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lundi 29 juin 2026

Le nettoyage est l’'étape cruciale de la réduction microbienne

Si vous n’avez pas encore intégré le fait que le nettoyage est la clé de voûte de l’hygiène dans votre entreprise, c’est le moment de le faire, c'est important ! Le texte ci-après a été traduit et adapté par mes soins -aa.

« Le nettoyage est l’'étape cruciale de la réduction microbienne », source article de Neil Bogart et Abby Snyder paru dans Food Safety Magazine.

Dans la plupart des cas, le nettoyage est plus efficace que la désinfection pour réduire la contamination microbienne.

Les désinfectants sont souvent présentés comme « la solution miracle » en matière de désinfection, car ils sont spécifiquement appliqués pour détruire les micro-organismes présents sur les surfaces. Cette vision pourrait laisser penser que la désinfection offre la meilleure réponse en matière de sécurité des aliments. Or, ce n'est souvent pas le cas ; la réduction microbienne la plus significative est généralement obtenue lors du nettoyage.

Cette distinction est loin d'être anodine. Une conception erronée de la manière dont les activités de désinfection garantissent la maîtrise microbienne entraîne une mauvaise utilisation des ressources, des efforts de formation et de validation inefficaces, ainsi que des exigences réglementaires. Dans cet article, nous soulignons l'importance des activités de nettoyage dans le cadre des procédures opérationnelles standard en matière d'hygiène (Sanitation Standard Operating Procedures ou SSOPs)

Composantes des procédures de nettoyage-désinfection

Les activités de nettoyage et de désinfection, qu'elles soient sèches ou humides, suivent généralement une séquence structurée de procédures décrites sous le nom de « sept étapes du nettoyage-désinfection » (d’autres articles parlent de cinq étapes, etc.). Des procédures spécifiques à chaque établissement sont documentées dans les SSOPs. Bien que les procédures varient d'un établissement à l'autre, les procédures opérationnelles normalisées de nettoyage-désinfection comprennent en général l’étape de nettoyage de la ligne, l'inspection et l'application d'un désinfectant. Ces activités contribuent à atteindre les multiples objectifs de du nettoyage-désinfection : enlèvement des résidus alimentaires, prévention de la contamination croisée par des allergènes, réduction du transfert de colorants et d'arômes, réduction de la charge microbienne et prévention de la contamination croisée par des agents pathogènes.

Dans le cadre d'un nettoyage-désinfection humide conventionnel, les sept étapes comprennent généralement un pré-rinçage, l'application d'un détergent, une action mécanique (comme le brossage) et un rinçage final avant inspection et la désinfection, suivie d’un rinçage et séchage. L'eau joue un rôle central : elle agit comme force physique pour déloger les résidus, comme vecteur pour les détergents et les désinfectants, et comme milieu de transport pour l'évacuation des résidus.

Les mêmes étapes générales sont utilisées dans un nettoyage-désinfection à sec, mais leur mise en œuvre diffère considérablement lorsque l'eau est exclue du processus. Le nettoyage physique à sec est généralement effectué par balayage, grattage et aspiration. De nombreuses procédures opérationnelles standard en matière d'hygiène pour les environnements secs n'incluent pas l'application d'un désinfectant. Cependant, certains établissements ont recours à une application maîtrisée de désinfectants, généralement par traitement localisé. Les désinfectants utilisés sont formulés pour s'évaporer rapidement afin d'éviter l'introduction d'eau dans les environnements à faible humidité.

Il est certain que le nettoyage vise à enlever (éliminer, si possible?) les résidus alimentaires, tandis que la désinfection a pour but de détruire les micro-organismes. Cependant, ces définitions ne rendent pas pleinement compte de ce qui se passe réellement à chaque étape. Le nettoyage ne se contente pas d'enlever les souillures, il réduit également la charge microbienne présente sur les matériaux. En se concentrant uniquement sur l'enlèvement des souillures, ces définitions ont peut-être involontairement contribué à l'idée fausse que la désinfection est la principale (voire la seule) étape de réduction microbienne.

Dans la plupart des cas, une réduction plus importante de la charge microbienne résulte du nettoyage, qu'il s'agisse de méthodes de nettoyage-désinfection humides ou sèches. Par conséquent, l'étape de désinfection peut inactiver certains microbes restants après un nettoyage efficace. Toutefois, la désinfection n'est qu'une intervention secondaire venant s'ajouter à une étape de nettoyage bien réalisée. Ainsi, une modification de la description du nettoyage ci-dessus consisterait à ajouter la précision suivante : les techniques de nettoyage enlèvent les souillures, notamment les résidus alimentaires, la saleté, la graisse ou autres matières indésirables (tels que les micro-organismes), des surfaces en contact avec les aliments. Cette description permet de clarifier le rôle du nettoyage dans la sécurité des aliments, au lieu de le réduire à un simple enlèvement des souillures.

