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lundi 27 juillet 2026

La FSA met en garde contre une complexité croissante des incidents alimentaires alors que leur nombre dépasse les 2 000 en 2025-26

La Food Standards Agency (FSA) a publié 25 juin 2026 un rapport annuel sur les incidents, la résilience et la prévention 2024/25 (Annual Report of Incidents, Resilience and Prevention). Cela concerne l'Angleterre, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles

Cet article résume partiellement ce document et je vous engage à le lire en intégralité. Ce rapport est concis et détaillé à la fois, il peut servir d’exemple ...

Ce document présente le travail accompli par la FSA avec ses partenaires réglementaires, les pouvoirs publics et l'industrie pour gérer les incidents liés à la sécurité des aliments pour l'alimentation humaine et animale au cours de l'année écoulée, et décrit comment nous renforçons nos capacités.

En 2025/26, nous avons traité un nombre croissant d'incidents. Les données révèlent une évolution de la nature des risques, les chaînes d'approvisionnement mondiales, la distribution transfrontalière et les plateformes de vente en ligne contribuant à la complexité de la situation.

Si certains dangers traditionnels ont diminué, la part des incidents complexes et hautement prioritaires, nécessitant une coordination inter-agences et souvent internationale, est en augmentation. Les épidémies et les « clusters d'intérêt » (ou cas groupés d’intérêt -aa) restent gourmands en ressources, et les progrès des techniques analytiques accroissent la complexité des enquêtes. Globalement, le système est de plus en plus interconnecté, moins prévisible et davantage dépendant du partage de renseignements et d'une action coordonnée.

Les équipes de la FSA assurent un service continu, 7 jours sur 7 et toute l'année, en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord, en étroite collaboration avec Food Standards Scotland et la Food Safety Authority of Ireland, le cas échéant. Les équipes de gestion des risques et des politiques de la FSA travaillent de concert pour fournir des évaluations et des conseils fondés sur des données probantes afin d'éclairer la gestion des incidents, en collaboration avec les autorités locales, l'industrie et d'autres ministères (tels que la UK Health Security Agency, UKHSA) et des partenaires internationaux.

Volume et complexité des incidents)

La FSA a été informée de 2073 incidents (versus 1 825 pour la prériode 2024-2025) liés à la sécurité des aliments et des aliments pour animaux en Angleterre, en Irlande du Nord et au Pays de Galles au cours de l'exercice 2025/26, soit une augmentation de 14 % par rapport à l'année précédente. Nous disposons de peu d'éléments pour expliquer cette augmentation, mais elle pourrait être due à une hausse des signalements de problèmes ou à d'éventuels changements dans les méthodes de test et les programmes d'échantillonnage.

Outre une augmentation globale du nombre d’incidents, on observe une hausse de ceux classés comme hautement et moyennement prioritaires, confirmant une tendance observée ces dernières années. Cette augmentation reflète l’ampleur et la complexité croissantes des incidents, dues en partie aux chaînes d’approvisionnement mondiales et à la distribution transfrontalière, comme l’illustre l’étude de cas sur le céréulide (voir ici).

Les épidémies et les cas groupés d’intérêt représentent certains des risques les plus complexes et les plus exigeants en ressources gérés par l’organisation. Ils nécessitent souvent une coordination interinstitutionnelle soutenue avec les partenaires nationaux et internationaux. Si des progrès tels que le séquençage du génome entier renforcent notre capacité à détecter et à relier les cas, ils accroissent également l’ampleur et la complexité des éléments de preuve à évaluer, par exemple en reliant des cas qui auraient été auparavant considérés comme sporadiques plutôt que comme une épidémie. Cela allonge la durée et intensifie les enquêtes (voir une étude de cas).

Bien que les micro-organismes pathogènes soient le type de danger le plus fréquemment signalé, le nombre d'incidents qui leur sont attribuables a diminué d'une année sur l'autre, passant de 451 en 2023/24 à 413 en 2025/26 (436 pour 2024/25). Cette diminution s'explique principalement par des modifications apportées aux modalités de déclaration, les incidents liés aux maladies animales n'étant plus comptabilisés comme incidents.

Les incidents liés aux allergènes constituent le deuxième danger le plus fréquemment signalé. La nouvelle catégorie « non-conformité », introduite cette année pour une collecte de données plus précise, se classe troisième. Le nombre d'incidents liés à l'étiquetage a presque doublé, principalement en raison de l'évolution des procédures de déclaration dans le nouveau système.

Le micro-organisme pathogène le plus fréquemment signalé tous incidents confondus était Salmonella sp., représentant 50 % (n = 206) des cas impliquant des micro-organismes pathogènes. Venaient ensuite Listeria (22 % ; n = 92) et E. coli (STEC) (13 % ; n = 57). On observe une augmentation des cas liés à Salmonella par rapport aux années précédentes, tandis que la tendance reste stable ou à la baisse pour la plupart des agents pathogènes.

MàJ du 30 juillet 2026. On lira aussi dans Food Safety Magazine, « UK Food Safety Incidents Increased 14 Percent in 2025-26 » (Les incidents liés à la sécurité des aliments au Royaume-Uni ont augmenté de 14 % en 2025-2026).

lundi 13 juillet 2026

Irlande et la sécurité des aliments en 2025 : Hausse des incidents et des plaintes des consommateurs alors que le pays a enregistré sa plus importante épidémie de listériose

Encore un pays, l’Irlande, en l’occurrence la Food Safety Authority of Ireland (FSAI) qui publie des informations sous forme de rapport annuel 2025. Chez nous, ce sera plus tard, en octobre vraisemblablement ...

Rapport 2025 de la FSAI

En 2025, un total de 140 avertissements publics concernant le retrait de produits alimentaires du marché ont été émis sous forme d'alertes alimentaires (83) et d'alertes relatives aux allergènes alimentaires (57), ce qui représente une augmentation de 11 % par rapport au chiffre de 2024 (126).

En 2025, 83 alertes alimentaires ont été diffusées pour conseiller au public de ne pas consommer des aliments présentant un risque pour la santé.

