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samedi 15 août 2026

Thriller de l'été aux États-Unis : La FDA entame enfin une inspection chez Taylor Farms au Mexique ; le nombre officiel de cas à Cyclospora approche les 10 000 ; où l'on découvre les liens troubles entre Taylor Farms et le président Trump

Bonne fête du 15 août 2026

L’article ci-après met non seulement à jour le nombre de cas provisoire à Cyclospora aux États-Unis, mais aussi les relations pour le moins troubles entre Taylor Farms et l’entourage du président Trump. Un vrai scénario de thriller et la suite vaudra prochainement son pesant de cacahuètes

« La FDA entame une inspection chez Taylor Farms Mexico alors que le nombre officiel de cas d'épidémie à Cyclospora approche les 10 000 », source article de Bailee Henderson dans Food Safety Magazine du 14 août 2026.

Résumé

  • La FDA a entamé des inspections sur place et des prélèvements chez Taylor Farms au Mexique, où la laitue iceberg à l'origine de l'épidémie a été cultivée, alors que le nombre officiel de cas atteint 9 481 dans 17 États, dont deux décès.
  • Au-delà de cette épidémie, le CDC signale 13 895 cas de transmission locale confirmés en laboratoire et a connaissance de milliers d'autres cas nécessitant une analyse, tandis que la FDA enquête sur six autres épidémies dont les vecteurs alimentaires sont inconnus.
  • Des législateurs et des acteurs de la sécurité des aliments s'interrogent sur la réponse de Taylor Farms et demandent instamment la fin du retard pris dans l'application de la règle de la FDA sur la traçabilité des aliments , ainsi que des financements et des effectifs adéquats pour la surveillance.

Le 13 août 2026, la FDA des États-Unis a annoncé qu'elle avait commencé des inspections et des prélèvements sur place chez Taylor Farms au Mexique, où était cultivée la laitue iceberg impliquée dans l'épidémie de cyclosporose en cours dans plusieurs États, en coordination avec les autorités mexicaines.

L'agence a également mis à jour le nombre officiel de cas de l'épidémie pour inclure 9 481 cas de maladie rapportés dans 17 États : Arkansas, Iowa, Illinois, Indiana, Kansas, Kentucky, Massachusetts, Maine, Michigan, Missouri, Nebraska, New Hampshire, Caroline du Nord, Ohio, Oklahoma, Pennsylvanie et Virginie-Occidentale.

De plus, deux décès dus à une déshydratation induite par la cyclosporose chez des patients présentant des problèmes de santé sous-jacents ont été associés à cette épidémie.

La distribution du produit rappelé a été confirmée dans 31 États : Alabama, Arkansas, Connecticut, Floride, Géorgie, Iowa, Illinois, Indiana, Kansas, Kentucky, Louisiane, Massachusetts, Maryland, Maine, Michigan, Missouri, Mississippi, Caroline du Nord, Nebraska, New Hampshire, New Jersey, New York, Ohio, Oklahoma, Pennsylvanie, Caroline du Sud, Tennessee, Texas, Virginie, Wisconsin et Virginie-Occidentale.

La FDA a également dit qu'elle était « convaincue que toute la laitue iceberg rappelée en lien avec cette épidémie spécifique de Cyclospora a été retirée du marché ».

Autres cas et épidémies de cyclosporose à l'échelle nationale

Parallèlement, le nombre d'infections à Cyclospora rapportées par le CDC et les États, y compris celles associées à l'épidémie de laitue de chez Taylor Farms et les cas sporadiques ou ceux liés à d'autres épidémies, est beaucoup plus élevé.

D'après une mise à jour du 11 août, le CDC a reçu des signalements de 13 895 cas de cyclosporose contractés aux États-Unis et confirmés en laboratoire depuis le 1er mai de cette année. L'agence a également eu connaissance d'au moins 10 455 cas supplémentaires d'infection à Cyclospora nécessitant des investigations et des analyses complémentaires.

Au Michigan seulement, où le plus grand nombre de cas a été signalé, le ministère de la Santé a connaissance de 13 909 infections à Cyclospora  , ayant entraîné 314 hospitalisations et deux décès (vraisemblablement les deux mêmes décès qui font partie de l'épidémie de laitue de Taylor Farms).

Dans l'Ohio, un autre État fortement touché, un total de 3 299 cas de cyclosporose a été signalé rien que dans les comtés du nord-ouest de l'État.

Outre l'épidémie survenue chez Taylor Farms, la FDA enquête actuellement sur six autres foyers de cyclosporose, responsables respectivement de deux, huit, 11, 18, 25 et 112 cas. Aucun aliment vecteur de la maladie n'a encore été identifié pour aucun de ces six foyers.

Taylor Farms critiquée pour sa gestion de l'épidémie ; les parties prenantes demandent l'application des règles de traçabilité.

Les législateurs et le public s'interrogent sur la réaction de Taylor Farms face à l'épidémie de cyclosporose.

