Affichage des articles dont le libellé est notifications. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est notifications. Afficher tous les articles

jeudi 14 décembre 2023

France : Cas groupés de syndrome hémolytique et urémique pédiatriques liés à des fromages à pâte pressée non cuite à base au lait cru

«Les autorités rappellent les recommandations sanitaires dans le cadre du retrait – rappel de fromages à pâte pressée non cuites à base de lait cru», source ministère de la Santé du 14 décembre 2023.

Les autorités rappellent les recommandations sanitaires dans le cadre du retrait – rappel de fromages à pâte pressée non cuites à base de lait cru (morbier, raclette et tomme), fabriqués par la société Route des Terroirs. Ce retrait, initié depuis le 8 décembre 2023, fait suite à des investigations menées autour de cas groupés de syndrome hémolytique et urémique (SHU) pédiatriques.

En novembre 2023, 6 cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) dus à la bactérie E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) ont été identifiés dans une crèche de Toulouse. L’état de santé actuel de ces enfants ne suscite plus d’inquiétudes.

Santé Publique France en lien avec le centre national de référence des Escherichia coli (Institut Pasteur et Hôpital Robert Debré de Paris) et la Direction générale de l’Alimentation, en coordination avec la Direction générale de la Santé, ont immédiatement lancé les investigations sur les cas de SHU afin d’identifier une éventuelle source de contamination commune et mettre en place les mesures de gestion appropriées.

Ces investigations ont conduit à identifier des éléments épidémiologiques, microbiologiques et de traçabilité convergents, faisant le lien entre au moins une partie de ces cas de SHU et des fromages Morbier produits par la société Route des Terroirs, sans pour autant pouvoir à ce stade exclure d’autres sources de contamination.

Le producteur de ces fromages en lien avec les autorités sanitaires a décidé et procédé au retrait et au rappel de certains de ses fromages au lait cru : morbier, tomme et raclette, distribués sur l’ensemble du territoire national et fabriqués jusqu’au 11 octobre 2023. Les produits concernés peuvent être identifiés d’après les fiches publiées sur RappelConso ou auprès de leurs points de vente.

Compte tenu des constats effectués par les services de contrôle de la direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations du Jura, l’établissement fait en outre l’objet d’une procédure de suspension de son agrément sanitaire.

Commentaire
Rien à ajouter à ce communiqué du ministère de la Santé.

Une interrogation demeure, le 13 octobre 2023, les Pays-Bas ont notifié au RASFF de l’UE le 13 octobre 2023 la présence de Escherichia coli producteurs de shigatoxines dans du Morbier de France.
- S’agit-il de la même fromagerie responsable des nombreux rappels depuis le 6 décembre 2023 ?
- Si oui, pourquoi n’a-t’on rien entrepris ?

Près de deux mois après, la France a nofifié au RASFF de l’UE le 13 décembre 2023 la présence de Escherichia coli producteurs de shigatoxines dans du Morbier de France.
Toujours la même question, 
- S’agit-il de la même fromagerie qui a été mise en cause le 13 octobre 2023 ?

mercredi 13 décembre 2023

Deux notifications au RASFF de l’UE en deux mois disent la même chose sur la présence de STEC dans du Morbier, étonnant, non ?

Le 13 octobre 2023, les Pays-Bas ont notifié au RASFF de l’UE le 13 octobre 2023 la présence de
Escherichia coli producteurs de shigatoxines dans du Morbier de France.

La distribution a eu lieu dans 16 pays : Autriche, Belgique, Bulgarie, République tchèque, Estonie, Finlande, Allemagne, France, Hongrie, Lettonie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Slovaquie, Suède, États-Unis.

Mais voici que deux mois après, la France a nofifié au RASFF de l’UE le 13 décembre 2023 la présence de Escherichia coli producteurs de shigatoxines dans du Morbier de France.

La distribution a eu lieu dans 13 pays : Andorre, Belgique, République tchèque, France, Allemagne, Hongrie, Malte, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Espagne, Suède, Royaume-Uni.

On ne peut qu’être frappé par le rapprochement entre ces deux nototifcations au RASFF de l’UE, la première semble être un coup de semonce, quand on voit le nombre d’avis de rappels qui ont lieu en France.

Le blog a signalé qu’il y avait eu 19 avis de rappels et RappelConso a mis en place sur son site internet le bandeau ci-dessous :
https://rappel.conso.gouv.fr/categorie/0/1/stec - Rappel de nombreux lots de fromages (Morbier, Raclette, Tomme - sous différentes marques et présentations) fabriqués par Route des Terroirs et susceptibles d'être contaminés par des Escherichia coli shigatoxinogènes

Commentaire
On est en droit de se poser des questions quand deux notifications rapprochées disent la même chose. Comme il n’y aura pas d’enquête et que personne ne posera de question à nos autorités sanitaires, classons ce dossier, mais pour moi, un doute subsiste ...

Mise à jour du 14 décembre 2023
Du 6 au 14 décembre 2023, 28 fromages ont été rappelés pour cause de présence de STEC.

Vendredi 15 décembre 2023, le blog fera paraître le Top 10 de l’année 2023 de la sécurité des aliments en France. Il s’gait d’une mise en perspective de quelques faits saillants, mais aussi avec des absents …

vendredi 1 décembre 2023

Novembre 2023 : Un très bon bilan de la sécurité des aliments en France, vraiment ?

