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mercredi 24 juin 2026

États-Unis : L’invraisemblable histoire d’une contamination par Clostridium botulinum de lait infantile biologique

« États-Unis : Des marques de lait infantile à l'origine d’éclosions de botulisme utilisaient le même fournisseur de lait entier biologique », par Bailee Henderson dans Food Safety Magazine.

Selon des sources industrielles confirmées par Food Fix, Nara Organics et ByHeart Nutrition Inc. utilisaient un fournisseur commun de lait entier en poudre dans leurs préparations pour nourrissons, ce qui a rendu malades des dizaines de nourrissons lors de deux éclosions de botulisme survenues à quelques mois d'intervalle.

Pendant un certain temps, ByHeart et Nara ont toutes deux utilisé du lait traité par Dairy Farmers of America

Alors que ByHeart est fabriqué en interne dans les usines de production de l'entreprise au Japon, Nara Organics est produit par la société allemande Milchwerke Mittelelbe GmbH (Elb-Milch), filiale du groupe Krüger. Au moment où l'éclosion de contamination chez Nara Organics a été identifiée en juin 2026, la marque et son fabricant avaient commencé à s'approvisionner en produits laitiers bio auprès d'un fournisseur basé dans l'UE. Cependant, entre octobre 2024 et avril 2025, Nara Organics utilisait le même fournisseur de lait entier que ByHeart : du lait d’Organic West séché par Dairy Farmers of America (DFA). Certains produits Nara contenant du lait transformé par DFA étaient encore commercialisés lorsque les détails de l'éclosion chez ByHeart ont commencé à être révélés.

DFA a expliqué l'accord à Food Fix, en disant : « DFA ne fournit pas de lait entier en poudre directement à Nara Organics, ni à aucun autre fabricant de préparations pour nourrissons. Un fournisseur de Nara a utilisé l'usine de DFA à Fallon, Nevada, pour transformer une partie de son approvisionnement en lait bio en un ingrédient en poudre. Nara a acheté cet ingrédient auprès du fournisseur bio et l'a mélangé avec des ingrédients provenant d'autres fournisseurs, avant de le transformer dans son usine de fabrication pour obtenir une préparation pour nourrissons finie. »

Le test de référence pour C. botulinum n'a pas permis d'enrayer l'éclosion

Avant même l’éclosion actuelle, Nara Organics avait mis en avant son utilisation de protocoles de test « de référence » pour Clostridium botulinum recommandés par la Commission internationale des spécifications microbiologiques des aliments (ICMSF), à savoir le dénombrement des clostridies sulfito-réductrices, selon des spécifications dix fois plus strictes que celles recommandées par l’ICMSF.

Cependant, de nouvelles conclusions issues des enquêtes sur l'éclosion de ByHeart suggèrent que le dénombrement des bactéries dans les préparations pour nourrissons en poudre pourrait ne pas suffire à garantir l'absence de Clostridium botulinum. Cette hypothèse est confortée par le fait que ce dénombrement n'a pas permis de détecter de contamination dans les ingrédients, le processus de fabrication ou le produit final de Nara, ce qui a favorisé l'éclosion.

Au 15 juin 2026, trois nourrissons, répartis dans trois États différents, ont été hospitalisés pour botulisme dans le cadre de l'épidémie actuelle. Ces trois bébés étaient nourris avec du lait infantile Nara Organics.

La FDA incapable d'expliquer la présence de C. botulinum dans un ingrédient du lait en poudre 

Bien que l'enquête de la FDA (Food and Drug Administration) sur l'éclosion de ByHeart ait permis d'identifier Clostridium botulinum dans un ingrédient du lait en poudre et d'établir un lien entre les isolats de C. botulinum prélevés dans un établissement de DFA et ceux provenant d'un cas clinique et d'un échantillon de lait infantile en poudre, la FDA a déclaré n'avoir, à ce jour, pas pu déterminer la cause première de la contamination, ni d'autres facteurs susceptible d'expliquer l'épidémie. L'enquête se poursuit.

Jusqu'à présent, C. botulinum n'était pas considéré comme un risque susceptible de survenir lors de la fabrication de préparations pour nourrissons en poudre.

L'épidémie de ByHeart a été déclarée terminée le 26 février, avec 48 nourrissons malades dans 17 États.

Une plainte allègue que Nara a ignoré les risques liés à un ingrédient du lait en poudre

Le cabinet Marler Clark a déposé une plainte au nom d'un nourrisson de Pennsylvanie hospitalisé pour botulisme après avoir consommé du lait infantile biologique en poudre à base de lait entier de la marque Nara Organics. La plainte allègue que Nara Organics a commercialisé son lait infantile auprès de familles américaines alors que le risque de contamination par Clostridium botulinum dans le lait entier en poudre était déjà documenté par les autorités sanitaires fédérales et illustré par l'épidémie similaire de ByHeart. Il est également reproché à Nara Organics d'avoir présenté l'utilisation du lait entier en poudre comme un avantage, sans mentionner le risque.