Le 27 juillet, le représentant américain Robert Garcia, démocrate, membre du comité de surveillance et de la réforme gouvernementale de la Chambre des représentants des États-Unis, a exigé des réponses de Taylor Farms concernant sa réponse à l'épidémie, citant des rapports sur les tentatives présumées de Taylor Farms d'influencer la Maison Blanche et la FDA, ainsi que les déclarations publiques « contradictoires et confuses » de l'entreprise.

La lettre soulevait notamment des questions quant aux dons de Taylor Farms au président Donald Trump et à ses activités de lobbying liées à la législation sur la sécurité des aliments, en précisant qu'un don d'un million de dollars à un Trump super PAC* avait eu lieu une semaine avant que l'administration ne reporte l'entrée en vigueur du règlement de la FDA sur la traçabilité des aliments au 20 juillet 2028. Sans ce report, la règle serait entrée en vigueur en janvier 2026, facilitant ainsi la traçabilité des aliments contaminés impliqués dans des épidémies d'intoxication alimentaire et permettant leur retrait plus rapide du marché.

Faisant écho à cela, le 12 août, la Safe Food Coalition a adressé une lettre aux dirigeants du Congrès, les exhortant à abroger un amendement budgétaire qui empêche la FDA d'utiliser des fonds fédéraux pou administrer ou appliquer sa Food Traceability Rule avant le 20 juillet 2028. Cette disposition enjoignait également la FDA à identifier d'éventuelles flexibilités supplémentaires pour satisfaire aux exigences de suivi au niveau des lots, ce qui, selon la Safe Food Coalition, « incite la FDA à abandonner la pierre angulaire de son cadre de traçabilité et à revoir sa copie ».

La Safe Food Coalition s'est également jointe à des experts, des législateurs et au public pour demander le rétablissement de financements et des personnels adéquats au sein du CDC et des États pour la surveillance des maladies d'origine alimentaire et la réponse aux épidémies.

Par ailleurs, suite à l'annonce de l'ouverture d'une enquête sur place par la FDA chez Taylor Farms au Mexique, Consumer Reports, membre de la Safe Food Coalition, a déclaré : « Il est alarmant que la FDA ait mis autant de temps à se rendre sur place et à identifier les facteurs potentiels ayant pu contribuer à cette épidémie. Elle aurait dû dépêcher des enquêteurs immédiatement après l'établissement du premier lien entre Taylor Farms et l’épidémie. Une présence sur le terrain permet aux enquêteurs d'observer de près les opérations, ce que les tests seuls ne peuvent reproduire, et d'identifier les conditions susceptibles d'avoir contribué à cette épidémie. Les enquêteurs peuvent également en tirer des enseignements importants qui pourraient contribuer à prévenir de futures épidémies. »

* Trump Super PAC désigne un comité d'action politique ndépendant autorisé à collecter et dépenser des sommes d'argent illimitées auprès de donateurs riches ou d'entreprises pour soutenir Donald Trump.

MàJ du 16 août 2026. La date limite de consommation des laitues iceberg rappelées suite à l'importante épidémie à Cyclospora est dépassée, selon une mise à jour publiée le 13 août 2026 par la FDA. Par conséquent, les laitues de Taylor Farms contaminées par Cyclospora ne devraient plus être disponibles dans les commerces et les restaurants. Source CIDRAP News.

samedi 30 septembre 2023

Seine-Saint-Denis : Fermeture administrative d'une épicerie à Drancy

Quelques réponses au tweet du préfet 93
- Le préfet de Seine Saint Denis qui se réveille 10 ans après le préfet du Val d’Oise
- Préfet 93, ne s’agirait-il pas d’une erreur d’adresse ? L’épicerie mise en cause ici était encore ouverte hier soir….
- Le mot «insuffisant» ne me semble pas le plus approprié, «inexistant» semble être un meilleur qualificatif ici.
- C’est peut être de là qu’ils nous ramènent les punaises de lit ? 

NB : Il me semble le nom de cette épicerie est JNS Exotique et l'activité principale déclarée : Exploitation d'une épicerie, commerce alimentation générale, achat et revente de produits alimentaires et non alimentaires, la vente de boissons alcooliques la nuit.

jeudi 2 juin 2022

Irlande: Audits inopinés sur l'étiquetage et la traçabilité de la viande = niveau élevé de non-conformités à la législation alimentaire

En temps normal, c’est la routine, as usual, mais quand un audit inopiné survient, bonjour des dégâts ...

«La FSAI constate des non-conformités dans plusieurs entreprises alimentaires lors d'un audit de l'étiquetage et de la traçabilité de la viande», source Food Safety Authority of Ireland (FSAI) du 31 mai 2022.

