Affichage des articles dont le libellé est Santé Canada. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Santé Canada. Afficher tous les articles

samedi 12 septembre 2026

Canada : résultats de la surveillance de divers produits alimentaires et de la présence de contaminants microbiologiques

Le Canada publie les résultats de la surveillance de la sécurité des aliments concernant divers produits alimentaires et la présence de contaminants microbiologiques, source Food Safety Magazine.

Le 8 septembre 2026, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a publié les résultats de plusieurs campagnes d'échantillonnage et d'analyse visant divers contaminants microbiologiques et chimiques dans une gamme de produits alimentaires. La grande majorité des échantillons ont été jugés satisfaisants dans le cadre de ces campagnes.

Attention, ne sont présentés ci-dessous que les résultats sur la présence de contaminants microbiologiques.

L'ACIA a mené les activités de suivi appropriées lorsque les analyses ont révélé un risque potentiel pour la santé, et des rappels de produits ont été émis lorsque cela s'avérait nécessaire.

Présence de Cyclospora et de Giardia dans les légumes à feuilles importés

Une enquête ciblée a permis d'analyser 1 984 échantillons de légumes importés sur une période de cinq ans, du 1er avril 2020 au 31 mars 2025. Sur les 1 984 échantillons, 1 310 ont été analysés pour détecter la présence à la fois de Cyclospora cayetanensis (C. cayetanensis) et de Giardia spp., tandis que 664 ont été analysés pour détecter la présence de C. cayetanensis uniquement et 10 pour détecter la présence de Giardia spp. uniquement.

Sur les 1 984 échantillons analysés, 99,6 % ont été jugés satisfaisants. La présence de C. cayetanensis a été détectée dans cinq des 1 974 échantillons (0,3 %) analysés. La présence de Giardia spp. a été détectée dans trois des 1 320 échantillons (0,2 %) analysés.

Présence de STEC et de Salmonella dans les légumes à feuilles

Une étude ciblée a analysé 1 613 échantillons de légumes à feuilles frais entiers, importés (832) et nationaux (781), sur une période de cinq ans allant du 1er avril 2020 au 31 mars 2025. Les échantillons ont été analysés afin de détecter la présence des pathogènes bactériens suivants : E. coli producteur de shigatoxines (STEC) O157:H7, STEC non-O157 et Salmonella spp. Tous les échantillons ont également fait l'objet d'un test de dépistage de E. coli générique, un indicateur de l'efficacité globale des bonnes pratiques agricoles et des conditions sanitaires.

Une grande majorité (99,7 %) des échantillons analysés s'est révélée satisfaisante. Aucun cas de STEC O157:H7 ni de Salmonella spp. n'a été détecté, respectivement, parmi les 1 609 et les 1 451 échantillons. Des STEC non-O157 ont été détectés dans trois (0,2 %) des 1 609 échantillons. Des concentrations élevées de E. coli générique ont été constatées dans deux (0,1 %) des 1 613 échantillons.

Dioxines dans certains aliments

Une enquête ciblée a porté sur l'analyse de 183 échantillons d'aliments pour y rechercher des dioxines et des composés de type dioxine ; ces substances ont été détectées dans 66 % des échantillons analysés. Les échantillons ont été prélevés dans des points de vente au détail entre le 1er avril 2021 et le 31 mars 2024. La proportion la plus élevée d'échantillons présentant des taux détectables de dioxines et de composés de type dioxine a été observée dans les graines et les beurres de graines (73 %), tandis que la proportion la plus faible a été relevée dans les pignons de pin (59 %).

Santé Canada a conclu que ces produits ne présentaient aucun risque pour la santé.

Listeria, Salmonella et S. aureus dans les saucisses de viande prêtes à consommer

Une étude ciblée a analysé 863 échantillons de saucisses de viande réfrigérées, préemballées et prêtes à consommer sur une période de trois ans, du 1er avril 2021 au 31 mars 2024, afin de détecter la présence des agents pathogènes Listeria monocytogenes (L. monocytogenes), Salmonella spp., et de Staphylococcus aureus (S. aureus). Les échantillons ont également été analysés pour détecter la présence de E. coli générique, qui sert d'indicateur des conditions d'hygiène et de salubrité globales de la chaîne d'approvisionnement alimentaire.