Marler Clark cite une lettre d'appel à l'action (Call-to-Action letter) de 2023 adressée par la FDA à l'industrie des préparations pour nourrissons, identifiant le lait entier en poudre comme un vecteur potentiel de contamination par C. botulinum , les spores de la bactérie pouvant survivre à la pasteurisation classique et au séchage par atomisation utilisés pour la fabrication du lait en poudre. Malgré cela, Nara Organics a commercialisé son produit comme la première et la seule préparation pour nourrissons à base de lait entier biologique certifiée par le Département de l'Agriculture des États-Unis (USDA), et a affirmé qu'elle contenait plus de matières grasses de lait entier biologique que toute autre préparation pour nourrissons vendue aux États-Unis, selon Marler Clark. La plainte allègue que Nara a fait de la caractéristique « la plus dangereuse » de son produit son principal argument de vente, sans divulguer aux parents les risques connus liés au lait entier en poudre.

MàJ du 25 juin 2026Novel C. botulinum Test for Infant Formula Developed After ByHeart Study Reveals Industry Standard Falls Short (Mise au point d'un nouveau test de détection de C. botulinum pour les préparations pour nourrissons, suite à une étude de ByHeart révélant l'insuffisance de la norme industrielle actuelle).

vendredi 20 février 2026

La contamination de laits infantiles remonterait à 2024

«La contamination de laits infantiles remonterait à 2024», selon l'excellent article de Joe Withworth paru le 20 février dans Food Safety News. Adaptation par aa.

La contamination des produits de nutrition infantile par la céruléide a été initialement détectée par Nestlé dans son usine de Nunspeet (Pays-Bas), fin novembre 2025, entraînant le blocage des approvisionnements. Un rappel de produits a été émis le 10 décembre 2025.

Une analyse de 65 lots d'huile d'acide arachidonique (ARA) reçus du producteur chinois entre avril 2023 et octobre 2025 a révélé une contamination remontant à octobre 2024 et qui a persisté tout au long de l'année 2025, avec la concentration la plus élevée dans les livraisons de juillet 2025.

Un remake du COVID ?
En janvier 2026, la Commission européenne a demandé au Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments (INFOSAN) de contacter les autorités chinoises afin d'obtenir des informations sur les lots contaminés d'huile ARA provenant du producteur chinois, notamment sur leur distribution, l'analyse des causes profondes et les mesures correctives mises en œuvre. Ces informations n'ont toujours pas été communiquées.

Bilan des victimes en France
Les chiffres officiels communiqués par la Direction Générale de la Santé (DGS) et les autorités sanitaires font état de :
- 14 hospitalisations de nourrissons : Parmi elles, 11 cas de gastro-entérites aiguës sévères sont directement suspectés d'être liés à la consommation de lots contaminés. Les 3 autres cas sont encore en cours d'investigation.
- 3 décès de nourrissons signalés : Des enquêtes judiciaires et des analyses scientifiques sont en cours pour déterminer si un lien formel existe entre ces décès et la consommation du lait incriminé. À ce jour, les autorités restent prudentes et n'ont pas encore confirmé de lien de cause à effet définitif.
- Une cinquantaine de signalements au total : Ce chiffre inclut des alertes remontées par les parents et les centres antipoison.

Analyses
Confirmer les cas est difficile car les symptômes peuvent ressembler à des infections gastro-intestinales virales courantes et les tests de dépistage de la céréulide dans les échantillons de selles ne sont pas disponibles de manière systématique, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). 

Pour les cas critiques en 2026, les autorités françaises envoient les échantillons à Sciensano (Belgique), qui possède l'équipement le plus sensible en Europe pour quantifier la céréulide à des niveaux infimes.

Les fabricants de produits alimentaires (laitiers, riz, pâtes) quant à eux font appel à des laboratoires privés spécialisés équipés de la technologie LC-MS/MS (chromatographie en phase liquide-spectrométrie de masse).

Màj du 23 février 2026. On notera l'absence d'information de la part de Santé publique France, tout comme pour les Tiac de 2023, 2024, etc. ...

Màj du 27 février 2026. À compter du 26 février 2026, les importations d'huile d'acide arachidonique en provenance de Chine seront soumises à des conditions particulières à leur entrée dans l'Union. Chaque lot d'huile d'acide arachidonique originaire de Chine devra être présenté aux postes de contrôle frontaliers des États membres, où il fera l'objet de contrôles documentaires et, dans 50 % des cas, de contrôles physiques et d'identité. De plus, chaque lot devra être accompagné des résultats d'analyses de laboratoire et d'un certificat officiel, délivré par la Chine, attestant que les résultats des prélèvements et des analyses démontrent l'absence de céréulide.

mardi 21 novembre 2023

Lait infantile contaminé par Salmonella : Lactalis réclame un milliard d’euros au laboratoire Eurofins

Lactalis versus Eurofins en relation avec l'incident à Salmonella des préparations pour nourrissons en 2017.

«Lactalis réclame 1 milliard d'euros à Eurofins dans l'affaire du lait contaminé», source Les Echos Investir.

Le groupe agroalimentaire Lactalis réclame 1 milliard d'euros à Eurofins dans le cadre de l'affaire du lait infantile contaminé aux salmonelles, qui a touché des dizaines de bébés à la fin 2017, selon des informations rapportées lundi par l'Informé.

«Une assignation a été déposée au tribunal de commerce de Paris le 31 mars 2023», a indiqué le site d'investigation, en précisant qu'elle visait «deux filiales d'Eurofins (Eurofins laboratoire de microbiologie Ouest et Eurofins NDSC Food France) et leurs assureurs, XL Insurance et HDI Global».

Lactalis accuse le groupe d'analyses de ne pas avoir détecté les bactéries dans ses produits, a ajouté l'Informé.

