samedi 22 décembre 2018

Végétaux crus prêts à l’emploi et pathogènes : Quand de la roquette est contaminée par Salmonella

Le 19 décembre 2018, j’avais publié un article sur Prévalence de norovirus dans des salades et des framboises vendues au Royaume-Uni.

Le 5 décembre, je présentais un article sur La sécurité des aliments aux Etats-Unis : Etats des lieux suite à l'épidémie liée à la laitue romaine liée à Escherichia coli O157:H7.


Le 3 août 2018, on apprend que « McDonald’s a mis en évidence une présence ponctuelle de Listeria monocytogenes dans une salade Chicken Caesar. »


Le lot de salades concernées par cette éventuelle non-conformité, fourni par la société Florette Food Services (FFS) a été commercialisé entre le 9 et le 14 juillet 2018.

Le 1er août 2018, on apprend qu’en France via un communiqué, « Florette rappelle par précaution des sachets d’aneth en raison d’une présence de salmonelle ».

Dans la littérature, j’ai retrouvé un article publié en 2015 dans Food Pathogens and Diseases, « Foodborne outbreaks due to fresh produce in the United States and European Union: trends and causes », le résumé indique :
La consommation de fruits et de légumes continue d’augmenter aux États-Unis et dans l’Union européenne grâce aux recommandations relatives à un mode de vie sain. Parallèlement, le taux de maladies d'origine alimentaire causées par la consommation de ces produits reste élevé dans les deux zones, ce qui représente un problème de santé publique et financier important. Cette étude porte sur la survenue d'épidémies d'origine alimentaire associées à la consommation de fruits et de légumes frais aux États-Unis et dans l'Union européenne au cours de la période 2004-2012, pour lesquelles des données sont disponibles. Une attention particulière est accordée aux agents pathogènes responsables de ces épidémies, aux mécanismes de contamination et aux vecteurs de produits frais impliqués. Il a été démontré que norovirus était responsable de la plupart des épidémies liées aux produits frais, suivi de Salmonella. Norovirus est principalement lié à la consommation de salades aux États-Unis et de baies dans l'Union européenne, comme le montre l'analyse des correspondances multiples. Aux États-Unis, Salmonella  a été la principale cause d'épidémies dans plusieurs Etats liées aux produits frais et il a été l'agent pathogène impliqué dans la majorité des éclosions associées aux graines germées. Comme le montre l'analyse des correspondances multiples, le profil des épidémies de produits frais variait aux États-Unis et dans l'Union européenne en fonction du type de micro-organisme et du véhicule alimentaire impliqué. 
Dans un précédent blog, j’ai aussi mentionné qu'en 2016, La salade prédécoupée peut encourager la croissance de Salmonella.

Du fait de l’existence de plusieurs réservoirs animaux et des possibilités de transferts de contamination, de nombreuses sources alimentaires sont identifiées pour Salmonella et Campylobacter : viandes, œufs et produits à base d’œufs, lait et produits laitiers, produits de la mer et végétaux.
La consommation de végétaux est associée aux infections à Salmonella, Campylobacter, L. monocytogenes, VHA, VHE, Cryptosporidium, Giardia et T. gondii. 

