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lundi 20 novembre 2023

Vers une éventuelle reprise du site de Nestlé à Caudry par Italpizza

Nestlé négocie avec Italpizza la vente de son usine de Caudry, à l’arrêt après le scandale sanitaire des pizzas Buitoni. Source L’Usine Nouvelle.

Nestlé est entré en négociation exclusive avec le numéro un des pizzas surgelées en Italie Italpizza pour lui céder son usine de Caudry, a-t-il annoncé lundi 13 novembre. En raison d’une chute des ventes depuis le scandale sanitaire qui mettait en cause les pizzas de la marque Buitoni, fabriquées sur place, en mars 2022, le site, actuellement à l’arrêt, cherchait un repreneur.

L’horizon se dégage enfin pour les salariés du site Nestlé de Caudry (Nord). Le géant de l’agroalimentaire a annoncé lundi 13 novembre être entré en «négociation exclusive» avec Italpizza en vue de lui céder son usine, où sont fabriqués des produits de la marque Buitoni mis en cause dans un scandale sanitaire en mars 2022. Une cinquantaine d’enfants avaient alors été hospitalisés en raison d’une intoxication alimentaire par la bactérie E. coli après avoir consommé des pizzas Buitoni surgelées de la gamme Fraîch'Up. Deux en sont morts.

Basée à Modène, en Italie, Italpizza, numéro un des pizzas surgelées dans le pays qui compte autour de 1 700 salariés, possède actuellement six usines en Europe qui «fournissent des clients dans 56 pays», d’après le groupe suisse. La reprise du site par cette entreprise pourrait permettre de «relancer une activité de production au travers d’un projet solide et pérenne avec des perspectives d’emploi et d’investissement sur le territoire», dit Nestlé dans un communiqué, en précisant que le projet pourrait être finalisé d'ici début 2024.

Le 30 mars 2023, soit quelques mois après la reprise de la production, Nestlé avait définitivement mis à l’arrêt son usine sous prétexte que les volumes de vente de ses produits avaient chuté. Il avait annoncé la recherche d'un repreneur pour ce site, et son éventuelle fermeture. Les syndicats avaient alors obtenu de la direction que les salaires de la centaine de salariés soient maintenus jusqu’à la fin de l’année 2023. D’après Les Echos, le ministre délégué chargé de l'Industrie Roland Lescure se rendra sur place à Caudry mardi 14 novembre pour annoncer officiellement la nouvelle aux salariés.

Effectivement, le ministre s’est rendu à Caudry le 14 novembre 2023, et il a déclaré, «Quarante salariés en 2024, l'avantage d'ITALPIZZA, c'est qu'ils ont besoin de produire très vite et donc ils vont produire dès 2024 des pizzas à Caudry, puis 70 en 2025 et à terme (2026 ou 2027) 140 salariés.

Bien entendu, les promesses d'un ministre n'engagent que ceux qui les écioutent ...

mercredi 17 mai 2023

Le Royaume-Uni signale deux cas de grippe aviaire chez des salariés avicoles

«Le Royaume-Uni signale deux cas de grippe aviaire H5 chez des salariés avicoles», source article de Lisa Schnirring paru le 16 mai 2023 dans CIDRAP News.

Le Royaume-Uni a déclaré que des tests de routine chez les salariés de la volaille qui ont été en contact avec des oiseaux infectés ont révélé la présence de la grippe aviaire H5 chez deux personnes asymptomatiques.

Dans un communiqué, la Health Security Agency (HSA) du Royaume-Uni a dit que les deux personnes dont les écouvillons étaient positifs avaient récemment travaillé dans un élevage en Angleterre qui avait une épidémie. Les deux personnes ont depuis été testées négatives.

Un cas reflète probablement une contamination environnementale
Le moment et l'exposition suggèrent que l'un des travailleurs a probablement eu une contamination du nez et de la gorge à partir de matières inhalées, bien qu'il ne soit pas clair si le deuxième résultat positif était dû à une contamination ou à une véritable infection. La HSA a déclaré qu'une enquête plus approfondie était en cours et que, par précaution, les responsables de la santé suivaient les contacts de ce patient.