«Lactalis n'apporte aucun commentaire sur les pièces figurant au dossier judiciaire», a déclaré une porte-parole du groupe agroalimentaire contactée par l'agence Agefi-Dow Jones. De son côté, Eurofins n'était pas disponible dans l'immédiat pour réagir. 

Mise à jour du 24 novembre 2023

Lait contaminé : le laboratoire Eurofins rejette toute responsabilité, Lactalis s'en remet à la justice, source La Tribune.

Le géant des laboratoires d'analyses Eurofins a rejeté toute responsabilité dans l'affaire de la contamination aux salmonelles de laits infantiles de Lactalis. Il estime que la demande d'indemnisation du groupe laitier d'un milliard d'euros est «infondée».

Cette demande est infondée au regard de nombreux éléments factuels et notamment des détections de salmonelles par ELMO dont a été informé Lactalis depuis 2009 et de nouveau en 2017 : en dépit de nombreuses alertes, Lactalis ne semble pas avoir pris les mesures requises», réagit Eurofins dans un communiqué publié le 21 novembre 2023 (en anglais).

Or, «une réaction adaptée aurait permis d'éviter la crise de 2017»,estime le spécialiste des tests d'analyses biologiques, alimentaires, environnementaux et pharmaceutiques.

«La qualité des analyses de ELMO ne saurait être mise en cause», selon le laboratoire, qui rappelle que «Lactalis a fait appel à un autre laboratoire dès novembre 2017, dont les résultats confirment la qualité du travail de ELMO». Voir le communiqué de presse d’Eurofins Laboratoire de Microbiologie de l’Ouest du 21/11/23.

Ignorant les résultats des analyses de ELMO ayant notamment révélé à plusieurs reprises depuis 2009 et à nouveau des août 2017 la présence dans l’usine de Craon du pathogène ayant contaminé les bébés, LACTALIS ne semble pas avoir mis en œuvre de façon appropriée les procédures de contrôle et de retrait prévues dans de tels cas. Une réaction adaptée aurait permis d’éviter la crise de 2017. Face à ses propres carences, et pour éviter de faire face à sa responsabilité, LACTALIS formule une demande d’indemnisation sans fondement et ne fournit aucune information sérieuse quant au préjudice subi.

En avançant un montant aberrant d’une telle importance, LACTALIS cherche à donner de la crédibilité à ses demandes.

La démarche de LACTALIS est d’autant plus infondée que le Groupe LACTALIS n’a cessé de 2017 à aujourd’hui de confier des analyses à ELMO, témoignant de sa confiance en le travail réalisé.

Commentaire
A la justice de trancher mais c’est très loin d’être simple ...

Mise à jour du 25 novembre 2023
Comme l’a dit Joe Whitworth sur X, «De temps en temps, une affaire judiciaire en arrière-plan attire l'attention du public.»  

jeudi 27 juillet 2023

Lait infantile Gallia, le retour ! 110 parents auraient signalé la présence de larves dans le lait infantile Gallia en trois ans 

«110 parents ont signalé la présence de larves dans le lait infantile Gallia en trois ans : « Je suis choquée !»,
source Le Parisien du 27 juillet 2023.

Il y a quelques jours, Zoubida, mère de famille, a découvert des asticots dans la poudre de lait de son bébé de 6 mois et demi. En trois ans, une centaine de parents ont eu la même mauvaise surprise.

Depuis de nombreux mois, des parents signalent, photos ou vidéos à l'appui, la présence de larves ou de vers longs dans des boîtes de lait en poudre Gallia, sans que rien ne soit fait. Source Capital.

C'est un nouveau témoignage qui devrait mettre dans l'embarras Danone, propriétaire de Gallia. Interrogée par Le Parisien, une mère de famille révèle l'effroi qu'elle a ressenti la semaine dernière en ouvrant une boite de «Galliagest Premium», lait en poudre infantile réservé aux 6-12 mois. Elle voit alors un point noir au milieu du lait. Sauf qu'en le touchant avec une cuillère, il bouge. Il s'agit en réalité d'un asticot ! Et ce n'est pas tout car il y en avait un deuxième dans la boîte. Dégoutée, elle se rappelle que quelques jours auparavant, sa petite fille de six mois avait régurgité son lait qu'elle venait alors de changer pour prendre ce fameux Gallia.

Un cas isolé ? Pas vraiment à en croire nos confrères qui s'appuient sur les dires de l'association pour la santé des enfants. En 2020, comme Capital l'avait d'ailleurs évoqué, une plainte avait été déposée contre le groupe agroalimentaire après la découverte de vers dans son lait infantile. Déposée pour «administration de substances nuisibles», elle n'a finalement débouché sur «aucune suite», déplore aujourd'hui le président de l'association, Quentin Guillemain. Cela continue et cela semble même empirer : «En trois ans, on a reçu 110 signalements de parents qui ont trouvé des vers dans la poudre de cette marque», assure-t-il.

«Aucune présence d’insectes», selon Danone

L'association a en effet créé une adresse mail dédiée (victimesgallia@gmail.com), et si la dernière alerte (avant cette mère de famille) remontait à novembre dernier, avant, selon le président de l'association pour la santé des enfants, il y en avait tous les mois. «Ils nous transmettent des photos et vidéos où l’on voit tantôt de petites larves, tantôt de gros vers longs», explique-t-il au Parisien. «Il est temps que l’on s’en inquiète et que ça cesse», enjoint-il. La mère de famille qui avait porté plainte en 2020 avait vu l'état de santé de sa fille se dégrader brutalement. Sa nounou avait indiqué par la suite l'avoir vue dégurgiter son lait «avec un ver sur son bavoir».