A la suite d’un nettoyage, la désinfection se réalise sur des surfaces propres.

Le nettoyage est la première étape de la réduction microbienne

Les activités de nettoyage peuvent réduire considérablement la charge microbienne sur les surfaces. La réduction microbienne lors du nettoyage physique s'effectue par l'action mécanique du frottement, du brossage ou par la dynamique des fluides ou des poudres. En cas de nettoyage humide, la chimie des détergents, qui dissout les souillures, contribue également au nettoyage.

Des menées à ce jour, bien que limitées, montrent que le nettoyage peut entraîner des réductions logarithmiques significatives de la charge microbienne sur les surfaces. Par exemple, une étude modélisant les interventions de nettoyage à sec sur du lait contaminé sur des lignes de traitement de poudres a démontré que les étapes d'élimination physique permettent une réduction microbienne significative (1). Des études empiriques sur le nettoyage à sec ont également montré qu'une réduction importante de Salmonella (jusqu'à 5 log) (2). Des résultats similaires ont été observés lors du nettoyage par voie humide, notamment pour le nettoyage et la désinfection des bacs de produits (3). Quel que soit le système, le nettoyage seul a permis d'obtenir une réduction microbienne significative.

Cela semble intuitif. Peut-on vraiment croire que la charge microbienne d'une surface reste inchangée après le nettoyage ? Bien sûr que non. Dans de nombreux programmes de nettoyage-désinfection, les étapes de nettoyage représentent à elles seules la majeure partie de la réduction microbienne totale du processus, les agents désinfectants apportant une réduction supplémentaire une fois les surfaces déjà propres. Sur le plan mécanique, cette réduction s'explique par le fait que, dans les environnements alimentaires, les microbes se présentent rarement sous forme de cellules libres et exposées. Ils sont souvent associés à des résidus alimentaires adhérant aux surfaces ; ces résidus peuvent ancrer les micro-organismes et limiter leur exposition aux agents chimiques. Le nettoyage rompt ces associations grâce à des forces physiques. Le brossage et le frottage exercent des forces de cisaillement et d'abrasion qui détachent les cellules et désagrègent les matrices de souillures. Dans le nettoyage par voie humide, les jets d'eau et de détergent génèrent un cisaillement localisé sur les surfaces. Dans les systèmes à sec, le balayage, l'aspiration, la projection de sel ou de glace carbonique permettent également de déloger et d'enlever les souillures et les micro-organismes. Les produits chimiques peuvent renforcer ce processus en perturbant l'adhérence et en empêchant la redéposition. Ces mécanismes physiques ne se contentent pas de préparer la surface à la désinfection. Le nettoyage physique peut enlever une part importante de la charge microbienne. Au moment où l'agent désinfectant est appliqué, une grande partie de la charge microbienne a déjà été éliminée.

Les désinfectants ont des limites en conditions réelles

Les désinfectants présentent des avantages, mais ils ne sont pas miraculeux. Espérer qu'un nouveau produit chimique résoudra le problème de la contamination croisée environnementale est une approche peu susceptible de réussir. L'idée qu'une simple pulvérisation ou un traitement gazeux puisse réduire significativement la charge microbienne dans des niches environnementales complexes détourne l'attention de stratégies plus efficaces, axées sur la qualité du nettoyage. En pratique, les caractéristiques qui rendent les surfaces difficiles à nettoyer, telles que les fissures, les anfractuosités, les soudures irrégulières, les joints, ainsi que l'accumulation de souillures et de résidus, limitent également la capacité des désinfectants à atteindre les microbes et à agir sur eux. Les idées fausses concernant l'efficacité des désinfectants sont souvent renforcées par la manière dont ils sont étudiés. Les études sur les désinfectants conduites en laboratoire fournissent des informations utiles pour déterminer si un désinfectant peut inactiver des micro-organismes dans des conditions maîtrisées, mais elles ne permettent pas d'estimer de manière fiable l'efficacité de ces traitements en production. Les études réalisées en laboratoire sur des coupons où des surfaces planes en acier inoxydable sont inoculées puis traitées de manière uniforme, offrent des conditions très favorables à l'inactivation microbienne. Ces systèmes d'essai maximisent le contact entre le désinfectant et les cellules, ce qui se traduit souvent par des réductions logarithmiques importantes et constantes, difficilement transposables à une utilisation en conditions réelles. Lorsque les conditions d'essai se rapprochent davantage de la réalité du terrain, l'efficacité des désinfectants devient plus variable et généralement moindre. Les études à l'échelle pilote introduisent des facteurs tels que la complexité des surfaces, une répartition hétérogène du désinfectant et des méthodes d'application plus réalistes, autant d'éléments qui réduisent le contact entre le désinfectant et les organismes cibles. Par exemple, des travaux récents sur la réduction de Listeria ont montré que la méthode d'application influait considérablement sur l'efficacité du désinfectant, même lorsque le même produit chimique était utilisé. Ces résultats soulignent que l'efficacité d'un désinfectant ne dépend pas uniquement de la substance chimique elle-même, mais aussi de l'environnement physique dans lequel elle est appliquée. Se fier outre mesure aux données d'efficacité obtenues dans des conditions de laboratoire idéales peut conduire à un excès de confiance et à des stratégies de maîtrise non optimales. En pratique, plusieurs contraintes limitent la capacité d'un désinfectant à atteindre les niveaux de réduction microbienne souvent observés dans des conditions expérimentales idéales. Les résidus organiques peuvent neutraliser les principes actifs, réduisant ainsi leur efficacité avant même qu'ils n'atteignent les micro-organismes cibles.