Les responsables de la santé dans de nombreux pays surveillent régulièrement les salariés avicoles qui sont exposés à des épidémies de grippe aviaire. Les infections à H5N1 sont rares, mais on sait qu'elles surviennent chez des personnes qui ont des contacts prolongés avec des oiseaux malades. Cependant, des tests positifs de contamination, plutôt que d'infection, sont également connus pour se produire.

Une situation similaire s'est déroulée en Espagne et aux États-Unis
Par exemple, en février, des chercheurs espagnols ont détaillé des cas asymptomatiques chez deux travailleurs avicoles qui ont participé à une riposte à une épidémie dans un élevage de volailles. Bien que leurs prélèvements nasopharyngés initiaux aient été positifs, les tests de suivi ont révélé de faibles charges virales, une absence de symptômes et une sérologie négative, ce qui suggère que les résultats des tests étaient dus à une contamination environnementale et non à une maladie clinique. Les États-Unis ont signalé un cas similaire chez un individu qui a participé à une réponse à une épidémie dans un élevage de volailles au Colorado en 2022.

La HSA a déclaré que les travailleurs de la volaille sont invités à faire des prélèvements de leur nez et de leur gorge dans les 10 jours suivant l'exposition à la grippe aviaire. Dans certains cas, on leur demande de fournir un échantillon de sang pour voir si les agents de santé peuvent détecter des anticorps contre le virus.

Suivre de près les risques en cours
Susan Hopkins, médecin-chef de la HSA, a déclaré que les preuves actuelles suggèrent que le virus de la grippe aviaire qui infectent actuellement la volaille ne se propagent pas facilement aux humains. «Cependant, nous savons déjà que le virus peut se propager aux personnes suite à un contact étroit avec des oiseaux infectés et c'est pourquoi, grâce à des programmes de dépistage comme celui-ci, nous surveillons les personnes qui ont été exposées pour en savoir plus sur ce risque», a-t-elle déclaré.

Elle a ajouté qu'il n'y avait aucune preuve que la souche puisse se propager parmi les personnes, «mais nous savons que les virus évoluent tout le temps et nous restons vigilants pour toute preuve d'un risque changeant pour la population.»

lundi 3 avril 2023

Le numéro de mars 2023 de Vigil'Anses est paru !

Deux documents ont retenu mon attention,
L'exposition au psyllium : un risque nouveau chez les travailleurs de l'industrie agroalimentaire
Les produits sans gluten et végans peuvent intégrer de la poudre de psyllium comme additif. Si celui-ci est connu comme pouvant déclencher des manifestations allergiques chez les travailleurs de l’industrie pharmaceutique ou chez les professionnels de santé, de telles manifestations chez lestravailleurs du secteur agro-alimentaire sont méconnues. Or, un cas clinique a été décrit récemment dans la littérature et un cas français a été identifié par le réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P).

L’Anses a reçu trois nouveaux signalements d’intoxications chroniques de nourrisson à la vitamine D très vraisemblablement dus à un mésusage de compléments alimentaires commercialisés par la société Sundaynatural. Etant donné la sévérité des effets indésirables rapportés, l’Anses tient à nouveau à rappeler au grand public et aux professionnels de santé qu’il faut éviter de substituer la vitamine D sous forme de médicament par un complément alimentaire, dont la dose administrée par goutte ne correspondra pas forcément à celle prescrite.

dimanche 11 septembre 2022

Reportage sur l'usine Buitoni de Nestlé, toujours des questions, mais pas de réponse !

Dans ce que France Inter appelle une enquête diffusée le 10 septembre 2022, vous lirez ou écouterez à propos des «Pizzas Buitoni contaminées à l’E. Coli : les révélations des salariés».

Résumé
Six mois après le scandale, plusieurs salariés de l’usine Buitoni à Caudry mettent en cause des pratiques que Nestlé leur aurait imposées : la réduction du temps de nettoyage et l’utilisation d’une farine non pasteurisée.

