

Mars

204

Pic de la période. Contrôles intensifiés aux frontières à l'approche du printemps.

Avril

188

Maintien d'un niveau d'alerte élevé. Focus sur les falsifications de documents de transport.

Mai

150

Recul global des signalements (niveau le plus bas de la période), mais supérieur à mai 2025.

*iRASFF, système électronique mettant en œuvre les procédures RASFF et d’assistance administrative et de coopération décrites, respectivement, à l’article 50 du règlement (CE) n°178/2002 du Parlement européen et du Conseil et aux articles 102 à 108 du règlement (UE) 2017/625.

samedi 23 décembre 2023

Choses lues sur la sécurité des aliments, selon le Seismo Info de décembre 2023

Seismo Info, le célèbre couteau suisse de la sécurité des aliments de l'OSAV vous propose le numéro de décembre 2023
Certains des sujets ont été traités par le blog, voici donc une sélection des nombreux éléments diffusés par Seismo.

L'objectif de Seismo Info la détection précoce pour la sécurité des aliments.
Afin de garantir la sécurité des aliments à long terme et de prévenir les fraudes, l’OSAV identifie les dangers émergents pour la santé des consommateurs suisses. Détecter ces dangers suffisamment tôt permet de prendre les bonnes mesures au bon moment.

Microbiologie
Prévalence élevée de Clostridium perfringens virulent, multirésistant et formant des biofilms : Au total, 280 échantillons de viande, de contenu intestinal, d’eau et d’écouvillons passés sur les mains ont été analysés pour détecter la contamination par Clostridium perfringens. L’occurrence globale de C. perfringens atteignait 22,5%. Presque tous les isolats (95,24%) étaient multirésistants et 68,25% d’entre-eux formaient des biofilms. Foods, 7 pages. (20.11.2023).

Formation de biofilms et survie à la dessiccation de Listeria monocytogenes : Cette étude visait à caractériser la croissance et la diversité dans un cocktail de souches de L. monocytogenes pendant la formation d’un biofilm sur du chlorure de polyvinyle (PVC) et de l’acier inoxydable, en l’absence et en présence de différents microbiotes de l’environnement. Les résultats montrent qu’après un nettoyage et une désinfection, L. monocytogenes est capable de former des biofilms mono-espèce et multi-espèces sur le PVC avec une grande diversité de souches. IntJFoodMicr, 10 pages. (30.11.2023).

Listeria monocytogenes dans des aliments d’origine végétale prêts-à-consommer : Des échantillons de sandwichs végétariens et végétaliens, de mélanges de légumes à feuilles fraîchement coupés et de salades multiingrédients ont été collectés sur le marché belge afin d’analyser la prévalence de L. monocytogenes (par ex. pour 25 g de nourriture). L. monocytogenes n’a pas été détectée dans les échantillons de sandwiches (0 sur 51 lots), tandis qu’elle a été mise en évidence dans 1 lot de légumes à feuilles fraîchement coupés sur 51 et dans 6 lots de salades multi-ingrédients sur 48. IntJFoodMicr 1 page. (25.11.2023).

Des lacunes en matière de sécurité des aliments dans l’agriculture en milieu contrôlé aux États-Unis : Un article a mis en évidence les lacunes et les besoins qui doivent être comblés en matière de sécurité des aliments dans le secteur de l’agriculture en milieu contrôlé. Des recherches doivent être menées en particulier dans les domaines de l’eau, des semences et des substrats sans sol, ainsi que de la conception hygiénique, du nettoyage et de la désinfection. FoodSafetyMag, 3 pages. (23.11.2023). Publication originale : JFoodProt.

Influence des nouvelles sources d’alimentation sur la sécurité des aliments : L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié un résumé des conclusions d’une récente rencontre sur les aspects techniques et la réflexion prospective concernant les nouvelles sources d’alimentation et les nouveaux systèmes de production. La rencontre avait pour objectif d’évaluer les questions de sécurité des aliments liées aux produits alimentaires d’origine végétale, aux nouvelles applications de la fermentation de précision et à l’impression 3D alimentaire, ainsi que d’illustrer, par le biais d’un exercice de prospective, ce à quoi pourrait ressembler les nouveaux aliments et les nouveaux systèmes de production dans le futur. FoodSafetyMag, 5 pages. (05.12.2023). Publication originale : FAO.