Le 21 décembre 2018, un communiqué mis en ligne sur le site Internet d’Auchan nous informe, La société Bonduelle Frais France procède au rappel du produit suivant : Auchan Roquette 125 g.
  • Produit : Roquette 125g 
  • Marque : Auchan 
  • EAN : 3596710294947 
  • DLC correspondantes : 25/12/2018 Et 28/12/2018 
En effet, un contrôle a mis en évidence la présence de Salmonelles. 
Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient ce produit appartenant aux lots décrits ci-dessus de ne pas le consommer, et de le ramener au point de vente où il a été acheté, nous procèderons au remboursement. 
Les toxi-infections alimentaires causées par les salmonelles se traduisent par des troubles gastro-intestinaux souvent accompagnés de fièvre dans les 48h qui suivent la consommation des produits contaminés. Ces symptômes peuvent être aggravés chez les jeunes enfants, les sujets immunodéprimés et les personnes âgées. Les personnes qui auraient consommé le produit mentionné ci-dessus et qui présenteraient ce type de symptômes sont invités à consulter sans délai leur médecin traitant en lui signalant cette consommation et la nature du germe contaminant. 
Il est intéressant de noter que lors « d’une demande d’avis relatif au guide de bonnes pratiques d’hygiène et d’application des principes HACCP relatif aux « végétaux crus prêts à l’emploi » », l’Anses avait publié un avis en juillet 2015 dans lequel on pouvait lire :
Concernant les Salmonelles et Yersinia enterocolitica, leurs fréquences considérées comme pouvant survenir dans les produits selon la littérature, mais pas constatées dans l’entreprise, semblent sous évaluées. 
Le guide de bonnes pratiques d’hygiène et d’application des principes de l’analyse des dangers et de la maîtrise des points critiques (HACCP) « Végétaux crus prêts à l’emploi » a finalement été validé le 24 octobre 2018 avec publication de l’avis de validation au JORF.

Mise à jour du 27 décembre 2018. La DGCCRF publie enfin le 27 décembre 2018  l'avis de rappel concernant la roquette, en mentionnant le risque : Salmonella / Shigella.

« Y-a-t-il de bons et de mauvais additifs alimentaires ? », telle est la question ...


Un communiqué du 5 décembre 2012 de l’Académie d’Agriculture informe, « Y-a-t-il de bons et de mauvais additifs alimentaires ? » Des Académiciens dénoncent cet état de fait dans ce « Point de vue ».

Extrait.
On voit fleurir ici ou là, à travers des articles de presse ou via des applications pour smartphone pour qualifier le profil d’aliments ou via la publication d’un récent rapport parlementaire des listes de bons ou de mauvais additifs. 
Ces classements sont réalisés par des inconnus, dont les compétences scientifiques en termes d’évaluation du risque en sécurité sanitaire des aliments ne sont pas précisées, pas plus que leurs conflits d’intérêt potentiels avec des industriels ou des ONG. Mais pire que tout cela, on ignore sur quelles bases scientifiques ce classement est réalisé. 
Ce que l’on sait c’est que la liste de base à partir de laquelle les additifs sont triés comme bons ou mauvais est celle des additifs inscrits sur la liste positive de l’UE, considérés par les experts de l’Efsa (European Food Safety Authority) comme ne faisant pas courir de risque à la santé du consommateur et autorisés en France dans la limite des doses permises dans les denrées dans lesquelles ils peuvent être utilisés. 
Il est à noter que l’identité des experts de l’Efsa ayant signé les opinions est connue, leur curriculum vitae et leur déclaration d’intérêt sont publics, accessibles par chacun sur le site web de l’Efsa et le paradigme sur lequel repose l’évaluation du risque des additifs est connu de tous. 
Alors, pourquoi certains disent-ils qu’il y a de bons et de mauvais additifs autorisés aujourd’hui en France et en Europe ? 
Il semble que les classements publiés ici ou là reposent sur une erreur d’interprétation des termes danger et risque.  
Le danger est, en toxicologie alimentaire, la propriété d’une molécule d’avoir un effet toxique. Le danger n’est pas synonyme de risque. 
Le risque est, en toxicologie alimentaire, la probabilité d’être exposé au danger via la consommation d’un aliment qui contient une molécule dangereuse à une dose toxique compte tenu de l’exposition.
Liste positive, qu'est-ce que c'est ? 

En Europe, l'utilisation des additifs est strictement réglementée selon le principe dit « de listes positives ». Autrement dit, ce qui n'est pas expressément autorisé est interdit. Source document du 15 décembre 2017 de la DGCCRF sur les additifs alimentaires : condition et modalités d’utilisation.