Les principales causes de ces alertes alimentaires en 2025 étaient liées à une menace directe ou indirecte pour la santé et les intérêts des consommateurs, telle que la présence de corps étrangers, de contaminants chimiques ou de micro-organismes pathogènes comme Salmonella ou Listeria.

Incidents alimentaires

Au cours de l'année, l'Autorité a continué de gérer et à coordonner les incidents alimentaires, les enquêtes et les signalements protégés conformément aux procédures établies, garantissant ainsi que la protection des consommateurs restait au cœur de toutes les actions. À la fin de l'année, 820 incidents alimentaires avaient été traités, nécessitant une capacité d'intervention 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Cela représente une augmentation de 3 % par rapport aux 796 incidents alimentaires traités en 2024.

Bon nombre de ces incidents alimentaires étaient complexes et difficiles à gérer ; l'un d'eux concernait notamment la plus vaste épidémie de listériose d'origine alimentaire jamais enregistrée en Irlande. Comme toujours, un soutien technique a été apporté aux organismes officiels et aux entreprises du secteur alimentaire, avec l'intervention d'experts dans le cadre de la réponse à cette épidémie.

En 2025, l'Autorité a réalisé 96 évaluations des risques pour appuyer la gestion des incidents et les enquêtes en matière de sécurité sanitaire des aliments. Parmi celles-ci, 45 portaient sur la sécurité biologique, 27 sur la sécurité chimique, 8 sur la sécurité nutritionnelle et 16 sur les sciences et technologies alimentaires. L'Autorité a également traité 30 demandes iRASFF relatives à la fraude alimentaire. Sept d'entre elles ont nécessité une intervention et ont été transmises au Department of Agriculture, Food and the Marine (DAFM). À la fin de l'année, ces sept dossiers avaient tous été clôturés de manière appropriée.

La plus importante épidémie de listériose en Irlande

En 2025, la FSAI a géré la plus importante épidémie de listériose jamais survenue en Irlande, au cours de laquelle neuf cas humains ont été signalés aux autorités de santé publique. À la suite de cette épidémie, la FSAI a entrepris de définir des mesures visant à renforcer les contrôles existants concernant Listeria. Ces travaux ont notamment porté sur l'analyse de la souche spécifique associée à l'épidémie, l'évaluation des pratiques des consommateurs lors de la préparation des repas à l'origine de l'épidémie, ainsi que l'élaboration de lignes directrices à l'intention des producteurs.

La FSAI a publié trois alertes alimentaires pour informer les consommateurs de rappels effectués par un exploitant du secteur alimentaire, ainsi qu'une page complète de questions-réponses sur cette épidémie, afin de répondre aux préoccupations et aux interrogations des consommateurs.

Hausse des plaintes de consommateurs auprès du service d'information de la FSAI en 2025

Au total, 9 882 plaintes et demandes de renseignements ont été traitées par le service d'information de la FSAI en 2025. En dévoilant aujourd'hui les détails de ces signalements, la FSAI a indiqué avoir reçu 6 135 plaintes de consommateurs ; 33 % d'entre elles concernaient des aliments impropres à la consommation et 28 % un manque d'hygiène. Source FSAI.

Dans l'ensemble, les 6 135 plaintes enregistrées en 2025 représentent une augmentation de 23 % par rapport à l'année précédente, qui en comptait 4 996. Ces chiffres reflètent une tendance à la hausse observée au cours de la dernière décennie. Toutes les plaintes reçues par la FSAI en 2025 ont fait l'objet d'un suivi et d'une enquête de la part d'inspecteurs sanitaires à travers le pays.

Les aliments impropres à la consommation - c'est-à-dire ceux qui présentent un risque pour la santé - ont constitué le motif de plainte le plus fréquent en 2025. Cette catégorie inclut également les cas de contamination par des corps étrangers. Parmi les corps étrangers fréquemment signalés dans les aliments, on peut citer : du plastique, une pile, des insectes ou chenilles, une limace et un ongle.

Voici quelques exemples de plaintes : un ongle trouvé dans un gâteau, une agrafe dans un plat indien, une pile dans un sachet d'amandes, une mouche flottant dans une bouteille de lait, une limace dans un plat de nouilles et un papillon de nuit vivant dans un sachet de salade.

La deuxième catégorie de plaintes la plus fréquente concernait le manque d'hygiène. Les signalements récurrents incluaient la présence de rongeurs dans des établissements alimentaires, le port de tenues inadaptées par le personnel, une mauvaise hygiène personnelle (changement de gants trop peu fréquent, absence de lavage des mains), le personnel fumant en portant son tablier, ainsi qu'un stockage incorrect des aliments (réfrigérateurs et congélateurs insuffisamment froids). La troisième catégorie la plus fréquemment signalée concernait des cas présumés d'intoxication alimentaire, représentant 26 % du total des plaintes en 2025. Ce chiffre est en baisse par rapport aux 29 % enregistrés en 2024.


La répartition de l'ensemble des plaintes s'établit comme suit :
- Aliments impropres à la consommation, 2 030
- Règles d'hygiène, 1 693
- Intoxication alimentaire présumée, 1 570
- Étiquetage, 656
- Informations sur les allergènes, 50
- Autres, 36

Ordonnances envers des établissements alimentaires en 2025
Une peitite baisse pas très significative. La FSAI a indiqué que 127 injonctions ont été signifiées à des entreprises alimentaires pour infractions à la législation sur la sécurité des aliments en 2025, soit une baisse de 4,5 % par rapport aux 132 signifiées en 2024. Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025, 102 ordonnances de fermeture, 23 ordonnances d’interdiction et 2 ordonnances d’amélioration ont été émises par les agents de santé environnementale du Service exécutif de la santé, les agents de protection des pêches maritimes de l’Autorité de protection des pêches maritimes et par les agents de la FSAI à l’encontre d’entreprises alimentaires dans tout le pays.