Un autre article de la même radio traite des «Pizzas Buitoni contaminées : de nouveaux dysfonctionnements dénoncés par les salariés».

J’ai sélectionné quelques extraits ci-après, mais rien de bien nouveau ...

Le 1er avril dernier, un arrêté de la préfecture du Nord ordonne l’arrêt de la production «jusqu’à la remise en conformité avec la réglementation en matière d’hygiène».

Voici ci-dessous des extraits de l’arrêté préfectoral daté du 1er avril 2022 de la préfecture du Nord.
Réduire au minimum les temps qui ne sont pas consacrés à la production
L’enquête a néanmoins permis de révéler des défaillances dans la gestion de l’usine. Celles-ci avaient déjà été pointées par la DGCCRF dans trois rapports datant de 2012, 2014 et 2020 (comme l’a révélé le média d’investigation en ligne Disclose). On avait alors découvert la présence de moisissures, de rouille et de peintures écaillées dans l’usine, ainsi que des mites alimentaires sur la ligne de production des pizzas Fraîch’Up.

«En 2012, Nestlé a mis en place une nouvelle manière de gérer le site. On appelle ça la méthode Lean», explique Maryse Tréton de de la fédération CGT de l’agroalimentaire. L'objectif est de réduire au maximum tous les temps qui ne sont pas dédiés à la production. On réduit les temps de nettoyage et les temps de maintenance préventive pour faire de la production au maximum.»

Commentaire
Pourquoi faut-il faire des rapports si l'on n’agit pas ? La question ne sera pas posée à la DGCCRF, mais uniquement à la direction de Nestlé ...

«L’état général s’est dégradé»
Selon des salariés, les conséquences de cette réorganisation ne se font pas attendre : «Pour nous, ça voulait dire aller plus vite sur le nettoyage. Du coup, la priorité, c'était de nettoyer la ligne de production et les machines. Mais pas ce qu’il y avait autour, comme par exemple les murs et les plafonds. Ce n’était plus possible de tout faire.» Interrogée sur ce point, la direction de Nestlé France confirme que le temps de nettoyage est aujourd’hui de moins de 5 heures. Mais elle précise qu’elle fait effectuer «des prélèvements microbiologiques systématiques dans différentes zones stratégiques du site». Voir aussi cet article du blog.

Cette réduction du temps de nettoyage aurait eu d’autres conséquences. Selon les salariés que la Cellule investigation de Radio France a rencontrés, certaines zones de l'usine qui étaient nettoyées au moins une fois par an avant 2015, ne le seraient plus. «Avant, explique l’un d'eux, on fermait l’usine trois semaines au mois d’août. Pendant ce temps, l’entreprise de nettoyage qui avait un contrat avec l’usine pouvait faire du nettoyage de fond. Depuis, Nestlé ne veut arrêter l’usine qu'une seule semaine en été. Donc, l’état général s’est dégradé.»

27 degrés à cause de la climatisation bouchée
Dans l’atelier de boulangerie où est fabriquée la pâte des pizzas Fraîch’Up, «avant 2015, les gaines de la climatisation étaient nettoyées tous les six mois-un an, explique un salarié. Maintenant, ce n’est plus fait et ça se bouche. Quand il fait 40 degrés dehors, comme il y a de la tôle sur les toits, la température monte très haut dans l’atelier, il fait très chaud, ça peut monter jusqu’à 27 degrés.»
Interrogée précisément sur ce point, la direction de Nestlé France n’a pas répondu.

Des silos à farine non nettoyés depuis sept ans
La salubrité d’autres zones de l’usine laissait apparemment à désirer. Il s’agit des silos, ces quatre tours géantes de l’usine très visibles de loin, et qui stockent chacune 25 tonnes de farine. «Avant, ils étaient nettoyés une fois par an, au mois d’août pendant la fermeture de l’usine. Depuis 2015, ils ne l’ont plus été à ma connaissance», affirme un salarié. Or, selon le Guide européen des bonnes pratiques d’hygiène pour l’entreposage des céréales que nous avons consulté, il faudrait nettoyer les lieux de stockage au moins une fois par an.