La quasi-totalité (99,9 %) des 863 échantillons analysés se sont révélés conformes. Aucun échantillon ne contenait de L. monocytogenes, de Salmonella spp. ni de S. aureus. Des concentrations élevées de E. coli générique ont été détectées dans l'un des 863 échantillons (0,1 %). 

Salmonella dans le tahini importé

Une enquête ciblée a permis d'analyser 908 échantillons de tahini (pâte de sésame) importés sur une période de sept ans, du 1er avril 2018 au 31 mars 2025. Ces échantillons de tahini ont été analysés afin de détecter la présence de la bactérie pathogène Salmonella spp.

La majorité (99,4 %) des échantillons analysés se sont révélés conformes. La bactérie Salmonella spp. a été détectée dans 0,6 % (cinq sur 908) des échantillons.

Enquête à grande échelle sur les bactéries, les virus et les parasites dans divers aliments

Entre le 1er avril 2018 et le 31 mars 2025, un total de 38 917 échantillons d'aliments ont été analysés dans le cadre d'une série d'enquêtes ciblées visant à rechercher la présence de pathogènes bactériens et d'indicateurs bactériens, de virus et de parasites. Parmi les échantillons analysés, 99,27 % étaient satisfaisants, 0,65 % ont nécessité une enquête approfondie et 0,08 % étaient insatisfaisants.

Les aliments analysés comprenaient notamment des fromages au lait cru, des produits frais et surgelés, des huîtres, des aliments pour bébés, des noix décortiquées crues, du kimchi, des pâtisseries fourrées à la crème et des champignons. Ces aliments ont été ciblés en raison de leur lien historique avec des éclosions de cas de maladies d'origine alimentaire et des rappels de produits au Canada.

Les micro-organismes recherchés comprenaient E. coli générique, E. coli O157, L. monocytogenes, Salmonella, S. aureus, Cyclospora, le virus de l'hépatite A et norovirus, ainsi que la flore aérobie mésophile, un indicateur d'hygiène.

Salmonella et S. aureus dans la pâte de poisson crue

Une étude ciblée a analysé 33 échantillons de pâte de poisson crue réfrigérée sur une période d'un an, du 1er avril 2024 au 31 mars 2025, afin de détecter la présence des agents pathogènes Salmonella spp. et Staphylococcus aureus (S. aureus). Tous les échantillons ont également fait l'objet d'un test de dénombrement des colonies aérobies, qui peut servir d'indicateur des conditions d'hygiène et de salubrité globales de la chaîne d'approvisionnement alimentaire.

Tous les échantillons analysés (100 %) ont donné des résultats satisfaisants tant pour Salmonella spp. que pour S. aureus, car ni Salmonella spp. ni des concentrations élevées de S. aureus n'ont été détectées dans aucun des échantillons. Des concentrations élevées de NCA ont été constatées dans 24 des 33 échantillons (72,7 %). L'Agence canadienne d'inspection des aliments a mené les mesures de suivi appropriées.

Salmonella dans des graines de pavot entières importées

Une enquête ciblée a porté sur l'analyse de 108 échantillons de graines de pavot entières importées, entre le 1er avril 2023 et le 31 mars 2025, afin de détecter la présence de Salmonella. Tous les échantillons analysés (100 %) se sont révélés conformes. Aucun échantillon n’a révélé la présence de Salmonella spp.

NB : A partir de ce lien vous pouvez accéder, en Français, à l’ensemble des données sur la présence de contaminants chimiques dans divers aliments dans le cadre de la surveillance par l’ACIA.

lundi 14 février 2022

Consultation ouverte au Canada sur la présence de Listeria monocytogenes dans les aliments prêts à consommer

«Consultation : Ébauche de la Politique sur la présence de Listeria monocytogenes dans les aliments prêts-à-manger révisée», source gouvernement du Canada du 11février 2022.

Consultation ouverte le 11 février 2022 et qui se terminera aux nouveaux commentaires le 12 avril 2022

Santé Canada révise sa «Politique sur la présence de Listeria monocytogenes dans les aliments prêts-à-manger» (la politique sur la Listeria). En novembre 2020, dans le cadre de la première activité de mobilisation de Santé Canada, les intervenants et les parties intéressées ont été invités à formuler des commentaires sur la clarté, l’efficacité et les défis liés à la politique sur la Listeria. Ces renseignements ainsi que les dernières données scientifiques ont servi de base à la révision de la politique.