Pour mémoire

Depuis janvier 2019, une vingtaine de personnes ont porté plainte contre Danone après avoir retrouvé des larves dans leur poudre pour bébé de la marque Gallia. En Ariège, Florence Fargier et son compagnon ont décidé de faire de même le 3 mars dernier. Et exigent des réponses.

Ajoût d’un film protecteur, selon le communiqué de Danone du 8 mars 2020.

Parce que nous voulons que la qualité de nos conditionnements soit irréprochable, nous avons néanmoins pris la décision de renforcer la protection de nos emballages et plus précisément de la languette d’ouverture. Nous avons pour cela décidé de mettre en place un film protecteur autour du couvercle et de renforcer les caisses utilisées pour le transport de nos boites.  

Communication du 28 mai 2020 du Laboratoire Gallia (Ce lien aujourd’hui n’existe plus) «le laboratoire Gallia a partagé les résultats de ses investigations et confirme que ses laits infantiles répondent aux plus hauts standards de qualité».

Communiqué de Danone du 9 septembre 2022. Circulez, il n’y a plus rien à voir …

Comme d’habitude, la rhétorique veut que de «très nombreux contrôles de qualité et de sécurité qui vont au-delà de ce qui est exigé par la réglementation».
La seule information concrète est que «l’origine des insectes n’était pas liée à notre site de production».
Certains parents avaient l’intention de porter plainte, une vingtaine de personnes ont porté plainte contre Danone après avoir retrouvé des larves dans leur poudre pour bébé de la marque Gallia. Plus de nouvelles, bonne nouvelle ?

Mais non, il y a des nouvelles : 110 parents semblent avoir retrouvé des larves ...

Je recommande la lecture du Parisien de ce jour !

Dans un communiqué de Gallia non daté, on peut lire «Informations relatives à la présence potentielle de larves dans nos produits. Certains médias relèvent un nouveau cas.»

Au cours des derniers mois, nous avons été informés de la présence potentielle d’insectes dans nos produits. Nous avons immédiatement mis en place un plan d’analyses renforcé sur le lieu de production, la chaîne logistique ainsi que des contrôles avec des experts sur les boites et les éléments que nous avons pu récupérer avec l’aide de certains parents.

Nous avons procédé à l’analyse de plus de 100 000 boites et au tamisage de plus de 9 000 boites, sur la base d’un échantillon large, en présence d’huissiers. Ces analyses n’ont révélé aucune présence d’insectes. Sur la base d’audits approfondis, faits par ou en présence d’experts indépendants, nous confirmons que ni les matières premières utilisées, ni le processus de production ne présentent de trace d’insectes ou de nuisibles. Nos formules sont ainsi conformes à nos plus hauts standards de qualité. Les audits réalisés sur les bases logistiques ne révèlent par ailleurs aucune défaillance quant à la prévention des nuisibles.

Les résultats complets du plan d’analyses renforcé mis en place ces derniers mois est disponible et accessible en ligne.

A suivre ...

Complément 

A chaque fois que les parents ont accepté de nous renvoyer les boites, nous avons lancé une procédure interne de contrôle au niveau de notre site de production. Tous les contrôles menés à date ont confirmé que la production s’est déroulée en respect de nos standards – extrêmement rigoureux – en matière de qualité et d’hygiène et que l’origine des insectes n’était pas liée à notre site de production.  

samedi 8 juillet 2023

Lactalis et lait contaminé. Que reproche la justice ?

«Scandale du lait contaminé : défaut d’hygiène, tromperie… Que reprochent les juges d’instruction à Lactalis ?», source Sud-Ouest du 8 juillet 2023.

Après plusieurs cas d’intoxication alimentaires de nourrissons en 2017, Lactalis est poursuivi pour trois infractions.

Plusieurs dizaines de nourrissons avaient été atteints fin 2017 en France de salmonellose, des intoxications alimentaires qui peuvent s’avérer graves chez les plus faibles

«Défaut d’hygiène», consommateurs «trompés», déficit de «réaction»… En mettant en examen en février le numéro un tricolore de l’agroalimentaire Lactalis pour le scandale du lait contaminé de 2017, les juges d’instruction ont énoncé une large liste de charges.

Selon des éléments de l’enquête dévoilés samedi, le groupe, qui a intégré en 2022 le top 10 mondial de l’agroalimentaire, et qui vend les camemberts Président, la mozzarella Galbani ou le fromage à trous Leerdammer, est poursuivi pour trois infractions, à la satisfaction des parties civiles, parmi lesquelles l’Association des familles de victimes du lait contaminé aux salmonelles (AFVLCS).

Plusieurs dizaines de nourrissons avaient été atteints fin 2017 en France de salmonellose, des intoxications alimentaires qui peuvent s’avérer graves chez les plus faibles. Le lien avait été fait avec leur consommation d’un produit pour enfant, essentiellement de marques Milumel ou Picot, sorti de l’usine de Craon (Mayenne). Lactalis dénombre aujourd’hui 37 enfants victimes.

Une probable souche résistante

Ces infections valent d’abord à la société une mise en examen pour blessures involontaires sur au moins 28 enfants, par «violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité». L’entreprise dirigée par Emmanuel Besnier avait évoqué comme cause de la contamination des «travaux réalisés courant 1er semestre 2017».