La géométrie des équipements empêche souvent un contact adéquat entre la surface et le désinfectant. Le temps de contact (ou temps de séjour) peut être relativement court, en particulier sur les surfaces bien drainées ou difficilement accessibles. La couverture peut également être irrégulière, car l'état de la surface, notamment la présence de piqûres de corrosion, de soudures de mauvaise qualité ou de microfissures, peut encore réduire l'efficacité du traitement. La complexité de la géométrie des équipements figure au premier rang de ces contraintes. Les zones les plus difficiles à nettoyer sont également les plus difficiles à désinfecter. Si des souillures et des cellules microbiennes restent physiquement logées dans une niche, l'application d'un désinfectant sur la surface ne pourra pas compenser un nettoyage inadéquat. Une intervention mécanique est généralement nécessaire pour enlever la contamination présente dans ces zones. Ce principe n'a pas été indiqué dans un précédent article : les endroits difficiles à nettoyer sont intrinsèquement difficiles à désinfecter.

Autrement dit, si les micro-organismes ne peuvent être physiquement enlevés lors du nettoyage, la désinfection n’apportera probablement qu’un bénéfice marginal. Inversement, lorsque les cellules sont efficacement enlevées par le nettoyage, la charge microbienne restante est déjà faible, et la désinfection ne contribue que de façon marginale. Dans les deux cas, l’efficacité du nettoyage est le facteur déterminant de la maîtrise de la contamination microbienne.

Reconnaître le rôle central du nettoyage est essentiel afin que des efforts et des ressources appropriés soient établis pour le nettoyage-désinfection. Lorsque les équipes supposent que les désinfectants sont responsables de la majeure partie de la réduction microbienne, elles peuvent trop s’appuyer sur les interventions chimiques, se relâcher dans leur exécution et sous-investir dans la formation aux techniques de nettoyage efficaces. Cet état d’esprit peut également conduire à une évaluation insuffisante des performances de nettoyage et à une sous-estimation de l’importance d’une conception hygiénique des équipements et de l’enlèvement des gîtes de prolifération.

Un changement de mentalité

Si le nettoyage est si crucial, pourquoi la désinfection retient-elle souvent toute l’attention ? Cette perception s'explique en partie par la manière dont le nettoyage-désinfection a été historiquement conçu. Le nettoyage est généralement décrit comme l'enlèvement des souillures alimentaires, tandis que la désinfection est explicitement définie comme l'étape visant à réduire ou à détruire les micro-organismes. Cette conception attribue implicitement la maîtrise de la contamination microbienne à la seule désinfection, négligeant la réduction microbienne substantielle qui se produit lors du nettoyage. De ce fait, le nettoyage est souvent perçu comme une étape préparatoire, tandis que la désinfection est considérée comme l'étape principale de la maîtrise de la contamination microbienne

Cette idée fausse est renforcée par la manière dont l'efficacité des désinfectants est étudiée. Les désinfectants sont systématiquement évalués quant à leur létalité microbienne dans des conditions définies, produisant des résultats clairs et quantifiables tels que des réductions logarithmiques. En revanche, l'efficacité du nettoyage physique est plus difficile à caractériser. Elle dépend de facteurs tels que la conception de l'équipement, l'accessibilité, l'action mécanique et la technique de l'opérateur, autant d'éléments qui introduisent une variabilité. Parce qu'il est plus difficile à mesurer et à standardiser, le nettoyage a reçu comparativement moins d'attention dans la recherche et la validation, bien qu'il soit souvent l'étape qui contribue le plus à la réduction microbienne.

Nous devrions considérer le nettoyage comme le fondement de la maîtrise de la contamination microbienne . Une approche pratique pour faire évoluer les mentalités consiste à évaluer plus rigoureusement l'efficacité du nettoyage en conditions réelles. De nombreux établissements effectuent déjà des inspections visuelles et prélèvent des échantillons, à l’aide de tests ATP ou des indicateurs d'hygiène microbiologique, après nettoyage et avant la désinfection. Cette pratique est précieuse car elle isole la performance de l'étape de nettoyage, permettant aux équipes d'évaluer l'efficacité de l'enlèvement des souillures et des micro-organismes associés, sans l'influence perturbatrice de l'application de désinfectant.