Après un excellent bilan de la sécurité des aliments en France en octobre 2023, voici selon le même principe,celui de novembre 2023.
Voici deux indicateurs de la sécurité des aliments en France pour novembre 2023. Désolé, mais par manque de transparence de nos autorités sanitaires, je n'en ai pas d'autres sous la main, mais si des lecteurs en ont, je suis preneur ...

Nombre de rappels de produits alimentaires en 2023
- Janvier : 122
- Février : 181
- Mars : 222
- Avril : 141
- Mai : 127
- Juin : 235
- Juillet : 179
- Août : 151
- Septembre: 116
- Octobre : 134
- Novembre : 227
Total : 1 831 versus 2 441 pour l’année 2022
On peut donc penser qu'il y a un progrès en matière de nombre de produits rappelés en 2023, mais le chiffre est tellement vertigineux ...

Nombre de notifications au RASFF de l’UE en 2023 pour les produits d’origine France
- Janvier : 20
- Février : 22
- Mars : 35
- Avril : 15
- Mai : 15
- Juin : 25
- Juillet : 17
- Août : 23
- Septembre : 14
- Octobre : 28
- Novembre : 17, dont six par des Etats membres de l’UE
A noter, trois notifications concernant des huîtres contaminées par norovirus, trois produits alimentaire en raison de la présence de Listeria monocytogenes et deux fromages en rasion de la présence de STEC.
Total : 231 versus 222 pour l’année 2022.

Plus de notifications en 2023, sans oublier que tous les rappels dans les pays de l'UE de produits d'origine France ne font pas l'objet d'une notification au RASFF de l'UE, voir le cas des filets d'anchois, notamment  ...

On pourra aussi lire Augmentation des alertes alimentaires, circulez y'a rien à voir !


Complément
RappelConso signale le 29 novembre 2023 le rappel de tomme de Savoie fermère IGP pour cause d eprésence de E. coli producteurs de shigatoxines O26:H11.
Les autorités du Luxembourg informe du rappel de tomme de Savoie fermière IGP de la marque Conus vendue en vrac en raison de la présence de E. coli STEC O26:H11.
Il n’y a pas eu de notification au RASFF de l’UE ...

mercredi 1 novembre 2023

Octobre 2023 : Excellent bilan de la sécurité des aliments en France

Voici deux indicateurs de la sécurité des aliments en France pour octobre 2023. Désolé, par manque de transprence de nos autorités sanitaires, je n'en ai pas d'autres sous la main, mais si des lecteurs en ont, je suis preneur ...

Nombre de rappels de produits alimentaires en 2023
- Janvier : 122
- Février : 181
- Mars : 222
- Avril : 141
- Mai : 127
- Juin : 235
- Juillet : 179
- Août : 151
- Septembre: 116
- Octobre : 134
Total : 1 625 versus 2 441 pour l’année 2022
On peut penser qu'il y a un progrès ...

Nombre de notifications au RASFF de l’UE en 2023 pour les produits d’origine France
- Janvier : 20
- Février : 22
- Mars : 35
- Avril : 15
- Mai : 15
- Juin : 25
- Juillet : 17
- Août : 23
- Septembre : 14
- Octobre : 28
Total : 214 versus 222 pour l’année 2022.
Pas de progrès du tout, et tous les rappels des pays de l'UE de produits d'origine France ne font pas l'objet d'une notification ...

jeudi 12 octobre 2023

Seconde notification au RASFF de l’UE de la présence de Vibrio parahaemolyticus dans des huîtres de France

Faut-il une troisième notification au RASFF de l'UE pour que l'on est une réponde audible de nos autorités sanitaires ?

Ne dit-on pas jamais deux sans trois ?

Le blog vous avait déjà signalé la présence de Vibrio parahaemolyticus dans des huîtres de France, suite à une notification au RASFF de l’UE le 4 octobre 2023 par la Suisse.

Le blog signale donc une seconde fois la présence de Vibrio parahaemolyticus dans des huîtres de France, suite à une notification au RASFF de l’UE le 12 octobre 2023 par la Suisse.

Doit-on s’en inquiéter ?

Mise à jour du 14 octobre 2023

On apprend par le RASFF de l'UE, la notification par l'Italie le 14 octobre de la présence de norovirus dans des huîtres de France ...

lundi 2 octobre 2023

Des audits de l'UE enquêtent sur le problème des aflatoxines en Égypte et en Inde

Le sujet de cet article ressemble à s’y méprendre à celui d’un puits san fin, il faut être plus diplomate qu’auditeur dans ces pays.

Avant de vous proposer l’article, ayez à l’esprit deux chiffres, ceux des notifications au RASFF de l’UE en ce qui concerne la présence de mycotoxines en 2022 : 41 pour l’Egypte et 60 pour l’Inde, toutes denrées alimentaires confondues ...

Voici donc «Des audits de l'UE enquêtent sur le problème des aflatoxines en Égypte et en Inde», source article de Joe Whitworth paru le 29 septembre 2023 dans Food Safety News.

La DG Santé et Sécurité alimentaire de la Commission européenne a publié les résultats de deux évaluations portant sur le contrôle des aflatoxines dans les fruits à coque en Égypte et en Inde.