Priorités de l’industrie des produits frais concernant la sécurité des aliments : Actuellement, il n’existe pas de vision globale claire des priorités définies par les membres de la communauté industrielle concernant la sécurité des aliments dans la chaîne d’approvisionnement des produits frais. Dans le cadre d’une étude, 281 participants ont classé 24 priorités en matière de sécurité des produits frais. La santé et l’hygiène, la formation, l’hygiène après la récolte, la traçabilité et l’assainissement des récoltes ont été classées parmi les cinq premières priorités en matière de sécurité des aliments. JFoodProt, 15 pages. (28.10.2023).

Bacillus cereus sensu lato isolé dans des baies crues et des produits à base de baies : On estime que Bacillus cereus est responsable de 1,4 à 12% de toutes les intoxications alimentaires dans le monde. Une étude récente s’est penchée sur le potentiel toxigène de 181 isolats de B. cereus récupérés sur différents types de baies et de produits à base de baies (fraises, framboises, mûres et myrtilles) en évaluant la présence de gènes d’entérotoxines (hblA, hblC, hblD, nheA, nheB, nheC et cytK) et d’un gène de céréulide synthétase (ces), une toxine émétique. Vingt-trois profils toxigéniques ont été trouvés. Foods, 11 pages. (03.11.2023).

Streptococcus suis dans la viande de porc : Les autorités sanitaires thaïlandaises recommandent vivement de ne pas consommer de porc cru ou pas assez cuit. Le département de contrôle des maladies a signalé qu’entre janvier et novembre 2023, 500 cas d’infection à Streptococcus suis se sont déclarés dans plusieurs provinces et 24 décès ont été constatés. Les patients ont déclaré avoir mangé du porc cru ou pas assez cuit, des repas contenant du sang de porc et avoir travaillé avec des animaux potentiellement infectés. ProMed, 3 pages. (05.11.2023). Publication originale : FSN.

Interaction entre les agents pathogènes et les produits prêts-à-consommer : Une étude récente publiée dans la revue Food Microbiology rassemble la preuve des interactions entre les bactéries entériques pathogènes et les fruits et légumes prêts-à-consommer. MedNewsToday, 5 pages. (06.11.2023). Publication originale : Food Microbiol.

Présence de Salmonella dans les insectes d’élevage : Les insectes constituent une source d’alimentation durable et riche en protéines. Il convient d’étudier et de réaliser un monitoring de la présence et de l’impact des pathogènes dans cette nouvelle chaîne d’approvisionnement, comme cela se fait pour les autres animaux de rente. Les sérovars de Salmonella Wandsworth et Stanley n’ont été isolés que dans un seul échantillon de grillons prêts-àconsommer. Une deuxième étude a permis de détecter des unités taxonomiques opérationnelles (OTU) liées à S. enterica dans des farines de grillons et de vers de farine. Aucune étude utilisant des mises en culture n’a mis en évidence de Salmonella dans les vers de farine. IntJFoodMicr, 10 pages. (09.11.2023). Voir aussi FSN.

Propagation de Salmonella Infantis multirésistante le long de la chaîne agroalimentaire : Récemment, une augmentation des cas de Salmonella Infantis multirésistantes porteuses des gènes blaCTX-M impliqués dans la résistance aux céphalosporines de troisième génération a été constatée dans l’UE. En Italie centrale, une étude a signalé la présence de souches de S. Infantis hébergeant des plasmides de type pESI, porteurs des gènes blaCTX-M1, à différents points d’échantillonnage le long de la chaîne agroalimentaire. Les résultats d’analyse ont confirmé la présence de plasmides de type pESI dans 97% des 35 échantillons prélevés. Au total, 118 gènes de virulence ont été identifiés dans les isolats hébergeant le plasmide de type pESI. IntJFoodMicr, 10 pages. (17.11.2023).