Mais le site de Craon avait déjà subi une précédente contamination à la salmonelle en 2005, affectant 146 nourrissons, alors qu’il n’appartenait pas encore à Lactalis. L'Institut Pasteur avait ensuite conclu que la bactérie présente à Craon avait subsisté entre 2005 et 2017, ce qu’un rapport d’octobre 2022 a semblé corroborer, évoquant une «probable […] souche résidente dans un ou plusieurs points du site».

Pour les experts auteurs du document, restreindre la contamination à un seul événement épisodique «est certainement abusif». Ils privilégient «une dégradation progressive de la maîtrise de l’hygiène». Le document pointe un «manque de vigilance voire de clairvoyance» de l’entreprise «vis-à-vis des signaux négatifs répétés qui alertaient sur une perte de sécurité de fabrication» et «des plans d’actions/réactions peu lisibles et n’ayant pas permis le rétablissement de cette maîtrise».

Tromperie aggravée et retrait chaotique

Les juges les ont suivis : ils reprochent au groupe de n’avoir pas pris «les mesures nécessaires pour identifier les causes» et «corriger» les problèmes d’hygiène détectés en 2017. Ils mettent donc en cause Lactalis pour tromperie aggravée, deuxième délit, notamment sur «les risques inhérents à l’utilisation» de certaines poudres de lait fabriquées à Craon.

Car pour les juges, troisième infraction, Lactalis n’a «pas engagé immédiatement les procédures de retrait» de lots fabriqués à Craon malgré «des raisons de penser que ceux-ci étaient préjudiciables à la santé». Le processus de retrait avait été chaotique : le 2 décembre 2017, les autorités sanitaires avaient rappelé douze références de laits infantiles fabriqués dans l’usine de Mayenne, puis Bercy avait publié le 10 décembre une liste de plus de 600 lots rappelés, interdits à la consommation et à l’exportation.

Après plusieurs semaines de crise, le groupe, réputé pour sa culture du secret, avait retiré mi-janvier 2018 la totalité de ses laits infantiles produits à Craon. La production avait été suspendue pendant plus de six mois. Devant les juges en février, le directeur juridique Fabrice Collier a assuré que Lactalis était «pleinement conscient du préjudice subi par les enfants et leurs parents», pour «la plupart […] indemnisés». «Nous souhaitons, tout autant que ces victimes, que la vérité soit faite sur les causes et origines» de cette contamination, a ajouté le groupe.

Mais Lactalis a aussi critiqué en interrogatoire deux des principales pièces à charge, des rapports de 2018 et 2019 de la DGCCRF, les estimant dépourvus d'«explications» des «techniciens mis en cause». «Lactalis n’a jamais mis sur le marché un produit qu’elle savait contaminé», a ajouté Fabrice Collier, ajoutant qu’il demeurait dans l’enquête «un travail sur la preuve important à réaliser».

Merci à Joe Whitworth d’avoir signalé cette information.

jeudi 16 février 2023

Laits infantiles contaminés par Salmonella Agona : Lactalis mis en examen pour tromperie aggravée et blessures involontaires

«Lait contaminé : Lactalis mis en examen pour tromperie aggravée et blessures involontaires», source Le Figaro avec l’AFP.

Le groupe annonce sa mise en examen par le tribunal de Paris dans le cadre de l'enquête sur la contamination aux salmonelles (Salmonella Agona -aa) de laits infantiles, en 2017. Des dizaines de nourrissons sont concernées.

Le groupe Lactalis et la société Celia Laiterie de Craon ont été mis en examen jeudi dans l'enquête sur la contamination aux salmonelles de laits infantiles qui a touché des dizaines de nourrissons fin 2017, a annoncé le groupe dans un communiqué. Les deux sociétés ont été mises en examen pour tromperie aggravée, blessures involontaires et inexécution de mesures de retrait et rappel, et placées sous contrôle judiciaire avec un cautionnement de 300.000 euros chacune.

«Cette étape marque le début de l'instruction judiciaire dans laquelle Lactalis s'engagera pleinement et en toute transparence», assure Lactalis, pour qui «l'enjeu de cette procédure est de permettre la manifestation de la vérité scientifique dans ce dossier industriel complexe». Au total, plusieurs dizaines de nourrissons identifiés avaient été atteints de salmonellose en France fin 2017 après avoir consommé un produit pour enfant, essentiellement de marque Milumel ou Picot, sorti de l'usine de Craon, située en Mayenne.

Santé publique France avait recensé 36 nourrissons (Santé publique France note dans ce mommuniqué 38 nourrissons -aa) ayant consommé, en France, du lait produit par Lactalis «dans les trois jours précédant la date de début de leurs symptômes». Les salmonelloses sont des intoxications alimentaires, qui vont de la gastroentérite bénigne à des infections plus graves, notamment pour les jeunes enfants, les personnes âgées ou affaiblies.

Le processus de retrait avait été chaotique et de nombreux dysfonctionnements ayant mené à la contamination avaient été mis au jour. Après plusieurs semaines de crise, le groupe, réputé pour sa culture du secret, avait retiré mi-janvier 2018 la totalité de ses laits infantiles produits dans l'usine incriminée, dont la production avait dû être suspendue pendant plus de six mois.

L'entreprise dirigée par Emmanuel Besnier avait affirmé que la contamination s'expliquait par des «travaux réalisés courant 1er semestre 2017». Mais le site avait déjà subi une contamination à la salmonelle en 2005. L'Institut Pasteur avait ensuite annoncé être arrivé à la conclusion que la bactérie présente à Craon avait subsisté entre 2005 et 2017.