Il y avait eu respectivement, 92 et 77 injonctions en 2023 et 2022. Tout augmente !

mercredi 1 juillet 2026

Bilan 2025 du réseau d'alerte de l'UE en matière de sécurité des aliments. Un bilan où les alertes continuent d'augmenter !

« Le rapport de l'UE sur les alertes en sécurité des aliments met en évidence les principaux dangers et incidents majeurs de 2025 », source article traduit et adapté de Food Safety Magazine. Difficile de qualifier ce bilan mais il est certain qu'il entre dans la lignée des précédents où les notifications d'alertes auhementent, augmentent ...

C’est donc désormais un classique, la Commission européenne a publié son rapport annuel 2025 sur le réseau d'alerte et de coopération (ACN pour Alert and Cooperation Network), révélant que ce réseau a traité un nombre record de 10 490 notifications en 2025, soit une augmentation de 11% par rapport à 2024.

L'ACN englobe le système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF), le système d'assistance administrative et de coopération (AAC), le réseau de l'UE contre la fraude agroalimentaire ainsi que d'autres réseaux ; il permet aux autorités des États membres de l'UE d'échanger des informations et de coordonner leurs interventions face aux incidents de sécurité des aliments, aux fraudes agroalimentaires, aux problèmes de santé végétale et de bien-être animal, ainsi qu'à d'autres cas de non-conformité transfrontalière.

Comme nous l’avons ici le fonctionnement du RASFF est lui-même sujet à débat au sein de l’UE ...

Les notifications RASFF ont augmenté de 2% en 2025, tandis que les notifications d'alerte ont progressé de 14%, dépassant les refus aux frontières pour devenir le type de notification le plus fréquent. L'Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique sont les pays ayant transmis le plus grand nombre de notifications. La Commission a également fait état d'une baisse de 46% des notifications signalées comme fraudes alimentaires présumées, principalement parce que les notifications concernant des résidus de pesticides dans des produits issus de pays tiers ne sont plus automatiquement classées comme fraudes potentielles.


Catégories de denrées alimentaires les plus fréquemment signalées
  • Fruits et légumes : 1 572 notifications (18% des notifications concernant les denrées alimentaires)
  • Aliments diététiques, compléments alimentaires et aliments enrichis : 709 notifications (8%)
  • Fruits à coque, produits à base de fruits à coque et graines : 703 notifications (13%)
  • Viande et produits à base de viande : environ 10,4% des notifications
  • Céréales et produits de boulangerie : 487 notifications (6%)
  • Aliments pour animaux : 494 notifications (5%)
  • Herbes et épices : 377 notifications (4%)
  • Poissons et produits de la pêche : 347 notifications (4%)
  • Confiseries : 339 notifications (4%)
  • Matériaux entrant en contact avec des aliments : 250 notifications (2,8%)
  • Lait et produits laitiers : 228 notifications (2,6%)
  • Produits à base de cacao, de café et de thé : 225 notifications (2,6%)

Principaux faits en matière de sécurité des aliments

Le rapport a mis en évidence plusieurs dangers récurrents selon les catégories de produits alimentaires :
  • Fruits et légumes : les résidus de pesticides ont représenté 59% des notifications, suivis par les mycotoxines (15%). La plupart des notifications (78%) concernaient des produits importés de pays hors UE, notamment de Turquie et d'Égypte.
  • Fruits à coque et graines : plus de la moitié (53%) des notifications concernaient des mycotoxines, principalement des aflatoxines dans les arachides et les pistaches. Les alertes pour les micro-organismes pathogènes (15%), en particulier Salmonella, et aux défauts de documentation ou de contrôle (10%) arrivaient respectivement en deuxième et troisième position.

  • Compléments alimentaires : près de 71% des notifications ont été signalées comme des cas de fraude potentielle, et environ la moitié concernaient des produits vendus en ligne. Les allégations de santé trompeuses (41%) et les non-conformités liées au cannabidiol (CBD) (10%) constituaient les motifs de signalement les plus fréquents. La présence de dioxyde de titane (E171) demeure également un problème récurrent (4%) parmi les cas de non-conformité liés à divers autres ingrédients, qu'ils soient autorisés ou non.

  • Produits de viande : Salmonella constituait le principal danger (43%), en particulier dans la volaille, tandis que Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) et Listeria monocytogenes étaient fréquemment signalés dans les produits de viande bovine et de porc.

  • Produits de la pêche : Les micro-organismes pathogènes, principalement L. monocytogenes, représentaient la catégorie de danger la plus importante (19%), suivis par les métaux lourds comme le mercure et le cadmium (16%), les problèmes de traçabilité (12%), la falsification et la substitution d'espèces (8%), les parasites (8%) et les contaminants biologiques, principalement dus à l'histamine (7%).

  • Matériaux en contact avec les aliments : Plus de la moitié des notifications concernaient des risques de migration chimique, notamment les amines aromatiques primaires (14% de tous les problèmes signalés), le formaldéhyde (7%) et les composés organiques volatils (7%).

Incidents notables liés à la sécurité des aliments dans l'UE en 2025

Le rapport a mis en lumière plusieurs événements significatifs en matière de sécurité des aliments gérés via l'ACN au cours de l'année 2025.
  • Épidémie à Listeria touchant plusieurs pays et liée à des fromages de France : Une épidémie dans plusieurs pays à L. monocytogenes, liée à des fromages au lait de vache et de chèvre pasteurisé produits en France, a entraîné 21 cas de maladie et deux décès. Le rappel a fini par s'étendre à des fromages distribués sous diverses marques distributeur dans 65 pays à travers le monde. Le rapport a souligné que la contamination s'était probablement produite lors de la production plutôt que par l'utilisation de lait cru.