Chimie
Acrylamide et composés furanoïques dans les substituts de viande : Une étude a révélé que la teneur en acrylamide et en composés furanoïques après une cuisson à la poêle était plus importante dans les substituts de viande d’origine végétale que dans la viande conventionnelle. Si l’on considère la dose tolérable calculée par le groupe scientifique de l’EFSA sur les contaminants de la chaîne alimentaire, ces quantités ne présentent pas de risque pour la santé. Néanmoins, comme la consommation de nouveaux aliments d’origine végétale augmente, les recherches sur la formation de contaminants alimentaires dans les nouveaux aliments transformés doivent être poursuivies. FoodChem, 7 pages. (23.11.2023).

Exposition alimentaire à l’acrylamide dans les cantines espagnoles : Une étude a révélé que les pommes de terre transformées constituent la principale source d’acrylamide et que, selon la garniture choisie, le risque d’exposition peut être multiplié par plus de quatre. Le calcul de la marge des valeurs d’exposition pour les effets néoplasiques a indiqué que le risque pour la santé est important, et qu’il est plus élevé chez les femmes que chez les hommes, même si l’on ne considère que le repas principal de la journée. Foods, 15 pages. (25.11.2023).

Absorption d’arsenic et accumulation dans les haricots et la laitue : Une étude s’est penchée sur l’absorption d’arsenic et son accumulation dans les haricots et la laitue. Les plantes ont ainsi été arrosée avec de l’eau contaminée par de l’arsenic à différentes concentrations. L’étude a aussi évalué le risque que présente, pour la santé humaine, la consommation de ces légumes contenant de l’arsenic. Les résultats ont montré que la concentration d’arsenic varie selon les parties de la plante, avec des concentrations plus élevées dans la laitue que dans les haricots. Environ Sci Pollut Res Int., 12 pages. (02.11.2023).

Bioaccessibilité des PFAS dans le poisson pendant la cuisson : Une étude s’est penchée sur trois types de poissons ayant différentes teneurs en matières grasses. La bioaccessibilité des PFAS pendant le traitement de cuisson (vapeur et friture) a été évaluée en utilisant une simulation gastro-intestinale in vitro. Les résultats ont révélé que la bioaccessibilité d’un PFAS individuel variait considérablement en fonction de sa structure moléculaire, allant de 26,0 à 108,1%. La cuisson peut réduire la bioaccessibilité des PFAS, et la cuisson à la vapeur est plus efficace que la friture. JAgrFoodChem, 10 pages. (20.11.2023).

Nutrition
Consommation d’aliments ultra-transformés et multimorbidité : Une étude de cohorte prospective a été réalisé dans sept pays européens auprès de 266 666 participants (dont 60% de femmes) ne présentant pas de cancer, de maladie cardiovasculaire et de diabète de type 2 au moment du recrutement. Après un suivi d’une durée médiane de 11,2 ans, les résultats montrent qu’une consommation plus élevée d’aliments ultra-transformés (∼260 g/jour sans boissons alcoolisées) est associée à un risque accru de multimorbidité comme le cancer et les maladies cardiométaboliques. Les boissons sucrées et édulcorées artificiellement, les produits d’origine animale, les sauces, les pâtes à tartiner et les condiments ont été associés à un risque accru de multimorbidité, ce qui n’est pas le cas pour d’autres produits : cela suggère qu’il faudrait réaliser des analyses plus nuancées par sousgroupes pour les aliments ultra-transformés. Lancet Reg. Health - Eur., 20 pages. (01.12.2023).

Les marqueurs d’ultra-transformation sont plus fréquents dans les produits de viande végétale : Une étude a analysé les produits de viande végétale et les produits de viande conventionnelle prélevés sur un marché allemand et il en ressort que les marqueurs d’ultra-transformation étaient plus fréquents dans les premiers que dans les seconds. L’étude a aussi mis en évidence des différences dans la composition des nutriments, les produits de viande végétale ayant une teneur plus faible en énergie, en graisses totales, en graisses saturées et en protéines, mais une teneur plus élevée en glucides, en sucres, en fibres et en sel. Les chercheurs estiment que remplacer les produits de viande conventionnelle par des produits de viande végétale pourrait avoir des effets négatifs sur la santé en raison de la prévalence plus élevée des marqueurs ultra-transformés. PHN, 25 pages. (06.11.2023).