La Food Safety Authority of Ireland (FSAI) a publié un audit qui a révélé un niveau de non-conformités à la législation alimentaire et a ensuite conduit à la mise en œuvre de dix mesures d'application formelles. L'audit de la FSAI sur la conformité des opérateurs du secteur alimentaire aux exigences d'étiquetage et de traçabilité de la viande a évalué un échantillon représentatif d'entreprises alimentaires, y compris des supermarchés, bouchers, établissements de restauration, établissements de stockage et de distribution, usines de transformation de la viande et des abattoirs et leur conformité aux exigences d'étiquetage et de traçabilité de la viande. L’audit a examiné la disponibilité, l'exactitude et la pertinence des renseignements fournis sur les étiquettes et des renseignements sur les produits de viande non préemballés.

Au total, 27 audits inopinés sur site ont été menés dans des entreprises alimentaires, avec un accent particulier sur la vérification du respect des exigences en matière d'étiquetage et de traçabilité de la viande. Les principaux résultats du rapport comprennent:

La non-conformité aux exigences d'étiquetage des aliments préemballés a été détectée dans 18 des établissements audités et 5 de ces établissements présentaient une non-conformité grave.

La non-conformité aux exigences en matière d'information sur les aliments pour les aliments non préemballés (dans les établissements de vente au détail et de restauration) a été détectée lors des audits dans cinq établissements. Un de ces cinq établissements présentait une non-conformité grave.

Le non-respect des exigences de traçabilité a été détecté lors des audits dans dix établissements. Cinq de ces dix établissements présentaient des non-conformités graves.

Le non-respect d'autres aspects de la législation alimentaire, en dehors du périmètre prévu de l'audit, a également été détecté lors des audits de 17 établissements. Dans 14 sur 17 établissements, la non-conformité était considérée comme grave. Des rapports d'actions correctives ont été délivrés à toutes les entreprises alimentaires où une non-conformité a été détectée.

De bonnes pratiques ont été relevées dans certaines entreprises au cours de l'audit, notamment des tests de spéciation ADN de routine, l'utilisation élective de chaînes d'approvisionnement courtes pour les ingrédients carnés et la conservation des enregistrements numériques des étiquettes, des documents commerciaux et des enregistrements de traçabilité.

L'audit a conduit à dix actions formelles d'application de la part de l'inspection des aliments ou de la FSAI contre six entreprises alimentaires. Quelque 14 recommandations ont également été formulées pour renforcer le respect de la législation alimentaire, notamment en demandant aux entreprises de veiller à ce que les aliments soient étiquetés avec précision. Une autre recommandation indiquait que la conformité aux exigences de traçabilité devrait être améliorée et que les entreprises alimentaires devraient disposer des ressources pour les aider. Il a également été conseillé aux entreprises alimentaires de minimiser le gaspillage alimentaire en examinant si une date limite de consommation ou une DDM doit être appliquée sur les étiquettes des aliments surgelés préemballés.

S'exprimant, la Dr Pamela Byrne, directrice générale de la FSAI, a rappelé aux entreprises alimentaires que le respect des exigences légales en matière d'étiquetage et de traçabilité est essentiel pour protéger la santé et les intérêts des consommateurs.

(...) «Bien que de bonnes pratiques aient été observées dans certaines entreprises alimentaires, malheureusement, cet audit a révélé qu'il y avait un degré variable de conformité des entreprises alimentaires aux exigences d'étiquetage et de traçabilité de la viande. Heureusement, le non-respect grave de ces exigences était limité à un petit nombre d'entreprises. Il est également décevant que de graves non-conformités en dehors de la portée prévue de l'audit aient été observées dans de nombreuses entreprises auditées. Les consommateurs ont le droit à des aliments sains et leur santé et leurs intérêts doivent être primordiaux dans tout ce que font les entreprises alimentaires. Nous continuons à travailler en étroite collaboration avec l'inspection des aliments pour explorer les possibilités de renforcer le respect de la législation alimentaire. Nous exhortons les entreprises alimentaires à s'assurer qu'elles respectent leurs exigences légales en matière de sécurité des aliments et qu'elles doivent également tirer pleinement parti des informations et de l'assistance fournies sur notre site Internet.

La FSAI a la responsabilité globale de l'application de la législation alimentaire en Irlande. Elle réalise des audits ciblés des entreprises alimentaires afin de déterminer le niveau de conformité à la législation alimentaire en vigueur et l'efficacité de sa mise en œuvre. Cet audit ciblé a été réalisé entre août 2021 et mars 2022.

Rapport de 38 pages, Audit of Food Business Operator Compliance with Meat Labelling and Traceability Requirements (Audit de la conformité des entreprises alimentaires aux exigences d'étiquetage et de traçabilité de la viande).

Commentaire
Les entreprises auditées ne sont pas citées, la transparence a des limites ...
J’ai de nombreux doutes sur la réalisation d’une telle action en France, principalement en raison du manque de personnel.

Mise à jour du 27 juin 2022. On lira l'article de Joe Whitworth paru dans Food Safety NewsAudit uncovers meat sector violations.