Un changement de farine qui pose question
La piste d’une contamination à l’intérieur de l’usine est l’une des hypothèses avancées par les scientifiques, mais elle n’est pas la seule. Il n'est pas exclu que la farine ait pu être contaminée avant d'être livrée à l’usine. Cette éventualité a été avancée par Christophe Cornu, le PDG de Nestlé France, dans une interview au Figaro en juillet dernier.

Pour parer à cette éventualité, il existe un type de farine traitée thermiquement, c’est-à-dire chauffée pour tuer les bactéries. Elle est régulièrement employée pour la fabrication de pâtes crues, plus propice à la présence de bactéries. Et Buitoni, selon des salariés, utilisait ce type de farine jusqu’en 2021 pour fabriquer la pâte de sa gamme Fraîch’Up. Mais ils affirment qu’après cette date, c’est une autre farine non traitée thermiquement qui aurait été utilisée.

«Début 2021, il y a eu changement de farine alors que ça faisait 20 ans qu'on faisait la Fraîch’Up avec la même, nous a-t-on affirmé. On n'avait jamais eu de problème avec cette farine pasteurisée. Et on nous a dit : maintenant vous allez utiliser une pâte classique qui n'est pas pasteurisée. On n’a pas compris pourquoi.» Interrogée sur ce point, la direction de Nestlé nous a confirmé qu’elle avait changé la recette des pizzas Fraîch’Up, mais sans donner de précisions sur la nature de la farine qu’elle utilise désormais.

L’article cite «Une alerte, déjà chez Nestlé, aux Etats-Unis en 2009», c’était un peu plus qu’un alerte, mais sur cette affaire, le blog vous en avait largement parlé en son temps. Voir aussi tous les articles parus sur le sujet dans Food Safety News.

En 2009, la pâte à cookies préemballée de Nestlé Toll House a rendu malade 72 personnes dans 30 États contaminée par E. coli O157:H7, et 35 de ces personnes ont été admises à l'hôpital, dont quelques-unes avec une maladie grave.

En janvier 2010, Nestlé a identifié la présence de E. coli O157 dans sa pâte à cookies avant que cela n’atteigne des consommateurs.
Le communiqué de presse de Nestlé indiquait : «le produit actuellement sur les étagères des magasins affichant l'autocollant Nouveau lot» n'est pas affecté et aucun produit n'est rappelé.» Un changement que Nestlé prévoit d'apporter est de traiter thermiquement toute la farine utilisée dans la pâte à biscuits Toll House . Ce procédé, que Nestlé a commencé à utiliser mercredi, entraînera une suspension temporaire de la production. Cependant, la production avec le nouvel ingrédient débutera la semaine du 25 janvier et le produit apparaîtra sur les tablettes des épiceries début mars 2021.»

Si l’on remonte un peu plus loin, le CDC avait mis en cause de la farine en 2016 où 63 personnes dans plusieurs Etats avaient été rendues malades.

A cette occasion, le CDC avait indiqué,
Cette épidémie rappelle qu'il n'est pas sûr de goûter ou de manger de la pâte ou de la pâte crue, qu'elle soit faite de farine rappelée ou de toute autre farine. La farine ou d'autres ingrédients utilisés pour faire de la pâte crue ou de la pâte à frire peuvent être contaminés par des STEC et d'autres germes qui peuvent rendre les gens malades.

Plus récemment, le blog avait synthétisé certaines pistes dans Quelques éléments sur une ‘possible’ contamination de la pâte de pizzas.

 Enfin, on rappelera une fois de plus cette BD de 1993 !

Source de l’image en haut à droite.

Complément
On lira aussi «Scandale sanitaire : Nestlé défend le nettoyage de l’usine Buitoni de Caudry», source France 3 Hauts de France du 11 septembre.