Un audit de la DG Santé en Égypte en septembre 2022 était dû à la poursuite des notifications du système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) concernant les aflatoxines présentes dans les arachides. Il y en avait 41 en 2021 et au moins 34 en 2022. Les autorités locales ont déclaré que l'augmentation du nombre d'alertes était liée à l'augmentation des exportations. Il convient de noter que la majorité des rejets concerne un petit nombre d’opérateurs, ont indiqué les auditeurs.

Chaque lot d'arachides originaire ou en provenance d'Égypte doit être accompagné d'un certificat sanitaire et des résultats d'échantillonnage et d'analyse officiels vérifiant le respect des limites d'aflatoxines de l'UE. Les importations sont également soumises à des contrôles à une fréquence de 30%.

L'Autorité nationale de sécurité des aliments (NFSA) a déclaré qu'une loi autorisant les usines de conditionnement à exporter devrait être appliquée au cours de la saison 2023. Des guides ont été créés ou sont en cours d'élaboration pour promouvoir les moyens de prévenir et de réduire la formation d'aflatoxines dans les arachides.

L'Administration centrale de la quarantaine végétale (CAPQ) est responsable des contrôles phytosanitaires et de traçabilité au niveau de l'exploitation agricole. L'agence a déclaré à l'équipe d'audit qu'à partir de la saison de croissance 2023, les producteurs d'arachides seront inclus dans le système de contrôle.

Au moment de l’audit, aucune inspection n’avait lieu dans les exploitations d’arachide, mais elles devaient avoir lieu à partir de 2023. Tous les fournisseurs n’étaient pas enregistrés et le nombre d’inspections menées par la NFSA était faible. L'équipe d'audit a constaté que la plupart des usines de conditionnement visitées ne se conformaient pas aux exigences de l'UE, ni à certaines règles nationales pertinentes.

Problèmes d’application

La surveillance de plus de 500 échantillons collectés dans les usines de conditionnement, les entrepôts, les grossistes et les supermarchés en 2021/2022 a montré un pourcentage élevé de rejets dus aux aflatoxines.

Sur la base de visites dans quatre usines de conditionnement, toutes impliquées dans les récentes notifications RASFF, les auditeurs ont constaté de bons progrès en termes de conditions structurelles et hygiéniques depuis le début des inspections de la NFSA. Cependant, il y avait un manque de contrôle sur les fournisseurs – par exemple, aucun échantillonnage des cacahuètes entrantes ; un mauvais entretien des sols, des murs et des fenêtres, et certains venaient tout juste de commencer à élaborer des plans HACCP.

Les auditeurs ont dit que le fait que le certificat officiel d'exportation soit délivré aux opérateurs qui ne satisfont pas à toutes les exigences «affaiblit considérablement» la fiabilité du processus de certification. L’exportation d’arachides transformées n’est pas non plus conforme aux exigences de l’UE, car aucun échantillon n’est prélevé sur les envois et aucun certificat officiel n’est délivré. Les responsables égyptiens ont dit qu’ils veilleraient à ce que des certificats officiels soient délivrés avant que les expéditions ne quittent le pays à partir de la saison 2023.

Une entreprise de conditionnement a été impliquée dans 45 notifications au RASFF, tandis qu'une autre a été mentionnée 15 fois. La NFSA a dit que dans certains cas, il y avait des retards importants entre l'arrivée des envois au port de l'UE et la date à laquelle les échantillons sont prélevés. Cela pourrait conduire au développement d’aflatoxines si les conditions de stockage n’étaient pas bonnes. Bien que certaines usines de conditionnement aient été impliquées dans de nombreuses affaires au cours de la même année, les autorités locales n'ont pas fourni la preuve que des mesures avaient été prises à leur encontre.

Les rapports d'inspection étaient détaillés mais ne comportaient aucune conclusion sur la cause profonde du problème. Les rapports faisaient état de nombreuses non-conformités graves, mais cela n'empêchait pas les opérateurs d'exporter, à condition que les résultats de l'échantillonnage soient conformes aux niveaux maximaux d'aflatoxines.

Constatations en Inde

L'audit réalisé en Inde en mars 2023 a également été motivé par des notifications RASFF dues aux aflatoxines. Il y a eu 39 avis en 2022. Cela pourrait être dû à un échantillonnage plus important des envois dans les ports de l'UE, mais, comme l'Égypte, quelques opérateurs sont responsables de la plupart des refus. Les expéditions d'arachides originaires ou expédiées de l'Inde sont soumises à des règles similaires à celles en provenance d'Égypte, mais les contrôles sont effectués à un taux plus élevé de 50%.

L'enregistrement n'est pas obligatoire pour les producteurs d'arachides. Les entreprises doivent être enregistrées pour exporter vers l'UE, mais les opérations de décorticage ou de tri qui n'exportent pas directement n'ont pas besoin d'être enregistrées.

La DG Santé a dit que les contrôles officiels auprès des producteurs primaires ne sont pas conçus pour vérifier et contrôler si et dans quelle mesure ils mettent en œuvre de bonnes pratiques agricoles pour empêcher la formation d'aflatoxines ou le respect des exigences de l'UE.