Aux lecteurs du blog
Je suis en conflit depuis plusieurs années avec la revue PROCESS Alimentaire pour une triste question d’argent qui permettrait de récupérer et de diffuser correctement les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors qu’elle a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire s’est comportée et continue de se comporter en censeur et refuse tout assouplissement pour la modique somme de 500 euros. N’ayant pas les moyens d’aller devant la justice, je leur fait ici de la publicité gratuite. Derrière cette revue, il y a des aimables censeurs, les journalistes complices de la direction !

mercredi 27 avril 2022

Notification au RASFF de l'UE à propos de la traçabilité liée à l'épidémie internationale de salmonellose suspectée d'être causée par des produits chocolatés en provenance de Belgique.

Que se passe-t-il au sein du réseau d’alerte dit rapide ou RASFF ? Bref rappel des faits ...

Le 25 mars 2022, il y a eu une notification au RASFF de l’UE (2022.1799) par la Commission européenne avec pour objet, une épidémie dans plusieurs pays de cas d’infection à S.Typhimurium monophasique.
Cela est désomais connu comme étant les produits chocolatés de la marque Kinder de chez Ferrero qui sont progressivement rappelés. Le 9 avril 2022, Ferrero France publie une liste des produits Kinder concernes par le rappel volontaire en cours.
Le 22 avril 2022, un communiqué de l’AFSCA de Belgique rapporte,
Ferrero souhaite attirer l’attention sur la présence possible, bien qu’infime et peu probable, de Kinder Schokobons de formats différents que ceux habituellement présents sur le marché belge, et ce parce qu’ils seraient importés de marchés étrangers. Ces produits, également fabriqués dans l’usine d’Arlon, ne doivent pas être consommés.

Le 27 avril 2022, notification au RASFF de l’UE (2022.2452) par la Belgique en ce qui concerne la traçabilité liée à l'épidémie d'origine alimentaire (Salmonella Typhimurium monophasique) suspectée d'être causée par des produits chocolatés en provenance de Belgique.

Cette notification est sans doute bien tardive car «les produits ne sont (probablement) plus sur le marché».

Attendons la suite qui ne manquera pas de venir, mais le lecteur attentif au calendrier aura bien noté le temps qui s’est écoulé entre la notification initiale du 25 mars et les rappels du 9 avril, vous avez dit réseau d’alerte rapide …

Cela étant, selon La Voix du Nord du 27 avril 2022,

La découverte de salmonelle dans les produits Kinder a conduit à des rappels massifs en mars. Le 8 avril dernier, l’agence de sécurité alimentaire belge (Afsca) a fait fermer l’usine Ferrero d’Arlon d’où étaient issus tous ces produits. La semaine dernière, l’Afsca a remis une liste de recommandations à la direction de l’usine pour préparer sa réouverture. «L’usine pourra rouvrir une fois que tous les points de liste que nous avons remis auront été respectés», expliquait Aline Van den Broeck, la porte-parole de l’Afsca, citée par Sudinfo.

L’usine désinfectée dès la semaine prochaine
Depuis, le chocolatier italien travaille à un plan concret et accéléré pour résoudre le problème dû à la contamination par la salmonelle. Ce plan comprendra une intervention extensive dans l’usine et une révision du protocole et procédures pertinentes à Arlon.

Les lignes de production vont subir un nettoyage en profondeur qui commencera la semaine prochaine. des nouveaux protocoles d’hygiène et de contrôle vont ensuite être mis en place.

La réouverture est bien sûr très attendue par les salariés qui toucheront leur salaire jusqu’au 8 mai. Une réunion entre les syndicats et la direction est prévue le 2 mai. «Nous avons une bonne concertation sociale dans cette entreprise, si des développements importants devaient survenir d'ici là, nous serions tenus au courant», estime Sylviane Arnould pour la CSC Alimentation.

Complément
Nettoyer et désinfecter est plus facile à dire qu'à faire. Le nettoyage et la désinfection des installations de transformation des aliments à faible humidité sont difficiles en raison de la nécessité de limiter l'exposition à l'eau et à l'humidité. Lorsque de l'eau est introduite dans une zone de transformation des aliments à faible humidité pour le nettoyage, elle peut soit introduire des agents pathogènes d'origine alimentaire, soit favoriser la survie d'agents pathogènes.

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lundi 11 avril 2022

Une étude de l'USDA vise à faciliter la traçabilité lors des investigations dans les épidémies d'origine alimentaire

Microscopie électronique à basse température d'un groupe de bactéries E. coli de forme oblongue.

«Une étude de l'USDA vise à faciliter la traçabilité lors des investigations dans les épidémies d'origine alimentaire», source ARS USDA du 8 avril 2022.

Des scientifiques de l'Agricultural Research Service (ARS) de l'USDA visent à renforcer la capacité des agences chargées de la réglementation à tracer Escherichia coli (E. coli) O157:H7 jusqu'à sa source lors d'une investigation sur une éclosion d'origine alimentaire en étudiant comment l'ADN d'une population spécifique de cette bactérie évolue progressivement dans son milieu naturel.

E. coli O157:H7 est une source fréquente de préoccupation pour la santé publique en raison de son association avec des maladies d'origine alimentaire. Les aliments contaminés par cette bactérie peuvent causer des maladies graves, des hospitalisations et même la mort.