  • Contamination par le céréulide dans des préparations pour nourrissons : Le rapport a décrit l'incident impliquant des préparations pour nourrissons contaminées par le céréulide comme l'un des événements de sécurité des aliments transfrontaliers les plus importants gérés via le RASFF ces dernières années. Des analyses de routine ont d'abord détecté la contamination par le céréulide dans l'usine de Nestlé aux Pays-Bas fin 2025. Des enquêtes ultérieures ont permis de remonter la source de la contamination jusqu'à une huile riche en acide arachidonique (huile AHA) importée de Chine, qui avait été fournie à plusieurs fabricants de préparations pour nourrissons. L'incident a touché des produits distribués dans plus de 60 pays et a entraîné des rappels coordonnés, la publication d'une évaluation rapide des risques, de nouveaux contrôles d'urgence de l'UE sur les importations d'huile AHA chinoise, ainsi que l'établissement de seuils de sécurité pour le céréulide dans les préparations pour nourrissons. Aucun cas grave confirmé n'a été signalé, ce qui s'explique par les faibles niveaux de contamination et par la mise en œuvre rapide des rappels et des mesures réglementaires.

  • Épidémie à Salmonella Strathcona liée à des tomates : Le rapport a également mis en évidence une épidémie prolongée et transfrontalière à S. Strathcona associée à des tomates cerises et des tomates italiennes provenant de Sicile (Italie). Entre 2023 et 2025, l'épidémie a causé plus de 400 cas de maladie en Italie, en Allemagne, en Autriche et dans d'autres pays de l'UE, ainsi qu'au Royaume-Uni, au Canada et aux États-Unis. Des prélèvements environnementaux ont permis d'identifier la souche épidémique dans l'eau d'irrigation sur le site d'un producteur de tomates, confirmant ainsi le rôle de l'environnement dans la contamination des tomates.

  • Intoxication à la ciguatera liée à des vivaneaux importés : Les autorités allemandes ont signalé trois cas d'intoxication à la ciguatera après la consommation de vivaneaux rouges (vivaneaux de Malabar) importés d'Inde. Les poissons en cause avaient été distribués dans plusieurs pays européens, ce qui a entraîné des retraits coordonnés du marché, bien qu'aucun autre cas de maladie n'ait été identifié.

  • Contaminants pharmaceutiques dans des concombres : Les autorités slovènes ont détecté du paracétamol (également appelé acétaminophène) dans des concombres et des cornichons importés d'Inde ; les produits contaminés ont été retirés du marché avant toute transformation. Un autre lot distinct, de moindre importance et provenant d'un fournisseur indien différent, s'est révélé contenir par la suite de faibles concentrations de ce médicament. Les enquêteurs ont envisagé plusieurs voies de contamination possibles, notamment l'utilisation d'acide acétique contaminé dans la chaîne d'approvisionnement, l'eau d'irrigation contaminée, l'absorption environnementale par les plantes ou l'utilisation d'intrants agricoles contaminés, tels que des produits de lutte contre les serpents.

  • Métaux lourds dans les matériaux au contact des aliments : Les autorités slovènes ont signalé des tasses en émail décorées, importées de Chine, qui libéraient du plomb, de l'aluminium, du nickel, du cobalt, du baryum et du manganèse. Les produits avaient été largement distribués à travers l'Europe, ce qui a entraîné des retraits coordonnés, la destruction des produits et des mesures de suivi dans plusieurs pays.

mercredi 1 mars 2023

Des responsables à Hong Kong enquêtent sur des cas de maladie liés à un fournisseur de boîtes de lunch scolaires. Résumé des incidents alimentaires en 2022

Légende de la photo
. Le Food and Environmental Hygiene Department a organisé le 20 février des inspections dans des usines alimentaires fournissant des boîtes à lunch et a rappelé aux fournisseurs d'élaborer un plan de sécurité des aliments basé sur le système HACCP.

«Hong Kong enquête sur une éclosion liée à de la nourriture scolaire», source Food Safety News du le 1er mars 2023.

Des responsables à Hong Kong enquêtent sur des cas de maladie liés à un fournisseur de boîtes de lunch scolaires.

Le Département de l'hygiène alimentaire et environnementale (FEHD) a reçu des informations sur deux suspicions d'intoxication alimentaire du Centre for Health Protection, impliquant quatre étudiants qui ont eu des repas fournis par un même fournisseur les 13 et 16 février.

Des agents de la FEHD ont rencontré des responsables du fournisseur de boîtes de repas, Luncheon Star, pour discuter de l'incident. Il n'a pas été mentionné où se trouvaient les aliments dans les boîtes à lunch.

Luncheon Star a suspendu la fourniture de boîtes à lunch les 20 et 21 février, pour inspecter les processus de production et effectuer un nettoyage et une désinfection en profondeur de l'usine.

Les résultats de laboratoire du contenu de la boîte à lunch de Luncheon Star ont donné des résultats satisfaisants et les analyses de 11 échantillons d'aliments et de 25 écouvillons environnementaux collectés par FEHD auprès d'usines alimentaires au cours des enquêtes étaient également conformes. La fourniture de boîtes à lunch aux écoles a repris le 22 février.

Une augmentation soudaine de la demande
Luncheon Star, qui fait partie du groupe Café de Coral, a dit qu'en raison des fermetures d'écoles liées à la pandémie de la COVID-19, de nombreux employés avaient quitté l'entreprise ces dernières années, entraînant une pénurie de personnel.

«L'annonce récente du gouvernement de la reprise complète des cours signifiait que Luncheon Star devait produire plus de 100 000 boîtes à lunch par jour, un bond soudain de trois à quatre fois par rapport aux niveaux de production d'avant la reprise. Nous avons réussi à recruter suffisamment de personnel pour répondre aux besoins de production actuels et à renforcer la supervision et la formation des employés pour améliorer la sensibilisation à la sécurité des aliments parmi tous les manipulateurs d'aliments.»

Luncheon Star a dit qu'il était prioritaire d'identifier la cause première du problème dès que possible et de prendre les mesures appropriées pour prévenir des incidents similaires.

«Nous recherchons actuellement la cause profonde du problème sous différents angles, y compris les spécifications des ingrédients crus, les procédures de transformation, les performances des équipements de cuisson, ainsi que le transport, le calendrier et la logistique. Afin de renforcer la surveillance et la sécurité des aliments, des prélèvements de boîtes à lunch de notre chaîne de production seront envoyés au laboratoire analyses des tests quotidiennes.»