Plus généralement, bien que des efforts considérables aient été consacrés à l'étude de l'efficacité des désinfectants, l'élimination physique des micro-organismes lors du nettoyage reste relativement peu étudiée. Cela représente une lacune importante. Si le nettoyage est responsable d'une grande partie de la réduction microbienne en pratique, il devrait être étudié et validé avec la même rigueur que l'utilisation des désinfectants. Une question pertinente que les responsables de l'hygiène devraient se poser est de savoir si leurs processus de nettoyage sont compris, mesurés et validés au même titre que leurs étapes de désinfection.

Les établissements devraient également investir dans le renforcement de leurs programmes de nettoyage physique. Cela inclut la formation du personnel à reconnaître les signes visuels d'un nettoyage insuffisant, l'amélioration de l'accessibilité des équipements par leur démontage ou leur conception hygiénique, et la standardisation des procédures de nettoyage pour garantir leur uniformité.

Et maintenant ?

Avec le recul, le rôle du nettoyage dans la réduction microbienne paraît évident, mais ce simple changement de mentalité peut induire un changement de comportement. De nombreuses étapes de nettoyage sont manuelles ; il est donc essentiel que les employés comprennent que le nettoyage est une étape de la maîtrise de la contamination microbienne et non une simple tâche ménagère. La réduction des sites de prolifération microbienne devient un objectif pour les équipes pluridisciplinaires (par exemple, ingénierie/maintenance, sécurité et qualité des aliments, nettoyage-désinfection). Les désinfectants seront appliqués avec des attentes réalistes.

Il ne s'agit pas d'un argument contre la désinfection, mais plutôt de la replacer dans son contexte. Le nettoyage est la base du nettoyage-désinfection. La réduction microbienne dans les environnements de production alimentaire se produit principalement lors du nettoyage, grâce à l'élimination physique des souillures et des micro-organismes qu'elles abritent. Les désinfectants apportent une réduction supplémentaire importante, mais souvent progressive, une fois les surfaces nettoyées. Nos plus grands progrès en matière de la maîtrise de la contamination microbienne ne proviendront pas de produits chimiques plus puissants, mais de meilleures pratiques.

lundi 15 juin 2026

Des supporters japonais nettoient les tribunes après le match entre les Pays-Bas et le Japon

La belle tradition culturelle des supporters japonais qui nettoient les tribunes à chaque Coupe du monde. Source.

Le nettoyage des stades par les supporters japonais est perçu comme l'expression d'une culture qui met l'accent sur l'esprit communautaire, le respect des espaces partagés et la responsabilité envers autrui.

Chaque supporter japonais avait préparé un sac en plastique pour ramasser les déchets dans les tribunes. Photo : Asahi Shimbun

D'après le quotidien sud-coréen Chosun, les matchs de l'équipe nationale japonaise de football attirent souvent l'attention en raison des initiatives de nettoyage des stades prises par leurs supporters. Cette tendance devrait se poursuivre lors de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 en Amérique du Nord, où les supporters japonais devraient se munir de sacs-poubelle et nettoyer volontairement leurs places après la rencontre.

Le 14 juin, la chaîne sportive ESPN a publié un article intitulé « Pourquoi les supporters japonais nettoient-ils les stades ? », analysant les facteurs historiques et culturels à l'origine de cet acte consistant pour les supporters japonais à ramasser les déchets et à nettoyer les tribunes après les matchs.

Cette pratique ne se limite pas aux supporters. Les joueurs japonais nettoient aussi souvent les vestiaires après utilisation et laissent des mots de remerciement au personnel, témoignant ainsi de leur reconnaissance pour les conditions de jeu mises à leur disposition.

Les médias suggèrent que cette culture de la propreté trouve son origine dans le proverbe japonais « Tatsu tori ato o dorosazu » (立つ鳥跡を濁さず), qui signifie « Un oiseau qui s'envole ne soulève pas une flaque d'eau ». Ce proverbe implique que chacun est responsable de l'espace qu'il occupe, le laissant propre et sans gêner autrui. Il s'agit d'une norme comportementale profondément ancrée dans la société japonaise.

jeudi 9 novembre 2023

Suède : Près de 1,2 millions de volailles vont être euthanasiées parce qu’on ne sait pas éradiquer Salmonella des poulaillers

Cela montre à quel point il doit être difficile d’éradiquer Salmonella une fois qu’elle arrive sur place. Ce n’est pas la première fois que des volailles sont abattues.