Des découvertes des scientifiques de l’U.S. Meat Animal Research Center (USMARC) à Clay Center, Nebraska, fournissent aux investigateurs des épidémies des informations sur des éléments spécifiques de l'ADN de la bactérie qui peuvent déterminer où rechercher la source de l'épidémie.

Comme ces bactéries se trouvent naturellement dans les intestins des bovins, l'équipe de scientifiques a analysé des échantillons prélevés dans le parc d'engraissement fermé du Centre de 1997 à 2019 et a étudié les génomes (composition génétique de l'organisme) de diverses souches ou sous-types de E. coli O157:H7 retrouvés dans ces échantillons.

«Les échantillons utilisés dans cette étude nous ont donné une occasion unique d'étudier les génomes d'une population spécifique de E. coli O157:H7 dans leur environnement naturel», a expliqué Maggie Weinroth, biologiste informatique à la Poultry Microbiological Safety and Processing Research Unit à Athènes, Géorgie, (travaillant avec l'USMARC au pour cette étude).

«Le parc d'engraissement de l'USMARC a été fermé à toute introduction de bétail, à l'exception de ceux élevés dans le Centre. Cela signifie que les souches de E. coli n’ont pas été influencées par du bétail d’autres endroits depuis 23 ans, ce qui nous permet de nous concentrer sur les changements dans les génomes des bactéries au fur et à mesure de leur évolution au cours de ces années», a déclaré Weinroth.

Les scientifiques ont identifié quatre clades uniques au sein de la population bactérienne spécifique qu'ils ont étudiée. (Les clades sont un groupe d'organismes qui partagent des caractéristiques spécifiques.) Même si tous les clades partagent une partie de leur composition génétique, chaque clade contient également des éléments uniques qui peuvent être partagés, appelés éléments mobiles.

«Regarder uniquement les éléments centraux des séquences génétiques peut ne pas dire toute l'histoire sur l'origine de la bactérie», a déclaré Jim Bono, microbiologiste à l’USMARC. «Nous avons remarqué que les bactéries étaient capables d'échanger des éléments mobiles dans leur génome au fil du temps. Certains de ces éléments sont restés dans toutes les souches et sont devenus une partie de la séquence centrale de l'ADN de cette bactérie spécifique. L'interprétation du rôle de ces éléments mobiles au cours d'une investigation sur une éclosion peut aider à identifier la parenté entre les isolats humains et environnementaux de cette bactérie.

Les scientifiques continueront d'étudier l'ADN des populations spécifiques de E. coli O157:H7 retrouvées dans le parc d'engraissement fermé et enregistreront des variations supplémentaires. Les résultats de cette étude et des études futures continueront de fournir des informations pour des réponses rapides de traçabilité et plus précises lors des investigations sur les éclosions.

L'étude, récemment publiée dans GMC Genomics, a été financée par l'USDA-ARS et une subvention du Beef Checkoff administré par la Foundation for Meat and Poultry Research and Education.

Aux lecteurs du blog
Je suis en conflit depuis plusieurs années avec la revue PROCESS Alimentaire pour une triste question d’argent qui permettrait de récupérer et de diffuser correctement les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors qu’elle a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. Le départ du blog de la revue a été strictement motivé par un manque de réactivité dans la maintenance du blog, la visibilité de celui-ci devenant quasi nulle. J’accuse la direction de la revue de fuir ses responsabilités et le but de ce message est de leur dire toute ma colère. Elle ne veut pas céder, moi non plus, et je lui offre ainsi une publicité gratuite.

lundi 13 décembre 2021

Les contrôleurs contrôlés. A propos d'un audit de la DG Santé sur la traçabilité des viandes bovines en France

Vient de paraître le rapport final d'un audit de la DG Santé effectué en France du 23 novembre 2020 au 4 décembre 2020 afin d’évaluer les systèmes de contrôle de la sécurité des aliments en place régissant la production et mise sur le marche de la viande bovine, y compris la traçabilité. Le blog vous propose le résumé ci-dessous.

En outre, l'audit a recueilli des informations sur les dispositions ante et post mortem en place concernant le secteur avicole.

La pandémie de COVID-19 a empêché les vérifications sur place et l'évaluation de la performance des contrôles officiels. Le résultat de l'audit est donc basé sur un examen de la documentation et des enregistrements de contrôle pertinents pour l'étendue de l'audit, ainsi que sur des entretiens et des discussions avec des représentants de l'autorité compétente à différents niveaux, par vidéoconférence.

La direction générale de l'alimentation (DGAL) est l'autorité de contrôle centrale chargée de la santé, du bien-être et de l'identification des animaux. Une législation, des procédures et des lignes directrices nationales pour les contrôles officiels sont en place. La base de données centrale sur les bovins fournit des informations détaillées sur tous les bovins et leurs exploitations, et est utilisée pour cibler les contrôles. Le personnel officiel effectue des contrôles, y compris leur suivi, et prend des mesures coercitives si nécessaire.