Le nettoyage du site confié à une entreprise extérieure
Nestlé ne conteste pas l’évolution de la durée consacrée au nettoyage de site. Le groupe affirme que le temps effectif consacré au nettoyage n'a pas varié. Avant 2015, un prestataire extérieur était chargé du nettoyage, effectué entre 23h et 5h, avec une équipe de cinq personnes. Depuis l'internalisation, ce sont au moins dix personnes qui sont affectées au nettoyage, sur une durée inférieure, a-t-on expliqué.

«À l'issue de chaque cycle de production, les lignes sont intégralement arrêtées et nettoyées suivant un processus strict d'une durée de 4h45, comprenant une phase de nettoyage, puis de désinfection et enfin un rinçage à l'eau dont l'efficacité est contrôlée par des prélèvements microbiologiques systématiques dans différentes zones stratégiques du site», a déclaré à l'AFP un porte-parole du groupe.

Selon La Voix du Nord du 10 septembre, «Affaire Buitoni: l’usine de Caudry rouvrira-t-elle mi-novembre?»

Alors que de nouvelles révélations de salariés témoignent de dysfonctionnements sur l’entretien du site, un accord d’entreprise daté du 18 août fixe à la semaine 46 l’objectif de réouverture de l’usine Buitoni de Caudry.

Enfin, une curiosité de la part de l’avocat d'une quinzaine de plaignants,

Me Richard Legrand s'est rendu à Caudry le 10 septembre, récupérer, avec une glacière, deux pizzas surgelées. Potentiellement contaminées, il va les faire analyser. Si de nouvelles souches ou de nouvelles bactéries sont identifiées, le nombre de plaignants pourrait augmenter considérablement.

Contacté mi-mai par un habitant d'une commune proche de Caudry qui avait acheté deux pizzas de la gamme Fraîch Up, quelques jours avant le 18 mars, date du retrait de ces pizzas des étals des supermarchés, l'avocat Richard Legrand a décidé de venir, glacière à la main, les chercher et de faire réaliser des analyses sur ces pizzas.

Me Legrand a d'abord proposé de les mettre à disposition de la justice. Sans réponse du juge, il va donc les faire analyser lui-même cette semaine.

C’est bien connu la justice est aveugle, et s'il y a de nouvelles souches ou de nouvelles bactéries, il y aura de nouveaux plaignants, pardon, de nouveaux clients ...

Complément
Bill Marler, l’avocat bien connu en sécurité des aliments, indique dans un article paru dans le Marler Blog, «Damn, if this report is true (and translated correctly) Nestlé France has a serious problem» (Mince, si ce que dit cet article est vrai (et traduit correctement) Nestlé France a un sérieux problème).

L’article auquel Bill Marler fait référence à pour titre, «Buitoni affair: new testimonies overwhelm management» (Affaire Buitoni : de nouveaux témoignages accablent la direction) qui rend compte de l’article de France Inter, dont le blog vous a narré l’essentiel dans Reportage sur l'usine Buitoni de Nestlé, toujours des questions, mais de réponse !

samedi 30 octobre 2021

Etats-Unis: Les cas d'infection et les décès liés coronavirus chez les salariés des entreprises de viande ont été près de trois fois plus élevés que ceux signalés

«Les cas de COVID-19 chez les salariés des entreprises de viande ont été beaucoup plus élevés que ceux signalés, selon un Comité du Congrès aléricain», source CIDRAP News.

L'examen par un comité du Congrès des documents des cinq des plus grandes entreprises de conditionnement de viande du pays a révélé qu'au moins 59 000 salariés du conditionnement de viande ont contracté COVID-19 et 269 sont décédés au cours de la première année de la pandémie, soit près du triple des 22 700 cas précédemment estimés pour les cinq entreprises par le Food and Environment Reporting Network.

Le rapport est basé sur des documents de JBS, Tyson Foods, Smithfield Foods, Cargill et National Beef. Ensemble, les entreprises contrôlent plus de 80% du marché du bœuf et plus de 60% du marché du porc.