Ce n’est pas un foyer d’inflenza aviaire hautement pathogène mais cela y ressemble, «Le plus grand producteur d'œufs de Suède va abattre tous ses poulets suite à d’épidémies récurrentes à Salmonella», source AP News du 8 novembre 2023.

Le plus grand producteur d'œufs de Suède, qui possédait près de 1,2 million de poules, soit 20% de toutes les poules pondeuses du pays avant l'épidémie à Salmonella, a reçu l'ordre de les euthanasier toutes afin que l'installation puisse être entièrement nettoyée.

Le Conseil suédois de l'agriculture a renoncé à tenter de nettoyer les poulaillers de CA Cedergren, qui a connu des épidémies récurrentes à Salmonella au cours de l'année écoulée, a annoncé mercredi le principal média agricole suédois, ATL.

Les autorités suédoises ont tenté de nettoyer les poulaillers infectés de l'entreprise du sud de la Suède. «Cela n'a pas réussi et maintenant que nous avons une réinfection, nous devions faire quelque chose de différent», a déclaré à ATL Katharina Gielen, responsable du contrôle des infections au Conseil.

On ne savait pas combien de poulets seraient tués. CA Cedergren n'a fait aucun commentaire dans l'immédiat.

Commentaire

A une échelle plus petite, s’agissant d’un équipement de transformation des aliments bien identifié qui présente des contaminations récurrentes par des pathogènes, si le nettoyage-désinfection ne suffit pas, il faut alors se résoudre à changer d’équipement, dure réalité, mais cela montre que le nettoyage-désinfection seul ne suffit pas car il n’a rien de magique ...

Mise à jour du 11 novembre 2023
Décidément, la Suède a encore des soucis avec Salmonella et ces nouveaux rappels d'œufs ...

samedi 9 septembre 2023

Val d'Oise : Nouvelle fermeture administrative d'une boulangerie à Montmagny

- locaux et équipements sales
- présence de déjections et d’un cadavre de nuisibles et d’insectes
- denrées conservées dans des conditions inadéquates et à des températures non conformes
- bonnes pratiques d’hygiène non respectées
- locaux non équipés d’un dispositif permettant un nettoyage hygiénique des mains
- gestion des déchets source de contamination des denrées
- traçabilité des denrées non assurée

Du fait de ces manquements et en raison du risque de contamination ou de développement de micro-organismes et d’intoxication alimentaire, l’établissement a fait l’objet d’une fermeture.

La mesure de fermeture sera levée dès que l’établissement sera aux normes en vigueur.

Commentaires d’internautes

- Je ne comprend pas comment il peuvent réouvrir après? Pour moi c’est interdiction d’exercer dans le domaine de l’alimentaire !
- Bravo monsieur le préfet. Ou vous communiquez bien, ou bien les autres départements connaissent beaucoup moins de contrôles.
- Mon Dieu... encore merci pour votre vigilance.
- C’est une dinguerie je vais finir par croire que tout les restaurants sont sales de l’intérieur.
- Mdrrr le bâtiment où est situé la boulangerie est tout récent, ça veut tellement rien dire.
- Paramètre, tactique, pressing constant. Nan, ce préfet est trop chaud.
- Il y a pas de peine plus lourdes pour mise en danger de la vie d’autrui. Vu le nombre de fermeture on a l’impression que trop de commerçants prennent ça à la légère.  

Quand un distributeur britannique ne trouve pas le temps de nettoyer ...

4 semaines et votre magasin n'arrive toujours pas à nettoyer ?
Cet œuf séché dégoûtant est là depuis 4 semaines ! Je l'ai signalé au magasin et à vous-mêmes ici. 
RIEN n'est fait. 
C'est un danger pour la santé. 

samedi 19 août 2023

Que se passe-t-il si des machines à crème glacée ne sont pas nettoyées correctement ?

Des machines à crème glacée ne sont pas nettoyées correctement. Cela semble mineur ? Non, 3 décès à cause de Listeria.

Souche de Listeria liée à six hospitalisations et trois décès, source Washington State Department of Health.

Listeria, retrouvé dans toutes les saveurs des milkshakes vendus au restaurant Frugals au 10727 Pacific Ave. S., Tacoma, Washington, est associé à une éclosion de listériose d'origine alimentaire liée à six hospitalisations et trois décès. Les investigateurs ont retrouvé Listeria dans des sorbetières, qui n'ont pas été nettoyées correctement. Aucun autre restaurant Frugals ne serait affecté. Le restaurant a cessé d'utiliser ses machines à crème glacée le 8 août, mais Listeria peut rendre les personnes malades jusqu'à 70 jours plus tard.

L'empreinte génétique des bactéries dans les milkshakes montre que c'est la même souche de Listeria qui a hospitalisé six personnes entre le 27 février et le 22 juillet (cinq personnes dans le comté de Pierce et une personne dans le comté de Thurston).