«Mais le dossier ne conduit aucunement à constater que l'entreprise n'aurait pas respecté ses engagements préétablis pour se mettre en conformité avec les exigences de la réglementation (...) ou bien qu'elle aurait commercialisé avant le 1er décembre (2017, ndlr) des produits en sachant qu'ils étaient contaminés par des salmonelles suite à une analyse d'autocontrôle», ajoutent toutefois les experts.

NB : L'image est issue du site de Santé publique France.

samedi 14 janvier 2023

«Affaire du lait contaminé : l'étau judiciaire se resserre sur Lactalis», selon Le Figaro

«Affaire du lait contaminé : l'étau judiciaire se resserre sur Lactalis», source article d’
Olivia Détroyat paru dans Le Figaro du 14 janvier 2023.

Plus de cinq ans après l'affaire du lait infantile infecté à la salmonelle, qui avait contaminé 37 nourrissons (Selon cet article paru dans Eurosurveillance le 28 mars 2019, «33 cas confirmés ont été signalés dans l'UE : 31 en France, 1 en Belgique et 1 au Luxembourg.» -aa), l'étau judiciaire se resserre sur Lactalis. Selon nos informations, le géant laitier, dont l'usine Celia de Craon (Mayenne) avait été identifiée comme la source d'un des plus grands scandales sanitaires de la dernière décennie, est sur le point d'être mis en examen.

Plus précisément, deux des sociétés du groupe propriétaire des marques Milumel et Picot viennent d'être convoquées le 16 février prochain par le juge d'instruction du tribunal judiciaire de Paris. Cela en vue d'une possible mise en examen, pour «inexécution de mesures de retrait et rappels», ainsi que« tromperie aggravée» et «blessures involontaires». Des motifs non cumulatifs pour lesquels le géant aux 22 milliards d'euros de chiffre d'affaires encourt une sanction de 3,75 millions d'euros (au titre du non retrait-rappel).

Fin 2017, un nombre anormalement élevé de contaminations de bébés à la salmonelle avait alerté les services de Santé Publique France. Rapidement, l'usine Lactalis de Craon est identifiée comme la source, amenant à un premier retrait-rappel de douze lots de lait infantile le 2 décembre, puis à l'arrêt du site le 8 décembre pour nettoyage. (Selon l’article paru dans Eurosurveillance, «Suite à la détection d'une épidémie le 18 janvier 2019, la consommation de préparations pour nourrissons à base de riz fabriquées dans une usine en Espagne a été identifiée comme la cause probable, entraînant un rappel le 24 janvier.» -aa). Quelques jours plus tard, jugeant ces mesures insuffisantes, Bercy avait lancé un retrait plus massif de 620 lots. Jusqu'à ce que Lactalis finisse par rappeler tous ses laits fabriqués à Craon sur l'année précédente. Le lendemain, une enquête préliminaire est ouverte contre le groupe et cinq sites du géant laitier sont perquisitionnés dans la foulée. Depuis octobre 2018 et l'ouverture par le parquet de Paris d'une information judiciaire contre X, l'enquête, ralentie par le Covid et le changement d'un juge instruction, n'avait que peu avancé.

Commentaire
L’article pointe ainsi «la source d'un des plus grands scandales sanitaires de la dernière décennie». Je ne le crois pas.
Selon l’EFSA, l’épidémie à E. coli O104:H7, en 2011, probablement pas liée à des graines de fénugrec d’Egypte, a été responsible de 48 décès en Allemagne et un en Suède. Le nombre total de cas rapportés dans l’UE, la Norvège et la Suisse a été de 4 178.

A ma connaissance le dernier point d’information de Santé publique France est «Cas de salmonellose de sérotype Poona chez des nourrissons : point au 18 février 2019», d(où jextrais ce qui suit :

Le 24 janvier 2019, l'entreprise Sodilac a procédé au retrait et au rappel de toute sa gamme de produits de nutrition infantile à base de protéines de riz et, de manière élargie, de l'ensemble des fabrications issues dusite de production espagnol concerné. Il s’agissait de produits de la marque Modilac.

Le 25 janvier 2019, Lactalis a procédé à un retrait et au rappel de la référence Picot Anti Régurgitation, seule référence produite sur le même site espagnol que les laits Modilac.

Douze bébés ont été hospitalisés pour leur salmonellose et sont sortis depuis. Tous les enfants vont mieux ou sont guéris.

Quant à «inexécution de mesures de retrait et rappels» concernant les deux sociétés mises en cause, il faudrait aussi voir du côté de l’information sur les rappels par nos autorités sanitaires …

Par ailleurs, au sujet des rappels en France, comment peut-on exécuter une mesure de rappel, quand le consommateur est informé du rappel d’un produit commercialisé plusieurs jours voir plusieurs mois auparavant ?

lundi 19 septembre 2022

Retour sur la présence potentielle de larves d'insectes dans les laits infantiles du laboratoire Gallia

Le blog avait publié entre le 29 février 2020 et le 20 juillet 2020 quelques articles sur la présence potentielle de larves d’insectes dans des laits infantiles de la marque Gallia.

Aujourdhui le blog revient avec cette information, «Le laboratoire Gallia réaffirme que ses laits infantiles répondent aux plus hauts standards de qualité», source communiqué de Danone du 9 septembre 2022. Circulez, il n’y a plus rien à voir ...