Alors que les écoles reprennent progressivement les cours en face à face à temps plein et organisent des repas pour les étudiants du campus, la FEHD a intensifié les inspections depuis la mi-février dans les usines autorisées à fournir des boîtes à lunch scolaires, et a rappelé aux opérateurs la bonne façon de gérer ces des produits.
Résumé des incidents alimentaires
Pendant ce temps, le nombre d'incidents alimentaires détectés par un système utilisé pour surveiller les problèmes en dehors de Hong Kong a augmenté en 2022.

Le Center for Food Safety (CFS) utilise le système de surveillance des incidents alimentaires (FISS) pour enregistrer les événements et examiner l'impact national potentiel pour protéger la santé publique locale. Plus de 2 200 incidents ont été recensés en 2021 et environ 2 500 l'année dernière.

En réponse aux problèmes, le CFS a évalué le risque et enquêté sur la disponibilité locale des produits en question en examinant les dossiers d'importation pertinents, en assurant la liaison avec les autorités et en effectuant des vérifications des ventes auprès des commerçants locaux.

En fonction de l'évaluation des risques et de l'ampleur de l'impact local, l'agence a développé diverses actions de gestion des risques, notamment l'arrêt de la vente des articles en cause, les rappels de produits, la surveillance renforcée ou la suspension des importations.

Les informations publiées par le CFS couvraient les risques chimiques tels que les résidus de pesticides et les additifs alimentaires, les toxines ou les allergènes non déclarés ; les risques microbiologiques tels que Listeria, Salmonella et E. coli ; les dangers physiques, y compris la contamination par le verre, le plastique ou le métal et d'autres problèmes tels que l'étiquetage incorrect de la date limite de consommation. La majorité des incidents alimentaires sont liés à des risques microbiologiques et chimiques.

Un incident surveillé était le rappel et l'éclosion à Salmonella causée par le chocolat Kinder de chez Ferrero . Le CFS a identifié l'importation et la vente des produits concernés à Hong Kong. Elle a demandé aux importateurs de rappeler ces produits et a renforcé la surveillance sur le chocolat de cette marque. Aucun cas local à Salmonella associé à la consommation des articles concernés n'a été signalé.

Un autre problème concernait l'oxyde d'éthylène dans des crèmes glacées de France qui avaient été distribuées à Hong Kong en juin, juillet et août 2022. Le CFS a exhorté l'importateur à lancer un rappel, a conseillé au public de ne pas consommer les produits et a ordonné aux commerçants de ne pas vendre les articles concernés.

NB : Tous les liens sont du blog -aa.

mercredi 23 novembre 2022

Augmentation des alertes mondiales en sécurité des aliments, selon INFOSAN

«Augmentation des alertes par le réseau mondial de la sécurité des aliments : des baies surgelées provoquent des épidémies dans six pays», source article de Joe Whitworth paru le 23 novembre 2022 dans Food Safety News.

Le nombre d'incidents liés à la sécurité des aliments impliquant un réseau international a augmenté au troisième trimestre de cette année par rapport aux trois mois précédents.

Le Réseau international des autorités de sécurité des aliments (INFOSAN) a été partie prenante de 58 alertes de juillet à septembre, contre 46 au deuxième trimestre 2022.

Trente-deux incidents étaient dans la catégorie danger biologique qui était dominée par Listeria monocytogenes et Salmonella avec 10 alertes pour chacun de ces dangers. E. coli était troisième avec six alertes, Clostridium botulinum et le virus de l’hépatite A en ont causé deux alertes pour chacun de ces dangers, et Bacillus cereus et Coxsackievirus une alerte pour chacun de ces dangers.

Onze alertes concernaient un allergène ou un ingrédient non déclaré tel que du lait, des amandes, des œufs, des noix, des arachides, du soja ou du blé. Sept alertes ont été causés par des dangers physiques, notamment du verre, du métal, des insectes et du plastique.

Huit étaient dus à des dangers chimiques comme les mycotoxines, l'aconitine, l'hydroxytoluène butylé (BHT), l'éthylène glycol, l'oxyde d'éthylène, l'histamine et l'acide peracétique. L'aconitine est une toxine produite par les plantes et le BHT est un additif dans les aliments tels que les céréales.

Hépatite A liée aux baies
INFOSAN est géré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Les catégories d'aliments les plus souvent concernées étaient les collations, les desserts et d'autres aliments, lait et produits laitiers, aliments composés, viande et produits à base de viande, et légumes et produits végétaux, poissons et autres fruits de mer, céréales et produits à base de céréales, fruits et produits à base de fruits, et les herbes, les épices et les condiments ont également causé quelques incidents.

Plus de la moitié de tous les incidents ont été signalés par les membres d'INFOSAN, 28% via le système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) de la Commission européenne et 19% via divers canaux de l'OMS.

L'un des faits saillants a été l'hépatite A dans six pays européens et au Royaume-Uni, qui a un lien avec les baies surgelées. Des cas groupés et des éclosions liés au génotype IB du virus de l'hépatite A (VHA) avec quatre séquences de VHA uniques mais apparentées ont été signalées avec plus de 300 cas en Autriche, Allemagne, Hongrie, Pays-Bas, Slovénie, Suède et Royaume-Uni.

Les investigations suggèrent que les baies surgelées pourraient être liées aux épidémies et aux cas groupés de cas, parallèlement à la transmission interhumaine des souches de VHA associées, a dit INFOSAN.

En juillet, une épidémie a été liée à un restaurant en Hongrie, où 16 personnes sont également tombées malades avec une infection par le VHA IB. Certains patients avaient consommé une soupe froide faite avec des baies surgelées. Cela a provoqué un rappel du mélange Ardo Fruitberry, produit et conditionné par un sous-traitant du groupe en Pologne et distribué dans plus de 25 pays.