Les six personnes avaient des conditions qui rendaient leur système immunitaire moins capable de combattre la maladie. Trois des six personnes hospitalisées sont décédées. Deux personnes hospitalisées, mais qui ne sont pas décédées, ont dit avoir mangé des milkshakes Tacoma de Frugals avant de tomber malades.

mercredi 9 août 2023

C'est l'histoire d'un restaurant à Brignais (Rhône) qui aurait eu une fermeture administrative d'un seul jour

Il y a fermeture administrative et fermeture adminstrative !

Souvent les arrêtés de fermeture administrative sont suivis par la phrase suivante, «La mesure de fermeture sera levée dès que l’établissement sera aux normes en vigueur.»

Dans ce cas ci-dessous, cela, semble-t-il, s'est passé très vite, jugez plutôt …

Le 8 août

«Défaut de maintenance, de nettoyage...» : fermeture administrative du restaurant Manou, source Le Progrès du 8 août 2023.
Le restaurant «Manou» situé à Brignais, a été fermé administrativement, ce mardi 8 août, a annoncé la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes dans un communiqué de presse. Le reste de l’article est réservé aux abonnés.

Le 8 août

Sur la page facebook de ce restaurant, il n’est pas question de fermeture administrative, et voici l’explication que l’on trouve, que croire, qui croire ?
Le 9 août
En réponse qui s’étonnait que le restaurant soit ouvert, voici une autre explication, à savoir la fermeture adminstrative d’un jour, c’était hier ...
Visiblement la fermeture administrative n'aura duré qu'un seul jour, étonnant, non ?

Mise à jour du 10 août 2023
Effectivement, le restaurant n'a été fermé qu'un seul jour car le dernier message du restaurant a évolué en termes de communication,

Nous avons en effet été fermé un jour car après un contrôle sanitaire nous n’avons pas tout à fait respecter le protocole.

Nous avons fait le nécessaire pour réouvrir le lendemain ! 
C’était vraiment pour marquer le coup et tout est rentré dans l'ordre à présent.

Dans le Rhône, les contrôles sanitaires semblent cool ... 

mardi 1 août 2023

Comment le lait est frelaté au Pakistan ? Consternant !

Alerte! Le lait frelaté au Pakistan pose un grave risque pour la santé ! Consommateurs, attention ! Il est crucial d'assurer la propreté et la sécurité sanitaire du lait que nous consommons. Exigeons des actions strictes contre ceux qui compromettent notre santé …
Regardez cette vidéo qui montre comment sont nettoyés les bidons de lait, c’est consternant ! 

mercredi 28 juin 2023

Se baigner dans la Seine à Paris peut-il comporter des risques sanitaires ?

Mise à jour du 29 juin 2023
Propreté de Paris a réagi en ces termes,
Nous avons pris connaissance de ces images. Ces méthodes ne font évidemment pas partie de nos procédures de travail. Un rappel à l’ordre a été fait. 5 000 agents œuvrent chaque jour à la propreté de Paris et de la Seine. Nous exerçons cette mission avec la plus grande exigence. 

mardi 16 mai 2023

Un magasin Carrefour forcé de fermer à Lyon en raison d’une menace importante pour la santé

Les critiques se multipliaient sur Google et les réseaux sociaux : «magasin en ruine», «odeur à vomir»…

Après un contrôle intempestif des services d’hygiène en janvier 2023, certains internautes se sont même réjouis de la fermeture de ce supermarché de proximité en espérant que suivent des améliorations.

Ce mardi 16 mai 2023, le Carrefour City de Debourg, dans le 7e arrondissement de Lyon, fait de nouveau parler de lui. C’est au tour de la préfète du Rhône de signer un arrêté interdisant dès à présent le commerce de rouvrir ses portes, et ce, jusqu’à nouvel ordre.

Un danger pour la santé publique
Il était 9h30 ce mardi quand les services de contrôle d’hygiène de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) ont visité le Carrefour City de Debourg, rue Georges-Gouy (Lyon 7e).

L’agent chargé de vérifier la conformité de l’établissement aux règles d’hygiène a pu à nouveau dresser une longue liste de défaillances et «manquements graves» représentant «une menace importante pour la santé des consommateurs».

Déjections de rongeurs, fuites d’eau, produits périmés…
Les services de contrôle d’hygiène de la DDPP ont pu constater, à l’instar de nombreux clients, un «défaut caractérisé de maintenance et de nettoyage des locaux et équipements», «l’importance présence de déjections de rongeurs notamment dans les rayons» et «les mauvaises conditions de stockage des denrées proposées à la vente».

L’arrêté préfectoral souligne «l’absence d’autocontrôles» du buffet à salades, «la méconnaissance des bonnes pratiques d’hygiène et l’absence de formation du personnel» ainsi que «l’inefficacité du plan de nettoyage et de désinfection des locaux et des équipements».