Ingrédients adaptogènes dans les aliments et les boissons : Ces derniers temps, les consommateurs montrent plus d’intérêt pour les ingrédients adaptogènes végétaux. Un groupe pharmaceutique passe en revue la littérature sur le sujet afin de mieux comprendre les nombreux ingrédients, leurs mécanismes d’action, leur étiquetage et leurs utilisations potentielles. La prudence est de mise pour la consommation de ces ingrédients, car certains peuvent interagir avec les hormones, comme l’ashwagandha, qui a été interdit au Danemark en 2023. FSN, 2 pages. (23.11.2023). Publication originale : SLV. Informations complémentaires : VitafoodsInsight.

vendredi 8 décembre 2023

Opération Opson en Italie et Espagne : 11 arrestations et saisie de plus de 260 000 litres d'huile d'olive frelatée

L'enquête, soutenue par Europol dans le cadre de l'opération Opson, a abouti à 11 arrestations et à la saisie de plus de 260 000 litres d'huile d'olive frelatée.

vendredi 24 novembre 2023

Choses lues sur la sécurité des aliments, selon le Seismo Info de novembre 2023

Seismo Info, le célèbre couteau suisse de la sécurité des aliments de l'OSAV vous propose le numéro de novembre 2023
Certains des sujets ont été traités par le blog, voici donc une sélection des nombreux éléments diffusés par Seismo.

L'objectif de Seismo Info la détection précoce pour la sécurité des aliments.
Afin de garantir la sécurité des aliments à long terme et de prévenir les fraudes, l’OSAV identifie les dangers émergents pour la santé des consommateurs suisses. Détecter ces dangers suffisamment tôt permet de prendre les bonnes mesures au bon moment.

Microbiologie

Découverte d’un mécanisme de tolérance chez Escherichia coli : des scientifiques de l’INRAE ont découvert qu’Escherichia coli O157:H7 peut développer une tolérance aux conditions acides de l’estomac dans certains environnements retrouvés dans des aliments solides comme la viande hachée et le fromage. INRAE, 2 pages. (17.10.2023). Publication originale : npj Sci Food.

Les produits frais - un réservoir de gènes de résistance aux antimicrobiens : dans cette étude, 75 échantillons de produits frais importés et 75 non importés achetés auprès de détaillants suisses ont été soumis à des tests de détection de bactéries résistantes aux antimicrobiens (BRA) et de gènes de résistance aux antimicrobiens (GRA). Au total, 95% des échantillons contenaient des GRA. SciTotalEnviron, 8 pages. (06.10.2023).

Prévention et contrôle des risques microbiologiques dans les fruits et légumes frais : une consultation JEMRA visait à évaluer les mesures spécifiques aux produits prises à tous les stades de la production des fruits et légumes frais, de la production primaire aux activités intervenant après la récolte, en passant par le transport, les points de ventes et l’utilisation faite par les consommateurs. Les résultats et conclusions ont été publiés. JEMRA , 112 pages. (10.10.2023).

Risques microbiologiques liés à l’utilisation d’eau lors des opérations de traitement après la récolte : une étude de l’EFSA s’est penchée sur les risques microbiologiques liés à l’utilisation d’eau lors des opérations de traitement et de transformation qui interviennent après la récolte sur les fruits, légumes et herbes frais et surgelés. Les risques les plus significatifs proviennent de Listeria monocytogenes, Salmonella spp., des souches de Escherichia coli pathogènes pour l’être humain et des virus entériques. EFSA, 111 pages. (03.11.2023).

Bacilles sporulés dans des produits laitiers d’origine végétale : une récente étude fournit un aperçu des niveaux et des types de contaminants microbiens présents dans 88 produits laitiers d’origine végétale utilisés pour fabriquer des alternatives aux produits laitiers traditionnels. Les chercheurs ont découvert que la charge microbienne variait fortement d’un produit à l’autre et que la proportion de bacilles sporulés sur l’ensemble des contaminants tendait à être particulièrement élevée dans de nombreux échantillons. Les principaux bacilles aérobies sporulés appartenaient aux groupes Bacillus subtilis et Bacillus cereus. Les principales espèces anaérobies recensées étaient Clostridum sporogenes/tepidum. FoodSafetyMag, 4 pages. (11.10.2023). Publication originale : IntJFoodMicr.