Santé Canada sollicite maintenant des commentaires sur l’ébauche de la politique révisée sur la Listeria. Les principes sous-jacents de la politique sur la Listeria demeurent inchangés:
- Les aliments prêts-à-manger (PAM) sont classés en fonction de leur potentiel à soutenir la croissance de Listeria monocytogenes.
- L’accent est mis sur le contrôle et la surveillance de l’environnement.
- Les lignes directrices sur l’échantillonnage pour la surveillance environnementale sont fondées sur le risque.

Les changements apportés à la politique sur la Listeria comprennent:
- Amélioration de la lisibilité et de la clarification des concepts, y compris le contexte législatif de la politique sur la Listeria, la définition des aliments PAM, la catégorisation des aliments PAM et les situations pour lesquelles la politique sur la Listeria ne s’applique pas
- Plus de détails fournis sur les aliments PAM spécifiquement produits pour la consommation par les populations vulnérables
- Reflet du paysage réglementaire actuel axé sur les résultats pour les fabricants canadiens, importateurs et exportateurs d’aliments PAM

Vos commentaires aideront à ce que la politique sur la Listeria:
- soit adaptée à l’environnement alimentaire canadien
- soit claire, efficace et prévisible

Renseignements connexes

Aux lecteurs du blog
Comme le montre cette notice de la BNF, le blog Albert Amgar a été indexé sur le site de la revue PROCESS Alimentaire. 10 052 articles initialement publiés par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue sont aujourd’hui inacessibles. Disons le franchement, la revue ne veut pas payer 500 euros pour remettre le site à flots, alors qu’elle a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles.

dimanche 23 janvier 2022

Dans la série les produits naturels font du bien à notre santé, des smoothies rappelés en raison de la présence de toxines naturelles dans des baies de sureau crues

Ah, les produits naturels et leurs effets protecteurs sur la santé, tellement naturels, bien évidemment, ça ne s’invente pas, voici que l’on rappelle ces produits  et de plus, le produit s'appelle Immunity ...

Santé Canada nous informe que la consommation de «Smoothie super fonctionnel – Immunity» de marque Evive peut causer un empoisonnement au cyanure.»
Le produit visé ne doit pas être consommé car il contient des baies de sureau crues, qui renferment naturellement des glycosides cyanogènes, lesquels peuvent causer un empoisonnement au cyanure.

Problème
Evive Nutrition Inc. procède au rappel de «Smoothie super fonctionne – Immunity» de marque Evive en raison de la présence de baies de sureau crues, qui renferment des glycosides cyanogènes (toxines naturelles).
Le produit visé par le rappel a été vendu en ligne.

Ce que vous devriez faire
Si vous croyez avoir été malade après avoir consommé un produit visé par un rappel, communiquez avec votre médecin.
Vérifiez si vous avez le produit visé par le rappel à la maison.
Ne consommez pas le produit visé par le rappel.
Des produits visés par un rappel devraient être jetés ou rapportés à l'établissement où ils ont été achetés.

Les baies de sureau crues renferment naturellement des glycosides cyanogènes, qui peuvent libérer du cyanure après avoir été ingérés. Le corps humain peut éliminer de petites quantités de cyanure, mais de plus grandes quantités peuvent entraîner un empoisonnement au cyanure pouvant mener au décès.

Les symptômes de l'empoisonnement au cyanure sont les suivants: faiblesse et confusion, anxiété, agitation, maux de tête, nausées, difficultés respiratoires et essoufflement, évanouissement convulsions et arrêt cardiaque.

Aux lecteurs du blog
A cause ou grâce à la revue PROCESS Alimentaire, vous n'avez plus accès aux 10 052 articles initialement publiés par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue. Triste histoire de sous car la revue estime qu’elle n’a pas les moyens de maintenir la diffusion de ces articles, alors qu’elle a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. Merci de leur faire part de cette anomalie.

samedi 27 mars 2021

Santé Canada en faveur de l'étition génique pour la sélection végétale

«Santé Canada juge l'amélioration génétique de la sélection végétale sûre», source article de Jim Romanh paru dans son blog Agri 007.

Santé Canada a dit que l'édition génique était sûre pour le développement de variétés végétales améliorées, une position qui est d'accord avec les États-Unis et le Japon.

Cela va aller désormais à une période de commentaires publics avant de pouvoir passer à l'approbation finale.