Les 59 000 cas peuvent même être un sous-dénombrement. «Parce que les données pour Smithfield, Tyson et National Beef peuvent exclure les tests positifs pour le coronavirus des centres de tests communautaires ou d'autres prestataires de santé, il est probable que le taux réel d'infections à coronavirus parmi les employsés de ces entreprises était encore plus élevé que ne le reflètent les données de ces entreprises», dit le rapport.

Plusieurs des documents partagés avec le comité offraient de nouvelles informations sur les conditions de travail dangereuses, notamment des masques saturés de sueur et des cloisons en plastique fragiles entre les employés.

Le rapport du comité comprenait plusieurs exemples d'usines de conditionnement de viande comme point chaud, y compris une usine de Tyson à Amarillo, Texas, où 49,8% des employés ont contracté le virus et cinq personnes sont décédées. Parmi les autres points chauds, citons une usine de JBS à Hyrum, Utah, où 54 % de la main-d'œuvre a contracté le virus, et l'usine de National Beef à Tama, Iowa, où 44% des employés ont contracté le virus.

Remarque. A ma connaissance, il n’y a pas eu de publication d’un tel rapport en France ou au sein de l’UE.


Aux lecteurs du blog
Grâce à la revue PROCESS Alimentaire, vous n'avez plus accès aux 10 052 articles initialement publiés par mes soins de 2009 à 2017 sur le lien suivanthttp://amgar.blog.processalimentaire.com/. Triste histoire de sous ...

mercredi 11 août 2021

La Global Harmonization Initiative aide les personnes qui signalent des problèmes de sécurité des aliments de manière anonyme

«La GHI aide les personnes à signaler des problèmes de sécurité des aliments de manière anonyme», source Food Safety News.

La Global Harmonization Initiative (GHI) a créé un espace permettant aux lanceurs d’alerte de signaler des incidents liés à la sécurité des aliments.

Le réseau international de scientifiques à but non lucratif a déclaré que la plate-forme anonyme était destinée à toute personne travaillant dans l'industrie agroalimentaire et préoccupée par la sécurité sanitaire d'un produit ou d'un processus dans une entreprise. Il est actuellement disponible qu'en anglais mais d'autres langues sont prévues.

Parfois, des aliments sont produits, par accident ou volontairement, qui ne répondent pas aux normes de sécurité sanitaires requises. La GHI a déclaré qu'il s'agissait d'une préoccupation sérieuse et que le groupe aimerait aider à prévenir.

Les problèmes de sécurité des aliments peuvent être dus à des pratiques négligentes telles que le non-respect des procédures ou l'absence de processus corrects en place. Les activités frauduleuses délibérées comprennent l'utilisation d'ingrédients de qualité inférieure ou interdits pour augmenter les profits, ce qui présente un risque de nuire aux consommateurs.

Des programmes nationaux officiels de lanceurs d’alerte existent dans certains pays, mais ils varient dans le niveau de protection qu'ils peuvent offrir aux personnes. La Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments (FSMA) aux Etats-Unis vise à garantir que les salariés peuvent divulguer leurs problèmes de sécurité des aliments sans crainte de représailles de la part de leurs employeurs. Les plaintes peuvent être déposées auprès de l'Administration de la sécurité et de la santé au travail (Occupational Safety and Health Administration ou OSHA).

En 2019, l'Union européenne a adopté la directive sur la protection des lanceurs d’alerte, à laquelle les entreprises de 250 salariés ou plus doivent se conformer d'ici le 17 décembre 2021.

Échelle du problème

Huub Lelieveld, président de la GHI, a déclaré que des mesures de protection de la vie privée sur Internet ont été prises pour garantir son anonymat.

«En remplissant le rapport en ligne, il est également fréquemment rappelé au journaliste de ne rien révéler qui permettrait de s'identifier», a-t-il déclaré.