On écoutera avec attention cette vidéo d’Emmanuelle Ducros de L’Opinion, dont j’avais déjà signalé ici la pertinence de ses vidéos pédagogiques, « Additifs alimentaires: le danger n’est pas forcément celui que l’on croit ».
Des applications proposent de trier, pour les consommateurs, les « bons » et les « mauvais » additifs alimentaires. Outre le fait que tous ont été testés par les autorités sanitaires européennes avant d’être autorisés, le tri joue sur un malentendu. Une confusion entre le danger et le risque ! Cela revient à dire qu’il faut interdire à tous les bateaux de prendre la mer car ils risquent de couler, sous prétexte que l’on risque d’être sur un bateau qui coulera.
NB : L’idée de cet article m’est venue en lisant celui de seppi, « Additifs alimentaires : l'Académie d'Agriculture de France pisse dans un violon.

Conseils pour consommer un 'sandwich cannibale' en toute sécurité, selon l'USDA


« Conseils pour manger des sandwichs ‘cannibales’ en cette période des fêtes », source article de Sarah Lichtman, spécialiste des affaires publiques au Food Safety and Inspection Service, USDA dans le blog de l’USDA, Health and Safety.

À chaque saison de vacances, des centaines de personnes dans le Midwest sont rendues malades après avoir mangé des sandwichs cannibales, un plat à base de viande hachée crue de bœuf, souvent assaisonné d'épices et d'oignons et servi sur du pain ou des crackers. En fait, le Wisconsin Department of Health Services a déclaré que depuis 1986, il y avait eu huit foyers liés à la consommation de viande hachée crue de bœuf. Ce plat, également appelé « viande de tigre » ou « steak tartare », est dangereux car il n'est pas cuit, ce qui signifie qu'il peut toujours contenir des bactéries dangereuses, pouvant causer des maladies d'origine alimentaire, tuées uniquement par la cuisson de la viande  de bœuf à 71°C.
Tiger meat
Ne devenez pas une statistique cette année. La viande crue n'est jamais sûre à consommer en toute sécurité. 

Assurez-vous que tous les produits de viande que vous consommez soient cuits à la température interne indiquée ci-dessous :

• Bœuf, porc, agneau et veau (biftecks, côtelettes et rôtis) : 63°C avec un repos de trois minutes.
• Bœuf, porc, agneau et veau hachés : 71°C.
• Volaille (entière ou hachée) : 74°C.

Si les sandwichs cannibales sont une tradition dans votre maison, essayez cette alternative sûre : faites cuire a viande hachée crue de bœuf avec les mêmes épices et garnitures, jusqu'à ce qu'elle atteigne 71°C, et servez-le sur du pain ou des crackers. Vous pourriez être surpris de constater qu'il a meilleur goût lorsqu'il est cuit! Sans oublier que vous ne risquerez pas une visite à l’hôpital à chaque bouchée.

Si vous décidez de proposer cette délicieuse alternative et de la transporter lors d'une fête ou d'une réunion, assurez-vous qu'elle reste chaude au cours de transport. Conservez-la dans un conteneur isolé. Si possible, utilisez un plat chauffant ou une cocotte pour maintenir la viande au chaud pour le dîner. Et ne la laissez jamais à température ambiante pendant plus de deux heures, car cela pourrait provoquer une multiplication rapide des bactéries. S'il y a des restes, mettez-les au réfrigérateur dans ce délai de deux heures ou jetez-les.

Si vous avez des questions sur la façon de préparer une alternative sûre aux sandwichs cannibales ou à toute autre cuisson pendant les vacances, l'USDA a des ressources pour vous aider. Vous pouvez en parler avec un expert de la sécurité des aliments en appelant la ligne directe de l’USDA pour la viande et la volaille au 1-888-MPHotline (1-888-674-6854) ou discuter en direct avec un spécialiste de la sécurité des aliments en anglais ou en espagnol à l'adresse AskKaren.gov, disponible de 10h à 18h, horaires de l'Est, du lundi au vendredi.

Vous pouvez également télécharger l'application FoodKeeper, disponible pour les appareils Android et iOS. Il s'agit d'une ressource simple et rapide que vous pouvez utiliser à la maison pour consulter les temps de conservation et obtenir des conseils de préparation pour plus de 500 produits alimentaires.