En ce qui concerne l'inspection ante mortem et post mortem des bovins, les dispositions en place ne garantissent pas la présence permanente d'un vétérinaire officiel dans l'abattoir. En conséquence, et contrairement au règlement (UE) 2019/624, les tâches suivantes peuvent être effectuées par l'auxiliaire officiel sous la responsabilité plutôt que sous la surveillance (c'est-à-dire présent dans les locaux de l'abattoir) du vétérinaire officiel: a) l'inspection ante mortem effectuée en l'absence d'inspection ante mortem par un vétérinaire officiel dans l'exploitation d'origine, et b) l'inspection post mortem dans les abattoirs abattant plus de 1 000 unités de bétail par an.

L'abattage d'ongulés domestiques dangereux à la ferme est autorisé et est considéré comme un abattage d'urgence. Les informations fournies à l'équipe d'audit indiquent que les vétérinaires officiels des abattoirs acceptent les bovins ayant subi un accident, y compris une fracture, comme aptes au transport si certains critères établis dans un guide spécifique sont remplis. Cela n'est pas conforme aux exigences de l'UE car il ne peut être exclu que le voyage n'entraîne pas de souffrance supplémentaire pour ces animaux. En outre, les autorités compétentes n'ont mis en place aucune mesure de sauvegarde spécifique pour garantir que les vétérinaires privés agissent de manière indépendante et sont libres de tout conflit d'intérêts dans l'exercice de leurs fonctions officielles.

En ce qui concerne les contrôles officiels appliqués dans les abattoirs de volailles, et malgré les efforts déployés pour recruter du nouveau personnel, un nombre considérable de ces établissements continuent de ne pas fonctionner conformément aux exigences de l'UE concernant la présence de personnel officiel. Les données disponibles suggèrent qu'il s'agit de 880 abattoirs de volailles, responsables de 30% de la production nationale totale. Les dispositions en place ne garantissent pas le respect des exigences du règlement (UE) 2019/624 étant donné que les inspections ante-mortem et post-mortem dans les abattoirs abattant plus de 150 000 volailles par an n'ont pas systématiquement lieu sous le contrôle du vétérinaire officiel. De plus, dans les abattoirs abattant moins de 150 000 volailles par an, l'inspection ante mortem n'est pas effectuée sous le contrôle du vétérinaire officiel et, lorsque l'inspection post mortem a lieu sous la responsabilité du vétérinaire officiel, la présence de l'auxiliaire officiel n'est pas assuré. Ce dernier contrevient aux dispositions de l'article 18, paragraphe 3, point c), du règlement (UE) 2017/625 qui prévoit que le personnel de l'abattoir ne peut effectuer ces tâches que sur instruction et en présence du fonctionnaire, du vétérinaire ou de l'auxiliaire officiel. En outre, l'inspection post-mortem des volailles avec les dispositions actuelles d'affectation du personnel n'est pas effectuée comme requis sur un échantillon représentatif de chaque troupeau sur une base quotidienne.

Le rapport contient des recommandations à l'attention de l'autorité centrale compétente afin de remédier aux lacunes identifiées et d'améliorer encore le système de contrôle.

On lira aussi les commentaires des autorités françaises sur le projet de rapport DG(SANTE)/ 2020/6926 MR portant sur la traçabilité des viandes bovines.

Aux lecteurs du blog
Grâce à la revue PROCESS Alimentaire, vous n'avez plus accès aux 10 052 articles initialement publiés par mes soins de 2009 à 2017 sur le lien suivanthttp://amgar.blog.processalimentaire.com/. Triste histoire de sous ...

jeudi 4 novembre 2021

Une revue détaille les problèmes de traçabilité dans la chaîne d'approvisionnement

La Lloyd’s Register Foundation avait déjà publié, il y a un mois, une revue sur la formation à la sécurité des aliments, que le blog vous avait proposé ici. Et, voici que paraît une revue qui détaille les problèmes de traçabilité dans la chaîne d'approvisionnement, source Food Safety News.

Cet article présente des exemples de chaînes d'approvisionnement avec une traçabilité complète.

Dans un rapport commandé par la Lloyd's Register Foundation, RS Standards a examiné l'impact de la traçabilité sur la sécurité des aliments. Les preuves qu'une meilleure traçabilité conduit à des systèmes alimentaires plus sûrs sont communément acceptées, ont déclaré les auteurs.

L'examen s'est concentré sur l’industrie des produits de la mer, de la viande bovine, des produits laitiers, de la boulangerie, des céréales et des épices afin d'identifier les risques pour la sécurité des aliments et la manière dont les différentes technologies de traçabilité étaient utilisées. Il a été constaté que GS1 et les normes spécifiques au secteur fournissent un cadre pour garantir que les informations clés sont enregistrées de manière cohérente.