Listeria monocytogenes dans un environnement dynamique de transformation des légumes surgelés : les résultats d’une étude montrent que le séquençage de génome complet (WGS) constitue un outil efficace pour retracer les sources de contamination et les voies de transmission, et pour identifier les clones internes : en effet 5 clones internes de L. monocytogenes différents ont été identifiés en recourant à la méthode cgMLST-CT. IntJFoodMicr, 42 pages. (09.11.2023).

Salmonella enterica serovar Agona isolée dans une nouvelle sorte de denrée alimentaire : une étude rapporte que des isolats multirésistants aux médicaments, 18-SA00377, ont été mis en évidence dans un complément alimentaire en Allemagne en 2018. Leur caractérisation a révélé la présence de 23 gènes de résistance aux antibiotiques s’étendant à 12 classes d’antibiotiques, ainsi que de gènes de résistance à 6 métaux lourds. FrontMicr, 5 pages. (25.10.2023).

Entérobactéries productrices de béta-lactamases à spectre étendu dans différents produits alimentaires : le rôle joué par la transmission d’entérobactéries productrices de béta-lactamases à spectre étendu (EPBLSE) à partir de vecteurs non humains à l’être humain reste flou. Les produits alimentaires pourraient faire office de réservoirs à EP-BLSE et contribuer à leur propagation. Une étude menée en Suisse visait à examiner systématiquement la présence d’EP-BLSE dans divers produits alimentaires non transformés d’origine diverse achetés à Bâle. Sur 947 échantillons alimentaires, 14,8% se sont révélés positifs pour EP-BLSE, les isolats détectés appartenant à 8 espèces de bactéries productrices de BLSE. FrontMicr, 10 pages. (06.11.2023).

Diversité des résistances aux antimicrobiens : l’objectif de cette étude était d’analyser la résistance aux antimicrobiens, la résistance au stress et les facteurs de virulence par séquençage du génome complet d’isolats de Salmonella, Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) et Listeria monocytogenes. Les résultats montrent que les isolats de Salmonella étaient porteurs de multiples gènes de résistance aux métaux. Les isolats de STEC non-O157 étaient tous porteurs de gènes de résistance au stress acide et certains isolats de L. monocytogenes présentaient des gènes de résistance aux produits biocides. Front. sustain. food syst., 10 pages. (20.10.2023).

Traitement à haute pression - impact sur la virulence et la résistance aux antibiotiques : le traitement à haute pression (HPP) est une technique de pasteurisation à froid utilisée dans la conservation des aliments considérée comme sûre mais potentiellement responsable d’une augmentation/diminution du potentiel de virulence et de la résistance aux antibiotiques. Une étude menée sur la survie d’isolats de L. monocytogenes après un HPP indique que le stress généré pendant ce traitement peut influer sur les changements phénotypes et génotypiques liés à la virulence et à la résistance aux antibiotiques d’agents pathogènes isolés dans des aliments et dans des environnements de transformation des aliments. Foods, 15 pages. (24.10.2023).

Des souches de E. coli multirésistantes aux médicaments plus performantes que les souches inoffensives dans l’intestin : une étude révèle qu’une souche de E. coli, MDR ST131 multirésistante aux médicaments, parvient à coloniser l’intestin en prenant le dessus sur les souches inoffensives. Les recherches, menées sur des souris, expliquent pourquoi ces souches multirésistantes sont capables de dominer et de prendre la place d’autres souches dans l’intestin. Notiulti, 5 pages. (18.10.2023). Publication originale : PLoS Biol.

Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) dans la viande et les légumes verts : une étude compile les résultats de 4 enquêtes menées à différentes périodes qui portaient sur la présence et les caractéristiques des Escherichia coli productrices de shigatoxines (STEC) dans la viande de bœuf, d’agneau et dans les légumes verts en vente sur le marché suédois. La combinaison du sous-type stx2a et du gène eae était présente dans les STEC détectées à la fois dans la viande de bœuf et d’agneau. IntJFoodMicr, 10 pages. (11.10.2023).

