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mercredi 11 octobre 2023

Des scientifiques utilisent CRISPR pour rendre des poulets résistants à l’influenza aviaire

«Des scientifiques utilisent CRISPR pour rendre des poulets résistants à l’influenza aviaire», source article de Lisa Schnirring paru le 10 octobre 2023 dans CIDRAP News.

Alors que de nombreux pays se préparent à plus d’épidémies d’influeza aviaire hautement pathogène dues à la migration saisonnière des oiseaux et aux changements climatiques, des scientifiques du Royaume-Uni ont rapporté que l'élevage de poulets capables de résister aux virus - avec l'aide de la technologie de l'édition du génome CRISPR - est prometteur en tant qu'outil pour combattre la maladie.

Détaillant leurs découvertes dans Nature Communications, l'équipe a élevé des poulets en utilisant des techniques d'édition du génome pour modifier la protéine ANP32A dans les cellules de poulet que le virus de l’influenzae aviaire utilise pour la réplication. Les scientifiques sont issus de l’Université d’Édimbourg, de l’Imperial College de Londres et du Pirbright Institute.

Des résultats prometteurs, mais un seul changement génétique pourrait ne pas suffire

Lorsqu’ils ont exposé des poulets génétiquement modifiés à une dose normale de grippe aviaire H9N2, 9 oiseaux sur 10 sont restés en bonne santé, sans propagation à d’autres poulets. Ensuite, ils ont exposé les oiseaux génétiquement modifiés à une dose artificiellement élevée du virus, constatant que 5 sur 10 ont été infectés, ce qui, selon eux, est un taux bien inférieur à celui des poulets non modifiés exposés à la même dose. L'édition du génome a également permis de limiter la propagation à 1 poulet sur 4 non génétiquement modifié dans le même incubateur, sans transmission aux oiseaux génétiquement modifiés.

L'équipe a dir que la modification d'un seul gène de la protéine ANP32A n'est pas assez robuste pour s'appliquer à la production de volaille, et elle examine la possibilité, en utilisant des cellules de poulet cultivées en laboratoire, de modifier deux protéines supplémentaires, ce qui, selon elles, empêcherait également l'émergence de l‘échappement du virus.

Mike McGrew, chercheur principal de l'étude et travaillant au Roslin Institute de l'Université d'Édimbourg, a dit dans un communiqué de presse que l’influenza aviaire reste une menace, mais que la vaccination pose un certain nombre de défis, notamment en termes de coût.

«L’édition du génome offre une voie prometteuse vers une résistance permanente aux maladies, qui pourrait être transmise de génération en génération, protégeant ainsi les volailles et réduisant les risques pour les humains et les oiseaux sauvages. Nos travaux montrent que pour arrêter la propagation de l’influenza aviaire chez les poulets, il faudra plusieurs changements génétiques simultanés», a-t-il dit.

Wendy Barclay, co-auteure de l'étude à l'Imperial College de Londres, a dit que le travail est une collaboration passionnante qui fusionne l'expertise en virologie avec la capacité génétique de pointe de l'Institut Roslin.

«Bien que nous n'ayons pas encore obtenu la combinaison parfaite de modifications génétiques pour appliquer cette approche sur le terrain, les résultats nous ont beaucoup appris sur le fonctionnement du virus de l’influenza aviaire à l'intérieur de la cellule infectée et sur la manière de ralentir sa réplication», a-t-elle dit.

Avantages et inconvénients de la vaccination, et nouvelles directives européennes

La vaccination des volailles est une stratégie utilisée dans certaines régions d'Asie, notamment en Chine, et a été lancée pour la première fois en Europe, la France ayant récemment introduit la vaccination des canards. L’inconvénient de la vaccination est que les oiseaux vaccinés peuvent parfois encore héberger le virus sans présenter de symptômes, ce qui peut masquer la propagation de la maladie.

Les inquiétudes concernant la vaccination peuvent déclencher des restrictions à l'importation, et fin septembre, le ministère américain de l'Agriculture (USDA) a annoncé des restrictions sur les volailles en provenance de France et de ses partenaires commerciaux, en raison du risque d'importation d’influenza aviaire hautement pathogène aux États-Unis.

Dans le même ordre d'idées, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) s'est prononcée aujourd'hui sur la vaccination contre l’influenza aviaire chez les volailles, en décrivant les vaccins disponibles et en fournissant des informations sur les stratégies de vaccination.