La santé et la sécurité des bébés sont nos priorités absolues : notre responsabilité est de proposer des produits de haute qualité, dans un emballage résistant, ainsi que de transmettre aux parents les consignes pour utiliser nos préparations dans de bonnes conditions.

Chacun de nos produits est soumis à de très nombreux contrôles de qualité et de sécurité qui vont au-delà de ce qui est exigé par la réglementation.

Nos boites de lait bénéficient d’une protection renforcée et plus précisément de la languette d’ouverture grâce un film protecteur autour du couvercle. De même, les caisses utilisées pour le transport de nos boites sont renforcées. Cela garantit leur étanchéité totale jusqu’à l’ouverture.

Une fois le produit ouvert, aucun insecte ne peut s’introduire dans la boite si elle est correctement refermée, comme stipulé sur l’emballage. Fidèle à nos valeurs de proximité avec les parents, nous leur fournissons sur notre site web et sur nos boites des conseils de préparation des biberons et notamment les consignes de fermeture de celles-ci pour garantir leur parfaite étanchéité après ouverture.

En outre, en 2020, lorsque plusieurs réclamations de parents affirmant avoir trouvé des insectes dans des boites de lait infantile de la marque Laboratoire Gallia nous sont parvenues, nous avons mis en place, en concertation avec les autorités et des experts indépendants, un audit de très grande ampleur. Sur la base d’audits approfondis, faits par ou en présence d’experts indépendants nous avons pu confirmer que ni les matières premières utilisées, ni le processus de production ne présentaient de trace d’insectes ou de nuisibles et que les bases logistiques n’ont révélé aucune défaillance quant à la prévention des nuisibles.

Depuis la mise en place de ce plan d’actions, nous avons reçu quelques réclamations similaires.

A chaque appel de parent, nous traitons la situation avec le plus grand sérieux et notre service consommateur se met à leur disposition pour leur apporter des éléments de réponses. A chaque fois que les parents ont accepté de nous renvoyer les boites et l’insecte, nous avons lancé une procédure interne de contrôle au niveau de notre site de production. Tous les contrôles menés à date ont confirmé que la production s’est déroulée en respect de nos standards – extrêmement rigoureux – en matière de qualité et d’hygiène et que l’origine des insectes n’était pas liée à notre site de production.

Commentaire
Comme d’habitude, la rhétorique veut que de «très nombreux contrôles de qualité et de sécurité qui vont au-delà de ce qui est exigé par la réglementation».
La seule information concrète est que «l’origine des insectes n’était pas liée à notre site de production».
Certains parents avaient l’intention de porter plainte, une vingtaine de personnes ont porté plainte contre Danone après avoir retrouvé des larves dans leur poudre pour bébé de la marque Gallia. Plus de nouvelles, bonne nouvelle ?
Ajoût d’un film protecteur, selon le communiqué de Danone du 8 mars 2020.

Parce que nous voulons que la qualité de nos conditionnements soit irréprochable, nous avons néanmoins pris la décision de renforcer la protection de nos emballages et plus précisément de la languette d’ouverture. Nous avons pour cela décidé de mettre en place un film protecteur autour du couvercle et de renforcer les caisses utilisées pour le transport de nos boites.  

jeudi 9 juin 2022

Neuf décès de nourrissons signalés à la FDA lors de l'investigation chez Abbott Nutrition

«Neuf décès de nourrissons signalés à la FDA lors de l'investigation chez Abbott Nutrition», source article de Phyllis Entis du 8 juin 2022 paru dans eFoodAlert.

Cet article a été initialement publié par eFoodAlert et est publié ici avec la permission de l'auteure.

Entre le 1er décembre 2021 et le 3 mars 2022, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a reçu neuf (9) rapports de décès de nourrissons parmi des bébés nourris avec des préparations en poudre pour nourrissons fabriquées par Abbott Nutrition à Sturgis, Michigan.

Les rapports de décès de nourrissons ont été inclus dans une liste de 128 plaintes de consommateurs fournies à eFoodAlert par la FDA en réponse à une demande en vertu du Freedom of Information Act (FOIA). (voir Abbott Nutrition consumer complaints file, Redacted).

Deux des décès ont été dénombrés parmi les quatre cas confirmés de l'épidémie à Cronobacter sakazakii identifiés par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis.

Les sept autres décès ont été signalés à la FDA via le système de plainte des consommateurs de l'agence. Deux de ces rapports mentionnaient Salmonella dans la description de la plainte.

En plus des neuf décès, les consommateurs ont décrit vingt-cinq (25) incidents classés dans la catégorie «maladie/blessure mettant la vie en danger» et quatre-vingts (80) cas de «maladie/blessure ne mettant pas la vie en danger».

Quatorze consommateurs ont contacté la FDA pour obtenir des informations ou des éclaircissements sur le rappel d'Abbott.

Les plaintes ont été déposées auprès des bureaux de district de la FDA à travers les États-Unis continentaux.

Salmonella était présent chez deux des nourrissons décédés et a été mentionné dans dix-sept autres plaintes de maladie.

L'un des nourrissons survivants était infecté à la fois par Salmonella et E. coli.

Les symptômes dont souffraient les nourrissons correspondaient pour la plupart à une infection gastro-intestinale: fièvre (31 bébés), vomissements (42 bébés), diarrhée (47 bébés) et sang dans les selles (6). La plupart des bébés souffraient de symptômes multiples.