La revue présente différentes techniques de traçabilité et les lacunes, les limites, les avantages et les risques qui leur sont associés. Quatre types de technologies ont été identifiés ; logiciels, Internet des objets (IoT), technologies de détection des aliments et tests physiques. L'IoT nécessite du matériel et des logiciels, un accès Internet régulier et des investissements. Les systèmes de traçabilité basés sur la blockchain nécessitent un logiciel, un développement et une adaptation sur mesure aux chaînes d'approvisionnement, ainsi que des compétences spécialisées à mettre en place.

Réseaux simples et complexes

Des exemples de chaînes d'approvisionnement avec une traçabilité complète de la chaîne étaient tous des produits de grande valeur et de qualité supérieure, tels que le bœuf nourri à l'herbe et le thon pêché à la ligne. Il s'agissait de chaînes d'approvisionnement relativement simples, qui présentent généralement moins de risques, et où une entreprise contrôlait l'ensemble de la chaîne.

Des défis existent avec des chaînes d'approvisionnement plus complexes qui ont de nombreux intermédiaires, une nature multi-ingrédients ou où les articles sont transportés en vrac comme des grains et des céréales. Un problème est que les intérêts commerciaux restreignent l'accès aux données.

La revue a reconnu que la traçabilité est un terme très large et a défini la traçabilité complète comme l'utilisation de la technologie pour fournir des informations à toutes les étapes impliquées dans le développement d'un produit.

L'un des obstacles à l'utilisation des outils numériques dans de nombreuses régions du monde productrices d'ingrédients est l'infrastructure limitée et le manque de technologie. Un défi pour l'industrie est de développer des solutions de traçabilité qui peuvent être utilisées dans des installations où le travail est saisonnier et où les salariés peuvent avoir une faible culture numérique. Les petits producteurs auront besoin d'une formation sur l'utilisation de la technologie ainsi que d'un soutien en capital initial et en frais d'exploitation permanents, selon le rapport.

La traçabilité des aliments était l'un des trois domaines d'intervention de la fondation à la suite de son examen prospectif de la sécurité des aliments (Foresight Review of Food Safety) en 2019. Les preuves contenues dans le rapport provenaient d'un examen documentaire et de discussions avec des experts en traçabilité et des fournisseurs de technologies.

Une demande pour en faire plus

Les exigences réglementaires croissantes et l'intérêt des consommateurs incitent les entreprises à améliorer la traçabilité. Compte tenu des centaines de fournisseurs de technologies différents, les entreprises doivent comprendre leur chaîne d'approvisionnement et les défis de traçabilité qu'elles souhaitent relever avant de s'engager dans une technologie particulière. Le piratage et la cybercriminalité augmentent avec les problèmes de sécurité des données et les dysfonctionnements des systèmes parmi les risques pour de nombreuses organisations.

L'examen a révélé qu'il y avait des défis pratiques et logistiques à surmonter et que la plupart des entreprises ne peuvent pas améliorer la traçabilité sans le soutien de leur chaîne d'approvisionnement plus large. La vérification et l'assurance par tierce partie seront toujours nécessaires pour sauvegarder les allégations de traçabilité.

Les recommandations sont axées sur le renforcement des capacités dans les méthodes de traçabilité et le renforcement des preuves que la traçabilité améliore la sécurité des aliments. Il s'agit notamment d'aider les pays à revenu faible et intermédiaire à garantir que les secteurs alimentaires peuvent répondre aux exigences changeantes en matière de réglementation et de traçabilité des marchés d'exportation et de mener des recherches pour comprendre la volonté de payer des consommateurs pour une meilleure traçabilité des informations sur l'origine des produits alimentaires afin de générer la confiance.

Aux lecteurs du blog

Grâce à la revue PROCESS Alimentaire, vous n'avez plus accès aux 10 052 articles initialement publiés par mes soins de 2009 à 2017 sur le lien suivanthttp://amgar.blog.processalimentaire.com/. Triste histoire de sous ...

lundi 2 août 2021

Les épidémies associées aux rappels de produits alimentaires ont plus de cas de maladies, selon une étude

«Les épidémies associées aux rappels de produits alimentaires ont plus de cas de maladies, selon une étude», source Food Safety News.

Chaque année, des centaines d'épidémies de maladies d'origine alimentaire sont signalées aux États-Unis. Cependant, relativement peu sont en fait associés à des rappels d'aliments.

Une étude récemment publiée dans Epidemiology & Infection et en ligne par Cambridge University Press a comparé 226 épidémies associées à des rappels d'aliments avec celles non associées à des rappels entre 2006 et 2016.

L'étude, dirigée par Qihua Qiu, professeur adjoint d'économie à l'Université d'Augusta, a révélé que les épidémies associées aux rappels avaient, en moyenne, plus de cas de maladies par épidémie et des proportions plus élevées d'hospitalisations et de décès que les épidémies non associées à un rappel.

Les résultats suggèrent que l'amélioration de l'identification des véhicules d'épidémie et de la traçabilité des aliments rarement rappelés pourrait conduire à davantage de rappels de ces produits, entraînant moins de maladies et de décès.