Les auditeurs ont constaté que les contrôles après l'enregistrement ne sont pas effectués comme prévu et qu'il n'existe aucune évaluation des risques pour établir la fréquence des inspections ou pour se concentrer sur les unités d'arachide à haut risque.

Un examen des rapports d'inspection n'a révélé aucune preuve écrite que les plans HACCP soient vérifiés, que des mesures sont en place pour atténuer le niveau d'aflatoxines dans les arachides, ou que des facteurs susceptibles d'influencer les conditions de croissance des moisissures et de production d'aflatoxines ont été évalués.

L'équipe d'audit a examiné le plan HACCP d'une entreprise et a noté des écarts entre ce qui était fait dans la pratique et ce qui figurait dans le document. Ils ont également constaté que de nombreux lots avaient été rejetés en raison de niveaux élevés d'aflatoxine à la réception.

Les auditeurs se sont concentrés sur 29 notifications au RASFF impliquant deux unités d’arachide en 2022. Une correspondance avec le secteur alimentaire avait eu lieu ; cependant, aucune analyse des causes profondes n’a été effectuée pour aider à résoudre le problème sous-jacent.

Un établissement a été suspendu pendant un mois et l'autre pendant quatre mois. Après la levée partielle des restrictions liées à la pandémie de COVID-19, des visites physiques ont été effectuées et, malgré le non-respect des règles, la suspension a été révoquée. Deux laboratoires impliqués dans l'échantillonnage et l'analyse ont également été suspendus.

Les notifications au RASFF ont eu lieu lorsque de nombreux problèmes d’expédition des envois ont été rencontrés en raison de la pandémie. Les informations fournies à l'équipe d'audit ont montré qu'il s'écoulait jusqu'à 90 jours entre les tests préalables à l'exportation en Inde et l'analyse dans le laboratoire de l'UE. Cela signifie que les niveaux d'aflatoxines peuvent avoir augmenté pendant les longues périodes de stockage et de transport.

jeudi 28 septembre 2023

Quelques nouvelles de nos produits alimentaires à l’étranger

Des bulots sont rappelés au Luxembourg le 26 septembre 2023, pour cause de date limite de consommation erronée. Ils avaitent été rappelés en France le 22 septembre 2023 ; il n’y a pas eu de notification au RASFF de l’UE (?)…

Notification 2023.6519 au RASFF de l’UE le 27 septembre 2023 par la France concernant la présence de corps étrangers dans du saucisson à l'ail, suite à une plainte de deux consommateurs.

La notification rapporte que le produit a été uniquement distribué en Belgique.
Il est également noté un risque de blessure en cas d'ingestion mais aucun consommateur n'a avalé les corps étrangers mais deux ont remarqué la présence des corps étrangers.
On ne connaît pas la nautre des corps étrangers.

Notification 2023.6513 au RASFF de l’UE le 26 septembre 2023 par l’Allemagne de la présence d’ochratoxine A dans des racines de pissenlit bio de France.

L’analyse d’ochratoxine A réalisée le 5 septembre 2023 a indiqué 70 µg/kg, sachant que le maximum est de 20 µg/kg.

Notification 2023.6570 au RASFF de l’UE le 28 septembre 2023 par l’Allemagne de la présence de cannabidiol (CBD), nouvel ingrédient alimentaire non autorisé dans les bonbons à la gomme en provenance de France.

Résultat analytiuqe : 409 585 ± 61438 µg/kg

mardi 20 juin 2023

Bilan en demi-teinte pour les réseaux de surveillance de l'UE : Les alertes à la fraude en augmentation mais une légère diminution des notifications de sécurité des aliments

«Les réseaux de l'UE voient les alertes à la fraude augmenter mais les notifications de sécurité sanitaires diminuer», source article de Joe Whitworth paru le 20 juin 2023 dans Food Safety News.

Le nombre de notifications du réseau européen de surveillance de la fraude alimentaire a augmenté en 2022, selon un rapport.

Le réseau d'alerte et de coopération (ACN pour Alert and Cooperation Network) comprend le réseau du système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF), le réseau d'assistance administrative et de coopération (AAC) et le réseau sur la fraude agroalimentaire (FFN).

L'AAC et le FFN ont enregistré le plus grand nombre de notifications jamais vu alors que les notifications aux RASFF étaient en baisse en 2021, en grande partie à cause d'une amélioration de la situation liée à l'oxyde d'éthylène.

Le rapport 2022 de l’ACN, publié par la Commission européenne, montre qu'il y a eu une augmentation significative de l'activité de fraude agroalimentaire au cours de l'année, mais le RASFF est resté le réseau le plus actif. Au total, 4 361 notifications ont été transmises via le RASFF liées à des risques pour la santé dans les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux.

En outre, 2 554 avis d'assistance administrative et de coopération ou de non-conformités à la législation de l'Union européenne, qui ne présentent pas de risque immédiat pour la santé, ont été signalés et 600 autres cas présumés de fraude ont été signalés.