Diversité génotypique des gènes de l’entérotoxine staphylococcique B (SEB) : dans le but d’examiner le schéma d’expression de l’entérotoxine staphylococcique B (SEB) dans les aliments ainsi que la diversité génotypique du gène codant pour SEB en combinaison avec les caractéristiques moléculaires et la résistance aux antimicrobiens de S. aureus, 498 isolats prélevés sur des aliments disponibles dans le commerce ont été analysés en vue de détecter le gène codant pour SEB et la production de SEB par S. aureus. Au total, 45 souches (9.0%) de S. aureus porteuses du gène codant pour seb ont été identifiées, toutes productrices de SEB. IntJFoodMicr, 12 pages. (12.10.2023).

Virulence et profils de résistance des souches de Vibrio cholerae non-O1/non-O139 : une nouvelle étude s’est penchée sur la virulence et les profils de résistance des souches de Vibrio cholerae non-O1/non-O139 provenant d’Allemagne et d’autres pays européens. Sur 87 isolats de V. cholerae non-O1/non-O139, 37 gènes de virulence ont été identifiés. FrontMicr, 10 pages. (30.10.2023).

Microplastiques dans l’aquaculture et résistances aux antibiotiques : un article souligne comment les microplastiques et les gènes de résistance aux antibiotiques peuvent affecter la production et la qualité des produits aquatiques, influencer le développement et la reproduction des organismes aquatiques et accélérer la propagation de bactéries résistantes. Environ Sci Pollut Res Int., 10 pages. (16.10.2023).

Souches de Cronobacter spp. isolées dans des produits alimentaires d’origine végétale : une étude visait à déterminer la diversité génotypique et les propriétés hémolytiques de 24 souches de Cronobacter spp. (15 Cronobacter sakazakii, 6 Cronobacter malonaticus, 2 Cronobacter turicensis et 1 Cronobacter condimenti) isolées dans des légumes verts prêts à l’emploi, des pousses, des fruits à coques et des fruits secs. Les résultats ont démontré que la diversité génotypique des souches de Cronobacter isolées dans des produits alimentaires d’origine végétale est grande. Une souche de C. sakazakii (s12) isolée dans des pousses de luzerne appartenait au complexe clonal CC4, qui englobe des souches souvent associées à des infections graves à l’origine de méningites chez les nourrissons. Foods, 10 pages. (23.10.2023).

Agents pathogènes d’origine alimentaire dans des bières à faible teneur en alcool ou sans alcool : au cours d’une récente étude, des mélanges spécifiques de 5 souches composés de E. coli O157:H7, S. enterica et L. monocytogenes ont été inoculés dans des échantillons, lesquels ont ensuite été stockés à 2 températures différentes (4 et 14°C) pendant 63 jours. Les résultats montrent que les agents pathogènes ont survécu et se sont développés dans les bières sans alcool et pas dans celles à faible teneur en alcool. JFoodProt, 12 pages. (20.10.2023).

Taux de certification en matière de sécurité alimentaire et nombre de maladies d’origine alimentaire : selon une récente étude financée par le National Institute of Food and Agriculture du Department of Agriculture (ÉtatsUnis), le fait que les entreprises du secteur alimentaire d’un pays soient plus ou moins nombreuses à avoir obtenu un certificat de sécurité alimentaire constitue le deuxième facteur le plus significatif pour prévoir le nombre de cas de maladies d’origine alimentaire. FoodSafetyMag, 3 pages. (11.10.2023). Publication originale : JFoodProt.

Chimie

Résultats de l’étude de biosurveillance 2020 chez les enfants en Autriche : cette étude évalue les degrés d’exposition liés à l’environnement et à l’alimentation dans les urines d’écoliers autrichiens âgés de 6 à 10 ans (n = 85), l’accent étant mis sur les mycotoxines, les phytœstrogènes et les sous-produits issus de la transformation des aliments. Au total, 22% des enfants dépassaient la dose journalière tolérable en déoxynivalénol, et l’estimation de la marge d’exposition pour l’ochratoxine A indique un possible risque pour la santé de certains enfants. Food Chem. Toxicol., 2 pages. (03.11.2023).