Points importants

  • La principale cause confirmée des éclosions associées au rappel était la Salmonella.
  • Les produits laitiers pasteurisés et non pasteurisés, le viande bovine et les mollusques étaient les aliments les plus fréquemment impliqués.
  • Les «paires pathogène-aliment» les plus courantes pour les éclosions faisant l'objet de rappels étaient Escherichia coli-viande bovine et norovirus-mollusques.
  • Les principales paires pour les épidémies non associées aux rappels étaient la scombrotoxine-poissons et la ciguatoxine-poissons.

Éclosions avec rappels

  • 48 % des rappels ont eu lieu après une éclosion
  • 27% pendant l'éclosion
  • 3% avant l'éclosion
  • 22% n'étaient pas concluants ou avaient un temps de rappel inconnu.
  • 50 % des éclosions associées aux rappels étaient dans plusieurs États, contre 2 % des éclosions non associées aux rappels.
Conclusions de l'étude
L'étude a conclu que les différences entre les éclosions associées à un rappel et les éclosions non associées à un rappel peuvent aider à définir les types d'éclosions et les véhicules alimentaires susceptibles de faire l'objet d'un rappel.

L'amélioration de l'identification des véhicules d'épidémie et de la traçabilité des aliments rarement rappelés pourrait entraîner davantage de rappels de ces produits et entraîner moins de maladies et de décès.

Pour les aliments qui étaient moins susceptibles d'être associés à des rappels, comme le poulet et les légumes à feuilles, l'étude suggère qu'une capacité accrue à identifier rapidement le véhicule alimentaire spécifique dans une enquête sur une épidémie pourrait augmenter la probabilité d'un rappel.

L'étude indique qu’«une traçabilité alimentaire améliorée peut également accélérer les enquêtes sur les épidémies et conduire à davantage de rappels associés aux épidémies. Le calendrier des rappels peut affecter leur impact, qui peut aller de la prévention d'autres maladies associées à des épidémies à l'aide à l'élaboration de mesures préventives pour garantir que des épidémies similaires ne se reproduisent pas à l'avenir. Une meilleure compréhension de la façon dont la rapidité de rappel affecte le nombre de maladies associées aux épidémies pourrait aider à éclairer les efforts d'intervention et de prévention.»

Commentaire

Voulez-vous un exemple de ce qui est relaté dans l’article ? 
Prenons le dernier signalement le 17 juillet 2021 par le ministère de l’agriculture et de la alimentation en France, «Retrait et rappel de fuets (saucisses sèches espagnoles) contaminés par des salmonelles». Il est clairement indiqué :

45 cas de salmonelloses (dont 27 concernent des enfants), dont les souches partagent les mêmes caractéristiques génétiques, ont été identifiés entre le 24 juin et le 15 juillet par le Centre National de Référence des Salmonella.

Par ailleurs, ce type de produits a été fréquemment mis en cause en termes de rappels pour cause de présence de Salmonella. Mais cela n'a servi à rien ...On voit bien que ce cas, le rappel entre dans la catégorie signalement après l’épidémie ...

Avis aux lecteurs du blog

L’ancien site Internet du blog qui était hébergé par la revue PROCESS Alimentaire est de nouveau opérationnel avec ce lien https://amgar.blog.processalimentaire.com/

jeudi 3 juin 2021

La FDA lance un concours de développement d'outils de traçabilité pour les épidémies de maladies d'origine alimentaire

Voilà qui devrait intéresser la «start-up nation» chère à notre président ?

«La FDA lance un concours de développement d'outils de traçabilité pour les épidémies de maladies d'origine alimentaire», source CIDRAP News.

Dans un effort pour améliorer les outils de traçabilité utilisés pour identifier les origines des épidémies de maladies d'origine alimentaire, la FDA a annoncé un nouveau concours consistant à créer des moyens peu coûteux ou gratuits d'alerter les personnes des épidémies.

«Trop d'Américains souffrent de maladies d'origine alimentaire chaque année. Rendre l'approvisionnement alimentaire plus numérique et des aliments plus traçables accélérera la réponse aux épidémies et approfondira notre compréhension de leurs causes et de la manière de les empêcher de se reproduire», a déclaré le commissaire par intérim de la FDA, Janet Woodcock, dans un communiqué de presse de la FDA.

Le concours demande aux fournisseurs de solutions de technologie alimentaire, aux défenseurs de la santé publique, aux entrepreneurs et aux innovateurs de créer des outils d'information numériques qui alertent rapidement les utilisateurs sur la source de contamination des aliments.

Le concours est un objectif décrit dans le plan directeur de la FDA pour une nouvelle ère pour un plan de sécurité des aliments plus intelligent ou New Era of Smarter Food Safety Blueprint, publié pour la première fois l'été dernier.

La FDA acceptera les soumissions du 1er juin au 30 juillet et annoncera jusqu'à 12 gagnants sélectionnés par les juges du gouvernement fédéral. Les lauréats présenteront leurs idées lors d'un webinaire en septembre, mais attention, il n'y a pas d'argent à gagner.