En janvier dernier, alors que l’établissement était visé par une fermeture administrative délivrée par la mairie de Lyon, le groupe Carrefour assurait à notre rédaction «qu’une fuite dans la toiture a été détectée et a entraîné la présence de nuisibles» et que «des travaux de réfection de la toiture et de dératisation» étaient en cours «afin de rouvrir au plus vite».

Carrefour fermé jusqu’à nouvel ordre
Cinq mois après l’arrêté municipal, c’est donc au tour de la préfecture du Rhône d’éditer une nouvelle fermeture administrative. Le supermarché est sommé de faire intervenir un prestataire dans le but d’éradiquer les nuisibles et de nettoyer et désinfecter l’ensemble des locaux et des équipements.

Ce Carrefour devra «renforcer ses plans de nettoyage et désinfection» pour empêcher la potentielle future prolifération des nuisibles dans les locaux et «stocker ses denrées sèches dans un local fermé».

Le personnel devra également suivre une formation certifiée à l’hygiène.

Une fois toutes ces indications respectées, un agent de la DDPP pourra alors peut-être autoriser l’établissement à rouvrir après un ultime contrôle. Source actu.fr.

Commentaire
J'ai mis le lien sur les avis de ce magasin sur Google, c'est assez unanime. Les réponses du directeur du magasin sont aussi rapportées.

samedi 6 mai 2023

Etats-Unis : Travail d'enfants la nuit pour le nettoyage d'entreprises alimentaires de viande et de volaille. Honte à ces 13 entreprises responsables !

«Lettre de l'éditeur : A propos des nettoyeurs» (Taking it to the cleaners), source article deDan Flynn paru le 6 mai 2023 dans Food Safety News.

Tout le monde devrait être familier avec cette histoire à ce jour.

Les enquêteurs de l’U.S. Department of Labor à la fin de 2022 et au début de 2023 ont découvert plus de 100 enfants mineurs travaillaient principalement la nuit dans des abattoirs pour certaines des marques de viande et de volaille les plus connues. Mais dans tous les cas, les jeunes étaient des contractuels employés par Packers Sanitation Services Inc. (PSSI) sans emploi direct par aucune des usines de viande.

En d'autres termes, PSSI a des contrats pour fournir des services de nettoyage-désinfection et fournit ses employés qui nettoient les installations de viande et de volaille. Parce que des employés contractuels étaient impliqués, c'est PSSI qui a fini par payer les 1,544 millions dedollars (1,338 millions d’euros) d'amendes pour ces 13 sites, qui sous-traitaient avec Packers Sanitation Services pour des travaux qui ont entraîné la fourniture de main-d'œuvre enfantine pour des emplois critiques en matière de sécurité des aliments:

Nom du transformateur
Ville
Etat
Mineurs concernés
Montant de l’amende

George’s Inc.

Batesville

AR

4

$60,552

Tyson Food Inc.

Green Forest

AR

6

$90,828

JBS Foods

Greeley

CO

4

$60,552

Maple Leaf Farms Inc.

Milford

IN

2

$30,276

Cargill Inc.

Dodge City

KS

26

$393,588

Turkey Valley Farms

Marshall

MN

2

$30,276

Buckhead Meat of Minnesota

St. Cloud

MN

1

$15,138

JBS Foods

Worthington

MN

22

$333,036

Gibbon Packing Co.

Gibbon

NE

1

$15,138

JBS Foods

Grand Island

NE

27

$408,726

Greater Omaha Packing Co. Inc

Omaha

NE

5

$75,690

Tyson Food Inc.

Goodlettsville

TN

1

$15,138

Cargill Inc.

Fiona

TX

1

$15,138

Total des amendes payés par PSSI

$1,544,076 million

Ce n'est pas le bon moment pour que votre nom soit associé au travail des enfants. Et la liste des 13 comprend certains des plus grands noms de l'industrie de la viande et de la volaille. D'une part, le travail des enfants n'est pas loin de nos jours de la traite des êtres humains, qui s'accompagne de peines beaucoup plus sévères.

Et puis il y a le simple fait que si vous êtes d'accord avec l'utilisation d'enfants pour effectuer certaines des tâches les plus critiques de votre entreprise en matière de sécurité des aliments, vous n'êtes peut-être pas aussi sérieux que vous le prétendez tout le temps.

Je n'ai donc pas été surpris que des noms comme Cargill, Tyson Foods et JBS USA résilient leurs contrats avec PSSI. Ou est-ce une surprise qu'ils puissent commencer avec des usines sur cette liste des 13,

Et les annulations de contrats ont été signalées lorsque le président directeur général de PSSI, Dan Taft, a décidé de prendre sa retraite. Le meneur vis-à-vis de PSSI est The Blackstone Group, le plus grand fonds de capital-investissement.