«Partout dans le monde, la plupart des salariés de l'industrie alimentaire n'osent pas rapporter des informations sur les problèmes de sécurité sanitaire à l'extérieur en raison des conséquences si leur employeur découvre qui ils sont. Certains salariés suivent leur conscience et la conséquence est que, tout en préservant les personnes, ils perdent souvent leur emploi et peuvent éventuellement subir des conséquences pires. C'est encore le sort de nombreux lanceurs d'alerte.

Les problèmes de sécurité des aliments constituent une menace pour la santé publique et peuvent nuire aux consommateurs. Le signalement des incidents de sécurité des aliments est en augmentation en raison principalement de l'amélioration des systèmes de surveillance et de signalement. Les consommateurs et les personnes travaillant dans la fabrication, la transformation et la fourniture d'aliments et de boissons sont également de plus en plus sensibilisés.

La GHI a déclaré que les incidents signalés en matière de sécurité des aliments ne sont que la pointe de l'iceberg, de nombreux problèmes non signalés se produisant chaque jour dans des pays du monde entier.

Tous les rapports d'incident que la GHI reçoit seront évalués par une équipe d'experts en sécurité des aliments. Pour les personnes jugées gravement en raison du préjudice qu'elles pourraient causer aux consommateurs, la GHI informera les autorités du pays concerné et leur demandera d'enquêter. Les faits soumis seront vérifiés pour s'assurer que le rapport est réel et ne vise pas à se venger ou à plaisanter.

Le formulaire suppose que le lanceur d’alerte a des raisons de ne pas signaler l'incident de sécurité des aliments en interne ou l'a fait sans qu'aucune mesure n'ait été prise.

dimanche 4 juillet 2021

Royaume-Uni: Un sondage révèle une plus grande sensibilisation au nettoyage depuis la pandémie de COVID-19

«Un sondage révèle une plus grande sensibilisation au nettoyage depuis la pandémie de COVID-19», source Food Safety News.

Un sondage au Royaume-Uni a révélé que les personnes sont plus conscients de la propreté en raison de la pandémie liée au coronavirus, mais il y a encore place à l'amélioration.

Harrison Wipes voulait comprendre dans quelle mesure les attitudes envers le nettoyage ont changé dans le public britannique et à quoi ressemblera la situation après la COVID-19. En mai, la société a interrogé 359 personnes au Royaume-Uni en ligne en association avec Toluna.

Qu'il s'agisse de porter des masques ou de se laver les mains plus régulièrement, le grand public est désormais beaucoup plus attentif à la propreté qu'il ne l'a jamais été, selon Harrison Wipes. L’entreprise a dit qu’un élément des procédures COVID-19 qui devrait rester est la sensibilisation des gens aux pratiques de nettoyage et à l’importance de la façon dont ils nettoient.

Au total, 82% des personnes interrogées étaient plus conscientes de la façon dont elles nettoyaient depuis le début de la pandémie.

Pour la plupart des gens, l'attitude générale envers le nettoyage a changé au cours des 12 derniers mois avec un intérêt accru pour les publicités, les recommandations et une discussion plus visible sur le sujet.

La majorité des personnes interrogées se demandaient pourquoi le nettoyage est important pour eux non seulement en tant qu'habitude d'hygiène, mais en tant que mesure proactive contre les risques. Ils comprennent que tous les produits n'agissent pas de la même manière ou n'ont pas le même effet; il est donc plus vital d'avoir la bonne solution pour ce travail que de nettoyer pour le simple plaisir de nettoyer.

Bonne conscience du nettoyage

Dans l'ensemble, 91% des personnes sont plus conscientes des mesures de nettoyage dans les espaces publics telles que les postes de désinfectant pour les mains ou le personnel essuyant les surfaces avec un désinfectant.

Au total, 75 % des personnes interrogées ont déclaré qu'elles se sentiraient plus à l'aise et confiantes dans l'application des mesures de prévention de la COVID-19 s'ils pouvaient voir des preuves visibles du nettoyage.

