La racine d'aconit (Aconitum napellus ou aconit napel) est considérée comme une des plantes la plus toxique d'Europe. Selon les spécialistes, il suffirait d'ingérer entre un et trois grammes de sa racine pour provoquer une réaction mortelle dans l'heure qui suit. Cette plante est appelée la « reine des poisons ».
L’Anses, en 2019, a publié un avis relatif à « une demande d’avis lié à un projet d’arrêté relatif à l’information préalable devant être délivrée aux acquéreurs de végétaux susceptibles de porter atteinte à la santé humaine ».
L’aconit ou son autre nom vernaculaire est cité, page 25, comme étant « une espèce végétale pouvant être toxique en cas d’ingestion ».
Mais en page 72, elle est citée comme une « plante toxique en cas d’ingestion. Peut être mortelle en cas d’ingestion. Plante également toxique pour les animaux. Parties toxiques de la plante : toutes les parties de la plante sont toxiques. »
L’actualité a jeté son projecteur sur deux affaires en 2026 et … la racine d’acronit.
1. Selon ce site d’informations du 21 octobre 2026, « Arsenic végétal ou reine des poisons » … en Seine-et-Marne, un homme gravement intoxiqué avec une racine mortelle
Un homme a été gravement intoxiqué, après l’ingestion de racines d’une plante dangereuse, mercredi 21 octobre 2026 au Mée-sur-Seine. L’empoisonnement pourrait être volontaire. »
Les belles fleurs de l’aconit, souvent violacées, lui valent les noms de « Casque-de-Jupiter » ou « Tue-Loup », mais la toxicité de la plante est aussi à l’origine d’appellations comme « arsenic végétal » ou « reine des poisons ».
Ce charmant végétal a comme vous l’avez lu aussi de très nombreux noms, liste non officielle, casque de Jupiter ou casque de Minerve, char de Vénus, capuchon de moine (ou Capuce de moine), sabot du pape, aconit faux navet (en raison de la forme de ses racines), napel ou napel bleu, pistolet, coqueluchon, herbe aux loups, tue-loups ou étrangle-loups , casque bleu, etc.
2. C’est aussi dans les romans et aussi au cinéma que cette plante a inspiré des faits divers comme celui relaté par Le Parisien, dont le jugement a eu lieu en mars 2026,
« De l’aconit dans un plat, du ricin dans les olives… Amélie D. jugée pour avoir empoisonné son compagnon, comme dans « Breaking bad », avec l’aide de sa mère. La fille, Amélie D. entretenait une relation toxique avec Enrique B, qu’elle a tenté à plusieurs reprises d’empoisonner avec l’aide de sa mère. Les deux femmes encourent la réclusion à perpétuité. »
Vient ensuite l’aconit, une plante toxique, saupoudré sur un plat de chili con carne. Enrique B. se rappelle avoir eu des « fourmis dans la bouche » et des frissons dès les premières bouchées. Il « croit mourir » ce jour-là. Il y aura aussi le ricin, glissé dans un paquet de tabac et dans un sachet d’olives, qu’Enrique B. n’a finalement pas consommé.
« Je reconnais les faits », a déclaré à l’ouverture du procès Amélie D., 37 ans, cheveux blonds détachés, en veste de tailleur noire. Elle a nié lors de l’enquête avoir voulu le tuer. Aux enquêteurs, elle avait expliqué s’être inspirée de plusieurs séries télévisées : l’aconit, elle l’a vue dans un épisode de « You », le ricin dans une scène de « Breaking Bad ».
Les accusées, Amélie D. et sa mère Carole D., ont été reconnues coupables et condamnées respectivement à 20 ans et 15 ans de réclusion criminelle ...
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