La viande crue n'est jamais sûre pour être consommée. Assurez-vous que tout produit de viande que vous consommez soit cuit à la température interne appropriée.

En décembre 2013, Bill Marler, l’avocat bien connu en sécurité des aliments aux Etats-Unis, avait publié sur son blog un article intitulé, « Le CDC recommande de ne pas consommer de ‘Tiger meat’ ou de ‘Cannibal Sandwiches’ dans le Wisconsin ».

Notez aussi que, selon Wikipédi, « Le cannibale est une spécialité belge, composée d'un toast nappé de filet américain (une variante belge du steak tartare). »

J'avais déjà écrit un certain nombre d'articles sur le sujet de la viande crue, ici.

Le Top 10 de la sécurité des aliments aux Etats-Unis en 2018



Bien entendu tout n’est pas rose aux Etats-Unis en matière de sécurité des aliments ; il y a même le ministère de l’agriculture des Etats-Unis qui a choisi cette semaine avant Noël pour publier les données 2017 sur les pesticides à propos desquelles il indique que l’approvisionnement alimentaire des Etats-Unis est « parmi le plus sûr du monde » 

Voici donc un résumé du « Top 10  de la sécurité des aliments en 2018 aux Etats-Unis », source article de Dan Flynn paru le le 22 décembre 2018 dans Food Safety News, établi par les rédacteurs et les éditeurs Food Safety News.

Les lecteurs pourront utilement lire aussi le Top 10 de la sécurité des aliments 2018 en France, établi par mes soins.

1. De la laitue romaine américaine a infecté à plusieurs reprises des consommateurs avec E. coli potentiellement mortel

Lors de trois épidémies consécutives, la laitue romaine a été citée en 2018 comme source de près de 300 infections qui avaient envoyé 128 personnes à l’hôpital. Six personnes sont décédées.
Le blog en avait parlé ici.

2. Des saucisses polony de chez Tiger Brands citées comme source de la plus importante épidémie de listériose de l'histoire.

Faire sauter des bouchons de champagne n’est probablement pas le moyen de marquer la fin de la pire épidémie de listériose au monde. Cependant, lorsque l’Afrique du Sud a déclaré cet événement le 3 septembre 2018, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lui a adressé ses félicitations.
Selon l'Institut national des maladies transmissibles, l'épidémie a pris fin avec 1 060 cas et 216 décès entre le 1er janvier 2017 et le 17 juillet 2018. L'épidémie était liée à de la viande transformée prête à être consommée produite par Tiger Brands dans son site de production Enterprise Foods à Polokwane, Afrique du Sud.
Le blog en avait parlé ici.

3. JBS USA entraîne la présence de Salmonella dans 28 États ; l’entreprise annonce un premier rappel de bœuf de plus 5 443 tonnes

Avec des actionnaires étrangers qui sont des escrocs et qui envisage de scinder JBS USA de sa société mère brésilienne par le biais d'un premier appel public à l'épargne dès 2019, la dernière chose dont JBS avait besoin était un rappel de plus de plus 5 443 tonnes de bœuf provenant du site de Tolleson, Arizona. Aux États-Unis, l’épidémie de salmonellose a ravivé les appels à déclarer comme contaminants les souches les plus dangereuses de Salmonella.
Le blog en avait parlé ici.

4. McDonald’s et Del Monte parmi les marques découvrant des problèmes de parasites dans des produits américains

En juillet, McDonald’s a été forcé de retirer des salades de 3 000 restaurants aux États-Unis par crainte d’être infecté par le parasite Cyclospora. Plus de 100 clients ont eu une maladie infectieuse d’origine alimentaire, la cyclosporiose, après avoir consommé des salades McDonald’s.
Alors que cette épidémie dans 14 États faisait l’objet d’une enquête, la FDA et le CDC étaient également occupés par la découverte de parasites dans des végétaux prédécoupés et un plateau de légumes de marque Del Monte.