Certains lecteurs de Food Safety News ayant une connaissance plus approfondie du nettoyage des abattoirs que moi doutent sérieusement qu'il y ait eu autant d'annulations que celles signalées. Le Food Safety and Inspection Service de l'USDA devrait collecter et signaler les contrats pour desservir les établissements réglementés.

Ce qui semble réel, c'est l'annonce que JBS USA et United Food and Commercial Workers International Union (UFCW) vont être partenaires de JBS Sanitation, une entreprise de service dédiée à la sécurité des aliments et au nettoyage-désinfection des usines alimentaires qui fournira des prestations de services internes pour JBS USA et les installations de Pilgrim.

L'UFCW est le syndicat qui représente la plupart des employés de la viande et de la volaille aux États-Unis.

JBS a commencé la transition de 10 installations vers JBS Sanitation et prévoit de déplacer des installations supplémentaires vers la nouvelle société chaque fois que des fournisseurs de services tierces parties ne sont pas en mesure de respecter les normes d'audit et de conformité de JBS USA. JBS dit avoir résilié les contrats avec le fournisseur PSSI dans de nombreuses installations, y compris les emplacements cités dans la plainte du Department of Labor. Ces emplacements comprennent Grand Island, Nebrska; Worthington, Minnesota; et Greeley, Colorado.

«À la lumière des allégations troublantes qui se sont produites dans le secteur de l'hygiène alimentaire, JBS USA a pris la décision de créer une entreprise capable de fournir les niveaux les plus élevés de sécurité des aliments et d'assurance qualité, tout en adoptant les mêmes normes élevées de conformité et de vérification des emplois auxquelles nous adhérons lors de l'embauche de notre propre personnel JBS USA», a déclaré Wesley Batista Filho, directeur général de JBS.

«Les révélations sur le travail des enfants parmi les sous-traitants dans les usines de conditionnement de viande sont tout simplement inacceptables, et il a été encourageant de voir la volonté de JBS USA d'agir de manière proactive pour remédier à cette situation flagrante», a dit Marc Perrone, président international de l’UFCW «Nous croyons fermement qu'un contrat syndical solide est la solution à l'exploitation de tous les travailleurs de l'industrie et nous sommes heureux de nous associer à JBS USA sur le nettoyage-désinfection interne dans un certain nombre d'installations à travers le pays, ce qui signifie que les employés chargés du nettoyage-désinfection vont désormais reçoivent des salaires, des avantages et des protections élevés des autres membres syndiqués de ces établissements. Nous sommes impatients de poursuivre notre travail avec JBS USA pour assurer un approvisionnement alimentaire sûr et un environnement de travail sûr pour nos membres.

La nouvelle entreprise JBS-UFCW prévoit d'être différente avec une hotline interne de dénonciation, où les employés peuvent signaler en toute confidentialité toute activité suspecte concernant la présence de travailleurs mineurs. L'entreprise a également fourni aux districts scolaires locaux l'access à la ligne d'éthique du JBS pour des rapports confidentiels concernant des incidents suspectés de travail d'enfants.

De plus, les services techniques du nouveau JBS Sanitation seront dirigés par Alfred «Al» Almanza, responsable de la sécurité des aliments et de l'assurance qualité pour JBS Global,

Avant de rejoindre JBS en 2017, Almanza a passé près de 40 ans au sein de l'USDA, dont une décennie en tant qu'administrateur du Food Safety and Inspection Service (FSIS), et en tant que sous-secrétaire adjoint à la sécurité des aliments sous l'administration Obama.

«Le nettoyage-désinfection est un élément clé pour produire des aliments sains, abordables et sûrs», a déclaré Almanza. «Cela nécessite une expertise spécifique et une formation approfondie pour être effectué en toute sécurité. Notre objectif chez JBS Sanitation sera la sécurité des aliments que nous fournissons, la sécurité des hommes et des femmes qui fournissent des services de nettoyage-désinfection et la création d'opportunités pour les membres de notre équipe.

Les contrats de nettoyage-désinfection dans les abattoirs sont un sujet qui est passé trop longtemps inaperçu. Lorsque le plus grand fonds de capital-investissement du pays sent beaucoup d'argent dans quelque chose, vous devriez probablement faire attention. Lorsque les emplois de nuit dangereux ne sont légalement disponibles que pour les personnes de plus de 18 ans et sont régulièrement occupés par des enfants mineurs, nous avons besoin de mesures correctives immédiates.

Et lorsque cette situation évolutive aboutit à un mariage entre une grande multinationale et son syndicat, il se passe quelque chose à coup sûr.

Commentaire
Ce n’est pas seulement des amendes que la bande des 13 auraient dû avoir mais aussi de la prison pour la traite d’êtres humains.