L'ESFA a déclaré qu'un seul vaccin contre l’influenza aviaire pour la volaille a été approuvé dans l'Union européenne et qu'il n'est pas possible de comparer d'autres vaccins. Il a également ajouté que peu de vaccins ont été testés sur des volailles autres que les poulets.

La vaccination préventive constitue la meilleure stratégie pour réduire le nombre d'épidémies et leur durée et pourrait s'avérer un outil utile dans les zones à haut risque, a dit l'EFSA. En cas d’épidémie, elle recommande la vaccination dans un rayon de 3 km autour de l’épicentre de l’épidémie lorsqu’il se trouve dans des zones à haut risque.

Le groupe a souligné que la vaccination devrait être utilisée parallèlement à d’autres mesures de prévention et de contrôle, telles que la surveillance, la détection précoce et la biosécurité.

Des épidémies frappent davantage d’élevages de dindes aux États-Unis

Suite à une baisse attendue des épidémies d’influenza aviaire au cours de l'été chez les volailles, l’Animal and Plant Health Inspection Service (APHIS) de l'USDA a signalé une légère augmentation récente des événements dans les élevages de volailles, notamment dans un élevage commercial de dindes dans le comté de Jerauld, dans le Dakota du Sud.

Le 10 octobre, l'APHIS a signalé deux autres foyers dans des élevages de dindes, tous deux situés dans le comté de Sanpete, dans l'Utah. Un élevage hébergeant 134 200 dindes et l’autre 7 600 oiseaux.

Des épidémies record chez les volailles aux États-Unis, qui ont débuté en février 2022, ont entraîné une perte record de 58,9 millions d’oiseaux dans 47 États.

vendredi 29 septembre 2023

Le Canada suspend temporairement l’importantion de volailles vivantes, les œufs d'incubation et de tous les produits de volaille frais/congelés/produits de volaille crus de France

Modifications des conditions d'importation de volailles vivantes et de produits et sous-produits de volaille crus frais/surgelés, originaires de la France, en raison de la vaccination contre l'influenza aviaire hautement pathogène, source ACIA du 29 septembre 2023.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) suspend temporairement l'importation de toutes les volailles vivantes, les œufs d'incubation, et de tous les produits de volaille frais/congelés/produits de volaille crus en provenance de la France, à compter du 1er octobre 2023. Cette mesure est prise pour gérer le risque potentiel lié à la campagne de vaccination en France contre l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP). Les produits concernés par cette mesure sont :

- les oiseaux vivants et les œufs d'incubation,
- tous les produits et sous-produits aviaires et de volaille non transformés, y compris les œufs, les plumes, le fumier et la litière de volaille,
- le matériel de laboratoire contenant des produits/sous-produits de volaille,
- les aliments crus ou non transformés pour animaux de compagnie contenant des produits ou sous-produits de volaille, et
- la viande de volaille comestible ou non comestible (veuillez noter que les produits carnés cuits et en conserve ou hermétiquement fermés et commercialement stériles sont toujours éligibles à l'importation)

Les articles concernés par cette suspension proviennent, sont transformés, emballés ou expédiés de France et importés au Canada directement ou indirectement.

L'ACIA procède actuellement à une évaluation de risques. L'industrie sera informée de tout changement résultant de cette évaluation.

Les informations présentes dans l’article vous permettront de mieux comprendre le contexte de cette mesure temporaire ...

Mise à jour du 2 octobre 2023

L'USDA vint de prendre une mesure similaire à celle du Canada.

jeudi 29 juin 2023

France : Fin de la vague de grippe aviaire après l'abattage de près de 10 millions d'oiseaux en 2023. Le vaccin devrait arriver en octobre

Le ministère de l’Agriculture communique le 28 juin 2023 sur l’«Influenza aviaire : la situation en France».

Depuis le mois de mars 2023, la France a connu un fort ralentissement de l’accroissement du nombre de foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) sur son territoire. Face à la diminution du risque de diffusion du virus, la décision a été prise fin avril 2023 d’abaisser le niveau de risque de «élevé» à «modéré» sur l’ensemble du territoire métropolitain. Les mesures de prévention et de lutte renforcées depuis l’automne 2022 ont porté leurs fruits en limitant l’impact de l’épizootie en comparaison de l’année précédente.

La vigilance et le respect des règles de prévention restent impératifs pour éradiquer tout nouveau foyer qui viendrait à se déclarer.