Classement des risques chimiques liés aux denrées alimentaires et aux aliments pour animaux : différentes méthodes existent pour classer les combinaisons danger-produit au sein des programmes de surveillance en fonction des risques. Ces méthodes ont jusqu’alors été développées soit pour les denrées alimentaires soit pour les aliments destinés aux animaux ; aucune ne considère les risques pour les 2 catégories. Une étude de cas sur les risques chimiques liés aux céréales a été menée aux Pays-Bas sur différents animaux et sur des êtres humains appartenant à différentes classes d’âge. Les résultats ont montré que les 2 méthodes classaient les mycotoxines (à savoir déoxynivalénol, aflatoxine B1 et zéaralénone) en tête des risques. FoodContr, 10 pages. (28.10.2023).

Exposition aux pesticides via l’alimentation, et maladies non transmissibles et mortalité : récemment, une revue systématique a été publiée sur la relation entre exposition aux pesticides via l’alimentation et maladies non transmissibles (MNT) et mortalité chez les adultes. Les résultats montrent que les pesticides sont responsables de 25 % des décès dus à des MNT au niveau mondial et qu’il existe un lien potentiel entre l’exposition aux pesticides via l’alimentation et des maladies telles que le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires et les maladies respiratoires chroniques. Environ Health, 13 pages. (31.10.2023).

Nutrition

Addiction aux produits alimentaires ultra-transformés : une récente méta-analyse de 2 revues systématiques comprenant 281 études menées dans 36 pays différents révèle que la prévalence globale de l’addiction aux aliments s’élevait à 14% chez les adultes et à 12% chez les enfants. Ces chiffres sont comparables aux degrés d’addiction relevés pour d’autres substances légales chez les adultes (par ex. 14% pour l’alcool et 18% pour le tabac), mais le degré d’addiction chez les enfants est sans précédent. 20Min, 1 page. (16.10.2023). Publication originale : BMJ.

Microbiote intestinal et cancer du sein - l’alimentation comme facteur potentiel de modulation : l’influence du microbiote intestinal sur le cancer du sein demeure un domaine d’investigation peu exploré. Des analyses ont mis au jour des liens entre des types de bactéries significatifs et des apports alimentaires spécifiques chez des cas de cancer du sein, ce qui souligne le potentiel du microbiote intestinal comme source de biomarqueurs dans l’évaluation du risque de cancer du sein. Nutrients, 10 pages. (31.10.2023).

Allergies

La consommation d’aliments allergènes n’augmente pas le risque d’allergie chez les nourrissons : dorénavant en Suède, les œufs, les légumineuses y compris le soja et les arachides, les amandes et les noix de cajou sont introduits plus tôt dans l’alimentation des nourrissons, conformément à la révision des instructions en la matière. Toutefois, cela n’a entraîné aucun changement dans le taux d’allergies alimentaires ou d’eczéma chez les nourrissons de 18 mois, ce qui signifie que cette mesure n’augmente ni ne réduit le risque de développer de telles allergies. MedicalXpress, 4 pages. (10.10.2023). Publication originale : J Allergy Clin Immunol.

Fraude et tromperie

Défis de traçabilité et risques liés aux métaux lourds dans le commerce des crevettes : les étiquetages erronés dans le secteur mondial du commerce des fruits de mer soulèvent des inquiétudes quant à l’identité, la sûreté et la durabilité de ces produits. Une récente étude visait à analyser les erreurs d’étiquetage des crevettes vendues sur le marché espagnol et les potentiels risques liés à l’absorption de métaux lourds. Plus de la moitié des échantillons n’étaient pas conformes à la réglementation européenne sur l’étiquetage. Un tiers des crevettes analysées étaient des espèces de substitution (non mentionnées sur l’étiquette) et 10% ne satisfaisaient pas aux limites fixées par la législation européenne pour les métaux lourds. FoodContr, 44 pages. (07.11.2023).