«Nous sommes heureux de constater que Santé Canada s’est clairement prononcé en faveur de la sécurité de la sélection végétale, et plus particulièrement de l’édition génique, dans ce document de consultation», a déclaré Pierre Petelle, président et chef de la direction de CropLife Canada, dans un communiqué de presse.

L'édition du génome, ou édition génique, est en train de changer le code génétique d'une plante avec une technologie comme CRISPR-Cas9, une technique utilisée pour couper des sections d'ADN. Des scientifiques de Californie et de France ont remporté le prix Nobel de chimie 2020 pour leur découverte de CRISPR.

Les partisans des cultures génétiquement modifiées, y compris de nombreux sélectionneurs de plantes, pensent que cela pourrait révolutionner le développement des cultures. Cela permettra aux scientifiques de modifier précisément l’ADN d’une plante pour obtenir les caractéristiques souhaitées, comme une meilleure résistance aux maladies ou des cultures plus saines.

À titre d'exemple, une entreprise du Minnesota a utilisé l'édition génique pour concevoir un soja produisant de l'huile à haute teneur en acide oléique. L'entreprise a produit quatre millions de boisseaux (141 millions de litres) de la récolte.

La proposition de Santé Canada ne couvre pas les animaux d'élevage génétiquement modifiés. Il y a un certain nombre d'idées à l'étude, telles que les bovins sans cornes et les sangliers qui ne produisent aucune des substances qui émettent des odeurs nauséabondes lorsque leur viande est cuite, mais l'édition qui peut être inversée si un éleveur de porcs décide plus tard qu'il aimerait cet animal comme un reproducteur.

On lira aussi sur le blog agricluture et environnement, «Les NBT, ce ne sont pas des OGM» déclare Julien Denormandie.

Dans un entretien accordé le  7 janvier à nos confères de l’agence Agra-Presse au sujet des NBT (New Techniques  ou nouvelles techniques d’édition génomique), le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, affirme que « es NBT, ce ne sont pas des OGM ».

« Il faut que les NBT aient une réglementation conforme à ce qu’elles sont, et pas à ce à quoi on voudrait les associer», poursuit le ministre, en insistant sur le fait qu’aujourd’hui «le cadre juridique européen n’est plus compatible avec le cadre scientifique ».

De l'incovénient d'être en Europe car il faudra attendre combien de temps avant de faire évoluer la sélection végétale ...

Mise à jpur du 28 mars 2021. On lira sur le blog Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels, Selon une étude, l'édition du génome est sur le point de garantir l'approvisionnement alimentaire mondial par Joan Conrow.

Mise à jour du 29 mars 2021. On lira Agriculture: «Les nouvelles techniques de sélection variétale, enjeu de souveraineté pour l’Europe», un article de Mme Emmanuelle Ducros sur l'Opinion du 29 mars 2021.

Bruno Tremblay (Bayer Crop Science) déplore l’impossibilité des recherches sur ces nouvelles techniques de sélection variétales en France, à cause de «la destruction régulière de parcelles expérimentales».

Et pour terminer cet article une page de pub pour le site Oulah! qui sollicite votre aide ...

samedi 27 février 2021

Ne rincez jamais la volaille avant la cuisson !

Santé Canada propose, Vrai ou Faux: vous devez rincer votre poulet avant de la faire cuire ?

Faux! 
Ne rincez jamais la volaille avant la cuisson, car les bactéries peuvent se propager partout où il y a des éclaboussures d’eau. Plus de conseils ici.

mercredi 4 novembre 2020

Le meilleur moyen de cuire des nuggets de poulet surgelés

« Le meilleur moyen de cuire des croquettes de poulet surgelées » est le titre d'une vidéo de Santé Canada.

Santé Canada a produit une version anglaise et française d'une vidéo de 15 secondes destinée à «accroître la sensibilisation au risque d'exposition à Salmonella associé aux produits de poulet crus panés congelés».

En effet, la majorité des produits de poulet panés congelés comme les croquettes et les lanières de poulet sont crus. Regardez cette vidéo pour découvrir comment les manipuler et les faire cuire.

La vidéo s'adresse aux parents et aux jeunes adultes et a été produite par un «fournisseur externe» et on apprend ici que Santé Canada a dépensé pour cela 7 829 dollars canadiens (5 090 euros).