Notifications d’alerte publiées dans le RASFF en baisse

Parmi toutes les notifications au RASFF en 2022, 3 904 concernaient des denrées alimentaires, tandis que les autres concernaient des aliments pour animaux et des matériaux en contact avec des denrées alimentaires. Près de 1 000 étaient liés à des résidus de pesticides dans les fruits et légumes ou les herbes et épices, ce qui était en baisse par rapport à 2021. Les pesticides les plus courants étaient le chlorpyrifos, l'oxyde d'éthylène et le 2-chloroéthane, et le chlorpyrifos-méthyl.

Les micro-organismes pathogènes étaient la deuxième catégorie de danger la plus signalée dans les aliments. Salmonella était le principal agent pathogène avec plus de 600 notifications, suivi de Listeria monocytogenes avec 132 et 41 pour E. coli, tous principalement détectés dans les produits d'origine animale. Au total, 190 notifications liées à la présence de Salmonella concernaient des produits à base de viande de volaille en provenance de Pologne, tandis que pour Listeria, la catégorie principale était le poisson et les produits de poisson.

En 2022, 41 notifications pour des intoxications alimentaire ont été publiées au RASFF. Une douzaine ont identifié Salmonella comme cause probable, sept étaient liées à Listeria monocytogenes, cinq à une intoxication à l'histamine et quatre à norovirus. Sept notifications concernaient des éclosions dans plusieurs pays.

Les mycotoxines constituaient la troisième principale catégorie de danger avec 485 notifications. Il s'agissait principalement de la détection d'aflatoxines, et la catégorie de produits était les fruits à coque, les produits de fruits à coque et les graines. L'origine était les États-Unis à 53 reprises. Les allergènes ont été mentionnés dans 210 notifications, les céréales et les produits de boulangerie étant la principale catégorie de produits et le lait l'allergène le plus fréquemment notifié.

Les rejets aux frontières étaient le seul type de notification qui a augmenté à partir de 2021. La principale base de notification signalée pour les marchandises détectées sur le marché était les contrôles officiels, suivis par le contrôle interne d'une entreprise et une plainte de consommateur. À 45 reprises, une intoxication alimentaire a été mentionnée.

Comme les années précédentes, l'Allemagne a été le pays notifiant le plus actif dans le RASFF avec 586 messages. Les Pays-Bas sont deuxième avec 559, suivis de la Belgique avec 428 et de la Pologne avec 320. La France a procédé à 267 notifications.

Les principaux pays de l'UE en termes de produits d'origine étaient la Pologne avec 312 notifications, les Pays-Bas avec 257 et la France avec 226. La Turquie figurait comme pays d'origine dans 557 notifications et l'Inde dans 299, principalement en raison de résidus de pesticides.

Près de 300 notifications RASFF ont été causées par des résidus de pesticides dans les fruits et légumes de Turquie et 190 par Salmonella dans les produits de viande de volaille de Pologne. Les problèmes avec les matériaux en contact avec les aliments en provenance de Chine étaient en troisième position. En quatrième était Salmonella dans les fruits à coque, les produits à base de fruits à coque et les graines du Nigéria, tandis que les aflatoxines dans cette catégorie de produits des États-Unis occupaient la cinquième place. Le sixième était Salmonella dans les herbes et les épices du Brésil.

Faits saillants de l'AAC et du FFN

L'Allemagne a créé plus d'un tiers de toutes les notifications dans le système AAC, suivie de la Belgique et de l'Autriche avec environ 10% chacune.

Deux tiers des avis concernaient des marchandises en provenance de l'UE et un tiers de l'extérieur de l'UE. Plus de 85% des notifications sont liées aux aliments. La catégorie de produits la plus signalée était celle des fruits et légumes. En second, les aliments diététiques, les compléments alimentaires et les aliments enrichis et, en troisième, les produits de viande autres que la volaille.

La principale non-conformité était un étiquetage ou des allégations défectueux, la composition non conforme venait en deuxième position, suivie d'un manque ou d'une documentation ou de contrôles inappropriés et de conditions de traitement ou de stockage défectueuses.

Les notifications dans le FFN sont passées de 407 à 600 en 2021. Les principaux pays signalant des soupçons de fraude étaient l'Allemagne, la Belgique et la France.

Près des trois quarts concernaient des marchandises en provenance de l'UE et un quart de l'extérieur de l'UE. Parmi les cas impliquant des produits d'origine non européenne, 21% concernaient la Chine, principalement des soupçons de falsification du miel, suivis d'une description erronée des produits de la pêche. Au total, 12% concernaient l'Inde, impliquant principalement une falsification alléguée de crevettes par addition non déclarée d'eau.

Pour les produits de l'UE, les cas en Espagne couvraient la contamination présumée des produits de calmar et l'étiquetage erroné d’huile d’olive en tant qu'huile d'olive extra vierge. Les incidents impliquant les Pays-Bas se sont concentrés sur la description erronée et la contrebande de produits d'origine animale.

Le suivi des activités frauduleuses transfrontalières suspectes a conduit au lancement d'actions telles que le plan de contrôle coordonné pour dissuader les pratiques de falsification du miel.

Des problèmes avec des animaux vivants et des chevaux continuent d'être enregistrés. Les cas concernent des envois d'animaux qui n'ont pas subi les contrôles nécessaires ou qui ne sont pas propres à la consommation humaine, mais qui sont introduits illégalement dans la chaîne alimentaire. Environ la moitié des demandes présentaient une falsification ou l'absence de passeports d'animaux et d'éléments d'identification tels que les puces électroniques, les certificats sanitaires ou l'enregistrement dans les bases de données nationales ou TRACES et l'autre moitié concernait la contrebande et le commerce illégal.