À cet égard, après avoir connu une période sans foyers d’IAHP sur son territoire depuis le 14 mars, la France a confirmé à partir du 4 mai la présence du virus au sein de plusieurs élevages du Sud-Ouest. Les mesures de gestion sont mises en place afin d’assainir les foyers qui ont été révélés et de conserver un haut niveau de maîtrise du risque lié à cette maladie.

Si l‘on souhaite avoir plus d’informations, il faut aller voir ailleurs ...

La dernière vague d'IAHP en France se termine avec l'abattage de 10 millions d'oiseaux selon Reuters

Les responsables du ministère français de l'agriculture ont annoncé la fin d'une récente vague de grippe aviaire hautement pathogène (IAHP), entraînant l'abattage d'environ 10 millions d'oiseaux au cours de la saison en cours (16 millions de volailles abattues en France depuis novembre, un triste record, selon O.-F. du 2 mai 2023). Environ 22 millions d'oiseaux ont été abattus lors de la dernière grande épidémie d'IAHP en France entre 2021 et 2022 et les responsables ont également confirmé les plans annoncés précédemment pour commencer un programme de vaccination contre l'IAHP cet automne, selon un article de Reuters . Les vaccins de trois sociétés ont été autorisés à être utilisés, bien qu'une décision finale sur le programme et le vaccin gagnant soit attendue le mois prochain, ajoute l’article.

Une vague de foyers de grippe aviaire en France le mois dernier s'est arrêtée après l'abattage de 10 millions d'oiseaux cette saison, a annoncé le ministère de l'Agriculture, en confirmant qu'il lancerait la vaccination contre le virus à l'automne.

La France a été l'un des pays les plus touchés par la propagation sans précédent de l’influenza aviaire, communément appelée grippe aviaire, qui a tué des centaines de millions d'oiseaux au cours des deux dernières années, perturbant l'approvisionnement en viande de volaille et en œufs.

Quelque 22 millions d'oiseaux ont été abattus en France lors de la saison 2021/22.

La vaccination contre la grippe aviaire débutera en octobre et sera obligatoire pour tous les canards à travers la France, ce qui en fait le premier pays au monde à lancer une campagne de vaccination nationale, ont déclaré aux journalistes des responsables du ministère de l'Agriculture.

La durée de la campagne de vaccination, que ce soit toute l'année ou seulement en automne et en hiver, reste à déterminer, en fonction du budget alloué, ont indiqué les responsables.

L'Agence française du médicament vétérinaire (ANMV) a autorisé l'utilisation de vaccins à trois sociétés, la française Ceva Santé animale, l'allemande Boehringer Ingelheim et la société américaine Zoetis Animal Health (ZTS.N), ont-ils déclaré.

Mise à jour du 12 juillet 2023

Mise à jour du 14 septembre 2023

Doit-on dire influenza aviaire ou grippe aviaire ? Source Anses.
Quand la maladie se manifeste chez les oiseaux, on parle d’influenza aviaire.
Quand un humain est touché par des virus influenza A d’origine aviaire, on parle alors de grippe aviaire. 

mardi 18 avril 2023

L'USDA fait le point sur les progrès dans le développement d'un vaccin contre l'IAHP

«L'USDA fait le point sur les progrès dans le développement d'un vaccin contre l'IAHP», source Meatingplace.

À la suite de la propagation record de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), l'USDA a annoncé qu'elle testait «une série» de vaccins potentiels pour traiter le virus hautement contagieux, les premiers résultats des essaisétant attendus dans quelques mois.

L’Agricultural Research Service (ARS) de l'USDA organise déjà des essais de vaccination contre l'IAHP ; les données initiales de l'étude animale utilisant une seule dose du vaccin devraient être disponibles le mois prochain, a déclaré l'USDA dans un communiqué de presse.

Les scientifiques de l'ARS s'attendent également à obtenir les résultats des essais d'un vaccin à deux doses en juin 2023, a ajouté l'USDA.

Le programme d’essais impliquerait un vaccin de Zoetis Inc., un de chez Merck Animal Health et deux développés à l'ARS, selon un article de Reuters.

Le processus de développement devait initialement être long, et l'USDA a souligné que, si les essais réussissent à prévenir l'IAHP et sa propagation, la prochaine étape consistera à identifier les fabricants potentiels de vaccins. Les prochaines étapes impliqueront ce que l'agence a décrit comme les «20 étapes discrètes» avant que tout vaccin commercial ne soit prêt à être livré, un processus qui prend généralement entre 2,5 et trois ans, a déclaré l'USDA.