Formations et ateliers
Un autre événement a impliqué la détection de E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) dans des épinards et de la roquette en provenance des Pays-Bas. Les produits impliqués avaient été distribués à l'échelle internationale dans 16 pays, dont la Belgique, Allemagne, Koweït, Singapour, République de Corée, Suisse, Royaume-Uni et États-Unis.

D'autres investigations ont été menées par les membres d'INFOSAN pour tenter de comprendre une augmentation des alertes impliquant E. coli O157 et E. coli non-O157.

INFOSAN a également participé à une formation organisée par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et le bureau régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale, sur la surveillance et la riposte aux maladies d'origine alimentaire. Les sessions ont été dispensées au Soudan, en Syrie, en Arabie saoudite et au Qatar.

Quatre ateliers virtuels INFOSAN ont été organisés au cours du trimestre au Bénin, Guinée, Côte d'Ivoire, Irlande et Royaume-Uni. L'objectif était d'aider les pays à renforcer leurs capacités à gérer les risques liés à la sécurité des aliments.

mercredi 16 novembre 2022

Bilan 2021 des plans de surveillance et plans de contrôle, selon le ministère de l’Agriculture

Le blog est heureux d'avoir des nouvelles de la sécurité des aliments en France, cela faisait un certain bail que l'on attendait des informations. Les voilà donc sous la forme de la «Surveillance sanitaire des denrées animales et végétales et des aliments pour animaux. Bilan 2021 des plans de surveillance et plans de contrôle», source ministère de l’Agriculture du 16 novembre 2022. Le bilan 2021 complet est ici.
En bref
En 2021, 21 plans ont été mis en œuvre (dont six étaient des plans programmés initialement pour la campagne 2020 mais reportés sur 2021 suite à la crise sanitaire Covid) selon une programmation basée sur une analyse règlementaire et une analyse de risque au niveau national. Ces 21 plans ont conduit à 57 703 prélèvements et ont révélé 380 non-conformités, soit 0,66%.

Le blog vous propose une petite sélection de ces plans de surveillance.

Bilan de la surveillance de la contamination du thon et de poissons d’autres familles présentant un risque histaminique par l’histamine et cinq amines biogènes au stade de la distribution
Sur les 314 échantillons, pour lesquels les résultats ont pu être exploités, 304 étaient conformes. Le taux de non-conformité du thon et des poissons d’autres familles présentant un risque histaminique est donc estimé à 3,18%.

Mais selon le ministère de l’Agriculture,
Le bilan de ce plan est plutôt satisfaisant, avec un taux de conformité des produits de la pêche au critère réglementaire relatif à l’histamine qui est de 96,5%.
A noter que c’est cependant le taux de conformité le plus bas relevé depuis plus de 6 ans. Les taux de non-conformités sont compris entre 1,8% en 2017 et 3,5% en 2021.

Comprenne qui pourra de se satisfaire d’un taux de non-conformié le plus élevé depuis 2017.

Bilan de la surveillance de la contamination des mollusques bivalves par les phycotoxines au stade de la distribution
Sur les 434 échantillons pour lesquels les résultats ont pu être exploités, un dépassement de seuil réglementaire en toxines lipophiles du groupe de l’acide okadaïque (AO + DTXs + PTXs) sur des moules originaires d’Espagne a été détecté. Le taux de non-conformité des mollusques bivalves est donc estimé à 0,23%. L’échantillon non conforme pour les phycotoxines lipophiles a été prélevé au mois de septembre.

Bilan de la surveillance de la contamination des produits de la pêche et crustacés cuits par Listeria monocytogenes au stade de la distribution
Sur les 405 échantillons prélevés de produits de la pêche fumés et crustacés cuits et dont le résultat a pu être exploité, 8 échantillons de saumons et truite fumés étaient contaminés par L. monocytogenes. Aucun échantillon de crevettes cuites ne s’est avéré contaminé. Pour l’année 2021, le taux de contamination des produits de la pêche fumés et crustacés cuits par L. monocytogenes est donc estimé à 1,98%
Pour autant, cette surveillance ne réflète pas ce qui se passe sur le terrain car la Mission des urgences sanitaires a recensé 124 alertes sur 796 alertes nationales en 2021 portaient sur des produits de la pêche et mollusques bivalves vivants.
Sur ces 124 alertes, 23% correspondaient à des alertes Listeria monocytogenes (soit 29 alertes).

A titre comparatif , il y aurait un petit mieux au niveau des alertes nationales, mais il y en a tant ...

- En 2020, 158 alertes portant sur des produits de la pêche et des mollusques bivalves vivants sur 680 alertes nationales ont été enregistrées. Sur ces 158 alertes, 14% concernaient des alertes Listeria monocytogenes.
- En 2019, 228 alertes sur 1 032 alertes nationales portant sur des produits de la pêche et des mollusques bivalves vivants ont été enregistrées. Sur ces 228 alertes, 12% concernaient des alertes Listeria monocytogenes.
- En 2018, 255 alertes portant sur des produits de la pêche et des mollusques bivalves vivants sur 1 273 alertes nationales ont été enregistrées. Sur ces 255 alertes, dont 23% concernaient des alertes Listeria monocytogenes.

Bilan de la surveillance de la contamination des coquillages par Escherichia coli au stade de la distribution
Le niveau de conformité relevé en 2021 est légèrement inférieur à celui observé lors des années précédentes, à savoir 93,06% en 2019, 93,8 % en 2017, et 97,5 % en 2016 sur mollusques bivalves et coquillages de groupe 1.

Mais comme nous le dit le bilan, «à titre d’information, la Mission des urgences sanitaires a recensé, en 2021, toutes origines d’alertes confondues (autocontrôles, plans de surveillance et plans de contrôle…), 48 alertes nationales correspondantes à des non-conformités à Escherichia coli sur des produits de la pêche et assimilés (64 alertes nationales toutes catégories de produits confondues).»

C’est nettement supérieur aux années précédentes.