Les notifications concernant les produits de la pêche concernaient principalement des cas de substitution de poisson par des espèces de moindre valeur. D'autres cas récurrents étaient l'utilisation de traitements ou de processus non approuvés et non déclarés tels que les traitements de stabilisation de la couleur du thon pour suggérer une meilleure qualité.

Commentaire

Une légère baisse du nombre de notifications originales a ainsi été enregistrée entre 2021 et 2022 (- 5,9%). Cependant, 2022 s'est classée deuxième en termes de nombre le plus élevé de notifications originales transmises dans l'histoire du RASFF. Par rapport à 2021, les alertes (1 164 notifications) ont diminué de 20,4 %.

vendredi 2 juin 2023

Intoxications alimentaires et norovirus, selon l’Anses

Au travers de cet article de l’Anses du 20 janvier 2023, «
Comment éviter les intoxications alimentaires liées aux norovirus ?», vous allez successivment passer des maladies (infectieuses) d’origine alimentaire, aux gastroentérites aigües et enfin aux  toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) ...

Ces termes semblent recouvrir plus ou moins la même notion, mais très souvent dans les médias, quand une épidémie de gastro survient en restauration collective ou en EHPAD, on nous dit ce n’est pas une TIAC, mais une gastro. On lira pour s’en convaincre un article du blog, La France, le pays de la suspicion d'intoxication alimentaire.

En France, les norovirus sont la principale cause de gastroentérites aigües, toutes classes d’âge confondues. On fait le point sur l’origine de ces virus et comment ils se transmettent.

Mais on nous dit aussi,

La majorité des TIAC à nororovirus en France est liée à la consommation de coquillages contaminés, en particulier les huîtres consommées crues.

Dans une moindre mesure, les plats composés, comme les sandwiches ou les salades composées, et certains végétaux consommés crus, comme les fruits rouges, peuvent également être à l’origine de ces intoxications.

Les norovirus en chiffre. Les norovirus sont responsables d’un tiers des infections d’origine alimentaires en France. Avec une estimation de 516 000 cas par an, ils sont associés à 20% des hospitalisations causées par de telles infections.

Mais cela n’apparaît pas dans les «Toxi-infections alimentaires collectives en France : les chiffres 2020» publiés par Santé publique France.

Comme les années précédentes, l’agent pathogène le plus fréquemment confirmé était Salmonella pour 43% des TIAC pour lesquelles un agent a été confirmé (36% en 2019). 
Les autres agents pathogènes les plus couramment suspectés étaient les agents toxiniques Staphylococcus aureusClostridium perfringens et Bacillus cereus (74% des TIAC pour lesquelles un agent a été suspect).

Exit donc norovirus des TIAC, il y en aurait beaucoup trop, semble-t-il, et ils resterons donc dans la rubrique ‘gastroentérites aigües’ ...

Un dernier point pour ceux qui auraient mal intérprété les propos de l’Anses, à propos de la consommation de coquillages, il est préférable de consommer des coquillages issus d’une zone de production autorisée et contrôlée.


Complétons cet article de l'Anses avec quelques données récentes. En France, selon l’application RappelConso, il y aurait eu 31 rappels de décembre 2022 à ce jour :
- 7 rappels le 2 janvier 2023
- 5 rappels le 5 janvier 2023
- 2 rappels le 6 janvier 2023
- 1 rappel le 13 janvier 2023
- 6 rappels le 17 janvier 2023
- 1 rappel le 24 janvier 2023

Dans ce contexe, signalons qu’il y a eu 26 notifications au RASSF de l’UE pour la présence de norovirus dans des huîtres de France, de décembre 2022 à avril 2023,
- 2 notifications en décembre 2022
- 5 notifications en janvier 2023
- 5 notifications en février 2023
- 11 notifications en mars 2023
- 3 notifications en avril 2023

Ces chiffres montrent que 19 notifications sur 26 ont eu lieu en février, mars et avril.

Ces chiffres indiquent qu’il peut donc y avoir des notifications au RASFF de l’UE pour la présence de norovirus dans des huîtres de France et pas nécéssairement de rappel en France, mais comment est-ce possible ?

Signalons enfin que 5 notifications sur 26 sont le fait de la France, vivement une police unique pour protéger le consommateur en France ...

mardi 2 mai 2023

France : Des indicateurs de la sécurité des aliments à fin avril

En avril, deux indicateurs de la sécurité des aliments sont toujours omniprésents, les rappels et les notifications au RASFF de l'UE. Que dire, sinon, qu’il y a une constance ...

Quelques faits marquants
142 rappels en avril (et non pas 141 comme le note les données de data.economie.gouv pour l’application RappelConso), dont quelques doublons, ce qui fausse pas mal le nombre de produits rappelés.

Un oubli de rappel et pas mal de rappels non proactifs comme au hasard ce rappel de jambonpublié le 20 avril, pour cause de présence de Listeria monocytogenes, mais vendu entre le 12 et 19 avril.