D'autres symptômes signalés comprenaient une perte d'appétit, une éruption cutanée (localisée ou étendue à tout le corps), une léthargie, une déshydratation, une irritabilité, une perte de poids et des difficultés respiratoires.

Certains des nourrissons souffraient d'infections multiples :
- Cronobacter sakazakii et Proteus mirabilis
- Covid-19 et Salmonella
- Clostridioides difficile et Salmonella
- Salmonella, astrovirus et ‘shigelloides’

La FDA n'a pas répondu à la demande de commentaires d'eFoodAlert sur ce qui a été fait pour donner suite aux sept rapports de décès de nourrissons qui n'impliquaient pas Cronobacter sakazakii, ou sur les maladies non mortelles n'impliquant pas Cronobacter.

Selon un porte-parole de l'agence, la FDA, avec le CDC et les partenaires étatiques et locaux, a enquêté sur les plaintes et/ou les rapports des consommateurs, reçus du 20 septembre 2021 au 24 février 2022, concernant des maladies infantiles.

Le porte-parole n'a répondu à aucune des plus de trente plaintes, dont trois décès signalés, reçues par les bureaux du district de la FDA entre le 25 février 2022 et le 3 mars 2022.

Deux de ces trois décès signalés faisaient référence à Salmonella.

L'investigation de la FDA a révélé plusieurs cas à Cronobacter sakazakii dans l'environnement de l'usine de fabrication d'Abbott.

Aucune des cultures récupérées à partir d'échantillons environnementaux ne correspondait génétiquement à la souche qui a infecté les deux bébés pour lesquels le CDC a reçu des cultures. Le CDC n'a pas reçu de cultures des deux autres bébés infectés pour analyse génétique.

Bien qu'il n'y ait aucune preuve directe sous forme de séquençage du génome pour lier sans équivoque l'une des maladies aux préparations pour nourrissons d'Abbott, toutes les plaintes ont un élément en commun.

Chacun des bébés malades a été nourri avec une préparation en poudre de chez Abbott.
La FDA a créé un Incident Management Group (IMG) sous la direction de Frank Yiannas, commissaire adjoint de la FDA pour la politique et la réponse alimentaires.

L'IMG est chargé de gérer l'investigation en cours et de surveiller la chaîne d'approvisionnement des préparations pour nourrissons, et restera en place au moins jusqu'à ce que la pénurie actuelle d'approvisionnement soit terminée, selon le porte-parole de la FDA.

La production ayant désormais repris, sous étroite surveillance, à l'usine Abbott Nutrition de Sturgis, le moment est venu de reconnaître les vies perdues.

Nous savons très peu de choses sur les neuf enfants décédés. Pour des raisons de confidentialité, leurs noms, âges, sexes, lieu de résidence et date de leur décès n'ont pas été divulgués. Ils sont identifiés uniquement par leurs numéros d'identification de plainte uniques.

En leur mémoire
Plainte ID #171222, déposée le 1er décembre 2021. Le nourrisson est arrivé aux urgences en arrêt cardiaque. Cronobacter sakazakii et Proteus mirabilis. Le nourrisson avait consommé une préparation pour nourrissons Similac Pro-Total Comfort (poudre), lot #23495K80.
Plainte ID #172435, déposée le 22 février 2022. Vomissements, organes enflés, difficulté à respirer. Le nourrisson avait consommé Similac Advance, lot #34875K80.
Plainte ID #172477, déposée le 23 février 2022. Cris. Le nourrisson avait consommé Similac Total Comfort Easy-to-Digest Gentle Protein & Prebiotics, et al, préparation pour nourrissons en poudre, lot #34869K80.
Plainte ID #172479, déposée le 23 février 2022. Fièvre, diarrhée, perte d'appétit, vomissements. Le nourrisson avait consumed Similac Préparation pour nourrissons avancée. Numéro de lot non disponible.
Plainte ID #172541, déposée le 24 février 2022. Testé positif pour Cronobacter sakazakii. Le nourrisson avait consommé du Similac PM 60/40, lot #27032K800.
Plainte ID #172585, déposée le 24 février 2022. Aucun détail n’est disponible. Le nourrisson avait consommé du lait maternisé EleCare, numéro de lot non disponible.
Plainte ID #172607, déposée le 28 février 2022. Cause du décès et avis en attente d'études plus approfondies (congénitale). Le nourrisson avait consommé une préparation en poudre pour nourrissons Similac Elecare, lot #34771Z21 1306305
Plainte ID #172632, déposée le 2 mars 2022. Méningite à Salmonella, ventriculite, vomissements, diarrhée, convulsions, bradycardie. Le nourrisson avait consommé la préparation pour nourrissons Similac Pro Advance, lot #25598SHO 0557 015 SIMESPWD.
Plainte ID #172636, déposée le 2 mars 2022. Salmonella. Le nourrisson avait consommé Similac Total Comfort, lot #26834K80.

Puissent-ils reposer en paix.

Aux lecteurs du blog
Je suis en conflit depuis plusieurs années avec la revue PROCESS Alimentaire pour une triste question d’argent qui permettrait de récupérer et de diffuser correctement les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors qu’elle a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire s’est comportée et continue de se comporter en censeur et refuse tout assouplissement pour la modique somme de 500 euros. N’ayant pas les moyens d’aller devant la justice, je leur fait ici de la publicité gratuite. Derrière cette revue, il y a des aimables censeurs, les journalistes complices de la direction !