5. La FDA annonce son intention de publier des listes de rappels chez les distributeurs

Dire aux consommateurs les noms des distributeurs où les aliments rappelés ont été vendus peut sembler une évidence. Le Food Safety and Inspection Service (FSIS) de l’USDA le fait depuis des années. Mais ce n'est qu'en septembre dernier que la FDA a publié un projet de directive indiquant qu'elle divulguerait aussi publiquement les points de vente ayant vendu ou distribué des aliments rappelés pour l’homme ou l’animal lorsqu'il existe une « probabilité raisonnable »» de causer des conséquences sanitaires graves de décès.

6. Les menaces sous-jacentes à la sécurité des aliments en Grande-Bretagne à cause du Brexit

Le Royaume-Uni quitte l’Union européenne le 29 mars 2019. C’est la loi, qu’il y ait ou non un accord de transition avec l’UE. C’est parce que les électeurs britanniques ont décidé le 23 juin 2016, par une marge de 51,9 à 48,1, en faveur du Brexit, à savoir que la Grande-Bretagne devait quitter l’UE. En 2018, toutefois, une attention considérable a été accordée à la question de savoir si la sécurité des aliments au Royaume-Uni serait réduite à l'avenir.
Le blog en avait parlé ici.

7. La FDA recrute deux des stars de la sécurité des aliments du secteur privé

Frank M. Yiannas a été nommé commissaire chargé de la réglementation et des réponses concernant les aliments à la FDA, et Jim Gorny a été embauché en tant que conseiller scientifique principal pour la sécurité des produits.
En 2018, ils ont tous deux quitté les plus hauts postes du secteur privé dans le secteur de la sécurité des aliments pour occuper leurs nouveaux postes à la FDA. Yiannas et Gorny ont tous deux été reconnus par leurs collègues de l'industrie, des gouvernements et du monde universitaire parmi les meilleurs en matière de sécurité des aliments.
Le blog en avait parlé ici.

8. Le commissaire de la FDA, Scott Gottlieb, fait figure de journaliste de premier plan et de spécialiste des aliments

Le 23ème commissaire de la Food and Drug Administration, le Dr Scott Gottlieb, mène une guerre contre les surdoses de fentanyl et d'héroïne qui ont fait environ 72 000 victimes en 2018. Il serait compréhensible que Gottlieb n'ait pas le temps de faire autre chose.
Mais le médecin, expert en réglementation médicale et défenseur ardent de la santé publique, était auparavant commissaire adjoint aux affaires médicales et scientifiques de la FDA - et auparavant conseiller auprès du commissaire de la FDA. Il se révèle être l'homme de tous les problèmes de l'agence. Depuis son entrée en fonction le 11 mai 2017, M. Gottlieb est devenu l’un des meilleurs experts de Washington, et il est souvent, presque systématiquement, présent dans les actualités. Et, bien que ses antécédents en matière de médicaments et de technologie suggèrent le contraire, Gottlieb montre également un grand intérêt pour les aliments du pays.

9. Le Sénat n’a pas trouvé le temps de confirmer Brashears en tant que haut responsable américain de la sécurité des aliments.

Il y a cinq ans et une semaine, Elisabeth Hagen a quitté le gouvernement et a quitté ses fonctions de sous-secrétaire à la sécurité agricole. Mindy Brashears est professeure et directrice de l’International Center for Food Industry Excellence à la Texas Tech University. Elle a été nommée par le président Donald J. Trump le 4 mai 2018.

10. Une épidémie à Salmonella jette un regarde sur le kratom, un opioïde

Le kratum a commencé l'année en tant que plante connue pour ses effets stimulants et en tant que « substitut aux opioïdes ». Mais après une épidémie d'infections à Salmonella dans 41 Etats liés au kratom, la FDA a changé de point de vue sur le sujet. Le kratom est également connu sous les noms de Thang, Kakuam, Thom, Ketom et Biak.
« Le Kratom n'est pas légalement commercialisé aux États-Unis en tant que médicament ou complément alimentaire. Le kratom est un opioïde, crée une dépendance et est associé à de graves conséquences sur la santé et à un nombre de décès chez les utilisateurs », indique un rapport de la FDA du 3 juillet 2018.