Les rappels de ces quatre derniers mois:
- 142 en avril
- 216 en mars
- 182 en février
- 116 en janvier

La question angoissante est la suivante : le chiffre de 2022 avec 2 441 rappels sera-t-il battu ? Nous sommes sur la bonne voie avec déjà 656 rappels ...

RASFF de l’UE
Le nombre des notifications pour les produits d’origine France pour 2023 est de 95.
- 17 en avril
- 35 en mars
- 23 en février
- 20 en janvier

La question des huîtres de France et norovirus en 2023 : 6 notifications en janvier, 6 en février, 12 en mars et 3 en avril.
Notons qu’en France, les rappels n’ont eu lieu qu’en janvier 2023 et décembre 2022, selon RappelConso, étonnant, non ?

Je crois que la France est désormais en bonne position dans les pays avec le plus de notifications au RASFF de l'UE pour les produits d'origine. Le trio de tête comprend la France, 95 notifications, la Pologne, 77 notifications, et les Pays-Bas, 76 notifications.

vendredi 31 mars 2023

Mars 2023, 12 notifications au RASFF de l'UE pour des huîtres de France. Norovirus inside !

Le blog vous en avait parlé le 22 mars 2023 dans Il était une fois des huîtres, des cas de gastro et norovirus inside, plutôt ici que là …, mais depuis la situation a un peu évolué, comme vous allez le constater ci-après.

Désormais, en mars 2023, il y a eu 14 notifications au RASFF de l'UE pour des coquillages de France dont 12 pour des huîtres en raison de la présence de norovirus.

- Notification .2023.2191 par la Suède le 30 mars de la présence de norovirus dans des huîtres de France. La Suède rapporte que 32 personnes ont été atteintes par norovirus. 
- Notification 2023.2173 par l’Italie le 30 mars 2023 de la présence de norovirus des huîtres de France.
- Notification .2023.1988 par la Suède le 23 mars de la présence de norovirus dans des huîtres de France.
- Notification 2023.1884 par l’Italie le 20 mars 2023 de la présence de norovirus des huîtres de France.
- Notification 2023.1775 par la Finlande le 15 mars 2023 de la présence de norovirus des huîtres de France.
- Notification 2023.1732 par l’Italie le 13 mars 2023 de la présence de norovirus des huîtres de France.
- Notification 2023.1718 par la France le 13 mars 2023 de biotoxines marines dans des tellines de France.
- Notification 2023.1705 par l’Espagne le 13 mars 2023 de la présence de norovirus du génogroupe I et II des huîtres de France.
- Notification 2023.1718 par la France le 13 mars de la présence de biotoxines marines dans des tellines de France
Notification 2023.1698 par la Finlande le 10 mars 2023 de la présence de norovirus des huîtres de France.
- Notification 2023.1695 par l’Espagne le 10 mars 2023 de la présence de norovirus du génogroupe II des huîtres de France.
- Notification 2023.1596 par l’Italie le 7 mars de la présence de norovirus dans des huîtres de France.
- Notification 2023.1559 par la Suède le 6 mars de la présence de noroirus dans des huîtres de France.

Il était temps que le mois de mars se termine. De façon très étonnante, aucun rappel d'huîtres en France en mars 2023. Les derniers rappels datent de janvier 2023.

NB : Photo d'illustration.

Mise à jour du 4 avril 2023
Nouvelle notification 2023.2275 au RASFF de l'UE par la Belgique le 3 avril pour la présence de norovirus dans des huîtres de France.
Mise à jour du 6 avril 2023
Nouvelle notification 2023.2326 au RASFF de l'UE par la Belgique le 5 avril pour la présence de norovirus dans des huîtres de France. La série est en cours ...

dimanche 22 janvier 2023

Les rappels de produits alimentaires, une spécificité mais aussi une exception française en Europe

24 rappels cette semaine, du 16 au 21 janvier 2023, soit 75 depuis le 1er janvier 2023.

Je pense que les consommateurs français doivent envier les consommateurs irlandais qui n’ont eu qu'un seul avis de rappel depuis le début de l’année, à moins que cela ne soit les consommateurs allemands, 4 rappels ainsi qu'en Suisse, les 5 rappels au Royaume-Uni et en Belgiqueles 8 rappels au Luxembourg,  c’est comme on veut ...

Voici l’actualité des rappels de cette semaine commentée par mes soins. Une des caractéristiques de ces rappels est qu'ils interviennent, pour bon nombre d'entre eux, bien après leur de commercialisation.

16 janvier 2022
- mortadelle pour cause de présence de Listeria monocytogenes. Un peu en retard ce rappel car le 13 janvier 2023, il y a eu une notification 2023.0323 au RASFF de l’UE par la France en raison de la présence de Listeria monocytogenes < 10ufc/g dans de la mortadelle d’Italie. La notification au RASFF nous informe que l’analyse a été réalisée le 3 janvier. De plus, en France, le produit a été commercialisé du 17/12/2022 au 23/12/2022. Il me semble que la notification aurait dû indiquer plus vraisemblablement que le produit n’est plus disponible sur le marché. Encore un rappel pas proactif du tout.
- boudin blanc au porto pour cause de présence de Listeria monocytogenes ; le produit a été commercialisé du 06/12/2022 au 31/12/2022.
- sucre de coco bio pour cause de possible présence de sulfites. Le blog vous avait signalé ce rappel en retard dès le 11 janvier 2023.
- Brie de Meaux pour de présence de Salmonella. Il n’est signalé si ce fromage est au lait cru ou non.
- paupiette de canard pour cause de présence de Listeria monocytogenes ; produit commercialisé du 28/12/2022 au 05/01/2023. Je précise que d’après l‘image du produit, il ne s’agit pas d’un aliment prêt à consommer. En principe, il faut la faire cuire, mais qui sont ces gens qui la mangent crue ?
pack poitrine fumée 6 tranches 100g pour cause de présence d’entérotoxine staphylococcique ; produit commercialisé du 07/12/2022 au 15/12/2022.