Dans le meilleur des cas, l'USDA a estimé qu'il faudrait entre 18 et 24 mois pour créer un vaccin correspondant à la souche actuelle du virus HPAI en quantités suffisantes pour protéger les volailles commerciales.

mardi 14 mars 2023

Des scientifiques européens mettent en évidence des mutations inquiétantes de la grippe aviaire H5N1

«Des scientifiques européens mettent en évidence des mutations inquiétantes de la grippe aviaire H5N1», source article de Lisa Schnirring paru le 13 mars dans CIDRAP News.

Dans une évaluation mise à jour sur la grippe aviaire H5N1, deux agences européennes, ECDC, EFSA et EURL, ont dit que bien que le risque pour l'homme soit encore faible, des signes inquiétants incluent l'apparition de certaines mutations dans les souches en circulation et des événements de mortalité animale de m
asse qui suggèrent un plus grand risque de propagation parmi les mammifères.

L'évaluation provient de l'Agence européenne de sécurité des aliments, du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et du laboratoire de référence de l'Union européenne (EURL). Elle couvre les données collectées de décembre 2022 au 1er mars.

Les profils des goélands augmentent la menace pour les volailles
Les responsables ont déclaré que les épidémies de volailles avaient diminué dans la région depuis un pic en novembre, mais, étant donné les décès massifs de goélands dans plusieurs pays en raison du virus, les épidémies de volailles impliquant le clade 2.3.4.4b H5N1 pourraient augmenter dans les mois à venir.

Les goélands se déplaceront vers l'intérieur des terres vers des colonies de reproduction qui chevauchent les zones de production de volaille, note le rapport. Le clade 2.3.4.4b H5N1 circule désormais sur plusieurs continents.

Dans le rapport complet de 43 pages, les agences ont dit que, de septembre à mars, les détections de virus chez les oiseaux de mer étaient étonnamment élevées, en particulier chez les goélands, avec de grands événements de mortalité observés en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Italie. L'analyse génétique des virus des mouettes rieuses indique une propagation du virus vers le sud et qu'il a persisté après l'été chez les oiseaux sauvages résidents.

Plus de changements génétiques suite à des infections de mammifères
L'analyse génétique des virus d'oiseaux européens infectés au cours de l'hiver suggère que le H5N1 se lie toujours préférentiellement aux récepteurs aviaires.

Les experts notent cependant que certains des virus de mammifères ont des marqueurs dans la protéine PB2 associés à une virulence et une réplication accrues chez les mammifères – très rarement observés avant 2020. Ils ont déclaré que les changements sont probablement apparus après la transmission aux animaux et ont peut-être des implications pour la santé publique. .

Les agences ont déclaré que les détections les plus récentes de H5N1 chez les mammifères impliquent des espèces telles que le renard roux qui chassent ou récupèrent des oiseaux infectés ou des animaux morts. Cependant, ils ont souligné trois événements de mortalité massive : un impliquant des phoques communs dans le Maine, une épidémie dans un élevage de visons espagnol et une mortalité massive d'otaries péruviennes.

Les événements de transmission vers et entre les mammifères, les preuves sérologiques d'infection chez les sangliers et les porcs et les mutations qui rendraient le virus mieux adapté aux mammifères sont préoccupants et doivent être suivis de près, ont-ils déclaré.

Des infections plus sporadiques chez l'homme sont possibles chez les personnes exposées à des oiseaux malades ou morts, et les groupes considèrent ce risque comme modéré. Les récents cas graves d'Asie et d'Amérique du Sud soulignent le risque de contact non protégé avec des oiseaux infectés, notent-ils. Le risque de cas liés aux voyages chez l'homme est très faible.

vendredi 21 janvier 2022

France: 2,5 millions de volailles abattues pour cause de grippe aviaire

«Les autorités françaises ordonnent d'abattre 2,5 millions de volailles pour cause de grippe aviaire», source Reuters.

La France ordonne un abattage préventif pour freiner les épidémies de grippe aviaire, selon CIDRAP News.