Bilan de la surveillance de la contamination des viandes hachées de bœuf par Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) au stade de la distribution
Au cours du plan de surveillance 2021 relatif à la contamination par des souches STEC des viandes hachées au stade de la distribution, 579 prélèvements de viandes hachées ont été analysés. Parmi eux, trois souches STEC hautement pathogènes ont été isolées : le taux de contamination par des souches STEC hautement pathogènes dans les viandes hachées prélevées à la distribution obtenue en 2021 est bas et comparable aux taux retrouvés lors de plans de surveillances déployés précédemment au même stade de la chaîne alimentaire.

Il est étonnant que l’on ne retrouve pas cela au niveau des rappels de viande hachée bovine.

Bilan de l’exploration de la contamination par Campylobacter des foies de bovins adultes à l’abattoir
Ce plan exploratoire met en évidence la présence de Campylobacter (31,2%) sur la surface des foies de bovins adultes à l’abattoir ce qui pourrait traduire une contamination de ces foies au moment de l’abattage et possiblement au stade de l’éviscération.

Le plan de surveillance (DGAL/SDSSA/2018-920) réalisé en 2018 sur le foie de veau à la distribution (n=330) avait mis en évidence la présence de Campylobacter pour 46,1% des foies analysés, ce qui est supérieur à ce qui a été observé chez le foie de bovin adulte pour ce plan exploratoire.

En 2016, une étude réalisée dans un abattoir de bovin en France avait mis en évidence que la prévalence de Campylobacter dans le contenu intestinal était plus élevée chez les veaux (99,4%) que chez les bovins adultes (40,6%) (Thépault et al., 2018). Cette situation pourrait se traduire par un risque de contamination du foie de veau par Campylobacter plus élevé à l’abattoir et rappelle l’importance des mesures de maîtrise de l’hygiène à l’abattoir.

Bilan de la surveillance de la contamination par les staphylocoques à coagulase positive des charcuteries sèches prétranchées et présentées à la vente à température ambiante à la distribution
L’ensemble des prélèvements réalisés et exploitable présente moins de 1000 ufc/g de staphylocoques à coagulase positive (216 échantillons avec une contamination ≤ 10 ou 100 ufc/g et deux échantillons avec une contamination <1000 ufc/g).

En parallèle, l'exploration relative à la mesure de l’activité de l’eau montre que 55% des jambons tranchés et préemballés conservés à température ambiante mis sur le marché présentent une Aw > 0,89. Ces valeurs d'Aw associées à une conservation à température ambiante constituent des conditions favorables au développement des staphylocoques à coagulase positive: ces résultats doivent donc conduire les opérateurs de la distribution, en lien avec leur responsabilité en application de l'arrêté du 21 décembre 2009, à une vigilance particulière et à obtenir de la part de leurs fournisseurs des garanties quant aux mesures de maîtrise de ce danger microbiologique.

Bref, il y a du boulot en perspective dans les entreprises alimentaires  ...

Bilan de la surveillance de la contamination par Salmonella spp. des saucissons secs et chorizos de porcs au stade de la distribution
Ce plan de surveillance est le premier plan de surveillance de la contamination des saucissons secs de porc par Salmonella spp. au stade de la distribution en France. A titre d'information, la Mission des urgences sanitaires a recensé, en 2021, toutes origines d'alertes confondues (autocontrôles, plans de surveillance et plans de contrôle…), 6 alertes nationales en lien avec la détection de Salmonella spp sur des saucissons secs et chorizos de porc (28 alertes nationales portant sur des produits à base de viande de boucherie). En 2021, 3 clusters ont été investigués dans lesquels des cas humains indiquaient avoir consommé du saucisson sec. Le taux de non-conformité à la distribution est inférieur aux taux préalablement relevés lors des plans à la production des années antérieures.

La présence de Salmonella spp. des saucissons secs et chorizos de porcs au stade de la distribution est très présente dans les avis de rappels en 2022.

Bilan du contrôle des résidus de produits phytopharmaceutiques en production primaire végétale
Sur les 826 prélèvements réalisés dans le cadre des contrôles de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques durant l’année 2021, l'analyse des résidus met en évidence une non-conformité dans 50 échantillons, soit 6,05% du total. Pour mémoire, ce ratio était de 8,2% en 2020, 6,8% en 2019, 4,4 % en 2018, et 3,8% en 2017

jeudi 13 octobre 2022

L'Espagne signale un record d'alertes alimentaires en 2021

«L'Espagne signale un record d'alertes alimentaires en 2021», source Food Safety News du 13 octobre 2022.

Le nombre de notifications dans un système espagnol d'alerte alimentaire a établi un nouveau record en dépassant les 1 000 en 2021.

Les 1 081 notifications sur le portail du Système coordonné pour l'échange rapide d'informations (SCIRI pour Informes del Sistema Coordinado de Intercambio de Información) l'année dernière sont bien supérieures aux 634 en 2020 et aux 678 en 2019.

L'Agence espagnole de la sécurité alimentaire et de la nutrition (AESAN) coordonne les actions nationales liées aux produits alimentaires et aux matériaux en contact avec les aliments susceptibles de présenter un risque pour la santé publique.

Les notifications de refus aux frontières ont considérablement augmenté avec 324 contre 103 en 2020. Le premier pays d'origine était le Brésil, suivi du Maroc et de la Chine.

Près de 750 notifications ont été faites en Espagne, contre 523 en 2020. En 2021, plus de 100 alertes concernaient les produits de la pêche, suivis de la viande et des céréales et des produits de farine.

La plupart des notifications relatives aux mollusques bivalves vivants n'exigeaient pas une action immédiate de la part des autorités car les produits n'étaient plus censés être sur le marché.

Exemples d'incidents
Les dangers chimiques étaient liés à 475 avis suivis des dangers biologiques avec 147.

Salmonella était le principal danger biologique avec 61 mentions, suivie par E. coli avec 27 et Listeria avec 20.