17 janvier 2023
- jus bio d'aloe arborescens à l'agave. L'analyse sur ce lot a montré une non conformité entre la teneur en Aloïne A + B et les conseils de dilution sur l'étiquetage ; le produit a été commercialisé du 31/05/2022 au 07/10/2022. Mieux vaut tard que jamais.
- manchon de canard pour cause de présence de Listeria monocytogenes ; le produit a été commercialisé du 20/12/2022 au 30/12/2022. Même observation que pour la paupiette de canard ci-dessus. Rappel au Luxembourg le 18 janvier, mais pas de notification au RASFF de l’UE.
- Reblochon 240 g pour cause de dépassement potentiel de la limite des staphylocoques à coagulase positives ; le produit a été commercialisé du 20/12/2022 au 13/01/2022.
- huîtres de Normandie, pas moins de six rappels par RappelConso le 17 janvier 2023 pour cause de présence de norovirus :
huîtres spéciales Normandie N°2 Filière responsable
huîtres d’Utah Beach
huîtres fines d’Isigny
huîtres spéciales Merveilles de La Manche
huîtres creuses de Normandie
huîtres fines de d'Isigny N°3, 4kg
Retard de RappelConso détaillé dans un article du blog. Rappel au Luxembourg le 16 janvier 2023 plus rapide que RappelConso en France, très étonnant, non ?

18 janvier 2023
- steak haché à la demande en vrac pour cause de présence de Listeria monocytogenes ; le produit a été commercialisé le 10 janvier 2023. Y a-t-il besoin de déclencher une alerte national pour un point de vente unique en France pendant un seul jour ?
- assiette de saison (charcuterie) en raison du risque de présence de l’allergène noisette ; produit commercialisé du 02/01/2023 au 18/01/2023.
- rosette en raison du risque de présence de l’allergène noisette ; produit commercialisé du 31/12/2022 au 18/01/2023.

19 janvier 2023
- mini blinis citron aneth en raison d’une erreur d’étiquetage ; produit commercialisé du 10/01/2023 au 18/01/2023.
- cumin grains de marque Cigalou 40g en raison de la détection d’alcaloïdes pyrrolizidiniques ; produit commercialisé du 18/07/2022 au 18/01/2023. 
Ce rappel en retard fait suite à plusieurs rappels d’épices pour la même cause les 16, 20, 21, 23 et 30 décembre 2022.

20 janvier 2023
Viva 1% MG 10 vitamines, brique 1L x 6 de marque Candia pour cause de modifications organoleptiques, suite à des remontées de consommateurs portant sur un défaut organoleptique (goût, texture ou odeur) qui peut se caractériser par un lait qui caille à la chauffe.
saucisson sec aux cêpes 
de marque Le Petit Landréen, pour cause de présence de Salmonella ; produit commercialié du 3 au 12 janvier 2023.
saucisson sec aux cêpes de marque Les Délices de Clobert pour cause de présence de Salmonella ; produit commercialié du 3 au 12 janvier 2023.
tarte de boudin noir et pomme en raison de la présence de corps étrangers ; produit commercialisé du 9 au 20 janvier 2023.

Notifications au RASFF de l’UE
Outre les neufs notifications déjà signalés, voici celles de cette semaine, soit un total de 15 depuis le début janvier 2023.

- Notification 2023.0511 par l’Allemagne le 20 janvier 2023 en raison d’une possible contamination par Listeria monocytogenes d’alternatives végétales de France. A noter un rappel de six de ces spécialités aux Pays-Bas.
- Notification 2023.0509 par la Belgique le 20 janvier en raison de la vente de produits contenant des graines de chanvre de France.
- Notification 2023.0500 par la France de la présence de Listeria monocytogenes dans une spécialité végétale bio de France. Distribution dans neuf pays. L’analyse a été réalisée le 31 décembre 2022. Un rappel avait eu lieu le 14 janvier 2023 en France. Le réseau d’alerte rapide n’est rapide que de nom ! La notification fait état de 8 cas de listériose en France. Voir l’article du blog, Cas de listériose en France liés à des spécialités végétales bio au lait d’amande et de noix de cajou de la marque JAY & JOY.
- Notification 2023.0460 par la France le 10 janvier 2023 de la présence de Listeria monocytogenes (530 ufc/g) dans du saumon fumé de France.
- Notification 2023.0351 par la Belgique le 16 janvier 2023 d’ambroisie dans des graines de tournesol de France.
- Notification 2023.0384 par la France le 16 janvier 2023 de norovirus. Distribution dans sept pays. Il s’agit de la cinquième notification depuis janvier 2023.