Le ministère français de l'agriculture a annoncé le 20 janvier 2022 un important effort d'abattage de volailles dans le sud-ouest destiné à prévenir la propagation continue de la grippe aviaire. Selon les médias, l'abattage ciblera 1,3 million d'oiseaux supplémentaires, en plus des 1,2 million déjà détruits. C’est ce qie ministère de l’agriculture appelle pudiquement «Un dépeuplement préventif de toutes les volailles et palmipèdes d’une zone géographique caractérisée par de nombreux foyers est désormais nécessaire au-delà des mesures actuelles visant l’élimination des foyers et le dépeuplement préventif autour des foyers.»

Dans un communiqué, le ministère précise que la zone d'abattage couvre 226 communes dans trois départements : Gers, Landes et Pyrénées-Atlantiques. Les autorités mettront en place des protocoles stricts pour éviter la propagation du virus lors du transport de la volaille. Les troupeaux de reproducteurs et les écloseries seront conservés à des fins de repeuplement.

La France a signalé son premier foyer de H5N1 hautement pathogène chez des volailles de la saison le 16 décembre. Au 18 janvier, 291 foyers avaient été signalés, contre 216 à la même période la saison dernière. Le sud-ouest de la France abrite l'industrie du foie gras du pays et a déjà été durement touché par des épidémies de grippe aviaire, que le pays a également combattu avec des mesures agressives.

Les épidémies en France font partie d'une augmentation de l'activité de la grippe aviaire dans plusieurs régions du monde, la souche eurasienne H5N1 ayant récemment fait son apparition au Canada et aux États-Unis. À l'automne, l'Organisation mondiale de la santé animale a exhorté les pays à renforcer leurs mesures de surveillance et de biosécurité.

Mise à jour du 2 février 2022Près de trois millions de volailles, dont 1,9 million de palmipèdes, ont été abattues pour enrayer la grippe aviaire depuis les premiers cas détectés en élevage fin novembre, a appris l'AFP mardi auprès du ministère de l'Agriculture.

Selon un recensement du ministère, la France compte 328 foyers dans des élevages, dont 218 dans les Landes, au coeur du pays du foie gras, où des abattages massifs ont été organisés. 

C'est le quatrième épisode de grippe aviaire qui touche la France - et singulièrement le Sud-Ouest - depuis 2015. Le dernier, l'hiver passé, avait entraîné l'abattage de plus de 3,5 millions de volailles, essentiellement des canards.

Mise à jour du 14 septembre 2023

Doit-on dire influenza aviaire ou grippe aviaire ? Source Anses.
Quand la maladie se manifeste chez les oiseaux, on parle d’influenza aviaire.
Quand un humain est touché par des virus influenza A d’origine aviaire, on parle alors de grippe aviaire.

lundi 10 février 2020

Cas actuel d'influenza aviaire en Allemagne : la transmission du virus (H5N8) à partir de la consommation de volaille est peu probable


« Cas actuel d'influenza aviaire en Allemagne: la transmission du virus (H5N8) à partir de la consommation de volaille est peu probable », source Communication du BfR n°009/2020 du 30 janvier 2020.
Traduction par mes soins -aa.

Dans l'État fédéral de Brandebourg, un cas de grippe aviaire hautement pathogène (souvent appelée grippe aviaire) a été trouvé chez une oie sauvage, causé par un virus du sous-type H5N8. Selon l'état actuel des connaissances scientifiques, il est peu probable que le pathogène puisse être transmis à l'homme par les aliments.

Par le passé, le contact direct avec des volailles vivantes infectées était presque exclusivement responsable de la transmission d'autres virus de la grippe aviaire des oiseaux aux humains. Jusqu'à présent, rien ne prouve que les humains puissent être infectés par la consommation d'œufs crus ou de saucisses crues contenant de la viande de volaille d'animaux infectés. Par principe, le respect des règles d'hygiène relatives à la manipulation et à la préparation de la viande de volaille crue et des produits doit être assurée, également en ce qui concerne les autres pathogènes qui peuvent être présents.