Le sondage a révélé que 73 % de ceux qui travaillent à l'extérieur de leur domicile ont assumé des responsabilités de nettoyage supplémentaires sur leur lieu de travail. Plus de la moitié se sont vu confier le nettoyage et la désinfection de leur propre espace de travail, un quart a été chargé de désinfecter un espace de travail partagé et 17% ont été invités à désinfecter une zone où le grand public peut se trouver.

Un nouvel employé de nettoyage sur cinq n'avait reçu que peu ou pas de conseils de la part des employeurs sur la façon de nettoyer efficacement. Cela indique que les entreprises ne font toujours pas assez pour protéger ceux qui relèvent de leur devoir de diligence.

Stephen Harrison, directeur général d’Harrison Wipes, a dit: «Avec les résultats de notre sondage, il est clair que bien que les gens soient plus conscients des problèmes de propreté, la pratique réelle du nettoyage et la connaissance des produits qui conviennent le mieux à leur situation ne sont toujours pas là. il doit l'être. Nous visons à être le lien entre cette prise de conscience et ces connaissances.»

NB : Le rapport est obtenu après avoir rempli une fiche d’information.

mercredi 9 juin 2021

Efficacité de la formation des salariés de la restauration pendant la pandémie de Covid-19

Contrairement à ce que certains auaient pu penser, il a été possible d'avoir une «Efficacité de la formation des salariés de la restauration pendant la pandémie de Covid-19», source Doug Powell du barfblog.

Le titre de l’étude parue dans Food Science & Nutrition est le suivant «Une étude quasi expérimentale sur l'effet de la formation en santé et sécurité des aliments chez des manipulateurs d'aliments de restaurant pendant la pandémie de COVID-19».

La restauration est devenue une industrie dynamique et en constante croissance. Ainsi, la sécurité des aliments doit être une priorité pour ces établissements, surtout pendant la pandémie de COVID-19. Le but de cette étude était de déterminer l'effet de la formation sur les connaissances, l'attitude et les pratiques auto-déclarées (CAP pour connaissances, attitudes et pratiques) en matière de santé et de sécurité des aliments de manipulateurs d'aliments dans des restaurants pendant la pandémie de COVID-19.

Cette étude quasi-expérimentale a été menée chez 159 restaurateurs à Téhéran, Iran. La formation a été développée sur la base des dernières directives mondiales. Les CAP des sujets ont été mesurés avant et après la formation. Le test exact de Fisher, le test t pour échantillons appariés et l'analyse de variance sur mesures répétées ont été utilisés pour l'analyse statistique. L'analyse des données a été effectuée à l'aide du logiciel IBM_SPSS. Les scores totaux de connaissances des participants étaient faibles (17,6%), modérés (35,2 %) et bons (47,2 %) avant la formation, qui sont passés à 5% (faibles), 23,9 % (modérés) et 71,1 % (bons) après formation. Les scores totaux d'attitude avant la formation étaient respectivement, de 0,6, 77,4, 18,2 et 3,8%, qui ont été changés en 0% (fortement négatif), 49,1% (négatif), 33,3 % (positif) et 17,6 % (fortement positif). De plus, les scores de pratiques autodéclarés des participants avant la formation étaient de respectivement, de 1,3, 56 et 42,7, qui ont été modifiés à 0% (faible), 26,4% (acceptable) et 73,6% (souhaitable) après l'intervention. Les résultats du test t apparié ont montré une augmentation statistiquement significative de tous les scores. L'interaction de la formation avec l'âge et l'éducation était statistiquement significative pour augmenter les scores de connaissance et d'attitude des participants par l'analyse de variance sur mesures répétées.

L'amélioration des CAP des manipulateurs d'aliments par une formation à la santé et à la sécurité des aliments peut améliorer le statut des restaurants et minimiser l'épidémie de maladies pandémiques, y compris la COVID-19, qui est une étape efficace pour la santé communautaire. Ainsi, il est urgent que les décideurs politiques conçoivent un système en ligne de formation continue en matière de sécurité sanitaire des aliments pour les manipulateurs d'aliments.