Dix-sept alertes concernaient des personnes malades dont cinq mentions de Salmonella. Salmonella Typhimurium en France dans du fuet d'Espagne a touché 42 personnes. Deux incidents à Salmonella Enteritidis dans des œufs ont affectés 55 patients. Norovirus dans des mollusques bivalves de Galice a rendu malade 36 personnes. Il y a eu trois autres incidents à norovirus, deux incidents à cause de l'histamine et un à cause de Listeria.

Les dangers chimiques comprennent les additifs, les produits phytosanitaires, les médicaments vétérinaires, les métaux lourds, les mycotoxines et la migration des matériaux en contact avec les aliments. Les raisons phytosanitaires représentaient près de la moitié des notifications avec 225 cas. La plupart étaient dus à des résidus dans les produits dépassant la limite ou à l'utilisation de substances non autorisées.

Les notifications relatives aux métaux lourds comprenaient la présence de cadmium, de mercure, d'arsenic, de nickel, d'aluminium et de plomb. Le mercure dans l'espadon s'est démarqué. Les 28 notifications de mycotoxines étaient de 16 pour les aflatoxines, 11 pour l'ochratoxine A et une pour les fumonisines.

Oxyde d'éthylène et allergènes
En 2021, il y a eu 39 notifications en raison de dangers physiques tels que le plastique, le métal et une dent dans un cas.

Dans plus de 500 cas, l'origine d'un produit impliqué dans un signalement provenait d'un autre pays de l'UE tandis que d'autres nations étaient impliquées dans 221 alertes, principalement l'Inde et la Chine.

La haute place de l'Inde est due à 47 des 55 signalements relatifs à une contamination par l'oxyde d'éthylène.

Près de 200 notifications à cause de l'oxyde d'éthylène ont été gérées au SCIRI. Beaucoup d'entre elles concernaient des produits de céréales, des noix, des additifs et des épices.

En septembre 2020, la Belgique a détecté des niveaux élevés d'oxyde d'éthylène dans trois lots de graines de sésame originaires d'Inde et importées des Pays-Bas. En juin 2021, la France signale une contamination par la gomme de caroube, utilisée comme stabilisant dans les glaces.

Au total, 58 alertes liées à des problèmes d'étiquetage et à la détection de différents allergènes et intolérances non déclarés. Le lait était en première place, devant le gluten et les sulfites en deuxième, suivi du soja et de la moutarde.

Commentaire
Nos amis espagnols sont des amateurs, car chez nous, nous sommes hors catégore, lire 2021, des rappels de produits alimentaires d'une étendue sans précédent en France.

jeudi 16 juin 2022

Baisse des alertes pour le réseau mondial de sécurité des aliments au début de 2022

«Baisse des alertes pour le réseau mondial de sécurité des aliments au début de 2022», source Food Safety News.

Le nombre d'incidents de sécurité des aliments impliquant un réseau international a diminué au premier trimestre 2022.

Le Réseau international des autorités de sécurité des aliments (INFOSAN) a fait partie de 47 alertes de janvier à mars de cette année, contre 64 au dernier trimestre 2021.

Jusqu'à présent cette année, 25 alertes impliquaient un danger biologique, dont neuf à cause de Salmonella, sept alertes à cause de Listeria monocytogenes, cinq alertes liées à E. coli et une à Bacillus cereus, Cronobacter sakazakii et norovirus.

Onze incidents ont été causés par un allergène ou un ingrédient non déclaré comme le lait, les œufs, les noix, les amandes, les noisettes, les pistaches et le soja.

Huit impliquaient un danger physique comme du métal, du verre, des insectes, une souris et du plastique tandis que trois étaient en raison d'un danger chimique comme l'oxyde d'éthylène et le MDMA (également appelée ecstasy).

INFOSAN est géré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Près de la moitié des 47 incidents ont été signalés au secrétariat par les membres d'INFOSAN, un tiers par le biais du système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) de la Commission européenne et le reste par divers canaux internes de l'OMS.

Incidents majeurs début 2022
Les catégories d'aliments les plus fréquemment concernées étaient les collations, les desserts et autres aliments, les céréales et produits de céréales et les légumes et produits végétaux.

D'autres alertes concernaient les aliments composites, le lait et les produits laitiers, les fruits à coque et les graines oléagineuses, l'alcool, le poisson et autres fruits de mer, les œufs, les additifs alimentaires, les aliments pour nourrissons et enfants en bas âge, les produits de fruits, les jus de fruits et de légumes, les herbes, les épices et les condiments, les légumineuses et les produits de viande.

L'un des principaux incidents était des cas à Cronobacter sakazakii liés à des préparations en poudre pour nourrissons produites par Abbott Nutrition aux États-Unis. INFOSAN a été informé du problème le 17 février 2022, et plus tard ce mois-là, on a appris que des produits avaient été distribués dans 53 pays.

Une autre alerte majeure concernait Salmonella Typhimurium monophasique dans le chocolat produit par Ferrero en Belgique. L'OMS a été informée de l'épidémie le 27 mars, alors que la source n'avait pas été identifiée. Après que l'épidémie ait été attribuée à du chocolat Kinder contaminé, INFOSAN a été informé que la distribution comprenait 113 pays.

Fadi Naser Al-Natour, Jenny Bishop et Rachelle El Khoury ont fait une présentation lors d'une conférence sur la santé organisée par INFOSAN lors de la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments, le 7 juin, sur la réponse aux urgences en matière de sécurité des aliments.

Pour le deuxième trimestre 2022, INFOSAN organise des événements de renforcement des capacités, notamment une session de formation pour les nouveaux membres au Mexique, suivie d'ateliers nationaux pour les membres au Bénin, Guatemala et Sierra Leone.

Aux lecteurs du blog
Je suis en conflit depuis plusieurs années avec la revue PROCESS Alimentaire pour une triste question d’argent qui permettrait de récupérer et de diffuser correctement les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors qu’elle a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire s’est comportée et continue de se comporter en censeur et refuse tout assouplissement pour la modique somme de 500 euros. N’ayant pas les moyens d’aller devant la justice, je leur fait ici de la publicité gratuite. Derrière cette revue, il y a une direction dégueulasse et un rédacteur en chef complice !