Les lignes directrices d'hygiène générale suivantes s'appliquent :
  • Conservehttps://www.anses.fr/fr/content/episode-d%E2%80%99influenza-aviaire-dans-l%E2%80%99est-de-l%E2%80%99europe-%C3%A9valuation-des-risques-pour-la-francez et préparez les produits de volaille crus et les autres aliments séparément, surtout si ce dernier n'est pas réchauffé.
  • Nettoyez soigneusement l'équipement et les surfaces qui ont été en contact avec des produits de volaille crus avec de l'eau tiède et un détergent.
  • Jetez immédiatement les matériaux d'emballage, l'eau de décongélation et autres.
  • Lavez-vous les mains à l'eau tiède et au savon.
  • Faites bien cuire les plats de volaille. Cela signifie qu'une température à cœur de 70°C doit être atteint pendant au moins 2 minutes.
  • Les œufs doivent être cuits avant d'être consommés jusqu'à ce que les blancs et les jaunes d'œufs soient fermes, c'est-à-dire pendant au moins 6 minutes selon la taille.
Mise à jour du 11 février 2020Quatre pays signalent des cas de grippe aviaire, source CIDRAP NewsTrois pays asiatiques (Chine, Vietnam et Taïwan), ainsi que l'Écosse, ont signalé des cas de grippe aviaire ces derniers jours, selon l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), Reuters et la BBC.

lundi 11 novembre 2019

De l'application des mesures de prévention et de maîtrise de l'influenza aviaire prises par la France, vue par un audit de la DG Santé de l'UE


Annonce : S’agissant de l’information à propos des rappels de produits alimentaires, pour le moment, il ne faut pas faire confiance à nos autorités sanitaires (Ministère de l’agriculture et DGCCRF). Ces deux entités ont fait et font toujours preuve d’une incroyable légèreté et d’un manque d’informations fiables vis-à-vis des consommateurs avec comme corollaire une absence de transparence en matière de sécurité des aliments.
Voici le résumé du rapport final de l’audit réalisé par la DG Santé de l’UE en France du 19 mars 2019 au 27 mars 2019 afin d’évaluer l’application de mesures de prévention et de maîtrise de l'influenza aviaire.

Ce rapport décrit les résultats d’un audit réalisé en France du 19 au 27 mars 2019 en tant que composante du programme d'audit publié par la direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire.
L’audit avait pour objectif d’évaluer l’application des mesures de l’UE p pour contrôler les foyers d’influenza aviaire. L’équipe d’audit a porté une attention particulière à:
  • l'efficacité (en termes de mise en œuvre) des mesures prises dans les populations de volailles affectées ;
  • la mise en œuvre du plan d'urgence applicable ;
  • le respect des règles concernant l'expédition pour le commerce intra-UE de lots de volailles vivantes, poussins d'un jour et œufs à couver.
Au moment des foyers d'influenza aviaire hautement pathogène en 2016/17, le système de préparation aux situations d’urgence relatives à la santé animale en France n’était pas apte à réagir efficacement et rapidement aux défis de cette crise. Les faiblesses de certaines composantes du système, que les autorités connaissaient depuis novembre 2014, a contribué à exacerber les difficultés inhérentes au contrôle de la maladie dans une zone de très forte densité de volailles où la sensibilisation et l’application de mesures préventives liées à la maladie ont longtemps été négligées.

L’absence d’investigations épidémiologiques ainsi que l’incapacité du laboratoire à faire face à l’augmentation des demandes d'échantillons a privé les autorités des informations nécessaires pour anticiper les foyers et à prendre les mesures de contrôle appropriées.

Les autorités compétentes aux niveaux national, régional et départemental ainsi que l'industrie touchées par les foyers ont analysé les facteurs qui ont affecté la dynamique et la taille des foyers, et ceux qui ont empêché une réponse plus efficace.

Les leçons apprises ont déjà amélioré de nombreux composantes du système de préparation aux urgences en matière de santé animale, les règles de prévention de la maladie tout au long de la chaîne de production dans l’industrie du foie gras et ont optimisé surveillance de l'influenza aviaire.

Malgré les difficultés rencontrées dans la gestion de les foyers, les autorités ont correctement atténuer les risques de transmission de la maladie à d’autres États membres.

Le rapport contient des recommandations aux autorités françaises compétentes en vue de rectifier les lacunes identifiées et l'amélioration de la mise en œuvre des mesures de maîtrise.

Les réponses des autorités compétentes aux recommandations du rapport d’audit sont ici.


Sur ce sujet, on lira « Comment sont gérées les crises sanitaires ? » dans « Santé animale : le rôle du Chef des services vétérinaires », source ministère de l’agriculture du 21 mars 2019.

mercredi 14 août 2019

Une étude renforce l’idée de la propagation par voie aérienne du virus de la grippe aviaire lors d'épidémies aux Etats-Unis


« Une étude renforce l’idée de la propagation par voie aérienne de la grippe aviaire lors d'épidémies aux Etats-Unis », source CIDRAP News.

Une étude de modélisation intégrant les modèles de circulation de l'air des exploitations affectées au début de l'épidémie d’influenza aviaire hautement pathogène H5N2 qui a touché des volailles américaines en 2015 suggère que la plupart des exploitations touchées de l'Iowa ont probablement été contaminées par le virus en suspension dans l'air provenant d'exploitations situées à l'intérieur et à l'extérieur de l'État.

À l'aide d'un modèle utilisé pour d'autres agents pathogènes animaux, tels que le virus de la fièvre aphteuse, les chercheurs ont publié leurs résultats dans Scientific Reports.

Les épidémies ont entraîné des pertes économiques de 3 milliards de dollars sur 7 mois, touchant 232 fermes dans 15 États.

Une évaluation fédérale de l'épidémie n'a révélé aucun facteur précis, mais a indiqué que le virus se propageait probablement par plusieurs voies, y compris par des lacunes en matière de biosécurité et éventuellement par une transmission par voie aérienne.

Il existe également des rapports anecdotiques selon lesquels des oiseaux sont décédés anormalement près des entrées d'air des bâtiments avicoles infectés.

En analysant les résultats du modèle, les chercheurs ont dit que la majorité des exploitations infectées de l'Iowa pourraient avoir été infectées par le virus transporté par l'air via des particules fines provenant d'exploitations situées dans l'État ou par des exploitations infectées situées dans des États voisins.

Bien que les concentrations de virus aéroportées modélisées n'aient jamais dépassé la dose minimale infectante pour les volailles, une exposition continue peut avoir augmenté le risque, a écrit le groupe de chercheurs.

Ils ont conclu que la probabilité d’infection par l’influenza aviaire hautement pathogène en suspension dans l'air pourrait être affectée par la taille du troupeau et la distance par rapport aux exploitations agricoles précédemment affectées.

« Et plus important encore, cela peut être considérablement réduit par un dépeuplement rapide et une filtration de l'air à l’entrée », a ajouté l'équipe de recherche.

dimanche 17 mars 2019

Coucou, revoilà l’influenza aviaire hautement pathogène, trois continents touchés, Afrique, Asie et Europe


La Bulgarie, Taïwan et l'Afrique du Sud signalent de nouveaux foyers d’influenza aviaire hautement pathogène, source CIDRAP News.

Des souches H5 d’influenza aviaire hautement pathogène ont affecté des volailles en Bulgarie, à Taiwan et en Afrique du Sud, a annoncé l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

En Bulgarie, le virus H5 de l’influenza aviaire a rendu malade 20 volailles sur un troupeau de 3 200 volailles près de Lovech, une ville du centre-nord du pays. Les responsables prévoient d'abattre le troupeau pour prévenir la propagation de la maladie. L'épidémie a commencé le 13 mars 2019.

Les autorités taïwanaises ont signalé deux foyers de H5N2 dans des élevages de poulets situés dans l'ouest de l'île, dans les comtés de Yunlin et de Changhua. Ensemble, le virus a tué 82 des 53 103 oiseaux sensibles et les autorités ont euthanasié les volailles survivantes. Les élevages ont également été soumis à des restrictions de circulation afin de prévenir le transport d'oiseaux vers d'autres élevages.

Des foyers ont été détectés pour la première fois les 25 février et 4 mars. Taiwan lutte contre une série de foyers de H5N2 depuis des mois.

En Afrique du Sud, des responsables ont confirmé la présence du virus H5N8 dans une ferme d’autruches de la province de Free State lors d’un foyer qui a débuté le 1er février. Ils ont signalé 75 cas d’infections à H5N8 parmi 4 372 autruches sensibles. Les responsables prévoient de tuer le troupeau.


En complément, selon cette information des autorités danoises du 15 mars 2019,

Un foyer de  grippe aviaire faiblement pathogène a été découvert dans un troupeau d’environ 3 300 canards gris près de Brenderup dans la Fionie. Cela confirme les résultats des tests que l'Administration vétérinaire et alimentaire danoise a reçus de Statens Seruminstitut. Tout le troupeau sera tué vendredi. Il s’agit de grippe aviaire faiblement pathogène du type H7. 

Autre complément du 22 mars 2019 en Irlande. Virus de l’influenza aviaire A hautement pathogène H5N6, nouvelle souche d'une maladie listée par l'OIE dans le pays.